Disclaimer : Les personnages qui apparaissent ici sont la propriété exclusive des studios Square Enix et Disney.
Note : Ouaip, j'ai deux jours de retard et je suis à moitié dans le thème. Mais bon, au moins l'histoire avance ? Et ça veut dire qu'il y aura probablement des nouveaux chapitres souvent vu que je rattrape doucement. Je vous fais des bisous, j'espère que ça ira quand même. Un gros merci à Lae pour sa review sous le chapitre d'avant ! Pour ma défense, le thème du 17 était pas évident. (Je crois qu'il y a 500 mots !)
Le thème du jour était : On a bousillé cette maison comme la planète
Bonne lecture !
Home sweet home
L'expression d'Axel, livide et dispersée comme un champ de bataille. Saïx l'observe raser les murs avec une pointe de satisfaction en atteignant sa chaise. Il espère qu'il lui a fait peur, au moins suffisamment pour qu'il cesse de se croire tout permis, mais il n'est pas idiot. Le rouquin sait pour ses mains. Son souffle qu'il veut calme mais qui tremble d'un seul bloc, sa tension aussi haute qu'un gratte-ciel qui s'écroule. Il n'a pas dormi de la nuit avant de débarquer et sa journée de travail était déjà fichue avant même qu'il ne passe la porte.
Mais c'était bien ça qu'il fallait, le prix à payer pour menacer celui dont il a toujours protégé les secrets. Il ne faiblira pas.
"On est pas obligés d'en arriver là, objecte le roux après un long silence. "
Son corps se décolle du buffet, et il reporte son regard sur Xion pour éviter d'avoir à le toiser. Saïx la sent d'ici, sa peur. Le désir de filer pour échapper au raz-de-marée qu'il a lui-même provoqué.
"Tu ne me laisse pas le choix.
— Ecoute."
Axel grimace. Il se replie près de sa fille, l'aide machinalement à rentrer un rond dans un carré. Ses sourcils courts se froncent durement, comme s'il réfléchissait.
"On est partis sur de mauvaises bases, mais c'est pas une fatalité. On peut réparer.
— Il fallait peut-être y penser avant de me menacer."
Le rouquin se tend. La façon dont il bouge transpire sa connerie, la honte qui menace de lui tomber dessus comme la charpente du grenier, minée par les termites. Si sa confiance avait été une maison et sa lâcheté une urgence écologique, voilà bien longtemps que les murs se seraient effondrés.
"Okay, il admet. J'ai merdé.
C'est dit les dents serrées, mais c'est dit. Saïx le rejoint lentement. Il repousse son manteau derrière lui, s'assoit à une distance respectable pour aider Xion à ranger. Ça fait longtemps qu'ils n'ont pas été si proches sans se hurler dessus.
— Mais encore ?
— Mais t'avais pas à décider tout seul de si on se voyait pour les gosses ou non.
— Axel.
— Et si moi j'ai envie de te voir ? On a pas de papiers pour ça, on pourrait en parler. "
Saïx soupire. Il réagit comme un gosse. Est-ce qu'il se rend seulement compte de ce qu'il avance ? Il n'a pas l'air de réaliser la profondeur de la blessure entre eux, un trou béant aussi large que la couche d'ozone. S'il s'agit d'espoir, pas étonnant qu'il ait l'air d'avoir essuyé une catastrophe naturelle. Il est pourtant bien placé pour savoir qu'il y a des combats qu'on ne peut pas gagner.
"On peut fixer une date, si tu veux, il consent après de longues secondes. Mais ne te sers plus jamais des jumeaux pour m'atteindre, ou tu risquerais de t'en mordre les doigts.
— C'est retenu. Mercredi, entre midi et deux ?
— D'accord. "
Xion bavarde entre eux, indifférente au baby-phone en train de grésiller, et Saïx jette un bref coup d'œil au sourire du rouquin.
Il sent déjà qu'il va le regretter.
"Tu restes dîner ?"
