(Le lendemain matin.)
Dans les appartements du roi, Marguerite se retrouva dans le cabinet de toilette. Mme, Blondine aida la reine à prendre son bain. Elle l'habilla ensuite de sa robe la plus somptueuse d'un jaune doré qui la faisait ressembler à une fée lumineuse. L'intendante royale lui serra le corset derrière le dos avec délicatesse, puis s'attaqua à ses cheveux. Elle les boucla joliment en rattachant quelques mèches blondes sur sa tête, à l'aide d'un ruban de soie. L'aspergeant de son parfum préférer, elle déposa pour finir sa fine couronne sur sa tête.
Marguerite enfila ses pieds dans ses chaussures beiges, puis elle se regarda dans la glace. Sa tenue était impeccable. Sa robe magnifique. Sa coiffure impressionnante. Mais son visage lisait une terrible inquiétude à propos du secret qu'elle avait appris du roi Charles. Elle essaya de faire un sourire, mais l'image que lui envoya le miroir lui fit plutôt penser à une grimace de souffrance.
- Vous me semblez perturber, ma reine, ajouta Mme, Blondine. À quoi pensez-vous ? Une fois de plus, la jeune femme pensa au calepin noir du roi qu'elle avait trouvé en dessous du canapé, tout en pensant à l'image d'elle. Comment allait-elle faire pour survivre à tout ceci ? Alors qu'elle tremblait de tout son être, c'est alors que la voix de la dame vint par la réveiller :
-Votre majesté ?
- Hein ? Quoi ? Fit soudainement Marguerite en sursautant. Oui, je vais bien, Mme Blondine. Aussitôt, Mme Blondine la regarda d'un air incertain, où évidement, l'ancienne bergère le remarqua. « Devrais-je lui dire ou pas ? » Se demanda-t-elle. « C'est la deuxième personne à qui je fais le plus confiance. » Tout comme hier, la voix en elle lui parla derechef : « Attends un peu pour lui révéler le sombre secret. Une chose certaine, tente le tout pour rester calme en étant au côté du roi Charles, puisqu'il pourrait s'apercevoir les moindres choses. Continue à poursuivre ta journée d'aujourd'hui et tiens bon. »
Aussitôt, alors que la reine sortit de la salle de bain, elle s'arrêta sur-le-champ lorsqu'elle aperçut le roi Charles qui était en train de lire son journal sur le divan même où se trouvait le journal intime. Espérons qu'il ne se soit aperçu de rien ! Au même moment, l'éclat de plusieurs voix pouvait se faire entendre dans la chambre, et la reine constata la présence de ses dames de compagnies qui se retrouvaient assis autour d'une table. D'habitude, lorsqu'elle se présenta dans une pièce quelconque, le roi Charles la remarqua aussitôt, mais là, il semblait trop préoccupé par l'article pour la remarquer. Sans tarder, la souveraine rejoignait ses suivantes qui se réjouissaient toujours autour de la table, où reposait plusieurs gourmets.
Sur la table, il y avait plusieurs desserts somptueux qui enchantaient la reine. On y trouva des verrines sucrées de différentes saveurs, des éclairs au chocolat au parfum de Bailey's et des petits sachets de lattée.
- Ah, Marguerite, s'éleva soudainement la voix du roi Charles qui arriva sur place, où les autres dames, à l'exception de Marguerite, inclinèrent royalement la tête. Quoi de mieux que de recevoir des gourmets qui sont minutieusement préparée par des p'tits cordons bleus. Maintenant, si vous voulez bien m'excuser mesdames, reprit-il en entourant son bras autour de la taille de Marguerite. J'aimerais être un moment seul avec mon épouse, puisque nous devons converser. Aussitôt que Mme Blondine alla escorter les jeunes femmes jusqu'à la sortie pour finalement disparaître de la chambre, c'est alors que le roi Charles observa la jeune reine qui sentit un grand désarroi monter en elle, et continua :
- Je crois que vous allez adorez votre journée d'aujourd'hui. Nous allons visiter une usine... hum ! une école, révéla Charles en s'appuyant sur le côté de la table. En voyant les prestiges que vous avez réalisés dernièrement, les enfants ont suppliés leur professeur pour avoir la chance de vous rencontrer.
Trop préoccupé pour répondre, Marguerite jeta un regard prudent en direction du canapé, où qu'elle avait découvert le carnet noir. Néanmoins, elle fut interrompue par le roi qui se mit à ricaner, puisqu'il avait remarqué l'étrange comportement de sa femme. « Se douterait-il de quelque chose ? » Se demanda celle-ci qui s'assit sur une chaise.
Une panique incontournable s'empara de Marguerite qui afficha des gros yeux béants envers le tyran. Le roi se tut, puis compléta :
- Nous allons avoir une splendide journée qui nous attend, ma douce ! Mettons-nous en route, Marguerite hocha compendieusement la tête, tandis que le roi lui offrit le bras. À cet instant, le roi et la reine quittèrent sans tarder les lieux, pour descendre jusqu'à l'entrée de la ville, où se trouvaient deux sublimes carrosses royaux, attachés par des chevaux noirs. Tandis que les Mme, Blondine et les dames de compagnies embarquèrent à bord de la première voiture hippomobile, les héritiers du trône prirent place dans le second.
Où se situait l'école ? Eh bien, dans la ville de Takicardie, entre le musée et le zoo ! Le chemin qu'ils empruntèrent, ce situait dans une forêt artificielle et profonde qui nimbait d'une douce lumière des rayons du soleil, filtrée par les hautes ramures qui masquaient le ciel. Entre les arbres millénaires, clignotèrent une myriade de lanternes colorées, répandant dans l'air des mirages lumineux. Finalement, après quelques heures de routes, ils arrivèrent devant deux géantes grilles en fer forgées, où des racines de fleurs décoraient les grilles. En descendant du carrosse avec l'aide du roi Charles, Marguerite pouvait voir l'énorme établissement qui se trouvait en arrière des grilles.
L'école possédait une architecture incroyable et accueillante, couronné de peintures richissime à la gloire du pays. Bien évidemment, puisque le royaume fut sous l'emprise de la dictature, les illustrations sur les murs représentaient religieusement le roi Charles. Tandis que le soleil était plus radieux que jamais, les grilles finirent par s'ouvrir, laissant dévoiler la directrice de l'école qui marcha en direction des héritiers du trône. Une fois devant, l'administratrice se prosterna face à eux et récita :
- Longue vie à sa Majesté ! Oh, je m'incline devant votre gentillesse que vous offrez pour nous combler, votre altesse.
- Je suis fleurie de l'entendre, répondit le roi Charles. N'oubliez pas que je suis un homme généreux. Puis, lorsque le calme revenu, Charles ajouta :
- Voici la reine Marguerite, déclara-t-il en présentant son épouse.
- Enchanté de vous rencontrer, souffla passionnément la principale qui serra exagérément la main de la petite reine. Vous verrez ma reine, débuta la femme en marchant. Nos élèves sont très bien éduquées et chaque jour, nous les faisons regarder une vidéo à la gloire du régime, dans le seul but qu'ils comprennent que nous servirons toujours dans la joie notre bien-aimé maréchal, le roi Charles de Takicardie.
- Ça prouve que vous faites du bon travail. Je vous en félicite, déclara fièrement le souverain. Avec une telle discipline, ça promet à ses enfants de bien me respecter. Après une longue promenade, ils arrivèrent dans une grande terrasse à lequel que des enfants de maternelles s'amusaient. La cour de récréation était un immense parc, consacrer à des tonnes de jeux ! En le constatant par vous-même, enchaîna avec agitation la directrice qui s'adressait à la reine, nos jeunes enfants de la maternelle sont très choyés par les activités que nous leur offrons.
Autour des héritiers du trône, les enfants et les professeurs récoltaient un sourire, une gentillesse, un regard affectueux. Parfois certains en profitaient pour afficher des sourires outrageusement hystériques, comme si leur vie en dépendait. Bien évidemment, Rookie fut le centre d'attention des jeunes écoliers. Finalement, les héritiers du trône, ainsi que les autres finirent par rentrer dans l'établissement. L'intérieur était aussi majestueux que l'extérieur. Les couleurs étaient richement décorées. Le sol était de marbre bleu, et il y avait un haut plafond de pierre. De part et d'autre de la salle, deux imposants escaliers menaient à l'étage supérieur, alors que différentes alcôves semblaient conduire à d'autres salles, qui étaient plus fascinantes les unes que les autres.
Au même instant, la presse de Takicardie arriva sur les lieux pour photographier les héritiers du trône, les autres qui les suivirent et ainsi les portraits des étudiants qui avaient gradué au cours des années. Bien évidemment, sous les projecteurs, Marguerite dut faire un effort pour se montrer joyeuse lorsque le public l'interpellait, puisque le souverain lui ordonnait discrètement d'accomplir ses choses-là.
- Ici Guillaume de Lafontaine qui se trouve présentement à l'école de...de
- À l'école Saint-Michel Montplaisir, Guillaume chéri, souffla un cameraman.
- Mais bien-sûr, ricana subitement le chroniqueur en se tapant la tête. Alors, bonjour peuple de Takicardie. Je suis Guillaume de Lafontaine et aujourd'hui, nous suivons nos héritiers à l'école Saint-Michel Montplaisir. Une école, pas comme les autres.
- Ah, quelle journée magnifique, n'est-ce pas ? Lança fabuleusement le présentateur qui se retrouva complètement en arrière des convoquées. Le bleu du ciel, le chant des oiseaux et les rires des écoliers que nous apportes cette brise légère. Oh, je me rappelle lorsque je n'étais qu'un môme et que je suivais mes cours dans ce lieu éducatif, comme cela était si plaisant. Je ne veux pas paraître trop vantard, j'étais reconnu jadis pour avoir été le chouchou de mes professeurs et la risée de mes camarades, tous jaloux de moi. Voilà le prix à payer, lorsqu'on est intellectuel comme moi !
Quelque instant plus tard, la caméra captura Guillaume de Lafontaine qui se retrouva sur la scène d'un fabuleux amphithéâtre, face à une rivière.
- « Être ou ne pas être : telle est la question, » récita théâtralement le journaliste en retirant son masque de Venise. Sans aucun doute, chers téléspectateurs et téléspectatrices, qui dis école, dis aussi théâtre ! En ses derniers mots, que le spectacle commence ! Marguerite et le roi Charles qui furent assis dans la corbeille avec les autres sujets, virent soudainement les projecteurs s'allumer sur la scène qui était remplis d'enfants. Le premier spectacle débuta avec une chorale, où les élèves interprétèrent des chants qui s'élevèrent en de nombreux écho dans le vaste édifice circulaire antique. Pour la reine, celle-ci remarqua aussitôt que les jeunes artistes, ne se comportaient pas comme des enfants normaux.
Malgré les impressionnants numéros qu'elle vu défiler, elle avait le sentiment qu'ils avaient été entraînées et formées, afin de ne pas faire d'erreur, puisque sinon, ils seraient gravement punis ou pire. Ils semblèrent tous bizarre, car ils ne faisaient qu'imiter des adultes. Il n'y avait pas de concept de « Je suis un enfant, alors je vais le faire comme ça. » Marguerite ressentait comme leurs pressions immenses pour reproduire exactement ce que l'enseignant avait démontré. Ils ne sentaient pas les mots, c'était juste « bouge le pied gauche, lève-toi, incline la tête sur le côté, augmente la hauteur et surtout, affiche un large sourire sur ton visage si tu veux qu'on t'admire. » Mais, étais-ce une hallucination qui lui jouait un autre tour ? Avec les lois strictes de ce royaume, Marguerite ne fut pas étonnée. Elle vérifia du coin de l'œil les autres au balcon et remarqua qu'ils apprécièrent le spectacle, peu importe le comportement étrange des jeunes comédiens. Finalement, le tout de ses magnifiques spectacles, finirent par des feux d'artifices qui jaillirent dans le ciel gris. Puis, les spectateurs se levèrent de leurs sièges pour les féliciter haut et fort, tandis que les acteurs revenus sur la scène pour s'incliner. En récompense, ils recevaient des pièces d'or par le roi Charles et la reine Marguerite qui elle, applaudit plutôt.
- Bravissima ! Bravissima ! S'écria le journaliste, médusé. Quelle bande de joyeux lurons, ces jeunes artistes talentueux ! Cela est une autre preuve comme quoi que cette école soit la meilleure ! En ces mots, continu-a-t-il en enfilant son masque de théâtre et qui fixa intensément la caméra, il est l'heure pour moi de me retirer de la scène, chers téléspectateurs. Rideaux ! Soudain, au lieu que les grandes toiles le fassent disparaître derrière la scène, Les étoffes tombèrent accidentellement sur le roi Charles et s'ensuivit par des pots de peinture qu'une pauvre fillette échappa sur lui.
- Sacrilège ! S'écriait fiévreusement la directrice où elle et les professeurs tombèrent à genou. Ô votre excellence, veuillez accepter nos plus sincère excuse, face à cette bêtise. Puis, le souverain leva sérieusement le regard vers la principale qui voyait déjà de gros problèmes arrivés. Mais soudain, un rire s'échappa du roi Charles.
- Bien que vous mérité tous d'être pendu, cela est Inutile de paniquer. Ce n'est juste qu'une simple peinture ! En ce qui te concerne, ma très chère, tu as de la chance que ça soit ma journée aujourd'hui, déclara-t-il en tirant la joue de celle-ci. Concernant Marguerite, celle-ci était sceptique face au comportement de son époux et, elle était loin de lui faire confiance. Tout cela, à cause de l'image du petit carnet noir, contenant les nombreuses images qui montraient les victimes que Charles avait froidement faites assassinés. Il était fort probable qu'une fois Marguerite et les autres seraient distraits, que le souverain puisse tout faire, afin que l'écolier ne soit plus dans les parages. Il était assez fou pour faire ça !
N'en déplaise de ce qui s'était passé dans la classe de chimie, la directrice invita tout le monde à quitter la pièce. En sortant, Rookie était littéralement en train d'amuser un bon nombre d'enfants. Des rires, des moments de plaisirs émanèrent en chacun de ceux et celles qui se joignaient au rire de la reine Marguerite. Mais, celle-ci s'arrêta. Aussitôt, ses yeux énormes captèrent la petite élève du nom de Lily, la tête honteusement baissée face aux deux policiers qui le traînèrent jusqu'à la sortie. Marguerite savait qu'elle ne pouvait rien faire pour le moment. Elle ne pouvait que compter que sur elle-même.
Les héritiers du trône eurent le droit à des réjouissances inoubliables : Joutes, animaux, savants, ménestrels, jongleurs, acrobates et bouffon qui s'étaient relayées. Le tout, qui se finit en tout beauté avec le responsable de cette fête qui complimentèrent le roi et la reine de s'être déplacé pour eux. Tandis que le dictateur discutait d'affaire important, Marguerite en profita pour trouver son intendante royale près du balcon.
(Plus tard)
À l'intérieur de l'ascenseur qui menait vers les appartements secrets, Marguerite, qui tenait Rookie dans ses bras, regardait les étages qu'elle dépassait. À présent seule avec le roi, celle-ci avait maintenant une appréhension qui lui dévorait l'esprit, juste à l'idée d'avoir une pesante discussion avec cet homme. Le plus que l'ascenseur montait vers sa destination, le plus que Marguerite eut de la difficulté à bien penser aux choses qu'elle allait dire. Être libre de s'exprimer et partager son opinion, était encore un lourd tabou dans ce régime dictatorial. Quelques minutes après, l'élévateur s'arrêta et les portes s'ouvrirent. Dans la chambre, il y avait un élégant arôme d'encens qui faisait penser au feu de bois. En marchant, la reine aperçut un gros baluchon en coton qui reposait sur le lit. Curieuse, celle-ci alla défaire le sac, lorsqu'elle fut interrompue par la voix du roi :
- Tout ce qui se trouve là-dedans, vous appartient. J'ai envoyé des hommes à votre chaumière, afin qu'ils récupèrent le nécessaire. Vous savez, histoire d'avoir une partie de votre ancienne vie avec vous. La petite reine remua la tête de haut en bas en signe d'assentiment. Elle songeait à ce qu'elle dirait au roi et si ça valait le coup d'être entendu, étant donné que celle-ci savait ce que ce despote pouvait faire. « Qu'est-ce que tu attends, malheureuse, » répondit férocement sa voix en elle.
« N'attarde pas ce moment, il est juste en face de toi. Si tu ne le fais pas maintenant, il sera trop tard. »
- Vous me semblez contrarié, ma reine, résonna soudainement le souverain, le dos tourné. Il y aurait-il quelque chose que vous voudriez me parler?
- Si ! C'la est important, alerta d'une petite voix Marguerite. Affichant un air étrange, le roi Charles leva un sourcil. Lorsque le monarque se présenta devant elle, Marguerite discerna une impuissance qui pourrait l'empêcher de trouver les bons mots. En présence de celui-ci, elle avait toujours tendance à baisser le regard. Mais cette fois, elle eut le courage de le regarder droit dans les yeux.
« Ça va bien se dérouler. Je suis confiante, se rappelle a-t-elle.
- Votre majesté, démarra lentement Marguerite. J'ai remarqué qu'il y avait de nombreuses affaires qui...qui... me perturbait, notamment des règles strictes que...que...vous imposer.
- Ah bon ? S'enquit calmement le souverain en croissant les bras.
- Oui, ajouta subitement la reine. Comme aujourd'hui, j'ai remarqué que vous avez arrêté une élève du nom de Lily, à cause de ce qu'il vous a fait. Si c'est dans la ville souterraine ou en prison qu'il est en ce moment, j'exige...j'exige que vous le libériez. (Changer pour une autre phrase)
- Mais...tâcha de contredire le roi Charles. Cependant, Marguerite fut plus rapide et enchaîna avec :
- Aussi, je voudrais avoir une plume et de l'encre pour que je puisse écrire de nouvelles lois justes. Soudain, l'empereur haussa les épaules, avant d'ajouter :
- Est-ce tout ? Le ton de sa voix n'avait rien de brusque, à un tel point de donner une défiance à la souveraine. C'était serein.
Marguerite hocha pressement la tête. Sans tarder, le roi s'esclaffa de rire :
- Oh Marguerite, fit-il en lui attrapant gaiement les mains. Si vous voulez du changement, eh bien vos désirs seront exaucés. « Quoi, vraiment ? » S'était informer Marguerite, soupçonneuse. Cela semblait être trop facile pour y croire. Était-elle un peu trop bonasse pour oublier qu'il n'était pas un saint homme ? Mais, nul le temps d'y réfléchir, puisque le roi l'avait installée grassement en face du bureau et lui donna de l'encre et un papier.
- Bon, tranchait Charles. Ravie ?
- Oui, répondit la reine dans son siège. Merci, merci beaucoup. Le roi Charles lui fit une révérence, au même moment où Marguerite se mit au travail. Puis lentement, celui-ci recula pour se rendre vers le baluchon sur le lit pour y jeter un œil, pendant qu'il s'assura que son épouse se concentre.
Un autre regard et hop, l'homme attrapa délicatement le sac pour le traîner jusqu'au-devant de la cheminé qui était allumé. Sur le canapé, Charles ouvrit le sac et, fouilla à l'intérieur pour y trouver les affaires personnelles de Marguerite. Il y avait des vêtements, des brosses à cheveux et plusieurs boules de tricots. Soudain, l'homme mit la main sur une petite boîte de bague en velours. « Que vois je ? S'agirait-il par hasard d'une bague de fiançailles ? » Se questionna le souverain, curieux. En effet, lorsque l'homme ouvra l'écrin, il y découvrit une bague de fiançailles à lequel que le diamant brillait dans ses yeux. Mais, ce n'était pas tout, puisqu'un autre élément qui le mit aussitôt en rogne, se situa dans le coin du coffre. C'était une image de celui du ramoneur. « Tiens, tiens, ce fumier voulait l'épouser ? Ah ! Il est trop tard pour ça, » se rétorqua sournoisement le roi Charles. Observant discrètement son entourage, c'est ainsi qu'il se leva soudainement pour se diriger en face du foyer.
Sachant sa mauvaise action, Rookie grogna. Mais le roi lui jeta un regard si terrifiant, que le chien alla se nicher en dessous d'un meuble. Avant que le roi n'exécute son geste ignoble envers l'illustration, celui-ci signala la présence du petit clown qui le fixait avec mécontentement. Un petit sourire méchant se dessina sur le visage de l'homme. Puis, le petit pantin vit le despote déchiqueter cruellement le portrait du ramoneur en plusieurs morceaux, où qu'il eut un plaisir de les jeter dans les flammes.
Satisfait, celui-ci balaya ses mains et rangea l'écrin dans sa poche. Comme tantôt, il alla porter le baluchon sur le lit, et se tourna vers son épouse qui semblait avoir fini d'écrire.
- Ben dit donc ! En voilà une longue liste, lança-t-il en face d'elle. Vous êtes sûr que c'est cela que vous voulez ?
- Absolument, répondit définitivement Marguerite. J'espère que mes nouvelles règles porteront fruits ?
- Mais bien-sûr, voyons, déclara théâtralement le roi Charles. Qui vous dit que ça ne sera pas accorder ? Concernant cette jeune et attachante Lily, donna suite le souverain qui prit le parchemin, nous allons nous rendre à la prison pour enfants pour le libérer.
- Mai...maintenant ? Demanda Marguerite, estomaquée.
- Préfériez-vous que ça ne soit jamais ? Lui demanda-t-il sarcastiquement, où Marguerite secoua frénétiquement la tête. Non, alors mettons-nous en route. « Cette chambre est inondée que par des infidèles. Voyons voir s'ils continueront à m'endurez aussi longtemps, » confessa à lui-même le roi Charles, en parlant des œuvres d'arts. Puis, lui, sa femme et son chien, s'en allèrent des appartements secrets. À présent vide, la chambre se transforma en un lourd climat.
