Mr, Merveilleux, était toujours celui qui voyait la vie très simplement, n'en déplaise à son nouveau chez-soi. Avec ses 4 enfants, le perroquet trouvait constamment des idées de jeux pour passer le temps et des histoires, ce qui les faisant oublier le côté obscur de ce monde.
À son réveil, le ramoneur remarqua qu'il était allongé sur un vieux canapé en piteux états, où une couverture le recouvrait. Reprenant sa vision, le fumiste constata qu'il était à l'intérieur d'un domicile, à lequel qu'un magnifique et grand foyer domina le salon au complet, laissait échapper une atmosphère de consolation et qui enterra momentanément ces mauvais souvenirs.
- Nom d'un citrains, il est réveillé, alerta une vieille dame avec un accent anglophone et qui se berça dans un fauteuil. Soudain, Mr, Merveilleux se tourna sur le ramoneur.
- Dieu soit loué, mon ami ! Alors, avez-vous la tourne qui tête ? Lança satiriquement l'Oiseau, faisant lever un sourcil chez le ramoneur. Hein, quoi ? Moi, moi je suis énervant !
- Je plaisante, bien-sûr, rassura le perroquet en lui tapotant la tête. Mon cher, vous me faites penser à un père divorcer au chômage, puis avez 3 enfants, sans emplois fixe et qui sombre dans l'alcool et la dépression, alors que le monde autour de vous, sont heureux.
« Facile à dire pour lui, » ragea le ramoneur a lui-même.
- Il faut que vous appreniez à vivre sous un nouveau jour, conseilla l'oiseau. Regardez mes chers petits. Je les aie appris à suivre de mon exemple pour survivre. Jamais, je n'ai les aies entendu se plaindre une seule fois. Eh bien, sauf quand je leur chante une berceuse et, que je commence à faire ma Mireille Matthieu !
- Ahhh, Mireille Matthieu, souffla rêveusement la vieille dame. Une femme si charmante qui remeurt et qui revit par la suite, en mangeant du kiki sans pain. Que j'aimerais la revoir !
- Œuf corse, maille dire, s'exclama Mr, Merveilleux en imitant son accent. Moi de même ! N'empêche, votre performance en tant qu'ancienne membre des Triplettes de Belleville, pourrait vous permettre de la revoir. Oh, attention :
Et Bam, Bam et Bam Bam
Prenez gardes, mes chères amies
Mémé va rejoindre son amant, plutôt que son mari
Bam Bam Bam et Bam Bam
Surveillez-la bien
Oh ouais !
La fin se termina par une série de casseroles et de chaudrons que Mr, Merveilleux et ses petits utilisèrent pour agrémenter la symphonie, invitant la vieille dame à danser sur place.
Durant ce temps, le ramoneur décida de sortir à l'extérieur (la ville basse) pour se changer les idées. Celui-ci sentit les petites gouttes de la cascade d'eau déferler sur lui et contemplait la brise qui s'étendait. Soudain, le fumiste remarqua un homme amaigri et aveugle qui composait une musique rythmée au loin, ce qui attira justement l'attention de plusieurs volatiles. D'ailleurs, ils furent si amusés par la musique, qu'ils tournèrent autour du musicien, obnubilés. La demeure qui appartenait justement à l'aveugle, était fait en pierre, protégées par de la chaux neuve, mais dont certaines zones laissaient apercevoir l'âge de l'édifice, assez simple et classique. Elle ressemblait à peu près aux dessins d'enfants représentant une belle chaumière, avec un toit, des fenêtres, une simple porte et une cheminé... mais elle était magnifique.
Sur les murs de chaux, de grandes décorations, mêlant peintures et gravures délicates et sculptures parfaites se dessinaient le long du mur, du sol au toit, représentant des motifs floraux s'entremêlaient, formant de longues colonnes de couleur violet-pourpre était fait en tuiles romaines, d'un rouge terre neuve, comme si quelqu'un avait terminé les rénovations la semaine même.
De longues clôtures en bois délimitaient l'espace d'un jardin de taille à la fois modeste, mais suffisant pour une petite piscine creusée.
Alors qu'il s'apprêtait à rentrer, c'est alors que Célestin, entendit un «Psst» qui provenait du toit. En levant la tête, le fumiste aperçut un adolescent qui portait un masque noir de voleur, avec un chandail rouge et des pantalons noirs.
- Psst ! Sifflait de nouveau l'étranger, où le ramoneur leva la tête. Salut ! Tu dois sûrement être un nouveau, pas vrai ? Simple question, aurais-tu un paratonnerre ?
Soudain, le fumiste fit un signe négatif de la tête.
- Zut alors ! S'exclama l'adolescent en claquant des doigts. Bon, tant pis. Heureux de t'avoir rencontré. Au revoir ! Celui-ci disparut prestement de son champ de vision.
- Ne faites pas attention à ce garçon, avisait-t-il soudainement Mr, Merveilleux. C'est le Voleur de Paratonnerre, et il a tendance à demander aux mondes les mêmes questions. Vous verrez, il y a plusieurs personnages qui sont très étranges, mais combiens attachants dans la ville basse. Justement, voici Théodore que vous voyez là-bas, souligna Mr, Merveilleux en observant l'aveugle qui faisait danser les enfants du perroquet avec sa boite à musique.
- Vous venez, nous allons lui assister compagnie. Le musicien interpréta une mélodie qui laissait répandre des notes merveilleusement magiques, où des images confortables défilaient sous les yeux émerveillés de l'Oiseau et le ramoneur. Pendant toute l'orchestre, les deux amis enivrés par les morceaux du non-voyant, eurent le sentiment d'être plongés dans un rêve et ressentit plusieurs émotions à la fois.
Quand enfin les dernières notes furent prononcées, le perroquet et le fumiste se sentirent ramener à la réalité en douceur. Ils regardèrent ensemble Théodore qui s'était arrêter et applaudir des mains, faisant sursauter l'aveugle.
- L'Oiseau, c'est vous ? S'enquit d'une voix fragile Théodore.
- Bien-sûr que si, mon ami. Qui d'autres voulez-vous que ça soit ? Fit gaillardement l'oiseau. D'ailleurs, il y a le ramoneur qui est parmi nous ! Toutefois, il n'est pas très bavard.
- Je comprends parfaitement son silence. Ce n'est pas évident de vivre en paix, surtout lorsqu'on vous arrache quelqu'un de très précieux à vos yeux, souligna l'aveugle. Oh quel dommage, vous et la bergère sembliez si heureux tous les deux.
- Parfaitement d'accord avec vous, troubadours des temps anciens, répliqua Mr, Merveilleux. Néanmoins, ne perdons pas espoir pour notre nettoyeur de cheminé, car j'en suis persuadé qu'il retrouvera sa joie de vivre. Pas vrai, ramoneur ? Hein ?! Vous avez déjà retrouvé votre lumière ! Que c'est charmant, fit la volaille au ramoneur qui roula ses yeux. Le but de l'oiseau, n'était pas de le provoquer, mais juste de le faire rire.
- Et quoi de mieux qu'une "excellente" soupe aux crapauds que m'a inspiré cette mémé des Triplettes de Belleville, annonça fièrement l'aveugle. Euh... bon, peut-être que cela vous dégoutera à première vue. Ha ! vue, si vous la comprenez. Mais, je suis convaincu que le gout vous fera oublier tous vos soucis. Qu'en dites-vous ?
Dans la chaumière, chaque personne avait une histoire récompensant et cocasse a raconté, ce qui amplifia l'atmosphère de la demeure. En final, tout le moment avait droit à un spectacle offert par Mr, Merveilleux et ses enfants qui imitèrent des personnages connus, où certains semblèrent inconnus pour les participants. Cependant, le groupe avait beaucoup de plaisir à les deviner.
Soudain, un cri perçant retentit dans la ville basse à lequel que Mr, Merveilleux et les autres sortirent à l'extérieur pour se rendre jusqu'à l'arène des lions, puisque les hurlements provenaient de là. À leur arrivés, ils remarquèrent que la grille était grandement ouverte et décidèrent d'entrer vigilamment à l'intérieur pour apercevoir un individu en noir : Stanislas.
- À l'aide ! J'vais me faire dévorer !
- Courez, galopez et sautillez, malheureux ! S'exclama Mr, Merveilleux.
- Je suis trop jeune pour mourir, s'écria affolement le shérif Stanislas qui s'accrocha sur la branche de l'arbre au milieu, tandis que l'un des lions lui tirait son pantalon.
- Vous n'avez rien à perdre, à part la vie ! Aussitôt, le perroquet fit des réchauffements avec sa voix, afin de laisser sortir le bon rugissement. Puis, gonflant prodigieusement sa gorge, c'est ainsi que celui-ci ouvra sa gueule pour faire retentir un grondement spectaculaire qui résonna en écho. Il recommença de nouveau encore et encore, jusqu'à temps que tous les fauves reculent pour laisser Mr, Merveilleux attraper le shérif et l'escorter à la sortie.
- Oh ! Merci milles et une fois, l'Oiseau ! Lança l'officier en s'agenouillant sans relâche devant le perroquet.
- C'est curieux ! Pourtant, je leurs aies clairement avertis de vous dévorer. Apparemment pour les fauves, la police est un mets succulent qui se mange bien, déclara railleusement Mr, Merveilleux, tandis que le ramoneur et l'aveugle affichèrent un sourire.
- Oh pitié, pas ça ! Supplia le shérif Stanislas à genou. J'ai été banni à tout jamais par le roi Charles et je n'ai pas envie d'être seul ! Un calme s'installa, avant que l'aveugle puisse dire :
- Cependant, vous avez laissez tant de gens dans la solitude dans ce lieu et personne ne se plaint sur leurs sorts. Je ne comprends pas pourquoi qu'on devrait vous offrir la chance d'être parmi nous.
- Que dire de toutes les fois où vous avez essayer de tuer mes petits, évoqua le perroquet en cachant ses enfants derrière lui. Bon, il faut dire que vous tirez aussi maladroitement que le roi Charles, mais cela n'excusera presque en rien de vos tentatives envers ma famille.
Le shérif baissa dès lors le regard, tandis que Mr, Merveilleux et les autres retournèrent à la chaumière pour continuer leurs activités, le laissant ainsi réfléchir à sa misérable situation. Sans crier gare, c'est alors que l'homme sentit un coup dur s'abattre derrière sa tête qui le mit mettre K.O sur-le-champ.
Le shérif Stanislas fut amené dans un gros sac, où qu'il finit par sortir violement par lui-même et, fut surpris de se retrouver face au roi Charles assis dans son trône.
- Comme qu'on se retrouve, lança sombrement le dictateur. Apparemment, il est difficile de se débarrasser de vous, shérif.
- Ah bon ? Moi qui pensais que vous ne vouliez plus de moi, répondit incorrigiblement le shérif. À vrai dire, qui voudrait de moi ? Des traits sournois s'esquissèrent sur les lèvres du terrible roi, à lequel que son hypocrisie le domina pour répondre :
- Mais tout le monde, bien-sûr ! Malgré que votre intelligence ne puisse éclairer efficacement votre ampoule des temps anciens, il y a cependant ce quelque chose enfoui en vous, dont ce perroquet de malheur n'a pas pu distinguer.
- Qu'est-ce donc ? S'enquit naïvement le shérif Stanislas, en observant le dictateur tourner autour de lui.
- Votre loyauté, mon cher ! Révéla spontanément le roi Charles. Observez comment vous êtes bâtis et la FORCE qui émane de votre corps de gorille, surtout lorsque vous devez coûte que coûte protéger votre bon roi que le peuple tente d'éradiquer. Dites-moi, est-ce que ça vaut plus la peine d'être dans mes rangs, plutôt que celui d'un vulgaire oiseau qui ne cesse de jacasser ?
- Eh bien...
- Oui ! S'écria le roi Charles, faisant sursauter tous les autres qui écoutèrent son discours. Et pourquoi donc ?
- Car vous êtes...
- Car je suis en effet l'un des souverains les respectés de cet univers et que je suis un parfait exemple à suivre, expliqua théâtralement le tyran. Vous verrez Stanislas, désormais que je vous reprends dans mes rangs, il y aura beaucoup de changements. Alors, qu'en dites vous ?
- Eh bien, c'est-à-dire... Pourquoi pas ?! Annonça avec excitation le shérif Stanislas. Il est vrai que je vais obtenir plus le respecter et avoir de bons amis, comme vous ! N'est-ce pas, mon roi ?
- Mais absolument, mon cher ! S'exclama hypocritement le roi Charles en jetant des regards malsains à ses humbles sujets. Vous... vous êtes l'uns des meilleurs amis que j'ai eus et qui sait me reconnaitre à sa juste valeur. Mr, Merveilleux en serait jaloux !
- Ah ! Il ne sait pas ce qu'Il manque, chanta rieusement le shérif Stanislas, avant qu'il ne disparaisse sous le plancher que le roi Charles pressa.
- Une chose certaine, mon ami. Vous ce qu'il vous manque, c'est un bain mousseux et un grand de nettoyage au cerveau ! S'écria le dictateur qui observa le marshal disparaitre dans le vide.
