Note de l'auteure: Voici un nouvel OS, en espérant que vous apprécierez :p

Disclaimer: Les personnages de la série Mr Robot ne sont pas les fruits de mon imagination


Son lit semblait être le seul endroit où il trouvait la paix - hormis la forêt situé non loin de chez lui où il s'aventurait lors de ses séances de jogging.

Le coussin moelleux sur lequel sa tête s'enfonçait lui procurait une sensation de calme et de sérénité. Bientôt, il devrait se lever, manger, se préparer et s'en aller. Ce type de matinées était pour lui une véritable corvée. Il devenait de plus en plus nerveux, dépressif et paresseux. Il ne supportait plus de vivre ainsi, c'est pour cela qu'il se décida à consulter un psychologue.

Bordel, j'avais oublié.

Sa femme cuisinait depuis au moins un bon quart d'heure, et il se convainc de la rejoindre afin de ne pas provoquer une énième dispute. Ou, peut-être resterait-il à patienter par lassitude du quotidien et surtout parce-qu'il s'ennuyait ferme.

Mais, pas aujourd'hui hélas ; il avait une gueule de bois inimaginable qu'il guérirait probablement avec un effervescent.

-Tyrell !

Bien entendu, il s'en était douté : elle hurlait à présent à pleins poumons, comme si elle le menaçait de jeter son petit-déjeuner à la poubelle.

Il s'asseya lentement au bord du lit, puis il se dirigea vers la cuisine.

-Tu en as mis du temps !

Il passa une main dans ses cheveux ébouriffés, ensuite son regard glacé croisa celui de son épouse.

-J'ai eu une longue journée de travail hier. Je suis toujours aussi exténué.

Elle fit mine de ne pas l'avoir entendu tout en déposant le bacon frit dans son assiette.

-Bon appétit.

Elle enfila un pardessus beige, ainsi que des escarpins noirs vernis.

Tyrell dénota le rouge à lèvres qu'elle avait préalablement mis alors qu'il était en train de dormir.

-Où vas-tu comme ça ?

-Chez Regina, pourquoi ?

Son sourire malsain trahissait ce qu'elle s'apprêtait à faire.

-Fais attention à toi.

Et il rajouta :

-N'oublies pas que tu es la mère de notre futur enfant.

-Je ne l'oublie pas. À tout à l'heure, dit-elle d'un ton clair en ouvrant la porte.

Les minutes qui suivirent, Tyrell se terra dans le silence par crainte que son mal de crâne ne s'accentue.


-Elliot ?

-Err… Oui ?

Non, laissez moi tranquille aujourd'hui.

-Ça te dirait qu'on aille manger un morceau ensemble ce midi ?

Au fond, il s'en fichait complètement : si seulement il n'avait pas accepté ce foutu job d'ingénieur informatique. AllSafe était le genre de firmes qu'il méprisait, notamment car la plupart des gros poissons se faisaient de l'argent sur le dos de gens honnêtes.

-Elliot ? Tu m'entends ?

-Désolé, j'étais pris par mes pensées…

-Alors ?

-Oui, je veux bien…

En vérité, Elliot désirait plus que tout s'enfuir de cette pièce pour ne plus entendre tous ces bruits qui l'envahissaient. Il ne parvenait pas à rester concentré. Et si il n'était pas concentré pour communiquer avec un autre être humain, il perdrait assurément ses moyens. Il ne pouvait se permettre cela.

Trouves une excuse… N'importe quoi !

-Ah, merde…

-Quoi…? Qu'est-ce qu'il y a ?

-J'ai un rendez-vous avec ma psychologue…

-À l'heure du déjeuner ? Bizarre…

-Pardonnes-moi.

Il esquissa un léger sourire de satisfaction, puis accourut à l'ascenseur

-On se voit cette après-midi !, déclara-t-il le doigt appuyé sur le bouton.

Arrivé dans la rue, il aspira l'air frais pour essayer de retrouver son calme. Il l'avait échappé belle.


-Quel pur hasard !

Non, c'est pas possible putain…

-Hé, bonjour…

-Et oui… Ça pour une surprise, c'en est une…

Elliot se grattait la nuque délicatement, réfléchissant à une façon de s'éclipser sans paraître désobligeant.

-Je n'ai pas le temps de discuter… Une autre fois, peut-être ?

Tyrell s'avança d'un pas sûr, étant donné qu'il s'était imaginé cette scène des tas de fois. Il n'avait pas le droit à l'erreur.

-Oh, quel dommage… Moi qui souhaitais faire plus ample connaissance. Et si, je t'invitais, refuserais-tu ?

Les yeux d'Elliot se figèrent sur un point derrière Tyrell : il dissimulait toujours sa gêne en prétendant ne pas être intéressé.

-Euh… Tu disais ?

Tyrell voulut être plus insistant, à cette occasion, il se détermina

-Allez, vas-y ne fais pas le difficile, en plus c'est moi qui paye.

L'espace d'un instant, Elliot s'interrogea sur les véritables intentions de Wellick, un homme qui se montrait prêt à tout pour obtenir ce qu'il souhaitait. Comme tous les hommes riches cherchant à asseoir leur pouvoir, en de quelconques procédés : peu en importait l'humain. Il fallait être le meilleur partout, et tout le temps.

Inutile de mentionner le fait qu'Elliot trouvait cela pathétique, lâche et faible.

Qu'est-ce que je fais maintenant ? Je vais pas rester planter là…

-D'accord, allons-y…