Marinette se figea, sentant son sang se glacer dans ses veines en réactions aux venimeuses paroles de Chloé. Un éclair de panique pure la traversa tandis que ses pensées se bousculaient dans sa tête. Elle pouvait sentir les battements affolés de son cœur résonner distinctement dans sa poitrine.

Son secret ?

Non, non, non. Ce n'était pas possible, Chloé ne pouvait pas avoir recouvert son identité secrète, c'était forcément autre chose, comment aurait-elle pu…

Un filet de sueur glacée s'écoula avec une lenteur insoutenable le long de sa colonne vertébrale.

Est-ce qu'elle l'avait démasquée la veille ? Ou peut-être avait-elle espionné sa conversation avec son partenaire quelque minutes plus tôt, entendant Adrien la surnommer « ma Lady » tandis qu'elle-même l'appelait affectueusement « mon chaton » en retour ?

Non, du calme. Du calme. Elle se trompait peut-être complètement. Il fallait impérativement qu'elle conserve son sang-froid afin de ne pas se trahir malencontreusement.

Marinette se tourna vers sa blonde camarade, espérant que Chloé n'ai pas senti la brutale accélération de son pouls sous ses doigts toujours fermement agrippés à son bras aussi sûrement que si sa main avait été la serre d'un rapace. Se forçant à rester impassible, elle lui jeta un regard froid et distant, en opposition parfaite avec la fureur difficilement contenue qui brûlait dans les yeux de Chloé.

« Mon secret ? » répéta-t-elle, réussissant à maitriser suffisamment sa voix pour répondre d'un ton poli, presque indifférent.

« Oui », cracha Chloé avec colère, « Votre petit couple, à toi et Adrien, je n'y crois pas une seconde. C'est n'est juste pas possible. Jamais mon Adrien n'accepterait de se compromettre avec quelqu'un comme toi. Et puis ça sort de nulle part. Je sais que tu caches quelque chose », poursuivi-t-elle, déversant d'une traite toute sa rancœur sur Marinette.

« Je ne sais pas comment, mais je suis sûre que tu as trouvé un moyen de faire chanter Adrien pour le forcer à sortir avec toi », poursuivit-elle, lâchant enfin Marinette pour pointer son doigt vers elle, l'agitant si près de son visage que la jeune fille se demanda avec une certaine angoisse si Chloé n'allait pas lui crever un œil. « Les autres ont peut-être cru à ta petite comédie, mais moi, je vois clair dans ton jeu. Je vais chercher, et je vais trouver. Et ce jour-là, Adrien sera libre et moi, je ferai de ta vie un enfer sur terre. »

Puis, tournant les talons avec un petit reniflement méprisant, elle s'éloigna à grands pas dans le couloir, sans même laisser le temps à Marinette de répliquer. Même si sur le coup, cette dernière n'aurait sûrement pas été en état de riposter. Marinette était bouche bée, sonnée par ce brutal déferlement de colère qui venait de s'abattre sur elle. Son cœur s'était emballé et battait furieusement dans sa poitrine, lui donnant presque une sensation de vertige.

Chloé et elle n'avait jamais été amies, on pouvait même plutôt dire qu'elles se détestaient cordialement. Mais là ça allait plus loin encore. C'était clairement de la haine qu'elle avait vu dans les yeux de sa blonde camarade.

Marinette ne put s'empêcher de frissonner. Elle avait beau être soulagée que Chloé n'ait pas découvert sa double identité et celle de son partenaire, elle restait malgré tout extrêmement préoccupée. Elle ignorait si la rage de la fille du maire était motivée par de la jalousie pure ou par une sincère inquiétude pour Adrien, mais Chloé semblait plus déterminée que jamais à trouver quelque chose de compromettant sur elle.

Et Marinette n'osait pas imaginer ce qu'il se passerait si Chloé découvrait réellement son secret.

Elle serra les poings, respirant profondément pour essayer de calmer les battements affolés de son cœur qui cognait dans sa cage thoracique comme le ferait un oiseau effrayé dans une cage.


Lorsqu'elle revint dans la salle de classe, Adrien lui jeta un regard interrogateur. Marinette avait l'air préoccupée, plus que quand il l'avait quittée. L'espace d'un instant, il se demanda si quelque chose s'était passé, mais sa partenaire lui adressa un petit sourire rassurant avant d'aller s'asseoir à sa place. Leur professeur étant rentré à la suite de la jeune fille pour commencer le cours suivant, Adrien n'eut guère le loisir d'approfondir la question.

Les minutes s'écoulèrent avec une lenteur désespérante. Depuis ce matin, il avait l'impression que le temps était presque figé tant il avait de mal à se concentrer sur les cours. Ses pensées ne cessaient de s'envoler vers Marinette, vers sa Lady. Il avait l'impression que des frissons électrisants parcouraient la peau de son dos tandis qu'il pensait à elle, terriblement conscient du fait que la fille de ses rêves était assise juste derrière lui, à quelques dizaines de centimètres à peine, et qu'il ne pouvait même pas se retourner. Il n'avait qu'une seule envie : que les cours se terminent au plus vite pour qu'il puisse enfin passer à nouveau du temps à ses côtés. Il voulait parler avec elle, écouter sa voix mélodieuse chanter à ses oreilles. Admirer cet éclatant sourire qui illuminait régulièrement son visage. L'embrasser, sentir la douce chaleur de ses lèvres sous les siennes.

Il ne se rendit pas compte qu'Alya avait donné un discret coup de coude à Marinette, lui faisant remarquer avec un clin d'œil malicieux la rougeur de la nuque du jeune homme et soulignant à voix basse qu'il était facile de deviner vers qui ses pensées papillonnaient en ce moment même. Marinette étouffa une légère quinte de toux et se replongea dans ses cahiers, mais ses joues avaient pris une vive couleur carmin tandis qu'un léger sourire flottait sur ses lèvres.

L'heure de la pause de midi sonna, rendant aux élèves leur liberté le temps du repas. Avant que qui que ce soit n'ait pu faire le moindre mouvement, Chloé se rua en direction d'Adrien, glissant fermement son bras sous le sien et maintenant le jeune garçon contre elle d'une poigne de fer.

« Adrichouuuu », minauda-t-elle, « On mange ensemble ? ça fait une éternité que tu n'as pas déjeuné avec moi ! »

Adrien tenta de se dégager tant bien que mal, mais la main de Chloé était fermement agrippée à sa manche, ses ongles pointus accrochant le tissu de sa chemise. Le jeune homme se retint de pousser un soupir. Chloé était son amie d'enfance et il ne tenait pas à la blesser, mais ses perpétuelles avances l'avaient toujours gêné, et il était encore plus embarrassé qu'elle poursuive sciemment dans cette voie alors qu'elle était parfaitement au courant de l'évolution de sa situation sentimentale.

Il pouvait sentir le regard de Marinette peser sur eux. Lorsqu'il jeta un coup d'œil dans la direction de la jeune fille, il réalisa qu'elle était effectivement en train de les observer, une lueur indéchiffrable dansant au fond de ses grands yeux bleus.

Contrairement à d'habitude dans ce genre de cas, Marinette ne semblait pas en colère. Son visage reflétait plutôt un étrange mélange de sentiments. Elle semblait à la fois curieuse, inquiète et pensive. C'était subtil, personne ne semblait avoir remarqué son trouble, mais il connaissait bien cette expression pour l'avoir souvent vue sur le visage de sa Lady lorsqu'elle se retrouvait face à un délicat problème.

« Heu… écoute, Chloé, c'est vraiment gentil », balbutia-t-il, abruptement ramené à la réalité lorsque la blonde jeune fille lui secoua vigoureusement le bras, s'impatientant devant son silence. « Mais tu vois, j'ai déjà quelque chose de prévu pour ce midi», poursuivi-t-il en désignant Marinette, Alya et Nino. « Une autre fois peut-être ? », conclut-il avec un sourire d'excuse.

« Adrichou », soupira Chloé en balayant ses paroles d'un geste de la main. « Tu es trop naïf. Tu n'as pas besoin de t'abaisser à fréquenter ces gens là, ils ne méritent pas que quelqu'un de ton standing s'intéresse à eux », continua-t-elle en jetant un regard méprisant à ses amis.

Le sang d'Adrien ne fit qu'un tour. Il avait toujours mis un point d'honneur à essayer de ne pas heurter les sentiments de sa blonde amie malgré le comportement égoïste et dédaigneux qu'elle affichait bien trop souvent, mais là Chloé dépassait largement les bornes. Il se dégagea d'un geste brusque de son étreinte, faisant appel à tout son sang-froid pour ne pas laisser échapper de grossièreté en réponse à ses paroles médisantes.

« Je crois que mon standing s'en remettra, merci de t'en inquiéter », répliqua-t-il d'une voix rude. « Maintenant, tu m'excuseras… »

Puis, tournant rapidement les talons, il sortit de la salle, attrapant Marinette par la main tandis qu'Alya et Nino les suivaient de près.


Adrien fulminait encore alors qu'ils faisaient route vers le réfectoire. Il ne tenait franchement pas à se brouiller avec Chloé, mais son attitude hautaine l'avait mis hors de lui, d'autant plus que la scène s'était déroulée directement sous les yeux de sa chère Marinette.

« Bon, on ne va pas laisser cette peste gâcher notre repas », s'exclama Nino en lui donnant une vigoureuse claque dans le dos.

Adrien grommela, vacillant légèrement sous le choc, mais ne put s'empêcher de laisser échapper ensuite un petit rire face au franc sourire de son voisin de classe. Il sentit sa mauvaise humeur s'évanouir instantanément. Il avait toujours eu du mal à rester fâché quand il voyait son meilleur ami le soutenir ainsi, et il se sentit soudain envahit par une immense bouffée de gratitude. Lui qui n'avait jamais réellement eu d'ami avant d'intégrer le collège, avait eu une chance inouïe de faire la connaissance de Nino. Il lui était sincèrement reconnaissant de s'inquiéter ainsi pour lui et d'essayer de lui remonter moral à sa façon. Avec un petit sourire malicieux, il répliqua en lui donnant à son tour une tape sur l'épaule, tout en lui répondant simplement :

« Merci, Nino. »

Les quatre adolescents trouvèrent rapidement une table où s'installer, Nino et Alya s'installant face aux deux héros. Ils s'étaient à peine assis que la jeune apprentie-journaliste reprit son interrogatoire là où elle avait dû l'interrompre, ne pouvant manifestement pas tenir une minute de plus sans leur poser toutes les questions qui se bousculaient dans sa tête.

« Bon, maintenant qu'on est un peu plus tranquilles, reprenons là où nous nous sommes arrêtés », attaqua-t-elle avec un grand sourire, savourant manifestement l'instant. « J'ai tellement de choses à vous demander », poursuivit-elle avec un regard extatique.

Elle jubilait, visiblement à la fois ravie pour sa meilleure amie de la récente évolution de sa situation sentimentale et se délectant d'avance du petit interrogatoire qu'elle comptait bien mener.

Adrien jeta un coup d'œil inquiet à Marinette, qui haussa les épaules en réponse. Elle connaissait sa meilleure amie mieux que personne et elle savait pertinemment que rien ni personne ne pouvait l'arrêter lorsqu'elle était dans un tel état d'excitation. Tout ce qu'elle pouvait espérer, c'était que l'histoire qu'Adrien et elle avaient convenu de raconter serait suffisamment convaincante pour ne pas pousser Alya à mener une enquête plus approfondie.

Marinette respira un grand coup, essayant de se préparer mentalement à subir l'assaut d'Alya. Son cœur battait à grand coups dans sa poitrine. Elle réalisa soudain que ses doigts tremblaient légèrement, et elle lâcha ses couverts pour laisser ses mains reposer sur ses genoux tandis que sa meilleure amie se penchait légèrement vers elle.

« Alors », commença Alya avec un petit sourire, « Tu vas enfin me raconter ce qu'il s'est passé hier ? Tu ne m'avais pas dit que tu comptais parler à Adrien. »

« Heu… Oui, non, ce n'était pas prévu en fait », bredouilla Marinette, cherchant fébrilement ses mots. « On s'est… On s'est croisés devant la salle de physique, je ne faisais pas attention et je me suis cognée contre lui. »

Alya étouffa un petit rire, se penchant par-dessus la table pour donner une petite tape amicale sur l'épaule de Marinette. Cette dernière lui répondit d'un sourire nerveux, sentant son cœur battre avec tant de force qu'elle avait l'impression que tout le monde pouvait entendre chacun des lourds coups qui résonnaient dans sa cage thoracique.

Sous la table, la main d'Adrien chercha la sienne, immobilisant ses doigts tremblants et les serrant en signe d'un muet encouragement. Marinette s'y raccrocha de toutes ses forces, puisant dans ce rassurant contact la force nécessaire pour continuer à jouer parfaitement son rôle.

D'un petit geste, Alya encouragea son amie à poursuivre son histoire.

« Et… et puis, je ne sais pas, ça… ça a été l'impulsion du moment du moment », bafouilla Marinette. « Je lui ai dit… enfin, je… »

Elle se tu, incapable de trouver ses mots, rougissant de gêne au fur et à mesure qu'elle dévidait ses mensonges. Elle avait l'impression que la peau de ses joues était en train de se consumer lentement, se sentant sincèrement mal à l'aise à l'idée de tromper Alya sur un sujet qui lui tenait tant à cœur. Heureusement, les doigts d'Adrien entrelacés avec les siens la soulageaient un peu de sa culpabilité, lui rappelant que quoi qu'il arrive, elle avait le soutien indéfectible de son partenaire, et qu'en agissant ainsi elle protégeait non seulement l'identité de Ladybug, mais aussi celle de Chat Noir.

Prenant une profonde inspiration, elle se prépara à reprendre le fil de son histoire. Elle ne voulait pas s'attarder sur ce qu'elle et Adrien auraient pu dire ou faire, rougissant d'embarras rien qu'à imaginer la conversation qu'ils auraient pu avoir.

« Enfin voilà, je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre, mais au final il s'avère qu'Adrien et moi on ressentait la même chose », continua-t-elle en échangeant un chaleureux sourire avec son partenaire.

Alya et Nino sourirent à leur tour devant cet échange complice.

« Et puis il y a eu l'attaque », reprit Marinette d'un ton plus grave. « On s'est retrouvés séparés, il y avait des explosions partout, et… et… »

Sa voix se brisa sous le coup de l'émotion. Le souvenir des évènements de la veille étaient encore vivace dans sa mémoire, faisant cruellement remonter à la surface la peur et l'angoisse qu'elle avait ressenti durant ces terribles instants où elle ignorait encore le sort d'Adrien. Elle sentit soudain son souffle se raccourcir alors qu'elle perdait presque imperceptiblement le contrôle de sa respiration.

Elle n'était plus seulement en train de réciter la fable qu'Adrien et elle avaient mise au point, mais elle se remémorait aussi avec précision ses effroyables souvenirs de la journée de la veille, revivant malgré elle les émotions qui l'avaient torturée le jour précédent.

De son côté, Adrien avait légèrement pâli, se rappelant lui aussi avec une impitoyable acuité de la terreur qui avait noué ses entrailles lorsqu'il avait cru avoir perdu sa Lady. Il lâcha la main de Marinette pour pouvoir passer son bras autour de la taille, serrant fermement son corps contre le sien, tentant inconsciemment de se réconforter à ce contact.

Tout allait bien, ce cauchemar était derrière eux.

Nino et Alya les regardèrent avec sympathie, paraissant compatir à l'épreuve qu'avaient manifestement traversée leurs amis. Ils changèrent volontairement de sujet de conversation afin de laisser à Marinette et Adrien le temps de se remettre de leurs émotions.

Durant plusieurs minutes, ils parlèrent de tout et de rien, la discussion portant aussi bien sur leurs camarades de classe que sur les derniers films sortis au cinéma. Les deux héros sentaient leur calme revenir peu à peu tandis que le rythme de leurs souffles et battements de cœurs semblaient enfin décidés à s'apaiser. Adrien avait lâché la taille de Marinette afin de pouvoir poursuivre son repas, mais il était tout de même resté assis proche d'elle, leurs genoux ou épaules se touchant par intermittence en un rassurant contact.


« Par contre, Adrien, je ne savais pas que tu t'intéressais à Marinette », lança subitement Nino avec un manque de tact particulièrement flagrant qui lui valut un violent coup de coude dans les côtes de la part d'Alya, et ramenant ainsi le sujet sur la nouvelle situation sentimentale de ses amis.

Adrien et Marinette tressaillirent imperceptiblement. Nino venait de mettre le doigt sur la raison exacte pour laquelle ils avaient préféré opter pour une histoire où Marinette ferait le premier pas.

« Quoi », protesta Nino à l'attention d'Alya, esquissant une petite grimace de douleur. « Ce n'est pas ma faute si Adrien n'a jamais parlé d'une fille qu'il… »

Nino s'interrompit brusquement, ses yeux s'écarquillant alors qu'un souvenir semblait lui revenir en mémoire.

« Quoi ? », lui demanda instantanément Alya, sentant l'occasion d'apprendre une information intéressante, tandis que Marinette jetait un regard interrogateur à Adrien.

Celui-ci haussa légèrement les épaules pour montrer son ignorance, avant de tourner les yeux vers son ami, se demandant avec inquiétude ce qui pouvait bien avoir traversé son esprit. Un grand sourire était en train de naître sur les lèvres de Nino alors qu'il le dévisageait, et ça ne le rassurait clairement pas.

« Et bien, il y a eu cette conversation de l'autre jour avec Max et Kim, on parlait… » Nino s'interrompit, rougissant légèrement. « On parlait du physique que pourrait avoir notre fille idéale », avoua-t-il d'une traite.

Alya haussa un sourcil, un petit sourire sarcastique aux lèvres, tandis que le regard de Marinette allait de Nino à Adrien. La nuque de ce dernier s'était vivement empourprée alors que le souvenir de cette conversation lui revenait distinctement en mémoire.

« Au début, Adrien ne voulait pas répondre, mais il a fini nous donner son type préféré », reprit Nino avec enthousiasme, en ignorant superbement l'embarras évident de son ami. « Et je vous le donne dans le mille : Brune aux yeux bleus ! Exactement comme Marinette ! J'aurais dû deviner que c'était à elle que tu pensais ! », conclut-il triomphalement.

Non, pas comme Marinette, mais comme Ladybug, songea immédiatement la jeune fille tandis qu'Adrien enfouissait son visage entre ses bras tout en maugréant qu'avec des amis comme Nino, il n'avait plus besoin d'ennemis.

Marinette laissa échapper un petit rire. C'était de bonne guerre. Jusqu'à il y a quelques jours encore, elle n'aurait pas songé à donner une chance à Chat Noir tant elle était obnubilée par Adrien, et à l'inverse, lui n'avait d'yeux que pour Ladybug. Ironiquement, leurs alter-egos respectifs avaient été leurs rivaux en amour.

Heureusement qu'ils avaient fini par découvrir qui se cachait derrière le masque, se dit-elle en tendant la main vers son partenaire pour ébouriffer affectueusement ses mèches blondes. Adrien releva la tête, une lueur espiègle s'allumant soudain dans son regard avant qu'il n'allonge son bras à son tour pour capturer les doigts de Marinette entre les siens et qu'il ne les porte ensuite à ses lèvres pour y déposer un délicat baiser.

Face à cette démonstration de tendresse, Nino prit une pause faussement dramatique en soupirant « Ahhh, les amoureux…», ce qui lui valut un nouveau coup de coude d'Alya.

« Hey, ça date à peine d'hier », protesta-t-elle en riant. « Laisse les profiter un peu ! »

Adrien et Marinette s'empourprèrent légèrement, échangèrent un regard, puis éclatèrent de rire à leur tour.

A l'exception de l'incident avec Chloé, tout semblait aller pour le mieux.


Bonjour à tous, voici la suite :) . Et avec un fin un peu moins abrupte que les précédentes pour une fois.

J'espère que ça vous a plu, et merci énormément pour toutes les reviews, pour les favs et pour les follows, ça me touche énormément ! ^^