Hermione fixait ses deux comparses de toujours d'un air grave, incapable de prononcer un mot comme si un étau comprimait sa poitrine, l'empêchant de respirer. Car elle savait. Oui, elle savait qu'à l'instant où elle avouerait tout à Ron et Harry, elle ne pourrait plus revenir en arrière et nier ses propos, mentir sur ses réels sentiments.

- Hermione, qu'est ce qui ne va pas ? Tu es très bizarre, s'enquit Harry en se relevant, imité de suite par Ron.

- Je… Je ne sais pas trop comment vous… vous dire ça…, bredouilla la Gryffondor.

- Tu sais que tu peux tout nous dire, après tout nous supportons tous tes blablas depuis tellement longtemps, se moqua gentiment le grand roux afin de rassurer son amie, qui semblait si perdue.

Prenant son courage à deux mains, la jeune femme inspira un bon coup et lâcha :

- Je suis amoureuse.

Interloqués, Harry et Ron se regardèrent avant de sourire de soulagement.

- C'est tout ? Par la barbe de Merlin ! Hermione ! Je pensais que tu allais nous annoncer une catastrophe ! s'exclama Harry en riant.

- Non, vous ne comprenez pas…

- Tu es mal à l'aise vis-à-vis de moi ? coupa Ron. Il ne faut pas, tu sais que ce qui m'importe le plus est de te savoir heureuse.

Submergée par les émotions et les paroles si douces de son ancien amour, elles sentie les larmes monter, mais se retint férocement de les laisser couler.

- Je suis tombée amoureuse de Malefoy…, avoua-t-elle dans un souffle.

- Pardon ? demanda Harry.

- Malefoy ! Drago Malefoy ! C'est lui ! s'écria-t-elle en fermant les yeux, de peur d'affronter les regards pesants de ses amis.

Incapables de broncher, les deux jeunes hommes ne pipèrent mots, tant leur stupéfaction était grande. Le garçon à la cicatrice déglutie péniblement avant de pouvoir répondre.

- Malefoy ? Tu parles du Malefoy qui a hésité à tuer Dumbledore ? Du Malefoy qui s'est rallié à Voldemort ? Du Malefoy qui a souhaité ma mort à plusieurs reprises ? Tu parles de ce Malefoy là ?

Sachant très bien qu'elle devrait tôt ou tard affronter le regard de son meilleur ami, elle rouvrit les yeux et les planta dans ceux, toujours aussi magnifiquement verts, d'Harry.

- Oui je parle de ce Malefoy. Du Malefoy qui m'a traité de Sang-de-Bourbe durant 8 ans, du Malefoy qui a du sang de Mangemort dans les veines, du Malefoy… qui m'a montré qu'il tenait à moi plus qu'à sa propre vie. Oui Harry, je parle bien de ce Malefoy, déclara sereinement Hermione.

- Mais… Quand… Quand-est ce arrivé ? balbutia le Gryffondor.

- Tout au long de cette année, répondit-elle. Nous avons vécu des choses compliquées ensemble, ce qui nous a rapproché et…

- Drago Malefoy a dit qu'il t'aimait ? interrompit Ron d'un ton sec.

La lionne n'osait pas croiser le regard de son premier amant, qui était resté silencieux depuis le début de la conversation. Le dire à Harry était difficile, mais l'avouer à Ron se révélait être une torture, c'est pourquoi elle priait, au plus profond d'elle, elle suppliait Dieu ou qui que ce soit d'autre, de ne pas le perdre, de ne pas devoir choisir entre son premier amour et son dernier. Elle se décida néanmoins à pivoter son regard vers lui, qui la toisait avec froideur.

- Il me l'a prouvé à plusieurs reprises. Il m'a sauvé la vie, plusieurs fois, m'a protégé et…

- Tu as été en danger et tu ne nous l'as pas dit ? s'énerva Ron.

- Ron, souviens-toi à, la Cabane Hurlante, elle nous avait raconté…, commença Harry dans le but de calmer son meilleur ami, mais Hermione préféra l'interrompre. A présent elle voulait être franche et ne plus rien cacher à ses deux amis.

- Il n'y a pas eu que la Cabane Hurlante, il s'est passé tellement de choses en si peu de temps, et je ne voulais pas vous ennuyer avec mes problèmes, s'excusa-t-elle.

- Tu as préféré en parler à ce vicieux de Malefoy ? ragea Ron en s'éloignant d'elle.

- Non ! Ça nous ai tombé dessus, ce n'était pas mon choix, ni le sien d'ailleurs ! Tu sais que je l'ai toujours détesté…, s'exclama Hermione en attrapant le bras de Ron pour le retenir.

- Mais là tu nous dis que tu l'aimes ! glapit son ami en se dégageant de son étreinte.

- Je n'avais pas prévu ça, s'il te plait, Ron…, supplia Hermione, les larmes aux yeux.

Lui tournant le dos, le grand jeune homme se pris le visage entre les mains, ne sachant comment réagir face à cette annonce.

- Tu l'aimais déjà quand nous… Quand tu étais avec moi ? finit-il par lâcher dans un murmure.

Doucement, Hermione s'approcha de son ami, qui lui tournait toujours le dos, et l'enlaça timidement.

- Bien sûr que non, je t'ai aimé pendant huit longues années Ron. Tu es mon âme-sœur, mon ami, mon confident, ma famille. Je te le demande, ne m'oblige pas à choisir entre toi et Drago, car j'en serai incapable, chuchota-t-elle.

Un long silence s'installa alors. Un long silence durant lequel Ron se posait un millier de questions. Devait-il en vouloir à Hermione ? Devait-il la haïr ? Devait-il trouver Malefoy et lui régler son compte une bon fois pour toute ? Devait-il laisser son amie si triste ? Il finit par prendre sa décision, celle qui lui venait du cœur et qui lui semblait être la plus naturelle à ses yeux.

Une nouvelle fois, Ron s'extirpa des bras d'Hermione, mais plus délicatement. Lui faisant face, il lui passa affectueusement la main dans ses cheveux, toujours aussi bouclés, et se mit à sourire tendrement.

- Drago ? Pour que tu puisses l'appeler par son prénom, c'est qu'il a vraiment du t'ensorceler, fit-il malicieusement.

- Je me suis fait la même réflexion ! s'esclaffa Harry en prenant Hermione par l'épaule.

Soulagée, la jeune femme ne put retenir ses larmes de couler.

- Je… Je…

- Tu rien du tout, coupa gentiment Harry. Tu as toujours été la plus lucide de nous trois, tu as bien le droit de faire preuve de folie au moins une fois !

- Harry a raison, ne te rends pas malade pour nous. Certes nous détestons cet immonde petit…, commença Ron.

- Et si tu t'arrêtais là ? gloussa son meilleur ami.

- Ouais ça vaut mieux, admit Ron en riant à son tour.

Plus sérieusement, il prit le visage d'Hermione entre ses mains et lui susurra ces quelques mots à l'oreille :

- Pardonne ma réaction Hermione, comme tu l'as dit, tu es ma famille et je ne veux pas qu'il te fasse souffrir.

- J'en prends la responsabilité, déclara-t-elle solennellement.

Il s'écarta d'elle et lui fit un clin d'œil.

- Rassure-moi, tu ne comptes pas l'épouser au moins ? railla-t-il en se laissant tomber sur le canapé.

- Ron a raison ! Tu ne vas quand même pas porter le nom de Malefoy ! poursuivit Harry tout aussi hilare en prenant place à côté de son ami.

- Pour le moment, Granger me va très bien, répondit malicieusement Hermione.

- « Pour le moment » ? répéta Ron. Ça veut dire qu'elle envisage à se marier avec cette horrible tête blonde !

Tout sourire, Hermione s'affala entre ses deux meilleurs amis, heureuse de la compréhension et de la gentillesse dont ils faisaient part, comme à leur habitude.

- Ne t'inquiète pas, tout est si compliqué en ce moment que je n'ai pas la tête à cela, soupira-t-elle.

- Oui, raconte-nous ce qui se passe exactement et quels sont tes problèmes, demanda Harry plus sérieusement.

- Il a raison, tu peux compter sur nous, appuya Ron sur le même ton.

Consciente qu'elle n'était plus en mesure de garder tous ces secrets pour elle, elle leur raconta toute l'histoire jusqu'à l'affrontement final avec le Mangemort, mais préféra tout de même rester muette sur l'étrange inscription, souhaitant en savoir davantage avant de leur en parler.

Une fois la conversation terminée et le cœur plus léger, bien qu'elle se soit fait sévèrement réprimandée par ses deux amis de n'avoir rien dit au sujet des menaces qui pesaient sur elle, Hermione quitta le dortoir pour rejoindre Drago dans sa chambre, espérant vivement que le garçon soit dans un meilleur état et qu'il accepte ses sentiments, bien qu'il arrivent si tardivement.

« Allons Hermione ! J'ai fait le plus dur, assumer ce que je ressens pour Drago et l'avouer à Ron et Harry ! A présent que cette histoire avec Torm est derrière moi, je n'ai plus de raison d'avoir peur ! Sois courageuse ! Tu es une Gryffondor diantre ! », pensa-t-elle vivement pour se donner du courage.

Arrivée devant sa chambre, elle se figea un instant, incapable de frapper à la porte, songeant à leur précédent face à face et à la façon désastreuse dont il s'était terminé. Retenant son souffle, la mâchoire serrée, la lionne entra sans même frapper, d'une démarche assurée afin de ne pas trahir son appréhension. La pièce était toujours envahie par la pénombre, au point qu'elle ne distinguait ni Drago ni son lit. D'un geste brusque, elle empoigna sa baguette et ouvrit les rideaux à l'aide d'un petit sort rapide. D'abord éblouie par la lumière, elle commença à distinguer quelques formes, dont celle du Serpentard, qui était affalé sur son lit, les yeux mi-clos, un flacon dans la main.

Doucement, elle s'approcha de lui et s'agenouilla près de sa couche tout en lui passant légèrement la main dans ses cheveux blonds emmêlés. Gémissant sous cette caresse, Drago prit la main d'Hermione et la posa contre son cœur.

- Tu es encore là Hermione ? La potion ne devait pas faire effet si longtemps, soupira-t-il, toujours en pleine confusion.

- Je suis là Drago, et je ne partirai plus, lui chuchota-t-elle à l'oreille, consciente que le jeune était dans un état second, bien qu'elle ne sache pas quelle potion ou boisson avait bien pu le mettre dans cet état.

- Merci…, murmura-t-il dans un souffle en fermant complètement les yeux, prêt à s'endormir pour de bon.

La jeune Gryffondor le regarda avec tendresse tout en retirant délicatement sa main pour ne pas le réveiller.

- C'est toi que je vois dans le Miroir du Riséd. Je nous vois, plus âgés, avec des enfants, dans ta si jolie maison. Tu me prends dans tes bras en riant, nous avons l'air si heureux. Même si je ne voulais pas me l'avouer, c'est ce reflet que je vois depuis le début, c'est cette image que je désire plus que tout, finit-elle par avouer, avant de se relever pour couvrir le jeune homme d'une couette et enfin s'en aller d'un pas léger.

Un vif rayon de soleil pénétra dans la chambre, extirpant Drago du monde des songes qui poussa un grognement guttural. Les paupières toujours clauses, le garçon se retourna encore et encore dans son lit, avant de se décider à se relever complètement, quand il vit Neville sortir de la salle de bain.

- Tu es enfin réveillé ! Tu n'as fait que dormir depuis hier, si tu loupes encore un cours, tu vas avoir de gros soucis, tu devrais te lever ! conseilla-t-il bien qu'il savait que le Serpentard ne prendrait même pas la peine de répondre.

- Il est quelle heure ? demanda-t-il en baillant.

Etonné de voir son ennemi lui parler sans injure ou mauvais ton, l'ancien Gryffondor pris la peine de répondre :

- Il est 07h30, le cours de Potion va bientôt commencer, répondit Neville qui quitta la chambre pour filer prendre son petit-déjeuner dans la salle commune.

Epuisé de la journée de la veille, Drago se dirigea lentement vers la salle de bain, laissa tomber ses habits avant de plonger dans la baignoire, décidé à prendre tout son temps. Par Merlin, comme il s'en voulait, comme il se détestait d'avoir agis de la sorte avec sa femme. Comment avait-il pu se montrer aussi brutal alors qu'elle-même avait été si tendre avec lui ? Etait-il donc voué à tout gâcher à chaque fois ? Et pire que tout, il s'était enfoncé dans une immonde médiocrité en prenant cette potion, le rendant dans un état encore pire qu'ivre mort. Lui qui détestait boire trop d'alcool de peur de ne plus être maitre de son comportement, il avait atteint le fond du trou.

Néanmoins, il repensa avec un pincement au cœur à la « Hermione » si amoureuse de lui, qui lui disait qu'elle l'aimait et qu'elle le désirait. Cette potion avait été vicieuse au point de lui dire ce qu'il voulait absolument entendre, ce que la lionne avait vu dans le Miroir et bien entendu, c'était lui.

« Merde, je donnerais n'importe quoi à n'importe qui pour que la véritable Hermione me confie ça… Je la veux tellement… », gémit-il intérieurement alors qu'il se laissait complètement tomber dans l'eau brûlante.

Une fois le corps revigoré, le jeune Serpentard quitta le dortoir mais préféra sortir complètement du château, peu désireux à l'idée de se rendre dans la salle commune pour y affronter le regard triste, déçu ou bien encore enragé de sa lionne. Tout en se remémorant encore une fois son attitude déplorable de la précédente journée, il ne se rendit pas compte que ses pieds l'avaient conduit tout droit au terrain de Quidditch, toujours aussi imposant et majestueux. Dire que cette année il n'avait même pas souhaité faire partie d'une équipe, bien qu'il avait toujours adoré ce sport. Conscient qu'il n'avait jamais été très doué, et jaloux devant la dextérité d'Harry, il avait tenté de le battre, de faire de son mieux.

« Mais même ça je l'ai raté, je ne suis bon à rien, hormis à faire souffrir les gens que j'aime », ruminait-il.

- Qu'est-ce que tu fais là ?

En entendant une voix masculine derrière lui, Drago sursauta et se retourna brusquement.

- Et tu es…, commença le Serpentard les lèvres pincées.

- Liam, je faisais partie des Poufsouffle les années précédentes, répondit le robuste garçon brun en s'approchant de lui.

- Je m'en fous, je veux rester seul ici, rétorqua-t-il en s'éloignant de lui.

- C'est moi qui ai trouvé Hermione quand elle a été attaquée ! s'écria-t-il d'une voix grave.

A l'écoute du nom de sa belle, le jeune homme stoppa net ses pas.

- Pourquoi tu me dis ça ? susurra-t-il sans faire face au garçon.

Liam s'approcha de Drago en quelques enjambées et se mis face à lui, le toisant d'un regard sombre, la mâchoire serrée.

- Elle est intelligente, je lui ai déjà parlé, je la vois souvent à la bibliothèque…, commença-t-il.

- Et alors ? coupa nerveusement le grand blond.

- Alors je l'ai vu hier, dans le couloir, elle semblait triste, non pire, perdue et apeurée.

A cette confidence le cœur du garçon se serra, car il ne doutait pas que c'était lui qui avait provoqué cette réaction chez la Gryffondor. Mais pour rien au monde il n'aurait fait part de son désarroi à cet inconnu ou à quiconque.

- Je peux savoir en quoi ça me concerne ? rétorqua-t-il les poings serrés.

- Je ne sais pas Malefoy… Je me suis dit, que tu en étais certainement la cause.

- Depuis quand tu t'intéresses aux problèmes de Granger ? persifla-t-il sans tenir compte de la précédente remarque.

Un long silence s'installa, durant lequel les deux étudiants se regardèrent en chien de faïence.

- Du moment où je l'ai porté dans mes bras pour l'emmener à l'infirmerie, son sort m'intéresse grandement, répliqua Liam d'un ton sec.

Et sans un mot de plus, il s'éloigna de Drago et du terrain de Quidditch.

Le Serpentard, toujours stoïque, fulminait. Un garçon dont il n'avait même jamais entendu le nom avait osé lui parler de la sorte, avait osé prononcer le prénom de sa femme. Un homme, autre que lui, la regardait, se souciait d'elle, et peut-être même s'était attaché à elle. Une vive colère se propagea dans ton son être. Ce Poufsouffle, ce Liam, il allait devoir le surveiller de près. Et c'est la rage au ventre et fou de jalousie, qu'il regagna le château pour assister au cours de Potion.

Une fois arrivé au donjon, il poussa la porte sans grande conviction quand il entendit la voix du professeur Slughorn retentir dans la vaste pièce.

- Vous êtes en retard Monsieur Malefoy !

- Excusez-moi professeur, susurra-t-il la mâchoire crispée, pour que le maître des potions lui fiche la paix.

D'un pas lent, il s'approcha de la table qu'il partageait avec la lionne et prit place à côté d'elle sans oser lui jeter ne serait-ce qu'un regard. La honte de ses actes passés le rongeait de l'intérieur alors que la jalousie, provoquée par la conversation entre Liam et lui, le dévorait littéralement. N'y tenant plus, il tourna légèrement son visage pour apercevoir celui de sa belle, qui comme à son habitude, notait avec frénésie les dires du professeur. Par Merlin, qu'est-ce qu'il aimait la contempler, voir la petite ride se former entre ses sourcils quand elle réfléchissait, observer ses cheveux aussi indisciplinés qu'au premier jour, épier sa silhouette en s'imaginant la caresser et la couvrir de baisers. A croire que jamais il ne se lasserait de la guetter, même de loin, en humant son délicieux parfum floral.

- Tu devrais t'intéresser un peu plus au cours, n'oublies pas que nous devons passer un examen de fin d'année, houspilla Hermione sans lever les yeux de son parchemin.

« Quelle satanée donneuse de leçons quand même… Je n'arriverai jamais à m'y faire ! », pensa-t-il aussitôt.

- Hermione, concernant hier…, commença le garçon blond.

- Il était trop tard c'est ça ? coupa-t-elle.

- Comment ça ?

Il vit la jeune femme brune se retourner vers lui, et c'est surpris qu'il ne distingua aucune trace de mépris ou de tristesse, à la place elle affichait un air soucieux, comme si elle redoutait une quelconque réaction négative de la part du Serpentard.

- Je t'ai dit tout ça trop tard ? répéta-t-elle sur le même ton inquiet.

- Me dire quoi ? s'enquit-il interloqué.

- Hier, quand je suis revenue dans la chambre, murmura-t-elle en baissant les yeux. Je sais que j'ai trop hésité, mais sache que c'était sincère. Mais comme tu n'es pas venu me parler ce matin, je me dis que tu as, de ton côté, déjà changé d'avis.

- Tu es revenu quand hier ? interrogea le grand blond, de plus en plus perdu.

Hermione releva les yeux pour le regarder en face.

- Tu étais dans ton lit, un flacon à la main, tu m'as remercié d'être là.

Les yeux écarquillés de stupeur, Drago comprit que la jeune femme était revenue la veille, que peut-être elle lui avait pardonné son comportement.

- J'étais dans les vapes, je ne me rappelle pas t'avoir parlé. Que m'as-tu dit ? questionna-t-il soudain curieux.

- Oh… Rien… Rien d'important, bredouilla l'étudiante les joues écarlates. Juste que, voilà, nous avions tous les deux nos torts et qu'il valait mieux oublier cette… altercation.

Cette dernière phrase lui fit l'effet d'un coup de poing dans l'estomac, mais le plus exquis des coups de poings. Elle ne lui en voulait plus, mieux, elle affirmait être en parti coupable. Jamais une personne ne lui avait fait ressentir tant d'émotions contradictoires. Jamais il n'était passé de la tristesse, à la jalousie, puis à la honte et enfin au soulagement aussi rapidement. S'en était presque magique, à croire qu'elle l'avait ensorcelé.

- Hermione, je me suis toujours trompé, tu es bel et bien une sorcière, lui chuchota-t-il à l'oreille en posant délicatement sa main sur la cuisse de sa femme.

La Gryffondor, d'abord stupéfaite par le sourire du garçon, finit par se laisser aller à cette douce caresse. Même si elle regrettait qu'il ne se souvienne pas de son aveu de la veille, elle était bien trop soulagée de constater qu'il ne l'avait pas évité ce matin car il refusait ses sentiments, mais justement parce qu'il avait trop honte de son attitude. Elle retrouverait bien le courage de lui dire ce qu'elle a sur le cœur une autre fois. Cependant, un détail la tourmentait à nouveau.

- Drago…

- J'aime quand tu m'appelles comme ça, minauda-t-il en souriant malicieusement.

- Crétin ! se moqua-t-elle gentiment. Bon, et concernant les inscriptions ?

- Je croyais qu'il fallait attendre et voir ce qui se passerait, répondit-il la boule au ventre.

- Je sais qu'on avait décidé ça, mais j'ai un mauvais pressentiment, dit-elle à voix basse.

C'est alors que le Serpentard comprit que ça inquiétait véritablement Hermione que quelqu'un s'amuse à leur dépend surtout si c'était en lien avec le Mangemort. Après tout il avait bien dit, avant de mourir, que ça ne se terminerait pas avec sa mort.

- Quelqu'un se joue de nous à ton avis ? reprit Hermione, la gorge serrée.

- Ou pire, le Mangemort a chuchoté un nom avant de mourir, peut-être qu'un complice à lui veut se venger, expliqua Drago, livide.

- Il faudra rester sur nos gardes, il est hors de question que quiconque m'agresse à nouveau ! ragea-t-elle entre ses dents.

- Je ne laisserai plus personne te faire de mal, promit-il le regard sombre, ce qui fit frissonner la jeune femme.

Souhaitant alléger l'atmosphère, elle se mit à sourire narquoisement et ricana :

- Tu peux essayer de jouer au preux chevalier, tu restes un Serpentard qui attire les ennuis et m'entraîne dedans qui plus est.

- Et toi une peste de Gryffondor qui met son nez partout, y compris dans mes problèmes ! Alors ne vient pas te plaindre après coup, rétorqua-t-il sur le même ton amusé.

- Tu sais que nous n'arriverons jamais à nous mettre d'accord ? Ni même à nous entendre sur quelque sujet que ce soit ?

- Nous n'arrivons même pas à réparer une saleté de coupe, soupira-t-il en songeant que leur complicité avait commencé grâce, en parti, à ce vase.

Il vit alors Hermione sursauter de sa chaise.

- Mince ! Je l'avais complètement oublié ! Je sais comment le réparer ! s'écria-t-elle, ce qui lui valut un « chut » de la part du professeur.

- Comment l'as-tu découvert ?

- Par… Par hasard, bégaya Hermione qui n'était pas prête à en dire plus pour le moment.

Voyant que sa lionne ne piperait davantage mot à ce sujet, il préféra ne pas insister.

- On se retrouve dans la salle ce soir ? proposa l'étudiante d'une voix plus assurée.

- D'accord, je t'y rejoindrai vers 21h, j'aurai juste quelque chose à faire avant, dit-il à mi-voix, le regard perdu dans le vague.

- Rien de dangereux au moins ? s'enquit-elle le regard anxieux.

« Qu'est-ce que j'aime cette femme ! » songea-t-il immédiatement.

- Non, quelque chose que j'aurais dû faire depuis bien des années, murmura-t-il laconiquement, pour que la demoiselle ne puisse voir à quel point il aimait la voir soucieuse de son bien-être.

La conversation prit fin ainsi, basée sur quelques non-dits, la crainte d'un nouvel adversaire, mais un soulagement réciproque de s'être, en quelque sorte, enfin retrouvé.

Cependant, il y a une chose qu'Hermione et Drago avaient oubliée, c'était de se montrer discret. Car du coin de l'œil, Pansy les avaient observé tout du long. Et leur évidente complicité sema plus que le doute dans l'esprit de la Serpentard.

La journée de cours enfin terminée et le repas avalé, Hermione s'apprêta à pénétrer dans sa chambre quand quelqu'un la bouscula.

- Hey ! cria-t-elle plus surprise que contrariée.

- Pardon Hermione ! Seamus menace de brûler ma collection de figurines de Dragon Ball Z, je dois l'arrêter ! brailla Dean au croisement du petit couloir qui le menait à sa chambre.

- Ralala ils me manqueront ces deux-là quand l'année sera finie, souffla-t-elle en souriant.

Une fois la porte de sa chambre refermée, elle découvrit Pansy assise à son bureau, la toisant avec méfiance. Médusée face à un tel comportement, car depuis peu leurs relations s'étaient quelque peu améliorées, Hermione préféra l'ignorer.

- J'ai à te parler, gronda Pansy, le regard sévère.

- Qu'est-ce qu'il y a ? fit la femme brune sur le même ton, peu motivée à faire preuve de patience ce soir.

La Serpentard se leva brusquement et fit face à la Gryffondor, sans prononcer un mot.

- Quoi ? insista Hermione, au comble de l'exaspération.

- Blaise est très gentil avec moi. Il n'est peut-être pas le plus beau ou le plus intelligent, il n'empêche qu'il est parfait avec moi, lâcha-t-elle d'un ton acide.

- Tant mieux pour toi, répliqua Hermione, ne comprenant pas pourquoi sa compagne de chambre lui racontait tout ça.

La lionne allait s'éloigner quand Pansy lui attrapa le bras.

- Drago n'était pas fait pour moi tu sais, je commence à le comprendre petit à petit, poursuivit-elle.

- Lâche-moi Pansy, siffla Hermione.

- Mais en fait je pense que Drago n'était fait pour personne. Même s'il peut donner l'impression de changer, d'être prévenant ou doux, il est Drago Malefoy, et c'est quelqu'un de sombre et d'égoïste, comme l'était son père, continua-t-elle la mâchoire serrée, sans tenir compte de l'ordre de la Gryffondor.

- Lâche mon bras tout de suite ! glapit la jeune femme brune, de plus en plus mal à l'aise.

- Et tu sais comment finira celle qui tombera amoureuse de lui ? Elle finira comme sa mère, par perdre la raison, car il n'y a qu'une folle qui puisse tomber amoureuse d'un type comme lui, je l'ai moi-même été, je le suis surement encore, conclut-elle d'une voix morne en lâchant le bras de sa rivale.

Muette de stupeur, Hermione ne put prononcer un mot car elle avait compris. A la façon dont Pansy la regardait, les mots qu'elle venait de lui dire, tout était logique.

- Pansy, écoute, je ne…

- J'espère que tu souffriras autant que moi j'ai souffert par sa faute ! cracha-t-elle avant de s'en aller en claquant la porte derrière elle.

Affligée mais consciente qu'elle méritait tout ce que son ancienne ennemie lui avait dit, elle prit tristement place dans son lit, songeant qu'elles auraient pu être amies, mais qu'à présent, jamais cela ne se produirait.

De son côté, Pansy, soulagée d'avoir pu exprimer son ressentiment avec froideur et sans dévoiler sa peine encore vivace, souhaita tout de même, en son for intérieur, que la Gryffondor n'endure pas trop de souffrances à cause de ce vantard de Drago Malefoy. Mais bien sûr, jamais elle ne l'avouerait, car Pansy Parkinson restera toujours une Serpentard et méprisera toujours, plus ou moins, les enfants de moldus.

- Chat à lunettes !

La porte du bureau de la directrice McGonagall s'ouvrit aussitôt, permettant à l'étudiant blond de pénétrer dans cet immense bureau. Du regard, il cherchait un portrait, celui de l'ancien directeur. Non pas Albus Dumbledore, bien qu'il ait appris à ressentir une forme de respect pour l'homme sage qu'il était. Non, le portrait qu'il redoutait tant d'apercevoir était celui de Severus Rogue, son parrain, son mentor, son ange-gardien.

- Drago…

D'un bond, le jeune homme se retourna et se retrouva devant la mine sombre et le regard perçant de l'ancien directeur et professeur de potions.

- Professeur Rogue, marmonna-t-il les yeux baissés.

- Que faites-vous ici ? demanda-t-il de son habituelle voix grave.

Les mains enfoncées dans les poches de son costume noir, Drago se dandinait tel un enfant prit en faute.

- Je suis venu pour vous parler, fit-il à voix basse.

- Votre mère se porte bien ?

- Oui… Oui, elle va bien. Je m'occupe bien d'elle ! répliqua-t-il avec véhémence.

- Je n'en ai jamais douté Drago, chuchota le professeur Rogue.

Honteux de s'être ainsi emporté sans raison valable, Drago se força à lever les yeux pour observer son parrain. Il n'avait pas changé, il semblait toujours aussi sérieux et… triste.

- Je n'arrive pas à me pardonner, commença le garçon blond.

- Vous pardonner quoi ?

- La façon dont je me suis comporté avec vous alors que vous ne faisiez que m'aider, répondit-il la voix cassée.

- Vous ne devez pas…

- JE M'EN VEUX ! rugit-il. Je regrette tellement les choses qui se sont déroulées l'année passée et l'année précédente ! Mais ce qui m'empêche de dormir, ce sont les remords que je ressens envers vous !

De dépit, il se prit le visage entre les mains, incapable d'affronter le regard bienveillant de son mentor.

- Je n'ai fait que vous rabrouer et vous maudire ! Alors que vous avez accepté de tuer Dumbledore à ma place, car vous saviez que je ne pourrais pas le faire. Vous avez tué un innocent pour moi, vous avez essayé de me protéger de Bellatrix ! Et Hermione, vous m'aviez même prévenu, pour Hermione…, haleta-t-il les larmes aux yeux et la gorge serrée, l'empêchant de finir sa phrase.

- Vous êtes quelqu'un de bien Drago, mais vous avez grandi dans un environnement difficile et austère. Je me suis vu en vous, et je ne voulais pas, absolument pas, que vous fassiez les mêmes erreurs que moi, affirma doucement le portrait.

S'essuyant les larmes avec rage, le Serpentard s'approcha du portrait, le regard ferme. Il aurait voulu s'excuser platement, lui dire qu'il était sincèrement désolé, qu'il ressentait de l'affection, et même, qu'il lui manquait, autant que son défunt père. Mais il n'y parvint pas. Ses parents lui avaient appris à ne pas dire de telles choses, car c'était se montrer faible, c'est pourquoi par fierté, il garda tous ces sentiments pour lui.

- Je suis fier d'avoir été à la maison Serpentard, car vous en étiez le professeur principal, et vous le resterez toujours, murmura Drago du bout des lèvres.

- Je suis fier de t'avoir eu pour élève, Drago, conclut le professeur avant de disparaître du portrait.

Inquiète de ne pas voir venir Drago, Hermione allait regagner le dortoir pour le trouver quand enfin elle l'aperçu au détour d'un couloir. Soulagée, elle s'avança en sa direction quand elle remarqua ses traits tirés et ses yeux rougis, comme s'il avait pleuré.

- Quelque chose ne va pas ? s'inquiéta-t-elle en lui prenant les mains instinctivement ?

- A vrai dire, je ne me suis pas senti aussi bien depuis longtemps, dit-il en souriant légèrement.

- Que s'est-il passé ?

D'un geste il prit les mains d'Hermione et les déposa à ses lèvres.

- Pour une fois, j'ai écouté tes conseils, railla l'étudiant.

- Je t'en donne tellement que ça ne m'aide pas, soupira-t-elle alors que son corps réagissait aux baisers du garçon sur ses mains.

Il prit sa main dans la sienne et s'approcha du mur, quand la porte de la Salle sur Demande apparue.

- J'ai parlé à Rogue. On va dire que j'ai fait ce qu'il fallait, expliqua-t-il sans la regarder.

- Oh Drago…

- Ah non ! Pas d'effusion de joie intempestive ! On a un vase à réparer ! trancha-t-il en pénétrant dans la grande salle.

D'un naturel plutôt insistant, Hermione savait quand elle devait persister ou bien arrêter, et là elle comprit que l'histoire entre Rogue et le garçon blond devait rester entre eux.

- Ah je vois le vase ! Allons le réparer ! s'écria Drago en s'éloignant vers la coupe magique.

La Gryffondor ne pouvait s'empêcher de le fixer en repensant aux dires de Pansy. Allait-il lui briser le cœur ? Après tout il restait Drago Malefoy. Pourtant, elle ne parvenait plus à le détester, à vrai dire, elle n'arrivait même plus à dissimuler ses sentiments, et à présent, elle allait lui avouer son désir le plus cher, celui qui se reflétait sur le Miroir du Riséd. Allait-il être content ? Surement. Mais comment ? Comme un enfant gâté qui aurait enfin gagné son jouet, et s'en lasserait aussitôt ? Hermione redoutait cela plus que tout. Maintenant qu'elle était tombée amoureuse de lui, elle ne supportait pas l'idée de le voir partir. Elle le voulait, le désirait, l'aimait.

- Voilà ! Bon, maintenant petite maligne, dis-moi comment réparer ce truc, qu'on en finisse une bonne fois pour toute ! grogna-t-il le sourire aux lèvres.

D'un geste lent, elle prit la coupe et les quelques morceaux restants pour les déposer délicatement au sol. Et avant que le Serpentard puisse dire quoique ce soit, elle se mit sur la pointe des pieds, et déposa un timide baiser sur les lèvres du grand blond.

Stupéfait, l'étudiant blond n'osa bouger de peur d'effrayer la lionne. S'éloignant de ses lèvres, elle le fixa un court un instant dans les yeux, et ce qu'elle y vit la rassura. Drago était Drago. Il était égocentrique, colérique, lunatique, mais il n'était plus un enfant capricieux et elle n'était pas son jouet.

Elle prit son visage entre ses mains, et l'embrassa à nouveau, avec plus de passion cette fois-ci. Passé la surprise, une vague de désir submergea le jeune homme, le poussant à répondre au baiser passionné de sa belle. Il la souleva dans ses bras tout en mordillant avidement sa lèvre pleine. De plaisir, Hermione gémit, exacerbant ce désir si longtemps refoulé. N'y tenant plus, Drago la déposa doucement au sol et laissa courir sa main droite dans ses cheveux tandis que la gauche caressait le visage souriant de sa femme. Cette dernière le regardait les yeux enflammés, prête à enfin goûter au plaisir avec l'homme qu'elle chérissait.

- Hermione, si nous continuons, je ne pense pas que je pourrai m'arrêter, parvint-il à articuler, la voix grave.

- Je ne veux pas que tu t'arrêtes…, souffla-t-elle en l'attirant contre elle.

A peine avait elle dit ces quelques mots que Drago se jeta à nouveau sur sa bouche, pénétrant ses lèvres, enroulant sa langue à la sienne, s'accrochant à ses cheveux alors qu'Hermione s'agrippait à son dos. Haletant de plaisir et de désir, le Serpentard descendit sa bouche le long du cou de la belle tout en retirant sa cravate et son chemisier, laissant apparaître une divine poitrine cachée derrière un soutien-gorge blanc et pur. Redoublant de désir à cette vue, sa langue descendit plus bas, et tout en dégrafant le soutien-gorge, la laissa courir le long de ses auréoles roses. La pointe de sa langue titilla le sein droit tandis que sa main caressait puis malaxait le gauche, sous les soupirs d'aise de la lionne. Il changea de sein et vint taquiner le petit bouton rose gonflé de plaisir, l'embrassant et l'aspirant goulûment, tel un lion affamé depuis des mois qui goûterait enfin à la plus magnifique des gazelles. Il sentit alors Hermione écarter les jambes et faire un va et vient instinctif, ce qui le fit grogner de plaisir. D'un geste brusque, il descendit la jupe et les collants de sa captive, n'oubliant pas d'embrasser son nombril au passage. Quand il perçut les mains de la lionne dans ses cheveux, il descendit son visage plus bas, impatient de goûter à une nouvelle partie de son corps. Anticipant ce qui allait suivre, Hermione arqua le dos de désir tout en gémissant, les yeux fermés.

Au son des gémissements de sa femme, le jeune homme blond refréna son désir d'arracher son pantalon pour la prendre sauvagement. A la place, il glissa très lentement sa langue sur la culotte blanche de sa compagne, culotte qui l'avait fait fantasmer tant de nuits. Il fit ainsi des vas et viens jusqu'à ce qu'il remarque que ce celle-ci n'était plus humide uniquement à cause de sa salive. Toujours très lentement, il retira la culotte de la jeune femme et se redressa, pour pouvoir l'admirer complètement nue.

- J'ai quelques défauts…, souffla Hermione en cachant ses seins qu'elle trouvait trop petits avec ses mains et en resserrant les jambes, quelque peu honteuse d'être ainsi dévisagée par le garçon.

- Tu es parfaites à mes yeux, murmura-t-il le regard profond.

Il commença alors à retirer sa propre chemise, qu'il jeta négligemment plus loin et qui fut rejoint par son pantalon et son caleçon. Hermione, pourtant intimidée, ne put s'empêcher d'observer et d'admirer le garçon. A présent elle savait ce que c'était que de désirer réellement quelqu'un. Ne souhaitant pas commettre la même erreur que dans le passé en ayant été trop passive voire absente, elle se releva et embrassa à pleine bouche l'homme en face d'elle. A son tour, elle fit descendre sa bouche le long du cou fin et gracieux de son compagnon tout en lui caressant le dos et les fesses, quand elle sentie qu'il la renversait au sol, tout sourire.

Il embrassa à nouveau ses seins tandis que sa main glissait le long de son ventre pour tomber plus bas, entre les cuisses ouvertes de la jeune femme, qui inconsciemment, n'attendait que ça. Doucement, il passa sa main sur le puits intime de sa belle, qui se mit à gémit plus fort de plaisir. Le dos à nouveau arqué, elle se laissait guider par la main de son homme, qui comblait chacune des parcelles de son corps d'un désir irrépressible.

- Drago… Maintenant… J'ai envie…, haleta-t-elle les yeux mi-clos, transportée par ces délicieuses sensations.

- Comment j'ai envie de toi…, gronda-t-il avant de d'embrasser langoureusement ses lèvres, et cette-fois-ci, sans les mordre jusqu'au sang, même si l'envie ne lui manquait pas.

Lentement, se retenant au maximum, il s'insinua en elle, la possédant comme il l'avait toujours ardemment désiré. Alors qu'il commençait ses mouvements de va et vient, il sentit les ongles de sa lionne se planter dans son dos, sur ses fesses, sur ses bras, tout en criant son plaisir et son nom. L'entendre hurler de plaisir son prénom décupla le désir du garçon, qui devint plus brusque et plus violent, enfonçant son visage dans le cou de la belle, gémissant à son tour son prénom. Jamais il ne s'était laissé aller de la sorte, lui qui ne parvenait pas à perdre le contrôle, le perdait complètement à ce moment-là. Il la voulait, l'aimait, la désirait et maintenant la possédait. Se sentir en elle dans un plaisir commun le poussait à crier de plaisir, lui qui en avait toujours été incapable jusqu'à présent. Enfin, elle était à lui.

Jamais Hermione n'avait ressenti une telle chose, elle ne pensait pas qu'un tel plaisir puisse prendre forme grâce à quelqu'un d'autre, grâce à cet être surprenant qu'était Drago Malefoy. Il n'était rien qu'à elle, juste en elle. Elle pouvait humer son odeur sur elle, sentir ses lèvres contre son cou. Il n'y avait plus de salle, plus de château, plus de Poudlard, seulement elle et lui, dans cet ensemble parfait. Sentant qu'elle était proche d'atteindre le plaisir le plus exquis, elle s'accrocha de toutes ses forces à ses cheveux blonds et cria en même temps que lui, pour enfin se laisser bercer par une savoureuse sensation d'assouvissement. Bien incapable de remuer ne serait-ce qu'un orteil, elle perçut le corps de Drago qui se relevait pour s'allonger à ses côtés et chuchoter à son oreille :

- Je t'aime Hermione.

Incapable de prononcer le moindre mot, bien qu'elle n'en pensait pas moins, elle se lova dans ses bras et finit par s'endormir, heureuse.

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Coucou ! Désolée pour le retard mais je reviens de trois semaines de vacances héhé ! Bientôt la fin de cette longue histoire, j'espère que ce chapitre vous plaira !

Pour celles qui ont lu Entre ces murs, ce lemon risque très certainement de vous décevoir car très court. J'ai souhaité qu'il soit ainsi car à mes yeux, ils manquent tous deux d'expérience étant tous les deux très jeunes et la relation qu'ils ont est très différente de celle de l'autre fiction. Mais sachez néanmoins qu'il y a aura par la suite un autre lemon, cette fois-ci plus long ^^

(je précise aussi que je suis bien l'auteur de cette histoire et que je la publie sur d'autres sites tout comme mon autre fiction mais comme mon pseudo de base Taika était déjà pris sur ce site, j'ai du le modifier un peu) merci =)