Sword Art Online : Project Alicization

Garden of the Blue Rose

Monde des Hommes – Cathédrale de l'Axiome.

« Oh, Eugeo serait parti seul dans le Dark Territory ? Avec tout mon respect, Commandant, ne serait-ce pas un peu dangereux, même pour lui ?

– Le petit a insisté pour y aller seul. Moi aussi, je voudrais bien lui envoyer des renforts mais sa Sainteté a affirmé qu'il n'en aurait pas besoin. »

Les bras croisés, Bercouli discutait avec sa seconde : Fanatio Synthesis Two. Cette dernière dissimulait son visage derrière un casque où on ne distinguait pas son visage. Elle se sentait nettement mieux ainsi.

« Je vois … murmura Fanatio. J'espère qu'il s'en sortira alors.

– Ouais, ne t'inquiète pas pour ça. Je l'ai formé … et je dois bien avouer qu'il a beaucoup de talents pour quelqu'un de son âge, un peu trop même. Lâcha le Commandant avec un sourire aux lèvres. »


Le dernier étage de la Cathédrale possédait un silence religieux, il n'y avait pas un seul bruit venant perturber cela. Dans la chambre circulaire de Quinella, un grand lit, orné de rideaux bordeaux, s'y trouvait. Paisiblement endormie, la jeune femme ne faisait rien de ses journées, elle passait énormément de temps à dormir pour gérer les trop nombreux souvenirs dans sa Fluctlight.

Même pour les Chevaliers de l'Intégrité, il était rare de voir sa Sainteté. Ses longs cheveux oscillant entre l'argenté et le mauve s'étendaient merveilleusement bien sur son lit immaculé. Les paupières closes, Administrator dormait à poings fermés, ses mains proches de son visage paisible.

Pourtant, un son aigu retentit. Comme une petite alarme des téléphones du monde réel.

Quand bien même Quinella possédait une apparence mystique, presque divine, elle aimait les bonnes choses de la vie, comme son sommeil par exemple. De ce fait, sans réellement le faire exprès, elle couina légèrement suite à ce bruit fort désagréable.

Le son persistait et cela eut pour effet de réveiller sur la souveraine de ce monde qui grogna un petit peu après ce réveil forcé.

« Qu'est-ce … que … souffla la belle femme en ouvrant difficilement les yeux. »

Cela appartenait à un écran. Ou à une console plus exactement. Ses yeux, possédant la même teinte que sa chevelure, se posèrent doucement dessus. Le temps que ses neurones se connectent entre eux, Quinella comprit instantanément ce qui se passait.

« Oh … c'est toi, mon cher Yanai. »

Dark Territory.

Un nouveau village.

Il paraissait plus grand que le dernier, étant probablement de la taille de Rulid. Mais sous ce toit écarlate que représentait le ciel, difficile de poursuivre dans la comparaison, songea silencieusement Alice. Un moment arrêtées devant l'entrée du village, les deux femmes regardèrent avec méfiance les alentours s'il n'y avait pas de garde ou que ce soit.

Mais rien à signaler.

Asuna hocha simplement la tête, incitant à son amie de la suivre dans son mouvement. L'épéiste posa un pied à l'intérieur … et la surprise fut le premier sentiment qui lui traversa l'esprit.

« Bonjour, mesdemoiselles ! Est-ce que je peux vous aider ? »

Un marchand à la corpulence plutôt enrobée leur fit un signe de la main avec un air bienfaiteur gravé sur son visage, légèrement marqué par le temps. Il portait un petit chapeau marron, masquant ses courts cheveux noirs. Réticente à cette demande, Asuna hocha négativement la tête et poursuivit sa route avec Alice, sans dire un mot. Apparemment, les voici dans un village comportant des humains.

Pour la communication, ce serait probablement plus facile. Même si elle préférait y éviter, en réalité.

« Venez par ici ! Le prix est beaucoup moins cher aujourd'hui ! Approchez ! Clama un autre marchand, s'adressant à toutes les personnes à proximité. »

C'était sûrement le jour du marché. Ou l'heure, qui sait. Dans tous les cas, Asuna Yûki ne comptait pas s'éterniser dans cet endroit avant que …

« Hé, Asuna. Murmura Alice, à ses côtés.

– Hmm ?

– Tu ne penses pas que c'est le moment d'avoir des informations ? Qui sait quel serait le visage du prochain village ? Suggéra-t-elle. »

La jeune femme considéra pendant un instant la proposition de son amie. Cette dernière avait probablement raison.

« Oui. Essayons de chercher la base centrale de ce monde. Il doit en avoir une, c'est certain.

– D'accord, allons voir de ce côté. »

Alice Züberg s'approcha un des marchands, ce dernier proposait tout un tas d'objets plus diversifié que les autres, sur un tapis pourpre. Elle inclina poliment la tête, comme première approche.

« Bonjour, je voudrais vous poser quelques questions si vous disposez du temps nécessaire pour cela. Demanda-t-elle. »

Son interlocuteur était un homme de la trentaine aux cheveux marrons avec une légère trace de pilosité sur son visage. Ce dernier pencha légèrement la tête sur le côté tout en esquissant un petit sourire, narquois.

« Si tu veux, ma jolie. Mais d'abord, montre-moi mieux ton visage d'ange … murmura-t-il en approchant sa main droite. »

Néanmoins, son poignet fut solidement saisi par Asuna, dont les yeux froids suffirent à glacer le sang d'un homme lambda. Alice avait reculé de quelques pas, par réflexe mais on dirait que sa partenaire ne se contentait pas que de cela.

« Ça suffit. C'est soi oui, ou soi non. Déclara la Yûki, les yeux plissés. Elle n'a pas demandé que tu te t'approches, si je ne m'abuse.

– … Qu'est-ce qu'il y a ? Tu es jalouse, peut-être ? Répliqua le marchand en ne perdant pas son sourire.

– Tu risques de le regretter si tu continues.

– Olàlà ! Tu penses vraiment que je vais avoir d'une fillette comme toi ? »

Les deux s'observèrent en chien de faïence, surtout la belle épéiste d'ailleurs. Alice jurerait que son amie pourrait dégainer son épée en rien de temps. Voulant atténuer la pression d'Asuna, la blonde fit un pas mais s'arrêta net parce que …

« Laisse-moi juste m'amuser avec ton amie et après, je répondrais à vos questions. Reprit le marchand, d'un ton provocateur. Tu vois ? C'est un pari acceptable non ? »

Sûrement par inconscience et par pure protection envers son amie, la poigne de l'ancienne Commandante se resserra brutalement sur le poignet du marchand qui grimaça de douleur.

« Lâche-moi enfoirée ! Se plaint-il.

– Qu'est-ce qu'il y a ? Tonna Asuna, le ton sombre. Je pensais que tu n'avais pas peur d'une ''fillette'' ? »

Le marchand se tordit de douleur mais la main d'Alice se posa sur l'épaule de son amie, pour que leurs regards ne se croisent.

« Laisse-le, il n'en vaut pas la peine. Assura la blonde, d'un ton sérieux.

– … Tu as probablement raison. Admit son interlocutrice. »

Elle lâcha le poignet de ce personnage abject qui recula instinctivement tout en lançant divers jurons à peine audibles. Asuna se retourna et quitta les lieux, suivie de près par sa camarade aux yeux bleutés, celle-ci regardait son amie, de dos.

Quelle était cette impression étrange se dégageant d'Asuna ?


Faisant le tour de ce village à la taille moyenne, Alice et Asuna trouvèrent un petit coin, à l'abri des regards pour se reposer : c'était un terrain de jeu où des enfants devaient probablement jouer en temps normal. Il y avait des grafitis sur les murs et divers bancs s'éparpillaient un peu dans tous les sens.

En terme de taille, cela correspondait sûrement à la moitié d'un terrain de foot. Assise sur un banc, Alice Züberg lâcha un long soupir.

« Tiens, murmura son amie subitement. »

Alice porta ses yeux bleutés vers le petit sandwich que lui tendait Asuna. Elle se demandait d'ailleurs quand avait-elle trouvé le temps pour le réaliser mais bon, la blonde poserait ces questions absurdes un peu plus tard. Pour l'instant, elle accepta gentiment l'offre de sa partenaire.

« Merci. Lâcha-t-elle simplement. »

La jeune femme croqua ensuite dans le sandwich, elle cligna plusieurs fois des yeux : il était étonnement bon. Sans perdre davantage de temps, la blonde poursuivit son petit repas sous le regard un peu attendri de son amie.

« Il te plaît ? Demanda Asuna en prenant un également un bout.

– Oui … je ne sais pas exactement quand tu as pu faire ce mets si délicieux mais je ne m'en plaindrais pas … se contenta de répondre Alice.

– Oh, ce n'est pas moi, tu sais. C'est Cardinal-san qui me l'a donné. Il y en a encore dans mes affaires.

– Ne t'inquiète pas, cela devrait suffire pour le moment. »

Asuna se fit la remarque que la réaction d'Alice lui rappela celle de Kirito-kun dans une certaine mesure. Elle ferma brièvement son regard châtain et termina son repas.

Il s'écoula une bonne demie-heure et les deux amies discutèrent plus sereinement sur ce village, sur l'air les entourant.

« Il faudra avoir une carte, décréta la Yûki en se relevant du banc auquel elles étaient assises.

– Oui, nous avançons à l'aveugle. Nous ne pouvons pas nous permettre de continuer ainsi.

– Allons jeter un coup d'œil au marché, de nouveau.

– Tu es sûre ? »

Elle faisait référence aux événements de tout à l'heure. Étrangement, la Züberg songeait que ces derniers avaient plus affecté Asuna que sa propre personne alors que la logique aurait voulu l'inverse.

« Oui, pourquoi ? Souffla lentement la petite-amie de Kirito. »

Visiblement, la jeune femme ne s'en rendait pas compte. Alice plissa légèrement son regard bleuté et secoua négativement la tête.

« Non, rien. »


Les revoici près du marché mais la blonde avait choisi un emplacement plus loin de l'incident précédent. La Züberg chercha vivement du regard où elle pourrait bien trouver une carte afin de partir rapidement de cet endroit. Après quelques secondes, Alice repéra un vieil homme, derrière son stand avec différents articles mais surtout, une large carte en question.

« Bonjour, je voudrais acheter votre carte si c'est possible. Demanda la femme aux cheveux d'or.

– Bien sûr, déclara le vendeur en retour. »

La transaction fut rapide et sans complication. À son grand soulagement. La Züberg soupira presque, alors que cette situation ne représentait rien d'extraordinaire. À sa droite, Asuna Yûki se contenta d'observer discrètement tout ce beau monde. Apparemment, rien de très suspect.

« Nous pouvons quitter cet endroit. Suggéra la sœur de Selka.

– Allons-y. Rétorqua simplement Asuna en tournant les talons. »

S'éterniser ici ne lui plaisait définitivement pas.


Une main sur la carte et menant la marche, Alice se dirigeait directement vers le plus grand lieu du pays : le palais d'Obsidia. C'était probablement là-bas que se situait le quartier général du pays. Elles s'en trouvaient relativement loin encore, d'après ses estimations, elles mettraient un peu près une semaine pour s'y rendre. Si seulement, une monture était à disposition …

« Trouvons un coin pour se reposer, proposa Asuna, dans le dos de son amie.

– Oui, j'imagine que c'est la meilleure solution. »

Après tout, cette journée avait été longue, très longue. Un peu de repos ne leur ferait que du bien. D'après sa carte, il y avait une forêt – certes morte – près de leur position, elles pourraient bien trouver un endroit où se reposer pour cette nuit. Prudemment, les deux femmes entrèrent dans cette localisation plus que douteuse. Mais c'était un des meilleurs moyens pour être à couvert des ennemis.

« Oh mon dieu. Déclara Aosaru, scotché à l'épaule d'Alice.

– Je peux savoir que ce qu'il t'arrive ? Demanda la blonde, sans pour autant être concernée par les paroles du petit oiseau.

– Tu es aveugle ou quoi ? Ne me dis pas que ces chauves-souris ne te font rien ?

– Si.

– Tu es une menteuse alors. »

Lassée, l'épéiste aux yeux bleutés ne préféra rien répondre aux craintes de leur compagnon. Asuna, elle, jeta régulièrement des regards dans les alentours pour voir s'il y avait bien quelque chose ou non. Ces drôles de chauves-souris les observaient longuement tout en restant immobile. Ses yeux châtains se plissèrent légèrement tandis qu'elles s'enfonçaient dans cette forêt morte, la Yûki eut une mauvaise impression.

« Je crois qu'il n'a pas réellement tord … souffla doucement l'épéiste.

– Hmm ? Asuna ? Tu as dit quelque chose ? Fit Alice, interloquée par les murmures de son amie.

System Call. Generate metallic element : wedge shape. »

Malgré la faible force sacrée dans le pays, Asuna réussit tout de même à créer une barre métallique et pointue qui faisait la taille d'une épée classique, dans sa main droite. Anxieuse par les actions de son amie, la Züberg pencha la tête sur le côté. La petit-amie de Kirito, elle, fronça les sourcils … avant de jeter violemment sa nouvelle arme à sa gauche et elle se planta bruyamment contre un tronc.

« … Hein ? Fut le seul mot qui sortit de la bouche d'Alice.

– Sors d'ici maintenant. Je sais que tu es là. Ordonna presque l'épéiste aux cheveux châtains. »

Les chauves-souris se mirent à battre des ailes pour s'envoler dans tous les sens, dans un vol désordonné, ressemblant presque à des étoiles sombres constellant les cieux. Mais ce n'était pas ce qui intéressait Asuna à cet instant. Ses yeux se portèrent là où son arme s'était plantée parce qu'une ombre commença à émerger doucement.

« Impressionnant. Résonna cette voix. Je ne pensais pas que tu réussirais à me retrouver aussi facilement.

– Tu dissimulais mal ta présence. C'est pour ça que ces bestioles servent de leurre, j'imagine. Souligna la Yûki, le ton froid.

– Haha, tu as un bon sens de déduction, je dois l'admettre. »

Une ombre assez grande, disposant d'une longue cape noire autour de lui, dissimulant ses vêtements blanc pour le haut, et noir pour le bas. Ses cheveux noirs bien coiffés lui arrivaient à son cou d'une pâleur surnaturelle. Les yeux rouges de cet individu se posèrent froidement vers les deux femmes.

« Je suis Ezron et vous êtes sur mon territoire. »

Comme pour illustrer ses propos, ce dénommé Ezron leva son bras droit vers le haut et immédiatement, une chauve-souris vint se poser dessus.

« Et ? Fit Alice Züberg, une main sur son épée à sa hanche. Tu es quoi ? Une sorte de vampire ?

– Ce n'est pas très éloigné de la réalité. Acquiesça l'homme à la tenue sombre. »

Il esquissa un sourire mauvais et Alice remarqua distinctement deux dents pointues, ressemblant à des crocs acérés. La blonde dégaina immédiatement son sabre doré et elle le prit dans ses deux mains, juste en face.

« Nous ne devrions pas rebrousser chemin ? Demanda la sœur de Selka à son amie.

– C'est probablement la meilleure solution. Sauf qu'il n'en a pas envie, visiblement. Déclara simplement son interlocutrice. »

Comme pour étayer ses propos, Asuna Yûki fit un léger signe de sa tête, montrant toutes les chauves-souris qui volaient autour, dans une frénésie incontrôlée. Il y avait un peu trop d'ennemis à son goût.

« Tu as raison, souffla Ezron avec le sourire aux lèvres. Maintenant que vous êtes arrivées ici … seule la mort vous attend désormais.

– C'est ce que tu fais à toutes les personnes qui entrent dans la forêt ? Demanda Asuna, les sourcils froncés.

– Pas vraiment. Certaines personnes passent pour la rivière ou cueillir les seules choses vivantes de cet endroit.

– Vivantes ?

– Il y a bien des fleurs qui poussent dans cet endroit où la mort règne.

– Nous aussi, nous ne faisons que ''passer'' alors.

– Possible, mais vous, vous m'avez rencontré. »

Doucement, il écarta ses bras, bien tendus avec la tête légèrement abaissée. Plusieurs chauves-souris vinrent dans la direction de cet homme tordu, masquant son visage par moments.

« Mesdames … bienvenues dans le théâtre de la mort. »

Asuna et Alice se mirent en garde face à cet individu plus que détraqué …


« Je ne me répéterais pas, alors réponds. »

Son épée glaciale pointée sous la gorge d'un loup, un jeune homme aux cheveux blonds, des yeux verts aussi froids que la glace, menaçait actuellement … tout un village à lui tout seul. Son expression très neutre suffisait à intimider les autres, d'autant plus que son armure argentée et bleuâtre suffisait à donner son rang :

« … Chevalier … d'Intégrité … souffla doucement un loup, dont quelques gouttes de sueur perlant de son front.

– Si tu veux. Mais maintenant, as-tu vu des fem- non, des Iums passer par ici ? Demanda Eugeo, toujours aussi monotone.

– … Rien …

– … »

Comme réponse, il rapprocha son épée de la gorge du loup qui sursauta sous le coup.

« Impossible. Elles sont forcément obligées de passer par ici.

– MEURS ! »

Dans son dos, deux loups se détachèrent de la masse pour se confronter au chevalier, en l'attaquant dans son dos. Cependant, ce dernier se retourna à peine dans leur direction, pointant simplement sa main gauche vers eux.

« Burst Element. »

Une rafale de vent surpuissante repoussa instantanément les deux loups, ceux-ci s'écrasèrent brutalement dans une maison. Eugeo reporta ensuite son attention vers sa victime, cette dernière prenant de plus en plus peur : ce village ne comportait que peu de combattants.

Voilà pourquoi presque personne, n'osait lever le doigt vers ce chevalier surpuissant. D'autant plus que cette petite démonstration suffit à calmer les ardeurs de certains.

« Elles sont … passées ici quelques heures avant … trembla de peur le loup en montrant la sortie.

– C'est tout ?

– C'est … tout ce qu'on sait … »

Eugeo aurait presque pu s'exaspérer intérieurement : pourquoi avoir caché une information aussi dérisoire ? Une perte de temps inutile, surtout que cela faisait une bonne dizaine de minutes qu'il était ici. Le jeune homme relâcha sa victime et tourna machinalement les talons sous les regards haineux des habitants : ce maudit chevalier les prenait de haut ?

« Te fous pas de nous ! »

Profitant qu'il soit de dos, le précédent otage prit une hache d'un de ses camarades pour fuser directement vers le blond. Ce dernier ne prit aucune expression particulière devant ce geste complètement inconscient et stupide. Son Épée à la Rose Bleue trancha brutalement son assaillant, au niveau de la taille. Du sang gicla abondement et le loup s'écrasa au sol, complètement cisaillé.

« Je ne vous ai pas tué, uniquement parce que j'avais besoin de vous. Ce n'est plus le cas maintenant. Tonna Eugeo en frappant dans le vide, se débarrassant ainsi du sang de ce cadavre. Alors, je suis disposé à perdre un peu de temps si vous voulez continuer. »

En employant les bons mots avec la bonne intonation, ils possédaient plus de pouvoir que sa propre épée. Instinctivement, la foule recula d'un pas commun. Le jeune chevalier tourna définitivement les talons tout en rengainant son sabre bleuté. Donc, il ne se trouvait pas très loin de ses deux cibles. Parfait alors.

Posté à l'entrée, son seul compagnon dans cette terre hostile, Shintatsu, son dragon grogna légèrement. Eugeo esquissa l'ombre d'un petit sourire, fait plutôt rare chez lui vu qu'il abordait constamment une mine froide ou détachée de la situation.

« Allons-y, nous sommes sur la bonne voie. »

Chapitre 18 : Le Théâtre de la Mort.