Bonsoir à tous,
Nous vous retrouvons ce soir avec un nouveau chapitre d'Eridan.
Bonne lecture,
Yunoki & Baderoh
Note de l'auteur : Hey ! Nouveau chapitre ! (Presque en avance …) On se retrouve en bas pour une petite note ! Enjoy !
Merci à Ijiini qui m'a bien aidé sur ce chapitre ! Si vous avez envie de rire un coup allez voir son prompt « Once upon a Time » vous ne serez pas déçus !
Sa maison de l'impasse du Tisseur était plongée dans la pénombre, la pièce seulement éclairée par la Lune et la lueur diffuse qui s'échappait du chaudron sur lequel Severus était penché. L'homme laissa soudain échapper un juron en entendant des coups secs résonner contre la porte, brisant le silence.
Il jeta un sort de son invention sur le chaudron tout en espérant que l'importun ne soit pas long : il préparait la potion tue-loup de Lupin, la pleine lune était dans deux jours et il n'aurait pas le temps d'en refaire une autre si celle-ci loupait.
Après un coup d'œil furtif au travers du judas, il entreprit de défaire les verrous de sa porte en grommelant avant de s'effacer pour laisser passer la nouvelle venue :
– Je te préviens Narcissa, je suis en plein milieu d'une potion, tu devras attendre.
– Bonjour Severus, répondit la blonde d'un air désinvolte tout en accrochant sa cape à un porte manteau, je prendrais bien un peu de thé, pour patienter, merci.
– Tu sais où est la cuisine, répondit le brun avec un geste vague avant de retourner à sa potion.
Le potionniste leva le sort et continua son travail, le visage plissé par la concentration. Habituellement il s'y prenait un peu plus à l'avance, mais le temps lui avait manqué ces derniers jours, ne lui laissant plus aucune marge de manœuvre. S'il ratait sa potion, Lupin, en bon martyr qu'il était, allait choisir de s'enchainer dans la cave Black pendant toute la pleine lune avec des chaines d'argent pour éviter de blesser qui que ce soit. Quoi que les membres de l'Ordre en pensent, le brun ne le détestait pas au point de lui souhaiter une telle chose.
Une dizaine de minutes plus tard, Severus ajouta l'ingrédient finale avec un soupir soulagé : c'était fini. La potion n'avait plus qu'à reposer le reste de la nuit et il pourrait l'apporter à Lupin demain.
Un raclement de gorge le sortit de ses pensées et il tourna un regard noir vers Narcissa qui l'observait depuis un fauteuil, une tasse de thé vide entre ses mains blanche.
– Tu as fini ?
– On ne peut pas nier ton sens de la déduction, grogna le maitre des Potions en s'asseyant dans le fauteuil en face de la blonde.
Il soupira :
– Bien, que puis-je pour toi ?
Narcissa lui fit une moue déçue :
– Alors c'est comme ça ? Plus de jeux, de sous-entendus… Tu es devenu bien direct pour un Serpentard, Severus… Qui plus est, un espion.
– Je n'ai pas envie de jouer Narcissa, de plus si nous sommes là c'est bien parce que tu es une joueuse plus aguerrie que moi. Je ne me prêterais pas à tes simagrées mondaines pour faire du bien à ton égo.
La blonde laissa échapper un rire cristallin :
– Tu as raison, venons-en au fait ! Je m'en voudrais de te faire perdre ton précieux temps !
Narcissa posa sa tasse sur le guéridon à sa droite en continuant :
– Je sais, que tu fournis plus d'information que nécessaire au vieux barbu. Je sais également que dans une bataille rangée, nous n'aurons pas la chance de te compter parmi les nôtres, ironisa la blonde. Je me moque de tes raisons, même si je pense avoir ma petite idée, mais tu te doutes bien que ta trahison a un prix…
– Un prix que tu comptes percevoir personnellement, j'imagine.
– Le prix que te ferait payer le Lord pour ta tromperie ne serait rien d'autre que la mort, répondit Narcissa avec un mouvement vague, tu as de la chance que j'ai quelque chose à y gagner sinon crois moi je n'aurais pas réfléchi à deux fois avant de te dénoncer.
Un sourire moqueur fleurit sur les lèvres fines :
– Mordre ainsi la main qui t'a nourri … tu me déçois Severus.
– Et pourtant tu es là, ironisa le brun, à aider le traitre que je suis… J'estime que tu es mal placée pour juger mes agissements.
Narcissa fit un large mouvement de main :
– Mais je ne juge pas ! Nous sommes tellement semblables toi et moi ! Nous nous battons tout deux pour la même chose.
– Je n'en suis pas si sûr, répondit Severus en fronçant les sourcils.
– L'amour Severus ! Nous nous battons par amour !
Le maitre des potions laissa transparaitre une expression de surprise pendant moins d'une seconde mais il n'en fallut pas plus pour ravir la blonde qui continua d'une voix paresseuse :
– Ce pauvre Queudver est ennuyeux à mourir, il ne cesse de se plaindre, tournant dans le manoir comme une âme en peine, souffla-t-elle dramatiquement. Cependant ce misérable rat se révèle être un puit d'informations pour tout esprit suffisamment aiguisé.
– Et je suppose que ton esprit est aussi tranchant que la lame d'un rasoir, ironisa Severus pour cacher son trouble.
– Tu ne sais si bien dire mon ami ! J'avais des soupçons depuis longtemps quant à ta réelle allégeance. Toutefois je ne parvenais pas à m'expliquer pourquoi tu n'avais pas prévenu Dumbledore pour Eridan, puisqu'il semble évident que le vieux fou n'est pas au courant, jusqu'à ce que Pettigrow me raconte une histoire, une jolie histoire sur une de ses amie sang-de-bourbe.
– Pour ce qui est d'Eridan, peu de gens connaissent sa véritable identité, coupa le brun, le révéler à Dumbledore revenait au suicide. Le Lord aurait tout de suite su que la fuite venait de moi.
– C'est ce que je me suis dit aussi au départ, mais cette explication ne me convenait pas. La disparition de Harry Potter est synonyme de défaite pour le camp de la lumière. La perte de leur Elu signait leur fin.
La blonde se redressa légèrement dans son fauteuil :
– Un bon espion doit savoir quand briser sa couverture. Il doit être capable d'identifier une information qui vaille ce sacrifice, et toi Severus, tu excelles dans ce domaine. Ce n'est pas donné à tout le monde d'espionner le Lord dans son cercle intime et d'en ressortir indemne.
– Dois-je comprendre que tu veux que je brise ma couverture ?
– En quelque sorte… Avant de t'en dire plus j'ai besoin que tu fasses un Serment inviolable.
– Pour quoi, grogna Severus.
– Je ne veux pas que tu ailles répéter ce que je vais te dire. Tu ne peux pas m'en vouloir d'assurer mes arrières, sourit Narcissa en découvrant son bras et sortant sa baguette.
Severus releva sa manche en grimaçant. Narcissa jeta le sort en quelque mouvements précis et à peine les volutes lumineuses eurent-ils disparut qu'elle reprit :
– J'ai besoin que tu donnes des informations à Dumbledore.
– Tu peux très bien lui les donner toi-même, je ne suis pas un hibou, ronchonna le brun en se renfonçant dans le fauteuil.
– N'abuse pas de ma patience Severus, gronda Narcissa.
– En résumé je vais te servir de bouc émissaire, je serais celui qui prendra si les choses se compliquent.
– Ne fait pas comme si cela te froissait Severus, sourit la blonde, tu vas adorer ce que j'ai à dire à Dumbledore.
Le potionniste la fixa d'un œil noir :
– Mais avant, laisse-moi t'expliquer en détails mes conditions, continua la blonde en battant des mains avec un sourire.
[…]
– Tu voulais me parler mon garçon ?
Severus fit le tour de la pièce, dédaignant le siège que Dumbledore désignait. Il se trouvait au Square Grimmauld où le Directeur avait installé un QG d'urgence, il avait transformé pour l'occasion une des chambres pour en faire une réplique presque exact de son bureau, son phénix était assoupi sur son perchoir. Le brun soupira en regardant le soleil se coucher il avait reporté la confrontation le plus possible, mais il devait donner la potion à Lupin et donc se rendre au square Grimmaud avant la pleine lune, ce qui ne lui avait laissé que très peu de marge de manœuvre. Le lycanthrope était absent quand il était arrivé, ce qui avait fait pousser un soupir de soulagement au maitre de Potion : Il n'avait pas envie de devoir faire face à un loup si près de la pleine lune, sachant que celui-ci devait être irrité par le retard de la potion. Il la donnerait à Molly en repartant, elle se débrouillera.
– Tu sembles bien soucieux Severus. Un bonbon au citron peut être ? proposa le vieil homme avec un sourire fatigué.
– Non merci Albus, grinça le plus jeune. On m'a envoyé vous transmettre un message.
– Oh, soupira le vieil homme en piochant dans ses sucreries, et que me veut ce cher Tom.
– A vrai dire, le Lord n'a rien à voir avec ma présence ici. Pas directement du moins.
Le Directeur se figea, attentif :
– Te serais tu trouvé un allié inespéré ? demanda -t-il en observant Severus par-dessus ses lunettes en demie lune.
– Pas vraiment un allié, non, grogna celui-ci, plutôt une personne prête à marchander des informations.
– Oh, et que veut cette personne ?
Severus se crispa, se préparant mentalement à la suite :
– Je ne peux pas vous le dire.
Dumbledore leva un sourcil interrogateur tandis qu'il continuait :
– Je dois vous faire faire un Serment Inviolable, mon … informateur ne veut pas qu'on puisse remonter à lui. Vous devez jurer que vous ne parlerez de lui à quiconque.
Dumbledore se mit à fixer Severus d'un regard impassible. Au bout d'un moment le plus jeune se mit à gigoter sur sa chaise, il détestait ses yeux bleus qui semblaient fouiller son âme pour y trouver des réponses.
– Très bien, finit par soupirer le Directeur, de toute façon il me semble que je n'ai pas vraiment le choix.
Severus hocha la tête, essayant de cacher son soulagement et releva sa manche avant de tendre son bras à Dumbledore qui en avait fait de même. Severus jeta le sort, faisant apparaitre des chaines lumineuses qui se refermèrent sur le bras du Directeur tandis que d'autres, plus sombres s'ouvrait sur le bras de Severus avant de disparaitre dans un courant d'air. Le brun soupira d'agacement : Il y avait un peu trop de Serment dans sa vie à son gout, il ne faudrait pas qu'il s'étonne s'il finissait par lui arriver malheur.
– Narcissa m'envoie, lâcha-t-il.
– Et que puis-je offrir à Mrs. Malfoy en échange des informations qu'elle détient ? demanda Dumbledore qui ne semblait guère surpris.
Severus lui lança un regard noir, il n'était pas en train de lui annoncer n'importe quoi tout de même ! Il l'informait que Narcissa Malfoy, l'une des Mangemorts de confiance du Lord était prête à donner des informations à l'Ordre et ce vieux fou ne prenait même pas la peine d'être étonné !
– Elle veut s'assurer que son fils sera bien traité après la guerre dans le cas où l'Ordre gagnerait, elle veut que vous vous occupiez de lui et que vous le défendiez dans le cas, très probable, ou il serait jugé. Si vous vous affichez ouvertement comme son mentor, il devrait éviter une grosse partie des problèmes.
Dumbledore hocha la tête, attentif et déclara après une courte hésitation :
– Le jeune Malfoy, n'a, il me semble, rien fait de répréhensible qui justifie qu'il soit envoyé à Azkaban. Après la guerre il devra certes porter le fardeau que sera son nom mais, comme Narcissa l'a dit, si je le soutiens, les gens finiront probablement par passer outre.
Le vieil homme hocha la tête :
– Ça me semble une requête tout à fait acceptable.
– Ce n'est pas tout hélas, le coupa Severus. Elle désire également que vous fassiez libérer Lucius.
Dumbledore joignit les mains sous on menton et soupira douloureusement :
– S'occuper de Drago est une chose, faire sortir Lucius d'Azkaban en est une autre, je pense que Narcissa en a conscience.
– En effet, répondit Severus d'un air impassible, Mais elle ne supporte pas l'idée que son mari soit emprisonnée. C'est d'ailleurs cette condition plus que l'autre qui l'a fait se tourner vers l'Ordre. Elle se sent abandonnée par le Lord étant donné que celui-ci n'a pas entreprit quoi que ce soit pour faire sortir Lucius d'Azkaban. La loyauté de Narcissa va en priorité à sa famille, et par extension, à tous ceux protégeant sa famille. Le Lord a fait une erreur en ne s'occupant pas du cas de Lucius, une telle opportunité ne se reproduira pas deux fois.
– M. Malfoy a été condamné, les charges portées contre lui sont accablantes…
– Vous ne pouvez pas nier que son procès a été plus que bâclé !
– Aurait-il été fait en bonne et due forme que cela n'aurait rien changer, Balaya le plus vieux d'un geste vague. Au contraire, cela aurait pu être bien pire !
– Narcissa n'en démordra pas, je n'ai pas l'autorisation de vous communiquer ses informations si vous n'adhérer pas à ces deux conditions.
Dumbledore se renfonça dans sa chaise, un pli soucieux barrant son front. Severus le regarda sans bouger attendant la décision du vieil homme. De toute manière il n'avait pas le choix : Le fait que Severus serve d'intermédiaire empêchait le directeur de négocier, il ne pouvait qu'accepter ou refuser, sans aucune nuance. Finalement le directeur se redressa en soupirant :
– Je suppose que je n'ai pas vraiment le choix, dit-il en relevant sa manche.
En apercevant sa main, le maitre de potion eu un déclic et la saisit, tirant une grimace au plus vieux :
– Je me fiche que vous mourriez avant de faire sortir Lucius. Siffla-t-il. Bien qu'il soit un ami, j'ai bien confiance que le libérer relève de l'utopie, cependant il est hors de question que vous laissiez Drago livré à lui-même !
Les regards des deux hommes se portèrent sur la main qu'avait tenté de faire oublier le vieillard jusqu'à maintenant. Elle semblait carbonisée. Le brun se fustigea mentalement : comment avait il put oublier ce léger détail ? Ce n'était pas comme s'il avait lui-même lancé le sortilège endiguant le mal du Directeur.
Bien que les évènements semblaient se précipiter, jamais Dumbledore ne survivrait jusqu'à ce que Drago soit accepté de nouveau par les sorciers. Encore moins jusqu'à la libération de Lucius.
– Je ne le laisserais pas, répliqua Dumbledore d'un ton sec en se dégageant de la poigne de Severus, comme je l'ai dit, l'unique crime du jeune Drago c'est d'être né dans une famille de sang pur aux idéaux destructeurs. Je l'aiderais autant que je peux et je ferais en sorte qu'à ma mort d'autres continuent…
– Et pour Lucius ?
Dumbledore soupira :
– Si même vous n'y croyez pas, comment voulez-vous que je convainque qui que ce soit ? répondit tristement le vieil homme, Je ferais ce que je peux de mon vivant pour sortir Lucius mais je ne demanderais à personne de continuer mon œuvre, ce serait cruel et futile.
Severus grinça des dents mais acquiesça, bien conscient que c'était tout ce qu'il pourrait avoir et sortit un parchemin :
– C'est le contrat écrit par Narcissa. Signez en bas.
Le vieil homme prit le parchemin et y apposa sa signature après l'avoir lu rapidement :
– Bien. Il semble que cette fois ci toutes les formalités soit remplis, énonça calmement Dumbledore en dardant son regard pénétrant sur Severus.
Celui prit son temps pour ranger le parchemin et se racla la gorge avant de commencer d'une voix moins assurée qu'il ne l'aurait souhaité :
– Le Seigneur des Ténèbres prépare une attaque sur Poudlard. Dans une semaine exactement. Juste après que les élèves soient rentrés des vacances.
Les sourcils de Dumbledore se levèrent sous l'étonnement avant qu'il ne prenne une expression inquiète :
– Est-ce bien sûr ? La conduite de Tom ces dernier temps est la même que celle qu'il tient depuis son retour. Du côté des créatures magiques rien ne semble avoir bougé, nous sommes nous-même encore en pour-parler avec les géants. Ce serait étonnement de la part de Tom de se jeter dans une bataille avec, en tout et pour tout une simple poignée de Mangemorts.
– Sauf qu'il n'a pas seulement « une poignée de Mangemorts ». Grinça Snape, Il s'est également assuré le soutien de plusieurs clans et races. Il a même débauché les détraqueurs…
– C'est impossible, le coupa le directeur, depuis l'accident à Privet Drive l'année dernière, la législation concernant les détraqueurs s'est durcie, ils sont plus que jamais surveillé, le ministère…
– A quel moment le ministère a été d'une quelconque utilité dans la lutte contre le Seigneur des Ténèbres ? grinça le brun en se redressant, Ils ne font que brasser du vent parce qu'ils sont gangrénés par les Mangemorts !
– De nombreux membres de l'ordre font partie du Ministère également …
– Il est évident en effet, que Monsieur Weasley a une place qui lui permet de garder un œil sur les agissements des hauts gradés, ironisa Severus, je suis sûr que même Lucius tremblait devant son influence.
Dumbledore se rencogna dans son fauteuil, la mine triste :
– Les détraqueurs donc…
– Et beaucoup d'autres ! des vampires, des trolls, le clan Greyback, les géants…
– Les géants sont en pour-parler avec Hagrid, ils semblent sur le point d'accepter de nous rejoindre !
– Et bien cela signifie seulement que cet idiot a réussi à se faire berner par des géants !
– Severus !
Les deux hommes s'affrontèrent du regard un moment avant que le plus vieux ne pousse un soupir :
– Il se fait tard mon garçon, je pense qu'il serait plus opportun que nous en reparlions demain, si tu le veux bien.
Le brun poussa un reniflement méprisant et se leva dans une envolée de cape, claquant la porte bruyamment derrière lui. Il marqua un temps d'arrêt une fois dans le couloir, soufflant par le nez pour évacuer son agacement. Il s'apprêtait à descendre voir Molly quand une voix l'arrêta :
– Tu ne devrais pas être ici.
Le suspense est à son comble ! Ou pas…
Bref j'espère que ce chapitre vous a plu, on se retrouve début juin pour le prochain chapitre, après ça, les publications devraient reprendre un rythme décent, j'ai bien conscience que deux mois c'est vraiment énorme et je m'en excuse. Pour les reviewers anonymes, je ne l'ai pas fait avant parce que je n'y ai pas pensé, mais si vous voulez que je vous réponde en début de chapitre n'hésitez pas à me le dire, ce serait avec plaisir ! En passant merci, a tout ceux qui me laissent une review, mettent l'histoire en favoris ou en follow ça fait vraiment chaud au cœur de voir que vous appréciez cette histoire !
