Bonjour !
Tout d'abord : comment ça m'a fait trop plaisir de recevoir vos reviews ! Trop d'amour pour mon petit coeur. Je le dis souvent, mais j'ai vraiment le meilleur lectorat du monde !
Ensuite : l'écriture avance bien. Si je continue sur ma lancée, je devrais pouvoir accélerer le rythme de publication (c'est une histoire de Noël, j'ai pas envie de m'étaler jusqu'en mars ^^).
Enfin : Je vais de ce pas mettre au suspense insoutenable qu'est la réelle identité de Luc. Sorry, mais personne n'a trouvé (comment ça, pas crédible ?)
Bonne lecture et merci encore d'être là
RAR (les réponses aux reviews des membres enregistrés sont faites en MP) :
Chichette : Coucou ! Ravie que cette publication te fasse plaisir et ravie que tu aies aimé le premier chapitre. J'espère que la suite te plaira !
Merci à mes relectrices pour tout
21 décembre 2002
Drago Malefoy se tenait derrière le comptoir de sa librairie, un livre entre les mains, incapable d'esquisser le moindre geste.
Qu'est-ce que Granger pouvait bien foutre dans sa boutique ?!
À moins qu'il ne s'agisse d'un jeu de son esprit…
Un jeu pervers, mais une distorsion de la réalité malgré tout.
Comment pourrait-il en être autrement ?
Le Royaume-Uni était un pays bien trop grand pour que Granger le retrouve dans ce village perdu, situé dans le fin fond du Wiltshire.
– Tout va bien ? s'enquit alors la voix douce de Jean, l'une de ses plus fidèles clientes. Luc ? Hermione ?
Hermione.
Impossible que ce soit une coïncidence.
– Cet homme ne s'appelle absolument pas Luc, Maman, claqua sèchement la voix de celle qui semblait être réellement son ancienne camarade de classe.
– Ne sois pas ridicule, ma chérie ! la contra Jean face à un Drago abasourdi. Je le connais depuis longtemps, bien sûr qu'il s'appelle Luc !
Pas vraiment, pensa-t-il, amusé mais toujours incapable de prononcer le moindre mot.
– Je t'assure que non, insista Granger. Il s'agit de Drago Malefoy, je t'ai déjà parlé de lui.
À ces mots, Drago ne put empêcher une grimace de déformer ses traits, conscient que ces propos n'avaient pas dû être très élogieux.
– Je… Je ne comprends pas, bafouilla Jean, son regard passant de celle qui s'avérait être sa fille à lui-même.
– Je t'expliquerai à la maison, répondit Granger en leur tournant le dos pour sortir de la boutique, comme si elle ne supporterait pas de rester une seconde de plus en sa présence.
– Hermione, attends ! s'écria alors Drago, mû par un sentiment d'urgence.
La jeune femme pila aussi sec, sa main encore en suspension au-dessus de la poignée de la porte. Elle pivota ensuite lentement vers lui, les yeux écarquillés sous la surprise.
– Je… On peut parler ? bredouilla Drago, incertain.
– Je ne vois pas ce qu'on aurait à se dire, répliqua-t-elle, implacable.
– Alors contente-toi de m'écouter…
À leurs côtés, Jean observait la scène en silence, visiblement perdue.
Drago lui-même ne comprenait pas pourquoi il venait de faire cette proposition, il savait juste que la présence de Granger en ces lieux ne pouvait pas rester sans suite. Il la dévisagea sans un mot, attendant qu'elle prenne sa décision, et eut l'impression de lire le cheminement de ses pensées sur ses traits.
Lorsque Granger soupira en levant les yeux au ciel, il sut que c'était gagné.
– Quand ? demanda-t-elle simplement.
– Pourquoi pas maintenant ? Jean, je suppose que vous comprendriez que je ferme plus tôt…
– Je ne suis pas sûre de comprendre quoi que ce soit, Luc – ou peu importe votre véritable nom – mais si ma fille accepte de vous parler, je ne m'y opposerai pas.
Drago la remercia d'une grimace contrite puis sortit un paquet de sous son comptoir pour le lui tendre.
– Votre commande, Jean… Désolé, mais le deuxième tome n'est pas encore arrivé. Le livreur me l'a promis pour lundi.
– Merci. Je paierai le tout à ce moment-là, comme d'habitude ?
– Bien sûr, confirma-t-il.
Sa cliente acquiesça d'un signe de tête puis prit la direction de la sortie et s'arrêta pour chuchoter quelque chose à sa fille au passage. Granger déposa sa main sur son épaule dans un geste rassurant, puis Jean quitta la boutique, non sans lui lancer un dernier coup d'œil avant de refermer la porte derrière elle.
Drago plongea alors son regard dans celui de Granger, ignorant quoi faire. Maintenant qu'il se retrouvait seul avec elle, il était bien avancé !
– Il y a un bar un peu plus loin, hasarda-t-il. On pourrait aller prendre un verre…
– Ou tu pourrais tout simplement me dire ce que tu fous dans une librairie moldue et pourquoi ma mère semble persuadée que tu t'appelles Luc ?
– C'est une histoire assez longue, d'où ma proposition de faire ça autour d'un café ou d'un thé. Tu sais que tu ne risques rien, n'est-ce pas ?
– Tu ne m'as jamais fait peur, Malefoy, répondit-elle sur la défensive.
– Je n'en doute pas, répliqua-t-il, légèrement moqueur, mais je faisais surtout allusion à ma privation de baguette.
À l'air surpris qu'afficha Granger, Drago comprit qu'elle n'était pas au courant.
– Pour encore six mois, d'ailleurs… Je t'ai dit que l'histoire était longue, non ?
Drago ignorait ce qui le poussait à vouloir se confier à celle qu'il avait méprisée pendant des années, mais le fait qu'elle soit la première sorcière qu'il croise depuis plusieurs années n'y était probablement pas étranger.
– Très bien, céda-t-elle, à son plus grand soulagement. Mais rappelle-toi que moi, je n'ai jamais eu besoin de ma baguette pour te remettre à ta place !
Le souvenir de la gifle qu'elle lui avait donnée en troisième année lui revint en mémoire et Drago ne put s'empêcher de grimacer, une fois de plus. Néanmoins, un léger rictus étira ses lèvres lorsque la lueur qui brillait dans le regard de Granger lui indiqua qu'elle avait compris la raison de sa mimique.
Granger quitta la librairie la première et Drago accrocha sur la porte un panneau l'excusant de cette fermeture imprévue avant de verrouiller derrière lui. Ils marchèrent en silence jusqu'au bar situé à quelques mètres de son magasin, leurs pas crissant dans la neige.
Granger y entra la première et salua le propriétaire d'un geste de la main.
– Mais c'est la petite d'Henri ! s'exclama-t-il, visiblement heureux de la voir. Ça faisait longtemps que tu n'étais pas revenue ici !
– J'ai beaucoup de boulot, s'excusa-t-elle en rougissant, sous le regard curieux de Drago.
– Au ministère, c'est ça ? Tu pourrais pas me faire sauter quelques PV, par hasard ?
– Désolée, mais ce n'est pas du tout mon service…
– Tu m'étonnes, ne put s'empêcher de ricaner Drago à ses côtés, ce qui lui valut un regard noir.
– Oh bonjour, Luc, le salua alors le barman. Je ne t'avais pas vu ! Je ne savais pas que vous vous connaissiez, tous les deux.
– On était dans le même internat, le devança Granger.
– Vraiment ? commenta leur interlocuteur, visiblement surpris.
Par chance, il ne s'éternisa pas outre mesure sur la question. Bien qu'il soit très sociable, Roger Dalton ne se montrait jamais indiscret.
– Tu pourras m'apporter un Earl Grey ? demanda Granger.
– Et un café pour moi, s'il te plaît, ajouta Drago.
– Ça marche, je vous apporte ça tout de suite, confirma Roger avec sa bonhomie habituelle.
À ces mots, Granger se dirigea vers la table la plus éloignée du pub, cachée au fond d'une alcôve, connaissant visiblement les lieux aussi bien que lui. Une fois assis face à face, Drago sentit ses mains devenir moites. Maintenant qu'ils se retrouvaient là tous les deux, il se demandait ce qu'il allait bien pouvoir lui dire.
Pourquoi ne l'avait-il pas laissée repartir en compagnie de sa mère, tout simplement ? Ce n'était pas comme si leur conversation changerait quoi que ce soit à son quotidien…
Certes, la solitude lui pesait douloureusement, puisqu'il n'avait personne à ses côtés pour se confier pleinement, mais cela justifiait-il pour autant la prise d'un café avec elle ?
Roger vint leur apporter leurs consommations en demandant à Granger de saluer son père de sa part, ce qu'elle lui promit de faire en souriant. Une fois à nouveau seuls, la jeune femme croisa ses bras sur sa poitrine et le dévisagea en haussant un sourcil.
La facilité avec laquelle son humeur semblait changer était assez déconcertante.
– Alors ? J'attends.
– Ce n'est pas si facile, se défendit Drago en déglutissant.
Il avait oublié à quel point Hermione Granger pouvait se montrer intimidante.
– Tu es celui qui a insisté pour que nous venions ici, je te signale.
– Je sais, oui, mais j'ignore par quoi commencer.
– Très bien, souffla-t-elle avant de prendre une gorgée de thé. Pourquoi te faire appeler Luc ?
– C'est le diminutif de mon deuxième prénom… Ça passe clairement mieux auprès des Moldus que Drago.
– Ton deuxième prénom ?
– Lucius, précisa-t-il, impassible.
– Évidemment, grimaça-t-elle. Et qu'est-ce que tu fiches ici ? De tous les villages de Grande-Bretagne, comment as-tu atterri dans celui où vivent mes parents ?
– Pure coïncidence, se défendit-il aussitôt. Promis ! Le manoir de mes parents se trouve à quelques kilomètres d'ici, je suis simplement resté dans le voisinage.
– Je le saurais, s'il y avait un tel bâtiment dans le coin ! le contra-t-elle aussitôt. J'ai passé toute mon enfance à arpenter la campagne environnante.
– Il est protégé par des sorts afin que… que des personnes telles que… Enfin, n'importe qui ne peut pas le voir, tout simplement. Pour la plupart des gens, il s'agit des ruines particulièrement instables d'un ancien château.
– Des personnes telles que… ? répéta-t-elle. Oh, tu veux dire des sorts repousse-Moldus ?
– Et tous les sorciers qui ne seraient pas Sang-Pur, précisa-t-il avec un rictus contrit.
– Évidemment, commenta-t-elle à nouveau.
– Après la chute de Tu-Sais-Qui, reprit-il, j'ai été jugé pour ce que j'ai fait en sixième année, d'où ma privation de baguette pour cinq ans. Mon père, quant à lui, a été condamné à Azkaban pour les cinquante prochaines années.
– J'ai appris pour ton père, oui, dit-elle platement. Je l'ignorais pour toi, par contre… Et ta mère ?
– Elle est partie vivre en France chez une de ses cousines.
Granger hocha simplement la tête, les lèvres serrées, avant de boire une gorgée de thé.
– Nos biens ont été saisis, poursuivit Drago. Le manoir, le contenu de nos coffres, notre héritage…
– Si tu souhaites que je vous plaigne…
– Non, pas du tout, commenta Drago. J'essaie juste de contextualiser ma situation, comme promis. Elle ne pouvait pas vivre ainsi, elle ne supportait pas le déshonneur qui est tombé sur notre famille, je l'ai donc encouragée à se reconstruire loin de tout ça.
Granger l'écoutait tout en sirotant son thé, intéressée par son récit. Drago n'avait jamais raconté son histoire complète à qui que ce soit et ces confidences lui faisaient vraiment du bien. Comme si un poids dont il ignorait l'existence quittait enfin ses épaules.
– J'ai traîné dans le coin un moment, sans savoir quoi faire… reprit-il. Privé de magie, de famille – aussi imparfaite soit-elle – et de ressources, je te laisse imaginer dans quel état Roger m'a trouvé.
– Roger ? souligna-t-elle en fronçant les sourcils.
– Le barman…
– Je sais qui est Roger, le coupa-t-elle. J'ai grandi ici et c'est un ami de mon père.
– J'ai cru comprendre, oui. Enfin bref, pour justifier ma méconnaissance du monde moldu, je lui ai dit que mes parents vivaient dans une communauté anti-technologie, de laquelle j'étais parti à ma majorité.
– D'où t'es venue cette idée ?
– De Roger, en vérité. Il a émis cette proposition quand il a vu à quel point je semblais largué et j'ai simplement confirmé.
– J'espère que je n'ai pas tout gâché en affirmant que nous étions allés dans le même internat, tout à l'heure… commenta Granger.
– Ce ne serait pas la première incohérence à mon histoire, affirma-t-il dans un haussement d'épaules. Enfin voilà, cela fait un peu plus de trois ans qu'il m'a pris sous son aile. C'est la seule personne dont je sois vraiment proche… Suis vraiment proche ? Merde, je ne sais plus, peu importe. C'est la raison pour laquelle je me suis installé ici, quoi !
– Trois ans… répéta Granger. Les procès sont terminés depuis quatre ans.
– Les premiers mois ont été compliqués, répondit-il simplement, estimant qu'il s'était suffisamment confié pour l'instant.
Granger garda le silence un moment, comme si elle essayait d'assimiler son récit. Drago n'ajouta rien, se contentant de boire son café devenu tiède, le cœur serré d'appréhension.
Que ferait-il si Granger lui demandait de quitter le village ? C'était celui de son enfance, celui où vivaient ses parents, il pouvait facilement concevoir que sa présence en ces lieux puisse l'incommoder, mais c'était également devenu chez lui, dernièrement.
Ses anciens amis l'avaient abandonné à son sort, sa mère était partie pour sa propre survie et son père ne lui avait jamais apporté quoi que ce soit de positif. Sans parler du fait qu'il était en prison et, par conséquent, d'aucun secours. La gestion de cette librairie était tout ce qui lui restait.
– Pourquoi n'es-tu pas parti avec ta mère ? l'interrogea-t-elle, mettant fin au silence qui s'était installé entre eux.
– Je n'ai pas obtenu l'autorisation de l'accompagner, avoua-t-il en soupirant. Je suis à nouveau soumis à la Trace, le Ministère ne peut pas étendre sa surveillance aux autres pays, je suis donc bloqué ici jusqu'à la fin de ma peine.
– C'est n'importe quoi ! commenta-t-elle.
– Bah… Euh… bredouilla-t-il, ignorant quoi répondre.
– Te laisser ainsi sans la moindre ressource alors que tu étais mineur au moment des faits ? Franchement ! Cette justice à double vitesse commence prodigieusement à me gonfler.
Drago la dévisagea, les yeux écarquillés sous la surprise. Granger était-elle réellement en train de s'offusquer du traitement qu'on lui avait infligé ?
– Et tu n'as rien dit, rien fait, pour protester contre cette injustice ? l'interrogea-t-elle, une lueur farouche dans le regard.
– J'ai fait entrer des Mangemorts dans une école remplie d'enfants, Granger… J'ai délibérément failli tuer deux personnes avec mes plans hasardeux, dont l'un de tes potes. Dumbledore est mort, ce soir-là. Je m'estime chanceux de n'avoir rien eu de plus.
– Dumbledore serait mort de toute façon, grommela-t-elle en soufflant par le nez, agacée.
– Je… Quoi ?! releva Drago, surpris. Qu'est-ce que tu veux dire par "Dumbledore serait mort de toute façon" ?
Granger inspira profondément et ancra son regard dans le sien avant de répondre.
– Mais enfin, Malefoy, tu étais présent lorsqu'Harry a vaincu Voldemort, non ?
– Euh… Oui, mais quel est le rapport ?
– Tu n'as pas écouté ce qu'il a dit ?
– Sur le fait que Rogue se tapait sa mère ?
– Non, crétin ! Dumbledore était condamné et avait passé un marché avec Rogue pour qu'il le tue le moment venu. Tu n'es en rien responsable de son décès.
– Ça me dit quelque chose, oui, mais c'était du bluff, non ? J'ai eu l'occasion de lire la Gazette à l'époque et ils affirmaient que les propos tenus par Potter ce soir-là étaient un pur délire pour déconcentrer Tu-Sais-Qui…
– C'est ce que le Ministère aimerait faire croire, oui, commenta-t-elle.
– Mais pourquoi ?
– C'est là que je me rends compte à quel point tu es coupé du monde magique…
– Explique-toi !
– Ça fait des années que Harry essaie de rétablir la vérité. Rogue lui a confié des souvenirs, avant de mourir… Le professeur Dumbledore était condamné et lui avait demandé de le tuer le moment venu. Tout ce que Harry a dit cette nuit-là, dans la Grande Salle, était vrai, sauf que certaines personnes au Ministère refusent de l'admettre.
– Pourquoi ?
– Parce que Harry ne peut pas prouver ce qu'il affirme et ils ont peur de créer un précédent pour d'autres Mangemorts s'ils admettent que Rogue n'en était pas vraiment un. Donc aux yeux du monde magique, Severus Rogue n'était qu'un criminel parmi d'autres et le meurtrier d'Albus Dumbledore. Ce qui rend ta peine encore plus absurde, d'ailleurs, puisque même si les choses n'avaient pas été convenues entre eux, Rogue n'aurait pas eu besoin de cette stupide armoire pour pénétrer dans le château, puisqu'il y vivait.
Drago la dévisagea en silence, tentant d'assimiler les implications de ce qu'elle venait de lui dire.
– Je suis désolée, Malefoy, mais tu es juste une victime de plus de leur parodie de justice.
– Pourtant, tu travailles au Ministère, non ? Je t'ai entendu le confirmer à Roger…
– En effet, et c'est pourquoi je suis bien placée pour savoir comment les choses fonctionnent. Mais y a-t-il un meilleur moyen de réformer un système corrompu qu'en œuvrant de l'intérieur ?
Drago soupira en baissant les yeux et attrapa la dosette de sucre inutilisée qui traînait près de sa tasse pour jouer avec.
Toutes ces histoires le dépassaient complètement.
Les choses avaient-elles toujours été aussi compliquées ? Était-il réellement une victime du système, comme Granger l'affirmait ?
Bien évidemment, il avait trouvé sa condamnation particulièrement injuste, mais il avait fini par conclure que sa rancœur parlait pour lui. Il était à peine adulte lorsqu'il s'était retrouvé isolé dans ce monde sans magie, sans soutien, sans rien. Son amertume lui avait paru naturelle. Comment aurait-il pu en être autrement ?
Drago, qui avait été élevé pour avoir le monde à ses pieds, se retrouvait tout simplement éjecté de celui-ci. Depuis, le soutien de Roger l'avait aidé à se reconstruire, mais celui-ci avait, malheureusement, été limité, puisqu'il n'avait rien pu lui raconter de sa véritable histoire.
Mais aujourd'hui, Granger trouvait elle aussi qu'il avait été traité injustement et cette fille… cette femme n'avait aucune raison de prendre sa défense. Ce n'était pas l'amitié qui dictait ses mots, mais la vérité, tout simplement.
Sa vérité.
Drago sentit alors une sorte de chaleur se répandre dans ses veines et un sourire étira peu à peu ses lèvres.
– Merci, Hermione, murmura-t-il en essayant de soutenir son regard scrutateur.
– Je… Euh… Mais pourquoi ? bredouilla-t-elle, confuse.
– Pour avoir accepté de m'écouter, de me suivre ici… Pour avoir accepté de me parler, tout simplement, et… Et pour tes propos, sur ma condamnation. C'est important, venant de toi…
– Ça ne veut pas dire que j'excuse pour autant tout ce que tu as pu faire par le passé, rétorqua-t-elle, les joues légèrement roses.
– Je n'ai jamais prétendu le contraire, soupira-t-il. Je t'ai raconté mon histoire, tu ne crois pas que j'ai retenu la leçon, depuis ?
– Peut-être, lui concéda-t-elle du bout des lèvres.
– Alors accepte de me revoir et je te le prouverai, conclut-il, une lueur de défi dans le regard.
.
Je sais que vous aimez mes fins de chapitre, donc j'essaie de vous faire plaisir, mdr.
Alors, que pensez-vous de ce Drago ? J'avoue que je l'aime beaucoup, pour ma part. Je l'avais déjà privé de baguette dans un OS et j'avais très envie d'approfondir le concept. J'avais eu une autre idée de fic, mais j'ai jamais réussi à en poursuivre l'écriture (bloquée au chapitre 7). Résultat, j'ai décidé de l'exploiter ici.
A très vite pour un chapitre Hermione.
Plein de coeurs sur vous !
