Chapitre deux : intrigue
Ce matin, Levi était plus qu'en avance. Il en venait à traîner dans son appartement, ne sachant quoi faire en attendant. Il se dit qu'un peu de ménage occuperait bien le temps.
Levi était maniaque. Tout devait être en ordre, propre, organisé.
Son appartement ressemblait à un catalogue IKEA. Il était simplement décoré, avec goût et finesse, caractéristique de son mode de vie.
Le professeur vivait aisément. Entre les cours, les conférences et les quelques livres d'histoires à son nom, tout marchait comme il fallait. Même s'il se moquait de tout ça, c'était agréable, et ça nourrissait son ego. Mais les faits restaient tels quel ; il se retrouvait là, seul dans son appartement au cœur de Nation, à faire le ménage. Trente-et-un ans de vie pour ça ? Non mais sérieux.
Il se brossa les dents, enfila ses chaussures et s'observa une dernière fois dans le miroir de son entrée.
Ses cheveux venaient de passer sous la tondeuse : sa coupe style undercut était parfaite. Quelques mèches faussement rebelles lui barraient le front, durcissant un peu plus ses traits - si c'était possible. Son costume le taillait parfaitement bien, soulignant sa silhouette, certes petite, mais fines et élancée. Levi avait des atouts physiques indiscutables. Il était attirant. Il le voyait dans le regard des femmes, bien que ça ne l'intéressait pas vraiment ; il le savait. Et c'était à peu près tout ce qui comptait.
Assis dans son train, Levi se souvint qu'aujourd'hui marquait la première vraie journée de cours, autant pour les élèves que pour lui. Il allait revoir les mêmes têtes qu'hier. Sur deux-cents, il n'en n'avait retenue aucune. Au moins, c'est simple. Il se contenterait de parler, comme à son habitude, sans porter la moindre attention à son auditoire.
Aucune tête, pas exactement. Comment oublier le toxico de la classe, Eren. En repensant à l'histoire de la veille, Levi se demanda si l'étudiant n'avait pas minutieusement tout fait pour saboter sa première impression. Eren Jager. Dire qu'il a assimilé son visage serait mentir. Il serait tout juste capable de reconnaître ses yeux. Ils n'étaient pas communs. Il y a des gens, comme ça. Un détail vous accroche chez eux et vous ne pouvez plus vous empêcher de regarder. Eren avait ses yeux.
Levi arriva à Luxembourg. Routine habituelle, il contourna les quatre SDF sur son chemin, fît des épaules aux paresseux pour passer, et senti enfin le froid de Paris lui chatouiller les oreilles en sortant de la gare.
Il sorti une cigarette : Philipp Morris 100S. L'adulte ne fumait pas beaucoup, mais sur le chemin du travail, c'était vraiment du pain béni. Et, évidemment, il refusa d'en donner à tous les pigeons qui vinrent lui en réclamer au moment même où il sortit son paquet.
Arrivé devant l'entrée du bâtiment, Levi entreprit de jeter son mégot, mais s'arrêta un instant devant la poubelle ;
Le toxicomane.
Eren se tenait là, pétard au bec.
Le trentenaire se dit qu'il était vraiment culotté. On le surprend la veille, il recommence le lendemain.
« Eh, le gamin, avança Levi. Tu te foutrais pas un peu de ma gueule, là ? »
Il vit le jeune homme écarquiller les yeux, dans l'incompréhension la plus totale.
« Éteins ton putain de joint et monte en cours. »
C'était un ordre. Eren haussa un sourcil, et obéit nonchalamment.
« Dites, vous avez peur de vous détendre ? »
Levi, qui avait déjà reprit le chemin vers escaliers de l'entrée, se figea net. Il se tourna vers l'inconscient, le mitraillant de ses prunelles grises.
« Je te demande pardon, misérable gamin ? », articula Levi, qui retenait son irrépressible envie de le cogner.
« Misérable gamin, carrément, lança Eren. Dites, hier, j'ai rien dis, mais là, vous me parlez comme si j'étais votre chien. On est plus au lycée, prof ne rime pas avec ennemi. »
« Prof va rimer avec bourreau si tu ne t'avises pas de ravaler cette arrogance avec moi, cracha Levi. Je te vois encore avec le moindre joint devant cette fac et avant mon cours, tu prends la porte. »
Levi était sérieux. Il se moquait de la santé ou du chemin de vie que prenait l'adolescent en face de lui, ça n'était absolument pas son problème. Mais se faire respecter, c'était primordial. Un étudiant qui venait en cours drogué, ce n'était pas acceptable.
« Vous devriez tirer un peu », jeta Eren dans le vent, avant de s'éloigner définitivement dans le bâtiment.
Le professeur n'en revenait pas. Il l'insultait intérieurement, de tous les noms. C'est qui, ce merdeux ?, pensa Levi, sidéré par la situation. Il était froissé. C'était le deuxième jour de cours. Ce genre de comportement inqualifiable n'était pas censé arriver si tôt dans l'année.
Il pénétra dans la salle dans un fracas assourdissant. Levi regarda droit devant lui, et comme pour confirmer que sa journée allait être déplorable, Eren était assit en face. Le trentenaire le verrait quatre fois par semaines. Il n'y avait plus que des insultes qui lui venaient à son égard ; « Gamin », « merdeux », « toxico ». Il était maintenant convaincu de ne jamais l'appeler par son prénom de l'année entière.
Il commença son cours, prit soin de fusiller Eren à chaque regard, et d'ignorer toutes les mains levées.
Il nota que l'étudiant n'écrivait rien. Il n'écoutait pas, regardait ailleurs, et attendait que ça passe.
Ça gonflait Levi.
Beaucoup d'élèves faisaient ça, et il se contentait d'ignorer. Mais Eren s'y adonnait avec un tel dédain : il le provoquait. Du moins, c'est ce que se dit Levi sur le coup. Il repensait à la façon dont Eren avait réussi à avoir le dernier mot il y a quelques heures de ça.
« Vous devriez tirer un peu », quel enfoiré.
La journée se passa, les élèves étaient entrain de rentrer, ou papotaient avec leurs camarades. Le jeune homme à la peau hâlée s'apprêtait à partir quand il fut stoppé par une mine meurtrière.
« Morveux, glissa Levi. Pas toi. »
Il le vit écarquiller ses grands yeux bleus. Ce n'est généralement pas bon signe qu'un professeur vous retienne à la fin du cours.
A l'instant où les derniers élèves avaient quitté la salle, Levi reprit.
« Alors, Eren, qu'est ce que tu fous là, hein ? »
« Pardon ? »
Eren cligna des yeux deux ou trois fois. Levi jura qu'il les vit changer de couleur. Il reprit sans marquer son impression.
« Tu arrives en retard, tu t'en fous, tu fumes, t'écoutes pas, tu provoques.., chantonna Levi, ironisant toutes les bêtises qu'Eren avait été capable de faire en moins de deux jours. Alors, je m'interroge. Qu'est ce que tu fous là ? Va bosser, gagne ta thune, sers à quelque chose.. ? »
« Attendez, je rêve ?, Eren fronça les sourcils. C'est de l'acharnement, là. »
Levi remarqua que son regard changeait manifestement de lueur, affichant une tension naissante.
Eren reprit, le ton juste et froid.
« Je m'en fous, après tout. Je taffe pour moi. Au revoir, Monsieur-
« Sors une feuille et un stylo. »
La voix de Levi claqua dans l'air. Voyant que son interlocuteur allait répliquer, il se contenta de lui jeter un pénible coup d'œil. Il le sentit frémir, pour enfin sortir quelque chose de son sac.
« j'imagine que je n'ai pas le choix », murmura Eren, si bas que ça aurait pu être un songe. Presque.
Levi n'était pas du genre à punir.
En fait, si. Il était du genre à punir, mais avait rarement l'occasion de le faire. L'université, ce n'est pas comme le collège. Les étudiants sont plus ou moins libres. Mais face à l'incroyable suffisance du jeune homme en face de lui, il vit un prétexte.
« Ton premier devoir de l'année, en exclusivité, avant tout le monde, rétorqua le petit adulte. Le deuxième jour, t'es un champion. T'en fais pas, t'as pas l'air de briller par ton intelligence, j'irai doucement. »
Il vit Eren se chauffer du coin de l'œil ; Levi en fut satisfait. Il voulait uniquement l'embêter, par pure fierté et abus de pouvoir, et sûrement aussi pour voir de quoi il était capable. Il fut surprit de de devoir admettre qu'Eren était obéissant. Irrespectueux, arrogant, impertinent, mais obéissant.
Quoiqu'il en soit, Levi lui posa quelques questions futiles de cours, de culture générale. Quelques petits pièges glissés entre les lignes, comme à son habitude.
Eren rédigeait son devoir depuis une demi heure maintenant. Ce n'était pas une dissertation ou une étude, Levi espérait qu'il finisse dans peu de temps
Il était assit en face, sirotant son thé devant le journal de la semaine.
Absolument aucune nouvelle intéressante.
Il allait se plaindre secrètement quand il vit Eren se pointer à son bureau, tendant une feuille, sourcils froncés.
« J'espère que je n'ai pas été trop long, chef », défia Eren.
L'adulte se demanda un instant s'il lisait dans ses pensées.
« Ta gueule, gamin », souffla Levi.
Le professeur prit son devoir, non sans regard dégoûté. La feuille était froissée, sale, tachée d'encre. Comment, en si peu de temps ?
L'étudiant quitta promptement la salle. Lui, resta quelques minutes de plus, réfléchissant à toutes les folies qu'avait pu écrire Eren dans le torchon qu'il venait de rendre.
Il s'autorisa un sourire narquois.
Arrivé chez lui, Levi s'affala sur son immense canapé en cuir blanc.
Ce n'est qu'après quelques bouffées d'airs qu'il entreprit de lire le devoir de son élève.
Il le sorti de sa mallette, curieux d'évaluer le niveau du gosse.
Après moins de cinq minutes de lecture, Levi était médusé.
Tout était juste.
Eren avait un rendu un sans faute, sur un devoir surprise, fait à la va vite.
Merde, pensa-t-il, à juste titre. Il ne pouvait décemment pas revenir le voir en lui disant « Tiens, gamin, j'ai voulu te faire chier mais il s'avère que ton travail est parfait, alors tu as encore le dernier mot. Bises ! »
C'était mauvais.
Petit à petit, Levi s'attarda plus justement sur ce qu'il tenait entre les mains.
L'écriture d'Eren était enfantine. Des pâtes de mouche, mais c'était lisible et efficace. En revanche, il n'était pas soigneux du tout.
Dommage.
L'élève avait répondu et développé sur toutes les questions, s'autorisant même quelques ouvertures. Ses réponses étaient scolaires, linéaires et concises. Il ne s'enfonçait pas dans des phrases grandiloquentes, plus agaçantes qu'autre chose, allait à l'essentiel et visait juste.
Pris de cours, Levi fixa le vide.
C'était intriguant.
Il était insolent, traînait ses pieds, dormait en cours, se droguait ouvertement... tous les enseignants connaissaient ce tableau et ce qu'il signifiait. Mais en parallèle, Eren avait l'air d'être excellent.
Ce n'était pas habituel.
Le professeur fronça les sourcils et décida d'ignorer, se dirigeant dans la cuisine pour préparer une soupe. Le trentenaire tenait à conserver une certaine forme, faisant du sport tous les jours en essayant de manger à peu près sainement.
Il y repensa bien plus tard, sous la douche.
Eren était jeune, visiblement intelligent, plus grand, et parvenait à le remettre à sa place.
Tout était réuni pour que Levi le déteste. Ou l'adore, en fait. Si il s'était montré respectueux, il aurait certainement été l'un de ses élèves favoris au cours de l'année. Favori étant un terme immensément trop fort pour désigner le peu d'intérêt que Levi était capable de porter à un étudiant, même en l'appréciant.
Levi sortit de la douche, se sécha et alla directement dans sa chambre.
Elle était spacieuse… vide. Elle était vide. L'adulte songea que l'état de la chambre de quelqu'un était significatif de son statut.
Un professeur enseignant dans une prestigieuse faculté devait se contenter d'avoir un grand lit, un petit bureau et un dressing. Aucune décoration inutile ou superflue, sa pièce de repos était aussi efficace que son salon.
Il avait troqué son costume contre un simple haut et un short de pyjama gris. Il était enfin allongé, détendu, prêt à s'endormir.
Le lendemain, Levi se réveilla pile à l'heure. Il bondit, se prépara rapidement mais soigneusement, et parti en direction de son lieu de travail. Aujourd'hui, il voyait les deuxième années. La journée allait être longue.
Il attendait le week end. Hanji ainsi que ses collègues Petra et Erwin lui avaient proposé de sortir.
Même si ça ne semblait pas évident, Levi aimait sortir. Il aimait boire, il aimait se brouiller avec n'importe qui, et se faire raccompagner par ses amis complètement faits, eux aussi.
Une ambiance qui l'éloignait un peu de la vieillesse.
Après son inintéressante après midi, il entreprit de rentrer directement chez lui, sans passer par la case courses, qu'il avait magnifiquement la flemme de faire. Cependant, en passant à côté du Franprix à quelques rues de son immeuble, il se décida à y aller quand même. Après tout, il s'en réjouirait au moment de faire à manger.
Il prenait le soin de sélectionner les meilleures tomates, les sous pesant comme un vieux. Sa liste de course le représentait parfaitement : efficace et judicieuse.
Il longeait paisiblement les rayons du magasin, hésitant entre trois poivrons, sélectionnant son shampoing habituel… jusqu'à qu'un son perturbe sa monotonie.
« C'est pas vrai ! », s'écria l'intrus dans le dos de Levi.
Il reconnut cette voix en moins de temps qu'il n'en fallait pour l'agacer.
Levi se tourna pour faire face à l'indésirable jeune qui venait perturber son moment de répit. Eren se figea en croisant son regard. Il avait l'air aussi embêté que lui.
L'adulte en profita pour brièvement analyser la situation.
Ils étaient dans un Franprix de quartier, à deux pas de chez lui. Eren avait remplit un caddie, ce qui semblait indiquer qu'il faisait les courses de la semaine.
Les courses de la semaine.
Dans un magasin de quartier.
Eren n'habitait pas loin.
Fais chier, médita Levi.
« Fais chier, finit-il d'ailleurs par exprimer à voix haute. Gamin ? »
Il vit Eren se tourner, semblant chercher quelqu'un.
« Mikasa, dépêche, je t'en supplie, » pria Eren, le regard fuyant.
Levi se surprit à lui aussi vouloir que Mikasa se dépêche. Cette situation était inconfortable. Il décida de s'éclipser discrètement pour contourner le malaise et mieux réfléchir.
Paris était une grande ville, avec un peu de chance, Levi se trompait et Eren passait simplement par là.
Il le vit d'ailleurs se diriger aux caisses avec une jeune femme, et jugea que ça devait être la Mikasa en question. Ce n'était visiblement pas un membre de sa famille. Elle était asiatique, avait les traits fin et les yeux noirs. C'était indéniablement une très belle fille.
En les observant de loin, Levi devait avoir l'air d'un fou, mais il était rassuré. Mikasa était sûrement la copine d'Eren. Il l'accompagnait pour les courses.
Oui, ça devait être ça.
« Bordel, t'es pas ma mère Mikasa, lâche moi. », Grogna Eren, au loin.
Étrange façon de communiquer avec sa copine.
« Je te préviens Eren, papa en a marre, alors cette année attends toi à ce que je te harcèle pour que tu te recardes », rétorqua sévèrement la jeune femme, se moquant du monde qui pouvait entendre leur dispute.
Papa ?, nota Levi. Mikasa était donc bien sa sœur. Surement adoptive. Le professeur se dit que le monde était contre lui, rien ne semblait vouloir l'aider.
Il se surprit à traîner dans les rayons pour ne pas attendre aux caisses avec son élève, comme un garçon qui ne veut pas croiser la fille collante de sa classe. Comportement puéril, mais plutôt légitime.
Au moment même où Levi entra dans son appartement, il rangea le contenu de ses sacs et fit une chose qu'il n'aurait jamais pensé faire auparavant.
Il sorti son iphone, ouvrit Instagram -car il avait un compte Instagram-, et commença à chercher.
Il cherchait un élève sur Instagram.
Cette pensée le dégoûtait, il avait l'impression d'être l'un de ces porcs qui épiait leurs jeunes étudiantes sur les réseaux.
En l'occurrence, Levi cherchait juste une information précise : l'adresse d'Eren. Rien de malsain ; il voulait simplement vérifier qu'il n'allait pas devoir faire des trajets dans le même RER que lui le matin.
Il ne lui fallu que dix secondes pour trouver son compte. Eren_Jager. C'était facile. Au moins, il ne faisait pas parti de ces cas sociaux, comme Levi aimait les juger, qui avaient des pseudos ridicules, conçus par un sens de l'humour bancal -il n'avait jamais comprit la tendance autour des ornithorynques-.
Le compte d'Eren avait beaucoup de photos, beaucoup d'abonnés, beaucoup de likes. Le classique ado populaire du lycée. Ça expliquait pas mal de choses.
Levi fut surpris de voir que le garçon s'habillait bien. Mi streetwear, mi classe, ça faisait un beau mélange. Eren faisait attention à équilibrer et assortir les couleurs, les pièces. Levi ne l'avait pas remarqué, en classe.
Lui aussi accordait de l'importance à la tenue. Même s'il passait la plupart de son temps en costume, quand il fallait s'habiller pour une sortie ou une soirée, il le faisait avec soin.
Toutes ses photos étaient clean, millimétrées. Dans une story à la une sur le dessin, Levi lui découvrit également un talent artistique. Décidément. Il allait avoir du mal à le rabaisser. Ça avait un côté agaçant.
Aucune information cependant sur l'endroit où il habitait. L'étudiant n'avait pas activé la localisation.
Levi laissa donc glisser ses doigts sur l'écran, sans vraiment s'en rendre compte, sans vraiment s'en rendre compte, analysant le profil du jeune homme presque par inadvertance.
Après avoir fouillé la page d'un air désintéressé, il quitta l'application, jugeant qu'il ne trouverait, de toutes manières, pas ce qu'il cherchait.
Instinctivement, ses pieds le menèrent vers son frigo. Il s'ennuyait donc avait faim. Levi avait tout le temps faim. L'agaçant petit gabarit qui peut engloutir un bœuf sans prendre un gramme, c'était lui. Il décida qu'il en avait marre des soupes à l'oignon et commença à se préparer un burger, qu'il ne dégusta pas, tant il l'eut mangé vite.
Il y avait un documentaires sur la vie après la mort qui l'intéressait sur Netflix. Levi ne croyait absolument pas à toutes ces choses spirituelles, mais avait cette curiosité étrange commune à tous les êtres humains.
Il se posa donc dans son canapé, alluma sa grande télé et s'enroula dans un de ses nombreux plaids. Il aimait bien ces soirées qu'il passait à rien faire. Bientôt, le stress du programme et des devoirs à corriger lui voleraient ses nuits, il le savait. Alors il en profitait.
Il finit par s'endormir sans s'en rendre compte, dans le calme de son appartement.
