Chapitre 20
Les bras croisés sur sa poitrine, Munch observait la salle d'interrogatoire à travers le miroir sans tain. Il détourna le regard, l'espace d'une seconde pour aviser la personne qui venait de le rejoindre. Ross se planta à ses côtés sans un mot. Munch retourna son attention sur l'objet de son étude silencieuse. Cela faisait une vingtaine de minutes qu'il avait fait asseoir Cliff Howard dans la salle d'interrogatoire, sans aucune explication. Déboussolé au début, Howard commençait de plus en plus à s'agiter. Il s'était rongé plusieurs ongles et n'arrêtait pas de se gratter le cou à s'irriter la peau.
- Où est Goren ? Demanda Ross, soudainement agacé de l'attente que lui faisait subir son détective.
John haussa des épaules, signifiant qu'il n'en savait rien. Le capitaine gonfla sa poitrine puis expira bruyamment. Il montra de son menton Howard.
- Qu'est-ce qu'on a sur lui ?
- Célibataire. Il travaille comme technicien de maintenance informatique. Un voisin gentil et aimable, apparemment. Avec Goren, on a retourné son appartement sans rien trouver de probant. A part une belle collection de revues et de DVD japonais, principalement du lolicon.
Ross leva un sourcil dubitatif face au dernier mot utilisé.
- Des productions artistiques érotiques ou pornographiques, mettant en scène des personnes de sexe féminin d'un jeune âge, expliqua Munch avant de de continuer face à la grimace de dégoût du capitaine. Le matériel informatique a été saisi ainsi qu'un appareil photo. Sa corbeille à linge aussi.
Goren choisit cet instant pour se manifester. Son apparition aussi soudaine que brusque surprit tout autant Howard que Munch et Ross. Il déboula dans la salle d'interrogatoire avant de claquer la porte derrière lui. Puis il lâcha son conférencier bourré de documents dans un bruit sourd sur la table. Comme à son habitude, il attrapa la chaise qu'il avait intentionnellement posée dans le coin du fond près du miroir avant que son coéquipier amène Howard à l'intérieur de la pièce. Il la traîna sur le sol pour faire un maximum de bruit afin de la placer à côté de la table.
- Monsieur Howard, fit Bobby en s'asseyant sur la chaise, savez-vous pourquoi vous êtes ici ?
L'homme sembla être désorienté par l'arrivée de l'inspecteur puis sembla reprendre un peu de consistance en se tenant bien droit le long du dossier de sa chaise.
- Non ! Répondit-il indigné. Vous avez débarqué chez moi pour m'arrêter ! Et en à peine une minute, j'ai été menotté puis traîné par deux officiers vers une voiture de patrouille où j'ai été balancé comme un malpropre ! Qu'est-ce que vous me voulez ?
- Quelques explications de votre part, lui répondit Goren paisiblement.
- Tout ce cirque pour ça ? S'étonna Howard en tirant sur le col de sa chemise.
- Qu'avez-vous fait de votre temps, il y a quatre ou cinq jours ?
L'homme cligna des yeux rapidement, puis se toucha le nez avant de répondre.
- Je suis resté chez moi. J'étais malade.
- Vous avez vu un médecin ?
- Non.
- Vous êtes resté seul ? Quelqu'un vous a apporté des médicaments ? Des courses peut-être ?
Les yeux du suspect dévièrent subitement sur le côté. Ce mouvement n'échappa pas à Goren à l'affût du moindre mouvement ou d'expression.
- Je n'ai vu personne. Je suis resté alité.
Un sourire apparut au coin des lèvres de Goren. Il se pencha légèrement en avant.
- Vous étiez malade ou vous vous êtes juste porté pâle car vous n'aviez pas envie de vous rendre à votre travail ?
L'inspecteur leva les mains, prit un air complice.
- Vous savez je n'irais pas vous dénoncer à votre patron ! C'est normal de vouloir faire une pause de temps en temps. Juste pour le plaisir de procrastiner. Surtout avec ce temps ! Cela ne donne pas envie de mettre le nez dehors !
Howard hocha de la tête plusieurs fois de suite.
- Bon ! S'exclama Goren en se redressant sur sa chaise. Donc ce que je dois écrire dans mon rapport pour mon patron, c'est que malade, vous êtes resté chez vous, c'est bien ça ?
- Tout à fait.
- C'est bon pour moi, alors.
Le détective ouvrit son classeur où il avait entassé les dossiers nécessaires à l'interrogatoire. Il se saisit de son crayon et griffonna quelques notes sur son bloc.
- C'est tout... C'est tout ce que vous me vouliez ? Chercha à savoir Howard, partagé entre le soulagement et la surprise.
Un petit rire s'échappa de Goren.
- Pas vraiment.
Avec une lenteur délibérée, il ouvrit une chemise cartonnée et en sortit des clichés qu'il plaça un par un sur la table en les alignant devant Howard. Il y en avait trois. Une d'Aliénor qui ne cachait rien de la violence subie. Une de ce pauvre garçon retrouvé mort le matin même. Et la dernière représentait une vue panoramique d'une chambre des lieux perquisitionnés ce matin. Goren se concentra sur la réaction de l'homme face à lui. Celui-ci ne s'intéressa pas aux enfants mais seulement à la pièce. Une lueur s'embrassa dans son regard et il racla légèrement le bout de sa langue entre ses dents. Cela ne dura pas plus d'une seconde car il secoua la tête comme pour chasser un souvenir.
- Qu'est-ce que c'est ? Fit Howard en se grattant une nouvelle fois la peau déjà à vif de son cou.
- Voyons voir... Par laquelle nous allons commencer... Fit mine de réfléchir Goren avant de pointer la photographie de la chambre. Celle-ci. Nos techniciens y ont trouvé vos empreintes ce matin durant une perquisition. Pouvez-vous m'expliquez leur présence ?
Howard ne répondit pas. Distrait, il essayait péniblement de détacher son regard de la photo pour le reporter sur Goren, sans grand succès. Bobby se releva avec son classeur dans les mains et commença à faire des allers et retours devant le miroir.
- Selon le rapport que j'ai entre les mains, mentit-il en maniant quelques feuilles, vos empreintes ont été retrouvées partout dans cette chambre. Sur la tête du lit, sur les interrupteurs...
- Non... Non ! Non ! Ce n'est pas possible ! Se défendit vigoureusement Howard en coupant l'énumération de Goren.
Le détective leva les yeux de ses papiers, un air embarrassé sur le visage.
- Nos techniciens se seraient trompés, selon vous ?
- Bien sûr que c'est une erreur ! C'est complètement bidon ! Je n'ai pas mis les pieds dans cette chambre !
- Comment pouvez-vous en être si certain ? Rétorqua Goren. Je ne vous ai pas dit où se situait cette chambre ?
Howard fit glisser ses doigts sur la table d'une manière lente et tremblante et retourna le cliché de la pièce. Il expira comme s'il avait fait un effort surhumain. Goren posa son classeur et se rapprocha d'Howard avant de s'incliner vers lui de sa manière si tordue pour capter son attention. Il étudia le visage de l'homme, notant son rougissement et sa respiration rapide. Il se pencha un peu plus pour pouvoir lui murmurer d'une manière basse et sournoise au creux de son oreille.
- A moins que vous ne le saviez parfaitement... N'est-ce pas Howard ?
La respiration de l'homme eut un brusque arrêt. Goren décida de l'attaquer de manière frontale. Il claqua violemment la table du plat de sa main et eut l'effet qu'il escomptait. L'homme sursauta et sa peur monta d'un nouveau cran.
- Ne le niez pas ! Tonna Goren pour accompagner son geste. Vous n'y avez pas laissé que vos empreintes dans cette chambre !
- Non ! S'écria Howard. Ils...
Il se tut subitement. Goren préféra ne pas s'attarder sur cette attitude. Il enchaîna, ne voulant laisser aucun répit à Howard en le bombardant de paroles.
- De quoi vous vous êtes souvenu en regardant la photo de cette chambre ? Qu'y avez-vous fait une fois la porte close ? Avez-vous frappé et violé une petite fille comme celle-ci ?
Bobby pointa du doigt le portrait d'Aliénor.
- Cela vous plaît d'entendre la supplication d'une enfant qui veut arrêter de jouer à vos jeux pervers ? Reprit-il avant de désigner le corps sans vie du garçon. Ou vous préférez les petits garçons comme lui ? Vous les attachez pour montrer que vous les dominer, que vous êtes le plus fort ? Cela rassure votre égo, sans doute. Que vous êtes bien un homme ! Un vrai !
- Vous ne savez pas de quoi vous parlez ! Répliqua Howard en balayant les photos de la table d'un geste rageur.
Bobby frappa de nouveau la table de son poing, pour prouver qu'il était l'alpha dans cette pièce.
- Que faisiez-vous alors dans cette chambre ? Vous ne faisiez que regarder peut-être ? Vous le prenez comme ça votre pied ? En observant d'autres hommes qui ne sont pas des couards comme vous pour réaliser vos fantasmes ?
Goren fit une pause, juste pour ricaner.
- Oh ! Je sais ! Vous êtes un impuissant, Howard !
Provocateur, l'inspecteur le détailla d'une manière dédaigneuse des pieds à la tête. Howard serra des dents.
- Incapable de marquer midi face à quelqu'un !
Howard se prit la tête entre les mains avant de fuir la présence écrasante de Goren en allant se réfugier dans un coin de la pièce. Le détective le laissa filer pour qu'il puisse respirer une dernière fois avant de l'abattre une fois pour toute. Il avait assez joué.
- Allez ! Expliquez-moi donc votre présence dans cette chambre !
Goren repoussa la chaise qui lui barrait le passage et avança lentement. Il se mouvait comme un prédateur qui observait sa proie.
- Il va falloir me justifier la présence de vos empreintes. Soyez un homme, Howard ! Faites-moi part de votre version !
L'inspecteur bomba le torse pour rendre sa présence encore plus imposante et pesante. Howard commença à rentrer la tête dans les épaules, un air de panique dans les yeux.
- Howard... Je n'ai pas beaucoup de patience, vous savez...Susurra d'une façon pernicieuse Goren. Vous vous êtes donc fait porter pâle pour quelques heures de grâce dans cette chambre... Assumez vos actes Howard.
- Je... Je...
- Ou dîtes-moi qui sont ces "ils" dont vous avez fait allusion plus tôt ?
Howard écarquilla des yeux, réellement surpris que Goren se rappelle de sa mention involontaire et qui aurait dû être insignifiante pour lui. Ce dernier sourit d'une manière maniaque.
- "Ils" vous avaient assuré que vous n'auriez jamais de problème ? Que vous en auriez pour votre argent ? Que c'était simplement comme au restaurant ? Vous n'aviez qu'à faire votre choix sur une carte, que l'on viendrait vous servir et qu'on débarrasserait derrière vous après votre départ ? Qu'on ne remonterait jamais jusqu'à vous ?
D'un geste brusque, Goren se saisit de la photo d'Aliénor et l'approcha du visage d'Howard.
- Regardez bien cette petite fille, Howard ! Elle est en train de devenir votre pire cauchemar ! Elle n'a peut-être pas été violentée par vous, mais elle était là ! Elle vous a vu ! Je peux vous assurer qu'elle vous reconnaîtra parfaitement lors d'un tapissage ! Et vous savez pourquoi j'en suis si sûr ? Parce que c'est une gamine intelligente qui a réussi à échapper de la vigilance de ses bourreaux ! A s'enfuir de cette maison dans laquelle vous étiez ! Vous êtes piégé, Howard ! Parce qui qu''ils" soient, "ils" ont paniqué lorsqu''ils" se sont rendu-compte qu'il leur manquait un enfant ! "Ils" ont laissé un cadavre derrière eux ! Je peux vous assurer que nos techniciens s'en donnent à cœur joie devant le chaos qu'"ils" ont laissé derrière eux ! C'est comme cela que l'on vous a trouvé Howard !
- Non ! S'époumona Howard en repoussant la photo.
Goren tendit un bras et appuya sa main sur le mur pour le forcer à rester dans le coin de la pièce.
- Aidez-vous avant qu'il ne soit trop tard ! Fit Bobby. Je vous tiens et je ne vous lâcherais plus ! Si je dispose uniquement de vous, je vous collerais tous les chefs d'inculpations que je peux trouver ! J'arriverais très bien à m'en contenter ! Vous savez, nous les flics, on adore quand notre boulot n'est pas trop compliqué. Je vais vous offrir sur un plateau d'argent au substitut du procureur qui va se régaler en vous clouant au pilori !
Bobby se tût, laissant quelques secondes à Howard de réaliser ce qu'il l'attendait avant de lui suggérer d'une voix sirupeuse :
- A moins que...
L'homme sursauta et répéta d'une voix aiguë ce que Goren venait de lui souffler. Ce dernier sourit intérieurement. Cela avait été si facile. L'homme était à point.
Un sourire réconfortant sur les lèvres, Benson invita Parker à entrer dans le bureau. Cette dernière fut quelque peu décontenancée de voir Eames fermement installée dans le fauteuil de Withley, puis se ressaisit quand Olivia lui fit signe de s'asseoir à ses côtés. Marsha Parker ressemblait trait pour trait au portrait que le directeur leur en avait fait un peu plus tôt. Une femme naturelle, douce et chaleureuse avec les enfants et proche d'eux. Coiffée d'un chignon lâche, elle n'y avait pas la moindre trace de maquillage sur son visage. Elle portait des baskets avec un jean et une simple chemise en flanelle rouge. Alex comprenait pourquoi les enfants semblaient l'adorer. Parker était comme Olivia, remplie de bienveillance, la main sur le cœur et toujours à l'écoute de son prochain, quitte à se sacrifier elle-même.
- Vous vouliez me voir ? Lança Parker, nerveuse, pour briser le silence qui s'éternisait.
Benson et Eames avaient fait exprès de ne pas lancer la conversation pour rendre leur rencontre légèrement inconfortable pour étudier ses réactions.
- Je suis la détective Benson et ma coéquipière la détective Eames. Selon monsieur Withley, vous êtes l'une des salariés qui a le plus d'ancienneté et nous avons besoin de votre aide pour éclaircir certains points.
- Plus de dix ans au service de ce foyer, c'est un dévouement, reprit Eames avec un ton légèrement dédaigneux. Vous devez connaître son fonctionnement sur le bout des doigts.
- En effet, répondit Parker, les lèvres pincées.
- Vous vous rendez souvent aux bureaux de la protection de l'enfance à Dover ? Ajouta Eames.
- Évidemment. Je travaille de concert avec les assistants sociaux. Je les aide à trouver la meilleure solution pour les enfants dont nous avons la lourde responsabilité d'assumer.
- J'ai cru comprendre que vous êtes une personnalité influente par ici. Vous devez aussi connaître tout le monde et le système ne doit plus avoir aucun secret pour vous.
Parker se crispa, essayant toutefois de garder un sourire poli face à Eames.
- Peu importe ce que je suis, il n'y a que les enfants qui comptent.
- Comment ça se passe à l'intérieur de votre foyer ? Fit Benson d'un ton aimable.
- Oh, rien de plus simple ! S'exclama un peu plus rassurée Parker de trouver en Olivia de la bienveillance à son égard. Si nous avons une place de libre, l'assistant social nous confie l'enfant. Nous sommes plutôt un lieu de transition pour celui-ci. Il reste le temps nécessaire pour que l'assistant social enquête et assemble un dossier pour le soumettre à un juge qui va décider de son sort. Soit de les confier à des parents capables de s'en occuper, à un autre foyer ou bien de les placer dans une famille d'accueil. Nous sommes un petit foyer, cela nous permet de consacrer plus de temps pour nous occuper comme l'enfant en a besoin. La plupart qui arrivent ici sont malheureusement traumatisés. Il est parfois impossible de trouver une manière pour les atteindre et de leur offrir l'aide dont ils ont besoin.
- Cela doit être extrêmement difficile, compatit Olivia.
- Oui, mais nous n'avons pas le droit de flancher. Tous ces enfants comptent sur nous.
- Selon le directeur, vous êtes très dévouée à votre travail, fit remarquer Eames d'une manière moqueuse.
Cette réflexion sortit Parker de ses gonds.
- Pensez ce que vous voulez de moi, détective Eames, je m'en contrefiche !
Amusée par la réplique, Eames sourit. Leur petit jeu de rôle fonctionnait parfaitement. Elle soufflait le froid, tandis que Benson soufflait le chaud. Il y eut plusieurs coups frappés à la porte et Goldwin rentra dans le bureau sans invitation.
- Voici le lieutenant Goldwin, présenta Benson en attirant l'attention de Parker sur elle. Il nous apporte son aide pour notre enquête.
Dès que l'adjointe se tourna vers Olivia, le lieutenant fit un signe à Eames qu'elle comprit aussitôt.
- Détective Benson, vous ne m'avez toujours pas fait part en quoi je peux vous être utile ? L'interrogea Parker en pensant l'avoir comme alliée.
- Madame Parker, l'interpella Eames acerbe, comme vous on vous l'a précisé un peu plus tôt, nous avons besoin de votre aide. Nous cherchons une explication au problème que nous avons rencontré, il y a quelques jours à New-York.
- En quoi me concerne donc votre problème ?
Eames souleva un dossier qui dissimulait plusieurs photos de la fillette que Goren et elle avaient retrouvé. A la réaction de Parker, Eames sut qu'ils étaient tombés juste. Elle se décomposa littéralement à la vue d'Aliénor.
- Cette enfant a été retrouvée, il y a quelques jours à peine à New-York. Elle était à la limite de l'hypothermie, complètement affamée et surtout la victime de sévices et d'une violence sans nom. Selon le fichier de la protection de l'enfance que nous avons miraculeusement retrouvé dans leurs archives, elle a été placée dans ce foyer le 24 juin dernier.
- Pourtant quelques jours après son arrivée, intervient Goldwin, vous avez validé ses documents de sortie alors qu'aucun assistant social ou un juge l'ait autorisée officiellement. Je viens de vérifier avec le directeur l'authenticité des documents. Ce sont des faux. Comme pour sept autres gamins placés au sein de ce foyer. Depuis leur sortie, ils ont complètement disparu du système. Et vous, seule, en êtes le dénominateur commun.
Muette, Parker resta figée comme si elle avait peur de se désagréger si jamais elle venait à bouger.
- Nous avons étudié tous les dossiers de la protection de l'enfance de Dover sur les cinq dernières années, reprit Eames d'un ton cinglant. Comme Aliénor Davies, ces sept enfants n'y ont qu'une étrange et très maigre preuve d'existence grâce à la découverte d'un simple dossier d'archive papier qui leur est consacré. Chacun des assistants sociaux mentionnés à l'intérieur que nous avons interrogés séparément nous ont quasiment dit la même chose. Chacun d'eux nous a avoué qu'ils se sont mystérieusement vu décharger du cas de ces enfants par un simple mémo, tous signé par une certaine Mona Smith. Deux de ces mémos ont été retrouvés. Alors dites-moi Madame Parker, quel résultat pensez-vous que nous allons obtenir après leur analyse qui est actuellement en cours ?
Alex fixa froidement l'adjointe et fut presque surprise de la facilité avec laquelle sa résistance céda. Ses joues s'empourprèrent et les larmes jaillirent de ses yeux comme un torrent.
