Hello !

Pour me faire pardonner de mes mises à jours tardives, voici un autre chapitre aujourd'hui !

Je suis vraiment désolée. Je ne suis pas trop présente. Mes nouvelles responsabilités au travail me demandent plus d'énergie que je ne le pensais. Heureusement que j'ai encore plusieurs chapitres d'avance.

J'espère que cette histoire vous plaît ! N'hésitez pas à me donner votre avis (même si c'est juste en un mot)

Bonne lecture et à bientôt!

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Chapitre 11 : Dominus Illuminatio

-Toi tu n'es pas une bavarde.

C'était une affirmation. Une affirmation donnée par ma nouvelle colocataire dès que j'eus refermée la porte sur le nez de Watari. McDaniel était encore assise sur sa chaise, les pieds reposant sur un tas de livres en train de siroter son thé. Ainsi elle ressemblait à une voyante. Je ne serais même pas étonnée de voir une boule de cristal flotter quelque part dans la chambre.

-Bon, aucune importance ! C'est peut-être mieux ainsi. Moi même je parle beaucoup. En tout cas c'est ce que dit ma mère.

Sans déconner.

-Je suis sûre que grâce à toi, j'apprendrai à me contrôler et que grâce à moi, tu parviens à plus t'exprimer. J'ai tout de suite vu en toi une âme brillante et très intelligente.

Côté brillance je ne sais pas, mais côté intelligence on peut s'en douter en voyant mon âge et où je me trouvai actuellement.

Je me déplaçais jusqu'à ma valise et mon sac. J'allais attraper mon sac, quand une main apparu dans mon champ de vison pour la saisir avant moi.

-Je vais t'aider. Avec ton bras, ça ne va pas être évident de déballer tes affaires. Tiens je vais te montrer où se trouve ton lit et ton placard pour ranger tes affaires.

Mon lit était celui de droite en entrant dans la chambre. Il était sur une mezzanine qui abritait un bureau juste en dessous. McDaniel jeta par terre ce qui se trouvait dessus et y posa lourdement mon sac. Puis sans me demander mon avis ouvrit la fermeture éclair et en sorti l'ordinateur portable ainsi que tous les livres achetés par Watari.

McDaniel siffla d'admiration.

-Tu es déjà bien parée pour cette année. Tu les as déjà lu ? Même moi je n'ai pas autant de livres pour les cours. Je sais qu'on n'est pas dans la même spécialité, mais on a un peu prêt le même nombre de livre à étudier. Après ma philosophie est que tout ne s'apprend pas dans les livres ! On ne peut pas connaître tout du monde en restant le nez dans les bouquins. La vie ne se lit pas seulement, elle se vit !

-Comment t'étudies si tu n'as pas tout les livres ? Lui demandai-je sceptique devant un tel concept de vie.

McDaniel eut un grand sourire.

-Bah voilà, tu parles ! Je savais que tu pouvais parler ! Je me demandai juste comment réussir à entendre le son de ta voix, qui est au passage très douce. Elle me rappelle un peu celle d'un écureuil. Une fois j'en ai vu un dans un parc, pas loin de là où habite mes parents...

C'était reparti. Elle avait vraiment la langue bien pendue. Je roulais des yeux. J'entrepris de faire un tas plus ou moins droit avec les livres pendant que McDaniel déblatérait sur sa vie ô combien palpitante sur une noisette échappée de son sachet de goûter pour se retrouver dans le bec de l'écureuil. Plus je l'entendais, plus je me demandais comment avais-je pu être attirer par une personne aussi bavarde et redondante.

-Enfin pour répondre à ta question, continua McDaniel sans presque jamais reprendre son souffle, il y a tout ce dont tu as besoin à la bibliothèque bodléienne ! Enfin son vrai nom c'est la Bibliothèque de Bodley. Du Royaume-Uni c'est la deuxième bibliothèque la plus importante ! Je t'y emmènerai si tu le souhaites. Bizarre, étant originaire Oxonienne, je pensai que tu connaissais.

Bien sûr que j'avais vent de l'existence de la bibliothèque bodléienne. Mes parents y allaient très souvent et je les accompagnais. Qui ayant grandi ou même habité à Oxford juste quelques mois, ignore l'existence de cette bibliothèque ?

-Je connais, dis-je simplement en donnant un coup de pied à ma valise pour qu'elle tombe.

McDaniel observa mes méthodes pour le moins peu orthodoxes, alors que je m'échinais à ouvrir cette satanée fermeture éclaire. Dès que ma valise fut ouverte, la première chose que l'on pouvait voir était la pile de magazines ado qui recouvraient mes vêtements.

McDaniel siffla en attrapant l'un des ouvrages de presse.

-Aussi curieux que ça puisse paraître, je ne te voyais pas lire ce genre de choses.

-Je n'en lis pas, dis-je les dents serrés en enlevant sans ménagement ces idioties.

-Alors pourquoi tu en as ?

-Wa... James O'Connor veut que je paraisse normale aux yeux du monde.

Aussitôt je regrettais mes paroles. J'étais sous couverture. Je ne pouvais pas avouer au premier venu, je n'étais qu'une espionne de L ! ça m'apprendra à trop parler. L va être au courant de mon erreur monumental et ça ne sera qu'une question de secondes avant que je ne sois condamnée à errer sans aucun but dans les couloirs de la Wammy's House une brosse à dent à la main.

-Oh... je comprend. Mon père m'a fait la même chose l'an dernier. Au pensionnat j'étais beaucoup trop étrange pour entrer dans le même moule que toutes les autres et il ne voulait pas que je revive ça. Il m'avait fait prendre la collection complète de Vogue et de Gala de ma petite sœur histoire d'impressionner mes colocataires. Au final je ne voyais quasiment jamais ma coloc vu qu'elle était H24 chez son copain. J'ai l'impression que ce genre de pratique est la version niveau au dessus du coup des bonbons à donner pour se faire des amis en primaire.

J'approuvai silencieusement ses propos. Son analyse me paraissait pas si absurde qu'elle en avait l'air. Je me souviens que certains pendant les petites classes proposaient des bonbons et des gâteaux sous conseil de meurs mamans pour se faire des amis.

La première impression que j'avais ressenti envers McDaniel me confirma une chose. Nous étions toutes les deux sur la même longueur d'onde concernant les idées abracadabrantes des adultes pour se faire des amis.

Je m'enfermais bientôt dans un silence profond alors que je tentais de trouver une place pour mes affaires dans l'armoire en bois de cerisier sombre. McDaniel s'était bien étalée à travers notre chambre. En voyant les vêtements posés en boule dans l'armoire, j'eus de le peine pour Watari qui s'était donné tant de mal pour les plier correctement dans ma valise. Après avec une seule main, il ne fallait pas s'attendre à des miracles.

De son côté McDaniel avait mit de la musique médiévale à travers ma chambre, ce qui donnait un réel sentiment de squatter la demeure d'un vampire. Mon envie d'explorer les lieux se renforça grandement.

Toc toc toc.

Je me tournai vers la porte.

-Tiens, fit McDaniel sa tête sortant de derrière un chevalet. Qui ça peut-être ?

Elle me jeta un regard, mais j'étais déjà retournée à mes occupations. C'est-à-dire, résister à l'envie de tracer les traits du vampire habitant probablement ici sur ce bloc de feuille face à moi. J'ai le sentiment que si je laissai mon esprit s'égarer ne serait-ce qu'une seconde, s'en serait fini.

McDaniel ouvrit la porte.

-Mallo ! Comment ça va ? S'exclama une tête blonde surexcitée.

-Oh, c'est toi Tony.

-C'est une façon d'accueillir le président du Conseil des Étudiants ?

-Non, mais c'en est une pour accueillir un petit fanfaron. Qu'est-ce que tu veux ? Nous sommes occupées.

J'étais surprise du changement radical de comportement de McDaniel face à Thomson. McDaniel qui était si chaleureuse et complètement à l'ouest, avait tout d'une beauté froide. Pourquoi ?

-T'inquiète, je ne suis pas là pour toi mais pour Lockwood.

-Qu'est-ce que tu lui veux ?

-Je pense que ce ne sont pas tes affaires.

Thomson passa la tête dans l'embrasure de la porte et me fit un grand sourire. Un sourire qui n'était pas si inconnu.

-Lockwood vient avec moi, le doyen Andrew Rowland souhaite que tu passes prendre le thé chez lui.

Je ne bougeais pas. Pourquoi est-ce que le doyen voulait-il me voir ? Même s'il voulait me souhaiter la bienvenue car il était une connaissance de Watari, ce n'est pas une raison pour le voir en chair et en os. Et si ça s'apprenait ? Ma couverture ne risquait-elle pas de sauter trois heures à peine, après mon arrivée à l'Université d'Oxford ?

-Tu viens ?

-Tu ne vois pas, qu'elle n'en a pas envie, Tony ?

Mais, et si ce que je soupçonnais s'avérait exacte, il pourrait être un atout majeure dans cette enquête et peut être m'empêcher de trépasser dans les quinze jours à venir. Il pourrait aussi faire en sorte que j'intègre plus vite l'Empire Society.

Mais il pourrait aussi bien précipiter ma descente dans cet enfer, qu'est ce trafic d'organes à l'échelle mondiale. Que faire ? Que faire ?

La tête de L apparut dans mon esprit puis le vieux chêne et enfin une Amanda en furie avec les cheveux en feu et brandissant une tronçonneuse.

Je soupirai et me levai.

-Parfait, fit satisfait Thomson. Promis Mallo, je te ramène ta coloc en entière. Allez suis-moi Lockwood !

-Tu lui fais quoi que se soit, tu le regretteras.

Le ton glaciale de McDaniel me fit froid dans le dos, alors que je suivais Thomson à travers les couloirs de Nuffield College.

-Vous êtes cousins ? Lâchai-je alors que nous étions dans une cours différente de celle où j'étais arrivée.

Thomson qui faisait une tête et demi que plus que moi, baissa les yeux vers moi et sourit.

-Tu parles de Mallo et moi ?

Bah oui, pas du doyen et toi, abruti.

Aussitôt je croisais les doigts pour que je ne l'ai pas dis à voix haute. Mieux valait éviter d'insulter le Président du Conseil si je voulais être tranquille dans mon investigation.

-C'est vrai. Nous sommes cousins. Mais comment tu as compris ?

J'aurai pu lui dire, mais la réponse était si simpliste, que ma pitié pour Thomson s'accentua. Lui et McDaniel avait le même blond et surtout le même sourire. Ils se ressemblaient mais n'ont pas le même nom de famille. Ça semblait couler de source.

-Je suppose que je ne devrais pas être étonné par un prodige comme toi, fit-il toujours avec son enthousiasme.

En même temps même un aveugle aurait vu qu'ils étaient de la même famille.

-Comme tu as dû le remarquer, Mallo ne m'aime pas beaucoup. Mais ça n'a pas toujours été le cas. Vois-tu on était très proche quand on était petit. Nos parents vivaient dans la même maison mitoyenne. Tout ce passait dans le meilleur des mondes, jusqu'à ce jour, il y a cinq ans.

Non. Rien à faire. J'avais beau chercher, je ne me souvenais pas avoir demander quoique se soit qui justifie qu'il me raconte toute sa vie. Ce n'est pas seulement que je m'en foutais totalement, mais j'estime que tout le monde n'a pas à connaître la vie d'autrui. En quoi connaître les griefs de sa famille me concernent ?

Thomson émit un petit rire alors que son air nostalgique semblait s'évaporer.

-Enfin je suppose que je ne devrais pas raconter ce genre de choses à une ado. Ça risque de t'effrayer et j'ai peur que le doyen m'en veuille.

Nous poursuivions donc notre route à travers la cours pour rejoindre un bâtiment bien plus prestigieux et plus gothique que ceux que j'avais déjà vu. Thomson passa la porte imposante et salua le gardien d'un signe de main et se dirigea tout droit vers les escaliers.

-Attendez ! S'exclama une femme à l'accueil.

Thomson se tourna vers elle et avec un grand sourire enchanteur dit :

-Je suis Anthony Thomson et le doyen Rowland m'a envoyé chercher cette jeune fille.

-Je sais parfaitement qui tu es Thomson, soupira la femme. C'est juste que tu ne peux pas te faufiler où bon te semble avec une raison aussi absurde que celle-là, juste parce que tu es le Président du Conseil Étudiant.

-Ce n'est pas une raison absurde. Le doyen Rowland nous attend réellement.

-Mon petit. Tu me sors la même excuse depuis maintenant trois ans. Tout ça pour t'infiltrer dans les bureaux des professeurs. Aujourd'hui est une nouvelle rentrée, et tu as déjà vingt-deux ans. Quand finiras-tu par comprendre que ce bâtiment est interdit aux fouineurs dans ton genre.

-Je vous assure, madame Jones que vous vous fourvoyez. Je ne suis ici que pour accompagner ma jeune junior.

-Pas à moi. D'ailleurs elle est où ta clique ? Je suis étonnée que tu sois venu seul avec... d'ailleurs qui est-elle ? Je ne l'ai encore jamais vu.

Thomson posa son bras autour de mes épaules et me rapprocha de lui.

-Abby et Milo sont en train d'organiser la soirée de bienvenue de demain. Et voici ma toute nouvelle junior, Alexandra Lockwood.

Mrs Jones ricana.

-Encore une nouvelle recrue pour ton Conseil ? J'espère que cette année, les élections prendrons quelqu'un d'autres que toi et ta troupe de cirque.

-Mrs Jones, vous me voyez désolé de constater un aussi peu de confiance en ma personne. Nous faisons partis du Conseil Étudiant le plus apprécié de tout Oxford depuis dix ans maintenant.

-Rêve pas mon coco, tu as été élu seulement à cause de ta belle gueule.

-J'avoue que mon physique a charmé plus d'un électeur. Mais trêve de bavardages. Ma jeune amie est attendue. Allons-y Lockwood.

Thomson reprit le chemin vers les bureaux toujours en me maintenant entre son bras.

-Hop là ! Arrête-toi là ! Je ne t'ai pas autorisée à passé.

-Mais vous en êtes encore là dessus ? Je pensais que vous aviez compris que Lockwood était attendu par le doyen depuis une bonne vingtaine de minutes pour prendre le thé et vous savez comme moi, qu'il a horreur de le boire froid.

-Tant que je n'aurais rien confirmé, toi et ta petite amie n'irez nulle part. Chris !

Le gardien de l'entrée qui nous avait salué, arriva. Merde. J'avais le sentiment que ça sentait le roussi. Ce Thomson avait-il réellement inventé cette histoire bizarre de boire du thé avec le doyen pour pouvoir avoir accès aux bureaux ? Est-ce qu'à cause de cette tête brûlée, j'allais être renvoyée ? Mon aversion envers Thomson ne faisait que s'accroître d'avantage.

-Oui Mrs Jones ? Fit Chris le gardien.

-Gardez un œil sur ce duo de comiques pendant que j'appelle le secrétaire du doyen Rowland.

-Pourquoi ? Il y a un problème ? Questionna le gardien réellement étonné. Vous devriez peut-être monter directement avec eux voir monsieur le doyen. Il les attend depuis un bon moment maintenant.

-Pardon ? Fit Mrs Jones le téléphone a mis chemin vers son oreille. Vous savez quelque chose, Chris ?

-Monsieur le doyen m'a prévenu que Thomson et Lockwood passeraient et qu'il fallait les laisser passer. Il ne vous à rien dit ?

Je pouvais voir de l'incompréhension dans le regard de Mrs Jones.

-Non. Non il ne m'a rien dit. Mais pourquoi vous le dire à vous ?

-Vous n'avez pas oublié que la sécurité a été renforcé au cours de ces derniers mois suite à la dernière intrusion de Thomson ?

Pourquoi est-ce cette espèce de délinquant avait l'air fier ? Son but était-il de pousser à bout le système pour voir quand il allait céder ?

-Raison de plus pour ne pas le laisser entrer !

-A la seule exception, lorsqu'il est convoqué.

-Il faut que je vérifie cette histoire, insista Mrs Jones en commençant à tapoter sur le téléphone.

-Je pense que vous allez plus irriter Monsieur le Doyen, Mrs Jones. Faites attention. Il risque de vous en vouloir de lui faire perdre du temps.

-C'est ce qu'il déteste le plus au monde, chuchota Thomson dans mon oreille avec malice.

Mrs Jones semblait peser le pour et le contre. Finalement elle jeta le téléphone sur le comptoir d'accueil.

-C'est bon allez-y. Mais si j'ai le moindre doute que vous fouiner ou que vous n'êtes pas dans le bureau du doyen, je vous ferai expulser d'ici sans sommation. Ça vaut surtout pour toi Thomson.

Avec son doigt levé, menaçant Thomson, Mrs Jones ressemblait comme deux gouttes d'eau à Amanda.

-Bien évidemment ma chère Mrs Jones, dit courtoisement Thomson. Allez ma petite Lockwood, nous sommes attendus.

J'attendis que nous soyons quelque part dans un couloir, marchant sur des tapis bordeaux hors de prix pour prendre la parole.

-C'est vrai ?

-Qu'est-ce qui est vrai, Lockwood ?

-Que le doyen veut me parler.

-Tu ne va pas t'y mettre aussi ! Bien sûr que c'est la vérité.

Je le regardais suspicieuse.

-Quoi ? C'est quoi ce regard ? Oh ! Je vois ! C'est à cause de ce qu'à dit Mrs Jones. Ne te triture pas le cerveau. Ce sont des affaires qui ne te concernent pas. Fais moi confiance, tiens-toi à l'écart des ennuies et tout se passera bien pour toi. Dominus Illuminatio !

J'arquai un sourcil.

-C'est la devise de l'Université. Ça veut dire, le Seigneur est ma Lumière.

Je ne savais pas quoi lui dire. Pourquoi me sortir la devise de l'université ? Pourquoi ce gars est encore plus louche que L et sa passion absurde du sucre ?

Thomson sourit et posa sa main sur ma tête avant de frictionner mon crâne.

-Tu es encore trop jeune pour comprendre.

Puis il partit devant.