Note d'auteur : Bonsoir Potterheads, bonsoir tout le monde.
Je suis désolée d'avoir disparu pendant trois mois, j'aimerai rassurer tout le monde que je n'ai pas laissé tombé la fiction, qu'elle est toujours d'actualité, que j'ai déjà plusieurs chapitres en route, et que je vais poster rapidement pour rattraper mon retard.
Je n'ai pas disparu par manque de motivation, j'adore autant écrire sur les maraudeurs et inventer des intrigues à longueur de nuit (des fois de jours quand j'ai le temps). J'ai seulement eu des problèmes de santé assez grave, mais tout va pour le mieux à présent.
En tout cas, je ne vous importune pas plus et je vouss laisse dévorer le chapitre qui suit...
J'attends vos feed-back avec impatience.
6. Entre deux tons
Lily se réveilla en fanfare. Elle venait de faire un cauchemar ou plusieurs mains sans corps essayaient de l'étouffer. Elle se releva essoufflée et décida de chasser de sa tête ces pensées négatives.
En sortant de sa chambre, elle poussa un petit cri en voyant un rat passer sous la table et s'enfuir par la porte. Lily écarquilla les yeux, puis se cacha les lèvres pour étouffer ces sons.
Pour un premier jour de travail, elle commençait en beauté. Elle regarda la montre et fut étonnée de voir qu'il était près de Midi.
Lily sortit une demi-heure plus tard, s'étant préparé à la va-vite, elle marchait rapidement, il faisait chaud et bien qu'elle ne veuille pas arriver en retard à son premier jour de travail, elle ne voulait pas arriver toute transpirante. Ce que la magie lui manquait à l'extérieur ! Elle n'avait jamais vraiment réalisé à quel point utiliser sa baguette pour des taches quotidiennes pouvait rendre la vie plus simple.
Si Lily, n'avait pas à travailler dans ce centre commercial moldu, elle aurait couru et aurait ensuite effacer toute trace de transpiration avec un simple coup de baguette magique en arrivant.
Elle entra enfin dans le bureau de son supérieur et émit un sourire poli à l'adresse de la femme qui la toisait.
- Lily Evans ?
- Oui. Répondit cette dernière.
- Suivez-moi.
Elle entra dans un petit bureau qui n'était pas plus grand que certains placards à balai à Poudlard et attendit que la femme lui donne la permission de s'asseoir dans la deuxième chaise.
- Alors, Monsieur Evans est l'un de nos fournisseurs et il m'a vivement recommandé votre candidature, mais ne vous méprenez pas, ce n'est pas parce que votre oncle est l'un de nos collaborateurs qu'il faudra se croire chez soi, ici.
- Bien sûr que…
- Je n'ai pas fini. Coupa la femme d'un certain âge qui se mit tout à coup à tutoyer Lily. Je me présente déjà, je suis Gretchen Alsthom, je suis directrice des enseignes de prêt-à-porter. Nous cherchons des personnes qualifiées, présentables et organisées. Tu devras donc effectuer ton stage ici avec toute la minutie du monde. Tu vas observer d'abord pendant une semaine, avant de devenir conseillère de vente. Vue ton jeune âge, je ne ferai pas de contrat de travail avec toi, mais un contrat de stage est-ce bien clair ? Donc la rémunération se fera à l'heure, bien évidemment.
Lily ne dit pas un mot attendant que son interlocutrice daigne lever la tête vers elle.
- Alors, mademoiselle Evans, des questions ?
- Oui, je vais travailler dans quelle enseigne ?
- Au début, tu observeras les deux enseignes multimarques ; Dendwood et Sarts, ensuite tu prendras le poste de conseillère de vente à Célia.
- Mais elles ne vendent pas la même chose, à Dendwood c'est l'électroménager et Sarts c'est tout, alors que Célia, c'est juste le prêt-à-porter.
- Pour l'instant. Célia, compte rajouter les accessoires, les chapeaux et même des décorations maison, c'est pour cette raison que tu feras ta formation là-bas d'abord, pour apprendre le langage et la manière de faire lorsque le produit n'est pas d'une seule catégorie, compris ?
Lily hocha la tête.
- D'autres questions ?
- Quelles sont mes horaires et ma rémunération ? Demanda Lily timidement.
Gretchen émit un rire sans joie.
- Les horaires, tu verras avec ton supérieur direct, je suis dans la direction, c'est le manager du magasin qui te donnera tes horaires de la semaine et pour la rémunération c'est cinq livres par heure à raison de trente heure par semaine et ton contrat de stage dure deux mois, tu finiras donc logiquement le vingt huit Août.
Lily écarquilla les yeux et compta très rapidement la somme totale qu'elle aura à la fin de son stage et son cœur se mit à battre. Six cent livre par mois et dire que la femme croyait ne pas bien payer la jeune fille. La jeune rousse hocha la tête de manière plus calme et fixa la directrice avec un sourire timide.
- Encore une chose, si à la fin de cette semaine, ton supérieur n'est pas satisfait de ton travail, tu ne reviens pas et bien sûr tu n'auras aucune rémunération. Pour tout ce qui est pause journalière, si tu habites loin, il y a la cantine du Mall, les repas sont à la charge de notre centre bien sûr. Tu habites où ?
- Euh… J'habite loin de Londres.
- Donc précise-le à ton supérieur, il t'inscrira dans la cantine. Quant à la tenue vestimentaire, Miss Lily, j'attends un effort, nous vendons des choses haut de gamme ici, et un peu de maquillage ne te fera pas de mal non plus.
Lily fronça les sourcils et tout à coup se sentit si mal fagotée et si pale qu'elle rougit à la remarque de la directrice.
- Je pense que je t'ai donné toutes les informations qu'il faut, il me faudra cependant le contact de tes parents pour les urgences et l'assurance à souscrire lorsque tu seras en stage chez nous.
- Euh… Je…
Lily baissa les yeux et inspira longuement.
- Mes parents sont morts dans un incendie et mon oncle est mon tuteur, mais il est en voyage…
Soudain, le regard, les expressions et toute la gestuelle de Gretchen changea, ses épaules et sa posture devinrent moins guindés, son regard moins indifférent et ses mains se joignirent sur la table les séparant. Lily évita son regard en priant qu'elle ne se mette pas à avoir pitié d'elle.
- Je souscrirais l'assurance à ton nom alors, ne dérange pas ton oncle, je mettrai mes coordonnées pour l'urgence alors.
- Vos coordonnées ? Non, madame Alsthom, j'ai des amis dont je peux vous donner les coordonnées, je… ne suis pas aussi seule que ma phrase en avait l'air.
Gretchen laissa échapper un rire, cette fois sincère devant l'expression fière et blessée de Lily.
- D'accord, d'accord. Donc tu peux rejoindre le magasin Célia, ton supérieur attend et ensuite il te conduira vers les autres magasins pour ton observation.
- D'accord. Merci.
Gretchen hocha la tête et n'accorda plus d'importance à Lily, jusqu'à ce qu'elle ferme la porte. Ensuite Gretchen leva la tête, fixa la porte et se tint la poitrine en pensant à ses enfants.
- Bonjour, je suis Evan Stevens. Ton supposé supérieur. Lança le jeune homme avec un sourire. Mais t'inquiète je ne suis pas aussi coincé que Gretch.
Lily voulut sourire, mais se réprima, elle ne voulait pas paraître peste et parler en mal de la personne qui lui donnait une chance.
- Lily Evans.
- Oh ! Tu as le même nom que mon prénom !
- Sauf que j'ai un S en plus.
- Détail, détail ! Bon alors, on commence, vous avez parlé de planning avec Gretch ?
- Non, elle m'a dit que vous vous en chargez.
- Oh non, tu ne vas pas me vouvoyer, j'ai dix-neuf ans !
- Euh… D'accord.
- Alors, tu veux quoi comme jour de congé ?
- Comment ça ?
- Tu as trente heures avec un jour de repos. Tu veux quel jour ?
- Je peux choisir ? Demanda Lily étonnée.
- Pas vraiment, mais si tu as de la chance, le jour que j'ai choisi sera le jour que tu as choisi.
Lily se demanda dans quel monde parallèle, elle était tombée.
- Je ne sais pas, vendredi ?
- AH ! TU VOIS ! Cria Evan faisant sursauter Lily. Regarde, je t'ai mis vendredi.
Lily sourit mal à l'aise.
- Alors, je te présente au reste de l'équipe, ici à Célia, nous avons Trevor le caissier, Charp, ne me donne pas son vrai je ne le connais pas, il est le conseiller rayon homme, et ensuite Sandrine, c'est une française avec un accent délicieux, c'est mon adjointe, et puis il y aura toi pour la conseillère rayon femme. Si tu réussis le test bien sûr, je te préviens, parce que tu me parais sympa, il y aura sûrement un petit bizutage.
Lily hocha la tête en souriant. Sa meilleure amie était Alice Fawley, leur première interaction avait été un bizutage, les maraudeurs avait fait des leurs pendant longtemps, elle avait même eu à combattre des gens amoureux de magie noire, donc un petit bizutage moldu ne devrait pas l'effrayer. Seulement, elle ne put s'empêcher d'appréhender parce que dans ce monde, elle ne pouvait se défendre avec ses sorts ou ses potions, mais seuls ses mots et sa contenance.
- Sinon, tu commences à dix-heures et tu pars à dix-huit heures, avec une heure de pause quand tu veux pendant la journée.
- Parfait, au fait, madame Alsthom m'a dit de te prévenir que je vais devoir utiliser la cantine.
- Tu habites loin ?
- J'habite en dehors de Londres.
Lily ne pouvait décemment pas leur dire où pour la simple et unique raison qu'ils la prendraient pour une folle, Shaterborn Street n'existait pas sur la carte moldue de Londres.
- Tu viens comment ?
- En train.
- Tu habites où ?
- A Reading. Lança Lily en pensant à la première petite ville qui lui venait à l'esprit.
- Ah ! Ça t'en fait du chemin.
- Oui.
Lily comprit qu'Evan allait lui demander autre chose alors elle anticipa et demanda.
- Elle se trouve où cette cantine ?
- Allez, viens je te montre les autres enseignes, je te présente aux autres et je te montre la cantine, les toilettes et même les casiers si tu veux y mettre quelque chose.
Lily passa une première journée agréable.
Elle avait décidé d'aller travailler envers et contre l'avis de tout le monde. Elle avait décidé d'accepter le poste que lui avait conseillé son oncle, malgré l'aide qui lui fut proposée à plusieurs reprises.
Alice lui avait envoyé le soir une lettre pour la dissuader d'aller perdre du temps dans un monde adulte, alors qu'elle avait des vacances à passer, des ragots à partager et surtout Alice refusait que Lily grandisse aussi vite. Mais, aussi aimante que soit Alice, elle ne comprenait pas. Elle ne comprenait pas le besoin de Lily de recoller les morceaux avec son côté moldu.
Elle avait passé l'année à se battre pour prouver qu'elle était une vraie sorcière, elle avait passé l'année d'avant à apprendre à se battre afin de se protéger du sort qui fatalement atteignit ses parents. Lily était une sorcière et fière de l'être, mais elle était aussi une fille de moldue et elle ne voulait pas perdre de vue ce monde, elle ne voulait pas oublier la partie de la vie de ses parents. Elle n'avait plus de sœur pour lui rappeler, seulement un monde qu'elle pouvait souhaiter continuer à intégrer.
Lyall émit son inquiétude quant à la proximité du Mall du chemin de Traverse et du danger que couraient les nés-moldus dans leur communauté, mais elle ne voulait pas vivre cachée.
Rémus lui se montrait compréhensif.
Lily, perdue dans ses pensées, arriva devant la maison des Lupin.
Elle réussit finalement à s'oublier et s'habituer à son monde moldu. Elle y pensa longuement en route et sentit la tristesse s'en aller petit à petit. Tout n'était peut-être pas perdu.
Arrivée sur le perron, Lily vit Lyall l'attendre en tapant des pieds.
- Lyall ? Qu'y a-t-il ?
- Tu ne saurais pas ce que fabrique mon fils, par hasard ?
- Comment ça ?
- Rentre, je t'explique… Ah oui ! Il y'a quelqu'un qui t'attend.
- Qui ?
- Une jeune fille...
- Lily !
Lily Evans se retourna et vit Dorcas Meadowes en sueur venir vers elle. La grande brune arborait un sourire qu'elle voulait rassurant, mais qui ressemblait à s'y méprendre au sourire du Joker.
- Octo ?
- Dorcas. Répondit la grande brune.
La jeune rousse s'excusa auprès de Lyall et demanda à Dorcas de la rejoindre sur le perron afin de discuter sans interruption.
Lyall Lupin sortit de la maison en claquant la porte pendant que Dorcas et Lily s'installaient sur le porche.
- Je dérange, pas vrai ? Je n'aurai pas du venir, je pense. Il parait en colère.
- Non, non, il cherche Rémus.
- Oh mon dieu ! Je ne voulais pas venir... J'ai tourné pendant des minutes en rond à la maison... J'avais peur que Rémus ne veuille pas me voir ou que Bilius soit jaloux, mais je ne savais pas quoi faire...
- Rémus aura toujours envie de te voir, idiote. Mais dis-moi qu'est-ce qui t'amène ?
- Pourquoi son père est inquiet ?
- Rémus est fatigué...
- Ah !
Lily regarda Dorcas et soudain une gêne nouvelle électrisa l'air pourtant chaleureux. Les deux amies n'avaient plus jamais reparlé de la situation de Rémus. Elles avaient certes reconstruit leur amitié et Dorcas s'était excusée, mais Lily avait respecté la politique de l'autruche de sa cadette. Elle ne lui parla plus jamais de lui, de son état, de leur relation ou du fait qu'elle soit sûre et certaine que Dorcas avait toujours des sentiments pour le jeune blond.
- Il va bien ?
Lily haussa les épaules.
- Je veux dire... ça se passe comment ? Il reste malade après ? Il...?
Lily sourit, son amie était peut-être excellente dans la fuite, mais son côté attentionné l'emportait souvent.
- Il n'arrive pas à se lever facilement, hier, il ne pouvait pas sortir du lit et aujourd'hui, il a disparu.
- Oh mon dieu, tu crois que c'est grave ?
- Non... Je ne sais pas... Lyall s'inquiète beaucoup, mais Rémus est un maraudeur, s'il s'est permis de bouger, j'ai plus l'impression que ça doit être pour une bêtise de maraudeur.
- Je ne sais pas... Peut-être.
- Dorcas, s'il te plait, on cherchera Rémus après. Dis-moi pourquoi tu es là ? C'est un rêve ?
- Oui... Je voulais le raconter à quelqu'un mais je ne peux pas écrire de lettre.
- Comment ça ?
- Maman et Dumbledore me l'ont formellement interdit. Ils disent que c'est dangereux, si ça tombe sur de mauvaises mains, ils pourraient me kidnapper pour utiliser ce don ou pire me tuer. Tu parles d'un don, c'est plus une malédiction...! Tu es celle qui habite le plus proche de chez moi, donc j'ai attendu que maman parte à une réunion pour venir te voir. Elle en a pour trois heures et elle m'a laissé le dîner...
- Tu n'as pas le droit de sortir ?
- Non. Pas sans chaperon.
- Comme nous tous. Dit Lily en lui tapant l'épaule.
Dorcas sortit un carnet de sa poche et feuilleta quelques pages avant d'arriver au rêve qu'elle voulait décrire.
- Tu tiens un carnet maintenant ?
- Oui, c'est mon journal des rêves et ça me permet de m'entraîner pour élucider seule... Ah ! Voilà. Cette fois, il y'avait deux personnes visibles dans le rêves, deux personnes que je connais très bien, et deux personnes qui m'ont déjà aidé à trouver des énigmes et à sauver plusieurs personnes...
- Abrège...
- Toi et James.
- Hein !
- Oui, vous étiez dans un couloir de Poudlard, il t'a tendu ça...
Dorcas montra le dessin qu'elle avait essayé de reproduire après son rêve.
- C'est un symbole de rune. Suis-moi. s'écria Lily en tirant Dorcas par sa manche de chemise.
Elles entrèrent dans la chambre de Lily et celle-ci se jeta sur la valise afin de sortir son manuel de Rune. Elle en jeta un autre à Dorcas et lui demanda de sauter 3 pages par 3 pages afin d'aller directement aux symboles existants. Au bout de quelques minutes de recherche, Dorcas trouva.
- ça veut dire protection qui change de main. Il t'a offert un symbole qui signifie une protection qui change de main ? Il t'a déjà offert quelque chose James?
- Euh... Un livre. Dit Lily en rougissant.
Dorcas sourit légèrement mais ne fit pas de remarque.
- Un livre qu'avait écrite sa mère et Bathilda Bagshot...
- Waw... !
- Je sais, c'était pour mon anniversaire...
- Eh ben ! C'est énorme !
Lily se racla la gorge et mit une mèche derrière son oreille, puis fit signe à son amie de finir de lire le rêve.
- alors il t'a donné ça... Ensuite le symbole tu l'as porté à peine quelque secondes puis un calice en est sorti et là tu as disparu. Le calice était comme une protection du symbole, ensuite le symbole a disparu. Il n'y avait plus ni toi, ni James, mais seulement moi, qui regardait le calice se vider de son eau... Puis l'eau est devenue sang. Là, j'ai voulu prendre le calice, mais je n'existais pas dans le rêve puis j'ai vu la marque des ténèbres dessus. La marque de la mort. Ensuite je me suis réveillée.
- Quand ?
- La nuit de la pleine lune.
- Pourquoi tu n'es pas venu plus tôt ?
- Je ne pouvais pas sortir, je te l'ai déjà dit !
- Tu en as parlé à ta maman ?
- Maman refuse que je me fasse utiliser par Dumbledore à tout bout de champ pour régler ces énigmes, elle travaille presque à la maison pour me surveiller. Elle ne me laisse pas souffler, si je respire une fois de travers elle vient en courant...
- Elle a peur pour toi.
- Mais c'est trop !
- Non, Dorcas. C'est à peine compatible avec la guerre qu'on vit. Bref, essayons de profiter avant qu'elle ne rentre, on essaie de trouver la signification. Alors, Potter me donne une protection qui change de main... ça n'a aucun rapport avec le livre...
- peut-être que ce n'est pas un cadeau, peut-être qu'il t'a juste confié quelque chose...
- un secret ?
- peut-être.
- Je n'ai pas de secret avec Potter !
- T'en es sûre ? Vous semblez toujours sur la même longueur d'onde, toujours en avance sur les autres...
- Hein ?
- Oui, vous réfléchissez pareil, avec votre folie des grandeurs, des chevaliers et tout... Les sauveurs du monde !
Dorcas éclata de rire en voyant Lily rouler des yeux.
- Allez plus sérieusement, réfléchis bien, il y'avait vous deux. Je ne rêve presque plus jamais de personne réelle que je connais. Je ne peux pas aller lui demander à lui. Juste réfléchis...
Lily se mit à tourner en rond autours de son lit.
- Il t'aurait donné quelque chose qu'il protégeait comme secret peut-être, peut-être le secret de Rémus ? Tu penses que ça peut être Rémus ?
- Non, il ne savait pas que je savais pour Rémus, ce n'est pas lui qui me l'a confié. Il y'a peut-être une chose que nous ne connaissons que nous deux, mais ce n'est pas une protection loin de là, c'était plus du... chantage... Qu'on a fait à quelqu'un. Finit Lily d'une seule traite.
- TU AS FAIT DU CHANTAGE A QUELQU'UN LILY EVANS ?
Lily pensa à Jeremiah Abbott et une vague de colère s'empara d'elle. Il avait failli tué Mary Macdonald...
- A Abbott, mais c'est une longue histoire, je te raconterai après...
- Il connaissait pour les nés-moldus que tu entraînais...
- Oui, mais c'est mon secret donc ça aurait été à moi de lui confier et pas le contraire, il m'a...
Lily s'arrêta de marcher.
- Il m'a confié Bart.
- Rowley ?
- Oui, il m'a confié la protection de Bart, ils l'ont surveillé avec Sirius et l'ont protégé mais c'est Potter qui l'a emmené vers moi, il m'a dit " Je te le confie "...
Lily se tint la tête.
- Bart... Oh mon dieu ! Comment on peut savoir s'il est en danger... ?
- Aucune idée...
Lily reprit le carnet et lut à nouveau.
- Le calice ?
- Oui ?
Les deux jeunes filles se regardèrent et haussèrent les épaules.
- Bon, on est chez Lyall Lupin quand même ! Suis-moi, on va fouiller dans sa bibliothèque.
- Dans la bibliothèque du père de Rémus ? Et s'ils revenaient ? Si Rémus me trouvait chez lui, sans invitation, en train de fouiller l'armoire de son père.
Lily éclata de rire et sortit sans attendre sa cadette.
- Viens !
Dorcas sortit et trouva Lily dans une pièce non fermée, qui ressemblait à une sorte d'impasse longeant le couloir, dont les murs étaient recouverts d'étagères ornés de livres.
- Ouf ! C'est dans le couloir.
- Tu ne croyais quand même pas que j'allais chercher dans des affaires privés.
- Tu as raison. On commence par quoi ?
- Par chercher Calice, signification, symbologie, rune, étymologie, ou ...
- Ouah ! Ça fait beaucoup de mots intelligents... Tu ne connais pas plus tôt un sort pour faire plus vite.
- Si, mais je...
- Quoi ?
- C'est un sort que j'ai inventé, mais ça ne marche pas toujours...
- Tu inventes des sorts maintenant ? Demanda Dorcas admirative.
- Euh... J'essaie. Lança Lily en gloussant.
- Alors après l'invention des potions, tu passes aux sorts, tu es vraiment quelque chose Lily Evans...
Lily sourit et prit un livre dans sa main.
- ... Et je suis ravie que tu partages ça avec moi, et pas Marlène ou Alice.
- Tu es jalouse et POSSESSIVE, maintenant ! Tu ne pouvais pas en choisir qu'une seule ?
- Elles vont de paire dans mon monde.
Les filles se sourirent et eurent toutes deux l'impression d'être à Poudlard à nouveau.
- Sors ta baguette et incline ton poignée à droite, ensuite effectue un demi-cercle vers la gauche, pas très grand...
- comme ça ?
- J'espère... En tout cas, je faisais comme ça, les premières fois... Allez on tente, maintenant dis Quaero.
- Caero...
- Non, écoute bien, kweeeyro !
- kwiiiro
- kweeeyro
- mais ça ne marche pas...
- mais attends, on ne le dit pas tout seul. Là c'est à peine si on demande à la baguette de chercher quelque chose, c'est comme "accio" mais pour les mots par pour les objets, donc là, il faut rajouter le nom qu'on cherche. Quaero calice. Objecta Lily en dirigeant sa baguette vers le livre sur sa paume.
Le livre se mit à tourner des pages en vitesse puis se ferma. Dorcas écarquilla les yeux et tapa des mains.
Les jeunes filles répétèrent l'incantation pendant des minutes avant que Dorcas ne réussisse à enfin accorder la prononciation et le geste, puis les recherches commencèrent. Au bout d'une demi-heure et toute une étagère sur le sol, Lily trouva un article sur les symboles universels du calice.
- ..." Ce symbole est aussi communément appelée la Coupe. La coupe symbolise l'eau, qui est un élément féminin. La coupe ressemble à l'utérus d'une femme et est donc considérée comme le symbole de la Déesse de l'Utérus et de la fonction reproductive féminine en général. C'est un symbole englobant tout ce qui concerne la fertilité, le don d'une femme pour la gestation et la création de la vie..."
- Le symbole a vu sortir le calice et le calice s'est vidé de son eau pour devenir sang, son bas était étranglé par le signe de la mort. Ils ont tués la mère de Bart, Lily. C'est ça l'explication.
Au même moment, les deux filles entendirent des cris et la porte claquer.
- Ce n'était pas du tout le moment d'aller jouer au Quidditch chez les Potter, es-tu inconscient ou quoi ?
- J'ai laissé une note papa, je t'ai dit que je vais juste aller changer d'air, je n'ai même pas joué, j'avais juste besoin de compagnie...
Lily et Dorcas fixèrent les nouveaux entrants et inconsciemment la plus jeune se cacha derrière son aînée.
- TU N'AS PAS A SORTIR EN CES TEMPS, SEUL ET DANS TON ETAT !
- Je...
Un petit bruit sec attira l'attention des Lupin. Soudain, Rémus se figea sur place. Lyall avait oublié qu'il avait laissé un autre enfant en compagnie de sa protégée. Il se gratta le front et soupira de fatigue, puis entra dans sa cuisine en claquant la porte.
- Tu n'aurais pas dû Rémus...
Rémus aurait voulu répondre à Lily qu'elle était bien mal placée pour lui faire une leçon de morale après son escapade d'il y'a deux jours, mais il était incapable de bouger, trop concentré à écouter son cœur jouer une musique de Hard Rock que le rendait sourd.
- Je...
Lily se décala en se mettant entre Rémus et Dorcas puis les regarda à tour de rôle avant de sourire et de rejoindre Lyall en courant.
Dorcas regarda ses chaussures longtemps avant qu'elle n'entende un bruit et relève les yeux, Rémus s'était laissé asseoir d'une manière nonchalante sur le sofa le plus proche, alors elle s'approcha de lui.
- Tu te sens mal ?
- Je suis fatigué.
- Tu n'aurais pas du sortir dans ton état. Il faut que tu récupères.
Il la fixa longtemps incrédule puis un large sourire se forma sur son visage fatigué et pale.
- Je suis habitué, tu sais...
- Je sais...
- Assieds-toi, si tu veux...
- Non, non, je me suis assez incrustée, je dois rentrer chez moi avant que ma mère ne vienne.
- Ah ! Tu es sortie en cachette ?
Dorcas sourit et rougit.
- Et tu voulais me faire la morale d'avoir fait la même chose...
- Oui, mais, moi je... Je vais bien...
Rémus fronça les sourcils et émit un rictus.
- Tu as fait un rêve, toi... Je ne pense pas que tu ailles bien...
- Je... Comment tu sais ?
Il lui demanda de s'approcher et murmura quand elle se trouva à quelques centimètres de lui.
- L'un des points positifs de ma situation est que je suis très perspicace, presque légilimen. Exagéra-t-il d'un ton taquin.
Dorcas sourit et soutint son regard. Penchée sur lui, elle aurait pu faire un seul pas de plus et ses lèvres atterriraient sur les siennes, mais elle se rappela qu'il l'avait déjà repoussé, il y'avait à peine 3 mois de cela. 3 mois qui paraissaient une éternité. Rémus sourit tristement et détourna le regard.
- Comment va Bilius ?
" Oh ! Merde, Bilius."
Dorcas rougit à nouveau et se retint droite, puis hocha la tête de haut en bas, et souhaita prompt rétablissement à son "ami" avant d'aller toquer à la cuisine. Lyall et Lily étaient en pleine conversation, ou plutôt chuchotement intensif.
- Excusez-moi...
- Rentre, petite, j'ai fait du thé.
- Oh ! Non, merci, monsieur Lupin, je suis désolée d'être venue sans prévenir, je devais juste voir Lily d'urgence.
- Ne t'excuse pas, ma porte est toujours ouverte aux amis de Rémus et Lily, tu n'as pas besoin de me prévenir, tant que tu ne fais pas comme mon fils et préviens au moins tes parents.
- Euh...
- Nom d'un nom, jeune fille, ne me dis pas que tu es sorti sans le dire à tes parents ? Mais qu'est-ce qui vous prend bon sang ? Remets ta cape, je t'accompagne, tu habites loin ?
- Non à deux pattés de maison.
- Quelle famille ?
- Meadowes.
- Allez, allez...
Lyall hocha la tête de droite à gauche et soupira désespérément.
- Mais je dois juste régler un petit truc avec Lily et je m'en irai je vous assure monsieur Lupin, il n'y a personne chez moi de toute façon.
- NON ! Jeune fille, si tu veux rester sous mon toit, il faut la permission de tes parents...
- Lyall... Je veux lui dire juste un mot ensuite raccompagne là. Ça prendra quelques minutes tout au plus promis.
- Mais écris-lui au moins pour la prévenir que tu es en sécurité, vous n'avez pas idée que les parents s'inquiète, mais nous sommes en guerre bon sang, et puis qu'as-tu de si urgent pour sortir seule comme ça. Que se passe-t-il ?
Dorcas ne pouvait plus relever ses yeux de ses chaussures. Si un jour, elle avait imaginé rencontrer le père de Rémus, ce n'était sûrement pas dans ces conditions.
- Papa peut vous aider. Tu te rappelles Lily, je t'avais dit qu'il en connaissait une...
Lily ferma les yeux et se mit à rire. Encore une fois, un secret qui n'était pas le sien et qui circulait entre ses mains. Elle regarda Dorcas et écarta les mains pour lui signifier qu'il lui appartenait de prendre une décision.
- Je suis Sensoria, monsieur Lupin.
Lyall tressaillit et écarquilla ses yeux. Il ouvrit la bouche à plusieurs reprise, puis tourna le dos aux trois adolescents. Il resta ainsi, une bonne minute puis se tourna vers eux et leur ordonna d'aller au salon. Ils s'installèrent tous les trois en silence, chacun fixant un point d'un angle précis, pendant que Lyall faisait du bruit ailleurs, personne ne bougea, ou ne daigna faire un bruit jusqu'à ce qu'il revienne.
- Tiens...
- Dorcas.
Il hocha la tête.
- Appelle moi Lyall, je n'aime pas le monsieur Lupin, j'ai l'impression d'être avec un publiciste. Bien, ce recueil que je te donne a appartenu à une grande amie à Espérance, ma défunte femme, son nom était Adama Finnigan...
- FINNIGAN? Cria Dorcas.
- Oui ?
- C'est le nom de famille de ma mère... Si ça se trouve c'est une tante... Vous... Elle... Je peux la rencontrer ?
- Elle est malheureusement décédée.
Rémus et Lily échangèrent un regard entendu.
- Je te donne ce recueil de chose qu'elle a vécue et écrite, de choses qui pourront t'aider à ne pas faire les mêmes erreurs qu'elle, d'apprendre de son expérience, et montre ceci à tes parents, s'il te plait, il faut que tu comprennes que c'est une grande responsabilité.
Dorcas regarda le recueil dans ces mains, le tourna dans tous les sens et pensa à sa mère qui refusait qu'elle fasse usage de ce don, sa mère qui avait peur pour elle et cette femme qui avait le même nom de famille que sa mère et qui était morte. Y'aurait-il un lien ? Dorcas respira longuement et regarda Lily, puis Rémus, s'il y'avait des personnes en qui elle pouvait avoir confiance ce serait ces deux-là. Elle avait beau avoir mis des barrières entre eux, au début de l'année, mais les deux relations qu'elle entretenait avec eux d'eux étaient les plus importantes après sa relation avec sa mère. Elle connaissait leurs cœurs et savait que si un jour elle avait besoin d'être sauvée, ils étaient les deux personnes les plus susceptibles à l'aider et la protéger. Elle les regarda à nouveau et crut voir de l'encouragement dans leurs regards.
- Monsieur Lupin...
- Lyall.
- Euh... Désolée...Lyall, l'année scolaire précédente, j'utilisais déjà ce don pour aider Dumbledore et quand j'ai tout raconté en détail à ma mère, elle m'a interdit d'en parler, elle m'a interdit de dire quoique ce soit à qui que ce soit sur mes rêves, mais je ne pouvais pas parce que... Parce que quelqu'un est en danger, ou bien déjà mort, et je suis venu ici pour pouvoir me faire aider par Lily. Lily sait et m'aide, elle m'aide toujours à trouver ces énigmes... Maman le faisait aussi, mais depuis cette année, elle semble terrifiée de tout, elle ne fait même plus confiance à Dumbledore et veut que je laisse tomber ce don... Maintenant, vous me dites qu'une femme du même nom qu'elle est morte... Est-ce qu'il y'a un lien ? Est-ce qu'elle a été tuée pour ça ? Est-ce que vous pouvez m'aider à comprendre ?
Dorcas s'était levée en parlant et Lyall l'observait avec minutie. Encore une autre enfant perdue qui venait vers lui, encore une enfant perdue sous son aile. Etait-il devenu malgré lui, un aimant à adolescent perdu ? Il secoua la tête et réalisa qu'à cause de la situation à son fils, il était accessible de discussion, accessible d'oreille à ces enfants, il était plus attentif aux âmes perdus, parce qu'il en élevait une.
- Adama Finnigan n'avait jamais parlé de sa famille, et si elle en avait une, nous ne la connaissons pas. Est-ce que ta maman la connait ? Je ne sais pas Dorcas. Mais ta maman, qu'elle sache ou non pour Adama, elle a, à mon humble avis, juste compris que ton don peut devenir une malédiction. Ecoute, ces rêves et ces énigmes nous pouvons tous les faire, mais vous les Sensoria, contrairement à nous, vous êtes en éveil, vos sens restent conscient et vous écoutez et observez vos rêves comme des épisodes d'un film ou feuilleton, vous percevez le danger, vous êtes en quelque sorte des éléments rares mais magique. Vous êtes magique dans le sens où si les mauvaises personnes venaient à apprendre la connaissance de votre existence, votre sort pourrait être pire que la mort, vous pouvez vous faire kidnapper ou torturer ou effacer la mémoire pour ne pas pouvoir sauver le monde, on voudra vous éliminer parce que vous sauvez le monde, parce que vous êtes capable, avec une bonne lecture de rêve, de rendre la paix.
- Donc, ma mère essaie de me protéger de vous-savez-qui.
- Oui.
- Mais Dumbledore ne laissera rien arriver.
- Dorcas, Dumbledore est un guerrier de la paix, et il utilisera les armes qu'il faut pour vaincre le mage noir, il pourra te protéger mais ta mère le fera à plus grande échelle, crois-moi. Personne ne pourra reconnaitre ton bien être plus que ta mère.
- Vous me dites de laisser tomber.
- Je dis que tu dois en parler à ta maman, tu dois lui parler en adulte Dorcas, dis-lui que tu comprends l'inquiétude, mais pose les questions qui te taraudent.
- De quoi est morte Adama ?
- Nous ne savons pas... Malheureusement. C'était un choc pour ma femme. Elles étaient si proche...
Rémus posa une main sur l'épaule de son père, puis se tourna vers Dorcas.
- Vous avez trouvé l'explication ?
- C'est Bart Rowley nous pensons que sa mère a été tué par des mangemorts. Je pense aussi que si j'avais raconté le rêve à Dumbledore, peut-être elle aurait pu être sauvée, mais c'est trop tard... Je crois...
- Dis-moi jeune fille, comment tu te sens quand tu fais ces rêves ?
- Fatiguée, malade, vidée, angoissée... Plein de sentiments pas très agréable.
- Et quand tu résous les rêves ?
- Euh...
Dorcas n'avait peut-être jamais pensé à démêler ces sentiments, mais l'aisance et la confiance qu'elle ressentit pour Lyall la poussèrent à se confier sans barrières.
- Plénitude.
- Plénitude ?
- Que j'accomplis ce pour quoi je suis, peut-être, née.
Lily et Rémus regardèrent Dorcas avec fierté. A cet instant précis, ils n'eurent plus jamais de doute quant à la personnalité dominante de Dorcas. Dorcas la grande brune quelconque, la grande amie de tous, la fairplay et la juste qui aurait dû se trouver à Poufsouffle, Dorcas Meadowes était une Gryffondor et sa meilleure amie, ainsi que le garçon qui continuait à l'aimer en secret surent que dans le futur elle le prouvera encore plus.
A dans deux jours...
Oui, oui, je suis d'humeur généreuse, mais c'est surtout pour rattraper mon retard que je vous poste chaque deux jours.
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