Pour le roi Charles, se récupérer dans l'arrière-magasin de Mr, Durant qui lui servait à compenser ses erreurs, était un incontestable gouffre selon lui. Quand ce n'était pas le vieux plancher sous ses pieds qui grinçait plus que les hanches d'une bonne-maman, il y avait le chuintement des bêtes dans la ferme qui se rassemblaient d'ordinaire dans la grange.
Conformément ce qu'il avait entendu de Rookie, (apparemment, tout comme Marguerite, il pouvait arriver à comprendre ce que son Tekkel lui disait) les animaux lançaient des débats politiques encore plus raisonnable, que ceux des humains.
Rookie passa sa tête sous les bras du roi Charles, près à demander des caresses. Malgré sa fatigue, le roi apprécia le geste et enfouis sa tête dans les poils du chien, tout en lui grattant la tête. C'était pour une bonne cause, car l'odeur réconfortante d'une savoureuse soupe aux oignons, exhalait l'endroit pour titiller les narines du souverain. L'homme n'avait pas beaucoup d'appétit, mais son ventre se plaignait quand même de la faim qui l'accablait, gargouillant bruyamment.
Tandis que Charles se prit un bol de soupe à l'intérieur d'une marmite en fonte, il constata que les tableaux le regardaient étonnement, lorsqu'il trempa goulument un morceau de pain imbibé de soupe dans sa bouche. Dans cette pièce, ce trouvait des tableaux qui représentaient satiriquement des œuvres de peintres connus dans le monde... Il y avait La Joconde, les deux fermiers du peintre Grant Wood et les personnages sur l'Ile de la Grande Jatte.
Contre son désagrément, le roi Charles trouvait cela douloureux de n'avoir que les tableaux de ces personnes à qui parler. Cependant, la plupart du temps, cela le soulageait. C'était un soulagement qui l'apaisait de temps en temps. Ces tableaux lui permettaient de ne pas oublier la magie et le sentiment d'être oublié, à cause de sa personnalité et son caractère.
Voulant ce change les idées, le roi Charles prévue de retourner dans la boutique pour repoursuivre ses créations sur les autres murs, lorsqu'il s'arrêta en discernant que c'était la fête de l'autre côté.
Celui-ci aperçut alors Marguerite qui était en train de danser passionnément au son de l'accordéon, joué par un militaire. Sa chevelure était coiffée, en une natte, scintillante comme le soleil. Aussi, elle fut parée d'une très belle robe, possédant différentes nuances de bleu clair, avec quelques touches vertes qui faisait ressortir ses beaux yeux bleus. Lorsque la petite reine dansa au son de l'accordéon des notes musicales, ses longues manches de sa robe s'auréolaient autour d'elle.
Graduellement, le rythme de la musique s'accentua et les autres gardes tombèrent dans l'euphorie de la joie. Il y avait même le shérif Stanislas qui était là, en train de faire un n'importe quoi assez esthétique. Caché derrière la porte, le roi Charles était peut-être réservé, mais il s'amusait tout aussi en pouffant de rire avec ses gardes qui essayaient de suivre le mouvement, tandis que Marguerite riait à tut tête, tellement que c'était hilarant.
Ce qui l'était encore plus, était de reconnaitre que tous les combattants qui festinaient aux coté de Marguerite, étaient les mêmes qui avait tâché de l'arrêter, lorsqu'elle s'était échappée de Takicardie.
Quand même bien qu'elle eût réussi à trouver sa place pour se faire respecter, jamais Marguerite ne se montrait vénère envers ses hommes qui avaient doutés d'elle, et jamais qu'elle abusait de ses pouvoirs en tant que reine. Pour couronner le tout, ces hommes affectionnèrent amplement sa compagnie qui ne laissait personne indifférents.
La prochaine chose que Charles vit, était les soldats qui soulevèrent Marguerite dans les airs afin de l'ovationner, en lui criant des « Vives Marguerite ! » à lequel Marguerite dut à la hâte calmer les hommes, avant qu'ils ne l'éjectent a travers du toit.
- Ma chère bande de joyeux lurons, préluda spontanément sans façon Marguerite qui entraina le silence dans la boutique. Quelle joie d'être assemblé et de glorifier notre EXTRAORDINAIRE amitiés. Qui c'est les meilleurs !
- C'est nous ! Répondirent en chœur les soldats.
- Et pourquoi donc ?! S'enquérir amusamment Marguerite, durant que les hommes demeurèrent à fonds songeurs. Eh bien ! S'étonna la reine, sous un rire cristallin. C'est parce que vous tenez une place particulière dans mon cœur et, qu'on ne se décourage jamais avec des personnages comme vous. Allons, comment ne puis-je résister de votre compagnie et à vos vilains tours lorsque vous me balancer ses tartes à la crème, hm ? Pointa adorablement et en tout assurance Marguerite, qui ne put éviter une tarte en pleine figure par le shérif Stanislas.
Subitement, des rires jaillirent de tout parts et même le roi Charles, qui résidait tranquillement dans son coin, gloussa à son tour. Pour l'heure, il y eut une bataille de tarte de n'importe quelles saveurs, qui débuta dans la boutique.
Marguerite esquiva et la tarte finit par frapper le shérif Stanislas à l'arrière de la tête. Bien, si quelqu'un qui pouvait arrêter ça, c'était le roi Charles. Mais avant que cette pensée ne puisse quitter son esprit, le souverain qui manifesta un petit sourire malin, entassa une tarte aux pommes et décida de s'amuser. Personne n'était au courant de sa présence, donc ses réflexes rapides le sauvaient, lorsqu'on lui balançait les bombes crémeuses.
Le roi Charles rétréci son regard, ramassa les restes de la tarte aux pommes pour les éclabousser sur plusieurs gardes. Avec un brisque élan de vitesse, le suzerain couru vers les restes des tartes aux cerises qui gisaient au milieu de la pièce et, empoignait une poignée sur les policiers.
Un sourire innocent assortit sur le visage du roi Charles dès qu'il nota que tout le monde avait arrêter la bataille pour le regarder avec ébahissement.
- Longue vie à sa majesté ! Clamèrent la police en se prosternant devant l'empereur, qui échappait sa collection de tartes au sol. Comment, le roi ne pouvait-il pas avoir du plaisir, lui-aussi ? Peu après ses quelques instants de dérangement, le roi ajouta :
- Eh bien, le silence est bruyant ! Si vous le désirez, vous pouvez poursuivre vos folies, même si mes peintures risquent d'y passer un mauvais quart d'heure. Ne soyez pas timide, continuer à vous crémez les uns aux autres.
- Maintenant que vous êtes là, je n'ai plus envie du coup, désigna le shérif Stanislas.
- Pourquoi, je vous ennuis ? Réclamait patiemment le roi Charles en l'expectant curieusement du regard. Dites, c'est moi ou vous avez un je-ne-sais-quoi de changé sur vous ? Vous pouvez d'ailleurs m'expliquer la raison que vous avez accroché une cape arc-en-ciel dans votre dos.
- Oh ça ? Bah... euh, c'est juste une déco ! Déclara nerveusement fébrilement le marshal en cachant son drapeau.
- Allons, Stanislas, intercéda Marguerite en nettoyant son visage. N'ayez pas honte de cacher votre fierté, juste à cause que le roi Charles est là. Dites-le-lui que vous êtes enfin sorti.
- Sorti ? Il est sorti où ? S'enquit le roi Charles.
- Du placard, révéla Marguerite. D'un seul coup, un « Oooh » s'échappait du roi Charles qui avait les yeux encore plus béants que tous les autres dans la salle, puisqu'ils étaient inquiets de la réaction de celui-ci. Peu de temps après, le roi Charles sourit et au grand étonnement de tous, ce mit à applaudir. Ça ne lui ressemblait pas du tout, mais l'envie d'encourager le shérif Stanislas, était plus fort que lui.
- Oula ! Je crois qu'il lui manque une caisse, bougonna le shérif Stanislas à Marguerite. Vous croyez que c'est un imposteur ?
- J'vous ais entendu, Stanislas, riposta froidement le roi Charles. Ça vous surprend que je sois fière de vous, plutôt que d'être en colère ?
- Bah, c'est tout à fait normal ! Avec vous, il y a toujours anguille sous roche lorsque quelque chose de nouveau arrive, exprima Marguerite. Du coup, on s'habitue à toujours vous voir de mauvais poil.
- Je sais, déplora le roi Charles qui baissa le regard. Mais j'ai décidé de changer, puisque je me... je me sens vraiment seul et que j'ai besoin d'amis. De vrais amis à qui parler.
Tout de suite, la Police observait le shérif Stanislas qui afficha stupéfaite vers Marguerite qui leurs faisait signe d'aller faire un câlin au roi Charles, ce qu'ils firent sans hésiter.
- Mais, saperlotte ! S'exclama le roi Charles, malaisé. Je ressens comme... comme une drôle de chaleur en moi qui m'est très inhabituel.
- C'est votre cœur qui se réchauffe, votre imminence, répondit gaiement le shérif Stanislas, un peu trop confortable dans les bras de l'empereur. Ça signifie que vous êtes en train de changer pour le mieux.
- Non d'une pipe, Stanislas, vous êtes en train de m'étouffer ! souffla le roi Charles en se libérant, où que son visage s'était presque viré au bleu. Sapristi ! Un peu plus et mon âme aurait quitter mon corps par cette affection trop... mortel.
- Un peu d'amour, ça ne peut pas TANT vous tuer, déclarait Marguerite en riant de bon cœur avec Rookie. Oh pitié, ne recommencez pas à agir comme ses lamentables nobles de la cour. Assez que nous avons eu quelques ennuies avec l'une de ces comtesses qui n'a pas sa langue dans sa poche.
- Serait-ce la comtesse de Dure-Cœur, par hasard ? Cette commère de noblesse qui a le front dégagé, le crane épiler et qui s'applique des substances, comme du sang de chauve-souris ou de grenouille pour empêcher sa repousse des cheveux sur son front, aussi large qu'une piste d'atterrissage ? S'enquit le roi Charles, alors que Marguerite hocha brièvement la tête, avec un sourire au coin des lèvres. Pff ! Ça ne m'étonne pas d'elle et surtout de son foutriquet de mari. Eh bien, que vous ont-ils racontés de si dégradants ?
- Ils ont eu l'effronterie de se moquer des soldats qui dansaient en se trémoussant, raconta le shérif Stanislas en croissant fâcheusement ses bras. Ces messieurs ont aussi le droit de secouer leurs miches !
- Bah, pourquoi pas ? Approuva d'un haussement des épaules le roi Charles. Si cela peut faire votre bonheur, alors continuez de vous la coulez douce. A cet instant, la conversation fut interrompue par une armée dingue de poulets qui se hâtèrent dans la boutique, avec Rookie à leur trousse.
- Eh oh ! On se calme, les amies, tenta de tranquilliser Marguerite en s'interposant entre le chien et les poulets. Fais chier ! Toute cette agitation est encore causée par ces malotrus de la cour qui se sont donner à cœur joie d'insulter la "sauvagerie" de ses pauvres bêtes.
- Qu'ouï-je ?! S'exclama dramatiquement le roi Charles. Mais que diable leurs ont pris à ses sauvages de s'être montré vulgaire ? Puis, Marguerite leva un doigt dans les airs et ajouta :
- Tout s'explique : Bob l'écureuil.
- Bob l'écureuil ? S'enquit étrangement le roi Charles. Qui c'est ? Marguerite prit une profonde inspiration.
- C'est un écureuil aux passé troublant, commença-t-elle, durant que le shérif Stanislas jouait un air de suspense au violon. Honnêtement, ça donnait l'impression qu'il y avait un roulement de tambour qui montait en crescendo pour ajouter un effet de suspense à l'histoire. Hum ! Comme que je le disais, Bob l'écureuil est un vrai guerrier et vengeur envers les nobles qui le menace. D'ailleurs, il les aurait lancés une noix de Grenoble avec un message à l'intérieur disant qu'il va venger son neveu, (le petit suisse que le comte et la comtesse de Dure-Cœur ont insulté), où que la cour aurait besoin d'un spécialiste pour appuyer la défense de Bob l'écureuil.
Toutefois, enchaina passionnément Marguerite. Notre ami, l'écureuil, a plus un tour dans son sac pour se défendre : le Serpent de Feu. Il a appris d'un samouraï chinois. On enroule la victime de nos bras et jambes, afin que la victime soit immobilisée pour pouvoir ensuite lui arracher la tête. Il apprend vite, ce Bob !
- Effectivement, fit le roi Charles, bouche-bé. Si ce Bob m'insulte, je m'arrange tout court pour m'insulter avec lui !
- Vous avez intérêt, railla sarcastiquement Marguerite. Tout à coup, un tonnerre tonitruant retentit dans tout l'immeuble et une pluie commençait à tomber à flot à l'extérieur, où tous les animaux de la ferme se réfugièrent dans le magasin.
A présent, la pluie torrentiel envahit la ville de Takicardie et les rues se vidèrent petit à petit, où que les villageois se trouvèrent un endroit pour se protéger.
" Mais, ce n'est que de la pluie, se disait Marguerite qui se retrouva désormais au seuil de la porte.
- Que faites-vous, Marguerite ? Demanda le roi Charles, surpris. Pourquoi souriez-vous ? Aussitôt, Marguerite souffla :
- C'est amusant de se promener sous la pluie, le visage offert aux intempéries, et voir les autres se précipiter a l'abris, leurs cols remontés, le cou enfoncé dans les épaules, avec un parapluie et un journal pour préserver leurs cheveux de l'eau. Moi, je m'en fiche d'être mouillé. La pluie, ça me donne envie de sauter partout et de chanter, à tue-tête des chansons débiles. Et puis, poursuivi Marguerite, je m'ennuie à sauter à pied joints dans les flaques. Après, j'ai des chaussures trempées et les pieds glacés. Alors, pour réchauffer, je sautille de trottoirs en trottoirs, en m'éclaboussant le bas des jambes de plus belle. Les gens nous regardent bizarrement, ils pensent que nous sommes tarés, ou totalement puéril. Mais c'est amusant ça ! Et puis, c'est que de l'eau, sa sèche, ce n'est pas grave.
Marguerite ne s'était pas rendue compte qu'elle souriait toujours. Mais, il est vrai que ce souvenir la mettait de bonne humeur, surtout lorsqu'elle tourna sur elle-même en lâchant un petit rire sous la pluie. En la voyant faire, le roi Charles se retint de toutes ses forces pour ne pas être tenter par le plaisir de la petite reine. Il n'avait encore jamais vu quelqu'un d'aussi heureux. L'ancienne bergère se retourna vers le groupe. Elle était trempée de la tête aux pieds, mais n'en avait rien à faire.
- Venez ! S'écria-t-elle. Cependant, l'héritier du trône secoua négativement la tête. Il ne voulait pas s'humilier face aux regards des autres. C'est amusant, vous verrez, conseilla Marguerite. Laissez-vous aller, votre majesté. Elle se rapprocha de l'homme et lui prit délicatement la main. Le roi Charles savait qu'il ne pouvait pas refuser, en raison de son amour pour la jeune femme. Il constata que sa main était chaude, un vrai contraste avec la pluie froide qui tombait.
L'homme soupirait avec exagération pour montrer son inconfort. Il n'avait jamais aimé danser, il n'était d'ailleurs pas très doué pour cela. Le roi Charles posa sa main sur ses cheveux, comme pour vérifier qu'il était bien coiffé.
- Vous n'imaginez pas le temps qu'il faut pour atteindre une telle perfection, révéla le suzerain. Tant pis, Charles fit alors un pas, puis un autre et il sentit la pluie sur lui.
- Vous êtes déjà parfait, lui révéla Marguerite. Il aimait ce timbre de voix hypnotique et si doux.
Il se laissa emporter par cette danse, sans musique. L'homme ne savait pas ce qu'il faisait ; il essayait seulement de suivre les mouvements de Marguerite. Jamais il ne l'avouerait, mais elle avait raison ! Charles s'amusait comme jamais. Et pour la première fois depuis qu'il la connaissait, il regarda vraiment Marguerite. Elle était remplie de belles qualités qui le réconfortait, où il avait une envie folle de lui révéler ses sentiments. Alors que la pluie se poursuivait, il se rendit compte de ce qu'il était sur le point de faire, mais le roi Charles s'arrêta.
Plutôt, il poursuivit cette danse en compagnie des autres dans la boutique de Mr, Durant qui s'invitèrent a eu. Partout dans la ville, on n'entendait que leurs éclats de rires retentissants lorsqu'ils dansèrent sous la symphonie orageuse.
- Ça caille là, hein ! S'exclama le roi Charles qui attrapa Rookie dans ses bras. On la sent passer, cette pluie-là. Ça cailleuuuh ! Le tonnerre explosa de nouveau, et la pluie redoubla d'instance. Ça n'avait pas l'air de vouloir s'arrêter de sitôt. En revanche, l'éclat de la lumière blanche révéla soudainement l'ascenseur.
- Vite, dans l'ascenseur ! Alerta spontanément Marguerite.
Ensemble, ils rentrèrent dans l'ascenseur tapissé de velours rouges où un majordome les attendait à l'intérieur. Puis, il fit lever le levier pour démarrer l'ascenseur qui montait dans les airs.
A cet instant, un éclair déchirait le ciel, frappant l'ascenseur avec violence. La foudre, attirée par le courant d'air crée dans l'ascenseur, avait cisaillé l'air de l'intérieur de la machine. Paniqué, le groupe lâchèrent un cri et tentèrent de s'accrocher à quelque chose. Mais la foudre qui avait frappé de plein fouet l'ascenseur, avait détruit problématiquement le mécanisme de l'engin. Le majordome décida d'accélérer l'ascenseur : tout le monde a l'intérieur tombait et criait. Les freins lâchèrent, faisant chuter l'ascenseur dans un vide abyssal. Elle fit une chute de treize étages, avant de disparaitre dans le vide, où tout s'arrêta net.
Heureusement, tout le monde furent intacts. Marguerite se leva et poussa un peu les portes pour qu'on puisse sortir et, constata que l'ascenseur les avaient chuter dans le dortoir des Policiers.
- Eh bien, soupira la petite reine, encore secouée. Je ne sais pas si cette tempête a lu dans mes pensées, mais c'est justement ici que je voulais atterrir.
- Ah bon, pour...pourquoi ? Balbutia le shérif Stanislas qui transporta le roi Charles dans ses bras, sur le point de gerber.
- Au début, j'avais envie qu'on rende une petite visite à Mme, Blondine et à mes dames de compagnies. Mais, je me suis rapidement rendu compte que si nous irions les voir, on risquerait de les effrayer en raison de l'état horrible que nous nous retrouvons. Sans oublier les animaux qui nous accompagnes !
- On a bien fait d'aboutir ici, souffla le roi Charles qui couvrait sa bouche, tout en vacillant. Je n'aurais d'ailleurs pas tolérer de me faire percuter les tympans par cette bande de mouette. Marguerite se contenta de lever les yeux au ciel et de poursuivre son aide pour sortir les autres hommes et animaux de l'ascenseur.
Soudain, une sensation désagréable envahit le corps du roi Charles. Son nez le picotait, où qu'il fermât les yeux dans l'espoir de trouver une concentration maximale. Sa bouche s'ouvrit et se refermât successivement. Ses yeux papillonnaient. Il était décidé à ne pas éternuer.
- Vous alliez dire ? S'enquit drôlement Marguerite. Les picotements étaient plus téméraires. Le roi Charles capitula.
- Atchoum !
- A vos souhaits, s'écrièrent tout le monde dans la pièce. Sans crier gare, une symphonie d'éternuments s'acharnaient sur la Police. Ils émirent plusieurs toussotements qui se succédèrent, sans qu'ils ne puissent respirer convenablement. D'autres « Atchoums! » se faisaient entendre.
- La prochaine fois, je vous promets que nous n'irons pas danser sous la pluie, grimaça regrettablement Marguerite, en caressant Rookie qui éternue dans son visage. Truffe de moutons !
- Il n'y a pas à dire, les films de Gene Kelly, vous ont réellement inspirée à danser n'importe où, ria le roi Charles en éternuant de nouveau. La preuve, je vous aie même surpris l'autre jour à chanter : « Good Morning. » Marguerite retint un petit rire, avant que le roi reprenne :
- Ne soyez pas timide, Marguerite. Avec votre chant, vous pourriez jalouser tous ces dames de la cour qui prétendent pouvoir séduire nos tympans. Prenez par exemple le shérif Stanislas, il chante comme un oiseau.
- Un oiseau !? Interrompu le shérif, s'ensuivit par un éléphantesque éternument. Atchoum ! Je ne suis pas Edith Piaf, quand même ! Excusez-moi, mais je suis beaucoup plus fabuleux qu'elle.
- Bien-sûr, shérif Stanislas, ria Marguerite qui était parvenu à trouver un sirop dans l'une des commodes. Bah moi, avec ma p'tite médecine, je suis Mary Poppins et vous avez tous intérêt à prendre votre "morceau de sucre-sucre."
- Ou si...ou sinon qu'wAH... Atchoum ! Hurla soudainement le roi Charles qui relâcha son éternument dévastatrice sur Marguerite, où le sirop se renversa sur elle. Un silence pesant s'installa dans la salle et le regard de Charles s'agrandit d'humiliation, où qu'il couvrit sa bouche avec ses mains.
- Je suis profondément désolé, souffla honteusement le roi Charles. Veuillez accepter mes plus sincères excuses envers mes microbes qui vont probablement vous affectés dans les prochaines heures.
- Non, mais ça va, rassura gentiment Marguerite en s'essuyant avec une serviette. Après tout, on peut dire que j'ai eu ma dose de médecine, n'est-ce pas ? Toutefois, c'était le seul sirop qui nous restait en stock et je n'ai pas envie de voir les autres souffrir autour de moi.
- Moi non plus, ma chère, intervint subitement le roi Charles qui se rua jusqu'à la sortie. Puisque c'est un profond martyre de voir nos chers amies agoniser de la sorte, il est en mon devoir de tenter de trouver d'autres sirops.
- Ouais, c'est ca, siffla le shérif Stanislas. Depuis quand ca vous intéressé de nous soigner ?
- Depuis très longtemps, mon choux a la crème. D'ailleurs, VOUS...
- Ca suffit vous deux, interrompit subitement Marguerite qui partit rejoindre le souverain. Nous n'avons aucun temps a perdre, il nous faut plusieurs remèdes si nous voulons poursuivre nos activités. Roi Charles, accomplissez votre travail.
Ils se sourirent et partirent chacun de leur côté. Tous les deux avaient désormais un nouveau souvenir qui les rendaient heureux.
