Essayer avec elle, c'est ce qu'il avait toujours voulu.
Elle et lui avaient passé des journées et soirées incroyables.
Il la regarda, toujours assis sur son banc.
Elle était avec ses amis et son petit-ami.
Il soupira, sans pour autant la lâcher du regard.
Elle tourna la tête vers lui, et lui sourit. Elle lui fit signe de venir.
Il déclina l'invitation en souriant gentiment. Etre si près d'elle alors qu'elle s'amusait avec son petit-ami lui ferait beaucoup trop de mal, il le savait. Déjà que de loin, il avait l'impression que son cœur était torturé, alors avec eux.
Il mit son visage dans ses mains en soupirant de nouveau.
Elle lui reviendrait, il le savait, en attendant, il fallait attendre.
« Killian... » murmura-t-on.
Le jeune homme releva la tête et croisa les yeux de sa meilleure amie blonde.
« Salut Swan. »
« Pourquoi tu ne viens pas avec nous ? » lui demanda-t-elle en posant doucement ses doigts sur le joue de son amie, caressant doucement sa barbe de quelques jours.
« Je n'en ai pas très envie. »
La blonde s'assie près de lui et posa sa tête sur son épaule.
« Tu n'aimes pas Neal... »
Le brun eut un petit sourire. Non, il ne l'aimait vraiment pas, et la haine était visiblement partagée entre les deux garçons.
« Il est vraiment gentil pourtant... » murmura-t-elle, plus pour elle même que pour son ami.
« Oui, je sais Emma... »
Le brun passa son bras autour de la jeune femme et lui caressa doucement les cheveux.
Emma et Killian se connaissaient depuis des années, et avaient toujours été proches. Ils avaient presque partagé le même berceau. Au début, une relation fraternelle c'était installé, mais tout deux avaient finalement partagé des sentiments amoureux l'un pour l'autre.
Mais Emma avait fuit, elle ne voulait pas perdre son ami pour une relation amoureuse qui ne durerait qu'un petit moment dans sa vie.
Mais même après plusieurs années, tout deux s'aimaient encore, sans se l'avouer. Emma essayait veinement de tourner la page en sortant avec Neal, tandis que Killian lui, attendait que sa blonde soit enfin prête.
« Emma ! Tu viens ? » demanda Neal de loin. La blonde soupira légèrement, baisa la joue de son amie et rejoignit son compagnon.
David, un de leurs amis commun fit un sourire compatissant à Killian, qui lui, s'allongea sur le banc et regarda le cerisier en fleur au dessus de lui. Il eut un petit sourire. Emma et lui venaient souvent ici regarder ce cerisier, et une fois l'arbre plein de cerises, Killian montait chercher des tonnes de ces petits fruits que la blonde raffolait.
Le temps passa, la blonde continuait de ce voiler la face en continuant sa relation avec Neal.
Killian quant à lui, passait son temps sur son banc, à regarder le cerisier.
Les vacances d'été arrivèrent, et ce jour là, Killian avait décidé de ramener des cerises à sa blonde.
Accroché dans l'arbre, il l'a vit arriver de loin, sans qu'elle ne le remarqua. Elle s'assit sur le banc, et regarda ses mains, jouant avec ses doigts nerveusement.
« Une cerise Swan ? » demanda-t-il, toujours perché dans son arbre.
La petite blonde sursauta, et leva la tête vers l'arbre. C'est en voyant son ami qu'elle sourit.
« Je veux des tonnes de cerises ! » s'écria-t-elle joyeusement.
Il sourit et continua sa cueillette, avant de finalement descendre, les bras remplis de ces petits fruits rouges.
Ils s'amusèrent à en manger des tas, Killian devant toujours aller en chercher encore plus, pour les beaux yeux de sa belle.
Finalement, ce qui tracassait Emma finit par sortir de sa bouche.
« J'ai quitté Neal. » déclara-t-elle en jouant nerveusement avec ses doigts.
Le brun ne dit rien, prit une paire de cerises, et l'accrocha sur l'oreille de la blonde.
« Quelle jolie paire de boucles d'oreilles avez-vous là mademoiselle. »
La blonde eut un petit sourire. Le brun la comprenait, elle le savait. Elle avait peur de le dire. Peur de dire qu'elle avait quitté Neal car elle ressentait toujours de l'amour pour son ami. Peur de lui avouer ses sentiments.
« Vous voulez les voir de plus près ? » lui demanda-t-elle à son tour, le suivant dans son jeu.
« Je veux bien. » dit-il en s'approchant doucement d'elle. « Mais je vous avouerais que vos lèvres ont l'air de m'appeler... » murmura-t-il. Elle eut un petit sourire, tandis qu'il s'approchait toujours, lui laissant l'occasion de refuser si elle le voulait. Ce fut elle qui cassa la proximité de leurs lèvres.
Ce fut en ce mois de juin, sur leur banc, sous leur cerisier, qu'enfin ils s'avouèrent leurs sentiments si longtemps enfouis.
