Disclamer : Les personnages appartiennent à Tadatoshi Fujimaki. Je ne touche pas d'argent en écrivant cette fic.
Remerciements : "I belieeeeeeve I can flyyyy ! I belieeeeeve I can touch the skyyy !"... drôle d'entrée en matière hein ? Mais voilà l'exacte sentiment dans lequel je me trouve ! Et c'est grâce à vous ! :D 65 reviews, 49 followers, 35 favorites... un grand merci à vous tous ! Je ne sais pas comment vous remercier à chaque fois... Merci à vous tous ! Et également aux nouveaux qui découvrent ma fic ! :3
Guest 1 : Oui, Kise et Pokémon, c'est quelque chose ! :p Kise en colère ? Contre Aomine ? Faut voir ! ;) Peut-être un jour ? En tout cas, merci beaucoup ! :D
maggie 1703 : Je suis très contente que ma fic t'ai fait rire ! :3 J'espère que les prochains auront ce même pouvoir ! :D Merci beaucoup !
Sab : Merci beaucoup pour ta review ! Et que tu ais aimé ma fic ! Et merci pour tes encouragements ! :3
Guest 2 : Oui, je ne suis pas près de m'arrêter d'écrire, même si ces temps-ci je mets pas mal de temps entre chaque chapitre ! Savoir que ma fic te plaît me fait très plaisir ! :3 Merci beaucoup !
Guest 3 : Thank you very much ! :D
Yiro : Merci beaucoup de m'avoir donné ton opinion au début et à la fin des chapitres ! Et cela me rassure que tu as autant ri à chaque fois ! :D Le chapitre 4 c'est quelque chose oui ! :p
J'espère que vous continuerez à me donner votre avis ! :3
Mots du début : Voici le chapitre 6 que vous attendiez ! Je suis sincèrement désolée de toute cette attente mais je suis débordée ! En tout cas, j'ai pris un grand plaisir à écrire ce chapitre qui est actuellement le plus long ! 33 pages words, j'espère que vous allez l'apprécier et que cela va m'excuser ! Je me suis relue beaucoup de fois mais pas assez à mon goût, donc désolé s'il y a encore quelques fautes ! Mais lire un si long chapitre minutieusement prend beaucoup de temps et je ne voulais pas vous faire patienter davantage !
Bonne lecture !
« Alors, on commence par quoi ? demanda Midorima
- Par s'en prendre à Tetsu non ? Vous en pensez quoi ?
- D'accord avec toi Aominecchi !
- Mine-chin a raison.
- En effet, ça me semble judicieux de commencer par-là » renchérit Akashi
Tous les yeux se braquèrent vers le passeur qui était assis et ne demandait rien à personne. Il regarda chacun des joueurs de son air candide.
« Ne fait pas l'innocent Kurokocchi ! Ça ne marche pas avec nous !
- Tu ne pouvais pas t'arrêter aux moustaches ? Il fallait en plus que tu nous dessines un tas de trucs moche sur la tronche ! » râla Aomine
Les cinq adolescents, malgré le fait d'avoir frotté leur peau jusqu'à épuisement, conservaient des marques foncées sur le visage.
« Je ne suis pas allé en cours de la semaine, bailla le violet
- Avoue que ça t'arrangeait bien Murasakibara…
- Pas du tout Mido-chin.
- Vous imaginez pas le nombre de douches que j'ai dû prendre pour enlever ce truc ! bougonna toujours le dunker
- Si Kuroko est obligé de t'écrire dessus pour que tu te laves…
- La ferme Midorima !
- Moi je me suis presque arraché les yeux à force de frotter, gémit Kise
- Ça se voit, tu es encore rouge Kise-kun.
- Ah non ! N'en rajoute pas Kurokocchi ! Des fans ont disliké ma page Facebook à cause de ces photos ! Je vais bientôt me faire virer de l'agence si ça continue !
- Takao était écroulé de rire, comme toujours… soupira le shooter, il hésite à revenir…
- C'était exceptionnel. Il ne reviendra pas, trancha Akashi
- Encore heureux…
- J'en ai marre que tout le monde se fiche de moi au lycée, se lamenta Papy Geignard
- Personne n'a ri à Rakuzan.
- En même temps, ils auront déjà bien la chance s'ils esquissent un sourire sans se prendre un coup de ciseau… murmura Midorima à son voisin
- Les pauvres ! opina Kise
- Tous les deux, je vous entends. »
Ils déglutirent. Aomine grommela deux trois mots sur la liberté d'expression et le meneur de soirée se tourna vers l'homme invisible.
« Cependant Tetsuya, il y a des limites à ne pas dépasser. »
Le joueur frémit. Non pas par crainte… quoique… mais aussi parce qu'il venait de se souvenir de ce qui s'était passé la semaine derrière. Et ce qu'il avait appris. Il rougit et détourna le regard. Cela interpella Akashi qui marqua une fraction de seconde avant de reprendre. Ce n'était pas le genre du plus petit à ne pas regarder dans les yeux.
« Ces dessins que tu as fait sont délibérément fait pour nous rendre ridicule. Il est formellement interdit de créer une situation comique si elle ne l'est pas d'elle-même. Est-ce que je suis clair Tetsuya ?
- C'est lui qui dit ça… marmonna Aomine
- On devrait peut-être lui rappeler le coup de la deuxième soirée, chuchota Kise à son tour
- Fais ça si tu veux mourir… termina le shooter
- Oui Akashi-kun. »
C'était vraiment étrange. Le passeur ne voulait vraiment pas le regarder dans les yeux aujourd'hui. Qu'avait-il donc ? Fronçant les sourcils, Akashi saisit le menton du plus jeune dans sa main et confronta son regard. Kuroko sursauta à son contact et le rouge pu voir que ses yeux céruléens étaient troublés, cherchant désespérément une autre cible à regarder. Etrange…
« Que s'est-il passé la semaine dernière. »
Ce n'était pas une question mais un ordre. Tout le monde se figea et s'envoya des œillades, comme pour inciter son voisin à parler à sa place. Akashi soupira d'agacement et Kise finit par prendre la parole après un coup de coude d'Aomine.
« Euh… tu ne t'en souviens pas Akashicchi ?
- De quoi donc ? » fit-il de sa voix froidement menaçante
Il n'aimait pas être en position d'infériorité. Il était celui qui savait tout et avait horreur que tous les autres soient au courant de quelque chose dont il ne savait rien. Que s'était-il passé encore ?
« Tu… tu étais le premier… à tomber… dimanche dernier. »
Le visage du rouge devint de plus en plus dangereux. Le blond fit un pas en arrière sans s'en rendre compte.
« Personne ne me l'a dit durant la semaine.
- On… on ne voulait pas… que… que tu le prennes mal Akashicchi…
- On me le dit à point c'est tout, l'interrompit-il sèchement, un peu amer de cette nouvelle et contenant sa colère. Et ? Est-ce cela qui met Tetsuya dans cet état ? »
L'hôte s'était éloigné du turquoise depuis le début de la conversation mais cela ne l'empêcha pas de le voir tressaillir. Kuroko avait du mal à masquer ses émotions aujourd'hui.
« A….avant de…de… tomber…
- Shintaro, prend le relais de Ryouta. A cette vitesse, nous serons encore là demain. »
Le mannequin ne se fit pas prier et se tu. A contrecœur, le vert enchaîna. Evidemment, c'était lui qui devait s'occuper de narrer la partie la plus délicate… Il jeta un coup d'œil vers le hall d'entrée avant de continuer, la voix mal assurée.
« Juste avant de tomber Akashi, tu as… disons… voulu « nettoyer » les doigts de Kuroko qui était recouvert de glace. »
Le silence était pesant. Et encore, le Shutoku n'avait pas expliqué la toute fin de la soirée !
Tout le monde attendait la réaction de l'ex-capitaine. Ce dernier mit un certain temps avant d'avaler l'information et un sourire sadique étira ses lèvres.
« Vraiment ? »
Le lunetteux et les autres hochèrent la tête. Kuroko retrouva son air impassible, même s'il tressauta quand Akashi fit un pas vers la cuisine, montrant la réelle tension qui le malmenait.
« Je ne m'en souviens pas en effet, c'est cela qui t'embarrasse à ce point Tetsuya ? »
Sa voix narquoise ne trompait personne et le passeur préféra ne pas répondre tandis que le rouge se rendit dans la cuisine.
Aomine restait silencieux également, ne voulant réanimer des disputes. Il préféra se lever pour masquer son énervement et fit les cents pas pour se calmer.
Murasakibara grignotait une madeleine et Kise et Midorima jetèrent un œil à Kuroko. Ce dernier était droit comme un I et son regard semblait encore plus perdu dans le vide.
« Akashicchi l'a pris mieux que je ne pensais…
- Pour le fait d'être le premier à être tombé ?
- Oui, et puis pour le coup de la glace de Kurokocchi aussi.
- Akashi prend toujours bien ces moments-là, soupira le vert, je me demande d'ailleurs si…
- Oui Midorimacchi ?
- … non rien. »
Le blond haussa un sourcil et regarda de nouveau le passeur. Le superstitieux était dans ses pensées. Et si…
Et si Akashi avait des sentiments pour Kuroko ? Après tout, avec tout ce qu'il s'était passé précédemment…
…
Non mais qu'est-ce qu'il racontait ! Akashi ? Éprouver quelque chose ? Pour ce joueur ennuyant qui plus est ? Et puis quoi encore ! Midorima secoua la tête pour faire partir cette idée stupide et reporta son attention sur Aomine qui fulminait toujours.
Par contre, pour ce dernier…
Kise se tortillait sur place mal à l'aise à cause de l'atmosphère pesante dans la pièce. Cela rappela un détail de la semaine dernière à Midorima.
« Kise, viens par-là deux minutes. »
Sa voix était trop calme et le copieur se dit que quelque chose ne devait pas aller pour que son ex-coéquipier souhaite s'isoler avec lui. Tandis que le shooter se leva sous le regard sceptique des autres joueurs, le blond le suivit, jetant des coups d'œil nerveux vers la cuisine.
« Qu'y a-t-il Midorimacchi ? questionna t-il, pas très rassuré
- "J'ai vu quelqu'un embrasser Kuroko sur la bouche"… ça te dit quelque chose ? »
Le mannequin se mit à blêmir, si bien qu'il devint aussi pâle que Kuroko.
« Non… me dit pas que…
- Cette phrase est sortie la semaine dernière, l'interrompit-il froidement, tu peux m'expliquer ?
- Kurokocchi l'a entendu ? paniqua-t-il
- Evidemment idiot !
- Mais il ne sait pas que c'est Akashicchi ! se calma t-il
- Si figure-toi ! Murasakibara n'a pas su tenir sa langue ! »
Il gémit bruyamment, attirant les regards curieux des autres.
« Hé Kise, qu'est-ce que t'as ?
- Dis-moi que ce n'est pas vrai Midorimacchi ! J'ai pas fait ça ? demanda t-il en ignorant complètement l'As
- Combien de fois va-t-il falloir que je te le dise ! SI !
- Chuuuuut ! Akashicchi va nous entendre ! »
Ils jetèrent ensemble un coup d'œil vers la cuisine. Toujours pas de monstre à l'horizon.
« Je… je suis désolé ! J'avais une panne d'inspiration et je me suis dit que je pouvais sûrement mettre un événement que j'avais vu lors des premières soirées… j'ai longtemps hésité à la mettre mais je ne voulais plus après car Akashicchi allait me tuer… sauf que…
- Sauf que ?
- J'ai… j'ai fait une fausse manip.
- Tu es vraiment le plus crétin de tous les crétins…
- Je ne l'ai pas fait exprès Midorimacchi ! Kasamatsu-senpaï m'a fait peur en m'appelant pour l'entraînement et mon doigt à dérapé et je l'ai envoyé ! J'ai pourtant tout tenté pour revenir en arrière et l'effacer mais rien n'y faisait ! Alors j'ai juste croisé les doigts pour espérer qu'il ne tombe pas à la soirée...
- Croiser les doigts ne sert à rien. Tu n'avais qu'à écouter Oha Asa, peut-être que tu aurais eu plus de chance ce jour-là.
- Je suis déjà assez mal comme ça Midorimacchi… si Akashicchi l'apprend… »
Des bruits de pas les firent sursauter et ils se dépêchèrent de se rasseoir à leur place. Au moment même où leurs fesses se posèrent, le rouge sortit de la cuisine, verres et bouteille à la main. Puis il posa avec douceur l'alcool sur la table, déclenchant des frissons aux cinq joueurs.
L'Absolut venait d'entrer dans la danse.
« Bien. Aujourd'hui, pas besoin de se mettre en cercle.
- Ni d'ardoise j'espère ? grogna Aomine
- Ni de marqueur ? renchérit Midorima
- Ni l'un ni l'autre. D'ailleurs, avant de commencer… »
Il se leva à nouveau, se dirigea vers le pot où jadis Kuroko s'était servi, se saisit du même feutre et s'approcha du passeur. Ce dernier le regardait, impassible quoique légèrement inquiet.
« Akashi-kun ?
- A ton tour Tetsuya de passer plusieurs heures sous la douche. »
Écarquillant les yeux plus grands qu'à l'origine, il ne recula pas cependant quand le capitaine décapuchonna le marqueur et mis un point sur son nez.
« Akashi-kun… !
- Ne bouge pas Tetsuya. »
Il se pencha et traça des cercles sur ses joues et coloria son bout de nez rougissant. Il balança ensuite le crayon au violet qui le regarda, ne sachant trop quoi faire.
« A ton tour Atsuschi.
- Pour faire quoi Aka-chin ?
- Tu n'as pas envie de faire un joli dessin sur Tetsuya ? »
L'homme invisible - qui ne l'était plus vraiment - ne savait plus trop où se mettre. Le géant s'approcha du petit qui recula cette fois-ci.
« J'avais un peu trop bu Murasakibara-kun. Je ne l'ai pas fait consciemment.
- A cause de toi Kuroko-chin, j'ai loupé une semaine d'entraînement et Muro-chin m'a disputé.
- Je suis désolé Murasakibara-kun. Tu n'es plus obligé maintenant que je me suis excusé.
- Dépêche-toi Atsuschi » ordonna Akashi de sa voix froide devant l'hésitation du pivot
Kuroko pinça les lèvres et ferma les yeux, laissant soin au dévoreur de le barbouiller comme il l'entendait. Vraiment, il y réfléchira à deux fois avant d'avoir une idée comme celle-ci, même bourré.
« Des petites fleurs, c'est mignon Murasakibaracchi !
- Ryouta, à ton tour. »
Kuroko regarda Akashi en ouvrant un peu plus les yeux. Il comptait tous les faire passer ?
Sautillant, Kise piqua le marqueur des doigts du plus grand et se planta devant le turquoise.
« Je vais te faire des moustaches de chat ! Souris Kurokocchi !
- Kise-kun… »
Mais il ne lui laissa pas le temps de répliquer et traça trois traits de part et d'autre de ses joues.
« Tu veux pas dire « Miaou » Kurokocchi ? »
Le petit le regarda avec un air blasé qui voulait tout dire. Il s'esclaffa.
« Tiens Midorimacchi ! Venge-toi aussi ! »
Il ne se fit pas prier et lui dessina une paire de lunette car il était dur de nettoyer le contour des yeux sans laisser de marque rouge. Et encore, il avait été gentil. L'ombre fit une petite moue, montrant que cela commençait à l'agacer.
« Prends-le Aomine » dit le vert en lui tendant le feutre
Un sourire bien à lui sur le visage, il s'en saisit et s'approcha du vainqueur de la semaine dernière.
« Toi aussi Aomine-kun ?
- Oh oui Tetsu ! Tu n'imagines combien de temps j'ai dû frotter pour que cette merde s'efface… à ton tour ! »
Soupirant, le turquoise ferma une nouvelle fois les yeux en attendant que l'odeur chimique le prenne au nez. Mais il sursauta en sentant son t-shirt se soulever et la pointe de la mine effleurer son torse.
« Aomine-kun ?
- Il n'y avait plus de place sur ton visage Tetsu, fallait bien que je trouve ailleurs où poser ma marque…
- Qu'est-ce que tu écris Mine-chin ? »
Pour toute réponse, il souleva davantage le t-shirt, dévoilant la peau albâtre du passeur avec en gros « Je suis l'ombre d'Aomine-sama » en travers de son torse.
« Pardon ? » fit Kuroko après que Kise l'ai lu à voix haute
Aomine eut un rictus à l'identique d'Akashi. Ce dernier par contre avait plutôt un regard meurtrier. Il reprit le marqueur des mains de l'As et se plaça derrière le turquoise qui n'eut pas le temps de bouger. Il souleva son maillot, le faisant bondir de nouveau et écrivit « J'appartiens à Akashi-sama ». Quand Midorima le lu cette fois-ci, se fut au tour du bleu d'être mécontent. Et il n'était pas seul. Kuroko fronça les sourcils légèrement.
« Je ne suis pas un objet Aomine-kun et Akashi-kun. Je n'appartiens à personne.
- C'est ta punition Tetsuya, ne vois aucun sous-entendu, dit le rouge avec un sourire, montrant clairement qu'il pensait le contraire, tu as beau avoir gagné la semaine dernière, tu devrais savoir que les représailles la semaine suivante ne sont pas à prendre à la légère si tu as commis quelque chose de gênant. »
Le passeur rompit le contact visuel en se levant et en se rendant dans la salle de bain pour constater les dégâts. Devant le miroir, il retira son t-shirt et soupira en voyant tous ces gribouillages. Il allait devoir vivre dans sa baignoire durant toute la semaine s'il voulait que tout ça parte. Le pire était sans doute l'écriture dans son dos, inaccessible avec les mains. Il allait devoir s'acheter une brosse et frotter jusqu'à s'arracher la peau. Et bien entendu, les maillots de sports étaient à bannir.
Dépitée, l'ombre se rhabilla et rejoignit le groupe qui rit en voyant son soutint quelque secondes le regard d'Akashi avant de lâcher prise, et n'accorda même pas une once d'attention à Aomine.
Les autres pouvaient le confirmer : Kuroko était en colère, à sa manière.
Soudain, une main s'aplatit sur ses cheveux.
« Allez, fais pas la gueule Tetsu, on déconnait »
Il poussa sa main et se plaça à côté du géant violet.
« Ce n'est pas drôle Aomine-kun. »
Il y en avait un qui s'amusait devant cette scène par contre.
« Très bien, maintenant que tout le monde est calmé, on va pouvoir commencer.
- Je crois savoir c'est quoi le jeu Aka-chin.
- Oui Atsuschi ?
- On va boire toute la vodka et après, on va faire le jeu de la bouteille.
- Ben voyons ! ricana Aomine, on sera déjà mort avant même d'avoir atteint le quart de la bouteille !
- Bien tenté Atsuschi mais ce n'est pas ça. Ce soir, c'est "Cinq minutes au Paradis" »
Un blanc se fit et le bleu reprit la parole.
« Attends… c'est pas un jeu à boire ça ! Je vois même pas comment tu peux boire là-dedans… à moins de se bourrer la gueule avant…
- C'est quoi ce jeu Aka-chin ?
- Tu le connais pas Murasakibaracchi ? C'est quand deux personnes sont enfermées dans un placard durant cinq minutes dans le noir le plus complet. C'est souvent utilisé pour favoriser des rapprochements. On l'a tous fait en soirée !
- Parle pour toi, lui dit Midorima, tu l'as fait quand ?
- Avec mes senpaïs ! J'étais toujours enfermé avec Kasamatsu-senpaï… enfin… je veux dire… pas comme vous le pensez hein ? se reprit-il
- J'ai le droit de penser absolument tout ce que je veux puisque tu ne t'es pas gêné pour penser qu'il y avait quelque chose entre moi et Takao.
- Je plaisantais Midorimacchi !
- Vous avez tous perdu votre sens de l'humour ce soir ! grogna le bleu en jetant un regard à Tetsu qui l'ignora
- Silence. Bien. Daiki, tu penses que c'est impossible d'intégrer de l'alcool dans ce jeu, mais va donc ouvrir ce placard là-bas. »
Le rouge désigna une porte dans un mur près de l'aquarium qui avait, il y a trois semaines de ça, reçu une ardoise en ses eaux. Bougonnant, l'As s'exécuta néanmoins et poussa un juron en découvrant l'espace clos.
« C'est même pas un placard ça ! Je sais même pas si Murasakibara va tenir !
- En effet. Il est difficile de tenir seul, alors à deux, cela complique la tâche. Quand vous entrez à deux, c'est comme si vous étiez une équipe. Il faut que vous teniez cinq minutes dans ce placard. Si l'un de vous sort pour une quelconque raison, les deux boivent automatiquement.
- En plus on joue avec de l'Absolut… c'est pas de la vodka de pacotille ! se plaignit le blond
- Tu as tout compris Ryouta.
- N'empêche que je trouve ça idiot ! On va tous tenir ! Je ne vois pas pourquoi l'un de nous lâchera ! Même si c'est aussi serré qu'un casier du collège, on peut se supporter !
- Tu m'as l'air bien optimiste Daiki… »
Il jeta un regard noir à son capitaine. Bon, après réflexion, c'est vrai que lui et Akashi seuls dans un placard était loin d'être son plus grand fantasme.
En l'occurrence, avec quelqu'un d'autre…
« On verra bien, conclut Kise
- Est-ce que quelqu'un est claustrophobe ? interrogea Akashi
- C'est quoi ? demanda le violet, est-ce que ce n'est pas quand on n'aime pas les choses dégoûtantes ?
- …
- Non ?
- Franchement Murasakibara, tu le fais exprès hein ? Rassure-moi !
- Non Mine-chin. Aka-chin, tu as bien dit glaucophobe ?
- « Glaucophobe » ? répéta Midorima incrédule, mais ça existe même pas !
- Ah bon…
- Claustrophobe veut dire avoir peur des endroits fermés, où il y a peu d'espace, sans ouverture. Est-ce ton cas Atsuschi ?
- Non Aka-chin.
- Alors c'est parfait. J'ai rentré nos noms dans mon téléphone. Il en sortira deux aléatoirement et ces deux personnes devront se rendre dans le placard. Je vous préviens qu'il ne ferme pas à clé. Au bout de cinq minutes, vous sortirez. On activera le compteur sur mon téléphone.
- Comme ça, pas de triche ! sourit le mannequin
- Tout à fait Ryouta.
- Fayot ! grommela Aomine
- Voyons voir qui seront les premiers à inaugurer ce jeu… »
Tout le monde retint sa respiration.
« … Ryouta et Atsuschi, à vous l'honneur »
Le copieur sautilla de joie comme à son habitude et le géant s'en ficha comme la guigne. Ils se levèrent en même temps et attendirent devant la porte, voulant laisser passer l'autre en premier.
« Après toi Murasakibaracchi !
- Non Kise-chin, toi d'abord.
- Mais non, allez entre !
- Je veux que ce soit Kise-chin qui y aille en premier.
- Je n'en ferais rien Murasakibaracchi ! A toi l'h…
- Oh merde ! Vous vous décidez oui ?! »
Devant l'impatience d'Aomine, les deux se décidèrent en même temps si bien qu'ils restèrent bloqués dans l'encolure de la porte. Le blond geignit.
« On… on est coincé…
- Kise-chin est trop gros.
- C'est pas gentil Murasakibaracchi ça !
- … dite-moi que je rêve, soupira Midorima devant un tel spectacle
- Bon, qui va les aider à se sortir de là ? ronchonna le bronzé
- Oha Asa n'avait pas prédit une bonne journée pour les Cancers… ça commence bien… »
Le jaune et l'indigo se trémoussaient pour tenter de se décoincer mais leur corps ne voulait pas bouger.
« Daiki, vas-y.
- Moi ? Pourquoi moi ? Pourquoi pas Tetsu ? »
Ce dernier releva la tête à l'entente de son nom.
« Non. Toi Daiki. C'est un ordre. »
Râlant de nouveau, il se mit debout et donna un coup de pied dans les fesses du plus petit des deux qui, de ce fait, atterrit dans le placard, entraînant le dévoreur dans sa chute. Puis toujours rageur, le bleu claqua la porte derrière eux.
« Allez hop ! Ça c'est fait ! On est encore là demain sinon !
- Aominecchiiiiiii ! Je suis en train de mourir ! fit la voix du blond derrière la porte
- Tu peux pousser ton pied Kise-chin ? Je n'ai pas de place.
- Oui bah moi j'aimerai que ça soit carrément tout ton corps que tu éloignes de moi ! Tu me marche sur la gorge…
- Je vais sortir Kise-chin…
- Ah non ! Si tu fais ça on va boire ! Ne bouge Murasakibaracchi ! Je vais essayer de me pousser… attend ! »
Puis pendant deux minutes, le silence revint entre les joueurs.
« Vous êtes toujours vivant ? demanda le shooter
- Kise-chin ne parle plus.
- On va pas s'en plaindre…
- C'est… méchant…Aominecchi !
- Et merde... »
Finalement, les cinq minutes passèrent et la porte n'était toujours pas ouverte. Akashi se décida de le faire pour eux.
C'est alors qu'ils virent Kise complètement piétiné et en boule aux pieds de Murasakibara. Ce dernier était de travers et Kuroko avait mal pour lui, tordu comme il était. En tout cas, aucun des deux ne pouvaient atteindre la poignée dans cette position. Aomine s'écroula de rire et sortit son téléphone pour immortaliser la scène, sous les protestations des deux joueurs.
« Hé ! Tu n'as pas le droit de faire ça Aominecchi !
- T'arrives à me voir alors que tu as les fesses de Murasakibara devant les yeux ? T'es plus fort que Dardevil !
- Efface la photo Mine-chin, commenta le glouton en réussissant à sortir du placard
- J'ai le droit de la poster si je gagne ! Et je vais gagner ce soir, vous verrez ! »
Il jeta un coup d'œil à Akashi pour qu'il confirme ses propos et ce dernier hocha la tête.
« Seulement si tu gagnes Daiki. »
Ça va… la réponse était plutôt soft.
« …ce qui est loin d'être le cas. Tu n'es pas de taille contre moi aujourd'hui. Pour le moment, laisse-moi te rappeler que tu n'as aucune victoire à ton actif, et ce n'est pas près d'arriver. »
Evidemment. La suite devait arriver.
« Quelqu'un peut me sortir de là ? implora timidement Kise
- Oh qu'il me saoul lui ! »
Aomine lui attrapa la main et le tira d'un coup sec. Le copieur manqua de se rétamer.
« J'hésite à te dire quand même merci Aominecchi. En tout cas, pas pour le coup de pied de tout à l'heure, ça c'est sûr ! pleurnicha t-il
- Tu es tout bleu Kise-kun »
C'est vrai, maintenant qu'il était de sortie, les autres pouvaient voir que le mannequin ressemblait à un Schtroumpf. Il inspira un grand coup mais cela lui fit mal et il grimaça.
« Murasakibaracchi m'a marché sur la trachée !
- C'est pour ça que tu ne parlais plus alors ?
- Evidemment Midorimacchi ! J'économisais mon air !
- Et bin continue alors ! sourit le bleu
- Vous ne buvez pas, c'est le principal, leur rappela Akashi. Bien, voyons voir qui sont les suivants. »
Il cliqua et attendit.
« … Ryouta et Shintaro…
- Encore ?! Ah non !
- Exécute-toi.
- Si ça peut te rassurer, ça ne m'enchante pas non plus d'être enfermé avec toi Kise…
- Je ne parlais pas de ça Midorimacchi !... Toi aussi tu es méchant en fait !
- C'est sûr qu'il préférerait être enfermé avec Takao ! rigola l'As
- Idiot ! fit l'autre en rougissant cependant
- Cinq minutes ce serait beaucoup trop court Aominecchi !
- Tout dépend si Midorima et Takao sont des rapides ! Je pense que oui, vu la semaine dernière ! » s'exclaffa le bronzé
Le vert bouillonna mais ne répondit rien. Kuroko le regarda avec compassion.
« Ne t'inquiète pas Midorima-kun, tu as le droit de faire ce que tu veux avec Takao-kun »
…enfin, c'est ce qu'il croyait. Mais pas du tout en fait.
Kuroko quoi.
« En fait, tu l'as tué ton coéquipier alors ou pas ? demanda toujours Aomine en souriant
- Ça t'intéresses maintenant ? bougonna t-il
- Evidemment ! Quand tu cognes Midorima, ça m'intéresse toujours ! Après tout, je suis ton mentor de la baston !
- Rêve… »
Le shooter remonta ses lunettes.
« Je ne l'ai pas cogné…
- Tu me déçois là !
- Je l'ai laissé enfermé dans les toilettes durant toute une nuit.
- Nooooooon ? Sérieusement Midorimacchi ?
- Tu deviens presque aussi sournois qu'Akashi !
- Je prends ça pour un compliment Daiki.
- Tu devrais pas…
- Pardon ?
- Rien rien !
- Bien.
- Takao-kun n'avait pas son téléphone sur lui pour appeler les secours ? demanda le passeur
- Jamais pour aller aux toilettes Kuroko. Il réfléchira à deux fois avant d'écrire des imbécillités pareilles.
- Midorimacchi va me faire peur bientôt.
- Tant que tu l'as enfermé seul dans les toilettes et que tu ne l'ai pas rejoint pour faire un remake de l'épisode de « Kise dans les vestiaires »...
- A…AOMINECCHI !
- Allez. Shintaro et Ryouta. Dans le placard. » interrompit le rouge, sentant que la discussion risquait de partir en une énième dispute
Midorima se leva et jeta un coup d'œil vers le hall d'entrée en soupirant et marmonna un « Ça ne marchera jamais comme ça » si imperceptiblement que Kise n'était pas sûr d'avoir entendu. Ils s'engouffrèrent dans le placard étroit et le shooter grogna, n'ayant pas de place. Le blond referma la porte derrière eux.
« En effet, il fait plutôt sombre ici… constata le vert au bout de quelques secondes
- … Midorimacchi, tu peux lâcher mon t-shirt s'il te plaît ?
- Je ne vois pas de quoi tu parles Kise.
- Je sens ta main qui tremble Midorimacchi, pas la peine de mentir !
- … »
Murasakibara déballa un paquet de chamallow, d'oursons en chocolat, de Snickers et de Pockys, toujours fournit par Kise suite à la quatrième soirée. Il enfourna un de chaque en même temps dans sa bouche sous les yeux admiratifs de Kuroko.
« Je ne sais pas comment tu fais Murasakibara-kun.
- Mmh ?
- Pour être capable de manger autant.
- Je sais exploiter ma bouche au maximum Kuroko-chin. C'est important de ne pas perdre de temps et d'en avaler le plus vite possible.
- Chacun use de sa bouche à sa manière Tetsuya. »
La voix d'Akashi fit sursauter le passeur et le rouge sourit. Il adorait le déstabiliser de la sorte, et la glace de la semaine dernière l'aidait beaucoup.
Si seulement ce n'était que ça…
Le pauvre Kuroko tentait tant bien que mal de masquer le trouble immense que lui faisait sentir Akashi à chaque fois qu'il parlait, le regardait ou même le touchait. Il n'arrivait pas à se remettre des révélations de la dernière fois. Et une seule question lui trottait dans la tête.
Pourquoi est-ce que Akashi l'avait embrassé ? Tous deux n'étaient que des anciens coéquipiers, Akashi avait été son capitaine, un ami.
Et même. Il s'agissait d'Akashi, tout simplement. C'était tout bonnement impossible. Alors pourquoi ?
Cette question lui brûlait les lèvres mais quelque chose l'empêchait de la lui poser, mais il ne savait pas quoi. Pourquoi est-ce que Midorima avec un air inquiet et menaçant apparaissait dans son esprit ?
« …chin ? Kuroko-chin ?
- Hé Tetsu !
- Tetsuya. »
De nouveau, seul son prénom prononcé par le Rakuzan le sortit de ses pensées.
Il alla ouvrir la bouche pour s'excuser quand la porte du placard s'ouvrit. Aomine jeta un coup d'œil au chrono et se marra.
« Quoi déjà ? Ça fait même pas une minute !
- Mido-chin est aussi vert que ses cheveux. »
Kise à ses côtés gémissait.
« Tu n'as pas le droit de me faire ça Midorimacchi ! On aurait pu largement tenir !
- J'ai… je dois vérifier quelque chose. »
Il se leva et se rendit vers le hall d'entrée.
« Me dit pas que tu as peur du noir Midorima ? » se moqua le bleuté en le voyant partir à grandes enjambées
L'interpellé ne répondit rien et disparut dans la pièce d'à côté.
« Où va Mido-chin ?
- Pleurer, s'esclaffa le basané
- Ce n'est pas le genre de Midorima-kun.
- Ce n'est pas juste, ce n'est pas juste ! répéta le blond, le visage décomposé
- Allez, bois Kise ! De toute façon, la poule mouillée va t'accompagner juste après !
- Merci du réconfort Aominecchi… »
Akashi ouvrit la bouteille et remplie deux verres, dont un qu'il tendit au mannequin. Ce dernier le prit timidement, le porta à son nez pour sentir l'odeur et trempa sa langue avant de grimacer.
« Ce n'est pas bon ? questionna le violet
- Si, c'est ça le pire ! »
Il l'avala d'une traite et secoua sa tête pour enlever la sensation d'alcool. Son corps s'embrasa et fut pris de bouffée de chaleur.
« Il fait chaud d'un coup !
- C'est normal. C'est un des effets secondaire de ce type d'alcool.
- En tout cas, c'est moins pire que je pensais Akashicchi. Moi qui redoutais de ne pas survivre au premier verre.
- Attend un peu que la vodka monte au cerveau.
- Arrête de me faire peur Akashicchi ! »
Pendant que le copieur se donnait en spectacle en se ventilant avec son t-shirt, Midorima revint et l'ex-capitaine lui tendit le verre.
« A ton tour Shintaro »
Le vert le saisit par le bout des doigts, comme si ce que lui tendais Akashi était du poison.
« Que Oha Asa me protège, dit-il avant de le descendre d'un coup.
- On ne dit pas « Que Dieu me protège » normalement ? sourit Aomine
- Non Mine-chin, c'est « Que la force soit avec toi », rectifia Murasakibara
- Euh… où est le rapport ? demanda l'As en haussant un sourcil, en plus tu l'as piqué à Star Wars cette réplique !
- Ah bon ? Je pensais que c'était Aka-chin qui l'avait dit.
- Ben voyons ! Akashi en Maître Yoda ! Et puis quoi encore ? »
Un ciseau se planta devant sa main.
« Ok j'ai rien dit !...Susceptible aujourd'hui...
- De toute façon pour Midorimacchi, il n'y a qu'Oha Asa qui compte. Il ne faut pas se poser de questions… »
Pour le shooter en question, ce dernier ferma fortement les yeux en serrant tout autant son verre dans la main. L'Absolut était vraiment forte. Il avait l'impression que tout son cerveau se perdait dans un brouillard infini.
« Ohé ? Ohé ? appela Aomine en secouant sa main devant ses yeux clos
- Capitaine Abandonné ? » plaisanta le blond
Il eut un silence qui signifiait clairement « blague-qui-fait-un-gros-flop » avant que le dunker ne prenne la parole.
« Qu'est-ce que c'était que ça Kise ? grogna t-il
- Les effets de l'alcool peut-être, hypothésa Kuroko
- C'est une chanson française, vous ne connaissez pas ? ria t-il
- …ok, je vais mettre ça sur le compte de l'Absolut.
- Kise-chin fait peur quand il est quand comme ça.
- Je suis d'accord avec toi Murasakibara-kun.
- Ohé, ohé, Capitaine abandonné ! commença à chanter le copieur en agitant les bras au-dessus de sa tête
- Et en plus, comme si ça ne suffisait pas, il chante comme un pied… soupira le bleu, même en français.
- Kise-chin est très doué pour massacrer les chansons dans toutes les langues.
- Je ne te le fais pas dire…
- L'alcool a fait effet plus vite que prévu dans son métabolisme, constata le rouge avec un sourire, et Shintaro semble avoir du mal aussi. On continue. Les prochains sont…
- Ohé, ohé, mets des ailes à ton voilier !
- Ok, deux minutes, je reviens » dit Aomine
Il se leva, fouilla dans le pot voisin du marqueur et en sortie un rouleau de scotch. Il en déchira un morceau qu'il colla sur la bouche du chanteur qui se débattit. Puis il maintint fermement ses mains avant de se rasseoir. Des gémissements s'échappèrent de derrière le ruban adhésif.
« Tu disais Akashi ?
- Les prochains sont… »
Une ombre passa sur son visage en voyant les deux noms inscrits.
« Daiki. Tetsuya. A vous. »
Si un grand sourire illuminait le visage du bronzé, ce n'était pas le cas du détenteur du téléphone. Ni même turquoise. Comme ce dernier n'esquissait aucun mouvement vers le placard, le bleu l'attrapa par le col de son t-shirt et le traîna.
« Lâche-moi Aomine-kun.
- T'as pas l'air décidé alors je prends l'initiative pour qu'on aille plus vite. »
Kuroko soupira et se laissa faire. Une fois dans le placard, le dunker referma la porte en lançant un regard de défi à Akashi. Ce dernier crispa sa poigne autour de son arme fétiche au fond de sa poche, hésitant à viser juste cette fois.
Kise, qui était désormais libre de ses mouvements, retira son entrave et bouda en croisant les bras. Midorima finit par ouvrir les yeux et paraissait être revenu à la vie.
« Ça va mieux Mido-chin ?
- Oui. Il me fallait juste un temps d'adaptation. Et pourtant, j'avais presque envie d'être ivre juste pour ne plus entendre Kise chanter.
- Silence » ordonna Akashi, de mauvaise humeur.
Il voulait écouter s'il se passait quelque chose dans ce placard qui semblait un peu trop silencieux. Il tendit l'oreille au maximum pour essayer de distinguer quelque chose mais juste des bruissements de vêtements se firent entendre. Le silence dura une bonne minute avant que Kuroko ne prenne la parole.
« Aomine-kun, est-ce que tu peux retirer ta main s'il te plaît ?
- Oh allez Tetsu, fais pas ton coincé !
- Qu'est-ce qu'Aomine fabrique encore ? » soupira Midorima
Si quelqu'un aurait regardé Akashi droit dans les yeux à ce moment-là, cette personne aurait sûrement acheté un bunker dans la minute pour s'y enfermer à double-tour, tellement son visage était dangereux en cet instant.
« Tu peux t'éloigner un peu aussi Aomine-kun, tu es beaucoup trop près.
- Parle moins fort Tetsu ! Et laisse-toi faire…
- Aomine-k… »
Mais sa voix s'éteignit dans sa bouche, comme interrompue par quelque chose.
Akashi mourrait d'envie d'ouvrir cette fichue porte et de régler son compte au bleu en deux trois coups de ciseaux. Jamais cinq minutes n'avaient autant paru si longues au meneur de jeu. Pour lui, aucun doute de ce qui avait stoppé les lèvres de Kuroko. Et il n'était pas le seul à le penser apparemment.
« Si Aomine vient d'embrasser Kuroko à l'instant, je crois que je vais vomir…
- Vive l'amour Midorimacchi ! sourit Kise en tanguant, même assis
- Ça ne te choque pas plus que cela ? s'insurgea le vert
- Laisse-le Shintaro, le calma l'hôte de sa voix polaire, il ne se rend pas compte. »
Le shooter arqua un sourcil en direction du rouge qui gardait les poings serrés. Il avait soupçonné au bout des premières soirées qu'Aomine n'était pas insensible à son ombre. Mais il pensait que ce n'était des illusions dues à l'alcool. Apriori, il s'était trompé, c'était bien réel et il ne ferait pas la même erreur deux fois.
Serait-il possible qu'Akashi soit également de la partie ? Il lui fallait des preuves avant de s'avancer mais des détails comme celui-ci ou durant les semaines précédentes laissaient planer un gros doute sur la question.
De toute façon, l'idée le faisait grimacer intérieurement. Non pas parce que Kuroko était un homme, mais parce que c'était Kuroko tout simplement. Comment était-ce possible de désirer cet être si ennuyeux et si impassible ? Vraiment, il n'arrivait pas à comprendre.
« Tu veux un caramel Aka-chin ? demanda le violet en lui tendant le paquet
- Quoi, tu as déjà fini tous les sachets que tu as déballé ? s'exclama Midorima en ouvrant de grands yeux
- Evidemment Mido-chin, depuis longtemps. »
Akashi ne répondit pas et continua de fixer fermement la porte. Puis elle s'ouvrit avant la fin du décompte. Kuroko sortit, le visage neutre mais légèrement barbouillé, puisque le noir sur son visage s'était un peu étalé. A peine eut-il le temps de faire un pas de plus qu'Akashi saisit sa main et l'attira vers lui. Kuroko se sentit paniqué et il redevint magenta. Cependant, le rouge était juste furieux et examinait son visage à la recherche d'une trace qu'il ne voulait pas voir.
« Tu me fais mal Akashi-kun » dit le passeur en sentant ses doigts compresser fortement son poignet
Rien à signaler. Il le lâcha sans lui accorder plus d'importance et se tourna vers Aomine qui sortait du placard à son tour, un sourire aux lèvres.
« Oui ? fit ce dernier de bonne humeur, amplifiée par le visage énervé devant lui
- Mine-chin a les lèvres noirs »
Midorima fit plusieurs allers-retours entre l'Ombre et la Lumière, comprenant petit à petit ce qu'il avait dû se passer.
« Qu'as-tu fait à Tetsuya ? questionna froidement le Rakuzan
- Rien voyons, sifflota-t-il, amusé
- Aomine-kun a embrassé mon nez, répondit le turquoise, toujours sans émotions
- T'étais vraiment obligé de le dire Tetsu ? s'énerva maintenant l'As
- Son nez… » répéta le meneur, toujours menaçant
Il dévisagea son rival qui n'était plus aussi souriant maintenant.
Midorima préféra rester silencieux. Kise et Murasakibara aussi d'ailleurs.
« Et pourquoi son nez ? renchérit Akashi alors qu'il savait très bien la réponse
- Je ne l'ai pas fait exprès, pas besoin de me regarder avec cet air d'assassin ! bougonna Aomine en passant sa main derrière sa nuque, … je reviens, je vais effacer ce truc sur mes lèvres… »
Et il se dirigea vers la salle de bain après avoir jeté un dernier coup d'œil à son binôme.
Kuroko s'était tut aussi, si bien que l'ambiance devint pesante.
« Est-ce que Daiki t'as embrassé ailleurs ? » demanda subitement l'adolescent
Le passeur parut surpris.
« Répond.
- Non Akashi-kun. Juste mon nez.
- Pourquoi t'es-tu stoppé alors ?
- Aomine-kun a posé ma main sur ma bouche pour que j'arrête de parler. »
Même si Akashi n'en montrait rien en apparence, un sentiment de soulagement le submergea. Mais une pulsion de meurtre ne le quittait pas non plus.
Kuroko se retint de demander pourquoi est-ce que Aomine l'aurait embrassé. Certes, il avait été très tactile dans le placard, c'est d'ailleurs pour ça qu'il était sorti mais ça ne changeait pas trop de d'habitude. Et puis c'était Aomine. Ce n'était pas choquant. Même s'il devait avouer qu'il avait été étonné quand sa Lumière avait posé ses lèvres sur son nez.
Mais en fait… pourquoi s'était-il sentit obligé de se justifier auprès d'Akashi ?
Kise sourit comme un grand enfant et tendit un verre de vodka au turquoise.
« A la tienne Akashicchi !
- Non, moi c'est Kuroko, Kise-kun.
- HIPS ! Ah oui ! A la tienne Kurokocchi ! »
Le plus petit s'en saisit et le bu doucement. Le goût n'était pas mauvais mais c'était comme avoir un radiateur à l'intérieur. Il eut un hoquet de stupeur une fois sa descente finie.
« C'est fort, commenta t-il
- Hein que c'est fort Kurokocchi ? Et c'est trop bon !
- Daiki, reviens par ici. Ton verre est prêt. »
Il réapparu au bout de quelques secondes, la mine renfrognée et toujours les lèvres noirs.
« Ça part pas ce truc de m…
- Bois.
- Ouais, ça aussi ça m'énerve. Je ne vois pas pourquoi tu as ouvert la porte Tetsu !
- Tu n'étais pas dans ton état normal Aomine-kun.
- Et tu crois qu'en buvant de la vodka ça irait mieux peut-être ? » ironisa t-il
Il l'avala en jetant un regard vers l'ex-capitaine qui était rouge de fureur. Hé oui ! Lui aussi avait tenté sa chance ! Après tout, il n'y avait pas qu'Akashi qui avait le droit de poser ses mains sur le passeur. Cependant, tout ne s'était pas vraiment passé comme prévu… le turquoise n'avait pas l'air d'avoir compris ce qu'il tentait de faire. Et il avait embrassé son nez au lieu de sa bouche. Il faut dire qu'il ne voyait rien dans ce placard ! Et une ombre dans l'ombre…allez retrouver Kuroko ! C'est comme faire une partie de cache-cache avec un fantôme. Le bronzé avait recouvert sa bouche de sa main puis retiré pour appuyer ses lèvres juste après… mais sur le nez. Vraiment pas de chance aujourd'hui.
Comme d'habitude, l'alcool augmentait son taux d'énervement. Et Kuroko se transformait en cheminée. Il voulait plonger dans une piscine de glaçon pour refroidir son corps. En plus, sa tête lui faisait mal mais il n'avait pas à se plaindre car cela aurait pu être pire. Il aurait pu s'effondrer.
« Akashicchi ! C'est qui les suivants ? » demanda Kise avec empressement
L'interpellé reporta son attention sur son téléphone. Il fallait qu'il se calme.
« Moi et Atsuschi.
- Je suis content d'être en duo avec Aka-chin.
- Tu es bien le seul… marmonna le bleu
- Ne me cherche pas Daiki. Surtout toi. »
La voix du rouge différenciait des fois précédentes. La menace semblait vraiment réelle. Il ne le fit pas répéter deux fois. Il l'avait assez cherché pour aujourd'hui. Jouer Akashi, c'était jouer avec sa vie… et sa mort par la même occasion.
« Atsuschi, tu rentres le premier. Tu es le plus grand. Et laisse-moi de la place. »
Il s'exécuta et une fois les deux joueurs enfermés, ceux de l'extérieur entendirent un long soupir dans le placard.
« Qu'est-ce qu'il y a Aka-chin ?
- ...Atsuschi, si tu pouvais éviter de manger du Tartare avant de venir, cela serait bien.
- J'avais faim.
- Dans ce cas-là, contente toi seulement de tes confiseries. A deux centimètres de toi, je suis obligé d'être en apnée.
- Désolé Aka-chin. Je vais manger un Tic-Tac »
Les autres entendirent les bonbons s'entrechoquer dans son emballage.
« Avale la boite entièrement Atsuschi. Un ne suffira pas.
- T'as eu de la chance Kise de ne pas avoir été près de sa bouche, rit le basané à l'attention de son voisin
- Etre près des fesses de Murasakibaracchi n'est pas mieux Aominecchi…
- Atsuschi, reprit le petit, fais-moi plaisir et accroupis-toi. »
Les quatre autres joueurs se regardèrent.
« Je n'ai pas envie Aka-chin.
- Fais ce que je te dis. Baisse-toi Atsuschi.
- Bon… on va vous laisser hein ? leur lança Aomine en souriant, on revient dans trois minutes. Faite ce que vous avez à faire pendant ce temps-là ! »
Midorima et Kuroko étaient mal à l'aise.
« Que crois-tu que nous fassions Daiki ? questionna Akashi avec sa froideur habituelle depuis le placard
- Je ne tiens pas à le savoir…
- Aka-chin…
- Reste à genoux Atsuschi. Je ne veux pas sentir ton haleine.
- Attends, j'ai une idée Aka-chin. »
Soudain, la porte s'ouvrit, le géant sorti à quatre pattes, se dirigea vers son sac Yosen et en sortit un sachet de bonbon puis retourna dans le placard, sous les yeux étonnés de ses camarades.
Silence.
« …
- Qu'est-ce qu'il y a Aka-chin ?
- Tu viens de sortir Atsuschi…
- Mmh ?
- A cause de toi, nous venons de perdre. »
Soupirant de désolation devant tant de stupidité, Akashi rouvrit la porte et sortit, le gourmand sur ses talons.
« Ça ne sert à rien de rester jusqu'au bout.
- Vous avez tenu deux minutes cinquante-deux, les informa Midorima en regardant le chrono
- C'était vraiment une erreur bête Murasakibaracchi !
- Désolé Aka-chin »
Il se servit et le rouge fit de même. Ils burent en même temps.
« Beuh… ce n'est pas très bon, bouda l'indigo
- L'Absolut a un coup exquis. Tu ne sais pas apprécier les bonnes choses Atsuschi, c'est tout, rectifia Akashi en posant son verre.
- La suiiiiiiiite Akashicchi ! Je veux jouer moi aussi !
- Étonnement, l'Absolut te rend plus joyeux Kise » constata le shooter
Aomine bailla. Le contrecoup de l'alcool le fatiguait et il avait une envie subite de dormir. Murasakibara se dépêchait de déballer d'autre gâteux pour chasser ce goût infect de sa bouche.
« Alors ? Qui sont les suivants ? » interrogea le vert
Le rouge releva ses yeux de son portable, et même s'il voulait ne rien montrer, ses prunelles s'éclairèrent d'un éclat particulier.
« C'est notre tour Tetsuya. »
Ce dernier bondit en entendant son prénom et il cacha du mieux qu'il put sa surprise.
Aomine fronça les sourcils et laissa échapper un grognement de désaccord. Midorima leva les yeux au ciel, Kise souriait toujours et Murasakibara attaqua un brownie aux amandes.
Il eut un petit silence embarrassé avant que le passeur ne prenne la parole, mal à l'aise.
« Je ne veux pas aller dans le placard avec Akashi-kun » annonça-t-il, le rouge aux joues
Cela surprit tout le monde, même le concerné. Le violet se stoppa même dans sa gloutonnerie pour dévisager le turquoise. Il était rare que l'ombre s'oppose à son capitaine. Kise et Midorima s'échangèrent un regard coupable.
Le meneur plissa les yeux, mécontents. Le comportement de son protégé commençait sérieusement à l'énerver. Personne, pas même Kuroko, ne s'opposait à lui. Le jeu était le jeu.
« C'est un ordre Tetsuya. Tu respectes les règles comme tout le monde.
- Je l'ai bien fait moi Kuroko-chin, tu peux bien le faire aussi.
- … »
Kuroko ne voulait pas, mais alors absolument pas se retrouver seul dans le noir avec son ex-capitaine. Rien que d'y penser, son cœur battait plus vite.
Non vraiment, il ne devait pas.
Après un regard meurtrier du rouge, le gribouillé se leva contraint et forcé et rentra, suivit du deuxième joueur sur ses talons, qui réprimait son envie de sourire. Sa dernière image en visuelle fut un Aomine furibond.
Puis il ferma la porte.
L'endroit était vraiment restreint, il n'y avait pas dire. Et il faisait un noir absolu. Akashi ne voyait rien, mais n'entendait que la respiration vive de Kuroko. Ce dernier était collé à lui au vu du peu de place qu'il y avait.
Kuroko rougissait de par la proximité de son ex-capitaine dans cet espace clos. Heureusement pour lui, cela ne se voyait pas. Et puis avec les révélations de la semaine dernière, il se sentait affreusement gêné, et l'alcool ne l'aidait pas à aller mieux.
Le silence dura une bonne minute, si bien qu'ils entendirent les autres râler derrière la porte.
« Vous dormez ou quoi ? demanda Midorima
- C'est pas drôle si vous arrivez à vous supporter tous les deux ! bougonna Kise
- Ce sont les premiers à ne pas crier pendant longtemps » constata Murasakibara en avalant un Snickers
Seul Aomine resta silencieux en fronçant les sourcils. Ce silence pour lui était éloquent. Beaucoup trop éloquent.
Akashi lui, souriait. Même s'il ne le voyait pas, il sentait la timidité de Kuroko qui se trahissait par les battements affolés de son cœur contre son torse. Sa proie avait beau se tapir dans les ténèbres, elle ne pouvait pas lui échapper.
« Quelque chose ne va pas Tetsuya ? » fit-il faussement
Son souffle alcoolisé vint caresser le visage du passeur qui frémit.
« Non Akashi-kun.
- Vraiment ? » insista t-il sur le même ton, un brin sensuel
Provocation.
Leurs yeux commencèrent à s'accoutumer à l'obscurité et ils distinguèrent vaguement les traits de chacun. Kuroko cru voir briller l'œil doré d'Akashi dans le noir. Il inspira un grand coup pour tenter de se calmer et ferma brièvement ses paupières avant de les rouvrir.
Il fallait qu'il se lance, qu'il pose cette question qui ne cessait de le hanter depuis une semaine. Peut-être ainsi que tout cela se terminerait et il pourrait passer une bonne nuit ce soir.
« A… Akashi-kun, finit par laisser tomber le bleu
- Oui ?
- Pourquoi ?
- Pourquoi quoi ? s'impatienta le rouge
- Pour…pourquoi m'as-tu embrassé ? Lors de la première soirée ? »
Un ange passa, sans que les deux joueurs ne clignent des yeux. Ils se testaient.
« Alors tu es au courant, fit le rouge sans marque de surprise
- Oui.
- Je veux savoir ce que tu en penses. » dit-il avec un sourire vicieux
Leurs mots n'étaient que des murmures, si bien que ceux de l'extérieur n'entendirent pas leur parole.
« Dix contre un qu'ils dorment ! paria Kise avec Midorima
- Tenu. »
La température sembla grimper dans ce placard étroit, sans doute à cause de l'alcool, mais pas que. Leurs prunelles s'affrontèrent. Quelque chose sembla passer entre eux à cet instant précis. Comme s'ils se parlaient avec le regard. Quatre minutes s'étaient ainsi écoulées. Seuls leurs cœurs discutaient.
« Plus qu'une minute » râla Aomine en ne les entendant toujours pas parler, ce qui commençait sérieusement à l'inquiéter.
Kuroko se rapprocha imperceptiblement d'Akashi sans même s'en apercevoir, mais ce qui n'échappa pas à ce dernier. Lui aussi fit un mouvement pour se rapprocher de Tetsuya. Comme si l'annonce de cette dernière minute signalait la fin de leur silencieuse conversation. Il faisait trop chaud. Beaucoup trop chaud. Et cette proximité n'aidait en rien Kuroko. Il avait beau détourner les yeux, ils revenaient à chaque fois sur la personne qui se trouvait devant lui. Le passeur était comme emporté par l'intensité du regard dominateur qui lui faisait face. Il ne voyait plus rien, ne sentait plus rien si ce n'est ces deux perles rubis et d'or qui semblaient explorer son âme. Puis sans se rendre compte sur le moment, il prononça son nom dans un murmure, comme hypnotisé. Tension, gêne, alcool, chaleur… tout se mélangeait.
« Akashi-kun….
- Tetsuya… »
Ce fut comme une bombe lâchée chacun de leur côté. Ils fondirent l'un sur l'autre dans un baiser fiévreux. Puis Akashi reprit le contrôle de la situation et plaqua Kuroko contre le mur derrière lui, ce qui le fit gémir. Et il l'embrassa de nouveau, avec plus de force, le laissant à peine respirer. Il avait rêvé de ce moment trop de fois pour lui laisser le temps de réfléchir, trop de fois pour perdre une seule seconde inutile.
« Hé ! Qu'est-ce qui se passe là-dedans ? demanda Midorima après avoir entendu le « blang » de Kuroko contre le mur
- Kurokocchi, tu es encore en vie ? s'inquiéta le blond
- Courage Kuroko-chin, il ne reste que quelques secondes. »
Mais les deux joueurs écoutaient à peine ce que leurs camarades leur disaient. Sauf Kuroko qui tenta d'en parler à son binôme.
« Akashi-kun… » commença le bleu mais le rouge le fit taire en l'embrassant langoureusement.
Cette arôme vanillée mélangé à la saveur de la vodka était addictive, le tout amplifié par la langue inexpérimentée mais divine de Kuroko. Ça y est, Akashi avait eu le premier baiser de Tetsuya et sa bouche était terriblement délicieuse, attirante, enivrante. Cependant, il ne comptait pas s'arrêter en si bon chemin.
Tandis qu'il explorait plus profondément sa bouche, il passa ses mains sous son t-shirt, faisant frémir le passeur de plaisir qui serra un peu plus fort le vêtement de son bourreau entre ses doigts. Ce dernier en profita pour planter ses ongles dans l'écriture de son dos et se détacher de ses lèvres pour attaquer son corps. Le turquoise jeta sa tête involontairement en arrière après une caresse un peu trop intime, laissant libre sa gorge et Akashi saisit l'occasion pour y apposer sa bouche. Kuroko gigotait et commença à essayer de repousser son ex-capitaine faiblement. Ce dernier n'en avait cure. Il voyait seulement que Kuroko essayait de refouler le plaisir qui le submergeait. Tantôt il répondait à ses baisers, tantôt il stoppait la progression de ses mains sur son corps. Mais ça n'allait pas se passer comme ça. Il se colla un peu plus à l'ombre qui, grisée sous le feu de la passion, semblait fondre dans le noir.
Pendant ce temps, les trois autres restèrent sans voix.
« Non… souffla, Kise
- Ce n'est pas possible, continua Midorima
- Aka-chin ne va pas faire ça » renchérit Murasakibara
Ils se regardèrent.
« Si ! Akashicchi est en train d'agresser Kurokocchi ! s'écria Kise, croyant deviner en plein dans le mille
- Aka-chin ne va pas tuer Kuroko-chin quand même ? demanda innocemment le violet
- Il doit toujours être en colère après ce qu'a dit Kuroko tout à l'heure » dit Midorima
Les trois étaient loin de se douter de la véritable scène qui se déroulait dans cet endroit isolé.
Aomine, lui, craignait de savoir ce qu'il se passait exactement dans ce placard. Akashi était tordu. Il avait sans doute forcé le turquoise à assouvir ses désirs et…
Oh non. Il ne voulait même pas le savoir.
N'en pouvant plus de rester sans rien faire, il se leva d'un bond et s'approcha dangereusement de la porte.
« Hé, Aomine ! Il reste vingt secondes, tu peux bien attendre non ? fronça des sourcils le shooter
- C'est pas toi qui disais que Kuroko risquait d'y passer ? s'énerva t-il
- Peut-être mais il ne reste que vingt secondes, l'informa le vert en montrant le téléphone, et Akashi ne va pas manger Kuroko non plus.
La blague !
Dans le placard, Akashi ne se lassait pas des douces tortures qu'il infligeait à son partenaire de jeu, et ce dernier commençait à se perdre dans cette même ivresse, gémissant un peu plus à chaque fois, et ses yeux se voilaient d'une extase qui manquait d'exploser au fond de lui. Le rouge allait bientôt parvenir à ses fins. Il le savait. Bientôt, ce serait le point de non-retour.
Puis soudain, il eut comme un éclair de lucidité dans ce brouillard de sensations et il repoussa fermement l'Empereur qui fronça les sourcils.
« A…Akashi-kun, dit-il entre deux halètements, je… je ne peux pas.
- Ne me dis pas que tu n'as pas apprécié Tetsuya, je ne le croirai pas, fit-il d'une voix froide, en masquant sa terrible frustration
- Ce n'est pas ça, répondit le bleu, rubicond, c'est juste que… »
Puis la porte s'ouvrit et ils plissèrent les yeux dus à la lumière. Les quatre joueurs qui se trouvaient devant la porte sortirent Kuroko en trombe. Les dernières secondes venaient de se terminer.
« Tu as vu dans quel état tu es ! bougonna Kise, Akashicchi, tu aurais pu y aller de main morte avec lui quand même ! La colère ne résout rien ! »
En effet, le bleu avait les cheveux en bataille, dérangés par les mains avides d'Akashi et son t-shirt était de travers. Encore heureux qu'il n'avait pas de suçon. Sans oublier le noir qui s'étalait sur son visage et son corps.
Kuroko évita le regard du Rakuzan en rougissant.
« Je crois qu'il a plutôt bien aimé d'être maltraité de la sorte » fit Akashi avec un rictus
Le passeur le regarda alors dans les yeux et sa couleur augmenta davantage.
« Akashicchi ! Kurokocchi n'est pas maso quand même !
- Aka-chin est au meilleur de sa forme aujourd'hui.
- Tu ne crois pas si bien dire, dit-il sans trop savoir auquel des deux il adressait cette phrase en particulier
- L'Absolut est mauvais pour tout le monde et elle rend violent, commenta Kise avec une petite moue, on a du mal à la supporter. Il faut qu'on change la semaine prochaine ! »
Midorima, qui était resté silencieux depuis l'ouverture du placard, jeta un coup d'œil vers Aomine qui bouillonnait de rage en serrant les poings et ne lâchait pas du regard leur ex-capitaine. Puis il observa l'homme invisible qui avait les joues colorées si on y était très attentif. Bizarre. Tous ces comportements n'étaient-ils vraiment dus qu'à l'alcool ?
Le vert remonta ses lunettes.
« Akashi. Est-ce que tu t'en es réellement pris à Kuroko ? De manière violente ?
- Pourquoi ces questions, Shintaro.
- N'y a-t-il rien d'autre derrière tout ça ? »
De nouveau, le silence revint. Le rouge s'apprêta à lui ordonner de se mêler de ses affaires quand le turquoise prit la parole.
« Non, parla Kuroko, Akashi-kun s'est énervé contre moi, c'est tout. Il n'y a rien d'autre »
L'hôte dévia son regard vers lui, et de nouveau, le plus petit rougit en l'évitant. Cela ne put qu'agrandir le sourire du manieur de ciseau. Il avait réussi à troubler Tetsuya. Ce qui voulait dire que celui-ci ressentait quelque chose pour lui, il en était certain. Et puis ce qu'il venait de se passer dans le placard, il ne l'avait pas rêvé, c'était bien réel. Restait à savoir pourquoi le passeur refusait de se donner entièrement à lui. Se contenter de caresses et de baisers l'avait assez frustré, il fallait le dire.
Il voulait beaucoup plus de Tetsuya.
« Je vais aux toilettes » dit Kuroko en se levant, de sa voix neutre habituelle
Les autres hochèrent la tête mais Akashi le suivit. Avant qu'il ne tourne la poignée, il posa sa main sur l'épaule de l'ombre qui sursauta en tombant nez-à-nez de nouveau avec ses yeux vairons.
« Akashi-kun.
- Tesuya, tu n'as pas terminé ta phrase tout à l'heure » lui rappela-t-il sans se départir de son sourire
Kuroko baissa les yeux et resta silencieux. Akashi se pencha alors vers son oreille et le turquoise manqua de trébucher en voulant prendre ses distances. Il se raccrocha de justesse à la poignée.
« Tu peux dire ce que tu veux Tetsuya, tu t'es jeté sur mes lèvres comme moi je me suis jeté sur les tiennes. Tu ne peux pas le nier. »
Les cheveux d'Akashi avaient complètement déteint sur le visage du passeur. Il s'apprêta à ouvrir la bouche mais Aomine apparut vers eux.
Voyant que – bizarrement – les deux plus petits du groupe avaient subitement eu une envie pressante, il n'avait pas résisté à l'envie de les suivre. Aomine n'était pas dupe. Hélas, il n'avait pas réussi à entendre leur conversation.
« Akashi, est-ce que je vous dérange, Tetsu et toi ? demanda t-il faussement, le ton fielleux, en les voyant dans cette drôle de position
- Oui, répondit-il lassé. Si tu pouvais t'éloigner, ce serait bien Daiki. »
Ce ton si sûr de lui déclencha en lui une frénésie incontrôlable. D'un geste brusque, il attrapa son ex-capitaine par le col et le porta à sa hauteur.
« Si tu penses avoir gagné Akashi, tu te mets le doigt dans l'œil. Ce n'est qu'une manche de remportée. La partie est loin d'être terminée »
Le rouge en question, nullement gêné de ne pas toucher le sol, souriait, amusé. Sauf Kuroko qui était choqué de l'attitude son ex-Lumière. Était-il suicidaire ?
« Aomine-kun, tu devrais lâcher Akashi-kun.
- Je n'aurais pas donné meilleur conseil Tetsuya » rit doucement le meneur
Mais le bleu ne semblait pas les avoir entendus et serra un peu plus fort sa poigne.
« Daiki. Lâche-moi. » répéta glacialement son captif
La vodka envahissait les sens d'Aomine qui voyait sa vision se brouiller devant lui à cause de l'adrénaline qui le prenait. Croisant le regard de Kuroko qui lui intimait de s'exécuter, il finit par décrispé sa main. Akashi ratterrit sobrement sur ses jambes et le trucidait de ses iris. Pendant que ces deux-là se faisaient face, le passeur en profita pour s'éclipser. Tant pis pour les toilettes, ça attendra. Il devait s'éloigner d'Akashi à tout prix.
« Une petite seconde Tetsuya. »
Evidemment. Il avait beau regarder l'adolescent droit en face de lui, sa fuite ne lui échappait pas.
« On devrait rejoindre les autres Akashi-kun, justifia ce dernier en masquant le tremblement dans sa voix
- Peut-être, mais nous n'avons pas fini notre discussion. »
Il tourna finalement ses yeux vers le plus petit, qui se sentait inspecter de l'intérieur.
Aomine jura et Midorima apparut au bout du couloir.
« Qu'est-ce que vous fabriquez tous ? On vous attend !
- Akashicchi continue de persécuter Kurokocchi ? s'inquiéta Kise depuis le salon
- J'ai mal au ventre Aka-chin » se plaignit le violet
L'ex-capitaine plissa les yeux et pinça la bouche. La discussion devra être remise à plus tard.
Mais il aurait sa réponse. C'était une certitude.
A contrecœur et clairement tous perturbés, les trois joueurs regagnèrent les autres assis.
« Vous avez tué quelqu'un ? demanda Midorima en haussant un sourcil devant leur mine
- Mêle-toi de ce qui te regarde ! s'énerva le basané
- Hé ! Du calme Aominecchi ! Midorimacchi a juste posé une question !
- Tu devrais mâcher un chewing-gum Mine-chin.
- Je vais prendre l'air ! » râla t-il en se dirigeant vers l'entrée
Ils le regardèrent s'éloigner et Kuroko masqua son malaise grâce à son parfait visage impassible. Il n'aimait pas voir Aomine dans cet état.
Akashi jeta des coups d'œil furtifs au turquoise quand soudain, un cri déchira le silence de plomb.
« AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH ! »
Tous les joueurs présent dans le salon sursautèrent et se précipitèrent vers le lieu du cri, sauf Akashi et Midorima. Ce dernier soupira, devinant très bien de quoi il s'agissait.
Ils virent Aomine sur les fesses, le nez en l'air.
« Bordel, mais c'est quoi ce machin ? »
Un clown géant gonflable se trouvait dans l'entrée, caché dans l'obscurité.
« C'est mon objet du jour, répondit simplement le vert en se plaçant à côté
- Mais tu veux me faire avoir une crise cardiaque ? s'époumona t-il, et comment t'as fait pour le rentrer dans la maison ? Il fait au moins deux mètres de hauts !
- Je me suis débrouillé, à ton avis !
- Mido-chin a de drôle d'objet fétiche.
- Je ne me souviens pas avoir vu de porte-bonheur la semaine dernière Midorima-kun.
- C'est vrai ça ! C'était quoi ton objet chanceux dimanche dernier ? demanda Kise
- Des chaussures à bout rond.
- Oha-Asa veut relooker les cancers ou quoi ? s'esclaffa l'As, un ruban bleu, un t-shirt jaune, des pompes hideuses… Elle a dû voir une photo de toi et a eu un flash en se disant « Faut rhabiller Midorima ! »
- Idiot !
- Je n'ai pas voulu te le dire pour ne pas te vexer Midorimacchi mais elles étaient vraiment moches ces chaussures ! »
Le superstitieux se contint. S'en prendre aux objets d'Oha Asa était comme un crime pour lui mais il préféra ne rien dire. Calme.
« Faut vraiment être barge pour se ramener avec un truc pareil en soirée ! »
Calme. Cal…
« C'est le retour des objets craignos ! ricana le bleu
- Tu sais où tu peux te le mettre mon soi-disant objet craignos ?
- STOP ! Midorimacchi ! Ne sois pas si vulgaire !
- Oui, dans ton…
- AOMINECCHI !
- Là, ça risque d'être difficile Mine-chin…
- MURASAKIBARACCHI ! »
Le dunker et le shooter se disputaient, avec Kise au milieu qui tentait vainement de les séparer. Kuroko fut rassuré de voir qu'Aomine avait ri l'espace d'un instant. Il soupira discrètement.
« Tu as fini ton cinéma Daiki ? »
Attention, trouble-fête en approche.
Les deux adolescents cessèrent d'hausser le ton et la tension revint.
« Tout le monde dans le salon. On continue. Ceux qui refusent, c'est exactement pareil. C'est un ordre.
- Akashicchi a avalé Vladimir Poutine… il est encore plus menaçant que d'habitude !
- Garde tes comparaisons à la noix pour toi ! grommela l'As, autant que tu la fermes plutôt que de sortir des âneries pareilles !
- Daiki, sors deux minutes et reviens quand tu es calmé. »
Il ne se fit pas prier et en profita pour claquer la porte derrière lui.
« Ne peut-on pas essayer de faire passer mon objet chanceux dans le salon ? questionna le tireur même s'il connaissait déjà la réponse
- Tu es arrivé le dernier Midorima, et en retard.
- J'ai eu du mal à le rentrer dans le hall d'entrée déjà…
- Tu ne pouvais pas prendre un clown gonflable plus petit Mido-chin ?
- Idiot ! La journée est mauvaise pour les Cancers aujourd'hui ! Il me fallait le grand modèle ! Mais il faudrait qu'il soit à côté de moi dans le salon.
- Non. Nous n'avons pas de temps à perdre. »
Et il ouvrit la marche pour retourner dans la pièce principale. Le vert soupira et enchaîna, suivit des autres.
« Bien, reprit Akashi une fois assis, les suivants sont… Shintaro et Atsuschi. »
Le shooter se crispa mais se leva, imité par le géant qui avait un Kinder Bueno dans la bouche.
De nouveau dans le placard, les grognements recommencèrent.
« Pousse-toi un peu Murasakibara.
- J'ai mal au ventre et Mido-chin m'appuie sur l'estomac.
- Je ne peux pas faire autrement !
- … je ne me sens pas très bien Mido-chin…
- En même temps, avec tout ce que tu as avalé…
- Je veux sortir Mido-chin.
- Si on boit Murasakibara, on risque d'y rester…
- Oui mais je vais… »
Il eut un long gargouillement puis un « BLEUAAAAAARGURP» qui résonna dans toute la pièce.
Gros silence.
« …
- Euh…il y a quelqu'un ? questionna Kise, Murasakibaracchi ? Midorimacchi ? »
Un grincement se fit entendre puis la porte s'ouvrit.
Midorima se tenait devant l'encolure de la porte, un liquide visqueux et blanchâtre recouvrait sa tête et ses lunettes qui gouttait sur son t-shirt.
Kise posa ma main sur son nez et sa bouche et recula, surprit.
Kuroko plissa le nez, incommodé et Akashi sourit.
« Midorimacchi… me dis pas que c'est ce que je crois que tu as sur toi ?
- … »
Le violet poussa le vert dans le dos pour qu'il avance et que lui puisse sortir à son tour.
« Désolé Mido-chin. Je t'avais prévenu.
- Tu. M'as. Vomi. Dessus.
- On retrouve tout ce que j'ai mangé aujourd'hui, remarqua le géant
- …
- Je n'ai pas digéré la vodka.
- On avait remarqué, gémit le blond
- Shintaro, vas te laver dans la salle de bain. Atsuschi, vas nettoyer le sol. »
Le superstitieux s'y dirigea, comme une statue, laissant derrière un fumet odorant. Chacun des joueurs s'écartèrent sur son passage.
« Murasakibara, je te hais, lança t-il une dernière fois avant de disparaître
- Ne parle-pas Shintaro où cela risque de couler, se moqua le rouge
- Moi aussi je vais vomir, geignit le copieur en virant au vert, ne dis pas des choses pareilles Akashicchi… »
Kuroko retenait sa respiration. Même un milk-shake à la vanille ne l'aurait pas tenté et il l'aurait sûrement même régurgité.
L'indigo alla chercher de l'essuie-tout dans la cuisine et revint pour éponger le reste de son estomac qui se trouvait sur le plancher du placard.
Quelques minutes plus tard, la porte d'entrée claqua de nouveau. Aomine revint, les sourcils froncés. A peine il posa un pied dans le salon qu'il remonta son t-shirt au niveau du nez.
« Qu'est-ce que c'est que cette odeur à gerber ?
- Tu as bien deviné Aomine-kun.
- L'estomac de Murasakibaracchi qui ne tient pas l'Absolut, répondit Kise
- Attends, me dis pas qu'il a… »
Pour toute réponse, le violet sortit du placard, ses chiffons à la main.
« Tu ne veux pas me donner un coup de main Mine-chin ?
- Éloigne-toi tout de suite de moi ! » s'écria t-il en le voyant approcher
Midorima réapparut torse nu et sans lunettes, avec un pantalon – trop court – qu'Akashi lui avait prêté.
« Attends… parce que c'est sur toi qu'il a... s'exclama l'As, les yeux agrandis en le voyant dans cette tenue.
- A ton avis ! l'interrompit-il en serrant les dents
- C'est pas toi la semaine dernière qui parlait de prendre une douche au désinfectant ? s'esclaffa le bleu, bah maintenant, ça t'en donne l'occasion !
- Crétin… je l'ai vraiment fait la semaine dernière. Parce que le cas de Kise dans les v…
- STOP ! Pourquoi on parle de moi là ?
- Tu ne veux vraiment pas en reparler Kise ? T'es sûr ? plaisanta toujours le même
- Tu ne veux pas plutôt continuer à te moquer de Midorimacchi ? » pleurnicha le mannequin
Le vert délaissa la conversation et se servit en alcool. Il prenait énormément sur lui pour ne pas s'énerver. Ne voulant pas sombrer, il ne remplit pas son verre à ras-bord mais une main vint abaisser un peu plus la bouteille pour ajuster la quantité. Le shooter releva la tête et croisa le sourire entendu d'Akashi.
« Voyons Shintaro, il faut jouer le jeu jusqu'au bout… »
Puis son visage redevint dangereux.
« Si je te reprends à tricher Shintaro… »
Il laissa sa phrase en suspens, donnant un frisson à l'adolescent. Il bu d'une traite, et Murasakibara qui avait fini sa tâche, l'accompagna.
« Beuh… c'est toujours aussi pas bon, rota le malade
- Oui bah va aux toilettes cette fois, grogna le Shutoku
- D'accord Mido-chin »
Il s'y rendit nonchalamment où des bruits suspicieux se firent entendre. Midorima s'asseya en tailleur pour contrôler les afflux de sang qui résonnaient dans sa tête. Il avait l'impression qu'un marteau-piqueur faisait des trous dans son cerveau.
« Daiki et Ryouta, c'est à vous, ordonna Akashi, reprenant le cours du jeu
- Ah non, je ne rentre pas là-dedans ! s'emporta le bleu, après que l'autre ai gerbé, non merci !
- Rentrez ! »
Une nouvelle fois, ils se défièrent du regard. Mais Kise prit le bras du bleu qu'il entraîna dans son sillage.
« Murasakibaracchi a mis du déodorant dedans après avoir nettoyé ! Du lilas frais des jardins et musc poivré…
- M'en fou ! Tu sais où tu peux te le mettre le…
- Oui je sais Aominecchi, souffla t-il, désespéré de son attitude
- Il ne va plus y avoir de place alors s'il y a déjà le clown de Mido-chin, commenta le violet en déballant une barre chocolatée
- Je rêve où vous parlez de ce que je pense ? hallucina Midorima, mes fesses ne sont pas un garde-meuble !
- Tu te dévergondes Shintaro, sourit le rouge, deux verres d'Absolut influent sur tes propos.
- Je crois que je suis trop fatigué, soupira le vert en se massant les tempes
- Bon allez Aominecchi ! reprit Kise en tirant deux fois plus sur son bras
- Aomine-kun… »
Le passeur le regardait droit dans les yeux. Comment se faisait-il qu'il n'y avait que lui qui était capable de le convaincre de la sorte ?
L'intervention du turquoise ne plut pas à Akashi mais il n'en montra rien. Cela le frustrait assez déjà de ne pas pouvoir parler comme il fallait avec Tetsuya. Il prenait son mal en patience. Pas la peine de rajouter une dose d'énervement avec Daiki par-dessus.
Une fois dans le placard, le blond prit la parole.
« On a beau être dans le noir, je sais que tu fais la tête Aominecchi !
- La ferme ! Et dégage ton pied, tu m'écrases !
- Tu es méchant Aominecchi ! Et ta main sur ma figure, tu crois qu'elle est à sa place peut-être ?
- Pousse ton coude !
- Enlève ton épaule ! »
Des bruits sourds se répercutèrent à l'extérieur. Pour les adolescents, il ne faisait nul doute que les deux autres se battaient.
« AIEUH !
- Tu n'avais qu'à pas m'étrangler Kise !
- Mais tu étais en train de me mordre la main !
- Et le coup de pied dans mes bijoux de famille juste avant, je l'invente peut-être ?
- C'était avec mon genou ! Et puis pour le peu que tu t'en sers Aominecchi…
- TOI ! TU VAS VOIR ! »
Les coups se distinguèrent plus audiblement, les grognements et les cris aussi.
« On dirait quand Aka-chin se disputait avec Kuroko-chin, mais en plus bruyant »
L'homme invisible prit des couleurs et évita le regard insistant des yeux hétérochromes.
« Cinq minutes au Paradis ? C'est Cinq minutes en Enfers ouais !
- J'étais sûr que tu la ferais celle-là Aominecchi…
- Même dans la vie avec toi c'est un enfer ! Alors dans un placard…
- Idiot ! fit la voix de Kise
- Crétin ! répondit celle d'Aomine
- Égoïste !
- Pleurnichard !
- As de pacotille !
- Copieur de mes deux !
- Aominecchi ! gémit le blond, tu es blessant !
- C'est fini ! » leur lança Midorima à la fin du chrono
Le mannequin et le dunker sortirent en trombe, s'étalant de tout leur long par terre, des griffures et des morsures un peu partout.
« On ne peut pas vous laisser seuls cinq minutes, soupira Akashi
- Tu peux parler Akashicchi ! Toi et Kurokocchi, c'était plutôt violent ! »
Sourire. Frissons. Colère.
« Alors, à qui le tour ? On tient longtemps pour de l'Absolut, on est trop fort !
- Je te signale Kise que tu as bien trinqué au début…
- Je sais Midorimacchi, c'était le temps d'adapta… »
Une chute de corps les fit sursauter. Murasakibara, qui était vert comme un kiwi, venait de s'effondrer.
« En même temps, vu comment il a vomi… rétorqua le vert, insensible
- Ouais… ce crétin mange trop... approuva le bleu
- Tetsuya, Ryouta, à votre tour »
Kise s'engouffra à l'intérieur mais le passeur se fit plus hésitant. La dernière fois qu'il était rentré dans ce placard, il avait dévoré les lèvres de son binôme. Rien que cette pensée faisait renaître un feu à l'intérieur de lui.
« Bon, tu viens Kurokocchi ? »
Il rentra.
Dans le noir, Kise fut pris d'un coup de fatigue, surtout après sa dispute avec l'As qui avait puisé dans ses dernières forces. Il bailla fortement, laissant soin au passeur de sentir son haleine. Et Kuroko fut apaisé dans l'obscurité, sans le regard scrutateur et diaboliquement pervers par moment du rouge. Il ferma les yeux un moment, bercé par la chaleur corporelle de son ex-coéquipier.
« Tetsuya, Ryouta, vous pouvez sortir » leur ordonna leur ex-capitaine au bout des cinq minutes réglementaires
Aucune réponse. Des ronflements s'élevèrent.
« C'est Murasakibara, informa Midorima
- Non. Ça vient du placard. »
Akashi ouvrit la porte ils virent les deux adolescents, endormis l'un contre l'autre. Le rouge sortit son téléphone et prit une photo.
« Allez, sortons-les de là… Shintaro, aide-moi. »
Akashi rentra le premier pour saisir Kuroko, qui était léger, il devait le souligner. Il redessina d'un mouvement discret les lettres qu'il avait inscrit dans son dos à travers son t-shirt, puis il le déposa sur le sol, près du géant assoupi. Avec beaucoup moins de douceur, Midorima avait balancé Kise sur le sol qui avait poussé un gémissement dans la rencontre tête/carrelage.
« Bien, je retire leur prénom… c'est donc à vous, Shintaro et Daiki, dit le meneur en vérifiant son portable
- Vivement que ça se termine » bailla le bleu en se levant, imité par le vert
Une fois à l'intérieur, ils luttèrent pour ne pas sommeiller non plus, surtout qu'ils étaient incités par le calme et les ronflements des autres.
Mais Midorima se souvint de quelque chose. Et cela l'empêchait de penser qu'il se trouvait dans le noir, loin de son objet chanceux du jour.
« En fait Akashi, dit-il depuis derrière la porte, une de tes phrases est tombée la semaine derrière lorsque tu étais… enfin…
- Laquelle ? le coupa t-il, n'aimant pas tourner autour du pot et encore moins réentendre qu'il s'était effondré le premier
- Tu as dit qu'une personne avait menti lors de la première soirée, au sujet d'une des affirmations.
- Comment ? Je n'ai pas été au courant moi ! s'énerva l'As
- Evidemment crétin, tu dormais ! Et pas besoin de crier, je suis en face de toi !
- C'est faux, répondit le rouge avec un sourire. Je n'ai pas dit qu'une des affirmations était un mensonge. J'étais dit qu'une des affirmations était fausse.
- C'est pareil ! bougonna le bronzé
- Absolument pas.
- Quelle est cette phrase ? demanda le shooter
- A vous de la trouver.
- Mais qui l'a dite ?
- Mystère. Vous m'avez élu le plus secret d'entre nous six n'est-ce pas ? Souvenez-vous, à la troisième soirée. Ça continue. »
Midorima soupira. Non mais vraiment, pourquoi est-ce qu'ils avaient fait cette énorme bêtise ? Ils auraient dû parier qu'Akashi prendrait cette nomination au pied de la lettre pour leur faire regretter amèrement leur choix plus tard.
Le silence fut de retour et le shooter n'était pas plus avancé. Aomine se creusa la tête lui aussi mais avec la fatigue et l'alcool, ce n'était même pas la peine de chercher.
Mais le superstitieux avait une autre question à poser, et celle-ci allait sûrement moins amuser le Rakuzan…
« Akashi. Que s'est-il vraiment passé dans le placard avec Kuroko ? »
Un ange passa et le vert commença à se dire qu'il aurait mieux fait de s'abstenir, surtout que le bleu collé à lui – et qui prenait toute la place – s'était crispé, il le sentait.
« Pourquoi me poses-tu cette question Shintaro ? »
Midorima n'arrivait pas à définir le ton de son ex-capitaine, s'il était énervé, dangereux ou impassible. Difficile une faire quelconque différence de toute façon… même quand il se tenait en face.
« Simple curiosité.
- Tu veux vraiment le savoir ? cracha Aomine, c'est bien simple. Akashi a forcé Tetsu à l'embrasser ! »
Midorima ouvrit de grands yeux de surprise. Certes, il s'en était douté mais ne pensait pas en avoir confirmation un jour. De l'autre côté de la porte, c'était un calme plat. Un calme inquiétant. Un bruit métallique se fit entendre.
« Finalement, tu ne t'es pas calmé Daiki. »
Cette fois-ci, la voix était officiellement dangereuse.
« Es-tu choqué Shintaro ?
- …pas vraiment…
- Tu l'as forcé à t'embrasser ! répéta l'As avec plus de force
- Qui te dit que je l'ai forcé ? répliqua le rouge avec un sourire que les deux joueurs devinèrent aisément
- Tu mens… Tetsu n'est pas masochiste et il ne t'aurait jamais embrassé volontairement ! Je suis sûr que tu l'as menacé !
- Qui essayes-tu de convaincre Daiki ? Moi… ou toi-même ? »
Midorima se sentait prit entre deux – et il ne parlait pas d'Aomine et de la planche du placard. Il assistait à un affrontement qui le dépassait. Pourquoi se battre pour Kuroko ? Akashi et Aomine étaient deux possessifs. Jusqu'où étaient-ils capable d'aller pour s'approprier le passeur qui n'avait rien demandé à personne ?
Et si Akashi avait effectivement embrassé Kuroko et inversement, était-ce des sentiments véritables ou simplement une distraction pour affirmer sa domination, et faire enrager l'As par la même occasion ? Le vert n'excluait pas cette hypothèse.
« Un jour Akashi, tu me le paiera ! gronda le basané
- Mes ciseaux sont prêts.
- Tu ne sais utiliser que ça ! C'est facile de se cacher derrière des armes ! Tu ne sais pas te battre réellement ! Et tu oses te prétendre absolu ?! »
Oulà. Il était peut-être allé un peu loin-là. Même le tireur retenait sa respiration.
Silence de plomb. Le superstitieux crût entendre une mouche voler.
« Il vous reste une minute vingt-neuf dans ce placard. Profite de ta dernière minute de paix Daiki. »
Ce dernier déglutit difficilement et entendit le shooter râler.
« Tu étais vraiment obligé de m'entraîner dedans ? Hé Akashi ! Je n'y suis pour rien moi ! J'ai juste posé une question !
- Bien sûr que si Shintaro. J'avais formellement interdit quiconque de dire à Tetsuya que je lui avais volé un baiser lors de la première soirée, pour pouvoir le lui rappeler moi-même à ma façon plus tard. Et j'ai pu constater que mes ordres ont été passés outre. »
Un vent glacial sembla s'engouffrer dans le placard.
Et zut. Kuroko avait parlé. Il ne restait plus qu'à essayer de sauver sa peau.
« Je…mmh… je n'y suis pour rien, se défendit Midorima. C'était une des phrases de Kise qui est tombée et Murasakibara n'a pas su se taire…
- Très bien. Dans ce cas-là, vous êtes fautifs tous les trois. La semaine prochaine, nous réglerons ça tous les quatre. En attendant, je vais m'occuper de toi Daiki.
- En fait, c'est de ta faute Midorima ! gronda le bleu. Pour la semaine dernière, mais aussi pour là ! Tu l'aurais fermé, ça ne serait pas revenu sur le tapis !
- Tu plaisantes j'espère ?! C'est TOI qui as avoué ce qu'il s'était passé dans le placard ! J'ai posé la question à Akashi et c'est toi qui m'as répondu !
- C'est pareil !
- Ne me met pas ton futur meurtre sur le dos, c'est entièrement à cause de toi ce qui va arriver ! »
Aomine voulu attraper son binôme par le col mais il perdit l'équilibre et heurta la porte qui s'ouvrit sous son poids, se ramassant sur le sol en compagnie de Midorima. Voyant qu'ils étaient dehors avant le temps écoulé, le vert bougonna et se leva.
« Ce n'est pas vrai ! Encore ! Ça, c'est parce que mon porte-bonheur est loin de moi ! Je vous avais prévenu pourtant !»
Mais le bleu était déjà debout, à l'exact antipode du rouge qui le regardait comme une panthère en action, prête à bondir sur son repas.
« Je vois que tu veux souffrir plus tôt Daiki. Es-tu sûr de ne pas être masochiste ? »
Alors qu'il s'apprêta à dégainer son objet fétiche, le vert lui passa devant et se mit à poursuivre le dunker. Ce dernier, par instinct, prit la fuite.
« Qu'est-ce que tu me veux toi ? s'énerva l'As, tu ne vois pas que j'ai déjà des problèmes ?
- A cause de toi on va boire ! lui lança-t-il alors qu'ils engageaient une course poursuite autour de la table
- …Attends… pourquoi je cours alors qu'avec ta force de mouche je ne risque absolument rien ? se questionna t-il à voix haute en se stoppant, c'est plutôt moi qui devrait te faire la peau ! Tout ça c'est à cause de toi ! reprit-il en inversant les rôles
Midorima s'arrêta et se mit à courir dans l'autre sens. Maintenant, c'était lui qui se faisait poursuivre, et Akashi se régalait de la scène devant lui. Le shooter attrapa un coussin au passage sur le canapé, fit un de ses lancers dont il avait le secret et Aomine se le reçut en pleine face, le faisant hurler de colère. Il accéléra la cadence pour l'attraper malgré que le vert ai gagné du temps. Négociant difficilement un virage, Midorima se dirigea dans le couloir et partit s'enfermer dans les toilettes. Le bleu tambourina contre la porte.
« Sors de là espèce de lâche !
- Je sauve ma vie, nuance ! justifia t-il de depuis sa pièce. Préviens-moi quand Akashi en aura fini avec toi pour que je puisse sortir. »
Gloups. C'est vrai qu'initialement, c'était le rouge qui devait lui régler son compte. Il jura puis se rendit dans le salon, en esquivant de justesse un ciseau à son arrivée.
« Dommage que tu ais bougé au même moment. Cela t'aurait épargné milles et une tortures.
- Tu peux essayer de me blesser autant de fois que tu veux Akashi, je n'abandonnerai pas la bataille »
Cela fit sourire son bourreau.
« Vraiment ? Mais qui te dis que tu ne l'as pas déjà perdu ? »
Aomine fronça les sourcils.
« Vois-tu Daiki, tu peux croire, t'imaginer ce que tu veux, te créer n'importe quelle fabulation pour ce qu'il s'est passé dans le placard. Tu n'y étais pas. Et heureusement. Tu aurais… comment dire… gâché l'ambiance. »
L'As ne disait rien. Même s'il n'avait bu qu'un verre, la vodka agissait sur lui depuis le début, d'où toutes ces réactions spontanées qu'il avait eu. Il devait faire attention à ne pas réengendrer la colère d'Akashi. Qui sait ce qui pouvait advenir ? Il n'y avait plus aucun témoin. Bon, appart un planqué dans les toilettes mais qui ne servait à rien. Une plante verte ou Midorima, c'était exactement pareil.
« L'alcool peut en faire faire des choses, continua le meneur comme s'il avait lu dans ses pensées, pour Tetsuya, cela peut l'aider à se dévoiler un peu plus, à se lâcher davantage. »
Ils jetèrent un œil vers l'endormi avant de reprendre puis il se rapprocha d'Aomine, à quelques centimètres de lui.
« Tetsuya m'appartient. Que tu le veuilles ou non.
- Toujours ta même phrase toute faite hein ? Et si lui ne le veux pas ? répliqua t-il, le visage tout aussi menaçant que le Rakuzan en face de lui
- Et pourquoi ne voudrais-t-il pas ? sourit vicieusement le rouge
- Je pourrais t'en donner des tas… »
Akashi laissa un rictus sur son visage, énervant le plus grand. Il n'avait pas répondu à sa question. Le rouge lui servit un verre qu'il lui tendit.
« Bois Daiki.
- Honnêtement, j'ai juste envie de te le balancer à la tête… »
Ce fut à son tour de froncer les sourcils. Aomine fut au moins content de lui avoir fait perdre son sourire et il le bu à vitesse grand V pour passer à autre chose. Il le reposa une fois fini.
« Je ne sais pas à quoi tu joues Akashi mais je ne te laisserai pas faire.
- C'est ce qu'on verra. »
Un mal de crâne compressa le basané qui grimaça en prenant sa tête en ses mains.
« C'est… c'est à nous deux d'aller dans le placard… essaya t-il de continuer
- Je ne pense pas que cela soit nécessaire au vue de ton état. Et puis, nous n'avons pas besoin d'être enfermé seul pour rentrer en conflit. Le salon entier est là pour ça » dit-il de nouveau amusé
Aomine lutta du mieux qu'il put pour rester conscient mais la vodka le grignotait de l'intérieur. Il était énervé de tomber après seulement deux verres d'alcool. C'était rageant.
Il s'écroula sur le dos, mains et bras ouverts.
Content, Akashi se leva. Avec un verre d'Absolut à son actif, il gagnait haut la main. Et il était sûr qu'il aurait encore pu continuer longtemps. Attrapant son téléphone, il fit sa rituelle petite séance-photo. Il prit soin de soulever le t-shirt de Kuroko sur son dos pour prendre sa phrase, et non celle d'Aomine. Il s'accroupit près du passeur et passa sa main dans ses cheveux en plissant les lèvres. Il avait une discussion à finir avec lui.
« Cette victoire rétablie l'ordre des choses. Tu n'as eu qu'un coup de chance la semaine dernière Tetsuya, qui ne se reproduira pas. »
Le rouge se remit sur ses jambes et se dirigea vers sa salle de bain pour se laver.
« Y…y a l'autre… dans… les toilettes… » fit faiblement la voix du dunker avant de retomber au pays des songes
Akashi leva les yeux au ciel et s'y rendit. Cet idiot avait fermé la porte à clé et il était impossible d'y rentrer, et aucun bruit n'y parvenait.
« Une mauvaise journée pour les Cancers… et quand est-il pour les Sagittaires… » soupira le rouge, fatigué, en revenant dans le salon
Après un nouveau pivotement de tête vers le passeur, il sourit de nouveau.
« Une mauvaise journée… vraiment ? »
Vivement la semaine prochaine...
Mots de la fin : Voilà ! :p Ce n'était pas trop long ? Il faut dire que j'avais beaucoup de chose à dire alors je n'ai pas trop fait attention au nombre de page. La qualité avant tout !
J'espère que vous avez autant pris plaisir à le lire que j'ai pris plaisir à l'écrire ! Comme toujours, n'hésitez pas à me donner votre avis sur ce chapitre ! Pour le prochain, je ne sais pas quand il sortira, mais il est en cours d'écriture ! :)
Merci de votre lecture !
