Chapitre 5 : Telle une parfaite petite humaine
J'étais tranquillement dans mon petit appartement en train de réfléchir comment rendre cet endroit plus habitable et moins lugubre. Ma mission allait durer bien plus longtemps que je ne l'espérais. Wang Yibo n'était qu'au prémices d'un amour pur. Je devais l'aider et aussi voir où en était Xiao Zhan dans ses sentiments.
La porte de mon studio s'ouvrit brusquement et Chérubin Narcaciel déboula. Il avait l'air amusé et très en forme malgré une longue journée de travail. Un nuage de poussière se souleva, réduisant à néant mes efforts de passer le balais.
-Dis le Rebut, tu ne portais pas ça ce matin quand on est partit ?
Chérubin Narcaciel me lança une boule bleue ciel sur ma tête. Le balais tomba à terre. Je l'enlevai, mes cheveux voletant dans tout les sens. Je regardai. En effet, c'était ma chemise.
-Mais...
-Tu es au courant que ta mission est de mettre Xiao Zhan avec Wang Yibo et non de le draguer ?
-Quoi ? Oui mais...
-Alors ne donne pas tes vêtements. Ça te fais passer pour une perverse, ce n'est pas digne pour un Céleste.
Il quitta mon petit appartement, me laissant seule rougissante. J'avais utilisé ma chemise sèche pour emballer la peluche pas pour draguer qui que se soit... C'est super génant. Que va penser de moi ma cible ? Un horrible frisson parcouru mon échine à la perspective que j'échoue lamentablement ma mission.
Je n'ose même pas imaginer ce que dira Saint Etienne si cette histoire lui remontait aux oreilles et les autres Apprentis ! Je serais à coup la risée de toute l'Académie... Ah non, en fait ça ne changera pas tellement vu que j'étais déjà connue pour elle celle qui ne sait pas utiliser ses ailes correctement ou accomplir un petit miracle comme soigner une gastroentérite.
Je sortis de mon appartement à la recherche de Chérubin Narcaciel. Il n'était nul part dans l'immeuble qui soit disant était très bien équipé et sans être luxueux était spacieux et agréable. Il y avait tellement de place pour juste un ange tout seul alors pourquoi devais-je être sous les combles ? Finalement je trouvais mon tuteur dans la cours derrire l'immeuble. Il était allongé sur un hamac accroché entre deux arbres. Il observait le ciel aux couleurs rosé.
-Euh... dis-je ne sachant pas comment je pouvais l'appeler sans qu'il sefâhe.
-Hmm, dit-il sans me regarder.
-Est-ce que je peux vous... te poser deux questions ?
Je m'attendais à ce qu'il soupire et m'envoie bouler. Mais non. Il ferma juste les yeux un instant d'agacement.
-Je t'écoute le Rebut. Par contre je te préviens je ne me mêle pas de tes histoires de cœur.
Je l'avais déjà remarqué.
-Ce n'est pas ça. C'est juste... je n'ai pas encored'argent humain et je n'ai pas non plus mangé depuis mon arrivée hier... et euh... comment dire... est-ce que tu aurais des restes ou quelque que je puisse manger sans que ça te dérange. Je te promet de te rembourser dès que je reçois mon argent !
Je fermai les yeux très fort sûre d'un refus catégorique. À la place j'entendis un rire. J'ouvris un œil puis l'autre. Chérubin Narcaciel s'était assis sur son hamac et riait franchement. Son rire n'était pas moqueur ou taquin, mais juste sincèrement amusé.
-Ha ha ha ha, je me demandais quand tu allais me demander de te nourrir. Je me disais qu'ils avaient changer la fréquences des repas à l'Académie ce qui aurait été surprenant venant de Vertueux Boniface. Allez viens, je vais te montrer ma cuisine tu pourras l'utiliser autant que tu veux. Pas la peine de me rembourser sinon je vais avoir le Conseil sur le dos pour maltraitance et abus envers un Apprenti.
Quelques minutes plus tard, j'avais devant moi un bol de riz avec tout un tas de plats différents sous les yeux. Je regardais penaude les baguettes posées sur mon bol. Chérubin Narcaciel mangeait alègrement maniant les instruments d'une main de maître. Bon si j'ai réussi à apprendre en moins de dix minutes comment coiffer la perruque de Wang Yibo je devais être capable d'utiliser des baguettes. Après tout ce n'était pas plus compliquer.
Alors que je tentais de les tenir convenablement tout en observat d'un œil mon tuteur, ce dernier se mit à parler.
-Dis-moi le Rebut, c'était quoi ta deuxième demande ?
Les barguettes glissèrent entre mes doigts et tombèrent lamentablement sur la table. Chérubin Narcaciel se leva et attrapa une fourchette et une cuillère dans un tiroir et me les tendit. Je le remerciait d'un signe de tête en les prenant.
-C'est à propos de mon logement, dis-je d'une voix faible. Est-ce que je pourrais te demander de l'argent pour que je puisse le réaménager ? Attention, je n'ai pas besoin de beaucoup ! Me strict minimum !
Il pouffa à nouveau.
-Décidément tu deviens enfin intéressante l'Apprentie ! Je pensais que tu allais rester dans ce fourbis en haut une semaine au moins avant de craquer ! T'inquiète ton studio se trouve sur le toit de l'immeuble.
J'ouvris de grands yeux. Il veut que je dorme sur le toit ? Je crois que je préfère encore mon nid à poussière. Chérubin Narcaciel éclata d'un grand rire.
-Décidément, je ne me rapellait pas que c'était aussi amusant de s'occuper d'un Apprenti. Allze suis-moi au lieu de me regarder avec ces yeux de merlan frit.
Il d'avérait qu'il y avait une petite maison sur le toit de l'immeuble. N'ayant pas grimper dessus je ne l'avais pas remarquer. Chérubin Narcaciel ouvrit la porte et là je suis un petit appatrtement fonctionnel très lumineux avec tout un tas de peluches, de tapis fluffy et des rideaux représentant des fées dessus. Les murs étaient d'un jaune doux. Bien qu'il y avait de la poussière montrant que cela faisait des années que l'endroit n'était pas utiliser, il respirait la vie et avait tout d'une chambre de petite fille. Mais cette décoration me réchauffait le cœur.
-Par contre le Rebut, ne t'imagine pas que c'est moi qui l'ai décoré exprès pour toi. Ton prédecesseur, l'actuelle Trône Lailah, a tout redécoré et à tout laisser comme tel en m'interdisant d'y toucher et ne me faisant promettre que les prochains Apprentis occuperaient cet endroit. La clé est le même que pour ton ancien fourbis. Si ça ne te conviens pas tu peux aller dormir à nouveau sous les combles. À toi de voir. Bon je te laisse, j'ai encore du travail.
Il était déjà en train de partir, quand je me retournai précipitamment.
-Ché...Cherubin Narcaciel ! M'exclamai-je.
Il s'arrêta sans se tourner vers moi. Je m'inclinai profondément.
-Merci beaucoup pour votre gentillesse ! Je ferais de mon mieux de réussir ma mission afin que tous vos efforts ne soient vain.
Il agita vaguement la main.
-T'inquiète pas pour ça le Rebut.
Il partit. Un grand sourire fendait mon visage en deux. Chérubin Narcaciel n'était pas aussi sans cœur que je le pensais. Il méritait vraiment sa place et son statut de Tuteur.
Ma vie en tant que parfaite petite humaine pouvait enfin commencer véritablement !
Ce fut d'un pas léger que je sautillai jusqu'au studio, vêtue d'un chemisier bleu/violet pastel dont les manches s'élargissaient à partir d'un petit ruban au niveau des coudes et s'arrêtaient avant les poignés et d'un pantacourt bleu ciel. J'avais noué comme la veille et comme toujours mes longs cheveux bruns en un chignon lâche tenus par un ruban dans les tons vieux rose. Je n'étais pas très douée pour attacher correctement mes cheveux, alors il y avait toujours des mèches rebelles qui tombaient sur mes épaules ou mes yeux. J'avais pris ma saccoche donnée la veille par Maître Luoyang.
Chérubin Narcaciel m'avait annoncée la veille, que je devrai me rendre au travail seule selon les horaires que l'ont me donnait. Lui même étant un chef technique, se devait d'être présent plutôt et était généralement l'un des derniers à finir sa journée.
-Oh bonjour petite Yoyo ! Me salua le gardien Lian Zhe He en levant le nez de son journal. Comment va ton oncle ?
Je m'inclinai légèrement devant lui.
-Bonjour Gardien Lian Zhe He. Mon oncle Narcaciel se porte très bien. J'espère que votre famille est en bonne santé.
-Tu es sûre que tu es la nièce de ce vieux sacripant ?
Je me relevai sans comprendre.
-Tu es bien trop polie pour être de son sang, rit Gardien Lian Zhe He. Bien je vois que tu qs ton badge. Tu peux y aller.
-Merci pour votre dure travail, dis-je en m'inclinant encore et en passant le portail.
Il faisait encore nuit dehors. J'essayais de m'orienter seule. Hier soir j'étais accompagnée de Wang Yibo et j'étais tellement occupée à essayer de découvrir ses sentiments que je n'ai pas fait attention. C'était le plus gros défaut que j'avais déjà eu à l'Académie. Je jetais toute mon attention sur ce que je faisais oubliant mon environnement. Ce qui m'avait déjà valu quelques avertissements de la part de Saint Etienne.
-Ma petite Lili ! Où vas-tu?
Je me tournai. Maître Luoyang se tenait toute souriante dans la direction opposée où je me trouvais.
-Euh... dans les loges...
Un doux rire franchit ses lèvres.
-Tu es vraiment amusante, ma petite Lili. Viens c'est par là. Yibo est arrivé et t'attend.
Je marchai donc sur ses talons en faisant cettefois attention où je posais les pieds.
-Mon petit Yibo, je te ramène un mouton égaré.
-Bonjour Li Wina, me salua-t-il avec un grand sourire.
Son sourire lumineux en choqua plus d'un. Tout le monde présent se tourna vers le jeune acteur, y compris Xiao Zhan et moi. Je n'aurais jamais pensé qu'aèrs la conversation d'hier il serait encore d'humeur à me traiter aussi joyeusement.
D'habitude à l'Académie dès que je commençais à trop m'immiscer dans les affaires des autres, je finissais par me faire ignorer et salement regarder puis on m'appelait la Fouine pendant des jours. D'ailleurs le Vertueux Sébastien m'appelait l'Apprentie Fouine depuis que j'avais mis à jour par mégarde sa relation avec Saint Etienne. Une relation très... comment dire... très charnelle. Je frissonai encore rien que d'y penser. Saint Etienne me traitait encore plus froidement depuis que j'avais laissé échapper ce que j'avais vu sans le faire exprès au petit éjeuner devant tout les Apprentis. J'avais été contrainte de nettoyer mes yeux et laver ma bouche dans l'eau sacrée de la Vérité au goût afreusement amère quattre heures pendant trois jours sous les enseignements de Saint Etienne. Le but étant de ressentir l'amertume profonde dès qu'un mensonge franchissait mes lèvres pour les trois années à suivre.
Je m'inclinai devant lui.
-Je suis désolée de t'avoir fait attendre Wang Yibo, m'excusai-je.
-Ma petite Lili, Maître Luoyang passa un bras autour de mes épaules. Tu n'as pas à être aussi polie tu sais ? Allez occupe-toi bien de notre star. Dans quelques jours je te formerai pour t'occuper des autres personnes.
Je haussai un sourcil. Je galérai déjà pour m'occuper de Wang Yibo et de son histoire d'amour, je me voyais mal prendre en charge d'autres humains. Je me tapotais la joue. Qu'est-ce qui a poussé Chérubin Narcaciel à me faire intégrer l'équipe de maquillage ? Ce n'est pas comme si j'avais un quelconque diplôme ou une quelconque affinité avec ce genre de choses. C'était vrai que devenir maquilleuse était la meilleure solution afin d'approcher au plus près de stars comme Wang Yibo et Xiao Zhan mais cela n'aurait-il pas été plus simple de contacter leur agence afin de me kfaire engager en temps qu'assistante personnelle de l'un ou l'autre ?
À la réflexion, ce n'était pas la meilleure idée. Les assistants ne restaient pas à approximiter de leur star pendant le tournage. D'après ce que j'avais remarqué hier, ils se contentent de laisser leurs stars sur le plateau et de vaquer à leurs occupations. En plus un assistant n'avait pas la loisir de voler d'une star à une autre comme bon lui semblait...
CLAC !
Un paire de doigts apparut dans mon champ de vision coupant court à mes pensées.
-Ma petite Lili, arrête de rêvasser devant la beauté froide de notre Prince.
-Hein ? Oui ! Tout de suite maîter Luoyang !
Je ne disais rien depuis presque unquart d'heure occuper à coiffer et à fixer le ruban dans la perruque de Wang Yibo. J'avais retroussé mon nez et froncé les sourcils. J'entendis un petit rire à côté de moi. Je tournai légèrement la tête et mes yeux rencontrèrent un regard à quelques centimètre du mien. Je sursautai violemment.
-Hahahaha ! S'exclama un jeune homme aux cheveu longs parfaitement coiffés et retenus par un ruban rouge.
Je reculai vivement de Xiao Zhan.
-Zhan Ge, fit Wang Yibo avec un sourire narquois. Pourquoi tu embêtes ma maquilleuse !
-Bodi, tu devrais te poser les bonnes questions.
Wang Yibo arqua un sourcil.
-ar exemple est-ce que tu t'es douché ce matin avant de venir ?
Le plus jeune des deu rougit violemment. Quant à moi j'observais avec grand intérêt l'intéraction entre mes deux tourtoreaux.
-Ya ! Qu'est-ce que tu insinues au juste ?
Xiao Zhan se pencha au dessus de Wang Yibo qui était assis et fit mine de renifler.
-Cette petite n'arrêtait pas de froncer son nez. Je me suis alors demander si tu sentais mauvais.
Wang Yibo attrapa sa casquette qui était posé devant lui et l'envoya sur Xiao Zhan qui n'eut aucun mal à l'esquiver. Soudainement je réalisais que c'était de ma faute si les deux se battaient.
-Oh non ! M'interposai-je les bras écartés face à Xiao Zhan. Non non ! S'il vous plaît ne vous battez pas ! C'est de ma faute. J'étais juste plonger dans mon travail. Je voulais bien faire et je n'ai pas fait attention à la tête que je faisais. Wang Yibo, ne t'inquiète pas tu sens très bon !
Je jetais un coup d'oeil implorant derrière moi. Wang Yibo ouvrit de grands yeux avant de jeter un furtif coup d'oeil à Xiao Zhan. Puis ils éclatèrent d'un grand rire tous les deux en même temps. Je baissai les bras et ne put m'empêcher de sourire béatement. Wang Yibo le remarqua.
-Pourquoi souris-tu ainsi ? Est-ce la vue de deux beaux gosses qui te donne cet air idiot ?
-non, dis-je attendris sans tenir compte de l'insulte caché. C'est juste que c'est beau la connection qui existe entre deux âmes sœurs destinées à passer l'Eternité ensemble.
-Pardon ? Fit Xiao Zhan qui avait perdu son sourire.
Wang Yibo leva les yeu au ciel et se remit face au miroir tentant de cacher les rougeurs sur ses joues.
-Voilà que tu recommences avec ça. Li Wina et si tu terminais de me préparer au lieu de raconter n'importe quoi.
-Oh c'est vrai ! Excuse-moi ! Je ne fais pas mon travail assez vite et bien !
Je m'inclinai confuse et repris le peigne et le ruban. Xiao Zhan prêt pour commencer son tournage tourna autour de Wang Yibo observant comment je me débrouille.
-Tu es arrivée hier et pourtant tu agis déj comme une pro, me dit Xiao Zhan alors que je finissais de nouer les cheveux sur le haut du crâne.
-Maître Luoyang est un bon professeur, dis-je avec un sourire tendre.
-Un bon professeur ne fait pas tout. L'élève doit être bon aussi. En fait j'ai enetndu dire que tu avais raté ton examen d'entrée à l'Université. Ou avais-tu postuler ?
Je me figeais.
-Pourquoi poser cette question ?
-Tu as de bonnes compétences d'apprentissage. Je ne t'imagine pas mauvaise élève.
Est-ce que je lui dis que je suis la pire de ma promo à l'Académie des Anges ? Non. Mauvaise idée,Chérubin Narcaciel me ferait sur le champ entrer dans le Chaudron des Larmes Eternelles.
-Ton oncle semble penser que tu n'es qu'une bonne à rien, continua Xiao Zhan en réfléchissant. Il dit que tu es la pire apprentie que l'Univers est connu et que c'était étrange que tu ne sois pas encore renvoyer...
Ca ne fait que depuis vingt-quatre heures que je suis là et Chérubin Narcaciel est déjà en train d'étaler mes piètres compétences de Gardienne d'Humains au monde entier.
-Euh... dis-je en m'attanquant au maquillage de Wang Yibo. Mon oncle parle beaucoup pour ne rien dire. Il aime répendre des rumeurs... euh... il ne faut pas écouter. Il est un peu sénile, c'est l'âge, qui fait ça.
Après tout il avait pas loin de cent ans. Wang Yibo était secouer d'un fou rire qu'il tentait de réprimer, ce qui me complique la tâche vu qu'il tremble.
-Ton oncle sénile ? Tu es au courant que je n'ai que quatre ans de moins que lui ? Tu es en train d'insinuer que je suis aussi vieux et sénile que lui ?
Je rougis une nouvelle fois me rendant compte qu'ici Chérubin Narcaciel avait tout d'un jeune trentenaire et que Xiao Zhan s'en approchais doucement mais sûrement. Wang Yibo éclata franchement de rire.
-Hahahaha !
-Tu n'as pas honte de te moquer de ton aîné, didi ? Et toi Li Wina, tu es de quelle génération ? Tu es encore plus jeune que Bodi ! Tu n'es qu'un bébé alors un peu de respect envers ton oncle et ton Gege !
-Pourquoi aurait-elle du respect envers un vieux qui la traite de bébé ? Ricanna Wang Yibo.
-Tu vas voir ce qu'il va te faire le vieux !
Xiao Zhan commença à frapper Wang Yibo. Ce dernier répliqua et les deux se chamaillèrent. Je vis Lingling me faire un signe de la main. Discrètement je m'éloignais des deux garçons qui commençaient à faire de grands mouvements pour me diriger vers ma collègue.
-Comment vas-tu Lili ?
J'allais ouvrir la bouche, mais Lingling semblait déjà partir ailleurs. Elle passa un bras autour de mes épaules et parla dans mon oreille.
-Tu as vu comme ils s'entendent super bien aujourd'hui ? Tout ça grâce à toi, ma vieille !
Elle pointa du doigt les deux jeunes hommes qui riaient au éclats en se courant l'un après l'autre. Autour d'eux des maquilleurs et costumiers levaient les yeux au ciel. La plupart ne faisaient même pas attention.
-Mais ils s'entendent toujours bien non ? C'est d'ailleurs toi qui me l'a dit.
Lingling me pinça les joues. Ce qui ne faisait pas vraiment du bien.
-Tu es vraiment adorable. Tu n'as pas remarqué que quelque chose à changer dans leur comportement ?
Sachant que je ne les connais que depuis hier, non. Mais je ne voulais pas la vexer. Je préfère garder le silence comme je l'ai appris à mes dépends à l'Académie.
-La Bleue ! C'est comme ça que tu bosses ? Au lieu de discuter prépare Yibo !
Wei Wu avait déboulé dans les vestiaires et voyant la pagaille que menait les deux acteurs et Lingling discuter avec moi, son visage avait viré rouge colère et aboyait sur tout ce qui bougeait. Il me rapellait Saint Etienne quand je n'arrivais pas à réciter dans l'odre chronologique tous les miracle accomplie par saint Pierre entre le seizième et le dix-septième siècles. D'ailleurs je ne le savais oujours pas. Je n'arrivais pas à m'en rappeller même après avoir passer des heures dans la Bibliothèque à lire encore et encore lesmêmes livres.
Wang Yibo et Xiao Zhan se calmèrent quand ils entendirent les cris de l'assistant du réalisateur.
-Wuwu, dit Lingling en m'attrapant le bras. Ne lui parle pas commeça !
-Tante Ling, dit Wei Wu en la fusillant du regard. Occupe-toi de tes affaires. La Bleue si Yibo n'est pas prêt dans trois minutes,je te colle un rapport !
Pour faire bonne mesure il sortit son téléphone et mit ouvertement le minuteur. Aussitôt je me précipitais vers ma saccoche, attrapai le peigne et me téléportais pratiquement devant Wang Yibo. Gardant pour moi mes commentaires d'entremetteuse attitrée, je réajustai la coiffure du garçon. Seulement je le trouvais souainement très grand. Je me mis sur la pointe des pieds mais j'avais quandbeaucoup de mal à atteindre le sommet de sa tête. Normalement les humains ne grandissent pas aussi vite en trente secondes.
J'entendis pouffer à côté de moi. Je regardai Xiao Zhan qui avait l'air de passer un agréable moment. Wang Yibo avait son sourire narquois sur ses lèvres et regardait son ami comme si de rien n'était. Je sentai qu'ils se foutaient légèrement de ma tête. Je baissai les yeux et vis que Wang Yibo était sur la pointe des pieds et faisait exprèse s'agrandir pour me taquiner. Sa vengeance de mon manque de manière de la veille.
-Wang Yibo, le suppliai-je en pensant aux trois minutes qui s'écoulaient. S'il te plaît tu es trop grand...
-L'ANGELOT ! Aboya Wei Wu en me faisant sursauter. Arrête de t'amuser ! Le temps passe.
-Désolée, dis-je en baissant la tête.
…
CLAC !
-Aîe ! M'exclamai-je en me tenant l'arrière de la tête.
Chérubin Narcaciel venait d'apparaître dans mon dos alors que je jetai un œil à la scène qui était en train d'être mise en boîte.
-T'es vraiment un boulet, le Rebut, dit Chérubin Narcaciel en apparaissant dans mon champs de vision. J'ai entendu dire que l'assistant de Wai Man t'avais gueulé dessus en t'appelant l'Angelot. Tu devrais faire attention à ton attitude ! Tu fais trop Sainte. Soit plus décontractée et moins niaise avec ce sourire abruti. Tu vas griller ta couverture en moins de deux.
Je baissai la tête.
-Je suis vraiment désolée, Chérubin Narcaciel mais ce n'est pas dans ma nature d'agir sans vergogne comme les humains.
Je me repris une nouvelle tape sur la tête.
-Tais-toi ! Qui appelles-tu Chérubin Narcaciel et humain ?
Chérubin Narcaciel se pencha à mon oreille.
-N'oublie pas que tu es encore à demi humaine en tant qu'Apprentie et que pour le moment tu es sensée en être une entièrement.
Il se redressa en croisant les bras.
-Aucun humain n'est aussi poli et coincé du cul que toi. Alors prends exemple sur moi sinon tu peux dire bonjour au Chaudron des Larmes Éternelles.
-C'est quoi le Chaudron des Larmes Éternelles ? C'est quoi cette histoire de Chérubin et d'Apprentie ?
Par les Marshmallow de Saint Raphaël ! Lingling avait entendu toute notre conversation !
