On l'attendait tous, le voici enfin, LE NOUVEAU CHAPITRE D'ERIDAN !


Note de l'auteure : Bonjour ! Un nouveau petit chapitre qui entame l'acte final de cette histoire (il était temps, je me suis déjà bien étalée !). Le prochain chapitre est en cours d'écriture, mais vous pouvez comptez au moins deux mois avant que je puisse le poster… En tout cas les reviews sont une grande source de motivation donc n'hésitez pas !

Merci à Lilou40 qui a eu la gentillesse de me corriger ce chapitre et merci aux reviewers (anonymes ou non) je vous fais un gros cœur avec les doigts !

Bonne lecture !


Eridan observait les hautes tours de Poudlard avec une certaine nostalgie, il se rappelait son arrivée au château, son émerveillement devant le plafond de la Grande Salle, les tableaux parlant, les escaliers qui n'en faisaient qu'à leur tête... Tout ceci semblait bien loin maintenant, comme si ses souvenirs appartenaient à quelqu'un d'autre. Il avait vécu tant de chose dans ce château, cela semblait plus que naturel que tout se termine ici :

- Est-ce que ça va ? demanda doucement une voix à côté de lui.

Eridan se retourna vers Tom avec un sourire triste :

- Tu le sais parfaitement.

Le Lord hocha la tête, une expression neutre sur le visage, envoyant tout de même une vague de réconfort au plus jeune à travers le lien. Il sentait la tristesse de son lié, celui-ci avait insisté pour participer à l'assaut bien que Tom ait tenté de le décourager, arguant qu'il y avait de fortes chances pour qu'à un moment ou un autre il se retrouve en face de quelqu'un qu'il connaissait, mais le plus jeune n'en démordait pas.

Quand Eridan avait appris de la bouche de Fenrir, que le projet sur lequel travaillait Voldemort depuis des mois était l'attaque de Poudlard il en était resté muet. Pour lui le château était un lieu imprenable, un symbole du monde sorcier. C'était d'ailleurs pour ça, avait dit Tom, qu'en prendre le contrôle équivaudrait à gagner la guerre : ce serait la preuve qu'ils étaient tout puissant.

Le Lord avait préparé chaque détail de l'assaut : il avait étudié le plus possible les défenses de Poudlard, ainsi que les différents sorts qui protégeaient le château. Il s'était rapidement rendu compte que la plupart des sorts intrinsèques du château n'avaient pas été renouvelés depuis des siècles, perdant de leur efficacité. Il restait bien-sûr quelques sorts qui étaient encore opérationnels, comme ceux qui empêchaient le transplanage dans l'enceinte du château ou encore ceux concernant les armures, mais rien de vraiment affolant. Le Lord s'était d'ailleurs assuré d'affaiblir encore plus certaines protections de Poudlard, par mesure de précaution, par le biais d'un elfe de maison qui installa des pentacles créés par le Lord Noir à différents endroits du château.

Voldemort avait ensuite tenté de rallier à sa cause différents clans de créatures magiques, commençant ainsi un large travail diplomatique. Si les vampires ne furent pas difficiles à convaincre, il n'en fut pas de même pour la plupart des autres espèces. Les trolls et les géants furent un calvaire pour le Lord, mettant à rude épreuve sa patience. Les gobelins, quant à eux, restèrent sourds à ses demandes, n'acceptant même pas de le recevoir, il en fut de même pour les centaures et les êtres de l'eau.

Les détraqueurs quant à eux ne furent pas difficiles à débaucher d'Azkaban, le plus difficile fut de leurs faire comprendre qu'ils devaient tenir leurs postes jusqu'à la bataille, sans quoi ils perdraient l'effet de surprise. Finalement, le clan de Greyback s'était montré plus qu'enthousiaste à l'idée du combat à venir bien qu'il ait mis de nombreuses conditions à son ralliement. Voldemort avait ainsi découvert en la personne du loup garou, un diplomate et un chef aguerri. Même s'il ne l'avouerait jamais, il avait été soulagé de pouvoir discuter de certains détails avec le Loup. Il avait en effet voulu que le moins de monde possible soit au courant, l'effet de surprise était une variable trop importante et il se doutait qu'il devait bien y avoir quelques agents doubles parmi les Mangemort de bas étages. Pour finir en beauté, Voldemort recruta également plusieurs nécromanciens pour invoquer des démons lors de la bataille et créer des golems.

Le plus dur, cependant fut d'organiser tout ce petit monde afin de mettre en place une attaque efficace. Il était en train d'en discuter avec Greyback le soir de Noël quand Eridan avait débarqué.

A présent, ils se trouvaient devant le château, sur les hauteurs de la forêt interdite et tout était enfin prêt :

- Tu n'as pas peur que les Aurors débarquent en nombre, demanda Eridan en se tourna vers le plus vieux, le sortant de ses pensées.

- Tu ne penses tout de même pas que j'ai passé autant de temps à planifier cette attaque sans penser à cette possibilité !

Eridan leva un sourcil interrogateur :

- Plusieurs Mangemorts qui travaillent aussi au Ministère sont chargés de faire en sorte que Poudlard ne reçoive pas de soutient … Si tout se passe exactement comme je l'ai planifié, le Ministère tombera juste après Poudlard, finit Tom, ses yeux carmins étincelants à cette idée.

Eridan esquissa un léger sourire devant l'enthousiasme du plus vieux, il pouvait sentir à travers le lien que celui-ci trépignait d'excitation.

- Allons-y, chuchota-t-il finalement.

Les deux hommes se retournèrent et redescendirent dans la forêt interdite, vers la foule compacte qui composait leur armée. Ils prirent place sur le front, Voldemort se jeta alors un Sonorus et se racla la gorge :

- Nous sommes plus près que jamais de l'aboutissement de plusieurs années – presque plusieurs décennies – de combat acharné pour nos idéaux. Commença-t-il, sa voix prenant des accents grandiloquents qui arrachèrent un sourire amusé à Eridan. J'aimerais vous dire à quel point je suis fier de tout le travail que nous avons accompli pour en arriver jusque-là, mais les grands discours attendront ! Pour le moment, nous avons une guerre à gagner !

Une clameur s'éleva des rangs des Mangemorts, rapidement rejoints par les loups garous et les vampires, puis les trolls et les géants -qui eux, ne comprenaient pas vraiment ce qui se passait mais étaient trop heureux de pouvoir faire du bruit-. Toute la troupe se dirigea alors vers le portail du château et d'un geste de la main Voldemort annihila les protections affaiblies du château.

Ce fut comme un dôme de verre qui se brisait dans un bruit déchirant avant de disparaitre en étincelles dorées, tandis que les portes s'ouvraient laissant pénétrer la horde hurlante. Eridan observa les protections tomber avec un léger pincement au cœur, conscient que quelque chose d'irréparable venait de se briser devant lui.

Le jeune homme avait à peine fait deux pas dans l'enceinte de l'école qu'il s'aperçut que quelque chose n'allait pas. Au lieu de la plaine vide auquel ils s'attendaient tous, se trouvait une foule compacte qui faisait front devant l'école. Eridan retint sa respiration en remarquant les uniformes d'Aurors, les centaures, ainsi que les armures et statue animées qui se trouvaient au milieu des professeurs et des élèves.

Tandis que les premiers sorts fusaient, le brun remarqua avec un soulagement relatif qu'il y avait à peine une vingtaine d'Aurors dans le camp adverse ce qui était plutôt ridicule comparé au nombre de sorciers surentrainés qu'ils avaient de leur côté.

La bataille commença alors. Il s'était à peine écoulé deux minutes depuis qu'ils avaient violé l'enceinte de Poudlard mais déjà le chaos le plus total y régnait :

- Ils ne devaient pas savoir qu'on arrivait ! rugit Tom à quelques mètres de lui, quelqu'un les a renseignés à l'avance ! Il y a un traitre parmi nous ! Un traitre parmi les Mangemorts haut gradés ! finit-il avec rage en lançant un informulé qui frappa un Auror de plein fouet, le réduisant en poussière.

….

Ce fut d'une humeur massacrante que Severus arriva au Manoir Malfoy le soir de Noel. Il lança un Tempus pour s'apercevoir qu'il avait tout de même réussit à être à l'heure malgré son arrêt au square Grimmaud. Il se dirigea donc vers le salon principal d'où il entendait venir le rire de Narcissa :

- Le connaissant il va encore arriver avec plusieurs heures de retard, entendit-il Bellatrix soupirer, Je ne comprendrais jamais ce qui lui prend tant de temps.

- Il semblerait qu'il y a beaucoup de chose qui soit en dehors de ta compréhension, ne put s'empêcher d'ajouter le potionniste en pénétrant dans la pièce.

- Severus, répondit Bellatrix vexée. Je vois que même toi tu as été conquis par l'esprit joyeux de Noël.

- Je n'ai pas eu une journée facile, soupira Severus en pensant à Lupin. Dumbledore est invivable depuis que Potter a disparu. Surtout maintenant qu'il a compris que le môme ne reviendra pas.

Ce qui n'était pas le cas de tout le monde, rajouta-t-il mentalement en pensant aux occupants du Square Grimmauld.

- Est-ce que le Lord va nous rejoindre ce soir ? J'aurais quelques informations à lui communiquer, demanda-t-il en repensant à une entrevue qu'il avait eu avec le vieux fou dans la matinée.

- Hélas non, soupira Narcissa avec une moue dépitée, il a refusé mon invitation.

En entendant ces mots Eridan, qui se trouvait à côté de son père s'était redressé, le regard alerte :

- Je vais le chercher, s'exclama-t-il en se dirigeant vers la sortie à moitié en courant. Il est hors de question qu'il reste seul dans son bureau à travailler le soir de Noël ! Je reviens ! finit-il tandis que ses pas résonnaient déjà dans l'escalier.

Severus fixa d'un air circonspect la porte par laquelle venait presque de s'enfuir le fils Lestrange :

- Le maitre ne viendra pas, grogna Bellatrix, il n'écoute personne quand il est pris dans ses travaux, Eridan perd son temps…

- Hum… Si tu le dis, répondit Narcissa d'un air rêveur en fixant la porte.

Severus haussa un sourcil devant la réaction de la blonde :

- Narcissa ma chère, susurra-t-il d'une voix mielleuse, saurais-tu, par hasard, quelque chose que nous ignorons ?

- Je sais beaucoup de chose, Severus, susurra la blonde. J'observe et je retiens tout. Un regard, un murmure, tant de signes qui raconte tout autant d'histoires à qui y prend garde. La connaissance est une chose précieuse, elle mène au pouvoir… et crois-moi Sev, ce n'est pas pour rien que j'ai été répartie à Serpentard, continua-t-elle avec un sourire doux qui n'atteignait pourtant pas ses yeux, fixé dans ceux du professeur de Poudlard. De plus il est de mon devoir de savoir ce qui se trame sous mon toit, surtout depuis que le Lord demeure parmi nous !

Le professeur sonda le regard de la blonde. Est-ce qu'elle insinuait … Non c'était impossible. Elle n'avait aucune raison de le suspecter de quoi que ce soit. Pourtant le regard de la blonde restait fiché dans le sien, voilé d'une ombre accusatrice. Mais il était presque certain qu'elle n'avait pas de preuves, il avait fait preuve d'une rigueur exemplaire. De plus, aux yeux de tous, il avait toutes les raisons du monde de suivre le Lord : il n'aimait pas les moldus et avait été élevé avec des valeurs de Sang Pur, de plus il était de notoriété publique qu'il détestait les Gryffondors. Sa rivalité avec Potter était légendaire. Il était impossible que Narcissa connaisse le lien qu'il avait eu avec Lily Potter, elle avait déjà fini Poudlard quand il avait fait sa première année.

- Et qu'est-ce que tu sais sur notre fils Cissy ? demanda Bellatrix avec humeur, ne semblant pas apprécier les manières de sa sœur.

- Je sais, répondit Narcissa en lissant les plis de sa robe d'un geste désinvolte, qu'il passe beaucoup de temps avec le Lord le soir…

- Ce n'est pas nouveau, répondit calmement Rodolphus, ils nous ont dit que c'était douloureux pour eux de se séparer à cause de leur nouveau lien.

- Tellement douloureux qu'il dédaigne complétement sa chambre à présent, demanda la blonde avec un petit sourire mutin.

- Qu'est-ce que tu insinues Narcissa, demanda Severus en jetant un coup d'œil inquiet à Bellatrix qui semblait comme pétrifiée.

- Ce qu'il y a de drôle Severus, c'est que je n'insinue rien, je ne fais qu'exposer des faits. Et les faits sont qu'Eridan passe plus de temps dans la chambre du Maitre que dans la sienne. Et quand je dis « plus de temps » je veux plutôt dire « tout son temps » …

Un hoquet bruyant résonna derrière Severus et celui-ci eux juste le temps de se retourner pour voir Bellatrix, le teint verdâtre, s'effondrer, retenue de justesse par Rodolphus dont l'expression oscillait entre l'inquiétude et l'amusement.

Un sourire retroussa les lèvres de Severus : c'était plutôt inattendu. Il tourna son regard vers Narcissa, celle-ci observait sa sœur avec un sourire franc :

- Tu t'amuses ? lui glissa Severus avec un sourire.

- Il fallait bien qu'elle le sache, lui sourit la blonde, et puis, pour tout te dire Sev', je ne sais pas garder les secrets très longtemps, continua-t-elle en se tournant vers le brun, son sourire ayant quitté ses yeux. Cela d'autant plus lorsqu'il s'agit de secrets dangereux…

Les deux Serpentards se dévisagèrent, sur leurs gardes tandis qu'en arrière-plan on pouvait entendre les lamentations de Bellatrix, tempérées par la voix calme de Rodolphus :

- Qu'est-ce que tu veux ? finit par demander Severus.

Narcissa eu un mince sourire, la tête penchée :

- Nous en parlerons plus tard, finit-elle par lâcher du bout des lèvres avant de se retourner vers sa sœur.

Severus suivit la blonde du regard tandis qu'elle avait rejoindre Bellatrix. Comment avait-elle su ? Plus important : que savait-elle vraiment ? Il allait devoir le jouer serré. Il avait beau considérer Narcissa comme une amie, il savait qu'elle n'aurait aucune pitié pour lui, surtout depuis que Lucius était à Azkaban. Cependant elle ne l'avait pas encore dénoncé, si elle l'avait fait, il ne serait très certainement plus en vie.

Severus esquissa un sourire : Oui, Narcissa était une vraie Serpentard. Ses intérêts personnels passeraient toujours avant ceux des autres, même s'il s'agissait du Lord en personne.

- Et bien il y a de l'animation ici !

Drago pénétra dans la pièce réajustant ses boutons de manchette, il leva un sourcil amusé devant le tableau qu'offrait Bellatrix qui se remettait tout juste de la nouvelle :

- Qu'est ce qui s'est passé exactement ?

- J'ai parlé des escapades d'Eridan à sa mère, répondit Narcissa en s'asseyant à la table.

- Oh je vois, sourit Drago, mais ne t'inquiète pas Bella, connaissant Eridan, il ne doit pas se passer grand-chose dans le lit du Lord…

- Tu savais aussi, s'étouffa la fougueuse brune, N'y avait-il que moi dans ce stupide manoir qui n'était pas au courant ? s'époumona-t-elle.

- Alors ils couchent ensemble, souffla Rodolphus d'un air pensif, c'est on ne peut plus inattendu…

Bellatrix poussa un cri de rage, accentuant le sourire de Narcissa :

- Mais, par Mordred, Rodolphus ! Comment peux-tu être aussi calme ! Il est question de notre fils ! Notre fils et le Seigneur des Ténèbres !

- Et bien je suppose qu'il est difficile de trouver meilleur parti, sourit Rodolphus, à présent clairement amusé par la situation.

- Un meilleur parti ? Siffla Bellatrix, ses cheveux ébouriffés par la colère lui donnant des airs de furies vengeresse, Notre fils se vautre avec un homme ! C'est absolument abject ! C'est un opprobre à la Magie elle-même ! Il déshonore notre nom et le nom de la noble famille Black en se comportant de la sorte et en commettant cette ignominie ! Mais ça cache quelque chose… le Seigneur des Ténèbres…. Mon Lord …. Il n'a pas pu s'abaisser si bas ! C'est impossible ! C'est … C'est tellement injuste !

Le sourire de Rodolphus disparut à ces mots, tandis que Narcissa fronçait les sourcils, toute trace d'amusement disparut de son visage. Sans se préoccuper des autres, la brune continuait d'une voix plaintive :

- Moi j'étais là, j'ai toujours été là, gémit-elle, sa voix montant dangereusement dans les aigus. J'ai tout fait pour lui et malgré ça, il préfère se faire …

- Bellatrix ! La coupa Severus d'une voix doucereuse mais ferme, Je serais toi, je m'arrêterai là. Il serait vraiment dommage que tes mots dépassent ta pensée…

La brune se tourna vers lui, ses yeux étincelant d'une rage mal contenue. Elle sembla sur le point d'ajouter quelque chose, mais les yeux glacés de Narcissa la firent taire plus surement que n'importe quel sortilège. A la place elle lança un dernier regard haineux aux occupants de la pièce et sortit les dents serrées sous le regard triste de son mari.

- Elle va se calmer Rodolphus, tu sais comment elle est.

- Oui, souffla le brun, les yeux douloureusement fixés sur la porte par laquelle venait de partir la brune, je le sais trop bien hélas…


Aller les loulous, montrez à Wonder sock que sont histoire est géniale ! Lâchez les REVIEWS !