Hello,
Avant de commencer mon chapitre, je voudrais d'abord faire un RàR afin de remercier comme il se doit toutes les personnes qui m'ont laissé des mots encourageants et des commentaires aussi agréables à lire.
Pour le reste des lecteurs, je suis désolée pour ce petit détournement, et je vous invite à débuter le chapitre rapidement.
Aurore Caulet: Ravie que ça te plaise, j'espère que tu as eu à lire la suite.
P.S : Si tu te mets à écrire, je viendrai lire, surtout si je suis la raison qui t'ait donné envie de t'y mettre. Je suis ravie.
A bientôt.
Lune Patronus : Même tes commentaires sont super, comme toujours. Merci.
LaurianeHP : Je te rassure, ça ne s'arrête pas du tout. J'espère que tu as eu le temps de lire les autres chapitres.
Anabellatrix : Merci pour ton commentaire, la suite est arrivée, j'espère que ça t'a plu.
Guest1 : Merci énormément pour ton commentaire, ça fait énormément plaisir de lire qu'on adore la fic. Ou et qui que tu sois, merci. J'espère que tu verras le reste. A bientôt.
Stanlu15 : Je suis contente que tu aies aimé le premier tome. Tes mots d'encouragement m'ont réellement touché, et tu as entièrement raison, des fois l'inspiration ne se commande pas, surtout quand ni l'état de santé, ni le temps ne le permettent, mais t'inquiète pas je suis connu pour mener jusqu'au bout ce que je commence. Donc, je ne compte pas m'arrêter tout de suite. Merci infiniment de m'avoir suivi et d'avoir laissé ces mots pour moi. Quant à Sirius, tu sauras très bientôt ce qui lui est arrivé et où il est passé surtout.
FiniteBlack : Hehehe, me revoilà. Pas de panique. Je ne me suis pas arrêté sans raison t'inquiète surtout pas et encore un tout petit peu de patience, et l'énigme Sirius apparaîtra. Merci d'être toujours fidèle.
Edna94 : Salut, merci pour ton encouragement, promis je continue. Ravie que tu aimes. A bientôt.
HalfBlooDan : Je me rappelle très bien de la review que tu m'as laissé. Parmi les premières, quand j'avais à peine commencé le premier tome et tu ne peux pas savoir à quel point ça fait plaisir que tu aies pris le temps de tout lire et ensuite d'atterrir ici. Merci infiniment, pour tes encouragements et je te rassure je ne compte pas laisser tomber. A très bientôt.
Ecume des mots : Ravie que tu aies pris le temps de commenter, je dois avouer que ça fait toujours plaisir de lire des phrases aussi positives. Merci aussi de tes compliments et encouragements, le fait que tu trouves mes personnages haut en couleur et que l'histoire tienne la route, veuille dire que mon objectif est en train d'être atteint. Je fournis beaucoup d'efforts afin de livrer une histoire trépidante et j'espère que ça marche. Merci pour tes mots et à bientôt.
Guest2 : hahahaha. Je suis là et non je ne la laisserai jamais sans fin. Tu as ma parole. Merci pour tes mots.
SperoPatronea : Salut, je suis de retour effectivement. En réalité, je devais mettre en place l'ordre du phénix avant de commencer les intrigues de ce tome et il n'y a rien de meilleur (à mon avis) que de commencer par Dumbledore, après tout c'est bien lui qui a créé le groupe. Et je me rappelle qu'en lisant les trois derniers tomes de J.K Rowling , je me demandais toujours ce que fabriquait Dumbledore, alors je lui imaginé une journée, voire plusieurs qui expliquaient comment l'ordre était géré. Quant à Andromeda et Sirius, il faut quelques petits chapitres et tout sera clair.
Gryffinbines : Helloo, je suis bel et bien de retour et t'inquiète je vais bien à présent. Toute prête à pondre plein de chapitres et de tomes même. Comme j'ai expliqué précédemment, l'ordre sera plus présent dans ce tome, donc Dumbledore et le reste aussi. Quant à Lily et les Lupin, ça me fait autant plaisir d'écrire qu'ils étaient proche de que l'imaginer. Enfin, pour Dorcas Meadowes, et bien elle est en train de grandir, et de sortir de sa coquille, tu en verras beaucoup plus et je suis contente qu'elle te plaise.
Voilà, voilà.
J'espère que je n'ai oublié personne. Pour le reste, merci de lire, merci d'apprécier et merci de revenir à chaque fois.
Chapitre 7, allons-y.
7. A chaque jour suffit sa peine
- Je vous ai demandé d'être là aujourd'hui, après plusieurs jours de réflexion, depuis une série d'incidents qui malheureusement pour nous avaient été soldés par des échecs.
- Qu'est-ce que tu racontes Albus ? Depuis deux semaines, il n'y a pas eu d'histoires que nous n'avons pas pu stopper !
- Vraiment ? La guerre des Black, la mère de Rowley, la disparition des parents de Cresswel, le triste sort de Brown, l'imperium sur Johnson et Spinnet au ministère.
- OK ! OK ! Mais nous avons pu déjouer l'attaque de Shiner Island et nous avons envoyé à Azkaban ceux qui ont été capturés. Nous avons quand même livré au ministère, Avery après le meurtre de Gloria Branchard.
- Oui, grâce à Maugrey…
- Ce n'est pas suffisant ! Hurla celui-ci.
Un écho agressif insonorisa les murs de la pièce où se trouvaient les sorciers de l'ordre du Phénix. La maison qui servait de quartier général à l'ordre du Phénix appartenait à Fleamont Potter, il en avait fait don à Albus dès que ce dernier se mit à recruter des personnes au sein de l'ordre. Un grand loft au milieu d'un quartier moldu, qui était aménagé pour contenir assez de bureaux, de salons et même d'un sous-sol à usage divers. Une petite cuisine était placée en contigu du salon, et ne faisait souvent office que d'un réfrigérateur géant, rempli de breuvage.
- Bonsoir Albus.
Les onze personnes entourant Albus Dumbledore se tournèrent vers la porte, baguette dégainée, sauf une. Le directeur de Poudlard leur pria de les baisser d'un simple geste.
- Madame Potter.
- Maman?
- Edgar.
Tout le monde fixa Edgar Bones avec des yeux ronds. Personne de sain d'esprit n'aurait appelé sa mère à une réunion réduite de l'ordre.
Maugrey alla se servir dans la petite cuisine, suivi de près par Abelforth Dumbledore et Elphias Doge. Ils ouvrirent la petite fenêtre séparant la cuisine de salon, décapsulèrent leurs bières au beurres et regardèrent la scène se dérouler devant eux.
- Maman tu fais quoi ici ?
- Ah donc, ce n'est pas toi qui l'a invité ? Demanda Dedalus Diggle.
Personne ne donna de réponse à Dedalus, pendant qu'Albus invitait Althea Potter épouse Bones à s'installer sur l'un des fauteuils vides.
- Je ne suis pas invitée fiston, je fais partie de l'ordre aussi.
- Quoi ? Papa le sait ?
- On se croirait en l'an quarante. Ricana Althea Potter.
Emmeline Vance éclata de rire et remercia le ciel qu'enfin une voix féminine rompe les discussions longues de tous les hommes l'entourant. Emmeline aimait faire partie de ce groupe, mais voir de temps à autres des femmes les joindre la rendait plus joviale.
- Vous êtes la sœur de Fleamont pas vrai ? Demanda la grande brune à la nouvelle venue.
- Effectivement, l'une des sœurs de Fleamont. Et vous êtes ?
- Emmeline Vance.
- Enchantée mademoiselle.
Emmeline regarda Althea et vit que les traits des Potter restaient visibles et clairs peu importe le sexe du porteur du nom. Althea avait de beaux cheveux noirs, des yeux perçants et la même grande taille des Potter, malgré son âge.
- Abelforth, s'il te plait ramène-nous des breuvages pour que je vous présente la nouvelle venue et l'objet de son passage.
- Je ne suis pas à la tête du sanglier ici, viens les chercher toi-même.
Les habitués de l'ordre esquissèrent des sourires ou des soupirs, trop acclimatés à l'agressivité de l'un des frères et le calme froid de l'autre. Dumbledore émit un sourire faible derrière son regard perçant et les boissons arrivèrent d'elles-mêmes envoyé par la baguette d'Elphias Doge.
- Madame Potter.
- Chère Albus, passons au prénom, nous allons sûrement mourir l'un pour l'autre ici, nous pouvons passer à cela, ça fait des années que je vous le répète.
- Elle n'a pas tort. Lança Elphias.
- Bien, alors tout le monde voici, Althea Potter. La femme d'Homer Bones, et la mère d'Edgar Bones ici présent. Elle est la chef de service du renforcement des lois magiques. Althea, je vous présente Emmeline Vance, agent de service de protection des moldus, elle fait partie de la garde rapprochée de la ministre moldue.
Les deux femmes se sourirent en hochant la tête.
- Fabian et Gideon Prewett nos jeunes aurors, faites attention ce sont de vrais farceurs.
Fabian fit un léger sourire, pendant que Gideon hochait la tête faussement outré de la remarque de Dumbledore.
- Dedalus Diggle, responsable de la régulation des transports magiques.
- Bonsoir Althea, bienvenu parmi nous, mais je vous ai déjà vu au ministère, nous nous sommes rencontré dans l'ascenseur plusieurs fois.
- Sûrement Dedalus, sûrement.
- Derrière la fenêtre, mon ami Elphias Doge, et je crois que vous avez déjà eu à travailler ensemble, il est dans le département des accidents magiques à présent.
- Ravi de vous revoir Elphias.
- De-même. Déclara l'intéressé en ingurgitant sa deuxième boisson.
- Sturgis Podmore, il est responsable du bureau de désinformation.
- Ah ! Un de ces jours, faudra m'expliquer ce que vous fabriquez là-bas. Déclara Althea en souriant.
- Si vous me donnez le droit de passer certaines lois… Répondit Sturgis.
Une hilarité générale s'en suivit avant que Dumbledore ne finisse le tour de table.
- Sturgis aussi est un grand marrant. Déclara Gideon.
- Je suis fin. Je ne suis pas farceur. Se défendit Sturgis.
- Pas tellement fin vu le petit bide mon ami. Surenchérit Fabian.
Emmeline éclata de rire, puis leur intima de se taire.
- Je ne vous présente ni mon frère, ni Hagrid.
- Ravie de vous revoir, Madame Bones. Déclara Hagrid en faisant une courbette, chose qui eut effet de faire vibrer la longue table du salon.
- Althea, s'il vous plait, Hagrid. Bonsoir, Abelforth.
- Bonsoir, Althea, comment va Homer ?
- Bien. Merci.
- Je ne pense pas non plus devoir vous présenter Caradoc.
- Ah non ! Lui, je le vois souvent à la maison. Ça se passe bien au département avec mon fils ?
- Si, vous vous demandez s'ils ont arrêté de me bizuter à la brigade de la police magique, oui… Enfin…Déclara Caradoc Dearborn en fixant son aîné.
- En même temps, tu as été promis sergent. Continua Edgar Bones.
- Après deux longues années de calvaire. Surenchérit Caradoc. Mais au moins, c'est bien les petites tortures de mangemorts me paraitront comme une partie de Quidditch à présent.
- Tu rêves ! Hurla Maugrey.
Althea se tourna vers Emmeline et murmura.
- Alors comme ça Fol-œil hurle partout, je pensais qu'il faisait ça qu'au bureau des aurors.
- Ah non ! Benjy en fait des cauchemars.
- Benjy ?
- Benjy Fenwick, il est en train d'écrire des rapports dans la pièce d'a côté.
- Il est auror aussi ?
- Oui, en apprentissage.
- Eh bien ! La jeunesse a bien pris place depuis mon intégration, je suis ravie.
Dumbledore se racla la gorge et se leva.
- Althea a été parmi les premières personnes à avoir connu mon intention à créer l'ordre du phénix. Elle a aussi été parmi les premières personnes à soutenir ce groupe de résistance de toutes les manières qu'elle puisse faire, et même si jusqu'au jour d'aujourd'hui, vous ne l'avez jamais vu avec nous, elle fait bien parti de l'ordre depuis sa création. Althea m'a été d'une aide précieuse pendant des années, et aux dernières mauvaises nouvelles, elle avait tenu à venir d'elle-même et à vous rencontrer un par un, ainsi que se déclarer membre officiel et non seulement informateur ou espion.
- Mais, maman ! Tu ne vas pas aller sur le terrain non ?
- Ça ne fait pas partie du plan actuel. En tout cas, j'ai tenu à vous rencontrer d'abord pour féliciter certains d'entre vous quant à la résolution du désastre récent à Poudlard.
Emmeline, Benjy, Sturgis et Gideon hochèrent la tête du même air fier.
- La famille Macmillan donne du fil à retordre à notre ministère de la justice depuis un moment maintenant et le problème c'est que ça ne s'est pas arrangé.
- Ils ont eut leur procès les frères ? Demanda Emmeline.
- Pas encore. Nous devons faire témoigner d'autres personnes présentes, à savoir les victimes elle-même. Je dois faire venir mon neveu et Sirius Black pour témoigner et malheureusement pour nous, Stefan et Edouard Macmillan nient tout d'un bloc et malgré tous nos efforts le procès est long et leur nom est effrayant… J'ai même peur que quelques membres du Magenmagot soient corrompus.
- Vous êtes venu pour que nous vous aidions à clôturer cette affaire et les mettre derrière les barreaux c'est ça ? Demanda Sturgis.
- Entre autres. J'ai aussi besoin de m'entretenir avec vous concernant leur père, nous pensons qu'il est enrôlé parmi les mangemorts et les garçons risquent d'avoir des protections que nous ne connaissons pas encore, donc je demande l'aide de l'ordre, mais je viens aussi pour aider à travailler sur ce dossier. Je serai plus présente, je vous donnerai les comptes rendus de procès et je tiens absolument à ce que ces tortionnaires et leur père finissent derrière les barreaux, nous ne pouvons pas nous permettre autrement. Ils ont été au milieu de nos enfants et petits enfants, les ont torturés pendant des mois en manipulant de loin, ils sont extrêmement dangereux et je veux être sure que nous ferons tout ensemble pour les enfermer.
Un silence recueillit la fin de la déclaration, puis Edgar Bones acquiesça.
- Nous mettons ça dans nos priorités, Althea. Déclara Maugrey. Par contre, il va y avoir un problème.
- Lequel ?
- Si vous arrivez à trouver Sirius Black, je vous tirerai mon chapeau.
Dumbledore regarda Maugrey et détourna le regard.
- Nous arriverons à atteindre Sirius Black, Alastor, ne vous en inquiétez pas.
Les autres membres regardèrent Albus bizarrement puis promirent à Althea de finir le travail déjà commencé. Hagrid donna le compte rendu concernant sa mission, et encore une fois les nouvelles concernant les géants n'étaient pas réjouissantes. Caradoc Dearborn et Dedalus Diggle discutèrent ensuite avec Alastor sur l'enquête ouverte concernant le crime contre Ina Rowley, et se retrouvèrent à nouveau dans un cul-de-sac, surtout que le père du garçon demeurait introuvable. Benjy rejoignit la troupe et s'installa près de Gideon et Emmeline, puis ils se mirent à discuter de plan afin de coincer le père Macmillan. Quant à Albus et Fabian discutèrent du nouveau programme du nouveau cours que donnera Fabian à Poudlard cette année.
- Sinon, dites-moi, vous avez envoyé les résultats des B.U.S.E et A.S.P.I.C ?
- Minerva s'en est chargé aujourd'hui même.
A quelques heures d'écarts et quelques kilomètres de l'assemblée, des hiboux atterrissaient de partout dans les maisons Londubat, Lupin et Potter… En même temps que de miliers d'autres.
Le matin du 8 Juillet, Frank était assis à table entrain de siroter son jus de citrouille devant la gazette du sorcier. Sa mère rangeait la cuisine en écoutant la radio, lorsqu'elle entendit un cri de joie.
- J'ai eu tous mes ASPICS maman ! Tous !
La grande Augusta écarquilla les yeux, jeta le torchon de ses mains et ouvrit ses bras à son grand gaillard qui sautillait comme une sauterelle.
- Fière de toi fiston.
Frank lisait et relisait sa lettre en souriant à pleine dent.
- Papa aussi aurait été très fier fiston.
Frank regarda sa mère avec reconnaissance, les yeux larmoyants.
- J'aurai aimé qu'il voie ça. J'aurai aimé qu'il voit que…
- Il voit j'en suis convaincue.
Elle déposa un baiser sur son front et revint à sa vaisselle.
- Maintenant, je peux intégrer le programme qu'il aurait été encore plus fier de me voir enrôler.
- Quoi donc ?
- Le programme d'auror.
Augusta Londubat, jeta l'assiette dans sa main qui se brisa en mille morceaux. Elle resta de marbre pendant une bonne minute, pendant que son fils hésitait à avancer vers elle. Elle avait eu si peur qu'il veuille combattre, mais il n'en avait plus parlé depuis qu'elle était partie à Poudlard lui annoncer la mort de son père. Augusta avait pensé que le moment était parti, elle ne pensait pas que son fils continuerait à nourrir l'envi de venger son père.
Elle finit par se tourner vers lui et vit cette lueur qu'avait Tristan briller dans ses yeux, et elle sut. Elle sut que peu importe à quel point elle voudrait l'en dissuader son fils aller se battre jusqu'à la fin.
Elle sourit légèrement à Frank, lança un sort pour réparer l'assiette et enchaina avec un deuxième sort pour que la vaisselle se range avant de quitter la cuisine sans un mot.
Frank, laissa toute la matinée à sa mère d'assimiler la nouvelle avant d'aller toquer à sa chambre.
- Je peux entrer ?
- Oui.
- Ça va maman ?
- Ça ira.
- Tu veux qu'on en parle ?
- Non. Je me prépare c'est tout. Je me suis préparée à perdre ton père, pas à perdre ta sœur, mais toi, tu me préviens, donc je me prépare.
- Ne le prends pas comme ça maman. Je…
- Tu ne sors pas avec Alice ?
- Si.
- C'est sérieux ?
Frank rougit. Il n'avait jamais eu ce genre de discussion avec sa mère et il aurait préféré parler de guerre que de ses sentiments envers la jeune brune.
- Je crois.
- Est-ce que Dorothy et Jensen sont au courant ?
- Ses parents ? Je ne sais pas.
- Tu sais que si sa mère le sait, elle voudra s'interposer. Elle pense toujours que sa fille est trop gamine pour entreprendre quoique ce soit.
- Elle a quinze ans, si elle n'est pas gamine maintenant, elle doit l'être quand. Et puis tante Dorothy pense toujours du mal d'Alice, même si elle a changé. Elle n'est pas l'enfant gâtée qu'elle était, il y a cinq ans.
- C'est vraiment sérieux, pour toi en tout cas, je ne t'ai jamais entendu défendre quelqu'un comme ça. Même pas ta sœur.
- Ma sœur est idiote, elle ne m'écoute pas.
- Bref, Alice est une chic fille. Tu comptes l'épouser un jour ?
- Maman. Je… On en pas parlé… Je…
- Je ne te dis pas si vous avez fait des plans. Je te demande juste comment tu le vois ce futur ?
- Que je finisse ma formation d'auror et que je vienne demander sa main.
- Et tu me vois aller avec toi, chez Jensen en lui disant, je veux donner ta fille à mon fils mais attention il va à la guerre ? Elle pense quoi de ça ? Pourquoi tu ne vas pas te marier, fonder une famille et quitte ce pays ?
- Parce que je ne suis pas un lâche !
- Ce n'est pas de la lâcheté, mais du bon sens.
- Maman ! Je veux me battre, je veux coffrer ces gens qui ont tué mon père et les parents de mes amis, et ceux qui ont torturé mes amis au sein même de l'école ! Si je travaille pour la justice, je protégerai ma famille, je te protégerai toi et Alice…
Augusta balaya ses arguments d'un geste de la main et ravala l'énorme boule qu'elle aurait pu décrire comme un vif d'or qui lui coinçait la gorge, puis interjeta.
- Bon. Ta décision est prise, maintenant laisse-moi le temps de m'y accommoder, ton père a joué à l'espion auprès de tu-sais-qui pendant sept ans, et il m'y a préparé aussi longtemps qu'il a pu et pourtant regarde moi. Je m'en remets à peine. Je n'ose pas imaginer si…
- Tu ne me perdras pas.
- Ne dis pas de sottises.
- Je ferai attention.
- Tu es mon fils et celui de Tristan, tu ne feras pas attention. Va rejoindre tes amis, je m'en sortirai, fiston. Si c'est ce qui te rendra heureux, moi je m'en remettrais.
Augusta désigna la porte et Frank s'en alla le cœur lourd. Il avait appréhendé cette discussion plus que ses résultats et le sentiment de stress ne le quittait toujours pas.
Il prit sa baguette et laissa un mot sur la table de la cuisine, puis transplana au Chaudron Baveur. Avant d'entrer il vit Lily Evans marcher à vive allure.
- Salut Lily.
Lily sourit et déposa un baiser sur la joue de son ami.
- Salut Frank. Ça va ?
- Très bien. Et toi ? Tu reviens de ton boulot ou tu pars ?
- Je suis partie par erreur, j'ai oublié que c'était mon jour de repos.
Il éclata de rire et tourna la tête de droite à gauche.
- Il n'y a que toi pour en faire trop.
- Laisse tomber, Rémus va bien se moquer de moi. Je pense même qu'il le savait, il n'arrêtait pas de sourire bêtement quand je suis sortie.
- Ça où il a reçu ses résultats. Tu les as eus ?
- Ils sont arrivés ? Demanda Lily en sautillant sur place. Oh mon dieu ! Faut que je rentre vite. Tu as eu les tiens ?
- Oui. Répondit-il avec le sourire le plus large qu'elle lui eut vu.
- Aaaaaaah ! Félicitations futur auror !
Elle l'enlaça brièvement et il la remercia en lui proposant de l'accompagner chez les Lupin. Il la fit transplanner avec lui, la déposa à la porte et revint à son bar pour rencontrer Kingsley.
- Rémus ! Hurla Lily.
Rémus vit Lily entrer dans le salon et éclata de rire.
- Tu le savais ! Tu savais que je ne devais pas y aller et tu n'as rien dit.
Rémus continua de rire en ignorant les coups d'oreillers qu'elle lui administra.
- C'est bon ! C'est bon ! Aie. Je me rends… Arrête de me taper, ou je ne te donne pas tes résultats.
- Ah ! Ils sont là ! Oh mon dieu ! Tu as ouvert les tiens !
- Oui ! Tiens.
Lily déchira l'enveloppe en vitesse et lut d'une traite avant de sautiller sur place en hurlant.
- MONTRE ! Cria Rémus.
- Donne les tiens aussi.
Lily avait eux 8 Optimaux et 2 Efforts exceptionnels en Astronomie et Soins aux créatures magiques, soit 10 BUSE sur 10, alors que Rémus eut 6 Optimaux, 3 Efforts exceptionnels et 1 Piètre en Runes soit 9 BUSE sur 10.
- Tes résultats sont déprimants. Taquina Rémus.
- Pourquoi tu as eu Piètre en Rune, alors qu'on les travaillait ensemble ?
- Je n'étais pas dans mon assiette.
- Je te ferai travailler cet été alors.
- Euh…
Lily éclata de rire et se vautra sur le fauteuil auprès de son ami. Elle s'était accommodée à la vie avec les Lupin. En seulement trois semaines, elle avait enfin réussi à se mettre assez à l'aise pour ne plus se sentir de trop. La jeune adolescente se mit à tournoyer ses mains en continuant à danser même assise, elle n'arrivait à cacher sa joie de voir ses résultats aussi bons.
- Ton bracelet est si fourni qu'on dirait un instrument de musique. Déclara Rémus qui essayait de lire un roman moldu.
- J'adore ce bracelet.
- Un cadeau familiale ?
- La vérité, je ne sais pas d'où il me vient.
Rémus claqua le livre et se tourna vers Lily un sourire taquin.
- Tu voles maintenant ?
Elle éclata de rire et hocha la tête.
- Quelqu'un me l'a offert. Quelqu'un de Poudlard.
- Et tu ne sais pas qui c'est ?
- Non.
- Je ne comprends rien.
- C'est une histoire débile de toute façon.
- Oh ! Clairement, c'est pour ça que tu le portes à ton bras alors.
Elle sourit.
- Le bal de Halloween, j'ai dansé avec un inconnu qui a refusé de me dire qui il est et quand il a su qui je suis il a fuit et a disparu. Je n'ai jamais su qui c'était mais il m'a envoyé ce bracelet en cadeau, avec de la tarte à la mélasse.
Rémus se tut et tenta de penser au bal. Il était dans l'infirmerie et n'avait aucune idée de qui pouvait être cet individu. Il tendit sa main et Lily lui montra le bracelet.
- Ça veut dire quoi tous ces signes ?
- Je me faisais passer pour une Polynésienne. Ça c'est un Ukulélé, un signe tribale en relation avec la Polynésie, la danseuse et le Lys, mon prénom.
- Et tu n'as pas cherché à savoir qui c'est ?
- Non. Peu importe qui il était, il était déçu et choqué de me reconnaitre et il s'est enfui, il ne voulait plus rien avoir avec moi. J'avais au début vraiment envi de savoir qui c'était, mais par la suite, je t'avoue que j'ai laissé tomber parce que j'avais souvent la tête dans d'autres trucs plus angoissant que de retrouver un garçon avec qui j'ai flirté et qui m'a fuit comme la peste.
- S'il voulait fuir, pourquoi il t'offrirait un cadeau ? Ça n'a pas de sens ce que tu racontes.
- Euh…
- Ben, oui. Et pourquoi la tarte à mélasse ? Tu n'en manges pas souvent.
- Ben, figure-toi que quand je vais mal, je me goinfre toujours de tarte à la mélasse. Rare sont ceux qui savent ça.
- Sauf lui… ou Elle.
- Une fille ?
- Pourquoi pas ?
- Je n'en sais absolument rien. Déclara Lily qui n'avait pas pensé à cette éventualité.
Lily regarda le bracelet quand une explosion s'entendit. Rémus et Lily se cachèrent sous le canapé et dégainèrent leurs baguettes. Lily sentit son cœur battre si fort qu'elle en oublia de réfléchir. Rémus se leva et jeta des sorts aux portes et fenêtres, puis bloqua la porte d'entrée. Lily finit par se lever et jeta les sorts de protection qu'elle connaissait, elle s'aventura à regarder par la fenêtre et vit que la troisième maison à leur droite était en train de brûler.
- Rémus, ce sont les Bardley ! Il faut appeler les aurors, la brigade, quelqu'un !
- Pousse-toi ! Cria Rémus
Rémus poussa Lily qui était trop proche de la fenêtre et qui faillit recevoir un sort.
- Il ne me touchera pas, j'ai jeté les sorts de protection.
- Mais il t'a vu. Il faut qu'on s'en aille. Sinon, ils vont rentrer. Viens.
Rémus poussa Lily dans les escaliers et la guida vers la cachette de sa pleine lune.
- Descends ici. On va se cacher là.
- Mais il vont tuer les Bardley.
- On ne peut rien faire pour eux Lily.
- Todd s'est déjà fait torturer cette année ! Oh mon dieu ! D'abord Rowley, maintenant Todd, ils viennent pour nous Rémus ! Ils viennent pour les nés-moldus.
- Ils ne savent pas où tu es.
- Ils pourraient. Je travaille, je marche jusque là, je…
Rémus les enferma et s'assit au sol en demandant à Lily d'effectuer avec lui les sorts de protection. La jeune rousse finit par se calmer et le lycanthrope la poussa plus loin dans le sous-sol afin de s'approcher de la petite fenêtre qu'il narguait avant sa transformation.
- Je déteste cet endroit. Marmonna Rémus.
- Désolée.
- Arrête, ce n'est pas ta faute.
- On est maudit. On est foutu, Rémus. Ils vont venir pour nous, tous, je dois demander après les autres, j'ai envoyé une lettre à Bart. Il n'y a pas répondu. Je ne sais pas où il est. J'espère que Potter ou Dorcas vont réussir.
- Potter ? Tu en as parlé à James.
- Non, mais c'était dans la gazette du week-end dernier, donc je suppose qu'il a du le lire qu'il demanderait après lui.
- Parce que maintenant, pour toi, James est le genre attentionné ? Oh Lily !
- Non… Mais c'est à cause du rêve de Dorcas. Il s'en occupait avant moi donc, je pensais que… Tu as raison, il ne le fera pas.
- Ce n'est pas ce que j'ai dit.
- En tout cas, je dois demander après les autres, les prévenir. Ils doivent fuir…
- Lily, tu crois que c'est toujours une bonne idée que tu reviennes à ta maison ?
- Ça m'énerve de l'avouer, mais non…
Elle grimaça et s'assit à ras le sol, avant d'entendre du bruit en haut. Rémus et elle sursautèrent, se levèrent, se tinrent l'un près de l'autre, baguette hissée. La porte du sous-sol, explosa et une énorme ossature passa sa tête sous l'ouverture.
- Lily, Rémus ! Sortez de là.
- Hagrid !
- Venez, je vous emmène avec moi.
- Attends, il faut prévenir papa.
- On fera ça, sur place. Il y a une attaque sur tout le quartier, et déjà plusieurs morts… Des disparus… C'es affreux… Les pauvres enfants.
- Quels enfants ? Demanda Rémus qui connaissait son voisinage un à un.
- Vite, cramponnez-vous à moi ! On cause après !
CLIFFHANGER NUMÉRO 1001.
Ne me détestez pas, à la semaine prochaine.
