5. Dans la peau d'un sauveur
- Bonsoir professeur.
- Bonsoir Minerva. Je suis navré de vous importuner durant vos vacances, joli jardin que vous avez confectionné ici.
- Merci, mais je pense que nous avons des choses plus importantes à discuter que mon jardin. Tenez.
Minerva tendit une tasse de thé au professeur Dumbledore tout en tapant d'un pied, elle n'était pas connue pour être impatiente, mais le voir ainsi débarquer chez elle au lieu de communiquer avec l'ordre ne lui donnait pas matière à temporiser.
- Merci. Evidemment… Alors, Fleamont Potter a encore une fois besoin de nous.
- Fleamont ?
- Oui… Vous vous attendiez à ce que je dise autre chose ?
- Je pensais qu'il était en déplacement à Monaco.
- Les Potter sont entrés en urgence hier et heureusement que le jeune James l'a fait, sinon je me demande combien de victimes nous aurions eu.
- Que se passe-t-il ?
- J'ai besoin des dons de guérisseuses de votre amie, sans que ça n'arrive à Sainte-mangouste, et je ne peux pas non plus en parler à Poppy Pomfresh.
- De qui s'agit-il professeur ?
- Ce sont des personnes qui attendent dehors cachés sous la cape empruntée à Maugrey.
Minerva fronça les sourcils, puis se leva avec grâce, elle traversa son salon, ouvrit la porte menant à son jardin et la franchit en vitesse pour accueillir les blessés.
- « Homenum Revelio ». Déclara Dumbledore derrière elle.
- Bonsoir Professeur. Déclara Ted Tonks.
- Appelez-moi donc Minerva, Ted. Vous avez quitté Poudlard depuis un moment. Oh ! C'est votre fille ?
- En effet.
- Où est Andromeda ?
Albus et Ted regardèrent la grande brune devant eux quand Nymphadora Tonks poussa un gémissement
- Pauvre chou, de quoi souffre-t-elle ?
- De sorts informulés que nous n'avons pas encore réussis à détecter.
- Bien j'appelle Adeline tout de suite, entrez-donc.
Dumbledore resta derrière eux et jeta tous les sorts possibles afin de protéger la maison et de la rendre tout aussi inaccessible auprès des sorciers non désirables, qu'auprès des passeurs. Il resta un moment devant la porte à réaliser à quel point ils avançaient dans cette guerre et cette pensée le rendit plus déterminé que jamais. L'ordre apprendra une nouvelle ce soir-même.
Quelques minutes plus tard, un hibou béqua la fenêtre du salon de Minerva et cette dernière sut que son amie était arrivée.
- Albus… nous pouvons lui faire confiance, croyez-moi.
- Minerva, la sœur de ma femme a attaqué cette dernière, croyez-moi-même la famille ne fait plus partie des cercles de confiance dans notre ère.
Minerva tendit un énième gâteau à Ted qui avait été remis sur pied par Albus et Fleamont et fut attristée malgré elle par cette remarque. Ce gentil garçon avait été si doué à l'époque de Poudlard, il aurait pu faire une carrière incroyable dans tous les domaines, mais pour une différence d'ancêtres et le « culot » d'avoir « souillée » une Black, le voilà réduit à la fuite, à des petits boulots et à des sorts jetés à sa propre fille par la tante de cette dernière.
Albus se leva et jeta un sort à Ted, mais ne put en faire de même pour Nymphadora de peur que le mélange de sort, lui fasse plus de mal que de bien.
- Vous vous prénommez Martin Gamp et votre fille Dorothy. Vous direz que vous avez échappé à des mangemorts, le reste elle n'a pas besoin de savoir, dites juste que votre fille a été touchée.
- Bien.
Ted se tourna vers le miroir et vit encore une fois un reflet différent. Il changeait d'apparence si souvent qu'il détestait le goût du Polynectar, il détestait ce sort que seul Dumbledore semblait maitriser, il haissait les miroirs et avait même débloqué une peur irrationnel d'oublier à quoi ressemblait le vrai Ted.
Albus alla ouvrir, pendant que Minerva plaçait Nymphadora dans sa chambre. Adeline monta sans poser de questions, et resta longtemps auprès de la directrice de Gryffondor et la jeune enfant blessée. Ted tonks voulait monter à plusieurs reprises, mais Albus Dumbledore lui avait ordonné de rester près de lui, afin de lui préparer une énième potion qui l'aiderait à se calmer.
- Je dois sortir ou monter voir ma fille. Je dois sortir, je dois faire quelque chose.
- Vous ferez plus de mal que de bien. Andromeda vous a demandé de protéger Dora, c'est tout ce que vous pouvez faire pour l'instant, nous on se chargera du reste.
- Qui ça vous ?
- Ted, je pense qu'il est temps que je vous parle d'une organisation qui ne plait ni à Voldemort…
- Ne dites pas son nom…
Dumbledore esquissa un léger rictus en voyant son interlocuteur frissonner.
- Ni à la ministre elle-même. Mais je vous confierai ce secret qui je pense vous aidera et moi-même pour l'occasion.
- Vous me faites confiance à ce point ?
- Ted, ce n'est plus question de confiance à présent, mais de clan et vous êtes définitivement une victime de l'autre clan… Je vous offre mon aide et celui de l'ordre.
- Merci.
- Bien, vous rappelez-vous de votre cinquième année ?
- Cinquième année, c'était en 1968, euh… Oui…
- Vous rappelez-vous d'un évènement marquant ?
- En cinquième année. Euh, il y'en avait pas mal à vrai dire.
- Justement… Et pas mal seulement de connus, mais en réalité, c'était bien pire.
- Les disparitions et les morts non élucidés.
- Oui, le premier ministre moldu avait reçu le notre à cette époque et pour la première fois, nous avons été en coalition avec les moldus en dérogeant au code international du secret magique. Nobby Leach, vous vous rappelez un peu de son histoire non ?
- Et comment ? Le premier né-moldu à avoir eu le poste de ministre de la magie.
- Effectivement. Mais ce que vous ignorez et ce qui n'a pas été dépeint dans les journaux était que ce dernier avait été obligé de céder sa place parce que quelques amis de Voldemort avaient commencé à menacer encore plus de gens… Ils avaient déclaré une guerre au ministre que tant qu'il aurait cet emploi, le pauvre Nobby était indirectement responsable de la mort de tout moldu ou né-moldu qui croiseront le chemin de ces sorciers purs. Vous me direz, il était ministre, il aurait pu les congédier à Azkaban pour menace ou pour terrorisme, et bien figurez-vous que lorsqu'il avait essayé de le faire, tout le monde au ministre était sous le coude d'Abraxas Malefoy. Chaque membre du magenmagot qui pouvait épauler Nobby, avait quelque chose à perdre, une menace qu'il craignait, un Imperium qui planait sur lui ou même un membre de la famille pris en otage. La situation dura longtemps avant que Nobby n'abdique, et à ce moment-là, j'étais le seul à ne pas craindre Voldemort ni son armée… Je n'ai rien à perdre me dira-t-on.
Ted fixait Dumbledore avec un intérêt nouveau et revivre ce passé qui paraissait si lointain, tenir à portée de main des faits qui jusqu'aujourd'hui semblaient mystérieux à Ted, avaient réussi à le calmer un tant soi peu et à le dissuader de faire une bêtise.
- Alors avec Nobby lui-même, j'ai réussi à réunir auprès de moi un groupe de personne qui est glabre à la même cause. Des gens qui ont perdu, des gens qui ont craint, des gens que l'injustice horripile, mais surtout des gens qui veulent un meilleur lendemain, des gens qui regrettent les temps de paix….
- J'en connais quelques uns ?
- Vous en connaitrez plus en temps et en heure. Mais sachez qu'en 1968, nous étions seulement neuf personnes et qu'aujourd'hui nous sommes une trentaine, sans compter une sous brigade, des espions un peu partout et surtout des gens entrainés et loyaux.
- En huit ans, vous avez réussi à former une petite armée, alors.
- En huit ans, nous sommes encore en train de former…
- Comment vous pouvez nous aider ?
- Tout d'abord je tiens à vous informer que le vous peut devenir nous si vous le souhaitez.
- Comment ça ? Vous me demandez de joindre ?
Dumbledore émit un sourire en coin à nouveau, puis se tourna vers la fenêtre avant de continuer.
- La cause vous semble-t-elle folle à lier ?
- Non. Mais j'ai une enfant à protéger. Ce n'est plus Andy et moi, ce n'est plus l'histoire de deux amoureux qui se sont retrouvés et unis envers et contre tout, ce n'est même pas le fait que je me fasse haïr à mort par les Black ! C'est Dora ! Je dois faire ce qui est bon pour Dora, pas pour l'humanité, pas tant que ma fille n'est pas en sécurité, je ne peux combattre pour rien d'autres… Sauf ma fille, et ma femme.
- Bien, alors nous allons vous aider à protéger Nymphadora et à… Que voulez-vous faire pour votre femme ?
- QUELLE QUESTION ! La protéger bien sûr, la sauver !
- Papa !
Nymphadora dévala les escaliers en vitesse laissant son père ébahi devant son éveil. Il s'agenouilla, ouvrit ses bras pour l'accueillir, mais ne put retenir la simagrée de douleur qui se forma aux commissures de ses lèvres.
- J'ai trooop dormi !
- Tu te sens reposée, chérie ?
- Ouiiii… Et prête à jouer.
Minerva, Adeline et Albus regardèrent l'enfant d'un même œil. Celui de gens qui regrettaient l'époque où les enfants n'étaient pas des dommages collatéraux, où l'innocence et l'insouciance avaient encore un lieu d'être.
- Euh… Pourquoi tu es comme ça, papa ?
Minerva poussa son amie avec elle dans les cuisines avant que l'identité de Ted ne soit malencontreusement révélée par sa fille.
- C'est un jeu de transformation chérie, comme tu aimes faire.
- Aaaaaaah ! Comme ça ?
Nymphadora tourna autours d'elle-même et prit les traits si majestueux des Black. Elle brisa un bibelot en tendant ses bras et s'excusa de sa maladresse, pendant que Dumbledore en riait et que Ted pensait à sa femme et à la prochaine étape.
Ils restèrent ainsi à regarder l'enfant jouer, puis Adeline vint expliquer que Nymphadora Tonks avait subi un sort de mutisme, un sort de stupefixion, un autre d'Oubliette mais aussi un autre sort de magie noire qui gardait l'enfant inconsciente, mais toute ouïe de ce qui l'entourait, elle ressentait la douleur à répétition des trois sorts et les revivaient depuis vingt quatre heures en boucle, mais ne pouvait bouger ni l'exprimer. Adeline expliqua qu'elle avait alterné le sort d'Amnésie de sorte que l'enfant ne se rappelle plus de l'épisode de la veille, mais elle expliqua au père démuni qu'elle n'était pas sortie de l'auberge, la magie qui l'avait touché avait gardé une marque de douleur en elle, qu'un jour ou l'autre Nymphadora ressentira à nouveau, un jour ou l'autre elle revivra ce souvenir… Tout ce qu'ils pouvaient souhaiter était que ce jour soit le plus lointain possible.
Dumbledore était enfermé dans une pièce de la maison de Minerva, où il requit de se retrouver seul… Il vida ses souvenirs dans des fioles comme à l'accoutumée et s'attela à écrire à Maugrey Fol-Œil pour une entrevue concernant la situation urgente. Le vieux sorcier écrivait sa lettre lorsqu'il vit une marque qu'il ne connaissait que très bien à travers la fenêtre. Elle était floue, elle était verte, elle était plus petite que d'habitude, mais elle était aussi visible que l'étaient ses lunettes sur son nez.
Il se leva en vitesse et confia les Tonks à Minerva leur intimant de ne bouger sous aucun prétexte de cet endroit.
Albus Dumbledore transplana vers la marque et dégaina sa baguette à la vitesse de la lumière. Aucune âme ne rodait…
Il envoya un Patronus à l'ordre et fut rejoint en vitesse par Dedalus Diggle, Caradoc Dearborn et Maugrey Fol-Œil.
- Des victimes ? Hurla l'homme à l'œil magique.
- Allons vérifier… Même si je pense connaitre la réponse, pour une fois que je connais une réponse, pas vrai Doc ? Lança Dedalus Diggle en essayant de ne pas faire tomber sa coiffe.
Il n'eut pas de réponse et suivit les autres. La petite maisonnette était dans un état ahurissant ; les portes étaient explosées, des débris de glace foisonnaient par miliers, et quelques uns d'entre eux étaient tachetés de sang, les fournitures étaient éventrées et la cuisine était dépouillée de couteaux, qui étaient collés au mur.
- Par la culotte de Morgan, qu'ont-ils fait avec ces couteaux ?
- Il y'a un corps ! Hurla Maugrey.
A cet instant, un hurlement strident déchira la pièce.
- Maman ! maman !
- D'où tu sors gamin ?
Un jeune garçon de quinze ans entra en trombe à la chambre et se jeta sur le corps inerte de sa mère, il nageait dans une flaque de sang mais ne s'en démordait pas. Il n'entendit plus les paroles des quatre adultes, ni les apologies de son directeur d'école, il voulait juste entendre la voix de sa mère. Il la secoua à maintes reprises, se débâtit contre les bras qui le portèrent et dégaina sa baguette lorsque Dedalus essaya de le maitriser par un sort.
- « Protégo » ! Cria l'adolescent.
Albus, Maugrey, Dedalus et Caradoc furent surpris par la force de son sort et furent tout aussi ébahis de remarquer le bracelet en tissu noué autours de son poigné.
Albus s'approcha du garçon en écartant sa baguette.
- Nous voulons aider.
- Qui lui a fait ça ? Qui a fait ça professeur ?
Soudain, Albus se rappela de ce garçon. Le seul né-moldu de Serpentard.
- Rowley. Mon garçon, c'est ce que nous tentons de savoir, maintenant vous savez que nous voulons aider, alors il n'est pas nécessaire de vous protéger de nous.
- Qui me dit que vous êtes vous !
Maugrey qui commençait à perdre patience, leva sa baguette, qu'Albus abaissa d'un coup sec.
- Je peux te le prouver en te mentionnant tout ce qui t'est arrivé cette année mon garçon, en te parlant d'un groupe secret, ou en te disant juste le nom de la personne qui t'a appris ce sort si bien fait.
- QUI ?
- Evans.
Rowley baissa sa baguette et s'affaissa au sol, il rampa jusqu'à sa mère et lui prit la main, puis laissa les larmes couler en silence. Les adultes lui laissèrent un moment avant de revenir vers lui et l'aider à reprendre un peu de calme, puis Alastor se mit à poser toutes les questions nécessaires à connaitre sur cette famille.
- Qui êtes-vous ? Demanda-t-il après une bonne demi-heure d'interrogatoire.
- Je suis Dedalus Diggle et lui c'est Caradoc Dearborn.
- Pourquoi vous êtes là ?
- C'est moi qui pose les questions fiston ! Maugréa Alastor.
Bartélémus Rowley les regarda inspecter, jeter d'autres sorts, vérifier et relater puis se demanda s'ils n'étaient pas investigateurs.
- Vous êtes auror ?
- Pas tous.
- La brigade de la police ?
- Quelque chose comme ça. Déclara Dumbledore avec un regard bienveillant.
- Bien, bien, Albus, maintenant nous devons vider le lieu et emmener le cadavre.
- Ce n'est pas un cadavre c'est ma mère ! Hurla Bart.
Maugrey fit une grimace et s'excusa auprès de l'enfant en claudiquant en vitesse.
- Où est ton père petit ?
- A Londres.
- Il faut l'informer et vous ramener tous les deux en sécurité. Je me charge de ramener le corps de Madame…
- Ina… Elle s'appelle… s'appelait Ina Rowley. Acheva Bart en tremblant visiblement.
- Oui, je l'emmène à la morgue de Sainte-mangouste, pendant que les autres vous mettez le garçon en lieu sûr en attendant son père.
- Vous ne le trouverez pas. Déclara Rowley en baissant les yeux pour que personne ne remarque ses larmes coulantes à flots à présent.
- Pourquoi donc ? Demanda Caradoc qui parlait pour la première fois depuis l'arrivée du garçon.
- Il ne veut pas être trouvé. Il a… Il se cache de vous-savez-qui.
- Nous le trouverons si nous voulons.
- J'ai déjà… essayé. Murmura Bart.
Caradoc s'approcha du garçon qu'il tint par l'épaule. Il releva le menton légèrement et l'ainé sourit d'un air simple à l'adolescent, il le fixa de ses yeux réconfortant et hocha la tête de haut en bas.
- Ecoute-moi, Rowley. C'est quoi ton prénom ?
- Bart.
- Alors Bart, tu veux que nous trouvons ton père ou non ?
- Je ne sais pas. Il ne veut pas être trouvé.
- Tu es mineur et tu as besoin d'un semblant de foyer, tu as besoin de ta famille et je suis sûr que si ton papa sait ce qu'il… s'est passé, il ne te laissera pas un instant seul, alors nous allons le trouver et te le ramener en attendant, ta maman vous attendra pour une belle cérémonie ou vous pouvez lui dire au revoir comme il se doit et nous on te mettra en sécurité. Ça ira ? Ça te va comme plan ?
Bart regarda son aîné et hocha la tête doucement, il relâcha la pression de ses épaules petit à petit et suivit les pas de Caradoc. Il ne saurait dire si c'était le jeune âge du grand brun ou le fait qu'il l'ait tutoyé et parlé en prenant son avis, mais Bart sut instantanément que ce garçon qui semblait avoir à peine la vingtaine, allait tenir sa promesse et prendre Bart sous son aile.
Ils sortirent de la maison en se cachant et Albus et Caradoc transplanèrent avec Bart dans une maison en plein champ de blé. La seule à la ronde, au beau milieu d'un champ immense, d'un soleil tapant et d'une odeur de terre qui gêna les narines du jeune Serpentard.
Bart regarda son poigné et vit le bracelet avec l'écusson du Serpent, puis s'effondra sur le sol. Il se tint le visage et sanglota comme un enfant, jusqu'à ce qu'une main se referme sur son épaule et qu'il se rappelle qu'il n'était pas seul.
- C'est ma maison. C'est les gens de la maison où m'a jeté le choixpeau qui me font tout ça. Pourquoi, m'a-t-il envoyé là-bas, professeur, POURQUOI ?
- J'étais un Serpentard aussi Bart. J'étais un Serpentard aussi et c'est certes dur, mais je m'en suis sorti malgré ma différence. Nous parlerons de tout ça à la maison, suis-nous maintenant. Affirma Caradoc avec bienveillance.
Dumbledore regarda les jeunes marcher devant lui et se rappela que Caradoc Dearborn était de la même promotion qu'Andromeda Tonks, ils étaient de la même maison et étaient de très bons amis. Que penserait-il s'il s'avait où se trouvait son amie à présent ? Devrait-il lui dire ?
Il leva les yeux au ciel et fixa le soleil en souriant, il n'était même pas encore midi qu'il venait de voir se décimer deux familles. Qu'arrivera-t-il donc après déjeuner ?
Les mangemorts prenaient du pouvoir et il devenait impératif de recruter plus, de rallier plus et de former plus de gens… Il devait franchir le pas et recruter les mineurs peu importe ce que Maugrey en pense. Ils devaient agir plus agressivement et plus vite, pour le plus grand bien.
Note d'auteur : Un chapitre hors Poudlard, hors adolescents, au coeur de la guerre et dans la peau du créateur de l'ordre que nous connaissons tous, l'ordre du Phénix.
Disclaimer : Inspirée par elle, mais ce monde lui appartient. JKR always.
A la semaine prochaine, mes Potterfreaks, pour une nouvelle aventure.
