« A partir de maintenant, je te protégerai, je te garderai pour moi seul, que cela te plaise ou non. Tu es à moi et tu m'appartiens, à jamais ».

Hermione se réveilla brusquement avec cette phrase résonnant dans la tête. Le brouillard qui obscurcissait son esprit s'était maintenant évanoui, au grand dam de la Gryffondor. A présent, Hermione pouvait se rendre compte de la situation dans laquelle elle se trouvait, ce qui la fit frémir de tension. Elle était dans le même lit que Drago Malefoy, et s'était laissée embrasser par ce dernier, avec un délice certain, et à plusieurs reprises, en l'espace de quelques heures seulement. De plus, il lui avait fait une sorte de déclaration, en tout cas ça y ressemblait drôlement, et elle n'avait pas même émit un son de protestation. Allongée sur le dos, elle tourna la tête et l'observa un moment. Celui-ci était affalé sur le ventre, le corps sale, dégoulinant de pluie, de boue et de sang. Sans un bruit, la jeune femme se releva et distingua une faible lumière traverser les rideaux, pourtant tirés. De toute évidence, le soleil était en train de se lever. Sur la pointe des pieds, elle gagna la salle de bain, quand elle s'arrêta devant la glace. Et c'est bouche bée qu'elle observa son reflet. Toute trace de saleté s'était envolée, ses meurtrissures étaient dissimulées par quelques pansements et même ses cheveux étaient démêlés. C'est alors qu'elle remarqua sa tenue, elle portait une de ses chemises de nuit. Elle se demanda alors qui avait bien pu s'occuper d'elle quand son sang se glaça.

- Malefoy...

D'un bond, elle se précipita dans la chambre et vit le garçon se relever difficilement dans le lit, la main sur le front.

- Bordel... J'ai l'impression que ma tête va exploser..., marmonna-t-il.
- Est-ce que c'est toi qui m'as déshabillé ? demanda lentement Hermione.

Le jeune garçon releva la tête et la regarda en souriant.

- A ton avis ? se moqua-t-il.
- Tu n'avais pas le droit ! Tu as bafoué mon intimité ! s'emporta-t-elle.
- Mais tu n'as plus d'intimité maintenant. Plus avec moi en tout cas, trancha le Serpentard.

A ces mots, Hermione sentit une once de colère rugir en elle. Non mais pour qui se prenait-il ? Certes elle n'avait pas eu la force de le repousser, certes elle lui était reconnaissante de lui avoir sauvé la vie, certes elle commençait à développer des sentiments bien étranges à son égard... Elle n'avait, cependant, jamais accepté de devenir le jouet de l'impétueux Serpentard. Drago la contempla perdre contenance avec amusement. Malgré son état d'extrême fatigue, il avait pris un plaisir incommensurable à la soigner pendant qu'elle dormait. Bien que par pudeur, il s'était obligé à fermer les yeux à certains moments. Néanmoins, le fait de sentir ses mains glisser sur le corps inerte de sa femme, avait été un moment magique, même pour un sorcier tel que lui.

- Ecoutes-moi bien Malefoy. Je veux, maintenant, mettre les choses au point et...
- Non, c'est toi qui va bien m'écouter, coupa-t-il en se redressant péniblement sur son lit. Je suis épuisé, courbaturé et sale, alors que toi tu es propre, fraiche, et tu peux miraculeusement bouger ton bras.

Etonnée, Hermione se souvint que le Mangemort lui avait cassé le bras lors du combat.

- Tu m'as guéri ? s'enquit-elle, estomaquée.
- Figures-toi que lorsqu'on se fait punir pour avoir foiré une mission donnée par le Seigneur des Ténèbres, on apprend deux trois sortilèges utiles, répondit-il nonchalamment.

Abasourdie, la jeune femme ne put s'empêcher de le regarder avec des yeux ronds. Avait-elle eu tort de lui crier dessus de la sorte alors qu'il avait pris soin d'elle, au détriment de sa propre santé ? Quelque peu adoucie, elle l'observa d'un œil critique, les mains sur les hanches, et lui lança :

- Est-ce que tu as la force de te lever ?
- Pas le moins du monde. Car en plus de te soigner, j'ai transplané chez ma mère pour voir si elle allait bien, ce qui m'a encore plus affaibli, répliqua-t-il en continuant de sourire.
- Elle va bien ? ne put s'empêcher de demander Hermione.
- Elle reste fidèle à elle-même, se contenta-t-il de répondre avant de pousser un léger gémissement de douleur.

Consciente qu'elle lui était redevable de ses attentions à son égard, elle courue dans la salle de bain, prit une bassine qu'elle remplit d'eau chaude, attrapa un gant au passage, et rejoignit le jeune homme. Drago s'était rallongé et la regarda s'asseoir sur le lit à ses côtés, sans même oser respirer, de peur de briser le rêve qu'il croyait vivre.

- Bon... Tu ne peux pas rester dans cet état lamentable, et de toute évidence, tu ne peux pas te lever. Je vais donc te laver, partiellement, le corps avant de panser tes plaies, expliqua-t-elle rapidement les yeux baissés.
- Partiellement ? répéta-t-il d'une voix faussement innocente.
- Bref ! Je pense que tu es quand même en état pour retirer tout seul ta chemise ? interrogea-t-elle d'un ton bourru.

Sans même lui répondre, Drago déboutonna les quelques boutons encore accrochés à sa chemise, sans quitter la belle des yeux, et la jeta au sol. Puis, il entreprit de défaire sa ceinture avant de descendre, lentement, le pantalon le long de ses longues jambes blêmes, pour le jeter, lui aussi, par terre. Se trouver à moitié nu devant la jeune fille fit vibrer son corps tout entier, tout en songeant que dans un contexte différent, ce serait elle qui serait allongée non loin de lui. Cette simple pensée l'électrisa, élargissant encore davantage son sourire.
Hermione, de son côté, n'en menait pas large. Voir du coin de l'œil, Drago se déshabiller langoureusement, n'avait eu pour qu'effet que d'augmenter sa gêne et sa timidité.

- Bon... Je vais commencer par ton visage... Fermes les yeux, marmonna-t-elle en mouillant le gant avant de le poser délicatement sur le front du garçon.

A ce contact, Drago ne put retenir un gémissement de soulagement, ce gant trempé lui faisait le plus grand bien. Elle nettoya son front, ses pommettes, son menton, ses oreilles pour descendre jusqu'à son cou et sa nuque. Afin de masquer son trouble, la Gryffondor décida d'amorcer un début de conversation.

- Tu as mis de l'onguent sur mes plaies, il n'y en a pas chez moi. Où en as-tu trouvé ?
- En plus d'aller voir ma mère, je suis retourné chez moi pour en chercher, murmura-t-il d'un air absent.
- Tu n'aurais pas dû, regardes-toi maintenant. Pas capable de te laver tout seul, le sermonna-t-elle.
- Quelle plaisir..., souffla-t-il, les yeux fermés.

A ces mots, le cœur de la lionne se mit à battre à un rythme fou. Ce moment était trop intime, trop complice et trop délectable pour qu'elle le savoure complètement. Lorsqu'elle descendit jusqu'au torse du Serpentard, une onde de chaleur se propagea dans tout son corps. Sans même avoir conscience de ses gestes, elle laissa courir sa main sur son ventre dur avant de la retirer brusquement pour y placer le gant à la place. Mais c'était trop tard. Drago s'en aperçut et ouvrit les yeux pour la fixer d'un regard brûlant, toute trace du sourire ayant maintenant disparu. Hermione feint de ne pas le remarquer et continua son travail dans le silence le plus total, quand elle avala difficilement sa salive. Allait-elle réellement descendre plus bas ? Impossible. Et pourtant... Une envie irrépressible lui ordonnait de caresser tendrement la bosse qui se formait sous ses yeux. Elle en mourait littéralement d'envie, non pas par désir, mais par curiosité. Oui voilà c'était cela, de la pure et innocente curiosité.

- Hermione, soit tu y vas, soit tu t'arrêtes, mais pour l'amour de Merlin, arrêtes de me regarder comme tu le fais, gémit Drago, les poings agrippés au drap, les joues légèrement rougies.

Honteuse d'être prise pour une perverse, elle s'attaqua aux cuisses du garçon, ignorant la respiration saccadée de son patient. Elle poursuivit ainsi sa tâche jusqu'aux pieds, quand elle lui demanda de s'allonger sur le ventre pour qu'elle puisse s'occuper de son dos. Sans hésiter, Drago s'allongea et enfuit son visage dans l'oreiller. Le garçon pouvait sentir les mains de la femme brune glisser sur son dos dans de gestes doux et à la limite du supportable. Sans oublier la façon dont elle l'avait regardé quelques instants plus tôt. A ce moment-là il avait bien cru défaillir, et l'état de sa virilité en témoignait de lui-même. Les fines mains de son infirmière descendirent sensuellement jusqu'à ses jambes, à présent, l'étudiante appliquait de l'onguent sur ses plaies à vif. Il mordit rageusement dans le coussin, non pas par douleur mais pas frustration. Une fois que le supplice prit fin, il s'apprêta à se relever, quand il sentit un peigne dans ses cheveux.

- Tu me coiffes ? s'étonna-t-il.
- Tu l'as bien fais pour moi, répliqua-t-elle doucement.

Drago se laissa alors bercer par ces tendres caresses dans ses cheveux couleur or tout en ressentant un ravissement aussi intense que celui qu'il avait vécu lorsqu'il lui avait brossé ses longs cheveux bruns. Une fois la besogne achevée, Hermione se redressa prestement et disparut dans la salle de bain. Drago, encore tremblant d'excitation, se remit sur le dos et descendit sa main jusqu'à l'endroit extrêmement sensible de son corps, prêt à se soulager, quand elle revient dans la chambre. D'un bond, il retira sa main, manquant de se cogner contre le bord du lit.

- Tu es bien agité pour un convalescent, railla-t-elle.
- A se demander à qui la faute ? chuchota-t-il en la dévorant d'un regard lourd de sous-entendus.

Mal à l'aise et horripilée par son désir de rejoindre le serpent dans son lit, elle se précipita en-dehors de la chambre. Drago, à présent seul, se mit à penser à l'épreuve qu'il venait de vivre. La Mangemort, son histoire, son père, son assassinat et merde... avoir tué Egnam Torm. L'estomac soudain noué, il plaqua ses mains sur ses yeux dans l'objectif d'effacer la vision de lui tuant un homme sans une once d'hésitation.

- Maintenant il est temps de manger !

Drago rouvrit les yeux et contempla sa petite femme brune, au caractère revêche et au cœur indomptable. Sa seule lueur dans ce monde obscur, son seul espoir de bonheur, sa vie. Drago savait qu'Hermione était encore loin de se douter de l'importance qu'elle occupait dans le cœur du garçon, qu'elle était à mille lieux de penser qu'il était fou d'elle au point de commettre l'irréparable. Et pour le moment, c'était bien mieux ainsi.

- Nourris-moi Hermione ! ordonna-t-il d'un sourire goguenard.
- Alors là il n'en n'est pas question ! Tu prends cette fourchette et tu l'amènes à ta bouche, tout seul, comme un grand, rouspétât-elle.
- Il y a autre chose que j'aimerais emmener à ma bouche, murmura Drago, les yeux rivés sur les lèvres de l'étudiante.
- Et bien pour le moment, ce sera cette fourchette ! s'exclama-t-elle alors que son ventre faisait des cabrioles.

Sans un mot et sans décrocher son regard de la lionne, il mangea tout ce qu'elle lui présenta. Une fois rassasié, elle apporta le plateau dans la cuisine et revint lui faire face, bien décidée à mettre les choses au clair.

- Il est temps qu'on se parle sérieusement Malefoy, dit-elle d'un ton ferme.
- Seulement quand tu m'appelleras Drago, taquina-t-il.
- A quoi rimait tout ce déballage dans la ruelle ? Et dans le lit hier soir ?
- Ce déballage ?
- Oui ! Pensais-tu réellement que j'allais te croire ! s'écria-t-elle.

Drago la regarda quelques minutes sans rien dire, puis se décida à lui répondre.

- Je peux mentir. Je mens tout le temps. J'aime mentir. Mais mon corps lui ne peut pas. Baisses-ce drap, et tu auras la preuve que je ne mens pas.
- Arrêtes avec tes connotations...
- Sexuelles ? acheva-t-il.

A ce mot, Hermione faillit s'écrouler. Certes elle avait fait l'amour avec Ron, mais ça restait son unique relation intime, elle était encore loin d'être à l'aise lorsqu'on abordait ce genre de thème avec elle.

- Oui... Tout à fait oui..., murmura-t-elle, rouge de gêne.
- Et pourtant, tu le ressens tout comme moi, ma petite lionne. Alors arrêtes de te leurrer aussi bêtement, ronchonna-t-il en se redressant dans le lit pour étirer ses jambes en-dehors de la couche.
- Pourquoi moi ?

Drago laissa courir son regard sur le corps de la belle. Il commença par ses lèvres, avant de descendre jusqu'à ses seins pour s'arrêter sur ses jambes.

- Parce que tu me rends fou...
- C'est incompréhensible ! Je suis une fille de moldus ! Tu es...
- Ça suffit ! Tu m'as déjà dit tout ça alors je vais seulement te répondre que ma haine s'est transformée en...
- En quoi ? demanda-t-elle, agacée.
- En envie irrépressible de te faire l'amour dans toutes les pièces du château, expliqua-t-il d'une voix grave.

Cette fois-ci, Hermione préféra s'éloigner du garçon. Comment était-ce possible ? Drago Malefoy ? Puis elle songea au soir du bal, à ses regards qu'il lui lançait en cours de potion, au fait qu'il était toujours près d'elle, qu'il avait subi le Sectumsempra pour la rejoindre à l'infirmerie et encore bien d'autres choses. Oui, il avait changé, mais avait-elle changé elle-aussi ?

- Et moi, comment peux-tu penser ne serait-ce qu'une seconde que je puisse m'intéresser à toi ? riposta-t-elle.
- Je l'ai su le soir du bal, alors que tu ne voulais que moi.
- Mais je ne savais pas que c'était toi ! cria-t-elle de dépit.
- Mais c'était moi ! Je sais que tu me hais, tu me détestes, je le sais. Mais je sais que tu me veux, tu as envie de moi à tes côtés, tout le temps. C'est pour ça que tu cherches sans cesse l'affrontement, tout comme moi, affirma-t-il la voix de plus en plus rauque.

A présent debout, Drago avança en direction de la lionne, les muscles crispés et les traits tirés.

- Tu m'as insulté tous les jours pendant des années ! Penses-tu que je puisse passer outre ? lança Hermione, apeurée de voir le garçon s'approcher d'elle si légèrement vêtu.
- Je ne m'excuserai pas, si c'est ce que tu attends de moi, trancha-t-il fermement.
- Et... Et pourtant ce serait le moins que tu puisses faire..., bredouilla-t-elle.
- Je suis un Malefoy, je ne m'excuse pas. Mais je te ferai oublier mes précédentes insultes, promit-il en s'arrêtant à 5cm d'elle.
- Non... Je ne veux pas..., bégaya Hermione, peu habituée à être seule dans une chambre avec un homme presque nu.
- Tu as peur du jugement des autres ? railla-t-il méchamment.

Furieuse d'entendre un tel jugement à son encontre, elle le repoussa de toutes ses forces et hurla :

- Comment oses-tu me dire ça ? Toi ? Le prince Malefoy qui ne pense qu'au regard d'autrui ? Figures-toi que je m'en fiche des autres ! Jamais je n'ai agis pour être acceptée par les autres, car je vaux mieux que ça ! Tu crois que Ron ou Harry pourraient me haïr pour cela ? Et bien non ! Parce que ce sont de véritables amis ! Ils pourraient me faire la morale, me dire que je suis folle, mais jamais ils ne me délaisseront ! Si je ne veux pas c'est pour moi ! Jamais ! Jamais je ne te pardonnerai ton mépris et de ta haine à mon égard !

Une fois la tirade lancée, Hermione reprit son souffle, interloquée face à cette rage soudaine. Elle croisa alors le regard de Drago, qui était aussi noir que la nuit.

- Ce n'est pas pour ça, finit-il pas lâcher au bout de quelques minutes de silence.
- Quoi ?
- Ce n'est pas pour ça. Tu t'en fiches de nos précédentes disputes, de mes insultes et de nos combats. Sinon jamais tu ne m'aurais suivi dans le merdier qu'est ma vie en ce moment, susurra-t-il, la mâchoire serrée.
- Alors pourquoi à ton avis ? grogna la femme brune.
- Parce que j'ai été enrôlé par les Mangemorts. Parce que j'ai presque tué Dumbledore. Parce que j'ai tué un homme hier soir, répondit-il sèchement.

La hargne d'Hermione se dissipa aussitôt. A présent, elle pouvait voir la douleur dans les traits fins du garçon, elle pouvait discerner une profonde tristesse dans ses iris sombres.

- Egnam avait..., commença-t-elle.
- A tué mon père, finit-il.

Le cœur de la lionne cogna violement dans sa poitrine.

- Pourquoi a-t-il fait ça ?
- Quelle importance ? Je suis un rebut, tout comme lui non ? Pourquoi t'en soucier ? demanda-t-il méchamment.
- Drago, tu n'es pas un déchet, tu es seulement...

Mais elle n'eut pas le temps de terminer sa phrase. Drago se jeta sur elle et l'embrassa rageusement, agrippant son visage pour qu'elle ne puisse pas le repousser. Il pressa férocement ses lèvres contre celles de sa femme, enroulant sa langue à la sienne dans un gémissement désespéré. Une fois sa crise de rage envolée, il s'éloigna d'elle, le souffle court.

- Alors ? Je ne te dégoute pas trop au moins ? railla-t-il.

D'abord muette de stupeur, elle s'élança ensuite dans la direction du garçon pour le pousser. Sous le choc, il fit quelques pas en arrière, mais ne se défendit pas. Elle réitéra sa bousculade, encore et encore, le poussant sans s'arrêter, quand il se retrouva dos à la porte. Se sentant impuissante, incapable de diminuer l'attraction qu'elle ressentait pour le Serpentard, elle le frappa à la poitrine, sans pouvoir stopper ses coups, et malgré l'état de faiblesse dans lequel se trouvait le jeune homme blond. Elle le détestait d'être tant attirée par lui, qu'il évoque en elle de tels sentiments de compassion, de tendresse et de désir. Drago, impassible, laissa la colère d'Hermione faire rage sans bouger, conscient qu'elle vivait en ce moment-même, ce qu'il avait lui-même vécu par le passé. L'incompréhension d'éprouver de tels sentiments à l'égard d'une personne si longtemps détestée. Il laissa donc les coups pleuvoir quand elle s'arrêta brusquement. Il allait lui demander si elle s'était enfin calmée quand elle plaqua ses lèvres sur celles du Serpentard. Bouche bée, il resta un court moment le corps figé, avant de la prendre dans ses bras, quand elle le repoussa aussitôt.

Fatigué de ce jeu du chat et de la sourie, il l'empoigna par le bras et colla ses lèvres au cou de la belle dans un gémissement suave et plaintif quand elle le repoussa encore une fois, lui griffant la joue au passage. Une douleur lancinante naquit sur son visage, le poussant à la prendre dans ses bras avant de la jeter sur le lit. A peine était-elle sur la couche qu'il sauta sur elle, empoigna ses mains, et dévora ses lèvres. Hermione, transie de désir et de colère, chercha à se dégager, mais la poigne de son amant était bien trop forte. Elle se laissa donc aller à ce baiser agressif, collant son bassin à celui de son agresseur, comprimant sa poitrine et léchant avidement ses lèvres mouillées.
Sentant Hermione mordiller sa lèvre inférieure, Drago se laissa totalement aller et attrapa les épaules de la femme brune pour la forcer à se coller encore davantage à lui. En cet instant précis il ne souhait qu'une seule chose, se fondre en elle, ne faire qu'un avec elle. Un long et enivrant gémissement s'échappa des lèvres de son amour, ce qui eut pour conséquence de durcir encore plus sa virilité. Il voulait la posséder, faire d'elle sa femme, la prendre toute entière. Ses lèvres descendirent sur son cou alors qu'elle accrochait ses jambes douces autour de sa taille. Ces deux peaux nues collées l'une contre l'autre les firent vibrer de plaisir en même temps. Drago, tel un lion affamé, dévora une fois encore la bouche de sa belle femme tandis qu'elle agrippait ses cheveux blonds dans un râlement délicieux. Ce baiser ardent dura de longues minutes, quand Drago, épuisé et le corps endolori, se laissa tomber à côté d'elle. Il valait mieux pour eux deux qu'ils s'arrêtent là, avant de tout gâcher dans leur précipitation.

- Ce baiser était..., murmura-t-il, le souffle coupé.
- ... destructeur, termina-t-elle, haletante.

Quelques minutes plus tard, Drago s'endormit paisiblement alors qu'Hermione le fixait, le corps en feu. Destructeur était l'adjectif parfait. Mais pas seulement concernant ce baiser, mais aussi pour la relation qu'ils étaient en train de vivre, qu'ils avaient toujours vécus, et qu'ils allaient vivre. La Gryffondor posa alors un tendre baiser sur les griffures qu'elle lui avait faites, encore une fois, et ferma les yeux pour sombrer, à son tour, dans le monde reposant des songes.

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Petit chapitre transitoire histoire de tout faire le point et de montrer que tout n'est pas réglé. Pour celles qui ne comprennent pas toujours les réactions d'Hermione, il faut se dire que contrairement à nous, Hermione ne connait pas le long chemin de sentiments que vient de traverser Drago, pour elle certes il est devenu plus "gentil", il reste néanmoins le garçon qui l'a insulté pendant 8 ans (insulte qu'on pourrait assimiler à notre monde à des injures raciales).

Donc oui, c'est un peu dur pour elle de s'y retrouver entre ce mépris qu'ils ont toujours eu l'un pour l'autre et cette attraction entre eux presque impossible à réfréner.

En tout cas un gros merci pour vos reviews, je vous aime fort :)