Chapitre premier : Ce ne sera pas une surprise, je commence par Lily. Découvrez le début de ces vacances.
Au cas ou, vous aurez oublié ce qu'elle fait ici ?... Voici le chapitre qui précède...
Ne jamais dire jamais à un Potter (Tome 1) : Ch 46 : Son nom est Potter.
A vos reviews...
1. Retour à la case départ
- J'en étais sûr ! Tu ne serais pas un peu maso ?
Lily, après avoir sursauté, souffla bruyamment et remit sa baguette, légèrement sortie de sa poche, à sa place. Elle regarda son interlocuteur et décida de changer de sujet.
- « Te… »
- Arrête, on est dans un quartier moldu.
Lily, qui avait dégainé sa baguette à nouveau, s'empressa de la cacher en se frappant le front. Habiter chez des sorciers dans un quartier de sorcier et avoir la liberté de jeter des sorts sans avoir de problèmes a justement failli lui en causer un. Elle avait certes reçue une lettre en début de l'été lui déclarant qu'il était interdit aux étudiants du premier cycle de formuler un sort en présence d'un moldu, seulement Lyall Lupin avait écrit à la secrétaire du ministre qu'il y avait eu erreur ; qu'aucun sorts ni incantations n'avaient été formulées et qu'aucun moldu n'était à des kilomètres de cette maison.
Lyall avait Lily devant les yeux depuis le début de la matinée, il n'avait vu sa baguette nulle part, mais ce qu'il ignorait était que la jeune fille essayait justement d'apprendre des sorts informulés sans qu'elle ne dirige ladite baguette vers le vase visé. La jeune rousse de seize ans avait remarqué que le vase ne se remplissait pas de fleurs malgré son incantation informulée, mais la lettre qui avait été reçue, lui avait prouvé que sa magie circulait dans l'air il suffisait d'améliorer son incantation.
- Tu voulais faire quoi ? Demanda Rémus.
- J'allais te lancer un « Tergeo ». Tu as encore du sang sur cette cicatrice, tu ne te regarde jamais dans un miroir ?
Rémus sourit légèrement et la tira par le bras.
- Qu'est-ce que tu fais ici ?
- Comment tu m'as trouvé ?
- Ce n'était pas compliqué, tu ne parles presque pas depuis deux jours et ensuite tu disparais. ça ne te rappelle pas ce que tu avais fait à ton oncle l'année dernière en été?
Lily le regarda et haussa ses épaules.
- Je devrais arrêter de te raconter autant ma vie. Lança-t-elle en mettant les mains dans les poches de son Jeans.
- Tu sais que ton ex meilleur ami habite encore ici, donc la visite de courtoisie à ton ancienne maison aurait pu se transformer en combat.
- Severus ne me ferait rien, Rémus.
- Je ne parlais pas de lui. Déclara le jeune blond. Si ça se trouve c'est toi qui risque de le provoquer.
Lily haussa les épaules à nouveau.
- Allez Lily, fais-moi plaisir et rentre, je ne suis même pas sensé me lever du lit. Tu le sais.
- Tu essaies de me faire du chantage affectif ?
- Allez, rentre Lily, je suis fatigué.
- N'aies pas peur Rémus ! J'en ai pour une demi-heure. En plus Rogue, n'est pas là.
- Comment tu le sais ? Demanda Rémus effrayé.
- Il passe un stage pour les cours de Legilimancie, en réalité il n'a pas encore commencé, puisqu'il doit d'abord apprendre l'occlumancie.
- Comment tu sais tout ça ?
- Il a réussi à avoir de meilleures notes qu'Alice. Elle connaissait le programme par cœur, mais il a été meilleur qu'elle.
- Il est motivé à ce qu'il parait !
- Ouais ! Ecoute Rémus, je vais rentrer je t'assure, j'ai juste besoin de faire un petit tour dans la maison.
- Tu veux y revenir ? Tu es entrain de chercher un moyen d'y revenir ? De la reconstruire ? C'est ça ?
Lily ne put s'empêcher d'admirer encore une fois son sens développé. Ce qu'elle appréciait par-dessus tout, était que le ton de sa question était seulement empli de curiosité et pas de jugement. Pas comme Alice, qui la traitait d'anormalement folle à chaque fois qu'elle lui parlait de cette idée.
- Oui.
- Bien, alors, je t'aiderai ok ? Mais écoute, j'ai un mauvais pressentiment, on rentre maintenant. Je pense que tu es observée.
- Je pense que tu deviens plus paranoïaque que Marlène.
Il l'ignora et avança en lui montrant le chemin d'un signe de tête. Elle le suivit en boudant et dans le coin de la rue, elle aperçut Frank.
- Il fallait que tu appelles du renfort ? Demanda-t-elle à Rémus en roulant des yeux.
- Il a le droit d'utiliser sa baguette, lui…
- Lily. Salua Frank d'une voix joviale.
- Je suis juste venue voir la maison, pas la peine d'en faire tout un plat quand même. Rémus tu abuses !
- Elle est de bonne humeur à ce que je vois ! Lança Frank en les poussant entre deux maisons de briques.
- Ça dure depuis deux jours, c'est magnifique !
- Arrêtez de parler de moi comme si je n'étais pas là. Murmura Lily d'une voix lasse.
- Allez Lily, on s'inquiète pour toi, c'est tout, tu m'as materné pendant trois mois je peux bien faire ça pendant trois minutes pour toi. Et on te prend pas pour une suicidaire, moi aussi j'ai retourné la chambre où mon père a été tué une million de fois, à la recherche de je ne sais quoi. Jusqu'à ce que ma mère m'interdise d'y poser les pieds.
Lily soupira et sourit à Frank puis déposa un baiser sur la joue de Rémus.
- Merci de vous inquiéter, mais je vous jure que je ne perds pas la tête. J'ai un plan, c'est tout.
Frank inspecta les lieux du regard, ils étaient bien camouflés derrière les bennes à ordures à présent, à seulement deux pas de la maison de Severus. Lily jeta un dernier petit coup d'œil et ne put s'empêcher de ressentir un pincement en pensant à la mère de ce dernier. Elle n'eut pas le temps d'approfondir sa pitié qu'elle tourbillonnait déjà.
- On est arrivé. On se voit tout à l'heure avec Alice ? Demanda Frank à Lily.
Rémus se tenait la tête, c'était la deuxième fois qu'ils transplanaient avec quelqu'un cet été mais il avait toujours autant le tournis. Lily acquiesça à l'adresse de Frank et s'approcha de Rémus, elle passa son bras sous son épaule et l'aida à franchir la petite maison qu'elle partageait avec lui et Lyall Lupin.
- Désolée Rémus. Allez, je t'emmène dans ta chambre.
- Si James entendait cette phrase, il serait vert. Déclara Rémus en souriant.
Il s'arrêta en regardant l'expression de Lily et pouffa de rire. Depuis le début de l'été dès qu'il parlait de James Potter, elle tentait de prendre une expression neutre qui était tellement fausse et mal éconduite que Rémus devenait encore plus ancré dans ces certitudes concernant leurs sentiments l'un envers l'autre.
- Par contre, si moi je l'entends vous dormez sur le perron tous les deux. Tu étais où jeune fille ? Tu as obligé le pauvre fainéant de mon fils à se lever de son énième sieste ?
Lily éclata de rire pour la première fois de la journée.
- J'étais revenu voir les débris de mon ancienne maison.
- Quel romantisme ! Lança Lyall Lupin en entrant dans la cuisine. Laisse le petit loup dans le canapé, je vous ramène le goûter.
- Attends Lyall, je vais t'aider.
- J'arrive aussi. Lança Rémus en souriant.
- Non, reste, tu as besoin de repos mon fils. La nuit va être longue. Dit soudain le père avec un ton sérieux.
Lyall utilisait souvent l'humour pour se moquer de l'état de Rémus ; il ne voulait pas que son fils se sente différent et anormal, et la venue de Lily avait aidé encore plus à débrider le lycanthrope qui passait des étés durs depuis sa jeune enfance.
Ils s'assirent dans le petit salon, burent du thé, discutèrent de tout et n'importe quoi, puis Lyall demanda à son fils de descendre avec lui dans la cave. Lily prit la permission d'aller rejoindre ses amis sur le Chemin de Traverse et promit de revenir accompagnée par Frank avant vingt heures.
Lyall aimait Frank Londubat comme son fils, il connaissait son père et sa mère et il avait été profondément touché par la mort de ce dernier. Le jeune garçon avait bien sûr suivi les pas de son père dans le combat pour la justice et tout naturellement il se préparait à devenir auror, après l'obtention de son diplôme de Poudlard. Ainsi, lorsqu'il avait promis de garder un œil sur Rémus et Lily cet été, Lyall avait été plus tranquille. Il ne connaissait pas Lily, avant de l'avoir accueillie chez lui, il savait que c'était une amie de son fils, la seule qui connaissait pour son état et que Rémus appréciait beaucoup. Lorsqu'il avait appris qu'elle était en plus préfète, il avait été plus rassuré en se disant que la jeune fille serait de meilleure influence que ces maraudeurs qui accompagnaient son fils partout, mais en accueillant la jeune fille chez lui, il comprit que tous les adolescents peu importe leur degré de sérieux avaient quelque chose d'indomptable en eux.
Lily rentra dans la petite chambre qui lui était dédiée afin de changer de blouse, avant de sortir. Elle habitait dans un petit espace qui était utilisé comme buanderie auparavant, et que le père de Rémus avait transformé en petite chambre pour elle. Elle y avait un lit, une petite commode avec une lampe de chevet et une petite armoire où elle n'avait mis que la moitié de ces vêtements. Elle ouvrit cette armoire et aperçut une photo qui lui rendit son sourire.
- Lily.
Elle s'approcha de la porte et ouvrit au grand blond aux traits tirés.
- Je peux te parler ?
- Bien sûr. Dit-elle en le suivant au salon.
Il l'invita à s'asseoir mais lui resta debout, alors elle leva les yeux vers lui et vit que Rémus ressemblait énormément à son père.
- Je sais que tu as besoin d'un chez toi, que tu as du mal à t'habituer à un monde entièrement sorcier et que tu veux sûrement un peu plus de liberté ou d'espace.
- Non… Je…
- Attends… Je sais ce que c'est, crois-moi ! Mais tu n'as que seize ans jeune fille et pour l'instant, il y a plus important que la liberté et l'espace, c'est la vie d'abord. Je sais que tu n'aimes pas entendre que le danger devient de plus en plus présent à l'extérieur, je sais ! Mais c'est vrai ! Et je sais que tu as voulu passer tes vacances entre chez Alice Fawley et nous, que ta meilleure amie te manque et que tu étais déçue de ne pas pouvoir y aller, mais je ne fais pas ça pour te punir.
- Je sais Lyall, crois-moi, j'ai peut-être seize ans mais je crois que je suis beaucoup plus mature que je ne le veux. Je sais que si j'étais parti chez Alice, j'aurai plus de liberté, je ferai plus de bêtise et je pourrais même être plus en danger, puisqu'il n'y a presque jamais d'adulte, je sais aussi que je ne pouvais pas juste habiter dans l'un des lofts des Potter, parce que je pourrais être en danger ou pire je pourrais me mettre à être une vrai adolescente à problème et je sais que ce ne sont pas mes amis qui ont décidé de ça entre eux, comme m'a dit Rémus.
- Ah bon ?
- Oui, je sais que l'idée vient initialement d'eux mais que c'est Professeur Mcgonagal qui a tranché et qu'elle vous a dit non lorsque j'ai demandé à aller chez Alice.
- Effectivement.
- J'apprécie qu'on ne me mente pas, je t'assure Lyall je comprends.
- Ben, il était temps, il t'a fallu près de trois semaines pour comprendre qu'il fallait me tutoyer donc pour le reste c'est normal que je me pose des questions.
Lily sourit et enfin, Lyall daigna s'asseoir en face d'elle.
- Bien. Donc, tu veux récupérer ton ancienne maison ?
- Oui. Pas pour la liberté, l'espace ou les amis, je t'assure.
- Mais pour les souvenirs ?
- Oui… Avoua Lily. Je sais, c'est glauque, mais c'est tout ce qui me reste d'eux. Murmura Lily.
- Je comprends. Alors nous trouverons une solution. Maintenant, je te laisse vaquer à tes occupations, et je ne te rappelle pas le couvre-feu pas vrai ?
Lily acquiesça et se leva.
- Merci pour… Vraiment… Tout.
Lyall sentit la voix émue de Lily et lui lança un regard bienveillant.
- Ne me remercie pas brave fille. C'est tout à fait normal.
Elle rentra dans sa chambre ouvrit son armoire à nouveau quand une chouette qu'elle n'avait jamais vue vint frapper à sa fenêtre. Elle ouvrit et prit le paquet en tendant un morceau de pain à la chouette qui partit en hululant.
Lily s'assit sur son lit et tourna l'enveloppe dans tous les sens. Il n'y avait rien d'écrit, elle ouvrit l'enveloppe et vit quelques chose briller au fond, elle s'empressa de farfouiller et sortit un bracelet. Son bracelet ! Le bracelet de son mystérieux inconnu. Elle se mit à sautiller sur place et refouilla l'enveloppe, elle en sortit un tout petit bout de papier et lut.
« Un petit bout d'été, je te rends ta Polynésie, à dieu Evans Lily. »
Le mystérieux inconnu du bal est de retour...
Prochain chapitre, semaine prochaine.
