Comme toujours, je vous remercie pour vous nombreux encouragements qui me vont vraiment droit au cœur ! Et je suis ravie d'avoir des lecteurs tels que vous, voilà en somme, je suis contente de vous retrouver dans ce nouveau chapitre. D'autre part, je m'excuse de mon si grand retard, mais plusieurs événements marquant se sont déroulés dernièrement. À un moment, je voulais tout simplement abandonner tous mes projets, puisque je me sentais perdue. Mais, c'est grâce aux nombreux soutiens que j'ai continuée. D'ici là, bonne lecture à vous tous et encore merci d'être là !


Le ramoneur et Marguerite, s'évertua de fuir l'Automate qui les poursuivaient dans la ville basse. Mais, il était impossible de trouver refuge dans ce lieu, puisque le robot éléphantesque détruisait tout sur son passage, où que ses pas provoquèrent de terrible échos assourdissants. Aussitôt, un rire maléfique s'échappait du gigantesque robot, tandis que les deux tourtereaux se faufilèrent à l'intérieur d'un bâtiment sombre et insalubre.

- Oh, petite bergère, où êtes-vous, sonna le roi Charles dans le haut-parleur. Dans la noirceur, le ramoneur ne ressentit plus la présence de la bergère près de lui, ce qui l'alarma. Malgré les projecteurs qui naviguaient les environs, à la recherche des fuyards, le chauffagiste appelait désespérément sa dulcinée avec peu d'espoir de la retrouver vivante.

Soudain, le ramoneur appréhenda l'éclat de voix aigre de Marguerite parvenir à ses oreilles. Le toit au-dessus de lui se défonça, en l'enterrant sous les décombres qui tombèrent toujours sur lui.

- Au secoure ! Secouant la tête, le fumiste leva les yeux pour apercevoir que la petite bergère avait été capturée par le robot. Dans ce moment de consternation, le nettoyeur de cheminé vit le pied de l'Automate se lever, pour ensuite s'abattre sur lui.

Le ramoneur se réveilla brusquement en lâchant un cri de terreur. Sous lui, le plancher froid et mouillé de sa cellule, l'obligea à aller s'assoir sur le banc au mur. À la suite de son cauchemar, le jeune homme observait la lune qui dévoilait ses reflets à l'intérieur de sa cellule. A cet instant, il s'évoqua d'être en présence de Mr, Merveilleux pour obtenir de ses richissimes conseils pour se sentir moins seul. Un sentiment de culpabilité lui nouait l'esprit, en l'abstenant d'avoir un esprit de suite. Dans son village, on l'avait maintes fois remarqué ainsi, pourtant cela avait poussé les gens à se reverdir pour voir la vérité en face. Se préparant à se recoucher, c'est alors que la porte du cachot s'ouvra et qu'un geôlier pressa le pas.

- Ramoneur-de-rien-du-tout, s'adressa-t-il, ce qui rogna le charbonnier. Magne-toi, tu as du boulot ! Tu te magnes, oui !? Soudain, le jeune homme se leva d'un bond pour rejoindre le geôlier dans le corridor, tout en se faisant enchainer les poignets. Ce dernier grogna comme une bête féroce contre le gardien.

- Ne joues pas l'innocent avec moi, espèce de ramoneur de-rien-du-tout, prévenu le geôlier. Cela fait depuis 1 semaine que tu essaye de t'échapper de la ville basse, dans le seul but de capturer la petite reine. Honnêtement, je peux t'affirmer que tu n'est pas sorti de l'auberge, répondit le geôlier qui ne lâchait pas du regard son interlocuteur. Que cela te sert de leçon !

Pour le ramoneur, il était étonné de constater à quel point la vie en prison pouvait se montrer changeante et pourtant terriblement stagnante à la fois. Du fait, les prisonniers allaient et venaient dans leurs routines habituelles, en faisant des aller-retours dans leur cellules ou dans l'entrepôt. C'était la même tension, la même ambiance glauque et assassine qui réagissait la vie en prison depuis longtemps. Le pire dans cette mésaventure, fut les attractions touristiques, planifié par la police qui présentèrent les malheureux prisonniers comme de vulgaires animaux de zoo. Les invités indifférents, prenaient des photos des travailleurs qui n'appréciaient guère cette mascarade gênante, où les gueux les ridiculisaient. Et comme si cela n'était pas assez, le nettoyeur de cheminé fut celui qu'on cibla le plus, contenu des fausses rumeurs qu'avaient raconté le roi Charles.

- Quel grossier personnage que tu es, ramoneur-de-rien-du-tout, résonna hautainement une femme aux habits datant de l'époque de Marie Antoinette. C'est bien que notre roi ait décidé de t'envoyer ici, puisque tu te familiarise parfaitement avec la crasse de ces lieux, riait-t-elle. Alors que le ramoneur para à se défendre, un bruit strident venu interrompre le moment présent, où tous les yeux se tournèrent vers les étagères de bobines de films qui s'écroulèrent comme des dominos sur les uns sur les autres. Peu de temps après, le Voleur de Paratonnerre sortit péniblement des débris.

Suite de son scandaleux désastre qui avait mis la salle sens dessus-dessous, une foule de cris et de rires moqueurs fusèrent aussitôt dans l'entrepôt. Les touristes s'esclaffaient face à l'humiliation dont venait d'être victime le voleur qui eut du mal à camoufler sa gêne.

- Voleur de Paratonnerre ! Hurlait férocement un officier au loin. Si d'ici d'une heure tu n'as rien ramasser, je vais te botter les fesses si fort, que tu ne pourras plus pisser !

Sur le choc, le jeune filou se rua vers les étagères pour commencer son ménage qui s'avérait autant plus désastreux que tantôt, puisqu'il semblait plus paniqué. Durant les jours enfermés dans ce trou, le nettoyeur de cheminer avait fait la connaissance de nombreux personnages, beaucoup plus biscornu que le Voleur de Paratonnerre. Il y avait Boniface, le Renifleur. Il était reconnu pour pister plusieurs trésors secrets du roi Charles, en tentant ensuite de les voler. D'ailleurs, la police l'utilisa pour enquêter sur des produits toxiques, nuisibles aux corps ; on le traita tellement comme un chien, qu'il finit par agir comme une bête sauvage. L'autre personnage, était une vieille dame, d'origine Russe qui s'occupait à distribuer des repas aux détenus dans leur cellule, en leur servant du Surstromming avec le sourire aux lèvres. On la surnommait : Babushka l'Implacable. Apparemment, personne ne connaissait les raisons de son arrestation, ce qui rendait les autres inquiets.

De retour sur place, le ramoneur aida le Voleur de Paratonnerre à remettre la première étagère debout, en dépit des obstacles.

- Merci mille fois ! Répondit le voleur. Si tu savais comme c'est difficile d'être née maladroit. Mais le plus pénible, je crois, c'est de se faire insulter par des pignoufs qui sont coiffés comme des foufounes des années 70, se lamentait-il, avant de se tourner vers l'autre détenu. Puis, celui-ci sursauta en s'apercevant qu'il était en présence du fumeur.

- Bonté divine ! Mais, mais tu es le ramoneur ! S'exclama le brigand. Face à l'expression exagérant de l'adolescent, le jeune homme afficha un sourire et secoua la tête. Si tu veux mon avis, je te trouve très impressionnant, fumiste ! Néanmoins, j'ai du mal à croire à cette histoire d'enlèvement contre la nouvelle reine, puisque je suis témoin de ce qui vous ais tous les deux arrivés.

Soudain, le ramoneur leva les yeux et laissa son interlocuteur poursuivre :

- Eh oui ! J'ai assisté à votre escapade, bien que j'aurais voulu vous être utiles. Mais, l'Oiseau s'est quand même bien chargé de votre protection, jusqu'à ce qu'il soit lui aussi capturé. C'est quand même dingue et risqué ! Pour ma part, je suis en taule à cause qu'on a refusé de me donner un paratonnerre, raconta le voleur, avant de se tourner vers son ami.

- Dis-donc, tu ne parle pas beaucoup ! On m'a dit que tu étais très futé, mais pas autant bavard ! Laisse-moi deviner, enchaina le Voleur de Paratonnerre, tandis que le ramoneur s'allongea au sol, abattu par ce moulin à parole qui lui tenait compagnie. Tu as fait une promesse à l'oiseau que plus jamais tu recommencerais à t'échapper, mais que tu y songes toujours ? Pff ! Depuis quand qu'on obéit aux ordres d'un perroquet ? Railla le voleur. Non mais, tu as vu sa tronche ? Une sacrée tête de guignol, quoi ! Que va-t-il te faire si tu lui désobéis, te bourrer de petites crottes blanches ?

« Mr, Merveilleux, est un bon copain. Je ne prendrais aucune autre initiative pour sortir d'ici, » s'expliqua à lui-même le ramoneur.

- Peu importe ! Si le désire te rattrape... persuada-t-il de dire, avant de sortir discrètement un trousseau de clés de ses poches. Durant un instant, le ramoneur observa les clés qui chatoyaient dans son regard remplis d'idées inimaginables. Mais, celui-ci secoua frénétiquement la tête et son regard se vira de l'autre bord. Il aperçut un gamin d'environ 9 ans devant lui, en train de licher une sucette géante. Tandis que les deux s'observèrent, la voix du geôlier s'éleva :

- Fils, viens ici ! Aussitôt que le gardien arriva, l'enfant tressauta pour aller rejoindre son père. Tu vas être en retard pour tes leçons.

- J'ai trop hâte de commencer, père ! Allez-vous me laisser la chance de punir un prisonnier ? Demanda enivrement le garçonnet. Puis, le bandit venu s'interposer dans la conversation :

- Je sais que cela ne me regarde pas, mais pourriez-vous me dire qu'est-ce passe ?

- Pour te mettre au courant, voleur, débuta avec enthousiaste le gardien. C'est la journée où la police, les geôliers, les bourreaux et plusieurs autres au service de sa majesté suprême, peuvent emmener leur enfant au travail. Qui sait ? Peut-être que tu tomberas sur le fils d'un bourreau qui t'utiliseras comme une piňata, déclara le geôlier. Une fois que les lieux furent déserts, le ramoneur observa le Voleur de Paratonnerre qui lui montrait de nouveau les clés qu'il faisait remuer silencieusement dans ses mains.

"Même pas en rêve," soupira le jeune homme, avant de retourner à ses corvées.

(Plus tard)

Dans la ville, les soldats faisaient respecter avec vigueur un couvre-feu pour sécuriser toutes les zones. Les portes et fenêtres étaient minutieusement barricadées, les cheminées des toits bouchées et les animaux se cachaient le mieux qu'ils le pouvaient. Quelque chose allait se produire.

Tout était si tranquille la nuit en prison... Pourtant, et alors même que les cellules étaient désormais remplies de silhouettes silencieuses et endormies, allongées sur des planches de bois, le ramoneur vit subitement dans l'autre cellule d'en face, quelque chose qui attira son attention, quoique son propre relâchement de fatigue. En effet, le Voleur de Paratonnerre, encore éveillé, semblait se préparer pour commettre le grand coup du siècle. Il ne restait qu'à savoir le moment idéal pour passer à l'action.

Déjà à cet instant, le gardien avait quitté les lieux pour prendre sa pause, donnant l'occasion rêver à quiconque de passer à un plan. Et, ce fut justement ce que le Voleur de Paratonnerre s'apprêtait à faire lorsqu'il passa la clé dans la serrure de l'autre côté de la porte, où qu'un bruit gratifiant se fit entendre.

C'est ainsi qu'il parvint à sortir de sa cellule pour se retrouver dans le couloir, où qu'alors, il se dirigea vers les cellules des autres prisonniers pour les libérer.

- Tu vas avoir des ennuis, chanta l'un des prisonniers, confortablement allongé sur le banc. En tout cas, bonne chance dans ton évasion !

- Puisque vous doutez tout de mon plan, je ne vais même pas vous libérez, prévenu-t-il, avant que la puissance alarme de la prison ne résonne à tut tête, réveillant tous les prisonniers.

En tournant les yeux, le voleur remarqua que le gardien avait appuyé sur le déclencheur.

- Nous jouons moins les malins, ria le gardien qui se positionna devant la sortie, avant qu'une nuée de prisonniers le repousse pour défoncer la porte en hurlant leur allégresse de liberté. Au même moment, le brigand capuchonné utilisa la clé du gardien pour éteindre l'alarme, avant de se rendre devant la cellule du ramoneur pour tenter à nouveau de le persuader.

Mais sans crier gare, c'est alors que le geôlier s'empara de ce dernier !

- Ramoneur...aide-moi ! S'écria le Voleur de Paratonnerre, luttant pour sa vie. Prends les clés !

Puis, le jeune filou se retrouva bientôt par terre, où que le gardien commença à l'étrangler. Cette fois, il ne semblait plus y avoir d'espoir pour le prisonnier qui tentait de se débattre, tout en réussissant à glisser les clés jusqu'à l'intérieur de la cellule du ramoneur.

Bientôt, toutes les force du voleur commença à l'abandonner, ce qui laissa la chance au gardien de prendre son arme pour l'abattre, bien que ce n'était pas ses intérêts. S'apprêtant à l'abattre, c'est alors que le ramoneur fonça comme un missile doré sur le geôlier en le plaquant violement contre le mur. Cette fois, un violent combat prit place entre les deux, où que le fumiste esquivait les attaques de son adversaire qui balayait les airs avec sa matraque. Puis, ce fut au tour du voleur d'interagir en ce saisissant hâtivement de l'arme qu'il usa pour assommer le geôlier a la tête. Puis, plus rien.

Reprenant leur souffle, le nettoyeur de cheminer et le Voleur de Paratonnerre transportèrent le gardien jusqu'à' l'intérieur de la cellule du ramoneur, en s'assurant de verrouiller la porte.

- Vite ! Prenons ce passage, alerta le voleur. Le jeune homme et le filou, empruntèrent tout de suite un passage très étroit jusqu'à un long tunnel peu éclairé par les lanternes. Le chemin s'arrêta devant une petite porte secrète que le Voleur de Paratonnerre ouvrit avec une clé de couleur argent qu'il avait dérobé d'un autre soldat.

Par ensuite, ils entrèrent dans le réduit, en prenant des torches qui éclairaient le chemin rocailleux. Beaucoup de chauves-souris grouillaient de partout, allant à la rencontre des merveilleux rubis resplendissants, enfoncés dans les fissures des rochers. Enfin, ils réussirent à monter de vieilles marches pour arriver finalement en haut. Les deux prisonniers eurent un grand étonnement, car l'endroit se trouvait à être une salle aux trésors qui appartenaient à plusieurs pays, ayant visiter Takicardie.

- Oh la vache ! S'exclama le jeune filou. Alors franchement, il est impossible de tomber sur quelque chose d'encore plus fou que ça. S'apprêtant à fouiller les lieux c'est alors qu'ils se firent projetés dans une montagne de pièce d'or par l'Implacable Babushka qui les menaçait avec un Knout. *

- Tranquille, tranquille ! Signala avec précaution le Voleur de Paratonnerre en se levant. Nous ne sommes pas des criminels !

La vieille russe les insultait dans sa langue maternelle et lâcha par la suite un rire hystérique, tandis que les deux jeunes hommes s'observèrent, confus.

- D'après toi, comment fait-on pour raisonner une vieille Russe en furie ? Demanda le Voleur de Paratonnerre. Sur-le-champ, la vieillarde s'empara d'un gros lasso qu'elle sortit de son manteau et l'enroula autour des deux prisonniers, avant de leur bander les yeux. Puis, la russe gravit leur collet pour les transporter dans chacune de ses mains, comme s'il s'agirait de valise.

- Madame, il faut que vous vous calmiez, raisonna le brigand. Ce n'est très aimable pour une mamie de se mettre en furie. Je ferais n'importe quoi pour vous plaire.

- Vraiment ? Fit drôlement la vieille dame.

- J'ignore ce que vous comploter contre nous, mais j'espère que ça sera rapide, lança le bandit Ma foi ! Elle est trop zarbi. Nous sommes mieux de nous tenir à carreaux, si nous ne voulons pas finir en bouillit.

Peu de temps après, la vieille russe déposit rudement les deux prisonniers, en leur enlevant le ruban sur les yeux. Le ramoneur et le voleur découvrirent qu'ils étaient dans le dortoir des Policiers qui semblait complètement vide, malgré le tas de désordre qui jonchèrent le sol. En se relevant, le brigand se tourna vers l'Implacable Babushka qui ouvra sa grosse veste pour dévoiler des armes, des habits de police et des dynamites.

- Ce n'est pas possible ! Pour une mamie, vous assurez carrément. Soudain, la vieille russe gifla le jeune homme au visage et répondit par la suite :

- Reste polie, molodoy chelovek. Vous...prendre munitions et costumes de police, afin de défendre ce pays de pourriture !

Aussitôt, le ramoneur et le brigand enfilèrent les uniformes, bien que les habits les fissent paraitre beaucoup plus petit que d'habitude. Ensuite, ils terminèrent le tout en se collant des fausses moustaches avec du ruban transparent et se dirigèrent en face d'un miroir. Le résultat ne semblait pas convaincant.

- Alors là, ça ne va pas, articulait le Voleur de Paratonnerre, bouche-bée. On va se faire ridiculiser. Puis, la vieille Russe frappait les deux jeunes hommes derrière leur tête, où qu'ils se blottirent par la puissance du coup.

- Aïe !

- Improvise, déclara l'Implacable Babushka. Sinon, vous massacrés !

Tout à coup, un puissant sifflet retentit dans la caserne, s'ensuivit d'un deuxième encore plus fort.

- C'est la Police ! S'inquiéta le voleur, tandis que la vieille russe disparue a l'intérieur d'un passage secret. Bien que le charbonnier tente d'ouvrir le passage secret, celui-ci abandonna et retourna revoir le Voleur de Paratonnerre.

Peu de temps après, plusieurs policiers et même des enfants au service du roi, se hâtèrent désordonnément dans le poste pour commencer à se préparer. Au même moment, Boniface le Renifleur apparut sur les lieux, en allant aussitôt à la rencontre des deux prisonniers.

- Nous sommes foutu, balbutia à voix basse le Voleur de Paratonnerre en demeurant immobile. Sous eux, l'individu reniflait leurs pieds, comme un chien au cœur d'une piste. Puis, ce dernier leva les yeux envers les deux jeunes hommes en provoquant un léger grognement.

- Un sucre sucre ou la Police, siffla-t-il agressivement. Soupirant, le Voleur de Paratonnerre ouvrit sa veste et sortit un sucre a la crème pour le donner au personnage loufoque qui l'attrapa furtivement. Tu es mieux de te tenir tranquille. Sinon, tu peux oublier tes friandises.

A cet instant, lorsque le shérif Stanislas entra dans le dortoir, celui-ci sifflait de nouveau dans son sifflet, avant de résonner :

- En position, mesdemoiselles ! Immédiatement, tous les policiers se placèrent maladroitement en ligne devant le shérif, tandis que les enfants se retrouvèrent de l'autre côté. Une fois que tout le monde furent placés, le shérif allait se placer à l'avant, avec les mains derrière son dos et s'écria :

- Garde-à-vous ! Le ramoneur et le Voleur de Paratonnerre, avaient le cœur qui battait à la chamade auquel qu'ils se retrouvaient présentement. Mais, ils gardèrent leur sang-froid, puisqu'ils avaient tous sur eux pour se fondre dans la masse.

- Ramoneur, marmonnait fébrilement le filou au ramoneur, je sens que je faire dans mon froc.

- Alors, débuta le shérif Stanislas qui commençait à marcher. On s'est bien amuser à lire les 101 commandements de Takicardie. On est prêts à devenir des soldats au service de notre monarque ? C'est bien, c'est bien, je vous en félicite. Il y aurait-il des volontaires qui voudraient nous partager leur bels expériences ?

Soudain, un jeune garçon leva rapidement la main pour ajouter :

- J'ai brulé des bibles et d'autres signes religieux, car il existe qu'un seul Dieu dans ce monde qui est notre maréchal de Takicardie, expliquait fièrement l'apprenti soldat.

- À mon tour, s'exalta un autre garçonnet. Comme me l'a enseigné mon daron, je me suis assuré que de prendre seulement les affaires de ces sales démunies de la ville basse.

- Excellent, lança Stanislas qui se retrouva près du charbonnier et du Voleur de Paratonnerre. Ça prouve que vous avez bien reçu votre lavage du cerveau. Et vous, lança-t-il directement au Voleur de Paratonnerre.

- Moi ?! S'écria gravement le filou. Oh vous savez, j'ai accompli des tas de trucs qui sont digne de la dictature de ce pays. De plus, j'ai détruit tous les Paratonnerres pour que ce misérable voleur ne puisse plus en avoir, finit-il par dire en lâchant un rire amusé.

Aussitôt, le shérif Stanislas s'avança devant le faux policier en l'épiant attentivement, ce qui effaça immédiatement son sourire. Étrangement, l'officier le renifla avec un air dégouté.

- Mais c'est horrible ! Vous sentez le surströmming !

- C'est... c'est à cause de cette vieille russe, expliqua le Voleur de Paratonnerre. La vilaine ! Elle m'a aspergé de cette spécialité nauséabonde, alors que je ne faisais que mon boulot.

- Soit ! Soupira longuement le shérif en reculant. A ses côtés, Boniflace le Renifleur se retrouva à quatre pattes, en ayant la langue sortie. Le drôle personnage répétait sans cesse : « Un sucre sucre pour mon silence. Woof ! »

Peu de temps après, l'officier regagna sa place à l'avant, en position de donner les ordres :

- Mesdemoiselles, interpela-t-il à voix haute. Offrons à Takicardie, la chance de voir sa magnifique et terrifiante armée défilée dans la ville.

A ce moment précis, le ramoneur et le Voleur de Paratonnerre, virent tous les policiers et leurs apprentis, emprunter un pas cadencé pour suivre le shérif Stanislas qui les escortèrent en dehors du dortoir. Aussitôt, il y eut une cadence militaire :

Nous sommes les gardiens de la nuit

(Nous sommes les gardiens de la nuit)

Nous combattons les ténèbres, en particulier l'Oiseau

(En particulier l'Oiseau)

Nous abattons les indésirables qui s'opposent contre nos lois.

S'ils désobéissent, ça va faire Badaboom Badaboom !

(Badaboom, Badaboom !)

A présent, l'armée se retrouva désormais à l'extérieur, où d'autres soldats se joignirent à eux. Durant ce temps, le fumiste et le filou n'avaient plus le choix, que de suivre les autres, en prétendant d'être des soldats qui aimaient leur pays.

Le ramoneur tenta de convaincre son partenaire de réfléchir à un plan et pour secourir les autres prisonniers de les suivre. Cependant, celui-ci remarqua que le bandit observait attentivement quelque chose au loin. Il tenta de le rappeler, puis ce dernier lança :

- Il y a un Paratonnerre là-haut. Oh, il brille sur l'une des tours. Je dois aller le chercher. Trop tard, car le brigand enleva discrètement son habit de policier, avant de sauter en bas du balcon. Soudain, Boniface le Renifleur se mit à japper en direction du fugitif, alertant tous les policiers qui arrêtèrent la cadence. "Sale traitre ! On lui a dit de se taire."

- C'est le Voleur de Paratonnerre, s'écria le shérif Stanislas en pointant le personnage, maintenant rendu sur les toits. Attrapez-le ! Attrapez tous les traitres !

Profitant de cette occasion, le ramoneur emprunta un autre passage, en enlevant lui aussi ses habits de patrouilleur qu'il jeta dans le vide. En se retournant rapidement, c'est alors qu'il tomba sur une bande d'enfants au service du roi Charles, qui, dès la présence du ramoneur, pointèrent leurs armes sur lui. "Oh que non, se disait le fumiste. La plaisanterie a assez durée !"

Agissant spontanément, le ramoneur bondit juste à temps, avant d'être fusillé par les jeunes garnements qui alertèrent les autres en hurlant des affaires comme : « Il est ici ! Aux armes ! À mort le ramoneur ! Sur ce, une alarme résonna dans toute la ville, ce qui réveilla les renforts.

Le charbonnier, quant à lui, était sur le toit d'un bâtiment, tout en cherchant une solution pour échapper aux quelques gardes qui étaient à sa poursuite. Le jeune homme devait rapidement trouver une solution, sinon, il allait devoir retourner d'où il venait. Avançant rapidement sur l'immense toit à plusieurs niveaux du bâtiment, il se fraya un chemin entre le musée et un autre bâtiment qui juxtaposait l'édifice.

Le passage était étroit, mais le ramoneur savait qu'il n'y aurait aucun mal à s'y engouffrant. Le jeune homme arriva au bout de ce passage non sans mal et finit par arriver au sol. Il regarda devant lui et décida de longer la façade du bâtiment jusqu'à l'autre d'après. Cependant, celui-ci n'avait pas prévu que les gardes réussissent à le poursuivre.

Fort heureusement, le ramoneur regagna son rythme dans sa course et parvenu à les semer en entrant à l'intérieur d'un bâtiment. Puis, il y eut un silence.

Peu de temps après, celui-ci se vira de l'autre sens pour s'apercevoir qu'il était dans une salle de contrôle... vide ! "La police de Takicardie est nul en surveillance," déclara le houiller. " Maintenant, voyons voir ce que je peux manigancer avec ces appareils. Je dois utiliser ma voix"

Une fois devant les consoles, le jeune homme commença à appuyer sur tous les boutons, où l'une des sonnettes alluma les haut-parleurs. Soudain, une chanson se mit jouer :

Edith Piaf – L'hymne à l'amour.

Partout à Takicardie, la musique jouait fortement et aisément, stoppant momentanément la chasse à l'homme. A cet instant, tous les habitants de classes différentes, écoutèrent passionnément la chanson qui parvenaient à leurs oreilles et, ne purent s'empêcher d'être sur le choc.

Dans la ville basse, les habitants et les travailleurs à l'usine, se laissaient emporter par la tristesse et la compassion. Ils étaient bouleversés de vérité, de projets avortés, de plaisirs impossibles : dans leur regard, tout leur vie rêvée semblait impossible par la folie des hommes, mais ils continuèrent à l'écouter, puisqu'elle visait leurs âmes.

Pendant ce temps, le roi Charles longeait prestement les couloirs qui menait jusque dans la salle d'audience. Devant l'entrée, le shérif Stanislas se tenait avec d'autres soldats, où qu'ils affichèrent ensemble des regards nerveux.

Sans crier gare, la voix du ramoneur résonna dans les haut-parleurs :

« Allô...habitants de Takicardie. C'est moi, le ramoneur. Comment allez-vous ? Si je vous lance ce message, c'est pour vous dire de ne pas abandonner face à la terreur du roi Charles. Il vous nourrit de mensonges depuis toujours, tout comme le roi l'a fait à la petite bergère qu'il tient prisonnière. Aussi... aussi... Oh zut ! Ils arrivent de partout !

Lorsque tout fut terminé, le roi Charles lança un regard furibond envers le shérif Stanislas qui grimaça :

- Eh bien, ce ramoneur à une voix ! Qui l'aurait crut ? Il... L'officier Stanislas se tut bien vite, réalisant subitement la colérique tension qu'il venait de provoquer chez le roi. Celui-ci explosa :

- CRÉTIN ! IDIOT ! IMBÉCILE ! Oh shérif, comme si vous seriez l'envie que j'aurais en ce moment de vous trouer la cervelle ! Grogna le roi Charles en serrant les poings. Mais, nous perdrions un temps fou à organiser vos funérailles insignifiantes, enchaînait-il d'un ton fort. En entrant dans la salle du trône, le roi Charles découvrit l'Implacable Babushka, le Voleur de Paratonnerre, Boniface le Renifleur et le troubadour Niglo ligotés en face du trône.

- Eh bien, en bien, débuta le dictateur en allant s'assoir sur son trône. Voyons voir dans mon livret, les tortures qui vous correspondraient le mieux, ricanait-il en sortant son petit carnet.

- Vous... êtres un pignouf ! lança directement la vieille russe, tandis que ces associés éclataient de rire.

- Silence ! s'écriait le roi Charles en se levant de sa chaise. Vous méritez la mort ! Soudain, une série d'insultes dans tout les langues, éclatèrent entre le roi Charles et les prisonniers :

- Zhopa golova ! pokhozhi na tapocki, Vashi ushi, avait dit la vieille.

- Halt die Kloppe, alter Krug! Signala agressivement le roi Charles. Il y eut une pause, avant que la centenaire réplique :

- Moy Bog ! Etot idiot govorit chto ugodno.

- Ah ! Fit le jeune flutiste, Questo re è stupido come quelle scarpe.

- Ça suffit ! Trancha indistinctement le roi Charles. Nous nous argumentons en multilingue, et cela nous mèneras nulle part pour capturer le ramoneur. Gardes, reprit-il, emmenez ces insignifiantes créatures hors de ma vue et enfermez-les dans une nouvelle prison. Gardes !

Tous les policiers demeurèrent silencieux à cet instant, puisque leur regard capta quelque chose dans l'énorme fenêtre devant eux. En effet, il y avait bel et bien le ramoneur qui se retrouvait désormais dans une montgolfière, en route pour se rendre dans les appartements secrets du roi. Bien qu'ils n'étaient pas très subtils, les policiers tentèrent de distraire le roi, mais leur maladresse obligea ce dernier à se retourner pour voir la malheureuse surprise qu'il l'attendait.

En foudroyant du regard la police, le tyran répondit calmement :

- Apportez moi mon fusil de précision.

Dans les airs, le ramoneur contrôlait méticuleusement la montgolfière qui montait de plus en plus haut, malgré les coups de vents. Avec lui, il avait emporté un gramophone où se diffusait fortement la même musique de tantôt.

Sans crier gare, c'est alors qu'un projectile atteignit le gramophone en le brisant en morceau, obligeant au ramoneur de baisser les yeux.

- Ramoneur ! S'écria le roi Charles au balcon. Il était accompagné par d'autres soldats et plusieurs enfants à son service. Je te somme de t'écraser sur le champ !

Bientôt, plusieurs projectiles fusaient sur le charbonnier qui les évitèrent en faisant bouger la montgolfière de droite à gauche.

Tout à coup, une énorme rafale de vent commençait à faire tourbillonner la montgolfière. Le gros ballon tournoya frénétiquement, et les cordes rattachant le ballon a la nacelle se mirent à s'emmêler. Puis, les cordes se cassèrent petit à petit, faisant mouvementer le charbonnier, jusqu'au moment où qu'une balle creva le ballon.

Cet fois-ci, le jeune homme n'avait plus le contrôle de la montgolfière qui provoquait plusieurs boucles pour terminer sa violente chute sur le toit des appartements secrets. Le roi échappa un gigantesque :

- NOOOOOON ! Cela ne sera pas ! Malheureusement pour le ramoneur, celui-ci glissa en bas du toit qui le menait droit à sa mort. Celui-ci tomba, mais réussit à s'agripper sur les lierres, le suspendant justement en face des vitraux des appartements du roi où était paisiblement endormi Marguerite.

- Marguerite, appelait-t-il désespérément en tapant dans la vitrine. Réveille-toi, je suis là. Soudain, un « Bang » se fit entendre, avant qu'un violent projectile atteigne le ramoneur à la jambe. Une douleur inimaginable s'empara de ce dernier, alors qu'il tentait désespérément de réveiller la petite bergère. Hélas, il lâcha prise et tomba dans le vide.

Pendant ce temps, les patrouilleurs qui avaient participé à la scène, virent le ramoneur finir sa chute dans une botte de foin qui le sauva de justesse. Même si le jeune homme gémissait terriblement, la police le plaqua brusquement au sol. le ramoneur leva la tête pour prononcer.

- Lai...laissez-moi partir. Je souffre terriblement.

- La souffrance te suivra jusqu'à ta mort, s'éleva la voix impétueuse du roi Charles. En espérant que cela te sert de leçon, ramoneur de mes deux. Jamais que tu parviendras à regagner le cœur de la petite bergère, puisqu'elle est mienne, grognassa inépuisablement le roi Charles qui lui lança un regard noir. Police, jeter ce chien en isolement carcérale et assurez-vous de prendre bien soins de lui, une fois à l'intérieur. Nous verrons à la suite s'il causera toujours.