A présent la fête battait son plein, élèves et professeurs virevoltaient, s'amusaient et riaient au rythme de la musique assourdissante. Jamais Hermione n'avait passé une telle soirée, à ce point agréable et magique. Elle pouvait monopoliser à loisir l'attention de Ron et parvenait même à l'entraîner danser de temps en temps. L'étudiante avait même réussi à le persuader de danser un slow, savourant pleinement le contact du grand corps de son ami contre le sien. Mais alors qu'elle valsait, pelotée dans ses bras, une seule et même pensée lui revenait sans cesse : Qui était le garçon qui l'avait embrassé et enlacé ? Elle se détestait de penser à un autre homme, alors qu'enfin, elle était là où elle avait toujours souhaité être, dans les bras de Ron. Néanmoins, son esprit ne cessait de s'envoler bien plus loin, pour prendre résidence près du mystérieux inconnu, qui devait certainement regretter ses gestes tendres et ses baisers, vu la façon violente dont il s'était écarté d'elle. D'ailleurs il s'était certainement trompé de personne, et il s'en était rendu compte après l'avoir embrassé, c'est pourquoi il s'était dégagé si loin d'elle.

« Par Merlin… En plus d'être une lamentable fille au cœur d'artichaut, j'embrasse si mal qu'il est parti en courant… Qu'est-ce que j'ai honte… », pensa-t-elle le cœur serré.

Mais Hermione se trompait. Le grand garçon blond au costume blanc l'épiait de loin, assis dans l'ombre, les poings crispés. Jamais il n'aurait pensé que voir cette femme, cette sang de bourbe danser avec un autre, puisse être à ce point agaçant, voire douloureux. Il pouvait discerner chaque infime caresse du l'étudiant roux, chacun des sourires timides de la jeune fille, et ses lèvres qui avaient été siennes il y a encore quelques heures... Sa gorge était serrée, son estomac noué et sa mâchoire soudée. Tout en lui criait sa colère et son impuissance, alors qu'il assistait au début d'une idylle qu'il ne pouvait s'empêcher de réprouver.

- Tu ne veux pas danser Drago ? demanda une petite voix fluette.

Le Serpentard tourna légèrement la tête et observa sa cavalière d'un œil critique. Il aurait pu la trouver jolie, dans sa petite robe vert pâle, ses avantages naturels bien mis en avant. Si elle était apparue dans sa vie un an auparavant, elle lui aurait sans doute plu, puisqu'elle était le genre de femme qu'il aimait… avoir dans son lit. Une fille bien proportionnée, le dévorant du regard et prête à tout pour se l'accaparer. A vrai dire, attiser le désir des femmes était assez agréable, un peu comme un compliment indirect, c'est pourquoi il en profitait pleinement. Cependant, à présent il ne parvenait plus à répondre aux attentes de la gente féminine, hormis de temps en temps avec Pansy. Quelque chose le bloquait, et ce quelque chose portait un nom détestable, Hermione Granger. Dès qu'il embrassait une fille, il l'imaginait, dès qu'il pensait à une fille, c'était elle qui apparaissait dans son esprit, et dès qu'il la voyait devant lui, son corps ne réagissait que pour elle. Et qu'est-ce qu'il détestait ça…

- Si tu ne veux pas ce n'est pas grave, murmura-t-elle tristement.

- Non, c'est bon, allons danser, dit-il fermement en se levant.

La jeune fille, surprise par l'invitation de son cavalier, bondit sur ses pieds prête à suive le garçon. Le couple de Serpentard prit place sur la piste de danse, et d'un geste brusque, Drago colla sa partenaire à lui, tout en amorçant une lente et langoureuse danse. Astoria était aux anges. Tout avait fonctionné comme elle le souhaitait, bien qu'elle ait pensé à maintes reprises ne jamais atteindre son objectif. Tout d'abord, alors qu'elle l'avait aidé à sortir d'un mauvais pas face aux Gryffondors et qu'elle allait enfin faire sa connaissance, une sang de bourbe dont elle ignorait le nom avait été attaquée. D'ailleurs, elle se demandait encore aujourd'hui, pourquoi le garçon s'était précipité à l'infirmerie. Cependant, ce séjour à l'infirmerie avait été une chance, puisqu'elle avait pu lui tenir la main et même déposer un léger baiser sur son front. Mais encore une fois, cette initiative avait mal tourné, puisque de toute évidence, le jeune homme ne souhaitait pas être intime avec elle. Enfin, c'est ce qu'il avait déclaré juste avant de se jeter sur elle pour l'embrasser. Et c'est ainsi, que finalement, elle avait réalisé l'impensable, sortir Drago des griffes de Pansy Parkinson et danser avec lui au bal de l'école. Son premier objectif était donc pleinement atteint. Il était temps de penser au second objectif…

Mais pour l'instant, penser à tout ça n'était pas important, la jeune fille préférait amplement savourer la danse qu'elle partageait avec le grand Serpentard, s'imaginant enviée par toutes les autres filles présentes dans la salle. Ce sentiment la rendait fière et vaniteuse, comme si avoir à son bras un Malefoy était considéré comme prestigieux. Toutefois, elle ignorait une chose primordiale, le garçon était certes présent physiquement, mais ses pensées et son regard étaient bien loin de sa cavalière et bien plus proche d'une femme brune habillée d'une magnifique robe bleue. Le garçon blond fit lentement glisser ses mains sur le dos de sa partenaire en regrettant de ne pas pouvoir plonger son visage dans les cheveux de la Serpentard, cette dernière les portant très courts. En fermant les yeux, il pouvait sentir le parfum de la Gryffondor, en caressant sa partenaire de danse, il était en mesure de ressentir la chaleur de la lionne, il était même capable d'entendre certains de ses gémissements timides et incroyablement excitants. Il resta dans cet état plusieurs minutes, le temps de la chanson à vrai dire, sans même se rendre compte que ses pieds suivaient instinctivement le rythme de la musique. Quand soudain tout cessa. La mélodie s'arrêta et Astoria prononça quelques mots, au grand dam de Drago.

- C'était génial ! Tu as un talent inné pour la danse ! s'exclama-t-elle ravie.

- Si tu le dis…, marmonna-t-il en cherchant des yeux la lionne.

Il vit Hermione traverser la piste de danse et sortir de la salle de bal, un stupide sourire épanoui peint sur les lèvres, ce qui lui déplut fortement. Sans même tenir compte de la présence d'Astoria, il suivit la Gryffondor, désirant ardemment lui parler, sans même savoir quoi lui dire. D'un pas rapide, il se précipita dans le hall et projeta son regard dans le long et sinueux couloir, avant d'apercevoir la jeune fille brune un peu plus loin. Sans même réfléchir à ce qu'il faisait, il l'interpella.

- Granger !

Etonnée d'être hélé de la sorte, elle se retourna vivement et distingua une importante masse s'avancer vers elle. Une masse aux habits blancs.

- Qu'est-ce que tu veux Malefoy ? demanda-t-elle, à la fois irritée et mal à l'aise.

Incapable de donner une véritable réponse, le garçon préféra attaquer et ainsi amener la conversation là où il le souhaitait. C'était sa tactique depuis maintenant 8 ans, attaquer le premier dans le but de faire oublier à son interlocuteur son manque de répartie et sa faiblesse. Une stratégie certes idiote, mais de dépit, il n'avait pas trouvé mieux.

- Alors Granger ? On file se laver les mains ? Toucher un Weasley est même écœurant pour les sangs de bourbe maintenant ? railla-t-il.

- Ce que je vais me laver, c'est le visage, puisqu'il est constamment sali par les innombrables insultes que tu me craches au visage ! rétorqua-t-elle.

- Arrête, tu vas me faire pleurer…

- Et tu m'as poursuivi jusqu'ici juste pour me dire ça ?

Et voilà, c'était ça, exactement ça qu'il détestait par-dessus tout chez cette fille. Il avait beau l'humilier, la vexer ou se moquer d'elle, jamais elle ne se laissait prendre au jeu et finissait toujours par le coincer.

- Je suis sorti me dégourdir les jambes quand je t'ai vu, grogna le garçon, les épaules voûtées, les mains enfoncées dans les poches de son pantalon au blanc immaculé.

- Et toi, quand tu vois une personne que tu méprises, tu vas lui parler ! s'écria-t-elle abasourdie. Je commence à comprendre pourquoi tu évites à ce point Pansy !

- Quel est le rapport avec elle ?

- Et bien vu que tu cours après les gens que tu hais, tu dois forcément fuir ceux que tu aimes. Voilà donc pourquoi Pansy pleure tous les soirs dans son lit, expliqua-t-elle posément.

- Tu as tout faux Granger… Pour commencer, je n'aime personne, tu es bien placé pour savoir qu'une seule personne compte à mes yeux, moi-même. Ensuite, les états d'âme de Pansy m'importent peu, tout comme ce foutu bal sans intérêt. Et pour finir, je poursuis qui je veux, quand je veux et où je veux, compris ? grinça-t-il la voix grave et le regard sombre.

Hermione darda un regard farouche sur le grand garçon, qui ne cilla pas d'un pouce, se contentant de la toiser méchamment. La jeune fille soupira et laissa courir son regard autour d'elle, ne comprenant pas pourquoi elle se retrouvait systématiquement dans un endroit isolé et peu éclairé en présence du Serpentard, à croire que le destin souhaitait qu'un nouveau conflit éclate entre les deux étudiants. Elle aurait pu penser ça, si elle avait cru au destin. Ce qui n'était pas le cas, le destin tout comme la divination, étaient aux yeux de la Gryffondor, des foutaises sans aucune logique. Pour Hermione, rien n'était écrit, seules les actions d'une personne pouvaient la conduire là où elle souhaitait aller, et non pas une destinée déjà toute tracée.

- En ce moment, j'ai l'impression que tu es partout où je suis, derrière mon épaule, au croisement d'un couloir, dans mes cauchemars…, souffla-t-elle, le regard perdu au loin.

- Tu deviens folle Granger…, murmura-t-il, le visage soudain crispé.

- Peut-être… Je ne sais pas… Mais ce soir est la dernière soirée passée à Poudlard avant les vacances de Noel. Et je pense, très sincèrement, que nous allons passer assez de temps ensemble dans les deux semaines qui vont suivre… Donc, pourrais-tu juste me laisser un peu tranquille avant demain ? interrogea-t-elle, les mains sur les hanches.

- Penses-tu, sale petite sang de bourbe, que tu m'obsèdes au point que je puisse te suivre partout ?

- Pas du tout ! affirma la lionne fermement.

« Eh bien voilà ta première mauvaise réponse en 8 ans… », pensa-t-il aussitôt.

- Mais si tu pouvais carrément m'ignorer ce serait idéal, tu l'as déjà fait par le passé, recommence ! continua la jeune fille sur le même ton.

- Et que me donneras-tu en échange ? s'enquit-il, sarcastique.

- Un sourire de ma part, se moqua-t-elle malicieusement.

- Je n'en ai que faire de ton sourire…, chuchota-t-il en s'approchant lentement d'elle.

- Je trouve qu'un sourire, de la part d'une fille que tu traites de sang de bourbe depuis des années, est déjà pas mal, répliqua-t-elle, décidée à ne pas reculer face au garçon.

- Et bien moi, ce que je veux, c'est autre chose…, dit le jeune homme dans un murmure, son visage partiellement caché par la pénombre.

- Que souhaites-tu ?

- Je n'ai pas dit que je souhaitais mais que je voulais…, murmura-t-il en continuant de s'avancer.

- Et que veux-tu ? insista la Gryffondor tout en essayant vainement de calmer les tremblements de sa voix.

A présent, le Serpentard était si proche de l'étudiante qu'il aurait pu tendre la main pour caresser son visage.

- Ce que j'ai vu…, avoua-t-il faiblement.

Hermione allait demander davantage d'explications quand elle sentit une ombre se profiler derrière le garçon.

- Drago… Tu vas bien ?

Le grand Serpentard fit volte-face et se retrouva nez à nez avec une Pansy décontenancée.

- Drago, ça va ? répéta-t-elle, peu sûre d'elle.

- Que fais-tu là, Pansy ? demanda-t-il brutalement, à la fois soulagé et contrarié d'avoir été dérangé.

- Et bien comme je t'ai vu sortir de la salle, et que Greengrass ne semblait pas te suivre, je me suis dit que j'aurais enfin la danse que tu m'as promis.

Drago releva alors les yeux et remarqua, qu'en effet, sa cavalière n'était plus là. Peut-être était-elle allée chercher à boire ? Après tout il s'en moquait bien.

- Tu as abandonné ton cavalier ? demanda-t-il ironiquement.

- Blaise est bien gentil… Mais il n'est pas toi, chuchota-t-elle en rougissant.

- Et bien sur ce, je vais vous laisser, bonne soirée à tous les deux, sifflota Hermione avant de s'en aller, réellement ravie à l'idée de s'éloigner de l'aura pesante que dégageait Drago.

Le grand garçon la regarda partir l'estomac noué par un mauvais pressentiment. Celui-ci lui intimait férocement l'ordre de courir après la Gryffondor pour la retenir à ses côtés des heures durant. Comme si la laisser le quitter ce soir, allait être une des plus grandes erreurs qu'il n'eut jamais faites. Mais malgré ce pressentiment et ce malaise, le Serpentard décida de ne pas bouger, et répondit à Pansy.

- Personne n'est comme moi, mais si ça peut te consoler, je n'ai accordé qu'une seule danse à Astoria, dit-il d'un ton morne.

- Et la mienne ?

- Elle n'aura pas lieu. Pour dire vrai, je suis fatigué et las de toute ce mièvrerie, je vais me coucher…

Sur ses mots, il contourna d'un pas ferme son interlocutrice dans l'intention de regagner son dortoir, ne songeant pas même un instant à prévenir sa cavalière de son départ. Il entendit alors la voix éraillée et anéantie de la Serpentard résonner dans son dos.

- Pourquoi me fais-tu ça ? Pourquoi ? Alors que tu sais à quel point je…

Un sanglot déchirant coupa net la tirade de la jeune fille. Cependant, Drago ne se retourna pas et poursuivi son chemin, sans une once de remords.

Pansy resta donc seule dans le couloir désert, reniflant de dépit et de tristesse. C'est alors qu'elle vit Blaise s'approcher d'elle, d'une démarche incertaine et le regard baissé.

- Ca ne va pas, Pansy ? demanda-t-il timidement.

La Serpentard s'étonnait encore du ton doux et paisible qu'employait le garçon pour lui parler. Elle avait déjà remarqué, par le passé, que l'ami de Drago s'était toujours montré attentionné à son égard, alors qu'en temps normal c'était un garçon assez brutal et railleur. Lorsqu'il avait appris que Drago se rendait au bal avec Greengrass, il s'était rendu de suite chez elle pour lui demander d'être sa cavalière. Elle avait été à deux doigts de refuser quand elle s'était souvenue que Drago lui avait promis une danse, mais encore une fois, c'était un mensonge…

- Tu veux peut-être quitter le bal ? continua-t-il doucement.

- Oui, je préfère aller me coucher, cette soirée était… Enfin voilà ! conclut-elle précipitamment face au regard triste de son partenaire.

- Tu veux que je te raccompagne ?

- Pourquoi pas… Allons-y…, répondit-elle aimablement, ne souhaitant pas davantage peiner le garçon.

Et c'est lentement et le cœur lourd, que le couple d'infortune se dirigea vers le dortoir. Blaise allait prononcer le mot de passe pour pénétrer dans la salle commune quand la porte s'ouvrit violemment pour y laisser passer Drago. Ce dernier percuta Blaise brutalement mais continua tout de même sa marche, les mains plongées dans ses cheveux comme s'il était pris d'une violente migraine. Il s'élança dans le couloir, marchant si vite que Blaise eut l'impression que son ami souhaitait fuir quelque chose d'atroce.

Blaise gagna le dortoir, suivi de près par Pansy, quand il vit Crabbe et Goyle affalés dans un le canapé près du feu ainsi que Theodore Nott assis un peu plus loin dans un sofa. Crabbe et Goyle n'avaient trouvé aucune cavalière pour se rendre au bal, alors que Nott refusait en bloc de participer à ce genre de fête, qui était selon lui, un concept puéril et dépassé. Blaise prit place sur le fauteuil en face des trois garçons pour les questionner.

- Qu'est ce qui lui prend ?

- Qui ça ? demanda Nott en baillant.

- Drago ! Il est sorti en trombe du dortoir, et il a bien failli me déboîter l'épaule au passage.

- Il a réagi bizarrement à ce que je lui ai dit, il a vraiment besoin de repos ce pauvre vieux…, répondit laconiquement le garçon en avalant au passage une poignée de dragées surprises de Bertie Crochue.

- Qu'est-ce que tu lui as dit ? s'enquit-il curieux.

- Je lui ai juste dit que notre ami Crabbe a carrément été dégagé de sa chambre parce que le rouquin voulait s'éclater avec la sang de bourbe...

Blaise perçut du coin de l'œil Pansy déglutir péniblement.

- Weasley et Granger ? persista-t-il interloqué.

- Ouais, c'est carrément dégoutant tu ne trouves pas ? railla le garçon en ouvrant un livre dédié au Quidditch.

- T'en es sur qu'ils le font ?

- Je ne pense pas qu'ils se soient enfermés dans la chambre pour jouer aux échecs. En plus le rouquin avait l'air super excité… Excité par une fille au sang impur ? Super glauque non ?

- Ouais, c'est crade…, lâcha distraitement Blaise en observant sa cavalière.

Theodore observa discrètement son interlocuteur, visiblement amusé de la mine déconfite de Blaise et de sa partenaire. Puisqu'en effet, l'étudiante, qui avait préféré rester debout, semblait être à deux doigts de s'effondrer. Le garçon à la peau sombre fixait aussi Pansy, et était bien incapable de deviner les pensées de la jeune fille, tout comme il était à mille lieux d'imaginer la raison qui avait poussé Drago à détaler à toutes jambes.

« Cette soirée est un véritable fiasco… » pensa-t-il accablé.


Drago ne marchait plus à présent, il courait de toutes ses forces, ignorant les murs identiques et les différents portraits qui défilaient sous yeux. Il ne désirait qu'une seule chose, faire disparaître cette douleur lancinante présente dans sa poitrine et son estomac. L'horrible souffrance qu'il ressentait ne pouvait qu'être fictive, il savait pertinemment qu'il ne devait pas avoir tant mal, qu'il était impossible qu'il souffre autant tout simplement parce que Granger était en train de... Non ! Il ne parvenait même pas à l'imaginer dans les bras de cette pourriture de Weasley sans suffoquer davantage. Il se dit alors qu'il n'aurait pas dû regagner le dortoir, il aurait été préférable qu'il rejoigne Astoria pour l'entrainer dans un coin isolé et ainsi profiter de son corps chaud et avide d'amour. Et ainsi, jamais il n'aurait croisé Nott, jamais le garçon ne l'aurait informé que Crabbe avait été jeté de la chambre pour que le couple puisse être seul. Theodore lui avait annoncé cette nouvelle en plaisantant, pensant certainement que cela ferait rire le garçon blond, bien loin de se douter qu'en entendant ses dires, Drago avait eu envie de hurler, de défoncer la porte de la chambre et de démolir cet enfoiré de rouquin à coups de poings.

Le Serpentard blond avait compris, depuis maintenant plusieurs semaines, que son attirance pour la Gryffondor était irrationnelle, obsessionnelle et le consumait lentement. Mais jamais il n'aurait pu se douter, que le fait de la savoir dans les bras d'un autre, allait le meurtrir à ce point. Il repensa alors aux baisers timides de la fille brune, à ses tendres caresses et à ses gémissements sensuels. Dire qu'il y a encore quelques heures, c'était lui qui allait la faire sienne, alors que maintenant, un autre était en train de gouter au corps de la belle. Et c'était avec Weasley qu'elle allait, pour la première fois, faire l'amour. Il s'était toujours douté que la lionne n'avait jamais réellement connu d'hommes intimement, et les baisers ardents mais quelque peu hésitants qu'ils avaient échangés plus tôt avaient confirmé ses pensées. Le jeune homme arrêta alors sa course folle et s'adossa contre le mur, le visage entre ses mains.

« Ça devrait être moi... Merde, qu'est-ce que je suis minable, mais je devais être son premier homme... Non ! Putain, je devais être le seul... », pensa-t-il rageusement, honteux de se sentir aussi mal et désemparé.

- Tu es la honte de la famille ! Tu devrais t'excuser pour ton comportement ! persifla une voix féminine.

Drago leva mollement la tête et aperçu un peu plus loin, deux femmes, face à face, et de toute évidence prête à se battre. Il plissa davantage les yeux quand il reconnut Astoria, une Astoria bien loin de la fille mielleuse et passive qu'il connaissait. A présent il observait le véritable caractère de la fille, un caractère violent, insultant et... tellement ressemblant au sien.

- Tu oses me parler de honte ? Alors que tu as volé le petit copain d'une fille sans le moindre scrupule ! gronda l'autre fille.

Le Serpentard avait déjà croisé l'autre fille dans le dortoir. Une grande fille à l'allure un peu timide et naïve, et c'est quelques temps après qu'il avait appris que cette jeune fille était en réalité une Serpentard et formait à présent un couple avec le garçon le plus pitoyable de la terre, Neville Londubat. Et cette même fille était la sœur d'Astoria. Jamais il n'avait vu deux personnes d'une même famille se ressembler aussi peu.

- Ca n'a rien à voir ! Je me suis rendue au bal avec Drago Malefoy ! Drago Malefoy ! Mère est fière de savoir que j'ai alpagué le meilleur parti de l'école, rétorqua Astoria, visiblement très contente d'elle.

- Le meilleur parti ? Tu es complètement folle ! C'est un fils d'assassin et en plus il traite toutes les femmes comme des baguettes jetables ! tonna d'une voix forte la sœur ainée.

- Et que dirait mère, si jamais elle apprenait que tu es tombé amoureuse d'un tel déchet !

- Neville n'est pas un déchet ! hurla-t-elle folle de rage. C'est un homme courageux et généreux ! Et sache que papa a été heureux d'apprendre que j'étais avec un tel garçon !

- Père n'a plus toute sa tête..., grogna la sœur avec dédain.

- Bien au contraire ! Papa a compris que l'amour était bien plus important que le sang ou rang d'une personne.

- Ton père a abandonné notre mère ! s'écria Astoria.

- Notre père en a eu assez des opinions sombres et maléfiques de mère !

- Si tu savais comme je te plais ma pauvre fille... Je n'en croyais pas mes yeux quand je t'ai vu danser avec ce naze de Londubat. Et à cause de vous, j'ai perdu Drago et maintenant je ne sais même plus où il est !

- Va donc voir dans un coin sombre du château, il t'a certainement remplacé par une autre fille à l'allure hautaine et méprisable, ricana Daphné.

Drago comprit alors pourquoi sa cavalière n'a l'avait pas pourchassé alors qu'il avait rejoint Granger après être sorti de la salle de bal. C'est alors qu'il pensa à la fille brune et à ce qu'elle était en train de faire en ce moment même, et comme par magie, l'horrible douleur refit surface, ce qui le poussa à abandonner les sœurs ennemies et à poursuivre sa marche. Sauf que cette fois-ci, il savait parfaitement où il allait, il devait à présent se rendre à l'endroit où toute sa folie avait commencé, afin de l'exorciser une bonne fois pour toute.


Hermione n'en croyait toujours pas ses yeux, cette soirée et plus particulièrement cette fin de soirée, semblaient surréalistes.

Alors qu'elle avait quitté Drago, elle s'était rendue dans sa chambre pour réajuster un peu sa coiffure. Une fois cette tâche accomplie, elle allait sortir du dortoir quand Ron y entra vivement.

- Ron ? Que fais-tu là ? s'étonna-t-elle.

- Je te cherchais, répondit-il en souriant. Et encore une fois, je ne me suis pas trompé !

- Tu commences à me connaitre un peu, au bout de huit ans, ce n'est pas mal du tout, se moqua-t-elle gentiment.

Elle se dirigea alors vers la porte afin de regagner la salle de bal quand elle sentit que Ron la retenait doucement. Elle se retourna et l'interrogea du regard.

- En fait, je voudrais te montrer quelque chose, tu peux me suivre dans ma chambre un petit moment ?

- Bien sûr ! dit-elle en souriant.

Ron lui prit alors la main et l'emmena dans sa chambre. La jeune fille était au comble du bonheur, jamais son ami ne s'était montré à ce point tendre et affectueux à son égard, elle était certaine que jamais elle n'oublierait cette soirée.

Une fois dans la chambre, et après avoir viré Crabbe de la pièce, Ron prit place sur son lit et invita Hermione à s'assoir à ses côtés. Et c'est en rougissant, qu'il extirpa un petit coffret du dessous de son lit pour le tendre à sa partenaire.

- Tiens, c'est mon cadeau de Noel, je me suis dit que tu en auras surement besoin, vu les vacances que tu vas passer, lâcha-t-il le regard fuyant.

- Oh Ron ! Je pensais t'envoyer ton cadeau par hibou pendant les congés ! Attend je vais le chercher, s'exclama-t-elle en se relevant prestement.

Mais le garçon attrapa le bras de la Gryffondor et la fit s'assoir de force sur le lit.

- Laisse, tu pourras me l'envoyer ! Ce sera une bonne surprise, surtout après une semaine passée dans la maison de Crabbe ! plaisanta le garçon. Ouvre-le maintenant, ajouta-t-il en fixant la petite boite.

Hermione entreprit donc d'ouvrir la boite et souleva délicatement le couvercle. C'est alors qu'elle étouffa une exclamation.

- Oh... Ron...

- Je suis tombé dessus par hasard, et je me suis dit qu'il t'irait à merveille, expliqua timidement le garçon, à présent aussi rouge qu'une tomate.

Hermione prit le collier entre ses doigts et découvrit un pendentif en forme de lion. Ce bijou, était à ses yeux, une splendeur. Elle tourna le dos à son compagnon et attrapa ses quelques mèches de cheveux rebelles, tout en glissant son collier dans la main du garçon. Ce dernier comprit aussitôt et attacha le pendentif au délicat cou de la jeune fille. Puis les deux étudiants se regardèrent en silence, tous deux incapables de prononcer le moindre mot, savourant l'instant présent. Quand soudain, Hermione se pencha en avant et embrassa doucement le garçon, celui-ci répondit à son baiser avec la même timidité. Puis lentement, Ron fit glisser sa main sur le bras nu de la belle, tout en posant son autre main sur la joue rubiconde de sa cavalière.

Hermione accentua alors la pression de ses lèvres contre celles du jeune homme, pour ensuite passer ses mains dans ses cheveux roux. C'est alors que son cœur se figea. Maintenant elle en était sûre et certaine, ce n'était pas Ron qui l'avait embrassé plus tôt dans la soirée, ce n'étaient pas ses mains qui avaient glissé le long de son corps et ce n'étaient pas ses cheveux qu'elle avait attrapé avec tant de ferveur. Certes, le moment qu'elle était en train de partager avec son amour était doux et magique, néanmoins, son corps n'était pas pris de vertige, sa peau n'était pas ultra-sensible et son besoin d'être collé à lui n'était pas le même.

Toutefois, elle décida de ne plus penser à tout cela. A présent, elle possédait ce qu'elle avait toujours désiré, elle allait enfin devenir une femme, et pas n'importe quelle femme, la femme de Ron. Et pour rien au monde, elle allait gâcher ce moment délicieux pas des souvenirs brulants. Elle se laissa docilement faire lorsque Ron la coucha sur le lit et tenta vainement de retirer sa robe. Ses gestes étaient maladroits et ses mains tremblaient, cependant, Hermione n'en tint pas compte. C'était sa première fois à lui aussi, il était normal qu'il ne soit pas sûr de lui, tout comme elle. Elle l'aida à retirer sa robe, et dans un murmure rapide, éteignit toutes les bougies de la chambre. Après tout, elle n'était pas à l'aise de se montrer si légèrement vêtue devant son meilleur ami, c'est pourquoi la pénombre lui permettait de cacher ce corps qu'elle n'assumait pas totalement.

Ron comprit et accepta la pudeur de sa compagne. Et c'est sans s'interrompre qu'il retrouva les lèvres brulantes de la jeune fille, glissant lentement sa langue autour de la sienne. Alors qu'il embrassait ses lèvres, ses paupières, son cou et ses joues, il caresse timidement le sein de la demoiselle, avant de retirer péniblement son soutien-gorge. Hermione arqua son dos pour l'aider et commença à défaire le costume de Ron, d'un même geste fébrile. Et c'est lentement que chaque pan de tissu glissa le long du corps des deux Gryffondors. Gênés par la nudité de l'autre, les deux étudiants se contentèrent pendant un long moment d'échanger plusieurs baisers ardents avant d'oser parcourir respectivement leurs corps à présent totalement nus.

Ron abandonna brutalement les lèvres de la lionne pour se pencher sur sa poitrine découverte, léchant et suçant légèrement les boutons roses durcis de plaisir et d'excitation. Hermione laissa courir ses mains sur le dos de son amant, ne sachant pas exactement quoi faire. Avec le mystérieux garçon, tout avait été si simple, elle s'était laissée allée aux caresses qu'il lui donnait, alors que maintenant, elle se sentait étrangement idiote, ignorant ce qu'elle devait faire pour donner du plaisir à Ron. Le garçon était aussi mal à l'aise que sa compagne, puisque lui aussi ne savait absolument pas si ce qu'il faisait était bien, s'il parvenait à procurer un peu de plaisir à sa partenaire.

Il plongea maladroitement sa main droite entre les cuisses de la fille, qui, surprise, les écarta légèrement. Il se mit alors à caresser doucement sa féminité tandis que des vagues de plaisir montèrent dans le ventre de la lionne. Les gémissements de la femme brune et la façon dont elle ondulait son corps contre le sien poussa le garçon à caresser encore davantage le bas ventre de la fille. C'est alors qu'il sentit une légère humidité entre ses doigts, ce qui poussa le jeune homme à se relever et à se poser entre les cuisses de la femme. Hermione savait qu'il allait le faire, que dans peu de temps elle allait perdre sa virginité. Cependant elle trouvait que tout cela allait bien trop vite, elle aurait aimé plus de gestes tendres, plus de paroles échangées, plus de baisers passionnés et un peu plus de passion aussi. Elle laissa néanmoins la lourde et pesante virilité du garçon s'insinuer en elle lentement, quand elle s'arc-bouta brusquement. Le jeune homme n'avançait plus aisément, comme si une porte fermée à double tours l'empêchait de progresser davantage.

- Hermione, si tu ne veux pas... Je... je comprendrai, murmura-t-il, essoufflé.

- Non, c'est bon, avec toi... Avec toi je veux le faire, haleta-t-elle, tout de même hésitante.

Elle s'agrippa alors au dos du garçon et enfonça ses ongles dans sa peau, quand il s'élança en elle plus violement, ce qui poussa la jeune fille à crier de douleur. Alors qu'il continuait ses vas et vient, Hermione serra les dents pour ne pas crier une nouvelle fois, alors que quelques larmes perlèrent silencieusement sur sa joue. La douleur commença alors à se dissiper, pour laisser place à une once de plaisir, qu'elle ne gouta pas entièrement, puisque c'est à ce moment que Ron s'écroula sur elle, visiblement épuisé. Comment lui en vouloir ? Elle avait été stoïque du début à la fin, elle en avait même honte. Ron s'allongea à côté d'elle sans un mot, seule sa respiration saccadée, qui se régulait de plus en plus, résonnait dans la chambre.

- Hermione, je suis désolé..., murmura-t-il la gorge nouée.

- Pourquoi es-tu désolé ?

- Je pensais que ce serait, enfin... Pas comme ça... J'ai tout gâché, marmonna le jeune homme.

- Ne dis pas ça, c'était très bien, ne t'en fais pas, mentit Hermione.

La Gryffondor sentit son ami se relever dans le lit et s'adosser contre son oreiller.

- Je t'aime Hermione.

A ces mots, le cœur de la fille brune arrêta de battre. Huit ans, huit longues années qu'elle attendait qu'il lui dise ces trois mots.

- Je t'aime aussi Ron.

Elle prit la main du garçon qu'il serra férocement.

- Nous avons trop attendu n'est-ce pas ? continua-t-elle doucement.

- Oui, beaucoup trop...

De nouvelles larmes jaillirent subitement. Elle fut d'autant plus heureuse de la pénombre de la pièce, qui empêchait Ron de la voir pleurer et sangloter en silence.

- Tu es mon âme sœur, j'en suis certain, dit-il dans un souffle.

Hermione ravala un énième sanglot, touchée d'entendre Ron parler sérieusement. Incapable de prononcer le moindre mot, elle resserra encore davantage la main de son meilleur ami.

- Je ne regrette pas cette soirée, je suis heureux parce que tu as été ma première femme Hermione, affirma-t-il sincèrement.

- Moi non plus je ne regrette rien. Je t'ai aimé, je t'aime et je t'aimerai toute ma vie. Tu as raison, nous sommes des âmes sœurs, et après tout ce que nous avons vécus ensemble, nous sommes liés pour le restant de nos jours, parvint-elle à chuchoter au bout d'un long moment de silence.

- Mais je ne suis pas l'homme qu'il te faut, concéda-t-il, l'estomac noué.

- Mais je ne suis pas la femme qu'il te faut, conclut-elle dans le même état.

Elle se pencha alors vers son ami et déposa un baiser chaste sur ses lèvres, leur dernier baiser échangé.

Oui... cette soirée semblait irréelle. En une nuit elle avait fait l'amour avec Ron, ils s'étaient avoués leurs sentiments, enfouis depuis de nombreuses années, et avaient compris qu'ils n'étaient pas faits l'un pour l'autre. Allongée dans le lit de Ron, blottie dans ses bras, mais cette fois-ci tous deux habillés, elle sentit son cœur se serrer au point d'en avoir mal. Elle avait toujours pensé qu'elle allait finir sa vie avec lui, qu'un jour elle porterait le nom de Weasley et qu'elle passerait tous les dimanches au Terrier. Elle s'était trompée, et Ron aussi. Ils s'aimaient, certes, mais ce n'était pas l'amour qu'ils attendaient, l'un comme l'autre, et c'était ce soir qu'ils l'avaient compris. Elle agrippa alors violemment son collier et décida que demain, et seulement au bout de huit ans, elle allait enfin tourner la page. Et c'est en plongeant dans un sommeil réparateur qu'une étrange pensée lui traversa l'esprit, puisqu'en effet, elle se dit que le soir où elle avait vu ses enfants dans le Miroir du Riséd, ces derniers n'étaient pas roux.

« Le miroir a toujours raison... », pensa-t-elle avant de s'endormir profondément.


Hermione n'avait pas été pas la seule à penser au Miroir. Drago se trouvait devant ce même miroir, seul objet présent dans l'immense Salle sur Demande, si on oubliait le vase brisé posé un peu plus loin. Oui, tout avait commencé le soir où il avait rencontré ce miroir et son maudit reflet. Il s'approcha alors lentement de l'imposante glace et patienta un petit moment, quand enfin il vit, pour la seconde fois, son désir le plus puissant. Il observait son propre reflet, il y voyait un jeune homme blond décoiffé, les vêtements fripés et le regard douloureux. Puis apparut deux petites mains, qui caressèrent sa poitrine, comme si une personne se tenait derrière lui et laissait glisser ses mains le long de son corps. Puis une petite silhouette se dessina à ses côtés, une petite femme brune au sourire ravageur et au regard tendre et amoureux.

Hermione Granger. Cette femme qu'il haïssait de tout son être. Cette femme qui le rendait faible. Cette femme qu'il voulait pour lui seul.

Hermione Granger enroula ses bras autour de son reflet, qui maintenant ne le représentait plus, puisque son image se détourna et attrapa la Gryffondor dans ses bras en riant aux éclats. Il vit alors le couple amoureux s'embrasser longuement et s'observer tendrement. Drago avait vu exactement la même chose la première fois qu'il était venu dans cette salle, et depuis, il ne cessait de repenser à cette vision du bonheur parfait. Il s'était rendu dans la salle dans le but de mettre un terme à son désir, mais il n'y parvint pas, bien au contraire. Il s'avança alors vers le miroir et posa délicatement sa main sur le reflet de la belle jeune fille, s'imaginant caresser ses longs cheveux bruns bouclés. Il posa alors lourdement son front contre la glace et ferma les yeux, désirant par-dessus tout traverser le miroir et prendre réellement la Gryffondor dans ses bras, l'enlacer et ne plus penser à sa famille, à son sang et à son rang.

Il s'agenouilla, toujours collé à la glace, les poings serrés sur le miroir, souhaitant de toutes ses forces que la douleur qu'il ressentait disparaisse un jour. Mais finalement il modifia son souhait. Sa souffrance pouvait bien rester, ceci ne lui importait plus, bien au contraire. Cette douleur devra demeurer dans son corps jusqu'à ce qu'il atteigne son objectif...

« Ton nom est-il plus important que ton désir d'être avec elle ? »

« Bien au contraire ! Papa a compris que l'amour était bien plus important que le sang ou rang d'une personne ».

Mimi et Daphné Greengrass avaient parfaitement raison. Que lui avait apporté son rang et son sang ? Rien du tout, hormis la mort, la colère et la peur.

« - Ne l'appelez pas comme cela Drago…

- Appeler qui comment ?

- Sang de bourbe, aucune personne ne devrait avoir à porter ce genre de nom, expliqua son parrain.

- C'est une fille de moldus, je m'en contre fiche qu'elle souffre de ce nom.

- Aujourd'hui vous pensez que c'est elle qui a mal, mais vous finirez par vous rendre compte que ce n'est pas aussi simple que ça, murmura-t-il, davantage pour lui-même. ».

A ce moment-là, Drago pensait que son parrain devenait fou, mais finalement il disait vrai, comme toujours. Puisqu'à présent, c'était lui qui souffrait, lui qui était seul dans cette immense pièce sombre, lui qui jalousait un autre homme. Lentement et difficilement, il se releva et fit face au reflet que projeta le miroir.

- Je suis prêt à... Putain..., ragea-t-il en songeant à son père, à sa mère et au tort qu'il était en train de leur causer.

Il continua tout de même fermement.

- Je... je suis prêt à renier mon nom et mon sang, pour faire de toi ma femme, Hermione..., murmura-t-il dans un souffle.

Seul témoin de cette promesse, l'heureux couple présent dans le reflet, et qu'il espérait être son avenir.

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Suite et fin du bal ! Alors, choqués de voir ce qui s'est passé entre Ron et Hermione ? Même si j'écris une histoire sur elle et Drago, je tenais quand même à ce que Ron joue un rôle crucial dans cette fiction et c'est ce qu'il fait dans ce chapitre. En plus cela permet à Drago de prendre conscience de ses réels désirs et aspirations !

Alors merci pour vos reviews, j'espère en lire tout tout tout pleins d'autres pour ce chapitre ^^