Warning M ! Smut, avec des situations imagées et un peu de vulgarité… et oui encore, pour être honnête je ne pensais pas que cette scène arriverait aussi vite dans l'histoire...


CHAPITRE 14 : Maintenant et à jamais

Zoro leva les bras au ciel pour s'étirer... comme si sa journée avait été épuisante, railla la jeune femme dans son esprit. En tout cas, le sourire ne semblait pas se départir de son visage, et elle ne l'avait rarement vu ainsi pour une autre raison que la perspective de s'enivrer. Cependant, Nami ne pouvait le blâmer, car elle était dans le même état, après qu'ils soient sortis de l'infirmerie. Sa main caressait son ventre avec tendresse tout en sachant que ce petit être poussait tranquillement à l'intérieur. Son bébé. Leur bébé. Le voir bouger sur l'image avait rendu tout cela bien réel, mais également révélé des sentiments d'une force insoupçonnée.

- Bien ! Maintenant, y'a plus qu'à l'annoncer à tout le monde ! annonça fièrement Zoro.

Le pas de Nami s'altéra avant de se stopper, alors que celui de l'épéiste continuait sans l'avoir remarqué. C'était pourtant bien l'étape logique après celle-ci, mais elle ne s'y était pas encore préparée mentalement. Cette sensation de plénitude qu'elle ressentait entre le moment où Chopper avait déclaré que le bébé allait bien et maintenant, était tellement agréable, qu'elle s'était laissée porter sans résister. Et elle aurait crû que cela aurait duré beaucoup plus longtemps et qu'elle en aurait plus profiter que cela. Mais c'était sans compter sur le pragmatisme de sa moitié, qui, avec cette phrase, venait briser ce sort sans douceur, pour la replonger dans l'angoisse de l'incertitude.

Oui, il faudrait forcément l'annoncer à leurs nakamas. Surtout que le deuxième trimestre n'était plus très loin. Si jusqu'à présent, les deux personnes à qui elle l'avait dit, avait pris la nouvelle avec un enthousiasme insoupçonné, il en restait sept dont elle ignorait la réaction, et cela faisait beaucoup d'inconnu.

Un peu plus loin, Zoro s'était enfin arrêté en sentant qu'elle ne le suivait plus, puis se retourna vers elle avec un regard soucieux. Sa main figée sur son ventre et les yeux dans le vague, Nami débattait intérieurement pour savoir s'il fallait oui ou non, l'annoncer, et comment le faire. S'en suivait de divers scénarios tous plus dramatiques les uns que les autres, qui firent battre son cœur de plus en plus vite. D'un point de vue extérieur, Zoro perçut la scène d'une toute autre manière, et son sang ne fit qu'un tour. En deux enjambées, il fut auprès de la jeune femme, l'air inquiet.

- Nami ! ça ne va pas ? C'est le bébé ?! Tu veux qu'on retourne voir Chopper ?!

Les deux grosses mains qui agrippèrent ses bras dans une poigne crispée, la tirèrent de ses réflexions et son regard tomba soudainement sur un Supernova très soucieux. Cette vision pour le moins inhabituelle, la rendit muette le temps de quelques secondes. S'agissait-il du même Zoro, froid et impassible que tout le monde connaissait ?

- Oui ça va, répondit timidement Nami.

Un long soupir de soulagement s'échappa de la bouche de l'épéiste tandis qu'il baissait la tête, et ses mains, toujours posées sur ses bras se détendirent quelque peu.

- Piouf… j'ai cru que…

Un voile sombre passa très brièvement dans son iris anthracite puis Zoro retrouva sa placidité habituelle.

- Non rien. Qu'est-ce qu'il y a ?

Nami l'étudia curieusement en se posant une question. Est-ce que désormais, son amant allait être aux aboies dès qu'elle aurait un coup de mou, par crainte qu'il n'arrive quelque chose au bébé ? Ou bien était-ce la nouvelle de sa paternité plus la vue de son enfant à l'échographie qui le perturbaient enfin ? Difficile de savoir ce qui était préférable. Et s'il devenait aussi prévenant et collant que Sanji ? Elle espéra que non, mais seul l'avenir le dirait, auquel cas, ils auraient une bonne discussion.

- C'est juste que je ne pensais pas qu'on leur dirait aussitôt…

Les mains glissèrent le long de ses bras et retrouvèrent leur place à côté de leur propriétaire.

- Nami, on ne peut les tenir indéfiniment à l'écart. C'est une situation qui les concerne aussi, qu'on le veuille ou non.

- Tu crois que je l'ignore ? rétorqua-t-elle un peu sèchement.

Ça ne servait à rien de s'emporter, elle allait devoir apprendre à maîtriser ses hormones pour ne pas sauter à la gorge de tous ceux qui tenterait de discuter avec elle. Encore moins Zoro. Ils allaient devoir faire un effort de communication, l'un comme l'autre, ça Nami s'en rendait bien compte.

- Ce que je veux dire, c'est qu'ils sont tous dispersés sur le navire. Laissons-les profiter de leur soirée. De toute façon, attendre une nuit de plus ne changera rien à la situation. Et puis aussi… comme ça, on profite rien que tous les deux de cette nouvelle perspective.

Pour ponctuer sa phrase, elle lui adressa un sourire ravageur dont elle avait le secret. Zoro étudia silencieusement la proposition pendant quelques secondes, puis elle vit ses épaules s'affaisser.

- D'accord. Mais on leur dit dès demain matin.

Si ce n'était pas pour son dévouement envers son capitaine et sa loyauté envers l'équipage, Nami aurait juré qu'il était surtout impatient d'annoncer qu'il allait être papa. C'était encore étrange le voir prendre l'affaire aussi bien. Mais n'était-ce pas plus mal ainsi ?

Dans la faible lueur d'or jaune que projetait la petite lampe de chevet sur eux, Nami fermait les yeux et écoutait le martellement régulier qui pulsait sous son oreille. La surface ferme et imberbe sur laquelle elle reposait, se soulevait à un rythme posé et apaisant. Son corps longiligne, complètement nu, épousait de près celui de son amant, dévêtu également.

Sa main caressait distraitement la peau de son pectoral rebondit, en particulier la zone meurtrie par la lame de Mihawk. Sous la pulpe de ses doigts, la petite boursoufflure était douce mais irrégulière. Même les yeux fermés, Nami connaissait par cœur chacune de ses aspérités, chacune des traces laissées par les points de suture. Elles lui étaient aussi familières que celles qui étaient gravées à jamais sur son épaule.

L'un des bras de Zoro était enroulé autour de sa taille comme pour s'assurer qu'elle ne s'enfuie pas, alors qu'elle était déjà à moitié couchée sur lui, avec ses jambes entrelacées aux les siennes. L'autre bras de l'épéiste était replié derrière sa tête, adossé à la tête de lit, et elle pouvait l'entendre somnoler pendant ce moment de plénitude post-coïtale.

Son odeur musquée, renforcée par leurs ébats d'il y a peu, emplissait ses narines sans qu'elle ne trouve cela dérangeant. Devant les autres, elle se privait rarement de faire part de son dégoût lorsque Zoro avait le malheur de s'approcher d'elle, tout dégoulinant de sueur après ses séances d'entrainements, mais dans l'intimité la vérité était tout autre. Elle aimait porter ses t-shirts, ses vestes, ses sweat-shirts, tous bien trop grands pour elle, mais parce qu'ils avaient tous son odeur et que cela la réconfortait.

Au début, Zoro n'avait pas fait de commentaire particulier quand il l'avait vu pour la première fois avec son t-shirt blanc favori, et elle avait d'abord cru qu'il n'avait pas remarqué, puis s'était dit qu'il s'en fichait. Bien au contraire. Il s'était avéré que l'épéiste adorait ses petites entorses vestimentaires, surtout car cela flattait son côté possessif, apparut soudainement avec cette nouvelle habitude. Et loin d'elle, l'idée de se plaindre de ce nouveau trait de personnalité, jusqu'à lors inconnu.

Puis, Nami avait découvert qu'ils partageaient ce même trait. Elle aimait sentir son odeur sur lui. Elle aimait la façon dont les notes d'agrume de son parfum se mélangeaient à celles plus métalliques de Zoro. De temps à autres, et sans qu'il ne le voie, elle aspergeait son bandana, d'une très légère pression de son parfum, pour qu'il l'accompagne pendant ses combats, afin qu'il ait toujours une petite pensée pour elle. Ça, et puis aussi pour une raison beaucoup moins honorable, qu'elle n'avouerait jamais sauf peut-être sous la menace de la torture… qui était : éloigner toute concurrence potentielle.

Dommage, cela n'avait pas semblé très opérant avec Hiyori. Rien que de l'imaginer, se presser contre le corps de son amant, (comme elle le faisait maintenant), de partager sa chaleur pendant toute une nuit (comme elle le faisait maintenant), de poser ses mains sur son torse, près de son cœur (comme elle le faisait maintenant), d'avoir posé ses lèvres sur celles de son homme…

- Aouch ! Fais gaffe avec tes ongles ! résonna la voix de bariton dans la cage thoracique sous son oreille.

Effectivement, lesdits ongles s'étaient plantés d'eux-mêmes dans la chair de son pectoral gauche et avaient commencé à l'ébrécher. Mais c'était plus fort qu'elle, penser à ce que la sœur de Momo avait fait, faisait bouillir son sang.

Sans un mot, la rouquine se détacha de l'étreinte chaleureuse de son amant et roula sur le côté, Son humeur câline venait d'être contrariée par ces visions intempestives de sa rivale, l'empêchant d'apprécier ce moment à sa juste valeur. Couchée sur le ventre, elle glissa les mains sous son oreiller et tourna la tête à l'opposé de Zoro, pour fixer un point dans le vide.

Nami ne s'était jamais considéré comme particulièrement jalouse. La preuve, elle avait souvent été témoin de filles qui tentaient d'approcher l'épéiste lorsqu'ils allaient boire dans un bar, certaines avaient même réussi à se pendre à son cou, et la seule chose qu'elle avait pu ressentir dans ces moments-là, c'était de la pitié pour elles. Pire, il lui arrivait même de charrier Zoro à ce sujet. Peut-être parce qu'elle ne s'était jamais vraiment sentie menacée par elles, contrairement avec Hiyori. Et c'était peut-être là que le bât blessait.

En d'autre circonstance, Hiyori Kozuki aurait été la prétendante parfaite pour Zoro. Elle était sublime, fille d'épéiste renommée, partageait le même sens du devoir, la même loyauté, elle était courageuse, gentille, douce et attentionnée… Hiyori avait tout de l'épouse parfaite. Si bien que Nami s'était longtemps demandée si Zoro ne finirait pas par s'en rendre compte et l'abandonnerait, elle qu'il traitait de sorcière, qui râlait quand elle lui demandait quelque chose, avec qui il se prenait la tête aussi souvent qu'avec Sanji. Oui, parfois, et plus fréquemment ces derniers jours avant qu'elle ne lui avoue être enceinte, Nami s'était demandée si elle était bien légitime.

Légitime de porter son enfant.

Ces pensées noires l'avaient longuement tenu éveillé la nuit, et même si Zoro c'était montré rassurant et très enthousiaste, il n'en demeurait pas moins que cette idée rampait dans un coin sombre de sa tête. Si au quotidien, elle paraissait pleine d'assurance, au fond, Nami avait toujours peur. Peur de ne pas être à la hauteur, peur de l'abandon… peur de perdre celui qu'elle aimait si profondément. Et Hiyori était une manifestation vivante de ce qu'elle craignait le plus.

Cela n'empêchait pas que si elle la recroisait un jour, mieux valait que cette dernière, rase les mus et ne tente surtout pas de poser un doigt sur son épéiste, car elle ne garantissait pas du résultat.

- Zoro ?

- Hum ? fit-il un peu groggy.

- Fais-moi un massage.

Elle avait besoin de ses mains, besoin de les sentir toucher et caresser son corps, pour chasser les démons qui étiraient leur ombre sur son esprit. Connaissant Zoro, elle se préparait mentalement à essuyer un premier refus et à devoir batailler à grand renfort de menace pour le convaincre de s'exécuter. Un silence étrange lui répondit, puis elle fut surprise de sentir le matelas s'enfoncer à côté d'elle. Encore plus lorsque deux jambes se callèrent de chaque côté des siennes puis que deux grosses mains rugueuses se posèrent sur son dos. Elles glissèrent à plat sur sa peau, avec ses pouces qui effectuaient une légère pression pour assouplir les muscles. En soit, l'attention était louable, et puis c'était ce qu'elle avait demandé… mais il y avait tout de même un truc qui la dérangeait.

- Il doit y avoir un peu d'huile parfumée dans le tiroir de ma table de chevet, l'informa la navigatrice.

- Et alors ? grommela Zoro.

- Et alors j'apprécierais que tu t'en serves pour ne pas avoir l'impression de me faire poncer le dos avec des bandes abrasives…

- Tss… jamais contente, ma parole ! Tu ne t'en es pas plainte tout à l'heure !

Malgré ses bougonnements mécontents, le contact rêche de ses mains disparut et le matelas s'inclina un peu plus sur sa gauche. Toujours perché au-dessus elle, le gorille aux cheveux verts se pencha vers la petite table de chevet et ouvrit sans précaution le petit tiroir. Il farfouilla à l'intérieur avec sa délicatesse légendaire et après quelques tintements alarmistes des diverses fournitures qu'elle possédait à l'intérieur, Nami décida de lui venir en aide en lui indiquant l'objet qu'il cherchait. Cependant, même avec ses indications, qu'elle jugeait plutôt claires, il fallu encore dix bonnes secondes et autant de « non, ce n'est pas ça ! » accompagnés de grognements agacés, avant que Zoro n'extrait enfin la fiole voulue.

A l'instant où elle valida sa pioche, un liquide glacé comparé à sa température corporelle, tomba dans le creux de son dos et la fit sursauter avec un couinement aigu. Sans parler de la quantité faramineuse qu'il venait de gaspiller en pressant le tube comme un cochon. Mais quel crétin !

- Zoro ! s'écria-t-elle en se dandinant sous lui.

- Quoi ?! C'est bien à ça que ça sert, non ?! s'énerva le bretteur.

- T'en as beaucoup trop mis ! Je vais être toute grasse ! Chouina la rouquine. Et en plus c'est froid !

C'était une mauvaise idée de lui demander un truc pareil. Exaspérée par son compagnon, elle essaya de s'extirper d'entre ses jambes en gigotant, quand un poids s'affaissa soudainement sur elle et la cloua en un instant sur le matelas. Des fesses rondes et dures reposaient confortablement sur le haut de ses cuisses tandis que des jambes la prenaient en étaux de part et d'autre de ses hanches.

- Tu m'écrases, gros gorille ! gronda Nami entre ses dents serrées.

Elle tira sur ses jambes afin de les dégager.

PAF !

Le bruit sec se répercuta contre les murs insonorisés de la chambre. Nami se figea aussitôt. Une légère sensation de brulure irradia au niveau de l'arrondi de sa croupe, des petits picotements comme des milliers d'aiguilles qui venaient stimuler les nerfs sous la peau sensible. Le choc provoqué par ce geste inattendu la laissa pantoise quelques secondes. La claque n'avait pas été violente, mais assez ferme pour qu'elle sente encore l'empreinte du plat de sa main sur la courbe de son fessier. Est-ce qu'il venait de lui donner la fessée ? Elle ne rêvait pas ?!

Une teinte vermeille se mit à fleurir sur ses joues. Etrangement, avec leur relation houleuse, c'était la première fois qu'il la corrigeait physiquement. Un geste aussi dégradant qu'humiliant, qui indignait la femme fière et indépendante qu'elle était… mais allez savoir pourquoi, une sensation de chaleur familière fourmilla au creux de son bas-ventre. Sa fierté ne tarda pas à reprendre le dessus et Nami jeta un regard meurtrier à l'homme des cavernes derrière elle. Cependant, difficile de paraitre crédible lorsque ses joues cramoisies trahissaient son trouble, et elle pria pour que Zoro ne soit pas aussi perspicace.

- Arrête de te comporter comme une peste ! la sermonna le jeune homme.

Il ne semblait pas le moins du monde affecté par les dagues invisibles qui lui étaient envoyées, et même pire, il alla jusqu'à la menacer :

- Ou sinon je recommence.

Bien que le ton fut des plus sérieux, le petit rehaussement subreptice au coin de ses lèvres et l'éclair de malice qui dansait dans sa pupille anthracite, cachaient une toute autre intention. Un peu comme s'ils la suppliaient presque de défier de la mise en garde pour pouvoir sévir. Et cela la révoltait.

- Tu n'oserais pas, siffla la jolie rousse d'une voix acerbe.

L'avertissement fut donné de façon exagérément lente pour que chaque syllabe s'imprime dans son cerveau étroit, avec un regard plus glaciaire que le royaume de Drum et Punk hazard réunis. Il fallait bien que cela compense la position pour le moins compromettante. En effet, il était difficile de paraitre intimidante lorsqu'on avait le postérieur à l'air, juste sous le nez de son agresseur, pendant que celui-ci vous maintenait bloquée à plat ventre. Mais il n'y avait rien d'impossible, bien au contraire ! Cela ne faisait qu'alimenter le brasier qui rougeoyait dans ses rétines, qui promettaient des représailles bien plus terribles que n'importe quel cataclysme, si jamais la main qui se tenait comme suspendue dans les airs, au-dessus de sa croupe, venait à s'abattre une nouvelle fois.

Dans un premier temps, Zoro soutint son regard avec la même détermination, comme insensible ou sceptique quant à mettre à exécution ses menaces de mort. Vas-y, tente et tu verras, songea la rousse avec défiance. Finalement, la paume s'abaissa doucement, pour venir caresser avec tendresse, la zone fragilisée quelques instants plus tôt, en guise de reddition. Le contact pacificateur se voulait apaisant, et en un sens il l'était, mais il générait également autre chose, un sentiment qui la laissait fébrile, ce qu'elle ne pouvait tolérer en cet instant.

Alors, Nami détourna vivement la tête, non sans avoir adresser une dernière œillade d'avertissement au bretteur, pour plonger face la première dans son oreiller. Elle aussi, avait renoncé à se dégager de l'emprise du poids mort qui pesait sur elle, non pas parce qu'elle avait eu peur de la punition, mais parce qu'elle savait que ses efforts étaient vains. En revanche, pas question de lui faire le plaisir de témoigner d'une quelconque appréciation de son travail. Elle comptait bien bouder pour manifester son mécontentement d'être retenue captive.

Ce qui n'était pas chose aisée lorsque sa main remonta vers ses reins, aussitôt rejoint pas sa jumelle, pour se baigner dans la petite piscine de lotion qui emplissait le creux de son dos. Elles ne perdirent pas de temps à refaire surface et à s'élancer dans l'ascension de sa colonne vertébrale jusqu'à gravir ses omoplates ainsi que ses épaules. Même si la quantité de liquide huileux était largement en excès, et qu'elle sentait déjà dégouliner de chaque côté de son corps pour aller ruiner les draps, Nami appréciait silencieusement le contact ferme et chaleureux de ses mains qui glissaient avec aisance sur sa peau. Comme pour tout ce qu'il faisait, Zoro effectuait sa tâche avec assiduité. Ses muscles se dénouaient sous les roulis de ses pouces, lorsqu'ils effectuaient de légères pressions, que ses doigts venaient ensuite assouplir d'une caresse. Note pour plus tard : demander à Zoro de faire plus souvent des massages. Maintenant elle avait une petite idée de ce que ressentaient les pâtes à tarte que Sanji étalait au rouleau sur son plan de travail. Au fur et à mesure des aller-retours qu'effectuaient ses mains, Nami avait l'impression de s'enfoncer un peu plus dans le matelas, et son indignation de tout à l'heure était complètement oubliée.

Zoro s'attarda quelques instants sur sa nuque pour malaxer les nerfs afin de les délier, et la navigatrice ne put retenir cette fois-ci, le ronronnement de plaisir.

Quand le silence s'éternisa et que les caresses se poursuivirent, Nami crut que cette réponse avait été suffisante. Ses mains abandonnèrent la partie haute de son corps et glissèrent vers le creux de ses reins, où il insista sur les deux petites fossettes symétriques en les retraçant de ses pouces. Après cela, elle s'attendit à ce que, comme les fois précédentes, il ne reparte sur un côté ou vers le haut, mais elles dérivèrent lentement vers sa taille, et un peu plus bas.

La jolie rousse eut soudainement chaud, et les fourmillements dans son bas-ventre se manifestèrent à nouveaux. Pourtant, il massa sans réelle ambiguïté, sa croupe rebondie, mais cela n'empêcha pas Nami d'avoir les joues en feu. Les gestes étaient lents, méthodiques, s'approchant parfois dangereusement de la zone sensible cachée entre ses cuisses, pour l'ignorer aussitôt. Ce petit jeu dura beaucoup trop longtemps au goût de la navigatrice qui n'en pouvait plus d'être sans cesse dans l'incertitude. Est-ce qu'il allait enfin se décider à la toucher franchement ?! cria-t-elle intérieurement.

Soudain la pulpe de son pouce pressa la chair près de la séparation de ses fesses, comme pour l'écarter délicatement, et frôla de façon presque involontaire, son intimité brulante. Nami se mordit la lèvre, la tête dans l'oreiller, et dessous, ses doigts agrippèrent le drap dans une poigne viscérale. Hors de question de lui faire le plaisir de le supplier, même si la titiller ainsi la rendait folle. En plus, elle ne pouvait même pas écarter les jambes à cause de lui, qui n'avait pas bouger d'un poil.

Aussi frustrant que cela puisse être, ses doigts repartirent vers ses hanches comme si de rien n'étaient, pour poursuivre leur travail méticuleux. Les grosses paumes cavalèrent sur ses flancs, encerclant ses côtes dans une étreinte glissante pour remonter sensuellement vers ses aisselles. L'extrémité de ses doigts effleurèrent au passage la délicate rondeur de ses seins, qui, compressés contre le lit, dépassaient de chaque côté de son corps mince.

Là encore, la cartographe jura mentalement à l'encontre du bretteur et de sa capacité à errer sans but sur un territoire qui lui était familier. La faute lui revenait partiellement, car c'était elle qui lui avait demandé ce massage, alors qu'ils étaient tous les deux nus, et en tant qua navigatrice, peut-être aurait-elle dû l'aiguiller sur le chemin à prendre.

Sans doute n'était-il pas trop tard, si seulement elle pouvait se dégager un tout peu de dessous lui. Par moment, lorsqu'il massait ses épaules, la pression sur ses jambes diminuait de façon très subtile, mais c'était sans doute la meilleure occasion qui s'offrait à elle.

Alors quand le moment arriva, Nami força sur ses avant-bras et tira sur ses jambes. Elle ne rencontra qu'une faible résistance et se réjouit aussitôt de la réussite de son plan…

PAF !

- AH !

Le cri rauque, presque guttural qui s'arracha à sa gorge, la surpris tout autant que la claque qui venait de frapper, et incendiait son postérieur.

- Je t'avais prévenu de ne pas bouger.

La voix de Zoro lui parut étrangement doucereuse, comme si c'était ce qu'il attendait depuis le début. Le coup avait été un peu plus fort que le précédent, mais placé sur l'autre demie-sphère joufflue. Nami voulait être furieuse, elle voulait se retourner pour l'étriper sur place, cependant son corps refusa de lui obéir. La brûlure s'estompa rapidement pour laisser place à un délicieux fourmillement et une agréable douleur lancinante. Son souffle s'accéléra alors qu'elle avait l'impression qu'un liquide enflammé coulait dans ses veines, pour se répandre dans tous ses membres, avant de converger en un seul et même point situé entre ses jambes.

Puis elle sentit une peau rugueuse venir cajoler sa chaire endolorie, dont le contraste lui arracha un frisson involontaire.

Les dents plantées profondément dans sa lèvre, Nami se sentait tellement mortifier par ses nouvelles sensations que ses yeux s'embuèrent. Elle ne pouvait pas apprécier un geste aussi humiliant ! Pourquoi son corps la trahissait-il ainsi ?!

- Qu'est-ce qu'il y Nami ? Ça ne va pas ? s'enquit Zoro d'une voix faussement soucieuse alors que sa main caressait toujours la courbe de son arrière-train.

Elle aurait tellement aimé lui hurler dessus, lui crier des insanités, remettre sa santé mentale en question… mais elle n'avait tout simplement pas confiance en sa voix pour le moment. Voilà pourquoi, elle se contenta d'une œillade meurtrière par-dessus son épaule, et de constater en même temps, le sourire carnassier qui fendait le visage charismatique de son amant.

- Un chat aurait-il mangé ta langue ?

Le sourire infernal s'élargit un peu plus alors qu'il venait délibérément de copier sa réplique fétiche. Zoro dégageait une aura sombre, inquiétante, qui n'avait pourtant rien à voir avec celle qu'il arborait lors de combat. Celle-là lui était exclusivement réservée. Cet aspect de sa personnalité se révélait seulement lorsque la porte se refermait derrière eux, caché à l'abris des regards, où ils pouvaient s'adonner à un affrontement déchainé, un entrechoque de leurs volontés endiablées. Rien que l'éclat dans cette noirceur abyssale qui flamboyait dans son œil, la faisait trembler d'excitation.

Le démon Roronoa Zoro leva son bras inoccupé et se pencha vers elle, pour la recouvrir de son ombre. Sa main se posa juste à côté de sa tête tandis que l'autre continuait de masser son postérieur, et Nami le regarda s'approcher lentement, tel un félin. Le souffle brulant de son amant caressa sa joue mais elle refusa de baisser les yeux malgré sa position d'évidente soumission. Elle savait que Zoro aimait lorsqu'elle lui tenait tête et qu'elle lui résistait. Cela ne durait jamais bien longtemps car il parvenait toujours à ses fins, mais c'était leur petit jeu. Son regard acéré, à quelques centimètres, plongea dans le sien, courroucé, et il haussa un sourcil narquois dans une question muette.

- Va te faire foutre, siffla-t-elle avec véhémence avant de détourner vivement la tête.

Sa fierté lui interdisait de lui donner raison, même si l'élancement entre ses cuisses attestait du contraire. Soudain, elle sentit le lit s'enfoncer un peu plus à côté de sa tête ainsi qu'une respiration lourde venir buter contre son oreille, qui lui donna des frissons.

- Quelle vulgarité ! ronronna-t-il. Je pourrais te punir pour ça, mais quelque chose me dit que tu apprécierais un peu trop.

- Tu te fais des idées, mon pauvre Zoro… et crois-moi que ça va se payer très che…

PAF !

- Humph !

Sous l'oreiller, ses ongles s'enfoncèrent dans le matelas moelleux, tandis qu'une violente décharge parcourait son corps, à la fois douloureuse et délicieuse. Ce coup, elle l'avait senti venir, et elle s'était préparée mentalement à le recevoir sans crier. Aussitôt que la paume dure était entrée en contact avec son fessier, Nami avait fermé les yeux et s'était mordue la lèvre pour contenir la vague de plaisir qui la submergeait, très vite rattrapée par celle de l'humiliation. La douleur incendiaire sur son postérieur était plus intense car il avait frappé au moment endroit. Cependant, cette fois, sa main ne vint pas apaiser la chair suppliciée, mais elle s'immisça directement entre ses jambes pour agripper son sexe humide et lancinant. Ses doigts retracèrent très lentement la fente qui séparait ses lèvres et Nami plongea la tête dans l'oreiller pour étouffer son gémissement.

- Quelles idées est-ce que je me fais exactement ? susurra une voix beaucoup plus grave dans le creux de son oreille.

La jeune femme déglutit difficilement pour tenter de trouver une réponse qui le clouerait le bec, mais les doigts qui s'affairaient contre son intimité, empêchaient tout raisonnement cohérent.

- Que tu es une vilaine petite sorcière trop arrogante ? Que, bien que tu montres les crocs, tu aimes quand je suis au-dessus de toi ? Ou bien, que les fessées que je t'ai données te font plus d'effet que mon massage ?

- Espèce de…

Il ne manquait pas d'air… là maintenant, le plus arrogant des deux, ce n'était clairement pas elle ! Pourtant elle se mordit la langue afin de ravaler son insulte ainsi que son commentaire, pour ne pas lui donner une nouvelle raison de la corriger physiquement. Même si cela s'avérait très tentant… Puis les doigts de son amant la quittèrent brusquement, laissant derrière une terrible sensation de manque.

- Hm ? Tu allais dire quelque chose ?

Non, elle ne lui ferait pas ce plaisir. Nami garda la bouche obstinément close, même si elle se désespérait de son contact. Le souffle chaud se rapprocha un peu plus de son visage, et la présence du bretteur se fit oppressante alors qu'il fléchissait le bras pour s'abaisser. Sa chaleur irradiante venait caresser son dos nu.

- Je t'ai connu plus bruyante, souffla-t-il sur le ton de la confidence avec un sourire évident dans la voix.

Puis une paire de lèvres se posa délicatement sur son épaule dans un baiser volatil, pour glisser vers un point sur sa colonne vertébrale entre ses deux omoplates. Un point qu'il savait sensible.

- Tu peux lutter tant que tu veux… je sais qu'à la fin, tu finiras par me supplier.

Piquer au vif par sa remarque, que son amour-propre ne pouvait tolérer, Nami redressa la tête pour lui lancer un regard furieux et ouvrit la bouche dans le but de l'injurier furieusement. C'est là qu'elle se rendit compte de son erreur, qu'elle était tombée dans le panneau. D'un mouvement habile, Zoro la pénétra d'un coup de rein, et l'empala jusqu'à la garde, arrachant au passage à la jeune femme, un long râle de plaisir. Et merde ! elle s'était faite avoir !

- C'est un bon début, commenta l'épéiste content de lui.

- Tu n'es qu'un sale co... aahh !

Il se retira lentement dans toute sa longueur avant de s'enfoncer une nouvelle fois, d'un coup sec, puis s'arrêta. Bordel ! jura-t-elle mentalement. Ses jambes n'étaient plus que deux grandes guimauves flageolantes. Pourquoi ne bougeait-il plus ?! Comme si elle allait supplier pour qu'il la prenne enfin ! Avec le maigre espace dans lequel elle était captive, Nami ondula son bassin du mieux qu'elle put, à la recherche de la friction qu'elle désirait tant depuis le début.

- Toujours aussi impatiente…

Cependant, il la pressa un peu plus contre le matelas avec son poids pour l'empêcher de remuer, et la rouquine commença à perdre patience.

- Mais tu sais, je pourrais facilement combler tes attentes… si tu admettais que tu aimes que je te donne la fessée.

- Nn… non ! Alors arrête de faire le malin et dépêches-toi de me sauter !

- Tss tss… ce que tu es vulgaire quand tu es excitée. Malheureusement, tu n'es pas en position de me donner des ordres, ma chérie.

Le surnom inhabituel, prononcé uniquement au lit en de très rares occasions, en général dans une situation critique, sonnait comme une menace dans sa bouche et fut comme de l'huile jetée sur le brasier de son excitation. La première fois qu'il l'avait employé, c'était pour parodier Sanji suite à une querelle qu'ils avaient eu à cause du cuisinier, mais le surnom avait fini par rester.

Le poids de son amant s'envola soudainement de son dos, et il abandonna la chaleur de son étreinte. Il écarta les jambes de la jeune femme pour s'assoir entre elle, sur ses talons, afin de contempler les dégâts qu'il avait causé chez sa partenaire.

- J'peux savoir ce que tu fiches ? gronda Nami en jetant un coup par-dessus son épaule.

Pour seule réponse, Zoro lui attrapa les hanches sans ménagement et hissa son postérieur en l'air pour qu'elle prenne appuie sur ses genoux. Avant qu'elle ne comprenne et qu'elle n'objecte face à cette manipulation peu délicate, il replongea en elle dans une succession de vas et viens lascifs, qui lui firent oublier son indignation. Enfin ! Il daignait enfin mettre un terme à son petit jeu stupide. Ce n'était pas sa position préférée, mais elle était trop désespérée d'atteindre l'apogée ultime qui soulagerait ce feu ardant qui coulait dans ses veines et qui relâcherait la tension frémissante qui s'intensifiait entre ses cuisses. Et avec la lenteur avec laquelle il s'afférait, jamais elle n'y arriverait.

- Si tu veux que j'accélère, tu n'as qu'un truc à me dire.

Sa voix rauque lui parvenait de façon saccadée à chaque coup de rein qu'il donnait. Comme elle continua de s'enfermer dans le mutisme, la cadence ralentit un peu plus au point de se stopper complètement, et Nami eut envie de pleurer. De plus, il lui était impossible de bouger car les mains solidement ancrées sur ses hanches, avaient un control total sur ses mouvements.

- S'il te plait, geignit-t-elle d'une voix à peine audible.

- Ce n'est pas ça.

Un gémissement plaintif, presque comme un sanglot fit échos à sa réponse. La jolie rousse était au bord de la rupture, elle sentait les larmes se coincer dans sa gorge.

- Ce n'est pourtant pas difficile à dire.

PAF !

- AAH ! Bordehmmp

La fin du juron termina étouffé dans l'oreiller que Nami mordait à pleine dent, les yeux étroitement fermés, tandis qu'une déferlante de dopamine ravageait tout son corps dans une série de spasmes incontrôlables. Les doigts sur ses hanches s'enfoncèrent dans sa peau et Zoro réprima un grognement primaire, lui qui était aux premières loges pour ressentir les effets que la claque avait eu sur elle. Ils leur fallu un instant, à l'un comme à l'autre pour reprendre leurs esprits. Au moins, cela avait réussi à émailler son arrogance démesurée, ce qui était une maigre consolation.

- Ton corps, lui, ne me ment pas, commenta le Supernova d'une voix voilée par l'excitation.

Sa respiration était lourde, saccadée, tout comme celle de Nami, et la crispation de ses doigts, étaient autant de signes qui indiquaient qu'il avait du mal à maintenir le contrôle de ses émotions. Malheureusement, par expérience, elle savait qu'il avait beaucoup plus d'endurance qu'elle, y compris dans ce domaine-là.

- Alors ? est-ce que tu vas te décider à me le dire ?

Le combat était perdu d'avance, en plus de cela, l'envie de ressentir une nouvelle fois ce doux frisson d'excitation était beaucoup trop alléchant. Zoro avait raison, son corps ne mentait pas, il hurlait pour qu'il recommence, pour que cette sensation exaltante dure continuellement.

- Encore…, gémit-elle.

- Quoi ? Je n'ai pas entendu ?

Nami desserra les dents pour relâcher le pauvre coussin, et redressa la tête, à bout de souffle :

- Encore ! exigea la jeune femme en haussant la voix. T'as gagné ! J'aime ça, alors refait-le !

Tant pis pour son égo, qui pleura intérieurement, alors que son côté plus dépravé, jubilait. Le rictus qui étira les lèvres fines de son amant, dévoila une rangée de dents parfaitement blanche, aux canines pointues. Zoro se pencha en avant jusqu'à ce que sa bouche effleure sa colonne vertébrale :

- A tes ordres, ma chérie.

Après avoir déposé un baiser chaste, il se redressa comme un ressort et Nami maintint le contact visuel pour la première fois lorsqu'il leva la main pour l'abattre sur son arrière-train. Elle accueillit le coup avec un cris plus rauque que les derniers et se força à garder les yeux ouverts pour être témoin du jeu d'ombre qui ternissait le visage de son amant. Si elle devait sombrer dans la folie, elle l'entrainerait avec elle. La bouche ouverte, la jolie rousse laissa échappa une exclamation indécente de plaisir tandis que les vagues de chaleur venaient ébranler son corps, le faisant convulser afin qu'il étreigne avec force le membre tendu de son amant.

Ce fut donc avec une immense satisfaction qu'elle constata que sa pupille était devenue plus noir qu'un puit sans fond, et elle sut immédiatement que son côté animal venait de prendre le dessus. Fini le petit rictus suffisant, fini l'éclat moqueur dans son iris acier, fini ce petit air supérieur… Zoro avait joué sa dernière carte et le râle bestial qui gronda dans sa poitrine, en fut la preuve.

A une vitesse inhumaine, beaucoup trop rapide pour que ses yeux ne le captent, le bras de l'épéiste s'enroula autour de la taille de la cartographe, et la tira à lui. Son dos fut plaqué violemment contre le torse de son amant, pendant que son autre main la tenait par la hanche, puis il assena un puissant coup de rein, très vite suivi par d'autres. Sa main libre glissa entre ses seins et vint s'enroulé autour de sa gorge, sans la serrer pour autant. Le corps cambré en arrière, Nami passa un bras autour du cou de Zoro et attrapa sa nuque pour le maintenir contre elle, pendant qu'elle suivait le rythme furieux imposé par son amant.

Les gémissements et grognements fusaient dans la chambre, accompagnés par le claquement de leurs peaux qui s'entrechoquaient, par le chuintement humide de leurs corps qui s'unissaient, ainsi que leurs respirations erratiques. Leurs deux corps nus luisaient à la lueur ocre de la lampe de chevet et offraient un ballet d'ombres chinoises érotiques sur les murs en bois.

- Zoro, soupira la jeune femme.

- Hn ?

- Dis-moi… dis-moi que je suis à toi.

Sa requête, prononcée entre deux halètements, d'une voix tremblante et serrée par l'émotion, tenait plus de la supplique. Le front collé contre la tempe de son amante, Zoro continuait de la pilonner, mais la main sur sa hanche s'envola pour venir chercher celle sur sa nuque, et entremêla leurs doigts.

- Tu es à moi... corps et âme…, gronda-t-il essoufflé. Tout comme je suis à toi… maintenant et à jamais.

Zoro fit glisser leurs mains jointes sur la petite protubérance sous le nombril de la jeune femme.

- Et ceci en est la preuve.

Une larme roula sur la joue de Nami et elle inclina la tête en arrière, les lèvres tendues à la recherche de leurs homologues, qui ne tardèrent pas à les trouver. Le baiser était langoureux, maladroit, mais elle s'en fichait, Zoro était à elle.

- Maintenant et à jamais, répéta-t-elle contre sa bouche entrouverte avant de capturer à nouveau ses lèvres.

A suivre…


Voilà de quoi vous donner chaud en cette période hivernale ;)

Je ne pense pas avoir le temps de publier un autre chapitre le weekend prochain, du coup je vous souhaite de bonnes fêtes et un joyeux Noël !

A bientôt !