Disclamer: L'histoire est de moi, Yu et Allen sont à Hoshino et les autres personnages de DGM a venir.
Pour public très avertis: Vous êtes prévenus !
Merci à tous ceux qui commentent ^^ Ca fait plaisir et nous pousse un peu à aller plus vite (j'en aurais jamais finis une sinon XD) Et je vous vois ceux qui passent et ne commentent pas! Tention ! XD
Bon il est un peu (beaucoup) plus nul que les deux autres (ça y est je m'essouffle! XD)
Et comme toujours: Désolé pour les fautes T.T et comme toujours bonne lecture.
Titre : Kap
Chapitre 3: Chercher c'est aussi accepter ce que l'on a trouvé.
[20 minutes plus tard]
[Temps restants : 49 heures et 27 minutes]
« Enfoiré… »
Un kappeur était à terre, à bout de souffle il se maintenant du mieux qu'il pouvait contre un arbre.
« Voilà ce qui arrive quand on veut jouer au dessus de notre niveau, on s'en mord les doigts !
- Qui…Qui est tu ?
- Moi ? Un simple citoyen libre. » Répondit un garçon à la chevelure de neige.
Il fit volteface et continua son trajet comme si de rien était, Allen s'enfonça de plus en plus dans la forêt et arriva près d'une grotte qu'il emprunta sans aucun doute dans ses actes.
Non loin de là, un beau brun coupait le bois sans se soucier de la végétation, gagnant du terrain sur sa proie qui ne se doutait encore de rien. Les deux tourtereaux eux, l'avaient laissés partir et rejoignaient l'entré rapidement en espérant ne pas faire de nouvelles mauvaises rencontre et espéraient revoir Yu et Allen autrement que bercé par des coups de poings réciproques. Malheureusement ils en doutaient fort et la vitesse à laquelle le célibataire c'était rué après que Tyki lui est renseigné l'endroit potentiel où le blandinet devait se cacher, ne les aidaient pas à penser autrement.
Il ne tarda pas à rencontrer le kappeur engourdit qui tentait de se relever, il passa devant sans même lui jeter un regard et poursuivit son chemin. Cependant son adversaire ne sembla pas l'entendre de cette oreille et se permit d'entamer une conversation qu'il ne savait pas encore : très déplaisante.
« Tu cherches le gamin au cheveux blanc ? »
Yu s'arrêta subitement, savoir que le moyashi était passé par ici le rassurait dans sa filature mais savoir qu'il avait été en contact avec un autre kappeur le crispa, des théories imaginaires voletaient à tout allure dans son esprit et ne le rassurait pas le moins du monde. Sans même se retourner il lui répondit.
« Oui et ?
- Tu devrais laisser tomber, ce type c'est un malade.
- C'est lui qui t'a mis dans cet état ? Demanda le plus jeune des Kanda
- Ouai et il y est pas allé de main morte… Regarde mon état.
- Si tu n'avais pas touché à une monture que la tienne ça ne serait pas arrivé.
- Oh… Si on ne peut pas s'amuser.
- S'amuser ?
- Attend… C'est le tiens ? »
Kanda ne réfuta pas, laissant tout le loisir à son interlocuteur de choisir lui-même la réponse à sa question. La sienne fut un long rire haletant qu'il laissa duré un petit moment, de son côté notre héros ne cilla pas trop préoccupé sur une interrogation qui visait à savoir si Allen venait d'être… Il chassa cette idée, il ne serait pas digne d'être à lui s'il se faisait avoir par un type aussi répugnant.
« Ton chaton est toujours sauvage, je te le laisse. Après tout j'en ai suffisamment pour moi. »
Yu esquissa un sourire, oui ce crétin était toujours à lui mais son tendre amour allait devoir attendre un petit moment… Quelque chose d'important devait se faire avant. Il se retourna et se dirigea vers le kappeur qui tenait à peine sur ses jambes, sa main contre l'arbre tentait de le soutenir du mieux qu'il pouvait. Il vit Yu s'approcher lentement et coller dans ses yeux, son regard froid qui le lacérait de tout son être d'un air impassible.
« Dis-moi… Combien en as-tu ?
- Cinq ! Cela me suffit largement. Fit le kappeur fier de lui.
- Je vois… Cela fais donc dix être malheureux que tu viens de crée… Calcula t'il
- Hein ?
- Et bientôt ça en fera onze.
- Pourquoi onze ?
- Tu les a privé de leur moitié, de leur bonheur… Et d'ici peu tu vas perdre celui qui te rend si heureux…
-Que… »
Sans d'autres mots il empoigna la tête du kappeur d'une main et la rejeta de toutes ses forces contre le tronc de l'arbre où il c'était appuyé. Il resta un moment inerte, regardant son opposant demeurer inanimé puis le relâcha et l'observa glisser au sol aves les yeux dans le vague. Yu qui n'allait pas jouer homme d'honneur après l'acte que l'autre avait commis sans aucune moralité, ne se gêna pour abattre violemment son poing contre son visage qui tentait déjà d'encaisser la première attaque. Il agrippa sa cape et déversa sur lui, une pluie de coup de poing à tous les endroits qu'ils pouvaient. Au bout d'un moment, lorsqu'il se sentit mieux, il le relâcha et l'autre retomba une nouvelle fois contre la plante. Mais notre protagoniste était un homme de parole et ne tarda pas à le prouver rapidement en grand guerrier fidèle à ses convictions.
Alors qu'il avait rangé son couteau depuis qu'il avait revu Lavi et sa moitié, il le ressortit prêt à tenir la promesse qu'il venait de faire. D'un geste il déchira la cape qui découvrit l'uniforme qu'il portait tous : on pourrait le décrire chez vous comme un vêtement d'écolier pour institution privée ou telles les écoles en Angleterre ou au Japon. Elle se constituait d'un haut noir avec un col qui remontait jusqu'au menton, les bordures étaient de couleur dorées et retombaient jusqu'en bas, coupant ainsi l'habit en deux. Sur leur torse du coté gauche, l'emblème de leur village était cousu: un soleil avec des rayons triangulaire courbés, symbole de puissance et de pureté. On notait sur les manches deux boutons de manchettes, postées de chaque côté et une même bordure doré. Son bas était plus simple, un pantalon noir et des chaussures de même acabit.
« Qu'as-tu l'intention de faire ? S'écria le kappeur sans défense.
- Juste m'assurer que c'est la première fois et la dernière fois que tu les indisposes…
- Et comment tu comptes faire ça hein ? Rétorqua t'il en se demandant où allait se réfugier ce couteau.
- Connais-tu l'histoire du petit chaperon rouge ?
- Euh oui… ?
- Dans la version la plus connu c'est le chasseur qui sauve le petit enfant.
- Quel rapport ? S'emporta le kappeur qui ne comprenait décidément plus rien.
- Dans l'histoire le sauveur fait une belle incision sur le loup, grâce à cela le conte se termine bien…
- Mais t'es taré ! Tu as l'intention de m'ouvrir le ventre ? J'ai mangé personne moi ! Hurla t'il blême.
- Je ne parlais pas ce loup là… » Répondit Yu d'un long sourire carnassier
Le « loup » regarda sans réussir à déchiffrer les paroles de son agresseur, puis d'un coup il saisit. Il eut un mouvement de recul qu'il ne put retenir mais l'arbre le fit à sa place, cerné il observa alors Kanda se rapprocher dangereusement de lui. On pouvait lire la terreur s'emplanter en lui, son visage mortifié ne laissait planer aucun doute sur la compréhension qu'il venait d'avoir et l'image qui allait bientôt devenir une réalité pour lui.
« Je ne l'ai pas touché ! Tenta le kappeur pour se défendre. Il n'a absolument rien !
- Je te fais confiance… C'est pourquoi tu auras la vie sauve. Tu passeras le bonjour à tes épouses pour moi d'accord ? Je suis sûr qu'elles s'occuperont bien de toi après… »
Puis, alors qu'il tentait de repousser vainement Yu, le couteau découpa le tissu protecteur et ne tarda à rentrer dans la chair dure et ferme. La lame ne tarda pas à s'imbiber de sang et se fraya un chemin dans la peau rougeâtre qu'elle pénétrait farouchement, les textiles proches de la plaie ne tardèrent pas à absorber l'hémoglobine qui fuyait la blessure sous les hurlements d'un loup qui allait bientôt devenir aussi innocent qu'un agneau.
Un petit garçon à la chevelure blanche regardait par la fenêtre l'extérieur, il observait scrupuleusement l'entré de la grotte depuis une bonne demi-heure sans aucune pause. Ses petites mains étaient agrippés au rebord tandis son nez refroidissait au contact de la vitre qui les protégeait du vent. Pour passer le temps, il s'amusait à dessiner sur le carreau en créant de la bué puis formait des petits symboles avec ses doigts. Mais alors qu'il commençait à dessiner sa petite famille, quelqu'un sortit de la grotte et s'avança vers la chaumière où il se trouvait. Le petit le reconnut tout de suite et s'écria plein de joie :
« Allen est de retour ! Papa tu entends ? Il est revenu !»
Sans attendre de réponse il sauta de l'endroit où il c'était posé et se jeta sur la porte d'entrée qu'il ouvrit dans les secondes qui suivirent. Il passa dans l'ouverture et traversa au pas de course le jardin qui le séparait encore d'un Allen qui se mit à sourire en le voyant arriver. Lorsqu'il fut enfin arrivé à sa hauteur, le petit se lança dans ses bras sans crier gare et les deux garçons tombèrent sur l'herbe où une pluie de câlin fut donnée. Un homme plus âgé sortit et les regarda roulé dans la terre avec un œil amusé, il s'assit alors sur le pas de la porte et attendit que ses deux enfants finissent leur chamaillerie de frères.
« Dit grand-frère tu l'as trouvé ? Il est comment ? Beau ? Fort ? Dis-moi tout ! Je veux tout savoir ! »
Pour toute réponse Allen lui adressa un sourire des plus affectueux et le taquina en lui ébouriffant les cheveux puis, ils rentrèrent dans la maison tous les trois. C'était une jolie chaumière où il ne manquait pas de place, depuis des générations elle appartenait au Walker qui y vivait de père en fils.
Elle était composé de ce qu'on pouvait voir dans beaucoup de maison : un salon avec une partie hall qui la mettait en retrait grâce à un paravent situé à sa gauche, en avançant un peu on trouvait alors le coin « salon » avec une table basse et quelques fauteuils pour s'allongé. Puis, on percevait la salle à manger dans un espace distinct comme séparé par une ligne invisible. La cuisine au bout, avait un bar fait de bois et y retrouvait tout les attirails nécessaires à la confection de plat. Les chambres se trouvaient à l'étage, pour cela il fallait emprunter l'escalier dans le hall tout comme la salle de bain.
Allen s'assit dans l'un des fauteuils suivis de son petit frère qui ne se gêna pas pour choisir ses genoux et s'accrocher vivement à son coup, leur paternel lui, se posa en face.
« Comment ça c'est passé ? Demanda le père.
- Bof… Fit Allen feignant d'en parler.
- C'était si mal ?
- Un crétin, un crétin macho-égoïste-puéril-totalement nombriliste, une brute épaisse sans aucune délicatesse et savoir vivre.
- Je vois… Ca a été le coup de foudre alors.
- PARDOOOON ? S'écria le blandinet rouge comme une pivoine. TU…TU DIS N'IMPORTE QUOI !
- Ouaaa ni-san à crié ! Dis le petit qui se bouchait les oreilles.
- Oui, il semble que ce soit le gros lot. Conclu le père d'un sourire
- Il n'est pas question que j'aille avec ce type ! C'est exactement ce que je ne veux pas !
- Ah l'amour… »
Le blandinet pesta contre lui les joues rouges et tourna la tête vers la fenêtre, il pensait vraiment ce qu'il disait… Cet homme était pour lui imbuvable et il ne comprenait pas comment il pouvait être cette « soi-disant » moitié il n'y avait rien qui lui plaisait dans son caractère.
« Ni-san… C'est qui le monsieur à la cape ? Demanda le petit garçon qui imitait son frère en scrutant l'extérieur
- Un crétin. » Répondit-il tout simplement.
Allen fit descendre son petit frère avant de sortir lui aussi du fauteuil et de partir vers le hall, une fois arrivé il se tourna à gauche. Une armoire était encastré dans le mur, le blandin agrippa la poignée et l'ouvrit : à l'intérieur se trouvait une sorte de fusil, il ouvrit une boite de munition posé en bas et l'arma rapidement.
« Allen tu comptes faire quoi ? Demanda le père inquiet.
- Lui apprendre la politesse, peut-être que dans sa deuxième vie on la lui inculquera »
Sans attendre de réponse il sortit dehors, Yu n'était qu'à une dizaines de mètres. Il s'arrêta en voyant le moyashi ouvrir la porte et ne put retenir un petit rire en le regardant venir armer jusqu'aux dents, il ne tenta pas de sortir son couteau et resta immobile le sourire aux lèvres.
« Tu as donc si peur de moi Moyashi ?
- C'est Allen »
Quelque chose attira l'intention de Yu : un petit garçon passa la tête dans l'ouverture et le regarda avec de grands yeux, comme si c'était la première fois qu'il voyait un être humain. Il ouvrit la bouche et après quelques secondes posa une question pertinente :
« Ni-san c'est lui ton chéri ?
-Rentre dans la maison Aaron ! » Ordonna Allen d'un ton sec.
Le petit s'exécuta et partit reprendre sa place derrière la fenêtre pour ne rien louper.
« Je comprends pourquoi tu ne voulais pas partir…
- Oui contrairement à toi je sais ce qu'est la famille ! Qu'est-ce que tu veux encore ?
- Question idiote, toi.
- Je ne viendrais pas. Annonça Allen sûr de lui.
- Si c'est à cause de ta famille, elle peut venir aussi. Il y a suffisamment de place chez moi.
- Non seulement tu es un crétin macho mais en plus tu crois pouvoir m'acheter ? »
Allen braqua son fusil sur Yu et tira, la balle s'éclata contre l'herbe à dix centimètres de lui. Le kappeur ne cilla pas, un visage impassible collait à sa peau et voulait se défaire.
« Dégage. Ordonna Allen
- Tyki m'a raconté qu'aucun Walker à ce jour n'avait été prit, il y a une raison particulière à ca n'est-ce pas?
- Qu'est-ce que ça peut te foutre ? Je ne viendrais pas.
- C'est parce qu'ils tombent amoureux d'autres de votre race c'est ça ? » Demanda Kanda
Le blandin écarquilla les yeux et ses mains baissèrent le fusil, son regard fuyant celui du kappeur et se glissant au sol. Il tenta de contrôler ses expressions mais il ne dissimula malheureusement pas totalement la tristesse qui s'installait en lui.
« Ca ne te regarde pas… Va-t'en.
- Tu es tombé amoureux de quelqu'un d'autre ? Questionna le brun d'une voix plus ou moins menaçante.
- Et si c'était le cas ? Cela changerait quoi ?
- Tu es à lui ? »
La respiration de Yu se fit plus faible en prononçant ses mots, il put voir les yeux du jeune garçon se relever doucement et rencontrer les siens, son visage exprima un sourire sincère et d'une peine qui semblait le ronger de l'intérieur.
« Votre peuple me l'a prit il y a deux ans… » Avoua t'il
Notre protagoniste resta interdit, son cœur rata un battement qui le laissa sans voix pendant quelques secondes, le temps qu'il digère la vérité énoncé. Heureusement pour lui, il avait bien plus de facilité à cacher ses émotions que sa moitié et donc rien ne parut. De son côté, Allen posa le bout du fusil au sol et continua douloureusement son récit.
« Un de tes « amis » c'est amusé à se bâtir un harem, je n'avais que treize-ans à l'époque… Et lui avait le tient. Celui qui était tout pour moi, il c'est sacrifié pour me protéger… Et… Plutôt que de devenir une de vos marionnette il a mit fin à ses jours. Tout ça pour votre petit orgueil personnel. Voilà pourquoi je vous déteste !
- Je n'ai pas l'intention de me faire un harem, j'aurai choisi des proies moins coriaces. Dit-il tout simplement
- Et si je te disais que je lui appartenais ?
- Alors il ne me resterait plus qu'à me donner la mort. »
Sur ces dernières paroles, Yu s'avança lentement en direction du blandin qui tentait de retenir ses larmes le plus possibles. Il détestait pleurer, il devait être fort ou sinon il perdrait une nouvelle fois. Il mordit frénétiquement ses lèvres à sang pour calmer la douleur par une autre mais, il dut s'arrêter quand un pouce effleura sa bouche tendrement. Il tomba dans un regard noir de jais qui contrairement à ce qu'il avait imaginé, c'est-à-dire un désir lubrique et totalement animal, était doux et étonnamment chaleureux. Ce pouce enleva le sang qui perlait puis laissa place à un baume réparateur fait par un baiser, Allen ne répondit pas. Trop surprit et pas assez apprivoisé pour se laisser emporter, il laissa donc simplement faire le kappeur tout en réfléchissant à lâcher ou non le fusil.
Après une petite minute, le guerrier reprit place contre sa faiblesse au cœur. Le bout de l'arme ne tarda pas à s'échouer sur la gorge de Yu qui fit comme si de rien était et continua de caresser ses lèvres d'une langue taquine mais celles-ci restèrent désespéramment closes, il abandonna... Pour le moment.
« Suis-je donc si mauvais pour embrasser ? Demanda le héros
- Va t'en. Ordonna t'il fermement
- Pas de problème mais tu viens avec moi.
- Je viens de te dire que j'étais à lui !
- Très bien alors… »
Kanda empoigna le fusil d'une main, le kappé sursauta en voyant à quel point la force de son adversaire pouvait être puissante. S'il le voulait il pouvait lui arracher l'arme des mains sans aucun problème ! C'était le genre d'ennemi à combattre à distance, la force brute ne lui aurait fait subir pas un seul dégât. Il sentit ensuite l'autre main de Yu attraper la sienne, celle qui recouvrait l'endroit pour tirer puis fut forcer à le mettre en joue.
« Vas-y tire.
- Tu es malade ! Cracha-t-il en se disant qu'il était bel et bien barge.
- Une vie sans toi c'est cela la vraie folie. »
Alors qu'Allen allait répliquer, il s'arrêta brusquement. Son visage renfrogné et plein de colère fit place à une décomposition générale, ses yeux ne regardait plus Yu mais quelque chose derrière lui. Notre héros se retourna tout en se demandant ce qui pouvait bien couper SA conversation si importante et vit assez loin encore une épaisse fumée grise.
« Qu'est-ce que c'est ? Demanda Yu
- Un… Feu. Quelqu'un a allumé un incendie ! »
Le garçon voulu reprendre son fusil et tenta de se soustraire à l'étreinte du kappeur qui ne l'entendit pas de cette oreille. Il lui arracha l'arme des mains et le ramena contre lui.
« Où crois-tu allé moyashi ? Siffla le chasseur.
- Ce n'est pas le moment de flirter Bakanda ! Il faut arrêter cet incendie !
- Et tu penses faire quelque chose avec tes si petites mains ?
- Je suppose que tu as une meilleur solution ô grand maitre vénéré qui sait tout ? Fit il ironique
- Hum… J'aime cette appellation, enfin pour répondre à ta question : Tu va rester ici et je vais m'occuper de ça.
- Je ne vais pas rester ici ! J'ai une famille à protéger moi ! »
Le blandin tenta une nouvelle fois de se défaire en vain, d'une main Yu lui attrapa les joues et les serra fortement avant de l'obliger à s'avancer.
« Ce n'est pas le moment de discuter moyashi, tu fermes ta jolie petite bouche et tu t'exécutes. Si le feu est toujours là et que je ne reviens pas emmène ta famille hors de la forêt. »
Sur ce Kanda le repoussa vivement et repartit rapidement d'où il était apparut. Allen se retrouva alors seul dans le jardin, immobile un long moment et se demandait si il reviendrait bel et bien un jour. Il tourna les talons assez irrité et rentra dans la chaumière avec une mauvaise impression qui ne disparut pas.
Deux heures passèrent, le feu avait été éteins depuis un bon moment mais le beau brun ne revenait toujours pas… Allen assit dans le fauteuil prêt de la fenêtre ne cessait de faire et refaire mille scénario dans sa tête, cherchant une raison qui l'aurait retardé ou empêché de revenir. Le visage dans ses mains, il était impossible de voir l'expression qui s'y dégageait mais son père qui le connaissait bien, voyait à quel point son fils était inquiet. Il s'approcha de lui et posa une main bienfaitrice sur son épaule, le garçon lui répondit en le regardant. Deux yeux un peu rouges l'observèrent silencieusement, le paternel chassa ses mauvaises pensées en lui frottant la chevelure énergiquement.
« Va le rejoindre. Proposa son père
- Mais…
- Allen, j'ignore si le grand amour existe bel et bien. Par contre je sais que notre cœur est assez grand pour aimer beaucoup de personne à la fois et que la vrai question c'est de savoir si on décide d'y mettre quelqu'un.
- Qu'essayes-tu de me dire ?
- Mon avis c'est que tout les deux vous êtes aussi borné l'un que l'autre, vous allez vous détruire à trop avoir d'orgueil alors qu'il suffirait que l'un de vous lâche un peu du leste.
- Tu me demandes de me laisser faire ? De partir pour un parfait étranger et de vous laisser seul ici ? Après ce qu'ils lui ont fait ? S'emporta Allen.
- Et pourquoi pas ? »
Le blandinet ouvrit la bouche en grand, il ne comprenait pas que son père puisse être aussi… Négligeant.
« Ca ne te dérange pas de ne plus me revoir ?
- Ca ne te dérange pas de ne plus le revoir ? »
Le blandin baissa la tête vaincu il se pinça les lèvres furieusement et après une petite rumination, se leva et sortit sous un grand sourire de son père. Il se retourna vivement dans l'entrée et s'adressa à lui sûr de lui.
« Ne te fais pas d'idée ! Je vais juste voir s'il s'en ait sortit ! »
Sans même attendre la réponse il claqua la porte et courut vers un avenir incertain
« Papa ! Dit Aaron. Où va Ni-san ?
- Rejoindre le beau garçon de tout à l'heure »
[1h53 minutes plus tard
Temps restant : 44heures et 29 minutes]
« Yu Kanda ?
- Un type aux cheveux longs en queue de cheval.
- Oui je me souviens il nous a aidés à éteindre le feu »
Devant Allen un membre des organisateurs, ceux-ci étaient intervenus pour contrecarrer l'incendie qu'un de leurs membres avaient causé. Lorsqu'il entendit son nom, une lueur d'espoir se fit sentir et il tenta d'en savoir un peu plus et ce rapidement.
« Où est-il ? Est-ce qu'il va bien ?
- Il est à l'infirmerie,» Expliqua t'il en pointant du doigt une tente à quelques mètres de là.
Le garçon courut jusqu'à l'endroit désigné et rentra à l'intérieur rapidement, au premier abord personne ne s'y trouvait et cela inquiéta Allen qui scruta la pièce de fond en comble. Celle-ci n'était pratiquement composé que de lit, des draps marron les recouvraient avec pour chacun un oreiller blanc. Les couches s'alignaient en deux colonnes pour laisser passer de futurs blessés et ils étaient tous inutilisés. Au fond, le blandin remarqua ce qui ressemblait à une sorte de paravent et cachait peut-être un ou deux lits. Prenant son courage à deux mains il avança timidement vers lui, une dizaine de pas suffire pour l'atteindre et après une grande inspiration il passa devant et tomba effectivement sur une couchette occupée.
« Crétin » Murmura-t-il
Devant lui, les yeux fermés et le corps rabattu sous les couvertures se trouvait la personne qu'il avait tant cherchée : Yu
