Merci pour toutes les reviews (et pour celles sur les autres traductions, même si je n'y ai pas répondu, ce que je fais rarement pour les One-Shot). Voilà le cinquième chapitre, en espérant qu'il vous plaira.
Bonne lecture :)
Auteur : guineapiggie
Titre original : 1, 2, 3, 4
Beta : Sayuri-geisha
Note de l'auteur : Je ne possède rien. Voilà, clair et concis.
Bon, après des chapitres portés mélancolie, je cherchais un sujet plus joyeux, un peu guimauve, pour me remonter le moral. Il s'avère que j'ai plus de facilité pour l'angst, mais j'espère que vous aimerez.
La première fois du Docteur est entre les saisons 6 et 7 pour lui, et pour River, quelques temps après le mariage. (Oui, car je pense que ça lui prendrait tout ce temps pour qu'il l'admette.)
Bonne nouvelle : j'ai récemment trouvé un lien pour voir, enfin, Night and the Doctor. Mauvaise nouvelle, j'avais écrit ça avant, donc ce n'est pas canon. Et je déteste quand ce n'est pas canon. Mais désolée, je suis aussi trop soulagée de l'avoir terminé, alors je ne le changerais pas d'un iota.
Chapitre 5 : 1, 2, 3, 4
There's only 1 thing
2 do
3 words
4 you
I love you
1, 2, 3, 4, par Plain White T's
Cela faisait déjà un bon moment qu'il observait la foule passer devant le petit café parisien où il avait pris place, quand, finalement, il la repéra. Elle portait une robe légère, de couleur bleu clair, et ses boucles qu'il aimait tant étaient rassemblées en un chignon qui lui semblait horriblement compliqué. Ainsi, elle se fondait parfaitement dans la haute société du début du vingtième siècle.
Cette vision le fit sourire. Oh, River, toujours parfaite. Elle lui avait tellement manqué.
- Puis-je vous inviter à venir prendre une tasse de thé, ma'ame ?
Elle se retourna et répondu avec le même ton taquin :
- Monsieur, je me dois de vous informer que je suis mariée.
- Je ne pense pas que votre mari verrait un inconvénient à ce que vous vous asseyiez avec moi un petit instant.
Elle s'assit gracieusement en face de lui, et afficha un sourire.
- C'est gentil de ta part de m'avoir attendue. Et puis c'est un endroit vraiment charmant.
- Je pensais bien que tu l'aimerais, répondit-il chaleureusement, tout en observant la ville qui s'étendait à leurs pieds. Alors, quelles sont les nouvelles, Docteur Song ?
Elle lui parla des études qu'elle continuait à mener tout en s'échappant régulièrement de sa prison afin de pouvoir récupérer des documents, et de ses aventures les plus récentes. Qu'elle les ait vécues seule le contrariait plus que prévu. Il savait qu'elle pouvait prendre soin d'elle-même, néanmoins…
Il remarqua soudain que son poignet droit formait un angle inhabituel, et qu'elle ne le bougeait que rarement.
- Qu'est-ce qui est arrivé à ta main ?!
La question était sortie toute seule et, immédiatement, il regretta d'avoir employé un ton si rude. La voir ainsi blessée le mettait hors de lui, mais cela, elle n'avait pas besoin de le savoir.
- Oh, ce n'est rien, je t'assure. Je me suis foulée le poignet en frappant un gars en 2098.
- Pourquoi l'as-tu frappé ?
Elle haussa les épaules, et répondit avec nonchalance :
- Il m'a dit qu'il m'aimait.
Le Docteur s'étouffa dans son thé. River se leva aussitôt et lui tapota le dos, riant de sa réaction. Lorsqu'il eut cessé de tousser et essuyé ses yeux humides, elle riait encore.
- C'est si choquant que ça ?
- Est-ce que tu frappes tous ceux qui te disent ça ? demanda-t-il en ignorant sa question.
- Seulement si ce sont des idiots. Sans compter qu'ils ne sont pas si nombreux que ça, ajouta-t-elle d'un ton qui se voulait léger, mais dans lequel il perçut une pointe d'amertume.
- Quoi qu'il en soit, n'est-ce pas plutôt mon rôle de les frapper, plaisanta-t-il mollement pour essayer de détendre l'atmosphère.
- Peut-être bien, sourit-t-elle, sauf que tu n'étais pas là. Et n'est-ce pas le rôle de l'épouse que d'assurer celui de son mari en son absence ?
- Content de pouvoir compter sur toi, chérie.
-o-o-o-
Quand le TARDIS se matérialisa dans la cellule de River, il pleuvait des cordes de l'autre coté des fenêtres à barreaux de Stormcage.
- Le temps ne change-t-il donc jamais ? demanda-t-il en jetant au dehors un regard exaspéré.
- Oh, si, répondit-elle, la voix chargée de sarcasmes alors qu'elle lui lançait l'habituelle boîte d'allumettes. Le ciel prend parfois une teinte de gris plus clair, et d'ordinaire, il y a plus de vent.
- Bon sang, mais qu'est-ce que je t'ai fais…, chuchota-t-il.
- Je referais la même chose s'il le fallait, mon cœur, déclara-t-elle fermement.
Elle lui adressa un sourire combattif, celui qui la faisait paraître plus forte qu'il ne le serait jamais, celui qui lui rappelait tout ce que cette femme avait traversé dans sa courte vie, et ce qu'elle était encore en train d'endurer.
- Je n'ai aucun regret.
Il s'approcha d'elle suite à ces derniers mots, et, tout en faisant attention à ne pas blesser davantage sa main, il attrapa ses poignets et la plaqua contre le mur.
- Qu'est-ce que… Docteur, que fais-tu ? balbutia-t-elle en essayant de se libérer.
- Je fais juste en sorte que tu ne fasses de mal ni à toi, ni à moi.
- C'est complètement insensé, pourquoi je nous ferais du mal ?
- Parce que…
Il prit une profonde inspiration, puis plongea son regard dans ses yeux magnifiques, bien qu'emplis de confusion.
- … je t'aime.
Il fallut quelques secondes pour que ses mots fassent sens, mais, lorsque ce fut le cas, un sourire se dessina sur ses lèvres.
- Cela me convient tout à fait.
- Tu ne vas pas essayer de me frapper ? s'assura-t-il prudemment.
- Promis.
Il vit alors réapparaître dans ses yeux l'étincelle joyeuse qui lui avait tant manqué. Lentement, il relâcha ses mains et se recula, toutefois elle l'attira de nouveau vers elle pour un baiser étourdissant.
Et bien, ça aussi, ça lui avait manqué.
Elle baissa le regard pour le poser sur son journal, et ne put s'empêcher de sourire. Tu n'es qu'une fillette sentimentale. Elle avait pratiquement écrit cinq pages, seulement, on ne se mariait pas tous les jours après tout. Surtout pas au sommet d'une pyramide, sans prêtre, avec ses parents pour seuls invités, et sans que son père ne soit au courant qu'il était son père. Et tous les hommes n'assistaient pas à leur propre mariage à l'intérieur d'un robot, ni ne se mariaient dans une version alternative de leur réalité, d'ailleurs. Certes, elle aurait imaginé quelque chose d'un peu plus… romantique. Seulement, cette façon de faire leur ressemblait bien plus. Avec leurs vies dans le désordre, sans dessus dessous… évidemment que leur mariage ne pouvait pas être normal !
Un bruit très familier sortit River de ses pensées. Oh, un jour… un jour il faudra qu'elle lui dise de desserrer les freins. Souriante, elle se leva et se demanda quelle version de lui elle était sur le point de rencontrer.
- Alors, vous êtes prête, Docteur Song ?
- Prête pour quoi ?
A la place de son habituel tweed, il portait un costume formel, et, oh oui, elle aimait ça.
- Et bien, je t'emmène. Après tout, nous sommes mariés depuis… 102 heures, dit-il en jetant un coup d'œil rapide à sa montre, et cette prison n'est pas un endroit pour fêter ça. Allez, viens.
Il prit sa main, et la poussa dans le TARDIS avant qu'elle n'ait eu l'occasion de protester. Encore aurait-il fallu qu'elle en ait l'intention.
-o-o-o-
Il ouvrit la porte devant elle avec un sourire et un simulacre de révérence.
- Impossible à décrire, il faut le voir. Vas-y, après toi.
Elle se retrouva alors dans une clairière entourée d'arbres massifs et exotiques. La légère brise agitait leurs sombres feuilles circulaires, leur donnant un éclat argenté. Les hautes herbes dans lesquelles s'était posé le TARDIS ondulaient, lui chatouillant les jambes. Mais le ciel… oh, le ciel… le ciel s'avérait spectaculaire. Jamais encore elle n'avait vu autant d'étoiles, comme des milliards et des milliards de petites perles jetées sur du velours noir. C'était magnifique.
- Chouette, hein ?
- Absolument, répondit-t-elle en s'efforçant de garder sa voix aussi calme que possible.
Elle ne voulait pas qu'il s'aperçoive combien elle se trouvait troublée qu'il se tienne aussi près d'elle, une main sur son épaule, l'autre légèrement appuyée contre sa hanche.
- Personne ne vit ici ?
- Si, bien sûr, mais ils sont très timides, expliqua-t-il avec un sourire. Personne ne nous dérangera. Viens, allons jeter un coup d'œil aux alentours.
Ils errèrent à travers la forêt silencieuse, plaisantant, riant, et parlant de tout et de rien. Elle ne l'avait pas vu aussi relaxé depuis très longtemps. A vrai dire, elle n'était même pas certaine qu'il l'ait déjà vraiment été.
- Cela fait combien de temps, pour toi, depuis le mariage ?
- Oh, un petit moment… deux ans.
Il prit sa main dans la sienne, et afficha un sourire incertain.
- Je suis désolé de t'avoir envoyé en prison, River.
- Ca n'a pas d'importance.
- Dix mille condamnations à vie consécutives n'ont pas d'importance ?
- C'est douze mille. Et non, pas la moindre. Tu pensais vraiment que j'étais prête à détruire la totalité du temps et de l'espace pour toi, mais que je ne m'étais pas préparée à finir en prison ? Ca va. Et puis, au moins je suis en sécurité à Stormcage, le Silence ne me trouvera pas, là-bas.
- C'est vrai…, marmonna-t-il non convaincu.
- Sans compter que tu m'as promis de m'en faire sortir de temps à autre.
Son humeur se métamorphosa instantanément. Il se tourna vers elle avec un grand sourire et lui déclara :
- Je t'avais promis les étoiles, n'est-ce pas ? Et bien, elles sont là !
Il semblait si fier de lui, qu'il lui rappela, une fois encore, un petit garçon qui donnerait à sa mère le dessin fait pour elle.
-o-o-o-
Elle s'allongea dans l'herbe tendre, les doigts toujours fermement liés aux siens, et leva les yeux en direction de l'obscurité étincelante d'étoiles. Pour la première fois depuis des jours, elle pouvait se laisser aller.
- Penses-tu que tu les verras toutes ?
- Toutes les étoiles ? rit-il. Oh, mon dieu, non ! Seulement celles qui sont intéressantes.
En le sentant dessiner du bout des doigts des cercles sur sa peau, elle tourna la tête et le regarda. Il contemplait toujours le ciel, un petit sourire satisfait sur les lèvres. Il paraissait heureux. Heureux d'être avec elle.
- Mon petit cœur ?
- Mmh ?
- Je t'aime.
Elle avait déjà prononcé ces mots auparavant, dans la pyramide, mais cela ne comptait pas, pas vraiment. Elle ne pensait même pas à lui dire réellement, ces mots lui avaient échappé car elle se sentait désespérée et terrifiée.
C'était donc comme la première fois. Il le savait sûrement depuis longtemps et elle le lui avait probablement déjà dit, dans ce qui était encore son futur personnel… néanmoins, de son point de vue à elle, elle ne le lui avait pas encore dit. Pas jusqu'à aujourd'hui.
- Oui, et… j'espère bien. Nous sommes tout de même mariés, susurra-t-il avant de l'embrasser, et, contre ses lèvres, elle put sentir qu'il souriait.
NdT : N'hésitez pas à aller voir la fic original si vous le pouvez. Le lien se trouve comme toujours dans mes favoris. Et une petite review pour dire ce que vous pensez de la traduction est toujours bienvenue ;) N'hésitez pas non plus à me signaler toute erreur que vous auriez vu !
N'oubliez pas que je suis toujours ouverte aux suggestions, et que je met à jour mon profil régulièrement pour indiquer les textes à venir !
Je pense envoyer dans la semaine plusieurs autres textes à ma bêta, et je pense alterner entre les publications de différentes fanfics et de ce recueil d'OS dans les semaines à venir, histoire d'avoir un peu de diversité.
A bientôt pour la suite !
RaR
Si j'avais su qu'il fallait que je dise ça pour avoir des reviews, je l'aurai fait plus tôt ^_^ (vu que ça marche j'en profite : j'aimerai savoir aussi ce que vous pensez de "ou pas du tout", un autre one-shot que j'ai traduit sur ce couple *sifflement innocent*)
OldGirl-NoraArlani: Merci pour la review, et pour la correction. J'ai modifié le chapitre en conséquence (ça semble d'ailleurs bien plus logique, je ne sais pas à quoi je pensais en traduisant ainsi). Si d'autres choses te dérangent n'hésite pas à m'en faire part :)
sayuri-geisha : Merciii :3 Hum, pour moi il n'y a pas à hésiter, c'est plutôt de la malchance. Ne jamais savoir quand tu vas voir l'autre, où il en sera dans la relation, s'il va seulement te connaître... et ne même pas te rendre compte qu'un jour tu cesses tout simplement de voir l'autre, comme ça, sans que rien ne l'ai laissé présager, sans t'être rendu compte que c'était la dernière fois... Mais ceci dit tu as raison, je ne suis pas sûre qu'ils auraient un tel lien s'ils avaient une timeline normale. Je pense que ce qui a plu au Docteur en tout premier lieu, c'est tout ce mystère qui entoure River, l'avoir vu mourir en sachant qu'elle le connaissait si bien. C'était une énigme à résoudre.
