Disclamer : Rien ne m'appartient, ni Merlin, ni l'histoire
Titre : The Prophecy
Auteur : VikingSong
Résumé : Uther apprend qu'Arthur est le roi de la prophétie et le déclare traître, le forçant à fuir avec Merlin. Le piège ? Arthur n'a aucune idée de qui est Emrys et aucun désir d'accomplir la prophétie.
Avancé : 102 chapitres, en cours (9 chapitres traduits) - Je mettais trompée sur les chapitres précédents -
Bêta : Antidote
Note : Je ne l'ai pas précisé, mais j'ai l'autorisation de l'auteur, évidemment !
Note 2 : h.t.t.p.s : / / discord . gg / zFp2PHTxDR (vous pourrez voter pour la prochaine traduction / fanfiction, ou encore relever des défis pour écrire vos propres fanfictions)
Chapitre 9 : Un changement de direction
Merlin et Arthur s'assirent dans la clairière autour du petit déjeuner froid que les druides avaient disposé sur un grand tissu. Merlin rendit les gourdes remplies à leurs propriétaires tandis qu'Arthur, dans un mélange de politesse et de sarcasme, jeta un coup d'œil au groupe et dit, « Je crains que dans toute cette excitation, nous n'ayons pas été correctement présentés. Merlin, aurais-tu l'amabilité de présenter tes amis ? »
Merlin avala maladroitement alors qu'il tendait du pain à Arthur et que le jeune Druide distribuait des morceaux de fromage. Il n'avait pas eu l'occasion de faire la conversation avec les druides non plus, sauf pour répondre à leurs questions mentales avec des réponses insatisfaisantes. Il réalisa qu'il ne connaissait même pas leurs noms, et le peu qu'il savait, il ne pouvait le dire à Arthur sans révéler son propre secret.
Il se tourna vers le druide le plus proche, qui se trouvait être une vieille femme, et il dit : « Prince Arthur, voici... ».
« Rhiannon, Sire », dit la femme avec un signe de tête respectueux à Arthur.
Elle fit un geste vers le garçon à côté d'elle, « Et voici mon petit-fils, Drustan. »
Drustan inclina respectueusement la tête lui aussi, puis recommença à dévorer son pain comme si c'était le premier repas qu'il prenait depuis des lustres.
C'est probablement le cas, pensa Merlin en réalisant avec un sursaut à quel point le garçon était mince — comme tous les druides.
Enfin, les deux hommes tournèrent leur attention vers la jeune femme tranquille.
« Et je suis Freya, » dit-elle avec un léger accent.
« Et je suis Merlin, le serviteur du prince », ajouta Merlin avec désinvolture.
Il fit un charmant signe de la main en même temps qu'il parlait. Arthur lui donna une légère tape sur l'arrière de la tête.
« C'était pour quoi ça ? » demanda Merlin d'un ton irascible.
« Pour m'avoir interrompu et pour avoir flirté », Arthur lança un regard bon enfant à Merlin.
« Je ne vous ai pas interrompu ! Vous n'aviez pas encore commencé à parler ! »
« Mais tu pouvais prévoir que j'étais sur le point de le faire, ce qui est fondamentalement la même chose. Et tu n'as pas nié le flirt. »
Freya rougit.
« Tête de cuillère », murmura Merlin.
Il soupira dramatiquement et reprit son repas tandis qu'Arthur reportait son attention sur les druides.
« C'est un plaisir de voyager avec vous, » dit Arthur avec un sourire courtois. « Maintenant, j'ai quelques questions à vous poser. »
Les trois druides se crispèrent.
C'est bon, il ne vous fera pas de mal. Il veut comprendre, projeta Merlin dans leurs esprits, les voyant se détendre légèrement.
Arthur continua, « Je sais que vous avez tous témoigné contre moi auprès du roi. J'aimerais savoir pourquoi. »
Il y avait eu une pause alors que Merlin écoutait les trois se concerter mentalement pour savoir qui devait s'expliquer. Freya s'était gracieusement portée volontaire.
Elle répondit, « Sire, nous ne voulions pas témoigner. Halig et Aredian nous y ont forcés. »
Drustan et Rhiannon acquièrent.
Freya continua, « Halig est un chasseur de primes. Aredian avait besoin de plus d'informations sur la prophétie et Emrys. »
Elle rompit le contact visuel avec Arthur et jeta un coup d'œil à Merlin.
« Le roi a mis à prix la tête de chaque Druide, alors Aredian a engagé Halig pour chasser les druides afin qu'il puisse... les interroger. »
Freya s'éloigna, une expression hantée dans ses yeux et elle regarda ailleurs.
Merlin intervint doucement, « Que s'est-il passé, Freya ? »
« Il... nous a torturés. »
Arthur jura et Merlin sentit sa magie bouillir en lui. Il pouvait dire que les druides n'avaient pas été bien traités par leurs ravisseurs, mais il n'avait pas réalisé l'étendue du mal qu'ils avaient subi.
Je pourrais tuer Aredian et Halig pour ça, pensa-t-il.
Freya déglutit bruyamment.
« Halig avait capturé six d'entre nous au départ. Les trois autres... n'ont pas survécu. »
Rhiannon prit la parole, « Il espérait que nous lui dirions qui est Emrys, mais nous préférons tous mourir. » Elle rit amèrement. « Il a arrêté de nous torturer quand il a réalisé qu'il était à court de témoins. »
Merlin se sentit comme s'il avait reçu un coup de poing dans les tripes. Il ne méritait pas une telle loyauté.
Merci, projeta-t-il.
Arthur réfléchit, « Donc vous avez inventé juste assez pour qu'il ait ce qu'il voulait entendre, protégeant ainsi vos propres vies, mais sans rien donner sur cet Emrys... Je ne peux pas dire que j'apprécie, étant donné ma situation actuelle, mais je suppose que je comprends. »
Je suis désolé, mais s'il vous plaît laissez-le penser ça ! projeta rapidement Merlin.
Freya dit gracieusement, « J'en ai bien peur, mon seigneur. »
Rhiannon ajouta, « Nous ne savions pas ce qu'il comptait faire avec les fausses informations, et il était déjà trop tard. »
« Eh bien, ce qui est fait est fait », répondit Arthur en prenant un autre morceau de pain sur la couverture. « Maintenant, je suppose que si vous ne voulez pas dire à Aredian qui est Emrys, vous ne me le direz certainement pas ? »
« C'est exact, mon seigneur », confirma Rhiannon sans hésitation.
« Je n'aime pas ça, mais je ne vais certainement pas m'abaisser au niveau d'Aredian, donc je vais laisser tomber le sujet. La question suivante est : que comptez-vous faire maintenant ? Voulez-vous continuer avec nous ou prendre un chemin différent ? »
Drustan se mit à parler, c'était la première chose qu'il disait quelque chose à voix haute à Arthur, « Sire, Grand-mère est malade, elle doit voir par un médecin. »
Rhiannon expliqua, « Drustan et moi aimerions rejoindre un camp de druides non loin d'ici. Nous pouvons continuer à pied, mon seigneur. »
« Non, vous devez prendre les chevaux. Nous n'en avons pas l'utilité et, comme l'a dit Drustan, vous n'êtes pas bien. »
« Merci, sire », ajouta Drustan.
« En retour, j'espère avoir votre silence sur mes plans et mes allées et venues ? » demanda Arthur.
« Vous avez notre silence tout comme Emrys, mon seigneur », jura Rhiannon.
Arthur, satisfait, se tourna vers Freya. « Et vous, Freya ? Allez-vous avec eux ? »
« Mon seigneur, je n'ai pas de famille à rejoindre. Pour vous remercier de m'avoir rendue ma liberté, je serais honorée de vous accompagner et de vous rendre service si je le peux. »
Merlin n'avait pas pu empêcher le sourire qui s'était glissé sur son visage à ses mots.
Peut-être que ce voyage ne serait pas si mal.
« Très bien. » Arthur enleva les miettes de ses mains et se leva. « Nous devons repartir. Si les indications de Merlin sont correctes, nous avons encore un jour et demi de voyage pour atteindre le village d'Elyan. Nous devrions essayer d'atteindre la base des Montagnes Blanches à la tombée de la nuit et y établir un camp. »
Ils firent rapidement leurs bagages.
Avant de prendre congé, Rhiannon les surprit tous en s'adressant à Arthur, « Sire, vous avez montré que vous êtes déjà apte à être un meilleur roi que votre père. Nos espoirs vous accompagnent tout comme ils accompagnent Emrys. »
Après s'être inclinés respectueusement devant Arthur et devant Merlin mentalement, Rhiannon et Drustan partirent, chevauchant parallèlement à un cours d'eau vers le camp druidique bien caché. Arthur, Merlin et Freya traversèrent le ruisseau et continuèrent vers le Sud-ouest en direction des Montagnes Blanches et surtout en direction d'un repos bien mérité.
Et voici le neuvième chapitre aujourd'hui !
