Disclamer : Les personnages appartiennent à Tadatoshi Fujimaki. Je ne touche pas d'argent en écrivant cette fic.

Mot du début : Toc toc toc ...*passe une tête* Il y a quelqu'un ? Encore un an après ?

Euh... bonjour tout le monde ! *évite une tomate* Je suis désolée ! Je sais que mon absence est totalement inexcusable mais j'ai vécu une année riche en travail à tire larigot ! Et pour écrire, il fallait vraiment se replonger, vivre la fic et je n'avais pas le temps pour cela. J'ai eu des hauts et des bas au moral et heureusement que vous étiez là - sans le savoir - pour me le remonter. J'avais terriblement envie continuer mon histoire et par des piqûres de rappel, vous me rappeliez que vous étiez la pour attendre la suite - heureusement ! Car j'en avais bien besoin !

Vous êtes des lecteurs géniaux et j'ai beaucoup de chance de vous avoir. Croyez-moi. Je doute très souvent - comme maintenant par exemple - et vous arrivez toujours à me rassurer. Je vous remercie énormément. Pour tout.

Et qu'ai-je vu ? La barre des 1000 reviews a été dépassée ? kdrpzeswù^wsefu... *déconnexion du cerveau d'Ano'*

Vous êtes des fous !

Donc c'est avec une éternelle boule au ventre et beaucoup d'émotion que je vous présente mon nouveau chapitre. J'espère - je croise les doigts - pour qu'il vous plaise. Ce sentiment qui me torture les entrailles ne m'avait pas manqué par contre !

Ce chapitre bat tous les autres en terme de longueur. Accrochez-vous car il fait environ 35 000 mots.

Oui oui... plus de 85 pages Word (surtout que je suis fan des dialogues vous savez !)

Si vous me cherchez, je suis à la fin du chapitre en train d'angoisser xD

Je vous souhaite une bonne lecture !


« T'en tire une gueule Midorima ? Ça va pas ? s'esclaffa Aomine en lui donnant un coup de coude.

- Mmh. »

Le vert avait effectivement une expression très apathique, bien marquée, ce qui était inhabituel lorsqu'on le connaissait ne serait-ce qu'un peu.

« C'est d'aller chez Takao qui te mets dans une telle joie ?

- Dai-chan, laisse donc Midorin tranquille.

- Non mais avoue que c'est drôle de voir Midorima avec cette tronche ! pouffa le bleu.

- Tais-toi. »

La voix du lunetteux claqua sèchement dans la nuit noire.

« Nous sommes bientôt arrivés, signala Akashi en jetant un regard sur son téléphone qui faisait office de GPS provisoire

- Oui, c'est à droite il me semble, reprit le shooter toujours aussi austère

- Tu n'es jamais allé chez Takao Midorin ? demanda Momoi

- Une fois ou deux il me semble mais je ne m'en souviens plus.

- Je me demande si on sera les premiers arrivés » fit la jeune fille, songeuse

Midorima avait voulu accompagné Akashi malgré leur discussion houleuse d'il y a une semaine. Surpris que l'Empereur accepte avec son faux prétexte de « Je ne veux pas être le premier arrivé chez Bakao », ils avaient donc convenu d'un point de rendez-vous. A quelques pas de l'arrivée, ils avaient rencontré Aomine et Momoi qui avaient fait de même de leur côté. Aussitôt ensemble, Midorima n'avait pas loupé l'échange de regards silencieux que s'étaient envoyés les deux ex-coéquipiers - la présence de Momoi semblant gêner à ce que tout soit dit à haute voix. Ils marchaient maintenant vers leur hôte d'un soir.

« C'est là, indiqua Midorima, agacé, reconnaissant les lieux

- Et bien sonnons ! » sourit Aomine de toutes ses dents

Il s'exécuta donc en appuyant sur la sonnette quelques secondes où un bruit strident se fit entendre.

« J'arrive ! » lança une voix enjouée étouffée par le bois épais.

Un bruit de loquet se fit entendre puis la porte s'entrouvrit.

« Salut ! s'exclama joyeusement le brun à la vision de la petite troupe. Vous êtes en avance !

- Qu'est-ce qu'elle fait là elle ? » fit la voix froide du vert

En effet, l'organisateur de la soirée de ce soir n'était pas seul à les accueillir sur le pas de la porte. Une jolie blonde élancée se trouvait à ses côtés, habillée avec un débardeur bleu et un pantalon noir. Ses longs cheveux blonds tombaient en cascade autour de son visage, lui arrivant jusqu'aux hanches.

« Ta bouche Dai-chan, grommela son amie en lui donnant un coup de coude dans les côtes.

- Aie… hé… attendez… j'ai loupé un épisode là ?

- Je pensais qu'elle ne serait pas là, dit Midorima les dents serrées

- Mais tu sais bien qu'elle vit avec moi Shin-chan ! sourit ce dernier bien trop espiègle

- Bonjour ! fit la jeune fille avec un léger accent. Enchantée ! »

Aomine fut surpris lorsque l'inconnue s'approcha de lui pour lui faire une bise sur la joue puis sur celles de ses camarades.

« Euh… salut. »

Puis il se retourna vers l'hôte, ne masquant même pas son effarement.

« Attends… t'es maqué Takao ? Depuis quand ? »

Ce dernier explosa de rire en s'accrochant à la porte accompagné de la blonde tandis que Midorima croisait les bras en les fusillant du regard.

« C'est sa correspondante, répondit Midorima.

- De France n'est-ce pas ? »

Tout le monde se tourna vers Akashi qui venait de prendre la parole. La jeune fille se calma et s'attarda un peu trop sur le regard de rubis qui semblait la sonder de l'intérieur. Ses poils sur ses bras se redressèrent malgré elle.

« Effectivement, sourit la jeune fille. Je m'appelle Camille et je…

- Et je vous présente l'ennemi-love-interest de Shin-chan ce soir ! sourit-il en saisissant l'adolescente par la taille tandis que cette dernière s'accrocha à son cou de manière un peu trop suggestive. Il faut bien que je trouve un moyen de le rendre jaloux !

- C'est ça ! Coupe-moi la parole je te dirais rien ! rit-elle en lui donnant une tape sur la tête qui fit lever les yeux au ciel du lunetteux.

- Tu veux dire que tu as une correspondante juste pour rendre Midorin jaloux ? questionna Momoi

- Bien sûr que non, rétorqua le shooter, mauvais. Je vous avais dit qu'il s'était inscrit à des cours de français du soir non ? Même en n'y allant quasiment jamais, Monsieur a eut le droit a une correspondante. Elle est arrivée mercredi dernier pour la semaine des échanges culturels.

- Ah bon, moi je ne savais pas, commenta la rose. En tout cas vous avez l'air proche, finit-elle par dire avec un sourire

- On s'est tout de suite bien entendu, fit la concernée en faisant un clin d'œil au brun

- Ouais, rigola ce dernier. Elle a le même humour que moi, qui aurait crû !

- C'est pas comme si c'était difficile… maugréa toujours le même

- Dites-le si on vous dérange hein ? lança une voix amusée de derrière la porte

- Je vois que nous ne sommes pas les premiers arrivés » constata Akashi

Takao rit puis ouvrit plus grand la porte pour les inciter à rentrer. La troupe se déchaussa, déposa leurs blousons, ce qui prit plus de temps à Akashi, puis elle pénétra dans la pièce principale.

La bouche d'Aomine manqua de se décrocher à nouveau lorsqu'il aperçut le canapé où des gens étaient déjà assis à leur aise.

Il pivota vers Momoi.

« De la meuf ! J'ai jamais autant vu de meufs dans une seule pièce »

Il se prit de nouveau un coup bien placé.

« Aïe.

- Non mais comment tu parles Dai-chan ! Ce n'est pas de la marchandise ! En plus elles ne sont que deux !

- Avec toi et l'autre ça fait quatre ! Hé ho ! C'est déjà beaucoup pour un mec qui passe sa vie entourée de mecs ! Enfin toi… je sais pas si ça compte vraiment… aieuh !

- Miyaji-senpai ? Otsubo-senpai ? fit Midorima, surprit, en les apercevant.

- Je me suis dit que ça serait sympa de les inviter !

- En fait, on ne va pas jouer que contre Seirin c'est ça ? sourit Aomine, ravit du challenge.

- Yep ! Déjà vous avez dû vous en douter quand je vous ai envoyé un message comme quoi Himuro et Momoi seraient présents !

Midorima se tourna vers son coéquipier, énervé.

« Et elles, qu'est-ce qu'elles font là ? »

Le vert pointa du doigt le canapé où se trouvaient deux jeunes filles assises sur le canapé et semblaient en pleine discussion avec les deux joueurs qui étaient plus qu'enthousiastes avec les deux étrangères. L'une était plus petite, blonde aux yeux verts avec un carré sage et des petites lunettes posées sur son petit nez. L'autre était plus grande avec des yeux marron, avec un carré plongeant noir, une petite veste posée négligemment sur les épaules.

Tout ce beau petit monde avait une bière à la main déjà bien entamée.

« Tiens. Midorima, sourit la brunette avec un léger rictus et zéro accent. Ravi de te revoir aussi.

- Mmpf…

- Je dépanne des amis ! Et je fais plaisir à Camille, ce sont ses copines. Il faut avoir du cœur Shin-chan » dit-il avec trop d'engouement.

Le brun se délectait de l'expression de fureur retenue sur son coéquipier

« Les présentations ! Faut les faire hein ? sourit le bleu

- Yep ! Alors Akashi, Aomine, Momoi, introduit Takao en les désignant du doigt. Je vous présente Solène, dit-il en présentant la plus petite, et Misaki, en montrant l'autre.

- Enchantée, fit la blonde avec un accent très fort contrairement à sa voisine qui se contenta d'un hochement de tête.

- C'est le paradis ici ! s'esclaffa Aomine

- Continue comme ça Dai-chan et je lance un hashtag « Balance ton lourd de soirée », dit Momoi en fronçant les sourcils

- Je te trouve bien grincheuse toi depuis le début, grommela son ami d'enfance. T'as tes règles toi. »

Cette dernière tressaillit et lui donna une avalanche de coup de poing.

« Aie ! Ouille ! C'est bon j'ai compris ! Je me la ferme ! » grogna t-il

Momoi leva les yeux au ciel et se rapprocha de celle portant des lunettes, un sourire avenant sur le visage.

« Bonjour. Alors toi c'est Solène c'est ça ? Tu viens d'où de France ?

- Je… »

La jeune fille sembla chercher ses mots.

« Elle ne parle pas très bien japonais, leur signala Otsubo. Par contre elle maîtrise l'anglais.

- Oh génial… maugréa Aomine

- Je traduis si besoin, dit Misaki en grimpant sur le haut du canapé. Elle demande d'où tu viens en France ? questionna t-elle en s'adressant à son amie en dans sa langue natale.

- Du sud, répondit la plus petite.

- Si vous lui parler doucement ça devrait aller, expliqua son amie aux traits asiatiques. Elle a dû mal à comprendre si vous parlez vite. »

Puis elle reprit.

« A vrai dire, on vient tous du sud, du même lycée.

- Difficile à croire quand on te voit parler, avoua la rose, admirative

- Ma mère est japonaise, mon père français. J'ai vécu quelques années au Japon mais pas suffisamment pour être familier avec le pays. On a déménagé quand j'avais quatre ans mais j'y retourne quelque fois pendant les vacs.

- Je ne savais pas qu'il y avait option japonais en France.

- C'est vrai, opina Miyaji.

- Ça dépend des lycées » sourit la jeune fille.

De son côté, Midorima chopa Takao par le col et l'entraîna quelques mètres plus loin.

« Aieuh ! Shin-chan doucement ! Tu m'étrangles !

- Je croyais que tu avais trouvé une solution pour ce soir, dit-il d'une voix froide, ce qui, au lieu de fait trembler son vis-à-vis, le fit sourire.

- Oui mais non ! Je n'allais quand même pas chasser Camille de la maison sous prétexte qu'on fait une soirée ! Et je pense qu'elle m'aurait mis une mauvaise note sur « Corres'Advisor »

- Est-ce que tu étais obligé de ramener ses amies aussi ?

- Comme je t'ai dis, j'ai dû dépanner deux potes du cours avec qui je m'entends bien. L'un devait aller voir un membre de sa famille à l'hôpital en urgence et l'autre avait d'autres plans de prévus ce soir. »

Midorima se retint de lever les yeux en l'air une nouvelle fois. Aucun des étudiants inscrits à ce cours semblait le prendre au sérieux.

« Et pour faire quoi ? Je peux comprendre pour l'urgence à l'hôpital mais qu'est-ce qui peut être plus important que de s'occuper de ses correspondantes dont on a la responsabilité ? »

Vu la tête de Takao, il sut qu'il n'aurait pas dû poser la question.

« Certaines choses qui se font à deux… bon après ça dépend des goûts de chacun hein ? pouffa t-il

- C'est bon. Arrête-toi là…

- N'empêche, tu viens de te contredire toi-même Shin-chan ! continua t-il sur le même ton. Si c'est ma responsabilité, ce serait moche que je lègue le paquet à quelqu'un d'autre non ?

- C'est moi que tu traites de paquet ? »

Les deux jeunes hommes sursautèrent en voyant le sujet de la conversation derrière eux. Elle attrapa le bras de l'hôte pour le traîner dans la pièce principale.

« Je te signale qu'il y a tes invités qui sont là, tu devrais peut-être t'en occuper. En France, on ne laisse pas les gens seuls dans une pièce pour chuchoter avec un autre ailleurs !

- Je te signale que c'est Shin-chan qui a voulu se retrouver seul avec moi, fit-il remarquer sur le même ton d'humour.

- Mais vous faites quoi là tous les trois ? se marra Aomine. On cligne les yeux deux secondes et on vous perd !

- Tu connais Shin-chan ! Trop timide pour me dire les choses devant vous ! »

Pour toute réplique, ce dernier préféra s'éloigner du brun au risque d'être vulgaire. Il prit place donc sur le canapé près de ses coéquipiers.

« Takao savait que ça n'allait pas te plaire, sourit Miyaji tandis qu'Aomine, Momoi et Solène discutaient de l'autre côté du canapé

- Je ne vois pas en quoi ça te dérange, rétorqua Otsubo.

- Ouais, je ne vois pas non plus. »

Le vert sursauta de nouveau lorsqu'il sentit des cheveux noirs lui chatouiller le cou. Il s'écarta vivement.

« Je ne te savais pas allergique aux femmes Midorima, fit sarcastiquement Misaki… à moins que tu ne sois sexiste ?

- Laisse-tomber, souffla t-il en se levant

- Dis donc toi, tes trois caprices sont autorisés sur le terrain. Pas dans la vie courante » fit Otsubo en fronçant les sourcils

Midorima préféra ignorer les regards sur lui et se leva pour se rendre près d'Akashi qui observait en silence son téléphone dans un coin de la pièce. Il releva ses yeux et rangea son mobile quand il sentit une présence venir.

« Je n'ai pas souvenir t'avoir déjà vu aussi irrité Shintaro.

- Mmph…

- Tu n'as pas besoin de t'inquiéter.

- De quoi ?

- Tu as très bien compris ce que j'ai dit. Ne passe pas pour plus idiot que tu es. »

Le vert pinça les lèvres.

« Est-ce qu'il serait trop demandé de comprendre différemment mon humeur ? »

A vrai dire, peu lui importait ce que lui disait Akashi, il n'en tenait pas rigueur. Il était simplement rassuré que ce dernier ne soit pas resté sur sa colère de la semaine dernière. Le lunetteux le trouvait plus calme. Est-ce qu'il avait réfléchi à leur discussion ? Est-ce que Kuroko avait donné des nouvelles ? Lui n'en avait pas eu depuis son dernier message auquel il n'avait pas répondu. Il aurait bien posé la question mais ne voulant l'entraîner dans sa mauvaise humeur qu'il vivait déjà seul, il préféra y renoncer.

« Et toi ? demanda Midorima. Ça ne te dérange pas que des personnes extérieures viennent jouer à nos soirées ?

- Techniquement, nous sommes chez Kazunari. Et je ne suis pas contre une exception ce soir. »

Même si tout était insinué, Midorima devinait que le rouge faisait référence à l'ambiance de la semaine dernière. Celle d'aujourd'hui permettait d'apaiser les tensions.

Comme un malheur ne venait jamais seul, la grande blonde s'approcha d'eux, tout sourire.

« Hey ! Vous voulez boire quelque chose en attendant les autres ? C'est moi qui fait le service car si on attend que Kazu' le fasse…

- Non merci, répondit froidement Midorima

- Et toi ? demanda t-elle en se tournant vers le plus petit

- Non merci. Nous voulons être à égalité lorsque l'équipe de Seirin arrivera. »

Elle resta un moment à le fixer, droit dans les yeux.

« Qu'y a-t-il ?

- Rien rien ! »

Et elle repartit aussi vite qu'elle était arrivée. Sans émotions, Akashi se tourna donc vers son ancien coéquipier.

« Ai-je quelque chose sur le visage pour qu'on me dévisage ainsi ?

- Non.

- C'est bien ce qu'il me semblait.

- Hé Akashi. »

A l'entente de son nom, le rouge pivota. Celui qui l'avait interpellé n'était autre que l'ancien capitaine de Shutoku.

« Cela va faire un moment depuis la Winter Cup.

- Pourquoi ils disent tous ça, fit remarquer Aomine en grommelant

- Parce que personne ne te dis ça à toi ? fit Momoi en souriant

- Parfois Satsu, je déteste quand tu rentres dans mon cerveau.

- En même temps à la Winter Cup, on ne peut pas dire que tu as fait un parcours brillant… vu comment Kuroko t'a mis au tapis, rappela Midorima

- Une belle branlée ! renchérit Takao

- Est-ce que je vous ai déjà dis ô combien je vous hais tous les deux mais tellement fort ? »

Pendant leur petite discussion mouvementée, le rouge et le plus âgé discutèrent civilement. Mais d'un coup d'œil, Midorima savait que son capitaine n'était pas très à l'aise même s'il en donnait l'impression. Sans doute que revoir la tête de l'Empereur lui rappelait douloureusement sa défaite. Idem pour Miyaji.

Décidément, Akashi ne laissait personne indifférent.

« Bon, est-ce qu'on ne commencerai pas à s'installer hein ? Les autres ne devraient plus tarder.

- Qui doit venir encore ? questionna Aomine

- En plus de Seirin il doit y avoir Tetsu-kun. »

Akashi et Aomine s'échangèrent une œillade et ce dernier jeta un regard précipité à la porte comme si cela allait provoquer son arrivée.

« Je ne sais pas, avoua Takao, je pensais qu'il viendrait avec vous !

- Tu as eu de ses nouvelles ? » demanda Akashi en se tournant vers la rose

Celle-ci agita la tête.

« Non. Je… j'ai oublié de lui envoyer un message, avoua t-elle en se mordant les lèvres. J'ai pourtant reçu un message de Hyuga qui me disait qu'il s'inquiétait lui et Seirin car Tetsu-kun n'était pas venu de la semaine contrairement à…

- Quand as-tu reçu ce message ? »

Elle se pinça les lèvres.

« Jeudi. »

Les trois membres de la GDM se regardèrent.

« Donc tu veux dire que Tetsuya n'est pas venu à Seirin de la semaine ?

- Oui, c'est ce que j'ai compris du moins.

- Mais qu'est-ce qu'il se passe ? interrogea à son tour Takao

- Rien. C'était juste par curiosité.

- Si y a un truc ! s'imposa le Faucon. Déjà Kagami qui était pas là dimanche dernier avec nous.

- C'est vrai, hocha Momoi. Et Tetsu-kun qui n'était pas là non plus la semaine dernière à Seirin…

- Attends voir toi… » fit Aomine en fronçant les sourcils

Cette dernière leva les mains en l'air, coupable.

« Ok j'avoue Aomine, j'étais avec eux les samedis et dimanches soirs.

- Je m'en doutais t'façon quand j'ai su pour Seirin, grommela t-il. Franchement Satsu, t'es pas sérieuse !

- Oh ça va ! J'ai le droit de m'amuser moi aussi ! Vous, vous ne vouliez pas m'inviter ! J'ai dû passer par la gouttière pour m'incruster la première fois !

- Quoi ? C'est vrai ? sourit Takao

- C'est bon, souffla Aomine. On va pas raconter notre vie devant tout le monde ! Revenons plutôt à Tetsu… toi y t'a rien dit Takao ? »

Il avait arrêté de stalker Kuroko depuis que ce dernier avait donné des signes de vie dimanche dernier. En revanche, il n'avait jamais répondu à son texto d'excuse et cela l'emmerdait profondément.

« Ben non. J'ai envoyé un seul message à Shin-chan dimanche dernier… auquel tu n'as pas répondu d'ailleurs, rétorqua t-il en fronçant les sourcils.

- Oui c'est bon, tu m'as déjà pris la tête pour ça lundi Takao…

- Deux fois c'est pas de trop ! … par contre je sais que Kagami est retourné à Seirin cette semaine et que… »

Les têtes de la GDM pivotèrent vers le Shutoku, y comprit son coéquipier.

« Es-tu sûr de ce que tu dis Kazunari ? fit la voix vibrante d'Akashi

- Bah oui ! C'est Hyuga qui m'a envoyé un message dans la semaine pour me prévenir.

- Oui ça je savais par contre, hocha Momoi. J'ai reçu un message aussi.

- Normal, on s'inquiétait quand même quand Seirin nous a annoncé son absence samedi dernier, opina Takao

- Tu me l'avais pas dit pour Kagami, lui reprocha Midorima.

- Malheureusement, le soir tu n'es pas avec moi Shin-chan ! Et en plus je pensais que tu t'en fichais.

- J'étais au courant également, annonça Aomine qui surprit ses deux ex-coéquipiers. J'ai reçu un message de Hyuga mardi aussi.

- Depuis quand tu as son numéro ? s'étonna Midorima

- Depuis la dernière fois… vous voyez ce que je veux dire… »

Depuis la dernière fois qu'il s'était rendu chez le joueur avec toute l'équipe - entre autre.

« Perso je vois pas non, commenta Takao, mais comme vous deux avaient l'air de comprendre, j'imagine que ça sert à rien que je demande… »

Akashi balança un regard au dunker qui signifiait clairement « Comment as-tu osé me cacher ça ? »

« Tu m'avais énervé la semaine dernière, je n'avais pas envie de te tenir au courant, voilà tout » grogna Aomine en s'adressant au capitaine

Les autres personnes présentes dans la pièce s'échangèrent un long regard.

« Euh… il n'a rien dit hein ? lui fit remarquer Misaki

- Ah bon ? Bah c'est tout comme. »

Ils devenaient un peu trop sur la même longueur d'onde à force de se fréquenter autant.

« Désolée Akashi et désolée Midorin, je ne pensais pas que vous vous inquiétiez pour Kagami. Je vous aurai tenu au courant sinon, s'excusa Momoi

- Ce n'est rien, dit le Rakuzan. En effet, nous n'étions pas inquiets.

- Cela nous intriguait surtout, renchérit Midorima en reprenant contenance.

- C'est ça ouais ! sourit le brun en croisant les bras. C'est sûr que vu vos questions… on sent bien que vous vous en foutez !

- Tu n'en sais pas plus Takao ? Hyuga m'a pas dit grand-chose, continua le bleu

- Moi non plus. Il a dit qu'il en parlerai plus ce soir. Sinon pour en revenir à Kuroko, le seul message que j'ai envoyé pour la soirée était celui de dimanche dernier, un message groupé. Pourquoi ? Attendez… me dites pas qu'il n'était pas avec vous ?

- C'est que maintenant que tu piges ? sourit amèrement Aomine. Tu crois que c'est pourquoi qu'on se renseigne ?

- Tetsu-kun n'était pas avec vous ? répéta Momoi, main devant la bouche. Cela ne lui ressemble pas ! Qu'est-ce qu'il se passe ?

- Va savoir, mentit honteusement Aomine en levant les épaules, ce qui valut un regard vers le plafond de Midorima

- Non mais dites-le si vraiment on vous dérange hein ? sourit Misaki

- Si tu le demande si gentiment… » fit Midorima

La brunette pencha la tête sur le côté et le regarda de manière sarcastique. Il lui renvoya un regard froid.

Solène semblait un peu perdue, ne comprenant pas la discussion.

« Elle a raison, interrompit Akashi en jetant des éclairs à Aomine. Ce n'est pas le moment d'en parler.

- Ouais mais on en reparlera ! Je veux le fin mot de cette histoire ! bougonna Takao. N'empêche vous m'auriez dit pour Kuroko je lui aurai envoyé un message personnellement. Il n'a rien dû comprendre quand je lui ai envoyé le message groupé comme quoi Himuro et Momoi venaient.

- T'inquiète on l'avait mis au courant de toute façon. Mais en gros, tu ne sais pas qui vient quoi, résuma le bleu

- Ouais c'est ça, rigola t-il. Je voulais forcer personne. J'ai invité deux-trois personnes en plus de Seirin, on verra bien si elles viennent ou pas.

- Ah carrément, soupira Midorima.

- Plus on est de fou plus on rit !

- Genre qui ?

- Oh mais vous êtes bien curieux ! s'esclaffa Camille. Les surprises c'est bien aussi non ? »

Personne n'échappa au regard en coin que se lança la GDM.

« Quoi ? Qu'est-ce que j'ai dis ?

- Rien » répondit le vert.

Un silence particulier se fit.

« J'ai l'impression que vous nous cachez pas mal de choses ou c'est moi ?

- C'est toi, s'exclamèrent Midorima et Aomine en chœur. On s'installe où ? demanda le basané

- C'est ça ! Change de discussion ! Vous préférez où ?

- Oh bah nous on a l'habitude du sol hein ? dit le bleu. Ton tapis a l'air pas trop dégueu. Bon, y vaut pas celui d'Akashi mais on devrait être bien.

- Oui près du canap' c'est bien, opina Misaki. Tiens ! Attrape un cousin ! lui lança t-elle en joignant le geste à la parole

- Merci !

- Alors installez-vous je reviens ! fit l'hôte. A la bière ce soir ça vous va ? J'ai pas eu le temps d'acheter autre chose. Et surtout, je ne suis pas riche ! Vu le nombre qu'on est, c'était plus simple.

- Ça va faire un bail qu'on a pas joué à la bière.

- Je sais que quand j'étais venue, c'était ce qu'avait choisit Akashi, rappela Momoi

- Ouais c'est vrai. Bah je crois que c'était la dernière fois justement.

- Et… »

La sonnette interrompit les conversations.

« Ah ! Y a du monde ! sourit Misaki

- C'est Seirin c'est sûr ! dit Aomine, l'air sérieux, ce qui fit sursauter Momoi.

- Nan, 20 euros que c'est Murasakibara, paria Takao

- Y a qu'un seul moyen de savoir ! »

Midorima jeta un œil à Akashi qui avait ses yeux vissés sur la porte. Takao se leva en rigolant et alla ouvrir, Camille sur ses talons.

« Mais lâche-le donc, lança Misaki à cette dernière sans cacher son sourire, Midorima va nous faire une attaque sinon ! Il va carrément t'attaquer même !

- Laisse ma femme tranquille toi ! »

Le couple en question se tapa dans la main avec un clin d'œil avant d'ouvrir la porte.

« Yes ! J'ai gagné ! s'exclama le bleu. Raboule le fric Takao ! »

Effectivement, Mitobe, Koganei, Kiyoshi, Izuki, Hyuga et Riko se tenaient devant la porte. Mais les nouveaux arrivants étaient statufiés.

« Euh... je sais pas si on a entendu un truc qu'on devrait pas mais… oh ! Enchantée ! se reprit Hyuga en voyant la nouvelle avec un sourire.

- C'est elle ta copine alors ? sourit Koganei.

- Il faut vraiment que je pense à faire isoler cette porte ! dit Takao pour lui-même. Nop ! C'est ma corres' ! Elle vient de France ! »

Une nouvelle fois, l'hôte fit les présentations tandis qu'Aomine déboula dans l'entrée.

« Kagami n'est pas avec vous ? » lança t-il avant même un salut

L'ensemble des joueurs se jetèrent un regard.

« Non. Il nous a pas dit s'il venait ou non. Il hésitait beaucoup.

- Il ne vous a rien dit de spécial ? » renchérit le dunker

Le groupe opina.

« Il est donc bien retourné à Seirin. » dit finalement Midorima en apparaissant dans l'ouverture de la porte

Mitobe hocha la tête.

Akashi avait à son tour fait son apparition.

« Mais pas Kuroko, lâcha Koganei.

- On s'est renseigné à l'administration, quand même car cela nous inquiétait de ne pas avoir de nouvelles, continua Kiyoshi

- Apparemment, il a un certificat médical. Il est donc exempté de cours » termina Hyuga.

Le capitaine de Seirin indiqua d'un regard en coin sa coach et Aomine manqua de reculer d'un pas. Cette dernière avait les bras croisés et fulminait tellement que son visage était en train de changer de couleur.

« Pas un message ! Rien ! Il va m'entendre celui-là de nous poser un lapin pour des matchs aussi importants ! » bougonna t-elle pour elle-même

Kiyoshi posa une main sur son épaule.

« Je suis sûr qu'il a une bonne raison, lui dit-il pour essayer de la détendre. Kagami nous a laissé sous-entendre qu'il n'allait effectivement pas bien. Je le crois.

- Il a dit quoi ? le pressa le bleu.

- Rien. C'était ce qui était étonnant, même quand la coach lui a passé un savon, expliqua Izuki.

- Surtout qu'il n'est venu que pour les entraînements et les matchs. Il a séché tous les autres cours. Je pense que c'était pour ne pas nous embêter davantage.

- Non mais c'est quoi toutes ces histoires ? questionna Takao, curieux.

- Si seulement on en savait plus que toi ! soupira Koganei

- Bon allez rentrez ! Vous allez pas rester là, sourit Camille en ouvrant plus grand la porte. Venez discuter à l'intérieur !

- Ouais, nous aussi on veut les potins de gens qu'on connait pas ! » renchérit Misaki au loin, un sourire dans la voix

A la vue des nouvelles personnes dans la pièce, certains hommes eurent du mal à prendre une expression neutre.

Hyuga eut le droit à un coup de coude dans les côtes.

« Aieuh ! J'étais juste surpris, voilà tout !

- Ben voyons ! Une paire de jambes et il n'y a plus personne ! C'est pas la première fois que tu me fais le coup.

- Enchantée aussi hein ? sourit Misaki

- Oups pardon ! s'excusa la jeune fille. Riko, et tu es ? »

Les présentations furent faites une nouvelle fois.

« Je veux aller en France ! chouina Koganei.

- Améliore déjà tes notes en anglais et on verra après, lui sourit Teppei. C'est considéré comme l'une des langues les plus compliquées.

- Dommage que Tsuchida-kun ne soit pas là pour toi Solène. Il est excellent en anglais. »

Cette dernière eut un sourire sincère.

« Ce n'est pas grave. Je m'en sors quand même avec le japonais.

- On se débrouille tous aussi plutôt bien en anglais quand même, renchérit la coach, donc si tu préfères qu'on parle dans cette langue, fais-le nous savoir !

- Merci, c'est très gentil »

Pendant que ce petit groupe parlait, Aomine s'approcha du capitaine de Seirin, suivit de près par Momoi.

« Alors ? Vous disiez que Kagami a parlé de Tetsu ?

- On sait pas grand-chose on t'a dit. Il parlait à peine quand il était avec nous.

- Tu sais pas la dernière ? fit Takao en s'incrustant dans la conversation. Kuroko n'est pas venu dimanche dernier à leur soirée. »

Hyuga soupira.

« On s'en doutait. On le savait même on peut dire. Kuroko n'est pas du genre à louper les matchs, alors il ne se serait certainement pas rendu aux soirées. Si cela aurait été le cas, c'est que le problème venait seulement de Seirin mais je n'ai pas l'impression. Je ne sais pas trop quoi penser de tout cela et de son certificat médical. »

Il jeta un œil à leur coach plus loin.

« Et elle est infernale depuis sa disparition. Le retour partiel de Kagami n'a pas changé grand-chose. Tout le monde est sur les nerfs depuis deux semaines.

- Et les matchs ? questionna Momoi. Comment se sont-ils déroulés sans Tetsu-kun ? »

La tête du joueur lui répondit tout de suite.

« Terrible. Cela faisait longtemps qu'on avait pas traversé une si mauvaise période. Kagami était là mais sans être là, très perso et incalmable sans la présence de Kuroko. D'ailleurs sans lui les passes étaient bien évidemment bien plus compliquées. Même Izuki n'était pas dans les matchs alors sans nos piliers de jeu… Riko hurlait de colère depuis le banc, bousillant la motivation de tout le monde déjà faible… bref, une hécatombe. »

Momoi se mordit fortement les lèvres et même Aomine parut désolé.

« Je suis désolée… murmura la rose, main devant la bouche.

- Ce n'est pas de ta faute mais c'est gentil de ta part Momoi, sourit Hyuga.

- J'avoue que ce n'est pas cool, opina Takao, sérieux. Surtout que vous êtes une excellente équipe. C'est moche.

- J'aimerai bien que Kuroko refasse surface mais pour lui, vaut mieux qu'il se planque encore un moment. »

Un long silence suivit cette déclaration.

« Bien, dit finalement l'hôte en tapant dans ses mains pour changer d'ambiance. Asseyez-vous. Je ne sais pas ce que fabriquent les autres mais ils en mettent un temps ! On commence sans eux sinon tant pis.

- J'ai rapporté des coussins de ta chambre, annonça Camille, faisant sursauter tout le monde par son apparition. Et des couvertures pour que ce soit plus confortable.

- Une vraie petite femme de maison ! rit Takao. C'est pas Shin-Chan que je devrais épouser mais toi !

- Hé ho ! Tu sais ce qu'elle te dit la petite femme de maison ? »

Finalement, tout le monde commença à s'asseoir, voyant son voisin le faire. A l'exception de Takao et Camille qui partirent dans la cuisine avant de revenir avec plusieurs bières.

« Tu nous dis au moins le jeu ? demanda Otsubo.

- Parce que vous ne savez pas non plus ? questionna Aomine

- Non, dit Miyaji. Il a voulu garder la surprise. »

L'organisateur de la soirée se mit debout, bière à la main.

« J'ai l'honneur de vous annoncer que ce soir le jeu s'appelle… Canulars Téléphoniques.

- Wow... le nom du jeu ne laisse absolument pas deviner le jeu en question, ça c'est de la surprise, rit Koganei

- Juste pour savoir… dit Midorima, tu as mis combien de temps pour trouver un jeu si recherché ?

- Bizarrement très peu !

- Je savais pas que t'étais pas le genre de personne à vouloir faire chier les gens en pleine nuit Takao, se marra Aomine

- Oh moi j'aime tout ! Je suis pas difficile !

- L'inspiration t'est venue par la soirée des Portes à portes non ? soupira Midorima

- C'est quoi ça comme jeu ? questionna Misaki

- Trop long à expliquer. »

Le brun rigola.

« Oui c'est vrai, ça m'a aidé !

- Non mais vous commencez à être chiant là, soupira Misaki. Soit vous nous expliquez soit vous vous taisez. Sérieux c'est chiant.

- Elle a raison, soutient Camille et les autres approuvèrent d'un hochement de tête.

- Alors on se tait, c'est bon, râla Aomine.

- En même temps vous ne deviez pas être ici originellement…

- Midorima, on a compris, merci !

- Alors que je vous explique plus en détails ! On va jouer chacun notre tour, évidemment ! Deux papiers seront mis devant la personne dont c'est le tour, face retournée. Ou même mélangé dans un pot en fait, vaut mieux pour éviter toute triche ! Ensuite, la personne en tire un. Si c'est inscrit « Appel à un inconnu », on prend un numéro au pif dans l'annuaire – ou en donnant des chiffres aléatoires, peu importe. Mais si c'est inscrit « Appel à un contact »… vous devinez ce qu'il va se passer ? »

Akashi plissa légèrement les yeux.

« Oh que oui ! sourit sadiquement Camille. Les autres en piochent un dans les contacts.

- Oui ! Mais on fait défiler, on va pas choisir ouvertement quand même, sourit faussement le maître des règles. Je suis sympa hein ? Ensuite, une fois cela fait, il y a encore 2 possibilités ! Soit une action à faire au téléphone, soit placer des mots donnés !

- On tire aussi des papiers pour ça aussi ? demanda Riko

- Non, on va laisser au moins laisser le choix ! Après à voir s'il y a des challengers ! On peut tenter les deux !

- Ça peut être sympa ! sourit Kiyoshi

- Et l'alcool dans tout ça ? questionna Mijayi

- Celui qui ne fait pas ce qui lui a été demandé et / ou qui ne tient pas… combien de temps c'était pour votre jeu dehors ?

- Trois minutes, soupira Midorima. Mais au téléphone c'est impossible avec quelqu'un que l'on ne connaît.

- Bon alors je descends à deux minutes pour ce tirage alors, c'est faisable non ? »

Le brun avait malgré lui chercher le regard d'approbation du rouge. Ce dernier avait hoché la tête.

« Et bin va pour deux minutes ! conclut Takao en frappant dans ses mains. Trois pour les contacts. Celui qui ne tient pas le temps doit remplir un verre de bière et le boire. J'ai amené des gobelets. Qui com… »

La sonnette se manifesta à nouveau.

« Ah ! Des retardataires !

- Un nouveau pari Takao ? demanda Aomine avec un sourire

- Oh va ouvrir qu'on en finisse ! » s'impatienta Misaki

Il s'exécuta et contre toute-attente, c'était un visage inconnu pour tous les invités.

« Bonsoir, dit poliment une jeune fille avec un sourire crispé en voyant tous les visages se pencher pour la regarder. Euh…

- Salut voisine ! sourit Takao. Un problème ? On fait trop de bruit ?

- Non non ! Pas du tout ! Je… euh…

- Elle est mignonne, sourit à son tour Koganei avant de se faire assommer par un coup bien placé.

- Elle a notre âge non ? fit Kise

- Normal, c'est une résidence étudiante, lui dit Midorima

- Ok, je m'y inscris l'année prochaine, annonça Aomine, sérieux

- Je suis désolée de te déranger. Tu aurais du lait ?

- Bien sûr ! Je t'apporte ça ! »

En un éclair, l'aller-retour avait été fait, objet en main.

« Merci tu me sauves ! Je ne vous dérange pas plus longtemps.

- Tu peux rester si tu veux ?

- Non merci mais c'est gentil ! Bonne soirée ! dit-elle en rentrant chez elle

- Pas de souci ! Tchao ! »

Le Shutoku referma la porte.

« Attends ! » cria une voix

Le joueur qui était sur le point de la fermer complètement, la rouvrit, intrigué.

Des pas de courses se firent entendre avant qu'une silhouette apparut vivement devant la porte, main sur les genoux pour reprendre son souffle.

« Dé…désolé du retard !

- Kise ?! »

Le nouveau venu était essoufflé, complètement débraillé.

« De l'eau ! »

Pour toute réponse, le brun le laissa passer tandis que le blond fonça dans la pièce.

« Kise !

- Bonsoir inconnu !

- Le mannequin de la soirée… » fit Miyaji

Mais le joueur n'y fit même pas attention et fonça dans ce qui ressemblait à une cuisine pour y boire au robinet. Il revint dans la pièce principale où un beau monde l'attendait. Il buga quelques secondes en se rendant compte qu'il y avait trois personnes qu'il ne connaissait pas.

« Euh… j'ai loupé quelque chose ? »

Une nouvelle fois, les présentations furent faites.

« Dites, ça commence à me gonfler, sourit Misaki. Vous voulez pas arriver tous ensemble la prochaine fois ? Je commence à ne plus avoir de salive là.

- Sinon il suffit d'arrêter de parler » marmonna Midorima

Kise s'arma de son plus beau sourire et s'assit dans le cercle déjà bien grand.

« Waouh des françaises ! Vous savez que j'adore cette langue ? J'essaye de retenir quelques mots par-ci par là…

- C'est très bien ! l'encouragea Camille. C'est une langue pas facile, c'est un bon début ! »

Le blond irradiait de bonne humeur.

« Quand je pense que Midorima nous avait caché des beautés pareilles !

- Dis donc toi, t'as une copine je te rappelle… »

Aomine ne savait pas trop se comporter avec le décoloré depuis la semaine dernière. Il avait bien vu que depuis son arrivée, le joueur n'avait regardé ni lui, ni Akashi, ni Midorima dans les yeux.

« Et alors ? rétorqua t-il. Un compliment n'a jamais été une tromperie à ce que je sache.

- Wow Kise, détends-toi hein ? » rit Takao

Pour toute réponse, Kise sourit comme pour s'excuser. Mais cela ne valait pas pour son ancien coéquipier.

« Non mais ouais, t'as raison Kise, se reprit le dunker comme pour s'excuser. On peut dire qu'ils envoient pas des dégueulassent au Japon ! C'est pour nous faire de la pub pour la France ou quoi ?

- Te fatigue pas, sourit Misaki, moqueuse. Elle, elle est maquée, dit-elle en montrant Solène, et Camille… voilà hein.

- Quoi ? s'exclama Mijayi ne pouvant masquer sa surprise. Tu as un petit ami ? » demanda t-il en se tournant vers la concernée

Cette dernière tourna son écran de téléphone où figurait une photo d'un couple heureux : la propriétaire du téléphone avec un grand garçon aux cheveux noirs.

« Ah. Fit seulement Miyaji.

- Il s'appelle Nathan, dit Solène

- Et ça va faire cinq ans qu'elle est avec alors laissez-tomber les gars.

- Cinq ans ! s'exclamèrent des surpris à l'unisson

- Hé ouais ! sourit la brune.

- Et toi ? demanda Aomine

- Mêle-toi de ton cul. »

Le bleu explosa d'un rire tonitruant.

« J'taime bien toi ! »

Misaki tapa dans sa main levée.

« Je pense qu'on va pouvoir commencer, enfin ! annonça Takao

- Et Kagamicchi ? demanda Kise en pivotant sa tête. Il est n'est pas là.

- On verra bien.

- J'en ai marre d'attendre perso, soupira Hyuga

- Vous venez seulement d'arriver, leur rappela Midorima

- Oui mais on a hâte de jouer ! sourit Koganei

- Et les règles ? demanda Kise

- T'avais qu'à arriver plus tôt, lui rétorqua le capitaine de Seirin.

- Tu prendras en route, sourit Solène

- Allez hop ! Justement ! En avant ! Qui commence ? »

Personne ne leva la main et Takao leva les yeux au ciel.

« Très bien j'ai compris ! C'est celui qui invite qui se dévoue ! »

Il sortit de sa poche deux papiers et il les posa devant lui avant d'esquisser un geste pour en choisir un.

« Hop hop hop ! T'as crû toi ! »

Aomine les prit dans ses mains, les mélangea dans son dos et présentant ses poings.

« Choisis une main »

Il montra la gauche et le bleu dévoila le papier.

« Appel à un inconnu !

- Je m'en sors bien ! Donnez-moi des mots à caser !

- Ostéoporose, lâcha Midorima

- Ostéo… non mais Shin-chan !

- Ça veut dire quoi en plus ? questionna Aomine

- C'est une maladie de vieillesse, quand tes os se fragilisent, lui répondit Otsubo.

- Non mais comment tu veux que je cale ça Shin-chan ?

- Tennis, proposa à son tour Solène

- Violettes, continua Kise

- Cheville, fit à son tour Koganei. Ça va c'est facile ça !

- Bois, dit Camille. Comme le bois d'un arbre.

- Bon stop je pense que ça ira là ! dit Takao. Attendez je vais chercher un papier et un stylo pour noter tout ça, je vais jamais m'en souvenir sinon. »

Il se leva et revint avec les affaires dans les mains. Il nota le tout scrupuleusement.

« Et je rajoute coucougnette pour terminer, sourit Aomine

- Quelle maturité Dai-chan…

- Mitobe, tu seras le préposé au téléphone, proposa Koganei. Tape des nombres au hasard. »

Une fois fait, le téléphone sonna avant qu'une voix de femme se fasse entendre.

« Oui allô bonjour Mademoiselle ? fit Takao avec une vieille voix forcée et papier dans la main. Pardonnez-moi de vous déranger d'une heure aussi tardive mais voyez-vous, c'est ma cheville qui refait des siennes.

- Euh, vous devez faire erreur monsieur…

- Aaaaah, ça rappelle des souvenirs ! sourit Aomine en croisant les bras derrière sa tête.

- Tout a commencé quand j'ai voulu faire un tennis avec Chugo. Vous savez, Chugo, c'est un sacré phénomène ! Il m'a lancé une balle mais le pauvre avec sa vieille jambe de bois il a été déstabilisé ! J'ai reçu sa balle où je m'y attendais pas ! Et là, devinez où je l'ai reçu ?

- …

- Et oui ! Absolument ! En plein dans les coucougnettes ! Le vieux Chugo en a perdu son dentier, c'était pas beau à voir non plus ! Ah ah ah ! Ni ce que j'avais entre les jambes aussi d'ailleurs, elles sont devenues toutes violettes et ont commencé à gonfler… même mon infirmière est partie en courant je vous jure ! Les jeunes de nos jours !

- Ecoutez monsieur je…

- Ça fait du bien de parler à une bonne dame comme vous savez ? Vous savez, les gens comme vous se font rares et les petits papis comme moi sont bien seuls. »

Finalement, contre toute surprise, il tint le temps plus que de raison puis son score s'éleva à quatre minutes trente-deux.

Il raccrocha, un sourire léger aux lèvres.

« Et voilà le travail ! »

Quelques spectateurs étaient bouche bée comme Midorima ou d'autres explosaient de rire à l'image de Kise et d'Aomine.

« Je ne savais pas que tu avais des talents pour faire le vieux, dit ce dernier

- Le secret c'est les sentiments, sourit Takao. Si tu prends l'autre par les sentiments, tu as plus de chance que ça marche ! »

Il jeta une œillade vers Midorima qui ferma sa bouche et détourna le regard.

« Tu parlais trop vite pour moi, pouffa Solène. Mais ça avait l'air drôle !

- Je te le confirme ça l'était, termina de rire Misaki en essuyant une larme au coin de son œil. Allez à moi ! Je veux tester !

- Attends, je dois donner mon verre à quelqu'un, l'interrompit Takao.

Ses yeux parcoururent la salle.

« A Shin-chan. »

Ce dernier soupira simplement. Ce n'était pas une surprise.

« Pourquoi ? sourit Kiyoshi.

- Il n'y a pas besoin de raison quand c'est pour Shin-chan. »

Ce dernier but simplement devant le regard moqueur de son coéquipier.

« C'est bon, je peux jouer ?

- Vas-y Misaki ! »

Elle piocha le papier à son tour.

« Dans mes contacts ? lut-elle. Mais c'est idiot, la plupart ne parle que français vous savez…

- Ça ira, lui sourit Kiyoshi

- On fera avec ! Allez hop ! Ton téléphone ! lui intima Aomine

- J'ai bien envie de tester une situation vu que je ne suis pas sûr que si je dois placer des mots on puisse me comprendre. Allez faite glisser ! finit-elle en soupirant

Mitobe s'en chargea.

« Je dirais stop, informa Hyuga

- On lui donne quelle situation ? demanda Koganei

- J'ai une idée ! sourit Kise. Une dispute de couple ?

- Euh ouais mais c'est pas crédible venant de moi ! s'esclaffa t-elle amèrement

- Pourquoi ? demanda Aomine

- Une longue histoire aussi vous voyez et j'en fais pas un fromage !

- Bordel mais qu'est-ce que vous avez les français avec votre fromage là ?

- Bref ! C'est quand vous voulez hein ?

- Stop !... dit Hyuga. J'avais oublié…

- Alors voyons voir… »

Izuki regarda où le doigt de son coéquipier s'était arrêté.

Maman

Les invités virent une expression qu'ils n'avaient encore jamais vue sur la jeune fille qui était d'habitude assurée.

« Et merde…

- C'est comme ça ! se moqua Takao en lui donnant une tape dans le dos. Et n'oublie pas, c'est trois minutes !

- Ouais ouais… »

Izuki appuya sur l'appel et Misaki soupira une dernière fois.

« Putain fallait vraiment que…. Oui maman ? se reprit-elle avec une voix adoucie. C'est moi… ça va ?

- Ma chérie ! Qu'est-ce qu'il se passe ? Il est tard au Japon en ce moment ! Quelque chose ne va pas ? Tu as des problèmes ? Tu as…

- Non rien de tout ça ne t'en fais pas… c'est juste que…

- C'est une dispute de couple ! lui rappela Kise en chuchotant

- C'EST FINI ENTRE NOUS ! »

Tout le monde sursauta en se tournant vers Aomine qui venait de prendre la parole.

« Je t'aide ! murmura t-il avant de reprendre à voix haute. J'en peux plus de toi ! De ta tronche !

- Ma chérie ! Qu'est-ce qu'il se passe ? s'inquiéta la mère

- C'est cet abruti de mec qui vient encore de rentrer tard d'une soirée avec ses amis, complètement torché ! J'en peux plus de lui c'est pour ça que je t'appelais !

- Connasse ! »

Misaki lui envoya un regard indigné.

« T'façon t'es juste un pauvre mec qu'à besoin de faire ton intéressant là ! Abruti !

- Qu'est-ce tu veux toi avec ta voix de merde et qui fait chier tout le monde depuis le début ? Casse-couille !

- Euh… murmura Kise… ils sont en train de se laisser emporter là non ?

- Connard de mes deux !

- Espèce de vieille meuf !

- Dragueur à deux balles !

- Grande gueule !

- Puceau ! »

Les deux adolescents étaient à quelques centimètres de l'autre, prêts à se jeter sur son vis-à-vis.

« Oui, je pense que oui, soupira Momoi.

- Tu ne veux pas intervenir ? lui sourit Kiyoshi.

- J'abandonne… »

La voix de la mère nasillarde ne cessait de se faire entendre dans le téléphone.

« Ma chérie ! Calme-toi ! J'ai dû louper un épisode ! Toi !? Tu as un copain ? Au Japon ? Et à peine après une semaine que tu sois arrivée ? »

L'asiatique envoya un regard qui signifiait clairement « Qu'est-ce que je vous disais ! »

« Tu sais quoi ? Je me casse ! J'en ai marre de voir ta gueule ! »

Le bleu se leva et claqua une porte pour donner l'illusion avant de se rasseoir.

« Je… désolée maman que tu ais assisté à ça… c'est un enfoiré ce gars de toute façon…

- Pour que tu me parles en japonais effectivement c'est que cela devait te troubler…

- Ouais… j'aurai jamais dû me mettre avec ce pauvre mec… il n'était pas sérieux avec moi.

- En même temps ma chérie, c'était rapide ! Une vraie relation se construit plus doucement. Je sais bien que tu es encore très fragile de ta relation avec Evan mais…

Et voilà… il fallait bien que le malaise arrive. Misaki leva les yeux au ciel en serrant les dents. Que sa mère se taise, que sa mère se taise…

Les trois françaises s'échangèrent un regard.

« Mais tu ne dois pas tomber dans les bras du premier venu d'accord ?

- Oui maman. Mais je n'ai pas trop envie de parler d'Evan maintenant…

- Je comprends Misaki mais il faudra bien que tu en parles pour que tu puisses tourner la page.

- Merci maman, dit Misaki avec un sourire forcé. Pas maintenaaaaant ! »

La brune jeta un coup d'œil pressé à l'heure. Deux minutes. C'était tout ?!

Elle fit de grands signes à Aomine de revenir dans la conversation ce qui fit retenir des gloussements de rire au reste du cercle.

Le basané se leva pour rouvrir la porte.

« J'ai oublié de te dire que t'étais un mauvais coup !

- Pardooooooon ?! »

La jeune fille en oublia son téléphone pour se jeter sur lui et tous deux partirent en combat. Aomine essaya surtout de se défendre de la brune qui voulait la ruer de coups.

« Ça va pas de dire des trucs comme ça à ma mère ?! Mais je vais te tuer !

- Ho calme-toi je voulais t'aider !

- Bordel mais y avait d'autres choses à dire que ça !

- Ma chérie ! Ma chérie ! Qu'est-ce qu'il se passe ? »

Mais Misaki était bien trop occupée à mordre la main du bleu.

« Aieuh ! Mais lâche-moi ! grogna t-il en tentant de la repousser. AIEUH ! Putain mais lâche-moi je te dis !

- … Mes cheveux ! fit-elle à son tour en sentant sa tête partir en arrière. AIIIIIIE !

- Allez encore vingt-secondes ! » encouragea Koganei

Mais les deux se mordaient et se griffaient si bien qu'après le temps imparti, Hyuga et Mitobe les séparèrent, aidés de Solène et Camille.

« Ton aide tu peux te la carrer où je pense ! vociféra la française

- Ouais ! Dans ton gros cul ! »

Otsubo et Miyaji vinrent en renfort, maintenant la jeune fille.

« Calme-toi Misaki, lui dit Solène dans leur langue. Il voulait t'aider, c'est tout. Allez calme-toi s'il te plaît. »

La voix apaisante de son amie lui fit reprendre contenance. De son côté, Aomine était lui toujours remonté. Ce fut à Kise de rentrer en jeu, aidé de Momoi.

« Calme-toi Aominecchi !

- Elle m'a mordu la main !

- Ce n'est pas grave Dai-chan… »

La tête ahurie du dunker fissura le visage calme du blond qui pinça les lèvres pour se retenir de rire…

… ce qui finalement ne marcha pas puisqu'il rit de bon cœur. Aomine bougonna.

« Il n'y a rien de drôle.. »

Mais au fond de lui, voir le Kaijo arborer cette expression lui faisait du bien.

Finalement, tout le monde reprit son calme et Misaki son téléphone où sa mère paniquait. La jeune fille mit un temps avant de la calmer puis dirigea la conversation pour la terminer.

« Je vais devoir raccrocher maman. Tout va bien maintenant. Désolée de t'avoir ennuyé avec mes problèmes.

- Mais ne t'en fais pas pour ça m'a chérie. Tu sais que tu peux toujours m'appeler quand tu le souhaite.

- Allez, bisous.

- Bisous. Et ne fréquente plus ce con ! »

Et elle raccrocha, laissant la salle hilare, dont le con en question bouche bée.

« Jamais ma mère ne dirait quelque chose comme ça ! pouffa le blond

- Mais mon père carrément, sourit Riko

- Bon… vous avez rencontré ma mère et pas de la meilleure des façons qui soit… grommela la brunette

- En attendant, tu as tenu le temps, lui rappela Otsubo. Même plus que ça.

- Ouais…

- Désolée que tu ais dû parler de ce sujet devant tout le monde, se désola Solène. C'était pas le bon sujet avec la bonne personne.

- Ne toute façon, aucun sujet n'est bon avec ma mère… en haut parleur devant des gens…. maugréa Misaki

- C'est clair… ta mère est trop bavarde… renchérit Camille

- Bref ! balaya t-elle d'un mouvement de main. Ce qui est fait est fait. Je donne mon verre à… »

Elle jeta un regard au groupe, recueillant un regard menaçant du bleu au passage.

« A Midorima. »

Ce dernier qui était dans son coin et qui ne demandait rien à personne tressaillit.

« Pardon ?

- Ouais il est pour toi ce verre. Tu me cherches depuis le début de la soirée alors tu trinques. »

Le vert n'avait pas les mots cette fois pour exprimer tout le plaisir que lui faisait ce que ce « cadeau ». Mes ses yeux passèrent le message à sa place, sous un Takao écroulé de rire. Même Otsubo et Miyaji avaient un sourire moqueur.

« Et Aomine… »

Misaki pivota vers son « acolyte » d'un soir.

« Je suis désolée. Je me suis emportée… c'est juste que dire des trucs comme ça devant ma mère…

- Mouais… elle s'est quand même pas gênée de me traiter de con… »

Un coup de coude dans les côtes du mannequin étouffa son début de rire.

« Ouais… moi aussi je m'excuse… je me suis peut-être un trop pris au jeu…

- C'est clair… mais moi aussi... »

Elle lui tendit une poigne de main qu'il serra en levant les yeux au ciel. Elle en faisait pas un peu trop là ?

« J'imagine que tu ne vas pas nous en dire plus sur ce fameux Evan ?

- Tu cherches les embrouilles Takao ?

- Ok ok j'ai rien dis ! A qui le tour ? Et Shin-chan n'oublie pas de boire !

- Mpf… »

Chacun se regarda avant que Kise lève la main, radieux et éblouissant de bonne humeur.

« Je me dévoue ! chantonna t-il

- Je sais bien que les gens vont pas te voir Kise mais rhabille toi sérieux… on dirait que tu reviens d'une bataille ! lui signala Aomine

- Et c'est quoi que tu as dans ton cou ? » questionna Koganei en pointant une tâche sombre

Illico presto, le blond mit une main par-dessus mais c'était trop tard.

Aomine le regarda avec un sourire goguenard.

« Non…. ! C'est bien ce que je crois ? »

Le joueur s'était empourpré violemment.

« Ça y est ! T'as franchi le cap avec elle ! C'est pour ça que t'étais en retard ! Et que tu étais tout débraillé ! T'étais avec elle ! »

Takao le regarda d'un air moqueur.

« Je vois que ma soirée passe en deuxième plan !

- Faut suivre l'ordre alphabétique Takao ! Le plan S vient toujours après le plan Q ! »

Le Kise en question était rouge comme une pivoine.

« Je… mais… !

- J'espère que c'était bien au moins ! »

Le blond finit par détourner les yeux.

« Elle… elle habite pas loin d'ici alors… ...mais j'ai pas à me justifier en fait !

- Mec… rouge comme t'es… »

Le mannequin fit une petite moue de désapprobation.

« Elle est mignonne comme tout en plus Kise-kun ! sourit Momoi

- C'est la fille avec qui tu es sur la photo de profil ? demanda Koganei

- Bien sûr que non, il l'a trompe avec une autre, qu'est-ce tu crois ? ironisa Aomine

- Bon stop ! J'ai pas levé la main pour ça ! Je veux essayer moi aussi !

- Ouais c'est gênant, grogna Hyuga

- J'approuve, opina Otsubo

- Choisis une main, lui demanda Kiyoshi

- La gauche.

- … Appel à un inconnu.

- Je commence ! dit Camille. Je suis sympa, indicatif du Japon, 81.

- 62 » continua Hyuga

Mitobe montra cinq de la main et d'autres complétèrent le numéro.

« Bon, on a le numéro. Mot à placer ou action ?

- Mot à placer.

- Moi je les donne ! dit Momoi en les notant sur la feuille. Adulte, Surprise, Choucroute…

- Fessé, échelle et tourte aux pommes, termina Riko avec un sourire.

- Vous m'aidez pas les filles là…

- Ce n'est pas le but » le railla la coach.

L'appel fut lancé et Kise enchaîna directement en pariant sur une voix féminine.

« Allô oui bonsoir madame, dit poliment le blond de sa voix la plus mélodieuse. Je vous appelle… et bien je dois bien vous l'avouer… par curiosité.

- Vous dérangez les gens à cette heure-là juste par curiosité ? Qui êtes-vous ? Je vous préviens, si vous ne me donnez pas un motif valable, je vous raccroche au nez.

- Non ne faites pas ça s'il vous plaît. Je… »

Il jeta un œil à Takao.

Kise commença à renifler bruyamment.

« Ma femme vient de me quitter et…. Je me souviens comme si c'était hier… on mangeait une choucroute… »

Il lâcha un petit rire nostalgique.

« Cette choucroute… elle lui faisait tellement plaisir ! Elle en avait les larmes aux yeux. Faite maison… j'étais si fière ! Vous savez, réussir une choucroute aussi bien ce n'est pas donné à tout le monde. »

Il étouffa un sanglot.

« J'ai mangé une choucroute ce soir et ça m'a rappelé ce moment de notre passage à l'âge adulte… notre mariage...

- Oh…

- Elle réussissait bien les tourtes aux pommes aussi... elle m'a quitté si brutalement... »

Soudain, la sonnette retentit et tout le monde se figea.

« Je… je vais raccrocher. C'est peut-être votre femme qui revient…

- Non non non faites pas ça ! C'est… »

Takao se précipita pour déverrouiller la porte…

Pour y laisser entrer un Kagami plutôt nerveux.

« Alors ça ! C'est une sacré surprise ! continua Kise, en oubliant son ton pleurnichard.

- Je vois. Je vais vous laisser…

- Je... non non s'il vous plaît. Je… je… c'est juste… que… euh…

- Je vous laisse. Au revoir. »

Le bip régulier se fit entendre tandis que tous les yeux étaient braqués sur le nouveau venu. Même Kise n'avait pas encore lâché le téléphone.

« Euh… fit Kagami… salut…

- « Salut » ? répéta Aomine. C'est tout ce que tu trouves à dire ? »

Un froid enveloppait la pièce. Seirin allait ouvrir la bouche mais Misaki fut plus rapide.

- Euh… ok… dit la brune en haussant un sourcil. J'ai connu plus chaleureux comme accueil.

- Aominecchi… »

Le blond et le bleu s'échangèrent un regard et le basané soupira avant de grogner.

Le copieur se leva et se plaça devant le joueur de Seirin qui s'évertuait à ne pas le regarder.

« Bienvenue Kagamicchi. Ça me fait plaisir de voir que tu es venu. »

Le rouquin fut clairement surpris et pivota ses yeux vers le mannequin.

« Ah…

- Sincèrement. »

La voix du joueur ne laissa aucun doute.

Kagami en était vraiment estomaqué.

« Merci… marmonna t-il.

- Hop hop hop ! fit Takao en s'approchant d'eux. C'est moi l'hôte ici ! N'en profite pas pour me voler la vedette Kise ! Va plutôt boire ton verre, tu n'as pas tenu le temps ni placé tous les mots. »

Ce dernier lâcha un petit rire et retourna s'asseoir à sa place en s'exécutant.

« Je refais les présentations peut-être ? proposa Camille

- Tu ne vas plus avoir de salive, la taquina Solène

- Kagami, les gens, les gens, Kagami.

- Plutôt expéditif… lui fit remarquer Misaki. C'est lui alors…

- Je vois que l'on a déjà parlé de moi… grommela ce dernier.

- Dis donc toi ! vociféra sa coach en se levant. Tu ne viens pas en cours mais tu viens à cette soirée ?! Tu trouves pas qu'il y a quelque chose qui cloche ? Heiiiiiiiiin ? s'exclama t-elle en lui tirant l'oreille

- Aie ! Aie ! Aie ! Aie ! Oui j'ai compris, c'est bon j'ai compris !

- Tout va bien Kagami ? lui demanda Momoi

- Ça va. Des soucis personnels… »

Cette tension qui animait le joueur était vraiment surprenante.

« Je n'aurai peut-être pas dû venir, marmonna t-il pour lui-même

- Hein ? fit Takao

- Non rien... »

Ses yeux furtifs parcouraient la salle à la recherche de plusieurs individus.

La GDM comprit au premier coup d'œil.

« Kurokocchi n'est pas là ce soir, dit Kise en prenant une voix qu'il voulait neutre.

- Ah… »

Mais ses yeux avaient repéré une cible.

Isolé dans un coin sombre du cercle, près d'une armoire. Dans la pénombre, seules ses pupilles brillaient intensément.

Lui était là.

Midorima suivit le regard du dunker et il se posa sur Akashi. Le vert fut surprit de l'avoir complètement oublié depuis le début du jeu. L'Empereur était incroyablement silencieux, ce qui était une première. Mais sa vigueur semblait être ravivée depuis l'apparition de Kagami.

Si les iris du Rakuzan étaient des armes, le nouveau venu n'aurait pas survécu plus de deux secondes.

Très embarrassé, le joueur de Seirin dévia rapidement son regard.

Il n'aurait vraiment pas dû venir. Qu'est-ce qu'il lui avait prit en fait ? Il se sentait encore si… honteux, si… perturbé.

Aomine de son côté ne disait rien et croisait simplement les bras en le fixant. C'était aussi de sa faute si Tetsu n'était pas revenu… non ? Et est-ce que cet abruti serait vraiment capable de rendre son ombre heureuse ? Le bleu n'était clairement pas convaincu du tout.

Kagami était si déstabilisé et si nerveux que tout le monde pouvait s'en apercevoir.

« Tu te pointes comme une fleur ce soir ! Je n'arrive pas à y croire ! continua de fulminer sa coach.

- J'assisterai à tous les cours dès demain. Je suis désolé, bougonna t-il en évitant son regard

- C'est bon Riko, sourit Kiyoshi. Il viendra. »

Mais Kagami se prit tout de même une bonne claque sur la nuque par son capitaine.

« T'as intérêt mon gars.

- En tout cas, ça fait plaisir de te revoir ! » chantonna Koganei, accompagné d'un sourire par Mitobe.

Pour toute réponse, Kagami s'assit à côté d'Izuki qui lui tapotait la place voisine.

« J'ai juste une question… dit Aomine froidement. Tu as des nouvelles de Tetsu ? »

Il tressaillit.

« Non… dit-il simplement…

- Mais tu semblais savoir qu'il n'allait pas bien, lui rappela Hyuga.

- Je ne sais pas… soupira t-il, lassé.

- Allez stop, dit Camille. Nous ne sommes pas là pour ça si ?

- Absolument pas, confirma Otsubo.

- C'est vrai que si on avait su, on aurait changé nos plans, renchérit Miyaji.

- Ne dites pas ça ! couina Takao. Allez on reprend ! Kagami tu prendras les règles en cours de route. A toi Shin-chan ! »

Ce dernier laissa échapper un grognement de mécontentement.

« T'as crû que t'allais juste venir pour faire la plante verte, sourit ouvertement Takao. Allez dépêche-toi et prend ton phone. »

Soupirant, le shooter s'exécuta.

« Oh je sais ! Tu vas te faire passer pour un inspecteur des impôts !

- Je reconnais que ça va bien à Midorin, opina Momoi

- Coincé du cul comme il est, je ne peux qu'approuver » s'esclaffa Misaki ce qui lui valut un regard noir du concerné.

Miyaji laissa un ricanement s'échapper.

« Gauche ou droite ? » questionna Otsubo

Midorima ferma brièvement les yeux. Que Oha Asa soit avec lui ce soir…

« Gauche.

- … Inconnu » lui annonça son coéquipier en dépliant le papier.

Merci Oha Asa. Il faudra qu'il pense à brûler un cierge demain en rentrant.

« Balance des numéros Mitobe. » dit Takao

Ce dernier le fit.

Le téléphone sonna trois fois et une voix ensommeillée finit par décrocher.

« Allô ? »

Midorima se surprit à déglutir.

« Allô. se reprit-il rapidement. Ici monsieur Hiruto, responsable du Centre Prélèvement Service de votre région. Je m'occupe du traitement des demandes des contribuables. »

L'assemblée ouvrit de grands yeux devant ce surprenant faux-semblant de professionnalisme de la part du superstitieux.

« Euh… fit la voix à l'autre bout du téléphone encore endormie.

- Je me permets de vous appeler à cette heure tardive qui concerne le prélèvement à l'échéance de vos impôts. Vous aviez signé pour ce dernier cas de figure mais il se trouve que vous êtes actuellement passé depuis peu sur un prélèvement par mensualisation. Est-ce correct ?

- Euh…

- Bien, c'est ce qui me semblait, le service des archives semblent avoir omis de vous envoyer un mail concernant ce changement. Si cela ne vous dérange pas, je vais profiter de vous avoir au bout téléphone pour refaire un point sur vos choix des différents contrats.

- C'est-à-dire que…

- Merci. Alors j'aurai besoin avant d'approfondir la lecture de vos contrats, de vos références fiscales pour permettre votre authentification, c'est-à-dire numéro fiscal, numéro du contrat de prélèvement et votre référence de l'avis d'imposition.

- Euh…

- Ah attendez. C'est bon finalement. Alors j'ai vos contrats actuels sous vos yeux… vous avez changé de banque concernant le prélèvement, vous êtes passé de Japan-Banko à S.A JAP ?

- Euh…

- Très bien. Je vois également que votre redevance audiovisuelle a été payée. C'est bien. Egalement vos taxes mais attention à votre taxe d'habitation qui approche.

- Mais je n'ai… »

Et Midorima était un vrai moulin à parole, parlant, parlant, ne laissant aucunement place à l'autre de répondre.

Les joueurs de Shutoku levaient les yeux au ciel.

« Bien, fit-il au bout d'un moment. Je pense que nous avons passé en revu l'essentiel. Je ne voudrais pas vous importuner davantage à cette heure assez tardive de la soirée.

- …

- Je vais tout de même prendre vos coordonnées pour que vous puissiez prendre contact avec un conseiller pour toutes vos questions qu'il pourrait subsister.

- C'est que…

- Sachez que vous pouvez à tout le moment nous contacter au numéro que vous trouvez sur notre site internet mais à votre place, je ne tarderai pas trop pour être sûr de ne pas avoir de mauvaises surprises sur votre prochain prélèvement.

- … »

Midorima jeta un œil au chrono lancé sur le portable de Takao. C'est bon, le temps était largement tenu.

« D'accord je… »

Il raccrocha sans plus de ménagement ce qui valut une hilarité générale.

Même Kagami ne put s'empêcher de rire de bon cœur.

« Le mec sans état d'âme quoi. Une fois qu'il a fait son taff il s'en fou du reste, ricana Aomine.

- Non mais sérieusement Shin-chan tu sors d'où ce truc sur les impôts ? »

Pour simple réponse, il haussa les épaules.

« Tu es incroyable Midorimacchi ! Tu m'as ébloui !

- En même temps il te faut pas grand-chose…

- Tes commentaires, tu te les garde Aominecchi…

- C'est bien la première fois qu'il éblouit quelqu'un hors du terrain, railla Miyaji

- Midorima est un sketch à lui tout seul, rit Misaki

- Tu n'as pas dû faire ton stage de collège dans un endroit sain si tu veux mon avis Midorima, sourit Izuki, amusé

- En effet, je ne le veux pas ton avis.

- Non mais vraiment ? questionna Hyuga. C'est flippant quoi.

- On appelle ça de la culturelle générale, tout simplement, s'impatienta le vert en soufflant

- A quel degré doit être l'eau pour avoir un œuf à la coque, ça c'est une question de culture générale, lâcha Miyaji. Combien de litres de bières boit un allemand par an, c'est aussi une question de culture générale mais ça…

- Euh ok… on devrait déjà définir la culture générale hein ? grimaça Riko.

- Ouais. Parce qu'apparemment on n'a pas les mêmes valeurs, renchérit Camille.

- Bon, toujours est-il que Midorima a gagné, résuma Kiyoshi. Ce n'était pas si compliqué ! A qui donnes-tu ton verre ?

- A Bakao. »

Ce dernier explosa de rire.

« Pas surprenant Shin-chan ! C'est bien renvoyé. »

Il se remplit un verre et le descendit, les joues rosées.

« Et bien…hip !... à ton tour Kiyoshi ! »

Le sourire de Cœur d'Acier se fit plus figé.

« D'accord. Allez-y. Donnez-moi un sujet. »

Solène, hésitante, leva la main.

« Oui ? l'encouragea Momoi avec un sourire. Nous t'écoutons, prends ton temps.

- Commander pizza ? Ok ?

- Pas bête ! la motiva à son tour Izuki.Ça peut être sympa ! »

Même si cela provoqua une grimace sur certain.

« Ça me va !

- Allez, dis une main ! lui fit Izuki en prenant les papiers.

- Mmh… la gauche.

- Inconnu. »

Mitobe tapota des chiffres au hasard et finit par rendre le téléphone au concerné une fois le premier bip entendu.

« Courage à toi Kiyoshi » dit Riko avec un clin d'œil d'encouragement.

Le joueur se racla la gorge.

« Allô ? fit une voix masculine

- Pizza Presto ? Ce serait pour une commande s'il vous plaît.

- Excusez-moi… je ne suis pas.

- Alors ce serait pour une grosse commande. Donc une margherita mais sans champignons. Une reine sans œufs. Une saumon mais avec un saumon sauvage car j'en ai assez de trouvé des arêtes dans celui des élevages.

- Mais je…

- Ah oui et j'oubliais, le tout avec une pâte assez légère comme la dernière fois car je suis intolérant au saumon.

- Vous allez me laisser parler oui ?! s'impatienta la voix au bout du fil. Je vous dis que vous vous trompez de numéro ! Alors vous raccrochez et vous me laissez terminer ma nuit. Merci.

- Monsieur je…

- Vous savez quoi ? Vous donnez pas cette peine, je vais raccrocher pour vous ! »

Et un son fut le signe que la conversation était terminée. Kiyoshi arborait une petite moue insatisfaite.

« Le chieur, pouffa Aomine. Le pire c'est que je suis sûr que ça existe des clients casse-burnes comme ça.

- Je pense que j'aurai pu mieux faire. Je suis déçu.

- C'est vrai que ce n'était pas brillant, dit Koganei

- On verra si tu seras capable de faire mieux, lui lança Riko

- C'était bien tenté quand même » avoua Kagami

Kiyoshi soupira en buvant son verre.

Solène lui envoya un regard désolé.

« Ne t'en fais pas, sourit-il en lisant dans ses pensées, ton idée était très bonne ! C'est juste que je n'étais pas à la hauteur. »

La jeune fille sembla chercher ses mots.

« Don't worry » répéta t-il en anglais.

Kagami haussa un sourcil vers la française, légèrement rosé, toujours quand il s'exprimait à la gente féminine.

« Tu... tu parles anglais ? »

Elle hocha la tête avec un sourire.

« Je parle plus facilement anglais que japonais.

- C'est pas souvent, lui dit-il avec un sourire plus détendu en parlant dans ladite langue.

- Tu as un très bon accent, répondit-elle beaucoup plus à l'aise dans cette langue. Très américain.

- C'est ça, j'ai passé toute mon enfance là-bas. Toi je dirais que tu as un accent beaucoup plus d'Angleterre.

- C'est vrai, sourit-elle. Je passe souvent mes vacances là-bas. J'y ai également travaillé comme fille au pair à l'occasion. J'ai un blocage beaucoup plus important avec le japonais et je ne sais pas pourquoi. Et pourtant, je travaille dur mais c'est vraiment difficile.

- Je pense qu'il faut que tu y vives un moment. Le mieux c'est de vivre la langue pour l'apprendre. Je n'ai jamais pris de cours d'anglais, appart au lycée en rentrant du Japon et ça ne m'a servi à rien. J'ai même eu des notes de merde c'est pour te dire. Je marche plus à l'instinct dans les conversations.

- Si seulement c'était aussi instinctif pour moi avec le japonais »soupira t-elle.

Le cercle les regardait, les écoutait. Enfin, « écouter » était un bien grand mot.

« Je pige rien, avoua Hyuga.

- On l'avait dit ! sourit Camille. Solène son truc, c'est l'anglais.

- Moi un mot sur trois et c'est déjà pas mal, sourit Kiyoshi

- Moi je suis vexée, grommela Riko. Je me défends pourtant avec mon anglais au lycée ! J'ai de bonnes notes mais là…

- C'est ce que nous disait Kagami, dit Koganei. Il se débrouille mieux en « free-style ». Par contre pour nous…

- A Shutoku nous sommes bien mieux formés pour les langues » dit Otsubo

Midorima s'empêcha de lever les yeux au ciel. Il fanfaronnait peut-être mais le vert savait très bien que son capitaine n'avait pas pigé un seul mot qui avait été dit. Ce que savait Takao aussi puisqu'il tentait d'étouffer un début de rire.

« Vous voulez peut-être nous faire une traduction alors ? » piqua Riko

La capitaine se racla la gorge.

« C'est leur conversation, pas la nôtre.

- Ouais, c'est surtout leur langue, pas la tienne » le taquina Izuki

Ce qui provoqua des rires de l'assemblée à l'exception des deux jeunes adolescents qui continuèrent de parler. Solène avait enfin trouvé quelqu'un avec qui discuter toute la soirée. Ses copines en étaient rassurées.

Otsubo se racla la gorge une nouvelle fois, gêné.

Akashi eut un fin rictus en coin devant son attitude.

« Alors ? C'est qui le suivant ? demanda Takao. Izuki ? »

Ce dernier perdit son sourire moqueur à l'entente de son prénom.

« Ouais tu te marres, alors à toi, renchérit Miyaji en soutien à son capitaine.

- Ok ok ! » capitula t-il en levant les mains.

Midorima s'occupa de cacher les papiers.

« Allez, à droite, finit par dire l'Aigle.

- Dans tes contacts, lui annonça le vert en lisant le morceau de papier, ce qui valut un long soupir de désespoir du joueur.

- Honnêtement, c'est juste horrible dans les contacts, opina Camille. J'espère que ça ne va pas me tomber dessus aussi ! Mieux vaut se ridiculiser devant un inconnu qu'un ami ! »

Momoi hocha vigoureusement la tête.

« Alors ? Qu'est-ce qu'on lui trouve ? questionna Kiyoshi

- Moi je sais ! sourit Kise. Tu dois faire en sorte de toujours répondre à côté des questions que te pose la personne !

- Bonne idée Kise, approuva Otsubo

- Ça devrait pas être bien difficile pour toi, renchérit Hyuga

- On va voir hein ? sourit-il. Allez-y, faite glisser ! »

Finalement, un « top ! » retentit dix secondes plus tard.

« Et c'est tombé sur… un certain « Haru H. », signala Camille. C'est qui ? »

Izuki plissa les yeux en cherchant brièvement.

« Aucune idée, répondit-il sincèrement. Ça ne me revient pas là… peut-être un ami du collège ? Ça vous dit quelque chose vous ? demanda t-il en s'adressant à ses coéquipiers

- Rien du tout aussi, répondirent-ils d'une même voix.

- C'est pas grave, lui dit Aomine. Ça devrait t'arranger non ? C'est mieux que se taper la fiche avec quelqu'un que tu connais.

- C'est clair. Allez, j'appelle ! » dit Camille en appuyant sur le bouton puis en le donnant au propriétaire qui soupira en le saisissant.

Ce ne fut qu'à la dernière sonnerie qu'une voix masculine répondit.

« I… Izuki ? C'est bien toi ? »

Le cerveau d'Izuki fumait. Il devait répondre à côté de ça ? En plus, même sa voix ne lui disait rien.

« Juste un peu fatigué. Alors, et tes enfants ? »

Il regarda le reste du cercle en haussant les épaules, montrant qu'il n'avait aucune idée mais ce qui fit exploser Solène de rire.

« Euh… »

La voix au bout du fil marqua un arrêt.

« Izuki ?

- Boarf… pas grand-chose…. Seulement quelques tomates, un demi-poireau et quelques patates.

- Je…

- Ah oui ! Et une botte de radis aussi !

- Izuki, je pensais quand même qu'après ces années de silence tu allais…

- Et je te parle même pas de ce petit primeur rue Ziho ! Une merveille ! Et comme tu sais qu'il m'a à la bonne, pour l'achat de deux pomelos…

- Il t'en a offert un c'est ça ? »

Izuki fut prit de court en entendant rire la voix à l'autre bout du fil qui rentrait dans son jeu. Zut, il devait changer de sujet du coup !

« Exactement ! Deux jours d'arrêt maladie pour un os de poulet coincé dans la gorge ! Et j'ai vomi toute la nuit je te raconte même pas !

- Ok… soit t'es devenu fou… soit t'es bourré… soit tu te fous de ma gueule et honnêtement, les trois ne sont pas incompatibles.

- Des bassines je t'ai rempli !

- Ok ciao…

- Non ne raccroche pas je… »

Il devenait à court d'idée.

« Je… je… je ne suis pas Izuki.

- Ah bon ? Pourtant tu as la même voix que lui et crois-moi, on s'en souvient de la sienne avec ses blagues pourries ! »

Ce qui valut un rire pouffant de l'ensemble de la pièce.

« T'es qui alors ?

- Un abricot.

- De quoi ? fit la voix de nouveau incrédule.

- En cuir chromé avec jantes allu.

- Si tu voulais pas me parler Izuki t'avais qu'à pas m'appeler ou mieux – supprimer mon numéro de ton tel. Bye. »

Cette fois, un son régulier se fit signalant la fin de la discussion téléphonique.

« C'était bien tenté, pouffa Riko. Mais c'est mort ! Tu bois ! »

En riant nerveusement, il s'exécuta.

« N'empêche que je ne saurai jamais qui est ce type dans mon téléphone…

- En tout cas, lui avait l'air de te connaître, dit Otsubo

- Plein de gens me connaissent, sourit ce dernier. Si vous dites « Izuki », personne ne vous dira « Izuk-qui ? »

Un gros silence accueillit cette prestation.

« God que c'était mauvais, grimaça Kagami

- Ça faisait longtemps qu'il nous avait pas pondu un jeu de mot aussi pourri, avoua Riko

- Tu as besoin de vacances » lui fit remarquer Koganei

Il soupira sincèrement.

« Je pense oui…

- Bon, à qui le tour ? questionna Kise

- Et bien à moi ! sourit Camille. Faut bien se lancer non ?

- Tu es courageuse, ça, on ne peut pas le nier ! l'encouragea Momoi

- Ça ne peut pas être pire que moi, dit Misaki

- Moi je sais quoi te choisir ! sourit Takao en se penchant vers elle, l'air vicieux

- Je n'aime pas trop ce regard… rétorqua t-elle sur le ton de la plaisanterie en se penchant à son tour. Je commence à te connaître et ça sent pas bon… »

Ce qui valut un « pff » dédaigneux de Midorima.

« Et comment ! Voilà ce que tu vas faire : Tu vas te faire passer pour une personne qui fait un sondage débile.

- Tu veux que je bois sans même jouer c'est ça ? Personne ne répond plus à ce genre de questionnaire de nos jours ! Encore moins à cette heure… et je prends quoi comme sujet ?

- Tu improviseras comme tout le monde. Contact ou au pif ?

- Euh… vu la performance de Misaki, je préfère encore un anonyme… et de toute façon ça sera plus plausible dans ce sens... »

Le groupe balança des numéros au pif. Après quelques secondes de sonnerie, personne ne décrocha.

« On retente » signala Hyuga

Finalement, une voix masculine décrocha. Camille se racla la gorge.

« Mmh… allô ?

- Bonsoir monsieur ! fit la enjouée de Camille mais trop aigue pour être détendue. Je m'appelle… Mia Azeko et je fais un questionnaire de satisfaction. Accepteriez-vous de répondre à quelques questions ? En échange, nous vous offrirons… »

Elle chercha une idée du regard mais ne reçut que des sourires moqueurs en échange.

« Une réduction d'impôt…

- Mmh…

- Et un grille-pain !

- Va pour le grille-pain. Posez vos questions.

- Très bien je vous remercie… euh… »

Elle se gratta la tête.

« Homme ou femme

- Jusqu'à la preuve du contraire, homme…

- Marié ou célibataire ?

- Célibataire.

- Des enfants ?

- Aucun.

- Maison ou Appartement ?

- Appartement.

- Propriétaire ou locataire ?

- Propriétaire.

- Depuis combien de temps ?

- Depuis 5 ans.

- Chômage ou Emploi.

- Emploi.

- Quel métier faites-vous ?

- Videur de boite de nuit.

- Le dernier film que vous êtes allé voir au cinéma ?

- Euh… c'était il y a deux semaines, un film de western, le dernier qui est sorti.

- Une allergie particulière à signaler ?

- Au pollen… mais….

- Le prénom de votre mère ?

- Tomoyo…

- La ville où vous habitez ?

- Osaka…

- Un passe-temps ?

- La boxe… dites… c'est pas que je m'ennuie mais un peu quand même hein ? Ça va durer longtemps votre questionnaire ?

- Plutôt yaourt nature ou fraise ?

- Hein ?

- Sans gluten ou sans ammoniac ?

- Sans ammoniac… je suppose. Et yaourt aux fraises. Mais pourquoi…

- Plutôt poules élevées en plein air ou en cage ?

- Mais qu'est-ce que c'est que ces questions ? commença à s'impatienter sérieusement l'homme.

- Euh… ce sont des questions de psychologie cachée vous savez…

- Je croyais que c'était un questionnaire de satisfaction… »

Camille raccrocha brusquement. Tout le monde la regardait.

« J'ai paniqué, s'excusa t-elle avec un sourire

- En même temps avec tes questions pourries… »

Elle donna une tape à Takao avant de partir dans un fou rire qui contamina le reste du groupe.

« Non mais ta question sur les poules m'a achevé ! s'esclaffa Izuki. Respect !

- J'ai vraiment dit ce qui me passait par la tête, répondit-elle sans s'arrêter de sourire.

- C'était n'importe quoi Camille, rit Misaki. Mais qu'est-ce que c'était drôle !

- Un grand moment ! ricana Aomine ce qui valut une langue tirée de la jeune fille

- A qui le tour alors ? demanda Momoi pendant que la blonde buvait son verre de pénalité

- Désolé mais nous, on doit se sauver, annonça Otsubo en posant sa bière vide sur la table. C'est pas tout ça mais on est attendu ailleurs.

- C'est dommage, dit Misaki. C'était sympa de discuter avec vous. Vous voulez pas embarquer Midorima, en passant ? demanda t-elle pour provoquer ce dernier, en vain.

- On se revoit demain au lycée, lui rappela le capitaine avec un sourire en coin.

- A moins que tu ne sois pas en état, renchérit Miyaji

- C'est mal me connaître les gars. »

Ils s'échangèrent une bourrade amicale.

« C'était sympa, dommage qu'on soit pressé car quelque chose nous dit que ça valait le coup de rester, pas vrai Otsubo ?

- Ouais… bon allez, on y va, histoire de ne pas attendre le bus pendant trente minutes. »

Ils se dirigèrent vers la porte d'entrée en prenant soin de prendre leur manteau et de remettre leurs chaussures. Ils ouvrirent la porte et eurent un signe de la main que la pièce leur rendit.

« Et tenez vous un minimum vous deux, lança le capitaine de Shutoku à ses premières années avant de franchir définitivement la porte. On te voit assez sur Facebook Midorima dans des situations… compromettantes et toi Takao, on te connait assez quand tu es normal alors avec de l'alcool…

- Tout est maîtrisé Otsubo-senpai !

- Ben voyons… »

La porte se referma.

« Fais pas cette tête Misaki, fit Takao lui tapant l'épaule. On dirait que tu viens d'avoir ta mère au téléphone !

- Ah. Ah. Ah. Très drôle. »

Mais ce qui lui arracha un sourire malgré tout. Takao était impossible.

« Bon, avant que l'on reprenne… »

Le brun se leva et se rendit près de sa chaine hi-fi sur laquelle il appuya un bouton pour l'allumer. Il la tripota encore un moment avant qu'un son s'échappe.

« Ah de la musique ! Bonne idée ! » sourit Solène

Takao fit un petit twerk ridicule à deux centimètres du visage de Midorima qui ne manqua pas de faire rire ses invités.

« Allez ! Venez vous tortiller avec moi ! Pas de risque de baston ici ! »

Le groupe rigola de bon cœur – à l'exception des trois nouvelles.

Peu importe, Solène se leva, bière à la main pour le rejoindre sur l'espace provisoire et commença à bouger aussi. Camille se chargea d'éteindre les lumières et se servit en boisson.

« Les jus sont là si vous voulez faire des mélanges » précisa la blonde en montrant la table avant de rejoindra Takao pour danser avec lui.

Kagami se leva et prit une bière sous les yeux indignés de Seirin.

« Bah quoi ? Je n'ai rien bu depuis que je suis arrivé. L'inconvénient quand on est nombreux pour les jeux c'est qu'on boit pas souvent.

- Mmh… il a pas tort » avoua Hyuga.

Finalement, la plupart se leva pour se dégourdir les jambes, bière à la main. Des groupes de discussions se firent petit à petit et les danseurs du dimanche s'étaient stoppés. Hyuga discutait avec Takao et Camille, Izuki avait apporté un jus à Momoi, Kiyoshi parlait avec Misaki, Riko blaguait avec Koganei tandis que Solène et Kagami s'étaient isolés sur le canapé pour échanger en anglais.

Duo que le blond fixait du coin de l'œil.

Aomine se plaça derrière Kise pour lui parler à voix basse.

« Tu voulais aller lui parler non ?

- Oui mais… je ne pense pas que ce soit le bon moment. Et il a l'air de bien parler avec Solène alors je ne veux pas lui gâcher la soirée.

- Ouais…

- Je veux lui dire que je le soutiens. »

Il tourna sa tête vers le bleu.

« Tu es avec moi Aominecchi ? »

Ce dernier grommela.

« Ouais. Que s'il se comporte bien. »

Il reçut un sourire sincère de blond et cela lui fit chaud au cœur.

« Honnêtement... c'est un premier pas vers mon pardon Aominecchi.

- Tu t'es pris pour un prêtre ? »

Kise ne put s'empêcher d'exploser de rire sous l'oeil amusé de son vis-à-vis qui le préférait cent fois arborer cette expression. Il finit par se calmer avant de reprendre plus sérieusement :

« Je t'en veux toujours Aominecchi tu sais... à toi comme aux autres mais... ce n'est pas la soirée pour en reparler... »

Aomine hocha la tête. Il ne pouvait que comprendre.

« Je... je me suis excusé auprès de Tetsu tu sais... la... la semaine dernière... » bafouilla t-il soudainement en passant une main dans ses cheveux.

Wow. Kise devait avouer être surpris même si au fond de lui c'est ce qu'il avait espéré après son départ. Ses yeux écarquillés parlaient à sa place.

« Ah bon ?! Et il t'a répondu ? »

Aomine secoua la tête en soupirant profondément.

« Il faut laisser du temps à Kurokocchi...

- Ouais je sais... tu... tu viendras la semaine prochaine ?

- Peut-être que non... je ne sais pas... »

Vu comment il s'obstinait à ne pas adresser la parole à son ancien capitaine et au vert, Aomine se doutait qu'il ne fallait pas trop compter sur sa présence dimanche prochain. C'était déjà étonnant qu'il le fasse avec lui. Mais le Touhou avait déjà perdu l'amitié du turquoise, il ne voulait pas perdre celle de Kise. Il ferait tout ce qu'il faut pour la conserver et de manière aussi solide qu'elle l'était. D'ailleurs, il profita de son tête à tête avec le copieur pour lui faire part de toutes les nouvelles qu'il avait manqué depuis le début de la soirée.

De son côté Midorima avait prit un jus et buvait en observant le trio qui discutait avant de détourner ses yeux vers Akashi.

Il l'avait, une nouvelle fois, complètement oublié.

C'était incroyable de voir le pouvoir de Kuroko se transmettre à Akashi dans certaines circonstances.

Complètement en retrait, il se fondait avec l'ombre de l'armoire. Debout, bras croisé et fixant un point devant lui, il semblait n'être que physiquement présent.

Une vraie statue.

Le vert osa s'approcher de lui.

Ses iris hétérochromes se posèrent furtivement sur lui avant de reprendre le point fixe.

Il eut de longues minutes silencieuses avant que le shooter ose prendre la parole.

« On ne t'entend pas beaucoup ce soir.

- Je n'ai pas envie de parler Shintaro » interrompit-il sèchement d'une voix acide.

Bon. Ça avait le mérite d'être clair.

Finalement, cette soirée changeait effectivement les idées de tout le monde.

Sauf un.

Les siennes.

Le Rakuzan sortit de son coin et se rendit à la table pour prendre une bière à son tour – ce qui était étonnant sachant que la victoire durant les jeux était importante pour lui. Midorima haussa un sourcil.

Camille qui discutait avec son correspondant et le joueur de Seirin tourna la tête dans sa direction quand il bougea pour la première fois. Elle l'observa par-dessus son verre. Elle épia sa main qui passait dans ses cheveux incendiaires, puis son regard de glace qui se servait à boire sans accorder un regard à qui que ce soit. Ses pas étaient assurés et il regagna sa place maintenant que Midorima ne s'y trouvait plus.

Pouvait-il aller lui parler ? Il était le seul avec lequel elle n'avait pas réellement échangé de la soirée.

« …mille ? Camille ? »

La blonde se reconnecta avec son entourage.

« Hein ?

- Je disais, tu as des frères et sœurs ? » demanda Hyuga

Elle répondit et la discussion reprit son cours. Soudain, elle sentit un bras se mettre en travers sur ses épaules.

Elle sursauta en apercevant la tête d'Aomine.

« Tu fais du sport ? lui demanda ce dernier

- Tu vois pas qu'on était en train de discuter ? grommela Hyuga

- Quoi ? Moi aussi je viens discuter ! J'vois pas où est le problème ! »

La blonde gloussa. Le basané était vraiment le boute-en-train de cette soirée.

« Pas vraiment. Un peu de judo mais…

- Quoi ? Du judo ? Toi ?

- Bah quoi ? fit-elle en fronçant les sourcils mais avec un sourire amusé. Je ne vois pas ce qu'il y a de surprenant.

- Et… un mec ou pas alors ?

- Misaki t'a bien dit que c'était compliqué non ? dit-elle en tirant la langue

- Mais c'est toujours compliqué avec vous ! soupira t-il en levant les yeux au ciel.

- Tu peux parler ! rit-elle. Vous êtes pas mieux les mecs ! »

Ah ça, elle n'avait pas tord.

Tandis qu'elle riait, Aomine la regarda. Elle était de loin la fille la plus attirante de la soirée - selon ses critères. Dommage qu'elle ne semble pas plus ouverte à ses avances.

Hyuga soupira et tourna les talons pour rejoindre sa coach et Takao eut un sourire narquois.

Finalement, Aomine discuta brièvement avant d'aller voir son amie d'enfance, en pleine conversation avec Izuki.

« Alors ? » demanda ce dernier

La rose secoua la tête.

« Alors quoi ? » demanda Aomine

Ces derniers, ne l'ayant pas vu arriver, sursautèrent à sa présence et les deux regards convergèrent vers l'intrus.

« Tiens… Dai-chan, fit-elle

- Bon, je crois que je peux abandonner ce soir l'espoir que tu m'appelles normalement…

- Que veux-tu Dai-chan… les habitudes ont la vie dure… »

Il regarda son amie qui paraissait las.

« Ça va ? demanda t-il en l'inspectant.

- Je suis fatiguée, avoua t-elle. …Mais c'est parce que… »

Il se pencha pour renifler son verre.

« Prends une bière au lieu d'un jus, tu tiendras mieux la soirée.

- Non merci, dit-elle.

- Depuis tout à l'heure elle a mal à la tête, continua Izuki.

- Tu devrais aller t'allonger deux minutes non ?

- Peut-être, soupira t-elle. Mais si je m'allonge, je dors ! »

Les trois adolescents continuèrent de parler tandis que Misaki s'était approchée de Midorima, toujours bière à la main. Quand il l'a vit se diriger dans sa direction, le vert ne put s'empêcher de lever les yeux au ciel en soupirant.

« Qu'est-ce que tu veux ? ne put-il s'empêcher de dire

- Rien. Je te tiens compagnie, c'est tout, sourit-elle, moqueuse

- Je m'en passe volontiers… »

Elle s'esclaffa.

« Toujours aussi direct, hein Midorima ? »

Soudainement, les lumières se rallumèrent, éblouissant les yeux de tous les invités.

« Takao ! grognèrent-ils à l'unisson

- On se réveille ! La soirée est loin d'être terminée !

- Allume des lumières plus faibles au moins ! lui signala Camille

- Petite nature que vous êtes ! »

Il s'exécuta néanmoins et éteignit la plus forte source de lumière. Il baissa le son de la musique mais qui restait suffisamment audible.

Tout le monde reprit sa place instinctivement.

« Une pause et ça redémarre ! dit Kise

- Ça a fait du bien, avoua Riko. Je dois avouer que j'avais soif !

- Bien ! A qui le tour ? » questionna Camille

Elle se tourna vers le leader de Rakuzan qui était toujours dans son coin.

« Pourquoi pas toi Akashi ? » lui lança t-elle avec un sourire

Tous les regards pivotèrent vers l'interpellé.

« C'est vrai qu'on ne t'entend pas beaucoup depuis le début de la soirée, reconnut Kiyoshi.

- Alors que c'est censé être la tienne » rappela Hyuga

La GDM s'échangea un regard.

« Pas vraiment ce soir, finit par dire Midorima.

- Ouais ! On est chez moi ! bougonna faussement Takao.

- Alors… Akashi ? » redemanda Camille

Pour toute réponse, il se décolla du mur pour se rapprocher du groupe.

« Qu'est-ce qu'on lui trouve ? demanda Camille

- Mmh… pourquoi pas un faux numéro ? proposa Koganei

- Non, impossible de tenir un temps suffisant, refusa Kiyoshi

- Et pourquoi pas vendre un objet ? tenta Momoi. Ça peut être sympa.

- Non, secoua la tête Kise, je pense qu'il y a mieux à faire… »

Akashi n'hésita pas à pivoter sa tête vers lui mais le blond le dédaigna.

« Et pourquoi pas…. »

Des coups retentirent à la porte d'entrée, faisant sursauter tout le monde.

« Qui peut venir à cette heure-ci ? s'interrogea sincèrement Koganei

- Va savoir…»

La sonnette sonna une première fois.

« Je crois que les visiteurs sont impatients ! fit remarquer Misaki

- J'ai compris ! J'y vais ! dit Takao en souriant

- C'est peut-être ta voisine ! sourit Koganei, le visage plein d'espoir. Pitié qu'elle ait oublié les œufs, pitié qu'elle ait oublié les œufs, pitié qu'elle ait oublié…

Takao ouvrit donc la porte, laissant apparaître les nouveaux venus.

« Tu vois, je t'avais dis qu'il y avait une sonnette Atsushi.

- Je ne l'avais pas vu Muro-chin.

- Salut vous deux ! »

Les deux adolescents se tournèrent vers leur hôte.

« Bonsoir Takao, dit poliment Himuro. Nous ne sommes pas trop en retard ?

- Ah bah si carrément !

- C'est à cette heure-là que vous vous pointez ? hallucina Aomine depuis le salon

- On était occupé, on ne pouvait pas se libérer avant, expliqua l'adolescent à la mèche

- Ouais… comme Kise ou…

- Aominecchi !

- Je ne sais pas de quoi vous parlez mais on avait planifié un cinéma avec des amis qu'on ne pouvait pas décaler. Vraiment désolé !

- Bon allez, dépêchez-vous de vous installer ! »

Les deux retardataires se présentèrent en saluant tout le monde, principalement envers la gente féminine. Les présentations furent une énième fois d'actualité.

Himuro s'était statufié en apercevant son frère parmi les têtes connues.

« Taiga… tu es là. »

Le brun avança d'un pas plus rapide vers lui tandis que le rouquin se leva.

« Tu nous as fait peur tu sais ?

- Désolé, se renfrogna le dunker. J'avais besoin d'être seul. »

Himuro soupira.

« Je ne t'en veux pas mais la prochaine fois, juste un message au moins… »

Il finit par s'asseoir à ses côtés tandis que Murasakibara prit place près de Kise.

« Ça va Murasakibaracchi ?

- J'ai faim Kise-chin.

- Vous n'avez pas mangé ?

- Non, bouda ce dernier. Juste quelques barres que l'on a acheté dans un konbini. J'ai faim.

- Patience Atsushi. Alors, c'est quoi le jeu ? demanda Himuro

- Vous raccrocherez au wagon ! soupira Hyuga. On avance ! Pour le moment on cherche une action à faire au téléphone pour Akashi. »

Himuro tourna la tête vers le rouge. Il ne l'avait même pas vu !

« Bonjour Aka-chin » dit le violet en voyant son ancien leader.

Ce dernier ne lui avait même pas adressé la parole. Pas que ça surprenne Himuro mais tout de même.

« Un action au téléphone vous dites…hmm… que pensez-vous de parler dans une langue étrangère ? proposa t-il

- T'es bien placé pour proposer ça toi, sourit Aomine

- Et pourquoi ça hmm ? fit-il avec un sourire entendu.

- Tu parles quelles langues ? demanda Solène

- Japonais et anglais, répondit ce dernier

- Nous avons grandit ensemble aux States, l'informa Kagami toujours dans sa langue de prédilection

- Ah ! fit-elle avec un grand sourire, ravit de voir que la liste de personne avec qui discuter s'augmentait.

- L'idée d'Himuro me parait bonne, dit Momoi. Même si connaissant Akashi-kun...

- Pourquoi pas, opina Camille. Ça pourrait être sympa.

- Mais ce n'est pas facile non plus, reconnut Solène. Et je sais de quoi je parle.

- Je ne pense pas que ce soit la barrière de la langue le problème mais plutôt comment garder l'autre au bout du fil pendant 3 minutes, dit Hyuga

- Il faudra peut-être penser à baisser le temps, sinon on va tous finir bourré dans les dix prochaines minutes, sourit Takao.

- On avisera une fois que tout le monde sera passé avec le même temps sinon ce n'est pas juste, précisa Riko.

- Alors Akashi, contact ou inconnu ? demanda Camille

- Inconnu, répondit-il immédiatement

- Faut faire tirer les papiers Camille, lui rappela Momoi

- Euh… ah oui… »

Maladroitement, elle mélangea les papiers et tendit ses mains.

Il en présenta une et la blonde la retourna.

« Inconnu. Tu as de la chance ! »

Une fois des numéros tapés par les soins de Mitobe, Camille alla ouvrir la bouche pour demander quelle langue il avait choisit mais l'individu à la voix féminine avait déjà décroché.

« Oui allô ?

- Bonsoir, dit-il dans un français qui statufia la pièce. J'espère que je ne vous dérange pas.

- Pardon ? » fit la voix avec un rire nerveux

Akashi avait une voix très sensuelle malgré lui. Toujours très calme, très posée en toute circonstance, profonde, résonnante… et cela devait encore être plus stupéfiant au téléphone.

« Je ne sais pas si vous me comprenez…

- Je… je ne parle pas français… anglais ? English ? répéta t-elle dans la langue

- Bien sûr, répondit-il avec un aussi bon accent qui laissa la salle sur les fesses encore une fois. Excusez-moi de vous déranger à une heure aussi tardive. Je pense que j'ai dû me tromper de numéro.

- Oh… ce n'est rien…

- Mais maintenant que j'ai quelqu'un au bout du fil, vous allez tout de même pouvoir m'aider.

- Et bien… cela dépend de quoi.

- Je viens d'arriver au Japon depuis quelques jours et je devais y retrouver des amis. Cependant, je me suis quelque peu égaré.

- Oh…

- J'appelle d'un téléphone qu'une personne a bien voulu me prêter… merci encore monsieur. Il me semblait connaître le numéro d'un ami mais apparemment non… »

La femme eut un rire doux.

« Cela arrive souvent vous savez !

- Sans indiscrétion, où habitez-vous ?

- A Hokkaido.

- Je crois que c'est le destin qui vous envoie. Je suis dans la ville également.

- Oh ! Effectivement je pense que je peux vous aider alors ! Dites-moi.

- Je dois les retrouver dans un bar mais je ne sais pas lequel… il commence par… par un… M…

- Un M ? Euh… Mio's Coffe ?

- Ça ne me dit rien….

- Alors peut-être par un N ? »

Et Akashi réussit à tenir trois minutes, juste en changeant de lettres… la femme faisait le travail toute seule.

« Avec un B vous pensez ? dit-elle. Ça ne peut être que la Bao'Sugar. Un vrai délice.

- Oui voilà, cela me revient. Je vous remercie pour votre aide.

- Oh je vous en prie. Tout le plaisir était pour moi !... D'ailleurs… »

La femme se racla la gorge.

« Peut-être que je peux… venir vous guider… vous savez… c'est une grande ville…

- Je ne crois pas que cela soit prudent de rejoindre un inconnu et surtout le soir vous savez. »

Elle rit.

« Vous avez raison. C'est… dommage… »

Akashi ne laissa pas le blanc s'installer.

« Merci. Au revoir. »

Et il raccrocha.

« La vache, c'était sec, fit remarquer Aomine.

- J'ai tenu le temps imparti c'est tout ce qui compte, répondit-il simplement

- Bravo, le félicita Camille

- En même temps c'était facile, dit Himuro. Quand on maîtrise aussi bien les langues et quand l'on tombe sur quelqu'un qui parle tout aussi bien.

- Dommage que Otsubo soit parti, rit Izuki. J'aurai bien aimé voir la fameuse performance de Shutoku !

- Tu as un accent incroyable que ce soit en français ou en anglais d'ailleurs, avoua Camille, impressionnée. Même tes phrases, ton vocabulaire… tu as appris où ?

- Durant mes années scolaires.

- Hé ho ! Dis pas ça elle va te croire, grogna Aomine. Ça vient surtout de ta famille ! J'ai beau avoir eu des cours depuis le primaire c'est pas pour autant que je me démerde en anglais !

- En même temps, on ne peut pas dire que tu sois un modèle d'assiduité sur les cours, constata Midorima

- C'est pas faux Midorin.

- Momoi-chin a raison.

- Non mais oh ! C'est ma fête ou quoi ce soir ? Et je passe pour quoi là ?

- Pour ce que tu es Aominecchi ! Un feignant !

- Kise !

- Il faut toujours qu'ils se donnent en spectacle ces deux-là… soupira le supersititeux

- En même temps, on ne peut pas dire non plus que tu n'y sois pour rien hein ? » rétorqua Misaki

Il haussa simplement les épaules.

« Alors, à qui tu donnes ce verre ? » demanda Kiyoshi

Le regard du capitaine ne fit aucun détour et se posa directement sur sa cible.

« Taiga. »

Ce dernier n'était nullement surpris. Il but son verre sans le regarder.

Malaise qui n'échappa pas à certains.

« Ok, je vais chercher un paquet d'apéro là car je commence à avoir faim, sourit Camille. Tu m'accompagnes Kazu' ?

- Comment dire non hein ? On revient ! »

Ils se levèrent pour rejoindre la cuisine, sous l'œil inquisiteur de Midorima et gourmand de Murasakibara.

« Tu pouvais te servir seule hein ? lui dit Takao une fois dans la pièce. Tu sais bien que tu peux faire comme chez toi, je te l'ai déjà dis.

- Mmh… »

Alors qu'il fouillait dans les placards, il se retourna pour voir où était la jeune fille. Il fut étonné de la voir adossée au mur qui jouxtait la cuisine au salon, en retrait de la pièce principale, portant un regard songeur sur la salle.

« Tu veux quoi comme gâteau ? Salé ou sucré ? »

Le brun farfouillait toujours dans ses placards et finit par en tirer deux gros sachets.

« Dis-voir Takao…

- Mmmh ?

- Le mec avec les cheveux rouge et des yeux perçants… il a une copine ? »

Un bruit sec la fit sursauter avant de se retourner précipitamment. Les sachets étaient explosés par terre et le joueur marchait dans une poudre orangée.

« Akashi ?

- Oui. Il a une copine ?

- Akashi. »

Takao répétait ce prénom sans intonation, ne réalisant pas.

Il alternait entre la jeune fille et le joueur qu'il distinguait très vaguement dans un angle.

« Akashi.

- Oui, celui-là » rigola t-elle.

Puis il réalisa.

« … AKASHI ? réitéra t-il, ahuri

- Alors ? Réponds-moi ! »

Contre toute attente, le brun fut prit d'un fou rire à en faire trembler les murs. Camille tenta de le calmer en lui ordonnant de faire moins de bruit mais peine perdue. Même Momoi fit son apparition dans la cuisine, suivit de Hyuga.

« Qu'est-ce qu'il se passe ici ? questionna le capitaine de Seirin. Qu'est-ce que c'est que ça par terre ?

- Je n'avais jamais entendu un rire aussi communicatif, rit à son tour la fille aux cheveux roses

- Laissez-le… il fait son intéressant c'est tout, lança la voix de Midorima depuis le salon

- Tout va bien, on arrive, sourit crispement Camille avant de se retourner, sourcils froncés vers le Shutoku, de nouveau seuls. Arrête de rire, je ne vois pas ce qu'il y a de drôle !

- A… Akashi… MOUAHAHAHAHAHAH ! »

Et il repartit de plus belle. La blonde décida de mettre une main devant sa bouche pour étouffer un minimum son rire.

« Non mais tu te fiches de moi là, c'est ça ?

- Mpff… Carrément !... mmf ! »

Finalement, il arriva à se calmer – en grande partie parce qu'elle était en train de l'étouffer – et une fois libre, il essuya les dernières larmes qui coulaient.

« Akashi… ah elle est bien bonne celle-là… je crois que je vais pas m'en remettre…

- Tu sais que tu deviens carrément vexant là ?

- Non mais ça se voit que tu ne vois pas de qui tu parles…

- Il est… je n'ai jamais vu de garçon comme lui…

- Encore heureux !

- Non mais il est… waouh quoi !

- Mpf… »

Takao essayait vraiment de se retenir de rire. Vraiment, si bien qu'il devenait tout rubicond que ses yeux commençaient à briller.

« Ne te fous pas de moi !

- J'essaye, j'essaye… mais me tends pas des perches comme ça aussi… mpf… »

Il inspira un grand coup en regardant le plafond.

« Ecoute… viens-voir ! »

Ils retournèrent à la limite des deux pièces.

« Tiens regarde… tu préfères pas flasher sur Izuki ? Il est pas mal non ?

- Pas mal mais pas mon style.

- Et Kagami ? Si tu aimes les cheveux rouges !

- Bof…

- Et lui là, Aomine ? Je pense qu'il vaut mieux qu'Akashi !

- Mmmh… je dis pas, il est carrément à tomber mais… non.

- Mais qu'est-ce que tu lui trouves ? Honnêtement, je ne vois pas.

- C'est un tout ! Son regard dès qu'il est entré, sa voix, son physique…

- Ben t'es bien la seule !

- Alors tu m'as pas dis ? Il a une copine ou pas ?

- Mais qu'est-ce que j'en sais moi ! Je crois pas. J'ai pas souvenir qu'il ait déjà eu quelqu'un… en tout cas…

- Tu veux pas te renseigner pour moi ?

- Non… non… non ! Cam's… tu peux pas faire ça ! Tiens… tu veux pas sortir avec mon cactus ? dit-il en lui mettant sous le nez celui qui était à côté du frigo. Je t'assure que c'est moins dangereux !

- Tu sais où je veux te le mettre ton cactus ?

- Ouh là ! Demande à Shin-chan où a fini son cactus porte-bonheur une fois ! Tu seras pas déçue !

- On t'a déjà dit à quel point c'est dur d'avoir une conversation normale avec toi ?

- Mais je suis sérieux ! Pense à la proposition de mon cactus sérieusement. »

Il se reçut une tape sur la tête comme toute réponse.

« Y en a pourtant des mecs célibataires que je peux te présenter ! Non mais tu veux vraiment pas craquer pour Izuki plutôt ? Ou même Kuroko franchement… y a pas plus calme et normal que ce type… enfin normal… si on veut…

- Tu parles du mec qui aurait dû être là ce soir et sur lequel vous avez discuté pendant trois plombes ?

- Yep !

- Pour un mec normal, ça fait une longue discussion…

- Quoique non ! Je retire ce que j'ai dit ! Y a Momoi qui est à fond dessus alors y vaut mieux éviter de t'y approcher.

- Dis-moi qui est en couple, ça ira plus vite…

- Pas sûr, sourit-il. Alors déjà pas touche à Shin-chan hein ? Ensuite Kise, comme tu l'as deviné, il est avec quelqu'un, Murasakibara avec Himuro, le mec avec la mèche sur l'œil.

- Sérieux ?!

- Ouaip ! Ensuite je soupçonne la coach de Seirin d'être dans un triangle amoureux avec ces deux-là, dit-il en montrant Hyuga et Kiyoshi du doigt. Ensuite… non t'as raison, ça aurait été plus simple de dire qui est célib' !

- Ah tu vois !

- Non franchement, craque sur quelqu'un d'autre !...pitié !

- T'es marrant toi ! Ça ne se commande pas ! Et puis… C'est pas comme si je me projetais sur le long terme ! Je retourne en France la semaine prochaine… »

Takao ouvrit des yeux ronds.

« Attends… tu veux dire que c'est pour un coup d'un soir ? »

Elle sourit mystérieusement.

« C'est pas parce qu'on aime la cuisine de son pays qu'on n'a pas le droit de goûter à la cuisine étrangère ! »

Takao repartit dans un fou rire.

« Je l'avais jamais entendu celle-là et elle n'a aucun sens !

- Oh ça va ! soupira t-elle, mais toujours amusée. Tu sais quoi ? C'est fini je ne te parlerai plus… comme ça au moins…

- Oh si si ! Continue ! Tu me fais mes abdos gratuitement et je t'en remercie d'ailleurs.

- Tu t'attendais à quoi ? Je ne peux rien construire sur le long terme ici. C'est une amourette de vacances, rien de plus…

- Bon vous faites quoi ? On a faim nous ! appela Aomine

- On arrive ! » clamèrent-ils en harmonie en se dépêchant de nettoyer le sol

Lorsqu'ils réapparurent dans le salon, leur complicité n'échappa à personne : entre Camille qui lui faisait des gros yeux et Takao qui était rouge de ses fous rires, il manquait que de peu pour qu'il reparte. Ce dernier se faisait d'ailleurs violence pour ne pas trop regarder Akashi.

« Vous allez nous dire ce qu'il se passe ? demanda Aomine qui n'aimait pas être en dehors des bons plans

- Rien rien ! Camille qui raconte très bien les blagues… et des bonnes en plus…

- Pff… fit seulement Midorima

- Où sont les gâteaux ? questionna aussitôt Murasakibara les voyant les mains vides

- Alors oui justement… j'avais deux paquets mais ils ont fini sur le sol de ma cuisine après un… moment de surprise dirons-nous ! »

Le géant fit une moue à faire fondre un glacier.

« Je suis déçu Muro-chin, dit-il en se tournant vers son compagnon. J'avais faim.

- Tu n'avais pas amené de la bouffe à toi ? demanda Aomine

- Si mais j'ai tout fini sur le chemin avec Muro-chin.

- C'est bien la première fois…

- Bon alors ! Qu'est-ce qu'on graille ? » interrogea le bleu

Takao se gratta la tête.

« Ben du coup, j'avais pensé à commander des pizzas, ça vous va ? »

Le silence inhabituel l'obligea à répéter.

« Pizza quelqu'un ? »

C'est seulement à ce moment que tous s'aperçurent que si le son avait baissé dans la salle, c'est que cela venait de la GDM. Et de Kagami. Ceux là s'échangèrent de longs regards.

« Quoi ? J'ai dis un truc qu'il ne fallait pas ?

- Nan… grogna Aomine

- On est gavé par la pizza… c'est tout… renchérit Kagami

- C'est pas toujours une bonne surprise la pizza… » opina Kise

Mais le son de leur voix avait changé. Même Himuro fut surpris de voir Murasakibara hocher la tête à leur propos.

« O… K ? fit Takao, sceptique

- Vous êtes vraiment bizarre vous, soupira Misaki. Toujours en train de parler à demi-mot là… non mais vraiment… vous vous êtes jamais dit que ça pouvait être chiant pour les gens qui vous écoutent

- Et sushis… ça vous va sushis ? Je ne vais déclencher aucune guerre ?

- Allez, va pour sushis ! s'entousiasma Kise. En plus c'est plus sain.

- Tu suis toujours ton espèce de régime là ? le questionna Aomine

- Plus ou moins… j'essaye disons !

- Alors je passe un coup de fil… regardez… je prends le téléphone comme ceci… tout va bien ? sourit-Takao en ayant des gestes beaucoup trop ralentis et exagérés. Et maintenant je le déverrouille… voilààààà. Et maintenant je cherche le Sushi Shop dans mes contacts…

- Arrête un peu, dit Midorima, lassé de son cinéma.

- Et dépêche-toi plutôt, continua Aomine

- Je prends deux plateaux à partager, vous vous débrouillez pour qui aime quoi avec ce qu'il y aura dessus hein ? Déjà que c'est moi qui paie…

- Encore heureux ! lui lança Hyuga. Je te signale que c'est moi qui paie quand ça se passe chez moi.

- Et Akashicchi aussi paie quand c'est chez lui ! souligna Kise.

- Oui mais moi je dois payer plus car on est plus nombreux !

- Oui mais nous…

- C'est un concours ou quoi ? soupira Kagami

- Hé ho, vous êtes le groupe de soirée avec le plus de moyen on le sait, critiqua le brun en montrant la GDM du doigt. Mais moi je roule pas sur l'or hein ? C'est pas pour rien que je squatte les soirées des autres et que j'en organise une fois tous les deux ans ! Alors au lieu de voir qui a la plus grosse, dites-moi plutôt « Merci Takao ! Quelle générosité ! Tu es vraiment génial ! » et on passe à autre chose ! »

Cela fit rire Kagami.

« Bon, j'appelle alors silence s'il vous plaît !

- Attends ! Si on en profitait pour faire un jeu ? s'exclama Riko

- Pas bête ! dit Koganei.

- Certes tu passes la commande mais tu dois faire autre chose en même temps !

- Alors il vaut mieux que ce soit quelqu'un qui n'ait pas déjà participé qui appelle. Murasakibara, ça te dit ? »

Ce dernier approuva. Le téléphone changea de main.

« Alors… réfléchit Kise. Murasakibaracchi, tu dois placer des mots et tenir deux minutes. Ça te va ?

- Oui Kise-chin.

- J'ai des idées pour les mots, dit Misaki. Que pensez-vous de : clafoutis, balançoire, canapé, ciel et chemisier ?

- Ça fera l'affaire, balaya Riko d'un mouvement de main.

- Allez, à toi de jouer Atsushi. »

Ce dernier appuya sur le bouton pour appeler et attendit.

« Ici Sushi Shop bonsoir ? Puis-je prendre votre commande ?

- Clafoutis, balançoire, canapé, ciel, chemisier. »

Et il raccrocha.

Tout le monde s'échangea des œillades avant d'exploser de rire.

« Tu as oublié les deux autres consignes Atsushi, rit Himuro.

- Mais comment tu fais avec lui au quotidien ? soupira sincèrement Kagami

- C'est un don à ce stade, approuva Hyuga

- Voilà ce qu'il se passe quand les consignes ne sont pas bien expliquer à Musakibaracchi...

- Bon en attendant, tu bois un verre de bière Murasakibara, lui annonça Takao. Là sérieusement, tu n'as aucune excuse ! »

Boudant, il remplit son verre et le porta à ses lèvres.

« Je peux réessayer ?

- Je vais le faire, dit Himuro avec un sourire en prenant le téléphone. Regarde bien Atsushi ce que l'on attend de toi. »

Tout le monde se tut en attendant que l'homme décroche à nouveau.

« Ici Sushi Shop bonsoir ? Puis-je prendre votre commande ?

- Bonsoir monsieur, fit poliment le joueur. Nous avons un beau ciel ce soir qui donne envie de commander vos délicieux sushis en les dégustant sur le canapé.

- Euh… certainement… nos sushis sont les meilleures de toute la ville.

- Très bien alors nous prendrons deux plateaux à partager avec différentes sauces. Est-ce qu'ils sont disposés sur de petites balançoires ?

- Euh… non… sur une assiette en plastique qui se ferme…

- Ah… très bien. En dessert je ne prendrai pas de clafoutis ce soir car j'ai tâché mon chemisier la dernière fois et bonjour la note du teinturier.

- Nous n'avons jamais eu de clafoutis à la carte…

- Parfait alors ! Je pense que nous avons tous ce qu'il nous faut. »

Himuro finalisa la commande en tenant le temps voulu. Lorsqu'il raccrocha après avoir donné l'adresse pour la livraison, il fut applaudit.

« Très bien mené, il n'y a vu que du feu, félicita Kagami

- C'était rondement mené même, fit à son tour Riko

- Muro-chin est le meilleur.

- Merci Atsushi.

- C'était pas mal mais il y a eu beaucoup mieux en début de soirée, sourit Aomine. Vous avez loupé du lourd !

- A qui donnes-tu le verre de bière ? demanda Momoi

- Mmh… »

Ses yeux se posèrent sur son frère.

« A Taiga pour avoir manqué de me tenir au courant ces dernières semaines. »

Grognant, le dunker n'avait rien à répliquer et but sa punition.

« Tu veux réessayer Murasakibara ?

- Non car je ne pourrai pas faire aussi bien que Mine-chin.

- Tu peux pas faire pire que la première fois en tout cas » se moqua Misaki

Les adolescents commençaient à être passablement éméchés.

« Bon on continue où on se la touche ?

- Aominecchi !

- Dai-chan !

- Tu veux pas essayer Taiga ? » proposa Himuro en se tournant vers son frère

Ce dernier se tourna vers lui.

« Oui… pourquoi pas… » marmonna t-il, pas très à l'aise d'être le sens de l'attention.

De toutes les attentions.

« Et si on participait ensemble ? proposa Solène. Je serais plus à l'aise si je suis avec quelqu'un.

- Euh oui..., si tu veux, dit le dunker.

- Et si vous vous faisiez passer pour un couple ? tenta Momoi

- Non, dit Aomine en plantant son regard droit dans celui du rouge. Ca n'irait pas. Ce ne serait pas crédible.

- Pourquoi ça Dai-chan ?

- Fais attention Daiki…

- Euh… et si vous vous faites passer pour des policiers ! s'exclama Kise, enchaînant rapidement. Des policiers… genre qui… qui ont reçu des plaintes pour tapage nocturne !

- Bonne idée ! opina Riko

- Ok. »

Takao tendit les mains et Solène choisit un papier.

« Inconnu… lut-elle. Est-ce qu'on peut mettre l'indicatif d'un pays anglophone au moins ? demanda t-elle

- Ouais, approuva Kagami. Mitobe-senpai, mets voir l'indicatif des Etats-Unis.

- Ça va coûter cher ça ! dit Takao avec un sourire. Prends ton téléphone, pas le mien.

- Et parlez pas trop vite qu'on puisse vous comprendre ! demanda Koganei

- Bordel je savais pas que c'était une réunion de l'ONU ce soir sinon j'aurai amener mon interprète… » grommela le basané mais ce qui fit sourire Kise

Puis les numéros furent tapés et la sonnerie amorcée avant d'être enclenchée.

« Oui bonjour ? fit la voix à l'autre bout du fil dans un américain parfait

- Oui bonjour monsieur, fit Solène d'une voix assurée et dans son rôle ce qui étonna le groupe. Ici… Kate Anderson et le lieutenant… euh… James Ayache du commissariat de… de votre ville. Vos voisins nous ont contactés pour tapage nocturne.

- Hein ? Mais il est dix heures trente du matin… »

Les deux adolescents s'échangèrent un coup d'œil.

Oups. Ils avaient zappé le décalage horaire.

« Hop hop hop ! enchaîna la voix de Kagami en rentrant dans son rôle. Vous fout... euh... n'essayez pas de nous avoir… madame.

- Oui, ne nous prenez pas pour des jambons ! »

Le rouquin lui envoya une œillade lui faisant comprendre que c'était ridicule mais elle ne put s'empêcher de sourire avant de reprendre son sérieux.

Takao se forçait à regarder le plafond pour ne pas rire.

« Des… des jambons ?

- Nous parlons de cette nuit bien sûr, rebondit Solène.

- Mais nous…

- Vos voisins ont porté plainte contre vous à… attendez que je retrouve le rapport de police…fit semblant Kagami. Le bordel que c'est dans ces papiers… ah ça y est. Tenez… à 5h12 exactement du matin, il a été rapporté que de la musique de merd…de sauvage faisait trembler le quartier. De plus, vous faisiez un barbeuc' qui empestait car vous aviez mis de l'essence pour que le feu prenne plus vite. Vrai ou faux ?

- Hein ?!

- Et je complète… John …qu'il a été signalé également qu'un de vos enfants a été vu en train de se soulager dans le jardin de vos voisins.

- Ouais… euh je veux dire… tout à fait…Carly.

- Attendez une minute… qu'est-ce que vous me chantez-là ? C'est n'importe quoi !

- Qu'est-ce qu'il y a chéri ? fit une voix masculine dans le téléphone

- Y parait que les voisins ont porté plainte contre nous cette nuit !

- Lesquels ?

- Lesquels ? demanda alors la femme

- C'est… euh… c'est confidentiel, dit Kagami. On ne peut pas donner de nom.

- Je parie que c'est les connards du premier étage ! s'énerva l'homme. Dans « confidentiels » il y a « con » ! Des vrais trous d'uc ! Ils peuvent pas nous saquer ces enflures ! Ils nous pourrissent la vie H24 et tout est bon pour nous emmerder ! Je suis sûr qu'ils ont inventé cette histoire pour nous faire chier ! Pourquoi vous n'êtes pas venu vérifier par vous-mêmes bande d'incapable ?

- Doucement monsieur, fit Solène en fronçant les sourcils. Vous ne voulez pas renforcer cette plainte d'outrage à agent hein ? HEIN ? »

Kagami retint un rire. Elle était vraiment à fond.

« Nous étions occupés ailleurs, inventa Kagami. Mais nous allons vérifier ces sources. Nous voulions avoir votre version avant. Alors, racontez-nous… »

Et ils laissèrent le couple parler tandis que les deux adolescents posèrent le téléphone par terre en coupant le micro.

« Et bien je crois qu'on va tenir le temps hein ? dit Kagami

- J'ai pas tout compris mais c'était bien jouer Kagamicchi ! l'encouragea Kise

- Solène, on aurait dit que ce métier était fait pour toi ! sourit Momoi.

Cette dernière rigola.

« J'aime bien incarner des rôles, même si je le fais moins bien que Midorima.

- C'est sûr qu'il est imbattable, ricana le basané

- Tu n'as pas perdu ton anglais, c'est bien, dit Himuro à l'attention de son voisin

- Je n'ai pu trop l'occasion de le pratiquer mais ça reste donc c'est cool…

- Par contre vous n'étiez pas du tout raccord dans les prénoms, rit-il légèrement

- Hé c'est chaud d'improviser !

- Je sais. »

Finalement, Solène reprit le téléphone et fit signe aux autres de se taire avant de remettre le micro.

« Bien, je vous arrête-là, c'est noté. Nous passerons dans la journée.

- Vous direz bien à ces fumiers de mes deux qu'ils peuvent nous faire chier autant qu'ils veulent, on ne décarrera pas notre fion d'ici ! Je les emmerde profond et s'ils veulent nous cracher dessus on les attend !

- Merci, bonne journée à vous aussi monsieur. »

Et elle raccrocha.

« Là, j'ai absolument rien compris, soupira Riko

- C'était du bon gros anglais familier qui se traduit pas, dit Kagami avec un petit rire

- Ouais, on va dire ça, sourit Himuro.

- En tout cas, vous ne buvez pas, vous avez de la chance, leur fit remarquer Izuki

- Pour qui sont vos verres alors ? »

Instinctivement, Kise jeta un rapide coup d'œil à Akashi. Ce dernier ne les regardait même pas. Est-ce qu'il allait…

Mais Kagami n'était pas fou. Il ne voulait relancer quoique ce soit d'animosité entre lui et l'Empereur. Il n'allait pas répondre à sa première provocation.

« Le mien sera pour… Takao, annonça finalement le dunker

- Hein ? Pourquoi moi ? Pourquoi pas Aomine ? Ou même Akashi qui t'en a filé un ! »

Il haussa simplement les épaules.

« C'est à toi que je veux le donner. »

Bougonnant, il le descendit.

« Et moi je le donne à… Misaki, annonça à son tour Solène

- Hé ! C'est pas juste !

- Désolée ! »

Une fois que tout le monde avait bu, Aomine prit la parole.

« Je suis le prochain. Trouvez-moi un truc. Le premier qui me parle d'anglais ou de français se prend mon poing sur la tronche.

- Mmh… j'ai une idée ! sourit Camille. Que dirais-tu de faire semblant de connaître la personne qui appelle ?

- Ah ! En voilà une qui sait me cerner » dit-il en lui envoyant un sourire complice.

Elle lui répondit d'un clin d'œil.

« Bien sûr faut que tu choisisses un inconnu pour ça. Mitobe, tape des nombres au hasard » ordonna Koganei

Quelqu'un décrocha. C'était la voix d'un vieil homme.

« Allô ?

- Et bah alors mon con ! On met du temps à décrocher ? »

Le vieil homme s'était tu, sans doute choqué devant cette interpellation très familière mais qui avait eu le don de faire rire silencieusement ses comparses. Il se reçut un coup de coude de Kise dans les côtes avec ses gros yeux.

« Aominecchi ! C'est un vieil homme quand même ! »

Mais ses lèvres s'étiraient malgré tout en un fin sourire.

« Chut Kise… oui mon con ! reprit-il en entendant la respiration au bout du fil. Bah alors ! Tu reconnais pas le numéro de ton vieux pote ?

- …

- Si je te dis les belles minettes du bord de mer pendant nos vacances d'été ? puis il reprit, une main sur son téléphone en voyant le regard blasé de Kise, ça passe toujours une anecdote qui veut tout dire et rien dire.

- … Zin… c'est toi ?

- Mais oui voyons ! Je peux dire que j'ai eu du mal à retrouver ton numéro ! Tu ne m'avais pas dit que tu avais changé de numéro, sacré filou !

- Je n'ai pas changé de numéro…

- Bah c'est moi qui l'avait perdu alors ! Tu me connais ! Petit chenapan va ! »

Nouveau coup de coude.

« Kise ! grogna t-il à voix basse

- C'est quoi ces vieilles expressions Aominecchi ?

- J'improvise !

- Je suis même sûr que ce vieil homme ne les a jamais utilisé tellement elles sont vieilles !

- Tais-toi Kise !

- Kise ? » répéta le vieil homme.

Mince, il n'avait pas mis la main sur son téléphone…

« Ouais c'est mon vieux roquet… il n'a plus de dents et il pisse partout… AIE ! Sale bête ! »

Le blond avait pincé bien comme il faut le bronzé qui avait une marque bien rouge sur la cuisse.

« Couché le clebs ! répliqua Aomine en lui claquant le derrière de la tête

- Grrrrrrrrr ! fit à son tour Kise en le défiant du regard

- Je me souviens de ta vieille carne à moitié crevée, qui boitait… ce n'est plus la même j'imagine ? fit la voix du vieil homme

- Ouh là non… je l'ai piqué depuis des années… je me demande si je ne devrais pas faire pareil avec celui-là… AIEUH ! Bordel Kise ! T'es pas obligé de mettre les dents ! s'emporta le métisse en regardant son poignet avec les belles traces laissées par le décoloré.

- Je croyais qu'il n'avait plus de dents ? signala le vieil homme

- Je le croyais aussi mais pour faire des conneries il a toujours tout ce qu'il faut !... Non mais t'es pas sérieux là ? Tu me griffes en plus ? Attends tu vas voir toi… »

Il en délaissa le téléphone pour courir après le blond qui avait détalé.

« C'est comme ça tous les dimanches ? questionna Koganei, mort de rire

- Je préfère pas te répondre, grimaça le vert

- Zin ? Zin ? répéta le vieil homme au bout du fil

- Kise ! Tu vas te prendre la mandale que tu aurais dû te prendre la semaine dernière ! Reviens ici espèce de lâche !

- Je te préviens Aominecchi ! Si tu m'attrapes je te mords le mollet !

- Allô ? Allô ?

- Essaye un peu pour voir »

La tonalité du téléphone se fit entendre. Aomine pivota rapidement la tête vers son mobile et fonça droit dessus.

« Non non non ! J'allais gagner bordel ! Ragea t-il en regardant s'afficher le temps de la discussion. Putain… »

Puis il se tourna de nouveau vers le Kaijo.

« C'est de ta faute ! C'est toujours de ta faute !

- On se calme ! ordonna Momoi, bras tendus. Vous n'allez pas commencer tous les deux !

- C'est lui qui a commencé Momoicchi !

- Tu plaisantes ?

- C'est bon » répéta Midorima

Mais ce dernier était surpris qu'Akashi n'intervienne pas. Cela aurait été chez lui, il aurait déjà mis un terme à cette embrouille de pacotille.

« J'en connais un qui doit boire ! sourit Camille en s'adressant au métissé

- Ouais ouais… je sais. »

Aomine descendit sa bière.

« La vache…

- Et bien à mon tour ! souffla Momoi en posant son verre devant elle.

- Mais tu bois même pas d'alcool, lui fit remarquer Aomine en désignant son gobelet du menton

- Je peux pas ce soir… je suis malade, dit-elle simplement

- T'as toujours mal à la tête ?

- Oui, toujours depuis la semaine dernière. C'est ce que je voulais te dire tout à l'heure.

- T'as quoi ?

- … je sors d'une grippe, grimaça t-elle, alors avec les médicaments…

- Ah bon ? »

Elle lui lança un regard outré.

« Et ben sympa, merci Dai-chan ! Je vois que tu t'intéresses à moi !

- En même temps, avec les entraînements et les cours que je sèche… »

Elle leva les yeux au ciel.

« C'est sûr que je te vois autant que le sens de l'humour de Midorin »

Ce dernier ne releva même pas.

« C'est vrai que je ne te trouve pas en forme, avoua Hyuga

- Tu as une petite mine, reconnut Kiyoshi

- Et bien vas-y ! Joue avec ton jus d'orange mais on peut modifier la règle pour toi du coup.

- Carrément, approuva Riko

- Si tu gagnes, tu refiles une bière à qui tu veux… annonça son ami d'enfance, mais si tu perds…

- Un gage ? proposa Misaki. Ça me parait acceptable.

- Je vous préviens : le premier qui me demande de retirer mes fringues aura mon verre d'eau dans la figure ! J'ai déjà donné merci !

- Tout pareil que Satsu ! Sauf que moi l'offre du poing tient toujours !

- On saura être plus original quand même… j'espère en tout cas ! dit Misaki

- Bon allez, va pour un gage ! capitula la rose

- Qu'est-ce qu'on lui donne comme consigne d'appel ? demanda Riko

- J'ai une idée, dit Solène, pour une gérante d'un club fitness ? Qui fait une promotion…

- Oui pourquoi pas, valida Momoi. Allez, je tente.

- Du coup c'est pour un inconnu je suppose ? demanda Koganei

- Oui c'est plus simple. »

Mitobe laissa le hasard des numéros se faire sous ses pouces.

Sonnerie. Un homme décrocha et la jeune fille se racla la gorge.

« Bonsoir Monsieur ! s'exclama t-elle d'une voix trop aiguë qui fit plaquer les mains d'Aomine sur ses oreilles. J'espère que je ne vous dérange pas ?

- Si.

- Ok super ! Je sens bien que vous êtes un sportif dans l'âme rien qu'à votre voix rauque !

- Ou alors parce que vous venez de me réveiller…

- Que diriez-vous d'une offre découverte dans un de nos superbes centres… euh… « Crazy Shape » ? Une offre découverte à défier toute concurrence !

- Oh pitié qu'il raccrocha, grommela Aomine. Avec sa voix de crécelle elle me donne envie de me jeter par la fenêtre…

- Je pense qu'elle est stressée… dit Izuki

- Oui bah merci tu m'apprends rien ! grogna le bleu. Je la connais assez ! Et c'est bien dans ces moments-là que je me carapate loin d'elle pour préserver mes oreilles fragiles sur le long terme… je vous rappelle que moi, je me la coltine depuis l'enfance…

- Avec plus de nos trois salles de muscu avec miroir individuel, nos 20 tapis de course de compétition fournis par le même sponsor que la ligue des champions, des rameurs que les rameurs sur lac eux-mêmes nous envie… vous êtes assuré d'un corps parfait pour cet été !

- …. Vous me réveillez à cette heure tardive juste pour ça ?

- Attendez… nous parlons d'une offre exceptionnelle réservée à 50 clients distribuée au hasard ! Vous ne trouverez pas mieux dans tout le Japon !

- Ecoutez… je suis fatigué… j'ai eu une dure journée car je fais partie ces rares personnes à bosser le dimanche… et dans un hôpital ! »

La voix de l'homme commençait à monter.

« J'ai couru partout car l'ascenseur était en panne, j'ai dû m'occuper des opérations en urgentes mais aussi porter des kilos de linge, des personnes inconscientes que j'ai du hisser à main nue sur des brancards car manque de personnel, … JE SUIS CREVE ! finit-il par crier d'impatience. Alors vous me fichez la paix, le sport j'en fais tous les jours dans mon travail ! Et si vous aviez voulu que je vous envoie balader poliment, il aurait fallu que vous appeliez dans les heures normales ! »

Et une suite de bip sonore fit comprendre à l'ensemble des joueurs que la personne avait raccroché.

« Et bah c'est pas trop tôt, soupira Aomine, soulagé.

- Je suis dégoûtée ! bouda la jeune fille en croisant les bras.

- Mauvaise approche peut-être ? hypothésa Camille

- Il fallait prendre une voix plus sensuelle » dit le métisse

Il se fit assassiner du regard par la rose et la coach de Seirin.

« Hé ho ! lui dit la jeune fille aux cheveux courts. Il ne faut pas réduire une action pour une femme à une paire de seins et des fesses !

- Je ne vois que quatre filles ici… dit-il en faisant mine de regarder autour de lui, ce qui la fit bouillir de rage.

- Tu…

- Allons Riko, tu vois bien qu'il dit ça pour t'énerver, ne rentre pas dans son jeu » la calma Kiyoshi

Aomine se reçut un coup brusque qui le fit grimacer.

« Tu es pénible Dai-chan parfois !

- Oh ça va… et je croyais que vous vous entendiez pas toutes les deux ?

- On se supporte, bougonna Riko.

- Bien obligé, comme on fait soirée commune… souffla Momoi

- Et quand on entend des phrases comme ça…

- Bah quoi ? »

Il fut surprit en entendant le rire de Camille.

« Non mais je suis d'accord avec toi Aomine ! Et puis les mecs, c'est juste une paire de couilles et une absence de cerveau… tu crois que tu serais capable de faire ça au téléphone ? »

Aomine lui envoya un sourire en coin.

« Toi, tu me plais !

- Tu m'as volé ma réplique ! s'esclaffa Misaki à son amie blonde

- C'est vrai que c'est souvent plus ton style Misa', rit à son tour Solène.

- La beauferie de cette soirée, soupira la coach

- Il faut trouver un gage pour Momoicchi, rappela Kise, et je crois que j'ai une idée !

- Pitié dis-moi que c'est original… soupira la jeune femme en croisant les doigts

- Tu dois boire un cocktail ragoutant concocté par nos soins ! »

La rose pâlit.

« Mais… je ne dois pas boire d'alcool…

- T'inquiète Momoicchi ! Il n'y aura rien de contre-indiqué dedans ! »

Les yeux de la jeune fille parcoururent le cercle furtivement.

« J'aime pas les cocktails dégoûtants, grimaça Murasakibara

- Je dois avouer que je n'aimerai pas être à ta place, opina Himuro

- On en a bouffé et bu des trucs spéciaux aux soirées… hocha Aomine.

- Allez on valide ! dit Misaki

- Je veux le préparer ! Je veux le préparer ! trépigna Takao en se levant et en se précipitant dans sa petite cuisine

- Attends j'arrive ! courut Misaki à son tour

- Et m'oubliez pas ! fit à son tour Koganei en les suivants

- Et moi aussi ! renchérit Camille

- Idem ! se leva Aomine en les rejoignant

- Hé ho ! Ma cuisine c'est pas celle d'Akashi hein ?

- C'est clair que c'est pas un palace…

- Merci Aomine… merci.

- Dai-chan ! Tu pourrais quand même me soutenir !

- Oh que tu crois ! Dis ça à mes oreilles… »

Et tout le monde disparut dans la cuisine où des rires et des contestations se firent entendre.

« Attends attends ! Rajoute du sel !... Mais idiote ! Le gros sel ! fit la voix d'Aomine

- Mais du poivre c'est mieux ! rit Camille

- Du piment ! Du piment ! chantonna Koganei

- Avec du sirop de menthe ! ajouta Misaki

- Une crevette ! continua Takao. Broyez cette crevette et mettez-là dedans !

- Et bien ils ont l'air de bien rire là-dedans, sourit Kise. Ça me rappelle lorsqu'on préparait un sandwich dégoûtant dans les premières soirées.

- Je n'aimerais pas être à la place de Moimoi-chin, compatit Murasakibara

- C'est clair » dit Hyuga tandis que Mitobe hocha la tête.

Cette dernière tripota ses doigts nerveusement.

« Je ne veux pas boire un truc pareil ! dit-elle avec sincérité

- Oh ça va ! On t'entend râler d'ici ! » lança la voix du dunker

Ils revinrent avec un verre conséquent d'un liquide rougeâtre.

« Quoi tout ça ? hallucina t-elle en le voyant bien rempli

- Plains-toi ! Nous on se tape des litres de bière depuis le début ! C'est rien à côté d'un verre dégueu. »

Il posa le mélange devant elle tandis que ses apprentis barmaid se tapèrent dans la main, contents de leur résultat final.

Momoi fixa le verre sans cligner des yeux.

« Je ne veux pas boire ce truc. dit-elle d'une voix claire

- Mais enfin… Momoicchi…

- Je refuse » dit-elle catégorique, la voix un peu tremblante mais sans appel.

Le blond posa une main sur son épaule.

« Momoicchi… ce n'est qu'un verre… certes dégoûtant mais ce n'est pas horrible non plus. Tu ne vas pas en mourir.

- C'est bon, je vais le boire. »

Tous les yeux se tournèrent vers l'homme qui avait prit la parole.

Izuki.

« Izuki ? dit, Hyuga, étonné.

- Si je le bois, on peut dire que ça compte ?

- Euh… »

Le groupe s'interrogea du regard. Est-ce que c'était valide ou non ?

Il n'attendit même pas un accord et s'empara du verre pour le boire d'une traite. Il grimaça fortement durant toute la descente.

Il reposa le contenant vide une fois fini.

« Merci… » murmura la jeune fille en croisant son regard

Il lui répondit d'un léger sourire.

« Tss… c'est pas vraiment équitable ! bougonna Riko

- Bon ok, soupira Aomine. Mais c'est pas juste quand même ! »

Mais la jeune fille ne l'écoutait déjà plus et mordillait nerveusement sa lèvre.

« Quel cinéma pour un verre….

- Je suis… fatiguée, avoua la rose soudainement très lasse. La grippe m'a tuée et je n'ai qu'une envie : dormir.

- Tu veux rentrer ? demanda Izuki

- Non ça va aller. Continuons. »

Un blanc se fit avant que Koganei décide de prendre la parole.

« Alors ce verre, il était comment ?

- Absolument répugnant. Si je vomis dans les minutes qui suivent c'est normal, grimaça t-il

- T'avais qu'à pas le boire… claqua sa coach

- A qui le tour ? interrogea Camille en jetant un coup d'œil léger vers Akashi qui restait prostré dans son coin.

- Bon, je veux bien passer, dit Koganei

- Et si on passait à deux nous aussi ? proposa Hyuga

- Ça, ça peut être original ! approuva Takao. Que direz-vous de tenir une conversation en faisant semblant que votre téléphone soit resté ouvert ?

- Carrément ! sourit le plus petit. On peut piocher dans un de nos contacts.

- Ouais et on parle sur le dos de la personne choisie ! »

Les deux joueurs se tapèrent dans la main.

« Vous savez que ça veut dire que vous allez boire tous les deux en cas d'échec ? rappela Kagami

- Ouais mais ça ira !

- Fais défiler dans mon téléphone Mitobe » ordonna Koganei.

Et c'est ce qu'il fit jusqu'à ce que Takao dise « Stop. »

« Alors voyons-voir… oh merde ! » crièrent les deux candidats du jeu téléphonique en voyant le nom s'afficher.

Ils tournèrent le téléphone vers le groupe et leur coach pâlit.

« Père de la coach »

« C'est bon on est mort, lâcha Koganei. J'abandonne.

- Mon père ? buga encore Riko.

- Allez… allez… stressa Hyuga. Ça va… ça va le faire !

- Stress pas comme ça ! sourit Kiyoshi en lui donnant une tape dans le dos. Il n'y a pas de raison !

- Ah bon ? glapit Koganei. Moi je peux en donner mille…

- Idiot ! Je ne suis pas stressé ! Qu'est-ce que tu crois ?

- Il va vous assassiner que vous l'appeliez à cette heure…

- Merci Riko, merci de ton soutien ! » grogna Hyuga

Mitobe appuya sur le contact faisant bondir les deux joueurs.

« Attends ! » s'exclamèrent-ils en même temps

Mais il était trop tard. Les sonneries avaient commencé.

« Qu'est-ce qu'on dit qu'est-ce qu'on dit qu'est-ce qu'on dit ? paniqua Koganei

- On improvise ! Tout ce qui nous vient par la tête !

- Décrochez-pas, décrochez-pas, décrochez-pas ! psalmodia le plus petit en joignant ses mains en une prière

- Allô ? »

La voix grave de l'ancien coach fit frissonner tout le monde. Il n'était clairement pas aimable.

Hyuga fit comprendre d'un geste qu'il voulait un bruit de fond alors les joueurs discutèrent n'importe comment en arrière-plan. Takao s'amusait à frapper sur les bouteilles de bières pour produire des sons cristallins de verres qui s'entrechoquent.

« Ouais… euh… tu vois ce que je veux dire quoi Koganei, fit la voix de Hyuga, pas sereine du tout, concernant le... le… le coach…

- O… oui oui…c'est compliqué… mais c'est comme ça… c'est… c'est le meilleur que l'on est eu hein Hyuga ?

- Ah.. oui oui…

- C'est pas ce qu'on vous demande ! leur chuchota Aomine. Dégonflés !

Un blanc se fit.

« Voilà voilà… » dit Hyuga en regardant autour de lui.

Vraiment, il n'avait aucune inspiration ce soir.

« Oh les mioches, vous m'entendez-là ? Bordel… qu'est-ce qu'ils fabriquent encore ceux-là…

- Sinon… comment ça va avec la coach ? » questionna Koganei devant les yeux interdits de son capitaine

Bizarrement, le père se tut mais ne raccrocha pas.

Koganei fit de grands gestes silencieux d'excuses.

« Mais qu'est-ce que tu racontes ? hallucina t-il.

- Je ne sais pas… j'ai entendu des rumeurs… »

Il se confondit une énième fois en excuse en se gesticulant sur place.

Même Riko avait tendu l'oreille et Kiyoshi avait diminué sa participation pour le fond sonore.

« Et quelles rumeurs ? gronda le lunetteux en fronçant les sourcils.

- Comme quoi vous deux… ça roule ! Ça roule très bien même…

- Et depuis quand ?! continua le capitaine qui ne voulait pas rentrer dans ce jeu

- A toi de me le dire capitaine… »

Ils entendirent quelques grognements à travers le téléphone.

« Ok ok… dit Hyuga d'une voix qui ne sentait pas bon. Et toi alors ? J'ai entendu des rumeurs aussi…

- Ah… ah oui ?

- Oui. Il paraît que tu mattes très souvent dans les vestiaires des filles hmm ? »

Koganei ouvrit des grands yeux et fit des gestes désespérés. Il voulait sa mort ou quoi ?!

« Mais pas du tout ! cria t-il avec toute la sincérité du monde.

- Ah les rumeurs…

- Hyuga ! Arrête de dire des choses pareilles ! Il… On pourrait te croire. »

Les deux amis eurent une conversation silencieuse par grands gestes et ils se faisaient violence pour ne pas s'expliquer à voix haute.

« Je n'ai jamais vu de visage aussi expressifs » pouffa Kise.

Koganei se faisait suppliant tandis que son coéquipier lui faisait un signe de mort.

Le père de la coach ne disait toujours rien. Seirin devina aisément qu'il devait être attentif à la moindre parole. Toujours lorsque cela concernait sa fille chérie.

« Hé Hyuga ! Tu comptes faire quoi à ta coach là ?... Mais lâche-là ! Tu vois bien qu'elle veut pas ! »

Les yeux pivotèrent vers Aomine qui avait un sourire jusqu'aux oreilles. Les yeux du brun à lunettes l'assassinèrent et même Riko le frappa si fortement qu'il lâcha une plainte.

« Mais quel fouteur de merde celui-là ! dit Kagami en levant les yeux au ciel

- On ne le changera pas je crois, soupira Momoi

- Psst… tu veux pas lâcher un petit « Yamate Hyuga-sempai ? » chuchota le bleu à l'oreille de son bourreau

Il vit la jeune fille se reculer subitement de lui, une aura noire l'enveloppa et ses yeux semblèrent briller d'une lueur maléfique.

« TU VAS VOIR UN PEU QUI VA SUPPLIER ! »

Elle avait saisie son sac à main qu'elle brandissait comme une arme gigantesque qu'elle abattue sur la tête du joueur miracle.

Elle l'asséna de coup si violent et si rapide qu'Aomine ne trouva qu'à ramper pour s'éloigner de la furie.

« AIIIIIIIIE ! Mais elle est cinglée ! AIE ! AIIIIIIIIEUUUUUUUUUUH !

- Tu l'as cherché Aominecchi….

- Allez, stop Coach, sourit Izuki. Je crois qu'il a compris. »

Et une dernière prise de catch frappa le métisse qui vola à travers la pièce avant d'atterrir douloureusement sur une étagère, faisant trembler tout son contenu.

Takao poussa un sifflement admiratif.

« Quelle précision ! C'est mille points-là !

- Oh là là ! dit Misaki en levant les bras, je veux apprendre cette technique ! Je vous préviens les filles, je ne rentre pas en France avant d'avoir appris cette technique !

- Vous êtes ridicules… finit par dire Midorima

- Qu'est-ce que c'est que ce bordel… refit la voix du père. Oi ! Vous m'entendez ? »

Tout le monde finit par se taire. Ils l'avaient oublié celui-là…

« Vous allez voir p'tits cons… »

Finalement, il poussa un dernier grognement et raccrocha. Les deux joueurs s'arrachèrent les cheveux.

« Vous allez vous faire dégommer bien comme il faut, se moqua Misaki.

- Aie ! geignit Aomine en se redressant. Oh la vache… j'ai mal au dos…

- Tu aurais envoyé un poil à gauche, tu aurais pu dégommer le vase moche que m'a offerte ma tante. Dommage, ça m'aurait fait une chouette excuse !

- La soirée n'est pas terminée... » lui rappela la jeune fille

Aomine laissa couler et grimaça en tentant de se masser tandis qu'elle le regardait en se craquant les phalanges. Elle n'y était pas allée de main morte…

« Allez viens t'asseoir Dai-chan, ne bouge plus et ferme ta bouche. Tu verras, tout ira beaucoup mieux…

- En attendant vous buvez les gars, dit Riko. Et franchement, je n'aimerai pas être à votre place demain. Non mais quelle idée d'être partie sur ce terrain…

- En même temps, c'est le seul sujet où l'on était sûr qu'il ne raccrocherait pas, avoua Koganei

- Vous deviez le critiquer lui, pas discuter sur quelqu'un d'autre en plus, rappela Himuro.

Soupirant, les garçons descendirent lentement leur bière. A ce compte-là, ils auraient mieux fait de boire tout de suite ! Ils n'auraient pas eu la double-peine.

La sonnette d'entrée retentit, les faisant sursauter.

Murasakibara leva la tête d'un seul coup.

« Sushiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiis ! s'exclama Kise sur la même longueur d'onde que son ancien coéquipier en agitant ses bras en l'air

- J'arrive ! lança Takao en se mettant debout. Attendez-moi avant d'appeler le prochain hein ?

- Alors grouille ! » geignit Aomine en se remettant difficilement à sa place

Le brun déverrouilla la porte et en resta sans voix.

Se tenait devant sa porte un disparu depuis quelques semaines, pâle, des cernes sous les yeux.

« …

- Bonsoir » fit-il poliment.

La pièce entière s'était statufiée à l'entente de cette voix si reconnaissable qu'ils n'avaient plus entendu depuis des jours et des jours. Ceux ne connaissant pas le nouveau venu devinèrent sans problème qui venait de faire son apparition au vu du mannequin challenge qui était en train de prendre forme dans le salon.

Akashi ferma les yeux, ressentant des frissons remonter le long de son échine.

Aomine n'osait pas se lever, ses jambes ne voulaient pas bouger dans tous les cas.

Et cette fois-ci, ce n'était pas dû à la chute.

« Euh… rentre Kuroko, sourit Takao, gêné.

- Je rentre puis je ressors. Je viens juste chercher mon manteau qu'Akashi-kun a emmené. »

Takao l'invita à entrer d'un geste de la main, ne sachant pas trop quoi répondre.

C'est à ce moment qu'il vit que le turquoise n'était pas venu seul. Un adolescent se tenait en retrait, adossé au mur du couloir, bras croisés et le regard peu avenant.

« Euh… bonsoir, fit le brun. Tu es ?

- Ogiwara, un ami de Kuroko. Je t'attends ici » rajouta en s'adressant au passeur qui hocha la tête.

Cette voix surprit l'intégralité des joueurs le connaissant - mais cinq joueurs plus encore.

Kuroko franchit donc la porte, surprenant l'ensemble des gens présents par son apparence. En le voyant, la coach de Seirin sembla se réveiller. Elle prit une expression colérique et se leva, imitée par le reste du cercle. Cependant, la jeune fille avança à grande enjambée et fumante de colère vers le nouveau venu.

Mais contre toute attente, le passeur s'était mis devant Akashi, sans un regard pour personne d'autre, pas même pour Kagami qui s'était fait petit dans un coin.

Et une main se leva pour s'abattre sur la joue de l'Empereur dans un claquement cinglant.

Le bruit avait été bref mais bruyant, faisant taire tous les murmures et stopper tous les pas.

La coach la première en resta statufiée, arrêtée dans ses mouvements. Solène avait placé une main devant sa bouche, choquée par cette attitude. Kagami avait ouvert de grands yeux, comme identique à Aomine.

Akashi n'avait pas cillé, la tête légèrement sur le côté dû à la force de la frappe, la joue rouge. Les yeux si bleus ancrés dans ceux du Rakuzan.

Aucun des deux ne détournait la tête. Même Akashi n'exprimait strictement rien sur son visage. C'était à se demander si la claque avait été douloureuse mais vu la trace sur sa joue, il était évident pour tout le monde que sa peau devait effectivement lui brûler malgré les apparences.

Tant de choses passaient entre leur iris que les autres eurent presque le tournis simplement en les regardant.

Finalement, le passeur se tourna vers le reste du groupe, surprenant une nouvelle fois l'assemblée.

« Je suis désolé d'arriver dans ces conditions. »

Avant d'enchaîner, se tournant vers son équipe.

« Et je suis désolé de mes absences. Je suis venu m'excuser auprès de vous tous, Hyuga-senpai, Kiyoshi-senpai, Izuki-senpai, Koganei-senpai, Mitobe-senpai… Coach…Kagami-kun. »

Ladite coach qui semblait furax il y a peu ne sut quoi répondre face à tout ce flot de nouveauté.

« Je… euh…

- Je suis tombé malade dans le courant de la semaine dernière. Et j'avais quelques problèmes personnels. »

Izuki évita son regard et recula d'un pas.

« C'est vrai que tu n'as pas bonne mine Kuroko, avoua Hyuga en le scrutant d'un oeil léger. Tu as vraiment l'air mal en point.

- Tu es plus pâle que d'habitude, ajouta Koganei avec une moue.

- Nous nous sommes beaucoup inquiétés pour toi, continua Kiyoshi

- Je suis désolé Kiyoshi-senpai.

- C'est vrai qu'un petit message ça aurait été bien ! renchérit Koganei

- Mais le principal c'est que l'on ait des nouvelles maintenant.

- Tu sais que tu peux toujours compter sur nous, lui rappela Hyuga en fronçant les sourcils.

- Je sais, sourit-il légèrement et Mitobe le lui rendit. Je serais de retour parmi vous la semaine prochaine.

- Voilà qui fait plaisir à entendre ! »

Inspirant un grand coup, Kuroko se tourna vers Kagami qui tressaillit face à cette attention.

« …Kagami-kun… je… »

Les deux s'évitaient du regard, le plus grand était carmin et visiblement mal à l'aise.

Seirin s'échangea des regards intrigués.

« Je m'excuse. »

Ce dernier ne s'attendait pas à ça.

« Je te dois des excuses. »

Le scoreur ouvrit de grands yeux… sa bouche également mais aucun mot ne pouvait sortir.

« Et je suis prêt à avoir une discussion quand tu seras prêt à ton tour Kagami-kun. »

Kuroko salua poliment l'ensemble des joueurs – à quelques exceptions près et se rendit près de la porte.

« Kuroko ! »

Kagami avait prit une initiative que même lui ne se reconnaissait pas. L'interpellé se retourna vivement, surpris.

« Je… »

Le dunker finit par regarder sur le côté.

« Pas encore… »

Le passeur eut un sourire.

« Je comprends Kagami-kun. »

Kuroko prit son manteau qu'il vit accrocher dans le vestibule d'entrée et rejoignit Ogiwara. Les joueurs n'entendirent que ses pas, exceptés certains qui avaient penché leur tête pour suivre le nouvel arrivé partir de là où il était venu.

Midorima osa couler un dernier regard vers Akashi. Ce dernier avait les yeux verrouillés sur le passeur, même s'il ne le distinguait plus à travers le mur. Il avait la mâchoire si serré qu'il distinguait toute sa tension derrière les traits de ses joues. Sa peau fumait encore de la claque de Kuroko.

Et pourtant, Akashi ne disait rien.

Il se croyait sans doute vide d'émotions derrière sa neutralité apparente mais Midorima pouvait pourtant lire en lui comme dans un livre ouvert.

Cette image était incroyable aux yeux du shooter.

« Pardon encore pour le dérangement »

Puis finalement, sans un regard en arrière, Kuroko ferma la porte, faisant sursauter tous les joueurs en les sortant de leur léthargie.

« Est-ce que… je viens juste de voir Akashi se prendre une baffe…. et par Kuroko en plus ? hallucina Hyuga

- Bon bah… voilà… c'était Kuroko… présenta Takao en s'adressant aux filles.

- Kurokocchi…

- Kuro-chin…

- Alors lui… il te met une baffe comme ça mais sans t'expliquer après ? plaisanta Misaki au concerné avant de ravaler son sourire en voyant son expression.

- Akashicchi sait très bien pourquoi... lui répondit Kise à moitié en marmonnant

- Hop hop hop ! Moi je veux pas d'embrouille hein ? paniqua légèrement Takao en se tournant vers la GDM. Pas de vase qui explose – appart celui de ma tante, l'offre tient toujours - et pas de sang sur les murs… enfin pas tout de suite ! Attendez un peu qu'on soit bourré pour qu'on puisse participer et que je ne me souvienne plus de qui je devrais disputer ! »

Avant de reprendre :

« Et comme ça je pourrai tout mettre sur le dos de Shin-chan…

- Hé ! »

Mais tout le monde restait perplexe suite à cette surprise impromptue. Ils se rassirent.

« Tu nous expliques Kagami ? tenta Hyuga. Qu'est-ce qu'il te veut Kuroko ? »

Ce dernier tressaillit avant d'hausser les épaules.

« Des trucs. »

Kise admira la nonchalance voulut par le dunker alors qu'il devait transpirer à grosses gouttes.

Himuro lui jeta un regard en biais.

« Ça a avoir avec ton silence radio ? » devina Riko en plissant les yeux comme pour l'analyser.

Il ne put s'empêcher de se raidir.

« N… non…

- Tu mens si mal mais si mal, se plaignit sa coach en grinçant des dents.

- Il ne dira rien, lui dit Kiyoshi, alors ne l'embête pas. Ce sont ses histoires.

- Qui nous impactent tous je te rappelle !

- Allez stop stop, dit Camille pour calmer le jeu. On se détend. »

Kagami n'avait même pas tenté de répliquer car il ne pouvait pas le nier.

« Oh zut ! s'exclama Riko en se frappant le front subitement. J'ai complètement oublié de lui passer un savon !

- En même temps… difficile de s'en souvenir avec ce qu'il s'est passé, la déculpabilisa la brunette

- Vous êtes toujours aussi sûrs de ne rien nous cacher mmh ? fit Hyuga, sourcils froncés, à l'attention de la GDM

- Ça l'a l'air d'être une sacrée embrouille dans laquelle vous vous êtes fourrés ! avoua Himuro en jetant un œil insistant sur son frère de coeur

- Boarf… Ça l'air d'aller leur embrouille… analysa Takao. Kuroko ne s'est pas pris de baffe contrairement à Akashi non ? Donc globalement ça va.

- Si pour toi ça va alors… soupira sa correspondante blonde. Même moi qui pige rien je trouve que ce qui s'est passé ce soir est plutôt grave.

- …En tout cas, Kuroko n'avait pas l'air de revenir que pour son manteau hein ?...» lâcha l'hôte

Momoi qui était déjà perturbée l'était davantage. Elle se mordillait nerveusement la lèvre en jetant des coups inquiets à la porte.

La venue de Kuroko l'avait complètement chamboulé si bien qu'elle n'entendait même pas les appels d'Aomine.

« su…. Satsu ? Oh Satsu ? »

Elle sursauta au ton qui se faisait plus insistant.

« Mmh ?

- T'as pas l'air bien, tu devrais rentrer…

- Non non… ça va…

- C'est vrai que tu as changé de couleur depuis l'arrivée de Kuroko, opina Midorima

- Je… »

Elle soupira.

« Je ne l'ai jamais vu comme ça… et…

- Et ?

- Et je suis fatiguée, effectivement… je pense que je n'ai pas vraiment récupéré cette semaine… de la grippe je veux dire… il faut dire que la soirée de samedi dernier ne m'a pas aidé…

- Hé mais oui attends ! s'exclama Takao. Alors, c'est qui qui a gagné entre toi et Izuki samedi soir ? Je n'ai pas eu les résultats moi ! »

Les deux adolescents se regardèrent avant que la jeune fille prenne la parole.

« Et bien… c'est Izuki ! sourit-elle un peu forcée

- … oui oui ! C'est moi ! enchaîna le garçon.

- Respect, avoua Koganei. Quand Izuki nous a dit qu'il avait gagné, on n'y croyait pas !

- … j'étais à ça de gagner, soupira la jeune fille

- Une minute-là… de quoi vous parlez ? demanda Aomine

- Samedi soir, à la soirée on s'est pris une de ces cuites… on a joué à la vodka pur pour un jeu de gage et franchement, on a été très vite arraché, expliqua Takao.

- Et finalement on est tous tombé un par un… continua Riko

- Et il ne restait que Momoi et Izuki en jeu, reprit Hyuga.

- Comment tu as gagné ? questionna l'œil de faucon au vainqueur

- Et bien… »

Il se gratta la tête.

« Euh… j'étais tellement saoul… je ne me souviens plus… je crois que ça c'est joué de peu…

- Oui de peu, l'aida Momoi

- … Ah oui ! Ça me revient ! Momoi devait faire un gage – je crois que c'était de boire un truc dégoûtant comme aujourd'hui ce qui explique pourquoi tu n'as pas pu tout à l'heure – et tu as accepté. Mais dans ce mélange que j'avais fait, j'avais dû mettre de l'alcool et tu es tombée à la fin du shot. »

La rose grimaça.

« Et du coup j'ai gagné.

- Et bien franchement bravo, siffla Takao. C'est même étonnant qu'on ait un vainqueur…

- C'est la première fois que gagne Izuki, rappela Kiyoshi.

- C'est sûr que ça ne risque pas de se reproduire ! plaisanta Hyuga

- Ça c'est sûr… » soupira le concerné

Un blanc se fit.

« Je préférerai que tu rentres Satsu, avoua Aomine en passant un bras sur ses épaules. Il faut que tu dormes. »

Elle allait ouvrir la bouche mais il l'interrompit.

« Ne t'en fais pas pour Tetsu, je t'assure. Ce n'est pas un problème qui te concerne. Essaye de dormir en rentrant et prends tes médocs. Et surtout de la vitamine pour te rebooster, là. »

La rose posa sa tête contre l'épaule du métisse en ramenant ses jambes.

« Tu as peut-être raison.

- Tu n'es clairement pas en état ce soir » reconnut le capitaine de Seirin.

Elle leva ses yeux vers son amie d'enfance, les yeux brillants.

« Dai-chan…

- Mmh ?

- … non rien… finit-elle par soupirer

- Tu veux que je te raccompagne ? Je te laisse pas rentrer toute seule de toute façon.

- Je peux t'accompagner si tu veux Momoicchi ?

- Moi ! dit Koganei en levant la main. Moi ! Moi !

- Moi je suis dispo aussi, sourit Takao

- Mais qu'il est con ! rit Misaki.

- Hé ho ! Calmez-vous les mecs ! gronda le bleu. Vu comment vous êtes torchés, je vous laisse pas vous balader seuls avec Satsu…

- Tu t'inquiètes pour moi Dai-chan… fit-elle avec un sourire

- Idiote ! bougonna t-il. Evidemment et tu le sais bien mais t'es pas obligé de me forcer à le dire… »

Ce qui la fit rire sincèrement.

« Je comptais rentrer, lâcha finalement Kagami. Je peux t'accompagner jusqu'à chez toi après le bus, cela ne me dérange pas. »

Le bleu le jaugea d'un œil mauvais.

« Mouais… tu es l'une des personnes qui a le moins bu… »

Il y a neuf semaines de cela, Aomine aurait douté de laisser le rouge avec sa superbe amie d'enfance mais après les récemment événements, la question ne se posait plus vraiment.

Ce qui l'embêtait par contre, c'était qu'il aurait voulu avoir une conversation en privée avec lui pour connaître son état d'esprit sur Kuroko malgré la réticence du blond de le faire ce soir.

Il avait décidé de protéger le passeur alors il le ferait.

Cependant, vu sa volonté de ne pas même aborder le sujet avec le turquoise en privé, ce n'était pas avec lui qu'il engagerait agréablement la conversation et vers qui il viendrait se confier.

Aomine avait fait assez d'erreur dernièrement et il ne voulait pas en refaire une ce soir.

Pour l'instant, la priorité était Momoi.

« D'accord. »

La réponse surprit à plus d'un titre le dunker. La dernière fois qu'il l'avait aperçut, il voulait se jeter à moitié fou sur lui.

Et maintenant, il lui accordait sa confiance comme si de rien n'était.

Il avait loupé un épisode ou quoi ?

« Euh… ok… »

Il jeta un œil vers Akashi qui restait éloigné de toute cette conversation.

Tellement étrange.

Aucun des joueurs n'avait à voir avec leur comportement d'il y a deux semaines. A quelques exceptions près.

« Si ça te va… reprit-il en regardant la jeune fille

- Ça me va… j'avoue qu'avoir parlé de dormir me donne envie de me plonger dans mon lit maintenant.

- Envoie un message quand t'es arrivé » dit Aomine à son amie d'enfance qui hocha la tête

Les deux adolescents se levèrent pour aller récupérer leurs manteaux.

Les françaises firent mine de se lever mais Momoi leur fit un geste.

« Ne vous dérangez pas, sourit-elle une fois le manteau sur le dos. C'était vraiment une soirée sympa et j'ai été très ravie de vous connaître ! On se reverra un jour peut-être, qui sait ?

- Très heureuse de te connaître aussi, retourna poliment et sincèrement Solène

- Tu dois pouvoir nous trouver sur Facebook, dit Misaki

- Et au pire, il y a toujours Kazu', continua Camille

- Merci Takao pour la soirée. Au revoir tout le monde, à la prochaine !

- Salut, fit à son tour Kagami.

- On a intérêt à voir tes fesses demain toi ! » lui rappela la coach avec une menace clairement éloquente

Il déglutit difficilement.

« Euh… oui oui…

- Et la prochaine fois que tu disparais sans prévenir… »

Elle n'eut même pas besoin de finir sa phrase. Il hocha la tête.

« Salut » répéta t-il avant de se disparaître dans l'entrée.

Momoi fit un dernier signe de la main avant de disparaître à son tour.

Et la porte s'ouvrit pour se refermer quelques secondes plus tard.

Le silence était pesant. Aomine était encore tout retourné de la visite de son ombre. Pas un seul regard. Kuroko ne lui avait même pas jeté un regard. C'était vraiment douloureux. Il ne lui avait toujours pas pardonné.

Kise aussi jouait nerveusement avec sa lèvre même s'il essayait de paraître joyeux. Il détestait voir Kuroko dans cet état.

Murasakibara était pensif et Midorima soupira malgré-lui. Il jeta un nouveau regard vers Akashi. Ce dernier n'était clairement plus avec eux, perdu dans ses pensées, le regard fixe.

Mais la trace était encore là, elle.

Seirin soupira profondément.

« Je crois que c'est à Midorima de jouer, osa Camille pour briser ce silence assez étrange, ce qui valut un long soupir du nommé.

- C'est vrai Midorimacchi, tu as participé il y a longtemps !

- Planqué ! renchérit Aomine

- C'est bon c'est bon… abandonna t-il. Allez-y.

- Moi je sais quoi lui donner !

- Comme c'est surprenant Takao…

- Je veux que tu passes pour un mafieux. Avec ta voix froide ça ne devrait pas être difficile !

- C'est nul, grogna Camille

- Mais non ! Shin-chan est un vrai glaçon ! C'est vraiment une action faite pour lui !

- Moi je dis ok, dit Misaki.

- Essayons, fit Himuro

- Avec un inconnu, précisa Midorima

- Ouaip !

- Allez Mido-chin » l'encouragea Murasakibara

Un numéro fut tapé. La sonnerie débuta.

« Allô ?

- Vous me devez de l'argent. »

Le shooter n'avait même pas besoin de forcer sur sa voix pour la rendre plus grave ou de parler plus fort. Cela collait parfaitement.

« Hein ? Qui êtes-vous ?

- Je vous ai prêté de l'argent et vous me devez me le rendre. Demain sans faute.

- … Si c'est une blague elle est de mauvais goût !

- Ne me racontez pas que vous êtes innocent parce que ce serait une insulte à mon intelligence et ça me rend de mauvaise humeur.

- …

- Sachez que ce n'est pas personnel. C'est uniquement les affaires.

- …Vous vous foutez de moi ?

- Je vais vous faire une offre que vous ne pourrez pas refuser : si l'argent n'est pas déposé dans la poubelle du parc côté ouest à midi tapante, il va arriver un malheur.

- …

- Je vous préviens, je suis un homme superstitieux et si un malheureux accident devait vous arriver, si vous devez être descendu un jour par un flic, si on racontait que l'on vous a retrouvé pendu dans votre cellule, ou brusquement frappé par la foudre… Alors…

- « Vous penserez que le vrai coupable est autour de cette table c'est ça ? ». Dites-voir, vous n'êtes pas le seul à connaître les répliques du film Le Parrain hein ? s'énerva l'homme. Vous avez de la chance que je sois trop crevé pour appeler la police ! Espèce d'enfoiré ! »

Et la tonalité se fit entendre. Midorima soupira.

« Et zut.

- Non mais tu n'es pas intelligent aussi Midorimacchi ! Quelle idée ! Il fallait que tu inventes !

- Je n'avais pas envie d'inventer.

- C'est que tu avais envie de boire alors ! sourit Misaki. Allez hop ! Glou glou ! »

Soupirant une nouvelle fois, il s'exécuta.

Camille dévia son regard vers Akashi. Elle tressaillit en voyant à quel point le rouge était déconnecté.

Pourtant si proche d'eux mais si distant. Le garçon aux cheveux turquoise ne l'avait pas loupé en tout cas.

Takao, la voyant perdue dans sa contemplation, se leva discrètement et se rendit en cuisine. Intriguée, Camille suivit son mouvement et lui jeta un coup d'œil curieux. Il se trouvait à la limite des deux pièces en agitant son cactus, un grand sourire aux lèvres.

Elle ne pu s'empêcher d'exploser de rire, ce qui fit sursauter tout le monde et en agaça un particulièrement.

« Qu'est-ce qu'il t'arrive ? rit Misaki, plus très fraîche non plus.

- Rien rien ! »

Il avait peut-être raison. Cet homme, quoique fascinant, n'était pas pour elle. Ses affinités l'avaient conduite malgré elle vers une autre personne au cours de la soirée, elle devait bien le reconnaître.

Takao réapparut vite dans la pièce, non sans cesser de sourire.

« Qu'est-ce que t'as fais toi encore ? fit la brunette

- Rien rien ! Bon c'est à qui ?

- Hé attendez j'ai une idée ! dit Izuki. Laissez-moi carte blanche vous verrez !

- C'est pas du jeu ça, lui dit Koganei.

- Oh allez, pour une fois !

- Ok… »

Les autres approuvèrent.

Mitobe tapa des chiffres au hasard avant d'appuyer sur la touche appel.

Izuki s'empara du téléphone, main devant sa bouche.

Avant même que la personne ne parle, il débuta.

« Je ne sais pas qui vous êtes. Je ne sais pas ce que vous voulez. »

Les autres se retinrent de rigoler.

« Si c'est une rançon que vous espérez, dites-vous bien que je n'ai pas d'argent, par contre ce que j'ai, c'est des compétences particulières, que j'ai acquises au cours d'une longue carrière. Des compétences qui font de moi un véritable cauchemar pour vous. Si vous relâchez ma fille maintenant… »

Son sourire se figea.

« Vous êtes un rigolo vous, fit la voix légèrement amusée. Mais je dois avouer que j'aurai ri franchement si vous ne m'appeliez pas aussi tard. Non mais vous avez vu l'heure ?

- Excusez-moi… mais depuis le temps que je rêvais de faire cette blague !

- Oui mais non ! Il y a des heures pour ça monsieur ! Allez, bonne nuit !

- Attendez je…

- Trop tard, dit Hyuga en entendant la tonalité du téléphone

- En tout cas, c'était bien tenté mais honnêtement, je vois pas comment tu pouvais tenir deux minutes avec ça, avoua Kiyoshi.

- J'aurai pu je pense, honnêtement !

- Bois ! » lui intima Riko

Soupirant, il descendit sa bière… difficilement.

« Oh là… pas facile celui-là… avec le mal de tête que j'ai depuis l'arrivée de Kuroko… ça n'aide pas.

- On a tous été secoué, c'est normal, lui dit Kiyoshi.

- Tu l'as cherché celui-là aussi, sourit la coach en lui donnant une bourrade à l'épaule.

- Et en même temps, avec le cocktail que tu… »

La sonnette retentit.

Tout le monde se figea.

« C'est peut-être Satsu qui a oublié quelque chose…

- Ou Kuroko qui s'est aperçu qu'il a oublié de mettre une baffe sur l'autre joue d'Akas… AIEUH ! »

Soupirant devant le comportement de son correspondant, Camille se leva pour aller ouvrir.

« Bonsoir, fit une voix masculine, c'est bien ici la commande des deux plateaux à partager ? »

Aussitôt, les regards s'orientèrent vers l'entrée. Surtout ceux de la GDM.

« Oh pitié, pitié… glapit Kise en croisant les doigts

- Mais c'est pas possible idiot ! lui murmura Aomine qui avait comprit son désarroi. Réfléchis deux minutes ! »

L'adolescent livreur était quelconque, un inconnu, ce qui apaisa l'ambiance.

« Kazu' ! Il est où ton porte-monnaie ?

- J'arrive ! »

Il se leva pour aller chercher le due.

Puis les deux adolescents saluèrent le livreur et revinrent avec les deux boites de sushis.

Murasakibara salivait déjà.

A peine les boites furent posées que le géant se rua dessus.

« Même personne, même scène » soupira Kise

Soudainement, Akashi se détacha du mur, faisant sursauter tout le monde. Son téléphone était serré dans sa main et il se dirigea d'un pas impérial vers l'entrée. Il mit son manteau à même les épaules, ses chaussures à la vitesse de l'éclair et disparut sans un mot.

La porte avait claqué violemment derrière lui.

« Euh… fit seulement Solène

- Bonne soirée à toi aussi… lâcha Takao

- Je ne le reconnais pas… avoua Himuro.

- A cause de sa troisième main ou…

- Takao ! soupira Camille. Laisse-le donc tranquille !

- Je ne l'ai jamais vu aussi renfermé depuis que je le connais, dit Hyuga. C'est très étrange.

- La baffe de Kuroko le perturbe hein… dit Riko

- Ça doit lui faire mal à son égo, spécula Kiyoshi

- Devant nous tous en plus, renchérit Koganei

- Mmh… » fit Izuki

Si ce n'était que ça… songea Midorima.

Kise soupira. La GDM n'avait jamais autant été divisée que ces dernières semaines. Les récentes soirées avaient laissé des traces qui semblaient être imprégnées dans chacun des joueurs.

Mais ces tâches s'étendaient, contaminant leur cercle d'amis respectif sur leur passage. On quittait le simple cadre des soirées de la GDM.

C'était pas bon.

« Aka-chin… » fit Murasakibara d'une voix triste tandis que son compagnon passa un main réconfortante dans son dos.

Tout le monde était blessé dans cette histoire.

« Bon, je pense que l'on va y aller aussi, annonça Himuro en se levant.

- Quoi ? Mais vous êtes déjà arrivés en retard et en plus vous partez avant ? »

Le Yosen eut un sourire d'excuse.

« Je ne veux pas veiller trop tard ce soir. Nous avons un match important demain soir et nous devons être en forme. N'est-ce pas Atsushi ? »

Ce dernier hocha la tête, la bouche pleine.

Midorima leva les yeux au ciel. Murasakibara n'écoutait que son coéquipier ou son ancien capitaine.

« Pff… souffla l'hôte

- Mais nous avons passé une très bonne soirée malgré ce qu'il s'est passé, dit Himuro en se rendant dans l'entrée pour enfiler ses chaussures et s'habiller, le violet l'imitant.

- Mmmh mmmh, répondit Murasakibara, réserve de nourriture toujours en bouche

- Même si c'était rapide, contente de vous avoir rencontré, dit Camille

- Au revoir » fit Solène, la voix ensommeillée

Le couple salua avant de partir.

« A plus ! » termina Takao tandis que les autres firent un signe de main

Puis la porte se referma.

« Et bien enfin à moi ! dit Riko tout en prenant un sushi. Je vais peut-être enfin pouvoir jouer… et manger...

- Et si tous les cinq on tentait quelque chose ? proposa Koganei en l'imitant. Moi, la coach, Hyuga, Izuki et Kiyoshi ?

- J'ai une idée, tenta Kise. Vous pourriez prétexter une dispute.

- A cinq ? »

Misaki eut un gloussement.

« Je ne vois pas ce qu'il y a de drôle » fit Midorima en levant les yeux au ciel

Elle marcha à quatre pattes pour se placer devant le shooter qui recula, mal à l'aise.

« Oh là là ! Alerte rouge ! rit Camille. Je crois que l'alcool fait son effet !

- Il faut voir ce qu'elle a bu avant même que vous arriviez ! dit Takao.

- C'est pourtant la plus résistante de nous trois… » bailla Solène

La jeune fille qui avait prit sa bière à la main la porta sous les yeux de Midorima.

« Tu devrais en boire une lichette mon gars, ça te détendrait ! »

Il grimaça à son haleine alcoolisée.

« Non merci. J'ai déjà assez bu.

- T'as qu'à retirer tes lunettes, ça te fera deux verres en moins…pffff AHAHAHAH ! »

Cette fois, il grimaça à cause de son rire strident qui lui vrillait les oreilles.

Izuki était prise de fou rire avec elle.

« D'accord, je recule, tu as gagné Misaki » soupira t-il en espérant qu'elle s'éloigne à son tour.

Cependant, ce n'était pas le cas. Une étincelle passa dans son regard et elle se ravança devant lui avant de s'asseoir à deux millimètres, face de lui.

« Redis encore mon prénom Midorima…

- Oh oh… fit Camille tandis que Solène ouvrit de grands yeux à cette vision

- Bois… » dit la brunette de sa voix lascive

Misaki pencha sa bouteille au-dessus de la bouche du vert qui recula davantage.

Rien que de penser à tous les germes présents sur ce goulot… il tournait de l'œil.

Mais là, c'était la présence féminine beaucoup trop proche dans son espace personnel qui le dégoûtait.

Mais Misaki était dans son monde et faisait fi du recul du shooter. Elle commença à lui grimper sur les genoux sous son regard écarquillé, en train d'essayer de le faire boire.

« Bois et danse avec moi…

- Ok là, il y a clairement quelque chose qui ne va pas et vous n'allez pas me faire croire que c'est l'alcool hein ? » fit Midorima, pas du tout tranquille

Takao ne put retenir la moue et les sourcils froncés qui s'installaient sur son visage. Qu'est-ce qui lui prenait, à Misaki ?

Midorima tenta de la repousser sous les éclats de rire du reste du cercle, notamment de ses comparses du dimanche.

« Je crois que tu as une touche si tu veux tout savoir, en pleura Aomine. Et bon sang, je crois que j'assiste à un jour historique ! Je vais peut-être commencer à croire que les êtres divins existent…

- Attends je vais immortaliser ça, n'en put plus non plus Kise en sortant son téléphone.

- Non… attendez…

- Trop tard ! C'est dans la boite ! Tu pourras dire que tu as déjà pécho comme ça Midorimacchi ! Tu auras enfin une preuve ! »

Seirin riait de bon cœur également tant la situation était cocasse.

De son côté, Camille vit bien que quelque chose n'allait pas du côté de son correspondant.

« Qu'est-ce que c'est que cette tête même si je pense deviner ? sourit la blonde à voix basse

- C'était moi qui devait le rendre jaloux, pas l'inverse ! C'était pas prévu au programme ça ! »

Elle eut un petit rire.

« Alors comme ça t'es jaloux ?

- Evidemment ! murmura t-il sans s'en cacher. Ce n'est pas une nouvelle... »

Avant de reprendre avec amertume.

« Tu aurais pu me dire que Misaki aimait les types comme Shin-chan ! Crois-moi que je ne l'aurai pas invité !

- Mais comment voulais-tu que je le sache ! Ils sont toujours en train de s'engueuler au lycée et ici pareil… et puis personnellement, leur caractère ne collent pas du tout…

- Si ça se trouve c'est seulement l'alcool qui parle… »

Camille eut une expression qui ne lui plu pas du tout.

« Attends… t'es sérieuse ?

- Bah oui, dit-elle avec une moue d'excuse. Je pense que Midorima lui plaît. Elle n'est pas du genre à chauffer tous les mecs en soirée. Et crois-moi bien que j'en suis la première surprise. »

Takao se mordit la joue. C'était bien sa veine !

« Cette fille est folle » dit simplement Midorima en se mettant debout pour la repousser une bonne fois pour tout.

Mais bien au contraire, elle s'agrippa à lui pour se mettre debout à son tour – non sans lâcher sa bière.

« Oui danse avec moi, murmura t-elle en se collant complètement à lui, agrippée à son col

- Un slow ! Un slow ! Un slow ! les encouragea Kise en se marrant de la tête paniquée du vert qui ressemblait à un lapin prit dans les phares d'une voiture.

- Embrasse-là ! se marra Aomine. Tu vois bien qu'elle n'attend que ça ! »

Finalement, ce fut Takao qui se mit debout pour les séparer.

« Hé ho ! Doucement Misaki, dit-il en fronçant les sourcils. Camille, emmène-là à l'étage.

- Je veux pas dormir ! Je veux danser ! hoqueta la jeune fille avec une voix plus enfantine.

- Je vais la porter ça ira plus vite, dit Aomine

- Toi pas touche toi ! répéta t-elle en se tournant vers le bleu. Je… je peux encore me battre ! »

Tu parles ! Elle tenait à peine debout !

Il essaya de la saisir par les poignets mais il se prit quand même un coup dans les bijoux de famille.

« AIUH ! cria t-il en se les tenant. Bordel, faut toujours qu'elle vise ici celle-là ! »

Elle lui tira la langue comme un enfant.

« A deux ça ira plus vite, proposa Kiyoshi.

- Même à trois, dit Hyuga.

- A…attrapez-moi si vous le pouveuuuuuh ! Nananèreuuuuuh ! »

Et elle se mit à courir dans la pièce.

« Laissa-là, dit Camille en prenant un sushi. Elle va s'épuiser toute seule. Et Midorima, tu es libre non ? C'est ce que tu voulais donc c'est bon ?

- Mmh…

- Ça va lui passer… bailla Solène dont les yeux se fermaient petit à petit

- Bon on peut reprendre oui ? soupira Riko. Qu'est-ce que l'on fait comme action ?

- La mienne ne vous avait pas vraiment motivé alors j'en ai une autre, reprit Kise. Que diriez-vous de dire du mal de la personne sur la personne que vous appelez ?

- Encore ? glapit Koganei. On peut pas dire que ça a été une réussite hein ? »

Mitobe, légèrement fatigué, hocha la tête.

« Alors on va vraiment remettre ça ?

- Prenons notre revanche, ne restons pas sur un échec, dit Hyuga, motivé.

- Je suis d'accord, approuva Kiyoshi

- Après tout, ça peut pas être pire ! encouragea Izuki

- Donc il faut taper dans les contacts, annonça Riko

- On prend lesquels ?

- Franchement… quoiqu'on prenne, ça sera pas génial…

- Allez le mien ! osa la coach. Prenez-le qu'on en finisse… »

Mitobe fit défiler.

« Stop ! »

Tous les regards pivotèrent vers l'écran.

« Oh non ! geignit-elle. C'est pas vrai ! ! Non mais franchement ! Mon banquier ! C'est pas possible !

- Tu as ton banquier dans ton téléphone toi ? fit Koganei

- Qu'est-ce que tu crois ? J'aide mon père à la maison.

- Appelons-le. » dit Izuki

Les bips s'enchaînèrent mais le contact ne décrocha pas, ce qui laissa la jeune fille soupirer de soulagement.

« Je ne me voyais pas l'appeler ce soir. Ça peut prêter à confusion !

- Oui 'fin il va quand même voir ton appel manqué hein ? lui rappela le bleu

- Il faut toujours que tu remettes du sel sur les plaies toi, sourit Camille en le regardant

- Peut-être bien… » répondit-il en la fixant à son tour

Un petit ange passa avant que Kiyoshi tende son téléphone.

« Essayons avec le mien »

Un prénom finit par tomber.

Hanamiya Makoto.

« Non mais c'est une blague, hallucina Koganei.

- J'avais oublié que je l'avais encore dans mes contacts…

- Et bien j'espère que tu penseras à le supprimer après, bougonna Hyuga

- Non mais moi je ne provoque pas ce fou moi hein ? paniqua le plus petit en agitant les mains

- Bois un coup pour prendre du courage alors ! » lui dit Aomine en lui tendant une bière

Le joueur hésita avant d'accepter. Il en but une bonne rasade.

« Je m'en fiche si je me pénalise, je peux pas l'appeler sobrement.

- Quelle chiffe molle… »

Mitobe appuya sur la touche appel et Koganei manqua de s'étrangler avec sa gorgée quand il décrocha.

« Kiyoshi ? » fit la voix légèrement surprise d'Hanamiya

Les cinq joueurs se regardèrent et Koganei reprit une gorgée. Non vraiment il ne le sentait pas…

Pas du tout…

« Euh… »

Hyuga devait avouer qu'il n'avait aucune imagination en cet instant.

« Kiyoshi ? reprit la voix à l'autre bout du fil. Pourquoi tu me déranges à cette heure ? Tu veux que je m'énerve c'est ça ? »

Mais de la fumée semblait sortir des oreilles de la coach.

« Vous savez, ce n'est pas nouveau, improvisa t-elle. Je n'ai jamais pu me l'encadrer et ça, dès les premières secondes de leur match. En plus d'avoir un jeu agressif, le plus agressif à mes yeux c'est sa coupe de cheveux et ses sourcils qui, une fois rasées, pourraient faire une paire de moustaches mexicaines à Izuki ! »

Ce dernier ne put qu'exploser de rire.

« Tu y vas fort non ? trembla Koganei

- Et son petit air suffisant qu'il essaye de donner en se croyant supérieur aux autres ! Vous savez ce qu'on dit ? « Supérieur devant les autres, c'est qu'au lit elle n'est pas grosse ! »

Toute la pièce était explosée de rire. La coach s'énervait de plus en plus, faisant monter son rouge aux joues et le tout était bien alimenté par l'alcool qui se diffusait plus rapidement dans son organisme.

« Non messieurs ! s'exclama t-elle en se mettant debout. Je ne me tairai pas ! Je pourrai dire ce que je pense de cette enflure face à face s'il le fallait !

- Et sobrement ? sourit Izuki

- Je m'en fouuuuuuuuuuuuuuuuu ! »

Aomine en pleurait de rire, à moitié appuyé sur Kise.

Même Takao retrouva le sourire.

Le bronzé essuya une larme.

« Elle est énorme bourrée de cette façon ! Ça me rappelle un peu la fête des lycées !

- Tu crois qu'elle pourrait se battre Aominecchi ? rit le blond à s'en déchirer les abdos

- Carrément. Il est en face d'elle et elle se le fait… dans cet état en tout cas…

- Mais calme-toi bon sang ! s'énerva Hyuga. Calme-toi !

- Espèce de dégonflé !

- Doucement Riko » fit à son tour Kiyoshi d'une voix plus douce, en posant ses mains sur ses épaules.

Le rire d'Hanamiya retentit dans le téléphone.

« Je vois… »

Et il raccrocha aussi simplement que ça.

« Merde ! jura Hyuga. Ça n'a pas suffit !

- Pourtant avec ce que lui a balancé votre coach… se moqua le bleu. Moi je serai resté à me régaler ! »

Riko fulminait de son côté dans de grands braillements tandis que Kiyoshi tentait de la calmer.

« J'avais encore des choses à dire moi à ce lâche !

- Oui bah tu les diras une autre fois hein ? grogna Hyuga tandis qu'Izuki pouffait de rire

- Moi j'arrête, dit Koganei. Je ne sais pas si c'est le coup de fil qui m'a retourné là-dedans ou si c'est l'alcool… ou si c'est la coach…

- Va te poser sur le canapé, lui dit Takao. Tant que tu vomis pas dessus…

- J'espère pas non plus… »

Il partit le rejoindre en murmurant des « On est mort… ça y est c'est la fin… »

« Où est Misaki ? paniqua soudainement Camille en regardant tout autour d'elle. Avec tout ça je l'ai complètement oublié ! »

Les joueurs se levèrent pour la chercher. Même Midorima qui poussa un long soupir.

« BAAAAAAAAAH ! »

Ils sursautèrent à l'unisson et le vert sentit un liquide le recouvrir.

La jeune fille partit en riant et le joueur s'aperçut que c'était la bière qu'elle se traînait depuis tout à l'heure qui était vidée sur lui.

« ... »

Takao étouffa un rire et Solène eut un sourire malgré elle.

« C'est ce qu'on appelle mouiller la chemise ! plaisanta Izuki

- Je crois qu'elle est pire que moi bourré, sourit Kise

- Nan, impossible.

- Ça colle la bière en plus, dit Camille

- Alors si je renverse de la bière sur moi, tu viendrais t'y coller ? taquina Takao envers sa correspondante

- Peut-être… peut-être… »

Et ils partirent dans leur délire qui fit grincer des dents Midorima.

Il était debout ? Très bien. Il allait en profiter pour se nettoyer un minimum.

Et quitter cette pièce qui était devenue bien trop insupportable.

Midorima alla dans la cuisine pour prendre des tas et des tas de chiffons pour absorber la bière.

Puis il ouvrit le robinet, toujours sourcils froncés et lava ses mains.

A plusieurs reprises.

Le bruit dans le salon parut s'estomper. Les discussions plus calmes avaient reprit, pour le plus grand plaisir du shooter.

Il finit par sentir une présence dans son dos.

« Tu crois pas qu'elles sont suffisamment lavées là Shin-chan ? fit faussement Takao avec un amusement dans la voix. Si tu veux te décaper les mains j'ai de l'eau de javel ou du papier de verre hein ?

- Tu n'as pas autre chose à faire que de me suivre ? grogna le vert sans se retourner

- Et toi Shin-chan, tu n'as pas quelque chose à me dire ? » reprit le brun d'une voix plus sérieuse

Le shooter s'était immobilisé un court instant mais qui n'avait pas échappé à l'œil de l'expert.

« Je ne vois pas ce que tu veux dire… » dit Midorima en coupant l'eau.

Puis il reprit en saisissant un torchon.

« Tu devrais retourner dans le salon où ta correspondante va encore venir voir où tu es passé. »

N'entendant toujours aucune réplique comique de son coéquipier, le vert finit par se retourner tout en s'essuyant les mains avec le chiffon. Takao le fixait.

« Et cela te dérangerait ? »

Le lunetteux pivota la tête.

« Je ne t'apprends rien en disant que je ne l'apprécie pas.

- Donc cela te dérangerait qu'elle vienne nous déranger… tous les deux… seuls… dans la cuisine ? »

Il avait appuyé chaque mot en avançant d'un pas, la voix descendant légèrement, comme si un secret était en train d'être partagé.

Midorima sentit un frisson glisser tout le long de son dos et ses joues prendre feu malgré lui.

« Qu'est-ce que tu veux d…

- Tu le sais très bien Shin-chan. » dit Takao dans un souffle, se plaçant en face de lui.

Comment ? Un silence pesant dans le salon ? Mais c'était rien comparé à celui-ci qui était chargé d'électricité !

Midorima s'entendit déglutir et il remonta rapidement ses lunettes.

« Arrête de dire toujours des idioties… »

Takao soupira d'une façon très sincère et très désespérée.

« Tu ne le diras jamais hein ?... »

Avant de relever sa tête pour planter ses prunelles droites dans les siennes.

« Tu es tellement borné Shin-chan. Tu es l'être humain le plus borné que je connaisse….

- Tu n'es pas mal non plus dans ton genre… »

Avant de s'interrompre subitement. Qu'est-ce qu'il venait de dire là ? Dans cette situation, ce n'était vraiment pas ce type de phrase qu'il fallait sortir pour éviter toute ambiguïté.

Le brun avait lu tout son débat intérieur sur son visage qui était plus expressif que d'habitude. Et cela l'avait fait sourire.

Le superstitieux était complètement perturbé. Il devait en profiter.

Takao se pencha carrément sur lui et Midorima se sentit prit en sandwich entre son coéquipier le meuble évier.

« A… arrête ça tout de suite…, essaya t-il, les joues plus rouge que les cheveux d'Akashi.

- Tu crois pas que je ne vois pas tous les regards que tu me lances depuis le début de la soirée… »

Midorima ne se sentait pas bien, sa tête tournait, il avait chaud, froid, il sentait ses yeux vaciller.

Il perdait le contrôle de son corps et surtout de ses sentiments. C'était effrayant.

Il était terriblement effrayé.

Takao le regardait avec un érotisme si osé que son cœur battait à toute allure. Il sursauta si fort quand le brun posa sa main sur son torse qu'il se cogna contre le surmeuble.

Mais la douleur n'était rien face aux sensations qui se bousculaient en lui. Son cœur qui semblait vouloir percer sa poitrine était bien plus douloureux.

Midorima était hors contrôle. Il eut en cet instant une pensée de compréhension pour Kuroko qui avait été dans sa même situation il y a deux semaines. C'était horrible de ne plus avoir le contrôle sur ses émotions.

Takao se hissait jusqu'à ses lèvres, les yeux en amande et Midorima se surprit à l'imiter en se penchant vers les siennes rougissantes.

Son cerveau était officiellement débranché.

Leur souffle se rapprochaient, se mélangeaient…

C'était grisant…

Aucun des deux garçons n'entendaient quoique ce soit, sourds par la cacophonie de leur cœur.

« Kazu' ? Qu'est-ce que tu fais ? »

Seule la voix de Camille depuis le salon brisa cet instant hors du temps et Midorima fut le premier à réagir en repoussant Takao avec un grognement.

« Je crois que tu es appelé… » fit-il en essayant de contrôler l'irritation que pouvait lui produire cette femme

Et en faisant abstraction de ce qui avait faillit se passer ?

Takao écarquilla de grands yeux afin d'exploser de rire, ce qui le surprit.

« J'arrive Cam' ! »

Avant de reprendre plus bas pour Midorima.

« Tu es aussi possessif que moi Shin-chan. »

Ce dernier ne le regardait toujours pas dans les yeux et secoua simplement la tête en guise de négation.

« Elle t'attend. Vas-y. »

Non… mais pourquoi ces mots sortaient dans sa bouche sans qu'il ne puisse aller contre… sa bouche était en feu, pâteuse…

« Comme apparemment elle a toujours besoin d'être collée à toi. »

« Tais-toi Midorima, tais-toi… » lui scandait sa voix intérieure

Takao avait une expression qui était un mélange d'amusement, de choqué, de blasé et déception.

« Si c'est ce que tu veux Shin-chan… »

Ils s'échangèrent un dernier regard avant que le brun le brise en tournant les talons direction le salon.

Midorima se retrouva seule dans la cuisine à fixer bêtement l'ouverture de la porte.

Il finit par soupirer et se retourner pour poser ses mains sur l'évier. Ses jambes avaient du mal à le soutenir.

Il détestait se sentir aussi démunie… et quand il repensait à ce qu'il avait faillit faire…

Il en eu des frissons.

Soudain, des bruits de pas qui courent se firent entendre. Intrigué, Midorima se retourna et il n'eut le temps d'apercevoir qu'un Takao qui se jetait sur lui.

Ses lèvres se pressèrent contre les siennes et le vert écarquilla ses yeux de surprise. Mais le brun prit son visage et approfondit le baiser mais sans toutefois passer à l'étape supérieure.

Contaminé par sa pulsion, Midorima ferma les yeux et y répondit avec tout autant de passion.

Ce baiser était maladroit, timide et pressant mais surtout libérateur de tous les sentiments qui avaient été retenus jusqu'à lors.

Finalement, Takao fut le premier à se séparer et à reprendre son souffle.

« Ah… Shin-chan… je… je te pensais pas… pas si impliqué…

- Tais-toi… tais-toi idiot… »

Les deux reprenaient leur air difficilement, complètement carmins.

Le brun essaya d'attraper son regard mais le vert se sentait beaucoup trop honteux pour le regarder, son poignet recouvrant sa bouche. Il eut un petit rire.

« Tu verras Shin-chan, la prochaine fois, ce sera toi qui m'embrassera…

- Tss… » ne sut-il que répliquer, complètement gêné.

Et Takao reprit le chemin du salon en essayant de contrôler son sourire qui ne voulait pas quitter ses lèvres. Il passa une main dans ses cheveux pour remettre de l'ordre dans ses idées.

« La gueule que tu tires ! rit Aomine. On dirait que tu viens de gagner au loto ! »

Et zut.

« Je suis juste très heureux d'être encore potentiellement gagnant ce soir c'est tout !

- Ouais c'est ça… vu comment tu as détalé dans la cuisine où se trouve Midorima… on va te croire tiens ! continua de rire le bleu

- Alors ça y est avec Midorimacchi ? hallucina le blond. Je suis trop choqué !

- Mais non qu'est-ce que vous allez imaginer-là ! » sourit-il toujours très solaire

A vrai dire, bien sûr qu'il voudrait le crier sur tous les toits et que la terre entière sache ce qu'il s'était passé dans la cuisine. Mais le problème était la susceptibilité de son coéquipier. Il ne voulait pas le braquer définitivement si tout le monde se mettait derrière ses fesses.

D'ailleurs, que signifiait ce baiser finalement ? Takao n'en savait rien. Ils avaient ouverts leur cœur durant un instant mais cela ne les engageait à rien dans la suite.

En tout cas, un pas incommensurable avait été fait ce soir. Et tous les deux ne pouvaient pas revenir en arrière sur ce qu'il s'était passé.

« Ta tronche encore une fois, lui répondit Aomine. Quand Camille t'a appelé, ta tête n'était pas la même je peux te le dire hein ?

- C'est vrai, opina Kise. Tu n'étais clairement pas avec nous avant de détaler dans la cuisine. »

Camille eut un sourire en coin. Cela n'avait échappé à personne.

C'était la première fois qu'elle avait vu cette expression chez son correspondant. Il était revenu dans le salon mais semblait ne voir personne et quand elle l'avait appelé à nouveau en passant sa main devant ses yeux, il lui avait envoyé un regard rempli de reproche ce qui l'avait plus que surprise. Elle était restée statufiée devant cette accusation muette. Et il avait fait marche arrière en courant dans la cuisine sans prévenir personne.

J'ai enfin pioché cette carte 7, ne put s'empêcher t-il de penser, le cœur gonflé de joie. Enfin… presque…

« Mais non, soupira t-il à contrecoeur en feignant une attitude qu'il n'avait vraiment pas l'habitude d'avoir. Il n'y a rien. Les survivants de Seirin ne sont toujours pas revenus ? »

Après la crise de la coach, les garçons - encore debout - avaient exfiltré leur coach très prolixe à l'extérieur du bâtiment. Et Koganei qui avait besoin d'air frais, au passage.

Misaki roupillait derrière le canapé.

Solène avait dit bonsoir à tout le monde et était partie se coucher à l'étage, dans le lit de Takao.

Finalement, il ne restait qu'Aomine, Kise et Camille encore en lice.

« Non, pas revenus, répondit le mannequin.

- J'appelle Kiyoshi, dit Aomine en prenant son téléphone.

- Hep hep ! Et le gage ?... ça va, je plaisante, se reprit Camille en voyant leur mine fatiguée.

- Ça sonne… »

Au bout de quelques secondes, le joueur décrocha.

« Oui allô Aomine ?

- Vous êtes où ?

- Désolé, nous sommes partis. Riko a commencé à vomir dans le caniveau et Hyuga a fini par la porter. On a trouvé un taxi, on se partagera la note à cinq, ça fera moins cher.

- C'est con, vous auriez dû la mettre seule dans un taxi et remonter.

- Ah bah on voit que quand c'est pas Momoi, tu t'en fous ! lança la voix au loin de Hyuga

- Oh ça va… je plaisante…

- Remercie Takao pour la soirée de notre part.

- Ouais ouais… à plus… »

Et il raccrocha.

« Qu'est-ce qu'il dit ? demanda la blonde

- lls ont passé une soirée pourrie alors ils se cassent. »

Takao soupira.

« De toute façon je ne peux pas contenter tout le monde ! Mais ils auraient quand même pu dire au revoir…

- Tu étais bien occupé avec Midorimacchi non ? Mmh ?

- En parlant du binoclard, il est toujours dans la cuisine ?

- Je vais voir, dit le brun.

- Attends je t'accompagne, dit Aomine

- Tu n'es pas obligé

- Si si si ! »

Ils se levèrent et se rendirent dans la cuisine. Le shooter était en train de se passer de l'eau sur le visage.

« Bah alors Midorima »

Le vert bondit pour se recogner contre le surmeuble.

« Aie… » fit-il cette fois

Le sourire d'Aomine se figea légèrement sur son visage. Midorima était ouvertement perturbé, cela se voyait comme le nez au milieu de la figure.

« Oh… calmos…

- Qu'est… qu'est-ce que vous faites là ?
- Bah, ça faisait un moment Shin-chan… »

Le lunetteux ne lui accordait aucun regard. Son visage était trempé.

Pas possible, il devait avoir mis la tête directement sous le robinet celui-là…

« On dirait que tu vas tourner de l'œil Midorima, lui signala le basané. T'es limite flippant.

- Je vais bien d'accord ?!

- En disant ça tu vas clairement pas bien, je te le dis… »

Takao essayait d'attraper son regard mais là, son coéquipier semblait endurer le contrecoup de leur échange intime.

Et ça avait du mal à passer.

Midorima se pinça fortement l'arête du nez.

« Je… Vous… »

Il n'arrivait même plus à aligner deux mots correctement.

Quel beau et fascinant spectacle. Aomine n'en croyait pas ses yeux.

« Dehors.

- De ma cuisine ? ne put s'empêcher de sourire Takao.

- Toi… ne… ne me parle pas… tu… »

Il s'empourpra violemment.

Aomine se tourna vers le brun, amusé.

« Mais tu nous as complètement déglingué Midorima !

- Ah ça ! C'est tout un art ancestral ! »

Midorima semblait regarder tout autour de lui sans les calculer de nouveau.

« Il fait quoi là ?

- Va savoir. »

Le vert se lava les mains avant d'ouvrir le frigo. Il se servit un yaourt nature avant d'ouvrir un placard pour le sucre et un tiroir pour la cuillère.

« Ah oui il fait vraiment comme chez lui…

- Shin-chan, même s'il ne vient pas souvent ici, il s'en souvient par cœur.

- Vous n'avez pas autre chose à faire ? dit-il en versant le sucre dans son yaourt

- Bah non. On t'attend.

- Surtout que ça va devenir drôle, sourit Takao

- Tss… »

Midorima planta sa cuillère dans son yaourt après avoir mangé pour la porter à ses lèvres. Il écarquilla de grands yeux avant de tout recracher dans le lavabo.

« Tu as pris la boite de harissa et pas le sucre de canne. Mais comme tu avais l'air pressé…

- T'es complètement à côté de tes pompes c'est à mourir de rire, dit Aomine en joignant le geste à la parole.

- Tu… Takao ! »

Il finit par tout reposer en vrac sur le bord de l'évier.

« De… de toute façon… ça ne voulait rien dire… je… c'est l'alcool… oui c'est ça… c'est l'alcool, voilà tout… »

Pour Aomine, il parlait peut-être du yaourt mais pour Takao, c'était limpide.

« Je.. »

Midorima prit une grande inspiration.

« Idiots !

- Et bah ça c'était gratuit…

- Vous… vous êtes deux idiots ! Autant l'un que l'autre, voilà ! »

Voilà qu'il commençait à s'emporter. Inutilement en plus. S'agitant fébrilement, Midorima retourna à l'évier se laver les mains.

« Mais tu l'as déjà fait ça Shin-chan.

- Non…

- Ah si si… approuva Aomine dans un long mouvement de tête. Bon laissons-le… même si j'avoue que je ne me lasse pas de ce spectacle… »

Ils retournèrent dans le salon ouvertement amusé.

« Il se passe quoi là-bas ? demanda Kise en souriant par contagion

- Un Midorima comme on n'a jamais vu, complètement désarticulé. C'est très drôle ! Tu veux aller voir ?

- Carrément ! s'exclama t-il en se mettant debout.

- Ça fera 20 euros.

- Quoi ?!

- Ah bah écoute ! Je me fais du bussiness moi ! Vingt balles et tu peux y aller. T'as vu, je pense à nos amies françaises !

- Mais c'est du vol !

- Et c'est toujours chez moi, rappela Takao. Et avec moi c'est trente euros.

- Laissez-le donc, rit Camille. On a une soirée à terminer non ?

- C'est bien la première fois que tu es compatissante envers Shin-chan.

- Je l'aime bien moi, c'est lui m'aime pas.

- Bon… vu qu'on est quatre et bien allumé, résuma le brun, si on continue en appelant des gens anonymement ça va finir en insulte je vous le dis.

- Surtout à cette heure ! reconnut Kise

- Alors on fait quoi ? »

Les quatre amis s'échangèrent des regards avant qu'Aomine reçoive une notification.

« C'est Satsu, indiqua t-il. Elle est bien rentrée.

- Tant mieux ! sourit le blond. Elle sera mieux chez elle au chaud. Mais moi je suis content car j'ai bien tenu ce soir ! chantonna t-il

- C'est vrai, admit Aomine. On t'a trouvé dans états pires que ça.

- Battle de bière ! annonça Takao en levant une bouteille neuve

- Obligé ? soupira Kise. On peut finir autrement non ?

- Chui chez moi je fais ce qu'veux déjà… allez hop ! En bras croisés comme ceci. »

Il donna une bière à Kise et montra comment croiser leur bras pour boire. Comme pourrait le faire un couple pour boire du champagne.

Sauf que dans cette ambiance, cela ressemblait plutôt à de la provocation.

« Je me mets avec Kise, Aomine et Camille ensemble, ça vous va ?

- Tu parles d'une fin de soirée… » railla Aomine, aussi peu enthousiaste.

Chacun se mit en position, le regard droit planté dans celui de son adversaire. Aomine devait avouer que sa rivale était très belle, ça, il le concédait. Maintenant qu'il avait tiré un trait sur Tetsu, il devait aller de l'avant et son attirance pour la gente féminine semblait se réveiller après un long sommeil. Il n'avait pas assez regardé ce que le monde avait à offrir autour de lui tant il avait été obnubilé par une seule personne.

Il avait l'impression de revivre.

La jeune fille avait ses prunelles plantées droites dans les siennes, le défiant ouvertement.

« Top ! »

Tout le monde porta le goulot à sa bouche en buvant avidement sans détourner les yeux. Aomine eut un sourire en coin et tira sur son poignet, entraînant l'éloignement de la bouteille de la bouche de la blonde.

« Hé ! »

Elle lui répondit en exécutant le même geste qu'elle, et il renversa la moitié de son contenu sur lui.

« Bordel… » grogna t-il tandis qu'elle explosait de rire.

Finalement, Camille se leva et se mit à courir dans la maison. Il ne suffit que d'une seconde pour qu'Aomine l'imite.

« C'est pas parce que t'es française que tu vas avoir le droit à un traitement de faveur ! »

Mais cela ne suffit qu'à la faire rire de plus belle. Elle se sauva à l'étage et le bleu la suivit.

« Vous allez réveiller Solène ! » leur dit Kise qui avait finit sa bière avant Takao.

Avant de soupirer.

« Ils sont pas vrai…

- En tout cas, ça n'a pas réveillé Misaki… c'est plutôt étonnant ! »

D'en bas ils entendirent les portes qui claquent et les rires des deux adolescents.

« Non mais franchement…

- C'est un palace en haut ou comment ça se passe ? questionna Kise

- C'est tout petit tu penses ! Il y a qu'une petite chambre et une minuscule salle de bain. C'est une mezzanine.

- On dirait qu'ils sont quarante là-haut. »

Ils finirent par ne plus entendre de bruit. Kise se massa la tête, une migraine commençait à le prendre et Takao n'était pas en meilleur état que lui.

« On… on devrait aller voir… fit le blond en se levant. Ne serait-ce que pour voir si Solène dort encore. »

Le brun opina.

Ils se mirent sur leurs jambes difficilement et furent complètement étourdis une fois debout.

« Ah la vache… lâcha Takao.

- Att… Attends ! Prends… prends ton téléphone ! Pour… pour la page ! Je sais pas où j'ai mis le mien… »

Fermant les yeux, Takao se pencha une nouvelle fois sur le sol pour saisir l'objet de sa convoitise. C'était dur… très dur… tout tournait si vite.

Mais son côté farceur refit surface et c'est avec un grand sourire amusé qu'il prit Misaki allongée par terre.

« C'est… c'est dommage que tout le monde ne soit pas resté, dit Kise.

- Ouais… j'aurai voulu filmer la coach de Seirin dans son état… »

Rien qu'à cette pensée, les deux jeunes hommes rirent à nouveau.

« Allez… on grimpe…. »

Mais alors-là…. c'était magique et n'importe qui aurait pu en témoigner.

Tels deux vieux croulants sans leur siège Stannah, les adolescents tremblèrent complètement sur leur jambe en étant agrippé à la rembarde comme si leur vie en dépendait. Plus d'une fois Kise se rattrapa au plus petit pour ne pas retomber de là où il venait. Quand ils atteignirent enfin le palier, ils virent la salle de bain allumée et des bruits s'en échapper.

Takao entrouvrit celle de sa chambre et vit Solène qui dormait toujours à poings fermés sur le lit, sa respiration était calme. Alors il referma la porte complètement.

Kise de son côté avait entrouvert la salle de bain avec appréhension de voir quelque chose qu'il n'aurait pas dû voir.

Mais à son grand étonnement, Aomine était allongé – autant qu'il pouvait - dans la baignoire étroite, bière posée sur le rebord et Camille était assise sur les toilettes. Ils discutaient.

A l'entente du grincement de porte, ils tournèrent la tête.

« Tiiiiiiiiiiiiiiiiens ! s'exclama la blonde dépeignée de sa course-poursuite. Vous venez parler avec nous ?

- Vous ne vous entretuez pas ou… autre chose ? fit Kise

- Est-ce qu'on à l'air de faire autre chose là crétin ! lui lança Aomine. Allez, venez discuter ! »

Mais le décoloré se sentait las, si las. Takao avait passé la tête par l'entrebâillement de la porte avec le téléphone.

« Souriez, c'est pour la page d'Akashi !

- Hé ! lui fit Aomine, c'est que les perdants qui s'y trouvent. »

Mais trop tard, la photo avait été prise.

Le dunker soupira. Il n'avait de toute façon plus aucune énergie pour se lever.

« Je crois qu'on le veuille ou non, on est quatre gagnants ce soir, dit Camille.

- Et Midorima ? » demanda le métisse

Kise et Takao s'échangèrent un regard avant de détaler dans les escaliers.

« Faites gaffes aux….. »

BOOOOOOOM

« … marches. »

Il soupira.

« Bon là, je peux rien pour eux hein ? »

La jeune fille lui sourit et il lui rendit.

« Avant qu'ils n'arrivent tu disais que toi aussi c'était compliqué ta relation alors ? reprit Aomine

- Ouais… soupira t-elle. Je crois que c'est souvent comme ça. Mais moins pire que Misaki, elle, elle est vraiment tombée sur un gros nul malheureusement… ils sont restés deux ans ensemble !

- Ah quand même…

- Mais c'était une enflure. Elle était folle amoureuse mais lui l'a trompé plusieurs fois. Quant à moi… »

Elle se mordit les lèvres.

« J'étais avec un gars qui m'aimait mais ce n'était pas réciproque. Mais j'ai fini par m'attacher à lui mais ce n'était pas ce que nous voulions tous les deux alors nous nous sommes quittés pour voir si on ressentait le besoin de l'autre ou pas.

- Alors ?

- Je ne ressens rien. Il ne me manque pas, soupira t-elle. Je n'ai pas envie de le blesser pourtant. Je voudrais qu'on reste amis.

- Ouais, je peux comprendre. » lâcha t-il en sentant l'écho de cette histoire résonner avec la sienne.

Un silence étrange se fit sans qu'aucun des deux ne détournent le regard.

Ils étaient deux cœurs en reconstruction qui voulaient aller de l'avant, se redécouvrir, oublier...

Aimer à nouveau.

Vivre.

« Tu… » commença la jeune fille en se penchant vers lui.

Mais Aomine l'interrompit en l'attirant vers lui. Elle se laissa glisser sur lui, à califourchon sur ses hanches.

« Je rentre bientôt, murmura t-elle tandis qu'il passait ses doigts dans ses cheveux.

- Je m'en fou…. » répondit-il, la voix rauque.

Camille se pencha vers lui et l'embrassa langoureusement, irradiant leur deux corps d'une décharge électrique. La jeune fille se montra la plus entreprenante en lui retirant son t-shirt tandis que le joueur fit de même avec le sien juste après, laissant apparaître un soutien-gorge bleu ciel, qui s'accordait parfaitement avec la couleur de ses yeux. Elle était magnifique. Les cheveux dans tous les sens suite à la disparition de son haut, la blonde éclata de rire en attrapant la bière posée non loin de là tandis qu'Aomine se débattait avec ses agrafes pour laisser dévoiler ce qu'il rêvait d'embrasser.

Midorima, accoudé à l'évier n'osait toujours pas sortir de la cuisine. Il y avait eu beaucoup d'agitation et maintenant un grand silence.

Il risqua un coup d'œil dehors. Personne.

Le calme plat.

Il espérait que Takao soit parti se coucher. Vraiment, il n'avait pas envie de le revoir ce soir.

Cela avait été beaucoup trop étrange.

Il aperçu des cadavres de bouteilles qui jonchaient le sol. Mais personne. Si ce n'est qu'il devina Misaki derrière le canapé où de légers ronflements s'élevaient.

Il pourrait peut-être aller se coucher en haut ? S'il restait au moins son tapis au sol. Ce n'était pas ce qui était le plus hygiénique mais il y survivrait juste pour cette nuit.

Midorima commença à s'y rendre jusqu'à ce qu'il aperçoive une masse informe au pied de l'escalier.

Le vert s'approcha doucement et sursauta intérieurement lorsqu'il aperçut la touffe blonde de Kise et la silhouette de Takao, entremêlées.

Alors, le shooter reconnecta les derniers événements auditifs qu'ils avaient entendus. Le gros boom entendu était leur chute dans les escaliers.

Quels idiots…

Midorima pinça les lèvres en les regardant avant de se décider à prendre leur pouls et de vérifier s'ils n'y avaient pas de trace de sang. C'était bon. Ils allaient juste avoir une grosse bosse en se réveillant.

Puis des bruits étranges parvinrent à ses oreilles. Il n'y avait pas fait attention sur le coup mais c'était des bruits assez perceptibles. Des éclats de rire, des soupirs, des grognements…

Oh là…

Une minute.

Midorima piqua un fard brutalement devant ces sons qui devenaient de plus en plus distinctifs.

Et il avait bien peur de reconnaître les deux voix qui venaient de l'étage du dessus.

« Bordel… fit la voix d'Aomine plus grave que d'habitude. J'arrive pas à enlever cette merde…

- Je vais le faire attends… » continua Camille d'une voix suave et rieuse.

Trop embarrassé, le vert se dirigea vers le canapé pour s'y enterrer, deux coussins épais sur les oreilles.

« Qu'est-ce que j'ai fais pour mériter ça… marmonna t-il, j'ai mis les chaussettes Oha Asa… je les ai mises… »

A son grand étonnement, les rires s'arrêtèrent. Seulement un grognement d'énervement d'Aomine se fit entendre distinctement.

« Attends tu te fous de moi… tu dors là ? »

Avant de reprendre.

« Putain elle dort. »

Midorima ne put s'empêcher de pousser un soupir de soulagement.

Merci Oha Asa. Merci.

« Je lui avais bien dit de pas toucher à cette bière, 'tain ! »

Le superstitieux l'entendit encore se plaindre, maugréer, avant de soupirer à son tour.

Il avait rendu les armes et au vu des ronflements qui résonnaient désormais, il roupillait.

Midorima grommela. Ils se croyaient seuls ou quoi ceux-là ?

Même si le calme était revenu, Midorima était trop bousculé par tout ce qu'il venait de vivre pour trouver le sommeil tout de suite.

Il tourna et se retourna encore dans tous les sens, n'arrivant pas à effacer l'image de Takao et des scènes de la cuisine de son esprit.

« Sors de ma tête… » grommela t-il en renfonçant un coussin sur sa tête.

Il détestait ces soirées.


Mot de la fin : Voilà voilà x) J'espère sincèrement qu'il vous a plu ! J'ai en tout cas pris grand plaisir à l'écrire, encore une fois ! Je suis tellement surexcitée d'avoir posté ce chapitre après tout ce temps que je n'arrive pas à formuler des phrases alors je vais m'arrêter ici ! Mais sachez que je vais essayer d'être un peu plus présente pour poster des infos sur l'avancé du prochain chapitre sur mon profil !

N'hésitez surtout pas à me donner votre avis, vous savez qu'il compte toujours beaucoup pour moi !

Merci de votre lecture !


Réponses aux Guests et aux Anonymes

Loume : Hello ! J'espère que ce chapitre t'a plu et que tu as eu ton bac sans souci !

Guest : Hello ! Merci beaucoup pour ta review ! Je peux comprendre le point de vue sur les OC, pas de souci ! Hé hé hé ! Que de questions et d'observation ! J'espère que tu me donneras ton avis sur le prochain chapitre et que tu y trouveras ce que tu attends, peut-être ! Encore merci !

Shin : Hé oui j'imagine bien ! xD

BlueSey17 : Coucou BlueSey17 ! Merci beaucoup pour ta review et je te souhaite un joyeux anniversaire en retard du coup ! :p Ta review m'a fait très plaisir ! Effectivement, cette soirée est partie en cacahuète ! J'espère que la suite te plaira tout autant ! Je te souhaite une très bonne soirée !

Kira : Hello Kira ! Merci beaucoup pour ta longue review ! C'était tellement plaisant à écrire un Midorima perturbé ! xD Effectivement on ne sait pas trop quoi ressentir en lisant ces passages, je dois avouer que c'est exactement ce que je voulais transmettre ! :p Que de questionnement sur ce qu'il pourra advenir dans le prochain chapitre ! Peut-être trouveras-tu certaines de tes réponses ? Oui, il s'agit d'une soirée que l'on peut qualifier de courant d'air ! Merci beaucoup pour tout ton soutien et de toutes ces gentillesses ! Tu es adorable !

poischiche : Hello poischiche ! Merci beaucoup à toi pour ta review et ton soutien à travers ces années ! Des bisous !

mika : Bien le bonjour mika ! J'espère que tu vas bien ! Merci beaucoup de ta longue review et de ta franchise dans ton ressenti ! Effectivement, il y avait de nombreux personnages et la difficulté rencontrée est de rendre le tout fluide et compréhensible. Ne voulant pas de Bêta Reader, personne ne lit mon chapitre avant que je ne le poste donc j'essaye d'espacer mes lectures pour essayer de le voir à chaque fois d'un point de vue neuf et de voir où pourrait se trouver les problèmes de compréhension, quant à la fluidité des dialogues notamment. Malheureusement, cela a ses limites. Ah les OC… je sais qu'il y a deux écoles à ce sujet : on les aime ou on ne les aime pas, et j'ai fais un choix risqué mais qui était nécessaire dans ma fic ^^ J'ai essayé de les mettre en retrait par rapport aux personnages principaux, sans ascendant sur eux. Quant à la situation de la GDM, effectivement, elle est plutôt déroutante voir très malaisante. Malheureusement je ne peux rien te dire sur tes impressions, si ce n'est récolter ton avis après la lecture des prochains chapitres ! Cependant, Akashi ne pouvait pas être omniprésent dans ce chapitre, il a beaucoup trop de chose à digérer. Difficile de lire en lui dans ce chapitre d'ailleurs. Je dirais que la situation actuelle de la GDM ne convient à personne, pas même à Kise. Concernant Midorima, effectivement il était un peu lâche sur ce coup ! C'est par ailleurs pour cela qu'il essaye de se rattraper dans précédent chapitre. Mais oui, c'est un peu facile quand même. Merci encore pour ta review et j'espère que le prochain chapitre remontera dans ton estime ! Des bisous !

Aruka : Hello ! Merci beaucoup c'est très gentil !

fifi : Merci à toi pour ta review ! Pas de souci, je comprends ! Ah les OC, elles font beaucoup parlé et les avis sont aux antipodes l'un de l'autre ! Tu m'as beaucoup fait rire sur ta façon de les percevoir :p C'est un point de vue en effet ! xD Je ne peux te laisser que lire les prochains chapitres à venir pour que tu puisses avoir certaines réponses. L'absence de présence d'Akashi s'explique par de nombreuses choses. Ce chapitre ne prône pas une réconciliation de la GDM, ça c'est sûr ! Allez courage ! Le prochain arrive bientôt ! Des bisous !

yuni : Coucou yuni ! J'espère que tu vas bien ! Merci car grâce à toi, je sais que mon profil sert à quelque chose ! Merci à toi de continuer à me suivre ! Et merci également de ta franchise dans cette longue et très intéressante review que tu as pris le temps d'écrire ! Je comprends tout à fait le point de vu sur les OC, je sais qu'il y a deux écoles à ce sujet. J'ai essayé de les mettre en retrait par rapport aux autres mais je comprends que cela soit pas forcément assez, la sensibilité de chacun y jouant aussi beaucoup. Je vois tout à fait ce que tu veux dire, une GDM non-unifiée face à Seirin et c'est tout à fait compréhensible ! Pour le comportement et la relation Kuroko-Akashi je ne peux malheureusement rien dire, seulement attendre que la fic avance ! Si ce n'est que son comportement lors de cette soirée est tout à fait compréhensible au vue de tous les événements qui sont arrivés. Aucun souci, ne t'en fais pas ! J'espère simplement que le prochain chapitre te plaira davantage ! Des bisous !

leonie : Bonsoir bonsoir ! Ça va et toi ? J'espère que tout va bien de ton côté ! Ah les OC… j'en entends parler ! xD Il y avait beaucoup de personnage effectivement, je comprends que cela peut être un peu confus par moment, même si j'ai essayé de faire au mieux. Tout ce que tu as ressenti était volontaire : être dans le mal, la gêne, se poser des questions… c'était nécessaire c'est tout ce que je peux dire ! Merci à toi pour ta review ! J'espère que le chapitre suivant te plaira plus !

Maria Ston : Un chapitre rempli d'émotion oui !

akashi trop chou : Coucou ! Ça va et toi ? (: J'essaye de toujours trouver le temps pour répondre à tout ceux qui prennent aussi le temps de m'écrire, c'est normal ! :3 Aucun souci ! J'aime justement connaître les goûts des lecteurs sur leur pairing favori ! Je me fais mes stats dans la tête comme ça ^^ Pas de souci, tu ne m'imposes rien ! De toute façon, tout est déjà décidé d'avance dans ma tête ;) Concernant ce chapitre, je peux tout fait comprendre que le fait que la GDM ne soit plus unie perturbe et c'est ce que je voulais transmettre. Quant aux OC, je comprends aussi ! L'avis est très partagé sur elles. Effectivement, c'était volontaire de voir Akashi de la sorte à cette soirée. Pas de souci, merci de ta franchise ! J'espère que le prochain chapitre te plaira ! Merci pour ton soutien ! Des bisous !

LOUNA : Coucou Louna ! Merci beaucoup de ta review qui elle aussi m'a rendue heureuse ! Pas de souci, je ne l'abandonnerai jamais ! J'aurai voulu poster le prochain chapitre plus tôt mais j'ai eu des imprévus !

Guest : Oui ouille ! xD

Alexsamclover : « LE WHOOOOOOOOOOP GAME ! Tu te calmes Jerry ? » Ça fait un bail en effet que tu n'étais plus passé par ici ! Como estas ? :D T'inquiète je comprends ! C'est vrai que quand on s'éloigne d'un fandom, on se détache des fanfics ! Trop sympa tes potes, je les remercie xD Merci je suis super contente de voir que les chapitres t'ont plu ! Merci de toute ta gentillesse ! Ah ce chapitre 18… effectivement, le fantôme n'allait certainement pas se pointer ! xD Kise, un homme nouveau ! Je ne peux rien dire sur la relation Akashi et Kuroko malheureusement ! :X Ah pour être la discorde, c'est la discorde ! xD J'espère que le prochain chapitre te plaira aussi ! Porte-toi bien également et gare aux whooping !

Edgeer : Merci beaucoup ! xD

Namka : Merci à toi pour ta review ! J'espère que la suite te plaira !

Guest : Merci beaucoup ! Oui la paix, elle est pas vraiment là pour le moment ! ¨Encore merci pour tout et plein de bisous à toi aussi !

Anonymat : Merci beaucoup ! Malheureusement je ne peux rien promettre ! :p

Serpentarde : Merciiiiiiii ! Ça arrive !

SlothQueen : Hello SlothQueen ! Aucun souci ! Ça me fait plaisir que tu ais fait le premier pas lors de ce chapitre ! J'ai été très touchée par tous ces compliments, je te remercie beaucoup ! Ta review m'a fait un bien fou et j'ai beaucoup aimé tout ton point de vue ! J'ai bien ressenti la fan du pairing Kuroko-Akashi s'exprimer ! Mille merci encore pour ta review qui m'a donné du baume au cœur et j'espère que la suite te plaira tout autant ! N'hésite pas à revenir dans la section commentaire pour que l'on puisse échanger ;)

Guest : Bientôt ! Beaucoup de choses me prennent beaucoup de temps et ce n'est pas évident ensuite de reprendre la lecture/correction du chapitre à brule-pourpoint ;)

Guest : Tout va bien, don't worry ;) Je croulais sous le taf !

Guest : Hello ! Re-bienvenu Guest alors ! N'hésite pas à rajouter une lettre en plus ou un petit quelque chose pour que je puisse te différencier des autres ;) Pas de souci, rien ne me lasse, tu pouvais y aller ! J'adore les avis personnels, bien au contraire ! Pas de souci non plus pour les OC, je comprends ;) Et pour Seirin aussi xD Personne ne te jettera des ananas ! *se met en mode bouclier* L'attitude d'Akashi, son manque de présence dans le chapitre s'explique par de nombreuses choses ! Peut-être que cela changera dans les prochains chapitres ? Malheureusement, je ne peux rien dire non plus sur le duo Akashi-Kuroko, autant sur leur relation que leur comportement respectif dans ce chapitre ! :X Seul la suite à venir pourra te donner des réponses ! Tout à fait d'accord pour Midorima ;) Merci beaucoup de ta review ! Moi je trouve ça très intéressant à lire et il faut extérioriser ! Tu es adorable ! J'espère que le prochain chapitre te plaira davantage ;)

Guest : Ah bah comme ça c'est fait ! xD Tu me diras ce que tu penses du suivant :p