Voisin de palier

Le nouveau voisin de palier d'Emma Swan emménagea le 7 février à 14h17 exactement. La jeune blonde était alors allée se présenter à son voisin d'en face. Son nouveau voisin était un homme de son âge qui s'était présenté comme étant peu présent puisqu'il passait apparemment beaucoup de temps chez sa petite amie.

Emma s'en rendue bien vite compte.

Mais en juin, tout changea.

Le jeune passait le plus clair de son temps chez lui, si ce n'est pour partir travailler. Il avait fait l'acquisition d'un gros chien qu'il avait appelé Pantoufle, et toute la journée, il passait son temps à écouter de la musique à fond. Bien que les goûts musicaux de cet homme ne lui déplaisaient pas, elle qui travaillait de nuit, et de ce fait, dormait le jour, en eut rapidement marre, et alla vite lui demander de baisser sa musique.

Il arrêta.

Puis il se mit à jouer du piano. Emma ne savait d'ou sortait ce piano, mais elle préférait largement ça plutôt que du rock alors qu'elle se reposait.

En troisième étape, il commença à ramener des filles chez lui. Jour et nuit, il en avait une à son bras, et elle entendait alors leurs ébats.

Puis, un soir, alors qu'elle partait travailler, elle marcha en plein dans une crotte de chien posé en plein sur son paillasson. Et cette fois-ci, fut la fois de trop. Alors que son voisin de palier était en plein ébat sexuel, elle frappa de toutes ses forces à la porte. Le brun vint lui ouvrir, quelques minutes plus tard, l'air contrarié qu'on puisse le déranger, torse nu. Emma lui cria alors dessus, sans que le brun ne l'écoute pour autant. Il la détaillait. La blonde avait un visage fatigué, des larmes aux coins des yeux, le visage en colère, et surtout, ne sentait pas la rose. Lorsqu'il écouta à nouveau ce qu'elle lui disait, il se rendit compte qu'elle parlait de son chien qui avait fait sur son paillasson, et il comprit l'odeur.

« Je suis désolé. » dit-il simplement, l'air moins agacé soudainement. La blonde, auparavent en colère, se rendit vite compte de la sincérité de ces excuses, et soupira.

« Bien, faites attention s'il vous plaît. Je dois aller travailler, au revoir. »

Elle défit ses longues bottes, rentra chez elle changer de chaussures, puis partie. Elle n'avait même pas le temps d'essuyer le tapis.

Lorsqu'elle revint à dix heures du matin, son paillasson avait disparut, et avait été remplacé par un autre. Fronçant les sourcils, elle ne s'y attardat pas, elle était morte de fatigue.

A deux heures de l'après-midi cependant, l'on vint sonner à sa porte. La tête embrumé, elle alla ouvrir, se demandant qui pouvait l'interrompre en plein sommeil, pour une fois que son voisin était silencieux. Après quelques secondes à essayer de voir la personne en face d'elle, elle se rendit compte que c'était en fait son voisin.

« - Jones? » demanda-t-elle.

« - Swan. Dit-il simplement. Je voulais.. Euh.. M'excuser … Pour le tapis... » Il se gratta la tête, gêné. « Ainsi que pour tout le reste... Le propriétaire m'a apprit que vous étiez infirmière de nuit, et que le jour vous vous reposiez, je ne savais pas, désolé... »

Le blonde le regarda, ne sachant que dire. Le nouveau tapis lui revint en tête.

« -Et ça ? C'est de vous ?

- Oui, la tâche ne voulait pas s'enlever alors je vous en ai dégoté un autre ! Et... » Devenu tout rouge, le jeune homme en face d'elle était totalement gêné par ce qu'il s'apprêtait à dire. « Je voulais vous proposez, pour me faire pardonner, un dîner ? »

La blonde ne sû que dire. Le beau voisin bruyant du palier lui proposait un rencard. Lorsque l'idée lui monta à la tête, elle devint si rouge que le jeune homme pensa à un coquelicot en la voyant. L'assurance de Jones revint alors, et lui fit un sourire en coin, en déclarant qu'elle était visiblement d'accord.

« - Je suis disponible ce soir si vous voulez, je comptais rattraper quelques heures de sommeil mais si gentiment demandé... » Elle lui sourit, et lui dit qu'elle l'attendait à sept heure le soir, avant de refermer la porte pour retourner se reposer un peu avant la soirée qui changerait définitivement toute sa vie.