(De retour dans les appartements secrets)
- Vous aviez raison, souffla mollement Marguerite, assit sur le bord du lit.
- Effectivement, poussa le roi Charles qui venu la rejoindre. Alors, comment vous vous sentez ? Marguerite respira rapidement, ses yeux allaient à l'objectif du roi qui lui parlait. Ses lèvres tremblotaient dans une expression d'amertume à la limite de la panique.
- J'ai eu tort de m'être méfier de vos paroles. N'en déplaise de vos violentes façons de prévaloir ce pays, vous vouliez tout simplement me mettre en garde, ajouta Marguerite. Qu'arriver a-t-il à Mr, Durant et sa famille ?
- Laissez-les pourrir entre eux, recommanda le roi Charles. La mise en garde du roi s'avérait plus pertinente à mesure que le feu du ciel tempêta à l'extérieur. Personne n'avait la moindre compassion pour qui ce soit à partir de l'instant où un danger affolait l'univers du roi. « Laisse-les pourrir entre eux. » La phrase tourna en boucle dans la tête de Marguerite, tandis que, pour la deuxième fois, elle pouvait entendre les chuchotis des œuvres d'art dans la chambre. Marguerite, poursuivi infiniment le souverain en cueillant les mains de celle-ci. Je vous aime profondément et, je vous promets que plus personne ne vous fera du mal. Tant et si longtemps que vous serez guidée par ma voix, vous verrez que plus rien ne pourra vous arrêter.
Soudainement, Marguerite se crispa, puis elle tenta de dire quelque chose, mais aucun ne sortait de sa gorge. Elle se mordit les lèvres et baissa la tête, luttant sûrement pour ne pas pleurer ; un faux sourire joyeux s'étirait sur son visage pour cacher sa douleur.
- Oubliez le passé, ma belle, sollicita le roi Charles qui redressa l'une de ses mèches de cheveux. C'est le seul conseil que je vous donne, puisque cela est juste. Voulez-vous demeurez miennes jusqu'à ce que la mort nous sépare ?
- Oui... je le veux bien.
- Ainsi soit-il, souffla le roi Charles. Et Marguerite sourit, un sourire à la fois triste et bienveillant, entre l'amusement et le bouleversement.
Cependant, le Petit Clown qui se trouva comme à son habitude dans l'ombre, observait avec désenchantement la scène devant lui. Autour du pantin, il y avait les restes de la tête de l'Épouvantail qui avait été abimer par la police, dont une si faible lueur de vie l'entourait.
« Quels sont nos chances à présent ? » S'enquit le Petit Clown. « Pourvu qu'elle ne devienne guère la proie de cette oppression. »
(Plusieurs mois plus tard)
C'est alors que le ramoneur se réveilla en sursaut. Il claqua des doigts plusieurs fois et émit quelques bruits discrets pour être certain de ne pas être devenu sourd ou fou. Il entendit tous les sons produits et émit un soupir d'adoucissement, mais aussi d'anéantissement. En isolement carcéral, le jeune homme avait ignoré le plaisir de vivre, quoique cela fut déjà le cas dès son incarcération dans la ville basse avec l'oiseau.
Après, une lettre passa à travers du passe-lettre qu'il cueillit sur-le-champ pour lire :
Prisonnier, numéro 666
Depuis 7 mois, vous avez été emprisonnez pour plusieurs crimes, dont tentatives d'évasion et d'enlèvements. Après maintes réflexions, nous avons décidé de vous renvoyez à la ville basse, dans le but que vous poursuivez votre vie quotidienne. Cependant, vous serez suivis de près par des spécialistes qui tenteront de vous guérir et de vous transformer en bon citoyen.
Cette décision a été prise par nos souverains. Nous espérons que vous respecterez ses règles dans le plus grand des respects.
Pour le fumiste, un mélange de ravissement et d'insatisfaction l'assaillit si l'esprit, qu'il froissa fâcheusement la lettre dans ses mains. Au même moment, une voix dans l'intercom de sa cellule retentit :
Prisonnier, numéro 666. Nous vous rendons votre liberté et tous vos biens qu'on vous as confisqués dès votre arrivé. Lorsque votre porte de cellule s'ouvrira, vous sortirez pour suivre les gardes qui vous guideront jusqu'à la sortie.
Peu de temps après, le ramoneur se retrouva dans le couloir morose et humide, où l'attendait le geôlier.
- Ramoneur, interpella aigument le geôlier. C'est un plaisir de vous revoir ! Pas trop compliqué ?
Sincèrement, le jeune homme était mentalement, physiquement et moralement trop abattu pour répondre aux commentaires des gardes, même lorsqu'on lui offrit des présents en guise de sa libération. Le plus gênant, c'est lorsque tous les soldats se mirent à l'applaudirent et à lui chanter un « C'est l'heure de se dire au revoir, » le mortifiant à l'extrême.
Quelques instants après, on conduit le ramoneur dans le bureau du directeur, en le laissant seul... pour l'instant. Soudain, la voix antipathique de celui d'un homme que le ramoneur reconnu sans détour, résonna :
- Regardez qui est de retour ? Le ramoneur balaya du regard les lieux, puis ses yeux repéra un fauteuil de bureau en cuir noir qui se vira sur lui. Sans aucun doute, c'était le roi Charles.
Tout à coup, le nettoyeur de cheminé s'apprêtât à l'attaquer, jusqu'à ce qu'il voie le tyran sortir une télécommande.
- Pas de mouvement brusque, sinon le plancher vous dévorera, informa le roi Charles. Il y a bien des façons de se montrer diplomates, ramoneur. C'est dommage, durant ses séjours enfermés, j'aurais espéré que vous fassiez un effort.
Le jeune homme osât de faire un pas de plus, tout en remontant ses manches. Le souverain provoqua un sifflement impressionné :
- Vous avez vraiment l'art de péter un câble. Si vous voulez, je vais vous en refilez des "petites bergères," railla le roi Charles. Quoi, ce sont tous des mochetés en bas ? Non, sérieusement, reprit le roi Charles, durant que le ramoneur avait les poings serrés face au tyran qui lui ricana à la gueule. Si je vous ais convoqué ici, c'est parce qu'une personne souhaite de vous rencontrer.
Le ramoneur respirait profondément, les mouvements de sa poitrine sur chaque inhalation, expiraient le seul mouvement visible de son corps. Il pouvait dire qu'il se retenait de s'en prendre au roi. Mais, celui-ci s'immobilisa lorsqu'une voix suave s'éleva :
- Calme toi, mon ami. Le cœur cinglant dans sa poitrine, le ramoneur hésita un instant avant de se virer vers l'autre sens, au vu de ses peurs.
Effectivement, il y avait bel et bien la reine Marguerite devant l'entrée qui semblait complètement métamorphosé en une nouvelle personne.
Un silence complet tomba entre le jeune homme et Marguerite. Le cœur du fumiste rata un battement. Bravement, il leva ses yeux, affrontant la reine
L'inspectant de plus près, celui-ci constata combiens que l'ancienne bergère avait incroyablement changé, même trop physiquement. A peine, il se rendit compte que son ventre était arrondi !
- Mon gentil ramoneur, rompu benoitement la souveraine. Il y a bien longtemps que je voulais te l'annoncer, bien que ses derniers mois aient été difficile pour toi. Maintenant que tu es là, je tiens à t'annoncer que... que je suis enceinte. Moi et le roi Charles, attendons un enfant.
Tout à coup, le ramoneur n'arrivait plus à respirer et son corps se mit à trembler. Soudain, il sentit des larmes couler le long de ses joues. Ce dernier ferma les yeux, mais elles continuaient de ruisseler si fort, qu'il eut l'impression que son âme se mutilait avec son corps. Une multitude d'images traversaient son esprit. Toutes les douleurs dont il était victime, les pertes et désormais cette nouvelle. S'approchant alertement du jeune homme, Marguerite glissait ses mains au visage de celui-ci.
- Ça va bien aller, mon ami. Je suis navrée que tu le prennes de cette façon. A présent, cesse tes larmes et sois plutôt content pour moi.
Comment le serait-il ? Dans le bureau, on entendait que les pleurs désolant du ramoneur qui finit par tomber sur ses genoux.
- Mon Dieu, souffla le roi Charles, stupéfaite. Arrêtez de mouillé le plancher avec vos satanés larmes, ramoneur. Pourquoi ne voulez-vous pas accepter que ma femme soit enceinte ? Cette phrase résonna péniblement dans la tête du ramoneur, de moins en moins incrédule. En passant aux tourments qu'il subissait et qu'il le rampait progressivement vers la dépression, celui-ci sentit une rancune grandir en lui. Ses dents se serraient comme si l'envie de mordre était tentant. Ses yeux étaient envahis par une lueur de rancune. Il n'arrivait plus à refouler sa colère.
- Vous comprenez, ramoneur ? Poursuit le roi Charles, au-dessus de lui. Se levant d'un bond, c'est alors que celui-ci saisissait violement le souverain pour le plaquer contre le mur et, poussa des jurons inaudibles.
Alors que son poing s'apprêta a assené un gros coup au visage du roi, Marguerite s'interposa entre les deux hommes pour les séparer.
- Oh ! Calme-toi ! Alerta Marguerite en l'enserrant profondément dans ses bras, où que le jeune homme se tranquillisa peu à peu. Tu es le plus gentil ramoneur que j'ai jamais connu. Je te souhaite tout le bonheur du monde. Ça sera difficile, mais tu parviendras à être heureux dans la ville basse, surtout avec Mr, Merveilleux. Qui sais, peut-être que tu tomberas en amour avec quelqu'un.
- Oh, mon cher et tendre ami, enchaina la reine en ancrant son regard dans celui de l'homme. La vie doit continuer. Jure-moi que plus jamais tu recommenceras tes bêtises, maintenant que tu as la preuve que je suis en sureté.
(Dans la ville basse)
- Nous allons nous péter le bide... et pété tout court ! Cria spontanément l'Implacable Babushka qui se trouva devant son gros chaudron, où mijotait une recette typiquement Russe. Apporter moi vos assiettes, bandes de truies !
Chez Théodore, Mr, Merveilleux décida de préparer un pique-nique pour rassembler le plus de monde possible, tout en faisant la paix avec les 3 brigands qu'ils l'avaient attaqué à la taverne Gargantuesque. Pour se faire pardonner, les voyous lui concocta un jus de prison qui offrit un résultat peu convaincant avec les ingrédients à l'intérieur. Mais quand même !
- Donc, comment vous trouvez notre recette ? Réclama impatiemment le chef de la bande.
- C'est... c'est assez intense, répondit l'oiseau, subtilement dégouté. Et vous me dites que votre défunte mère a créé ce jus de prison, en hommage de tous ses ex qu'ils l'on largués ? Maintenant, je comprends pourquoi que j'ai si envie de péter un câble !
- C'est la preuve qu'ils sont tous des connauds ; ils ne savent pas ce qu'ils ont largués, déclarait le bandit. C'était une femme hyper rigolote et qui adorait nous apprendre l'art du crime, mais tout cela est du passé. Aujourd'hui, nous voilà sous un nouveau jour grâce à vous, révélait l'un des criminels a l'oiseau.
- Que de joie, chers amis ! Depuis trop longtemps, les 3 bandits avaient instauré un climat de terreur dans la ville basse et même en prison. Tirant les ficelles et jouant à intimider tout le monde pour leur propre profil, ils avaient un malin plaisir à faire souffrir les gens. Désormais, ce cauchemar était terminé.
Soudain, la radio de Théodore, retentit dans le vaste jardin et joua un thème des années 20, nourrissant le cœur de chacun. L'implacable Babushka avait exhiber des fusées de feu d'artifice qui remplirent le plafond rocheux de toutes les couleurs de l'arc-en-ciel et de son drapeau de la Russie. L'ambiance était festive, les gens de la place riaient aux abords de la chaumière et, tout le monde appréciaient la joie palpable.
Quelques instants après, le récepteur se mit à grêler de plus en plus, jusqu'à temps qu'une voix et une musique d'ambiance se manifesta dans la radio. La voix du journaliste de la ville basse déclara :
Nous interrompons votre programme, pour vous annoncer que notre reine Marguerite, attend officiellement un enfant ! Suite à cet avènement, le roi Charles-V-et-trois-font-huit-et-huit-font-seize, enjoindra de nouvelles mesures sévères pour l'arrivé du petit prince. Longue vie à notre prince !
- Nostrovia, s'écria subitement L'implacable Babushka, en suspendant le silence saisissant chez les autres. Et hop, un verre de vodka pour la vieille Russe !
Soudain, le groupe entendirent des pleurs au loin et aperçurent le ramoneur qui arriva nonchalamment vers eux. S'assoyant avec les autres sur la table de surprise-partie, celui-ci commença à pleurer à chaude larme. Le jeune homme ne pouvait plus respirer et ses mains tremblaient encore. Il faisait un nœud dans sa gorge, brouillant son esprit. Le ramoneur ne pouvait qu'haleter, mais ce n'étais pas suffisant. Le fumiste avait l'impression que ce ne serait jamais suffisant pour arrêter la douleur. Ça ne serait jamais suffisant pour remplir le vide au fond de lui.
- On lui file notre jus de prison ? S'enquit le chef des bandits a l'oiseau. Peut-être que l'arrière-gout remontera ses forces.
- Pourquoi pas gifle... pour réveiller le camarade ? Suggéra la vieillarde. Toujours pleurant, toujours haletant, souffrant encore tant, le ramoneur sanglota en lui :
« Je veux juste en finir. Ce tyran a détruit ma vie ! Le...le plus triste était que nous nous aimions vraiment. Peut-être que nous étions trop naïfs tous les deux, mais au moins nous savions qu'il y avait quelque chose de plus profond sous tous les baisers, tous les câlins, tous les rires. La douleur dans mon cœur, ne fait que le prouver. La douleur que je ressens, signifie que je la chérissais. Désormais, nous ne serions plus assis près d'une fenêtre un jour de pluie, perdu dans nos pensées, regardant dehors comme si elle surgirait de nulle part, souriant d'une oreille à l'autre, nous invitant à sortir. Et nous serions si surpris de rire de nous précipiter dehors, les bras ouverts, où nous serions tous les deux-là, joyeux et amoureux. Alors même que la pluie se déversait autour de nous, nous pourrions rire juste par la pensée... Oh, Marguerite, » Aussitôt, la voix de Mr, Merveilleux éclata :
- Quel merveilleux silence ! Et coupé ! S'écria l'oiseau dans le mégaphone, en prétendant d'être un réalisateur de film. Toute mes félicitions, ramoneur. Cela était magnifique, n'est-ce pas ?
- Prodigieux silence, répondirent les enfants de l'oiseau en applaudissant.
- Ça... mérite d'être présenté au cinoche, raillala Russe.
- Mais arrêtez de vous moquez de lui, avertit fiévreusementCélestin. Au cas où vous auriez oublié, le roi aura un prince !
- Oui, et alors ? Au moins... ce trouduc s'est comment visé un trou, déclara directement l'Implacable Babushka, tandis que les autres autour de la table se mirent à rire jusqu'au éclats. Humilié, le ramoneur se leva hargneusement de sa chaise pour s'abriter dans la cabane de Théodore.
Dans sa chambre, le fumiste se positionna dans une position fœtale en voyant les images de Marguerite apparaitre dans sa tête. C'était trop de la torture pour lui. Soudain, Mr, Merveilleux arriva de la fenêtre avec ses petits.
- Écoutez, ramoneur. Vous avez deux options : Sois vous demeurez dans cet état, ou bien alors vous changer pour le mieux. Cessez d'avoir le moral en flaque, ramoneur. En tout cas, je lui souhaite beaucoup de bonheur ! J'en suis persuadé qu'ils seront d'excellents parents et que leur petit prince sera un exemple à suivre.
Le jeune homme l'observa avec des gros yeux de tristesse.
- Arrêtez de vous mettre la rate au court-bouillon, mon ami. Il est temps que vous acceptiez votre nouvelle vie... une bonne fois pour toute ! Justifia théâtralement Mr, Merveilleux. Surtout, ne m'obligez pas à chanter quelque chose avec ma "belle" voix. Vous, qui aimez tant m'entendre chanter ! Aussitôt, un petit sourire amusé apparu sur les lèvres du ramoneur. A partir de sa fenêtre, du charbonnier aperçu des bouchons de champagne qui explosèrent dans le ciel, tandis que l'Implacable Babushka distrayait tout le monde avec ces histoires courtes et comiques de la Russie. Théodore composa une musique avec sa boite à musique, où que les 3 bandits se prirent par les épaules et commencèrent à danser. Ils furent accompagnés par d'autres danseurs et tous rirent devant ce spectacle, a l'instar que Mr, Merveilleux et le fumiste s'invitèrent à la fête. Soudain, le jeune homme fut pris par l'Implacable Babushka, et celui-ci l'obligea à danser. Tout le monde rigola bien, surtout un... aller savoir qui.
- AHAHAH, ramoneur, là tu as l'air encore plus intelligent que d'habitude ! Ahaha...
Rira bien qui rira le dernier. Mr, Merveilleux fut attrapé par Babushka et les oisillons qui l'obligèrent à danser. Ceux-ci se rattrapèrent au chef des bandits près d'eux, qui lui se rattrapa à ses confrères. Finalement tout le monde leva sa jambe droite sous l'impulsion de la vieille russe, puis sa jambe gauche. Ils rompirent l'immense chaine qu'ils avaient créé et le nettoyeur de cheminer se plaça –malgré-lui- au centre de cette chaine. L'amusement surpassant la honte, tout le monde se donna à cœur joie. Ce fut à cet instant précis, que le ramoneur comprit que ça vie avait maintenant un sens. Observant pour la dernière fois la photo de Marguerite, celui-ci décida de jeter l'image en bas de la chute d'eau.
« Sois heureuse, Marguerite. Malgré tous les couteaux plantés dans mon dos, je serais toujours en train de me relever et de continuer ma route... tout comme toi. »
Comment avez-vous trouvé ce chapitre ? Comme vous avez pu le vérifier, j'ai changé le nom de l'oiseau pour qu'il se nomme Mr, Merveilleux. Puisque dans la version anglophone, il s'appelle Mr, Wonderbird, je me suis dit pourquoi pas ? De même, j'ai corrigé le nom du chien pour Rookie, car Fido sonnait trop cliché.
