12. Nos jours heureux, nos jours peureux
Les premières feuilles d'automnes commençaient à voler dans les jardins de Poudlard et les premières prémices de froid passaient le nez par les fenêtres du château. Sirius Black était allongé sur l'herbe du parc et attendait l'arrivée de Marlène sous la cape de James. Il avait donné rendez-vous à cette dernière près de la forêt interdite, mais tenait à rester caché jusqu'à ce qu'elle passe devant lui. Il somnolait presque et rêvait déjà de toutes les choses qu'il voulait faire à la grande blonde aux lèvres pulpeuses.
Plusieurs élèves jouaient au bord du lac, profitant encore du soleil moyen qui surplombait leurs têtes, Sirius tourna la tête pour en surveiller quelques uns afin de calmer ses ardeurs et il finit par reconnaître la crinière brillante de sa camarade. Elle marchait à pas rapide ce qui témoignait de son impatience. Sirius sourit sans même le réaliser et continua de la suivre du regard.
Elle était presque arrivée à sa hauteur, quand un bras intercepta son élan. Elle se tourna et vit Benjy Fenwick la fixer du même regard brillant que tous ceux qui étaient sous son charme fou. Sirius s'assit doucement faisant attention à ne pas faire tomber sa cape, puis se leva et s'approcha d'eux discrètement.
- Content de te voir en bonne forme, Marlène.
Marlène lui sourit et déposa un baiser sur sa joue, il en profita pour l'étreindre et garda une main sur le bras de cette dernière même lorsqu'ils finirent de se saluer.
- Tu fais quoi ici ?
- Je suis passé déposer des choses à Dumbledore et je sors prendre un verre avec Fabian Prewett, tu as déjà eu l'occasion d'assister à ses séances ?
- Non. Mais on m'en a dit que du bien. Il est aussi particulier que Gideon ?
- Il est plus marrant.
- Ah ! Tu ne dois pas trop aimer ça toi.
- Tu me prends vraiment pour un coincé Marlène.
La jeune blonde répondit par la négative en offrant un sourire à Benjy qui perdait visiblement ces moyens.
- Tu es pressée ? Demanda-t-il en remarquant qu'elle tapait du pied.
- Un peu, j'ai… Je dois rejoindre une amie.
- Evans ?
- Non.
- Fawley ?
- Non, plus. Ne fais pas ton auror avec moi, Benjy.
- Bien, je comprends. S'il te brise le cœur dis-le-moi, je lui brise la nuque ! ça m'a fait plaisir de te revoir, et si un jour tu as envie de faire un tour à Pré-au-lard, tu sais comment me joindre.
- Oui, je sais.
Il déposa un baiser sur sa joue et s'en alla en pestant contre sa malchance avec les filles. Marlène, se dirigea vers la forêt et eut l'impression d'être suivie. Elle sortit sa baguette et se cacha derrière la cabane de Hagrid en guettant les pas qui s'approchaient et contre toute attente, le son de marche devint derrière elle et une main étouffa sa bouche tout en maintenant son épaule. Elle tenta de se débattre quand la main glissa vers sa nuque et des lèvres se posèrent sur son cou. Marlène frissonna et se tourna vers lui en le poussant dos au mur de la cabane.
- Idiot.
Sirius lui offrit son sourire taquin et la dénuda du regard, elle prit sa main dans son visage et plongea sa langue dans sa bouche. Marlène se sentait vivante à nouveau, tout en feu, tout en flamme. Elle sentait les mains de Sirius se balader sur ses épaules, son cou et son visage tout en se délectant du jeu de langues qui lui coupait le souffle. Elle finit par se dégager de lui, colla son nez sur le sien et se mit à rire. Sirius lui changea de place et la colla au mur à son tour, puis s'écrasa contre elle, il se mit à embrasser sa mâchoire, son cou, sa nuque, son lobe, son oreille, puis redescendit à nouveau. Marlène jeta sa tête en arrière et s'agrippa fermement à la robe du jeune brun qui lui faisait tourner la tête, il glissa sa main froide sous la chemise de Marlène et atteignit son ventre qu'il se mit à caresser lentement, il sentit les muscles de la jeune fille se contracter et se décontracter sous la caresse et ne put s'empêcher de vouloir plus. Marlène déplaça ses mains sous le pull du garçon aussi et finit par bloquer sa main gauche sur la sangle de la ceinture de ce dernier. Sirius sentit des frissons le parcourir et éloigna son visage légèrement d'elle. Elle le fixait avec insistance et assurance, elle voulait plus aussi.
- Mais pas là. Ordonna-t-elle. Pas en plein air.
- Peur ?
Elle se pencha vers lui et mordilla sa lèvre, puis il posa sa main sur sa poitrine. Il sentait son buste se relevait et tombait à la même vitesse que sa cage thoracique et il s'en sentait de plus en plus émoustillé, savoir que cette déesse fondait à ce point à ses caresses, le rendait plus excité, il ne pouvait plus s'arrêter de l'embrasser et caresser encore une autre parcelle de peau nue, il ne pouvait décemment pas se faire ce mal.
- Pas ici, Sirius.
- Alors pousse-moi, parce que je ne…
Elle l'embrassa à nouveau, l'empêchant de finir.
- Pousse-toi. Enchaina-t-elle.
- Ne peux pas…
Elle tenta de se défaire de son étreinte, mais il lui tint la taille d'une main et le visage d'une autre, alors elle fendit à nouveau sur ses lèvres.
- VOUS !
Sirius et Marlène prirent la fuite avant que Hagrid n'envoie son nouveau chien les pourchasser.
- Bande de gamins ! Vous n'avez pas honte ?
Ils couraient en riant et en arrangeant leurs habits débraillés. Ils finirent par s'arrêter à bout de souffle près du terrain de Quidditch et se mirent à rire à gorge déployée.
- Tu vas avoir ma mort, McKinnon.
- Tu n'es pas sensé être un guerrier sportif ? Se moqua-t-elle en le regardant de ses yeux brillants.
- Rumeur non avérée. Je ne suis qu'un pauvre pantin aujourd'hui.
- Fausse modestie, personne ne peut te contrôler Black.
Ils firent le tour du terrain en cherchant un endroit où se cacher, quand l'impulsivité de Sirius lui fit lâcher une énième énormité de la journée.
- On doit faire vite, avant ton prochain rendez-vous.
- Je n'ai pas de rendez-vous. Répondit Marlène innocemment.
- Je t'ai vu parler à Benjy.
Marlène fronça les sourcils.
- Et tu as pensé que j'allais le voir après ?
- Je n'en sais rien.
- Et tu t'en fous ?
- Ben, si c'est ce que tu veux, tu veux que j'y fasse quoi ? Si tu me caches autant, c'est qu'il doit y'avoir un officiel et que moi, je suis…
- Quoi ? Tu es quoi ?
- Euh…
- On s'entend mieux quand tu la fermes.
Marlène hocha la tête et rebroussa le chemin en colère à présent, il courut après elle et l'obligea à s'arrêter.
- Tu crois que je me tape toute l'école et que je vous fais passer l'un après l'autre ? Tu me prends pour une trainée ? C'est pour ça que tu es là ? Pour te taper Marlène Mckinnon, toi aussi ?
- Arrête de crier !
- Arrête de me provoquer !
- Si maintenant, je n'ai pas le droit de poser de questions, on n'est pas sorti de l'auberge. Je ne t'ai pas vu depuis des mois, qu'est-ce que j'en sais de ta vie à présent ? Je ne savais même pas que tu te rappelais de moi avant que tu viennes chez James !
- Et a ton avis, je faisais quoi chez lui hein ! Pourquoi, j'aurai été inquiète et je te cherchais partout, parce que je me rappelais pas de toi, c'est ça ?
- J'en sais rien, Marlène, je ne te comprends pas c'est tout !
Marlène lui tourna le dos et se tut, il hocha les épaules et se tut à son tour, la fixant longuement.
- Ok. C'est quoi ta question au juste ? Qu'est-ce que tu veux savoir ?
- Rien. Si tu veux que je saches un truc, tu me le diras. Déclara Sirius.
- Je ne sors avec personne et je n'ai pas de rendez-vous après et je n'ai pas de double rencard avec ma meilleure amie à la tête de Sanglier et deux autres mecs, dans quelques heures ! C'est bon ?
Sirius ouvrit la bouche et la ferma à nouveau. Comment lui expliquer que ces filles-là n'étaient pas elle, mais qu'elle ne voulait pas pleinement de lui. Comment lui avouer que le fait qu'elle veuille le cacher et cacher leur « relation » faisait qu'il se sente à nouveau rejeté, bien qu'elle tienne à lui. Comment dire des mots aussi tonitruants que j'ai besoin que tu me veuilles et que tu sois fière de t'afficher avec moi et pas que je me sente comme un paria même avec toi. Il ne savait pas, et il ne comptait pas savoir et ne pouvait pas exprimer certaines choses, même sous la torture.
- C'est Lily qui te l'a dit ?
- Alice.
- Je vois. Tu vas me poser des questions sur ça ?
- Si tu veux que je sache un truc, tu me le diras. Imita Marlène.
- Ce n'était rien. Et je ne me rappelle pas non plus avoir dit que nous devions être exclusifs.
Marlène éclata d'un rire mauvais et lui lança un regard noir.
- Vrai, alors pourquoi tu me poses des questions sur moi et Benjy ?
- Techniquement, je n'en ai pas posé, j'ai supposé.
- Alors, si j'allais le rejoindre maintenant au Pré-au-lard et que je le coinçais dans les toilettes des garçons pour une bonne séance de pelotage, ça ne te dérangerai pas, pas vrai ? Si je me mettais à l'embrasser devant toi, et à jouer avec ma langue dans ses oreilles, son cou…
- Ta gueule.
Sirius fonça sur elle, comme on fonçait sur l'équipe adverse en Rugby, elle vacilla dans ses bras, mais il la maintint de sa main calé sur son dos et se mit à l'embrasser à nouveau. Marlène se retrouva à bout de souffle en quelques secondes et oublia complètement pourquoi elle criait quelques secondes plus tôt.
- Attends, on devrait peut-être parler…
Sirius grogna mais continua de l'embrasser.
- On ne fera pas plus que s'embrasser de toute façon Sirius. Pas si tu me prends pour une fille facile.
- Je ne te prends pas pour une fille facile ! Mais pour une fille qui sait ce qu'elle veut et ce qu'elle ne veut pas… Tu n'as pas froid aux yeux c'est tout. Et si tu as envi de faire quelque chose tu le feras c'est tout.
Marlène se moqua d'elle intérieurement, elle aurait voulu lui dire que tout ce qu'il voyait était seulement ce qu'elle daignait montrer. Elle aurait voulu lui dire qu'elle était profondément amoureuse de lui et qu'elle avait constamment peur de le perdre, elle voulait lui dire qu'elle ne savait rien de son été, sa vie, sa danger et que tant qu'il la tenait éloigné d'elle ainsi, elle devait se protéger de lui, se protéger de l'avoir que pour elle et de vouloir rendre les choses officielles, elle aurait voulu lui avouer à quel point il lui était difficile d'être en manque de lui… Qu'elle se contentait de peu en attendant que son cœur soit brisé. Mais elle ne dit rien. Contrairement à sa nature, Marlène tut ses émotions et se contenta du peu.
- Je veux faire tellement de chose, mais je suis encore coincée ici.
- Tu veux dire quoi ?
- Je veux aider l'ordre.
- Tu connais l'existence de l'ordre ?
- Ma tante Kayson.
- Oui ?
- C'est la femme de Sturgis.
- Ah bon ? Je l'ai vu presque chaque jour et il n'a pas parlé de femme.
- Personne ne parle de famille dans l'ordre.
- Comment tu connais autant sur l'ordre ?
- J'espionne mes tantes.
- Quoi ?
- Oui, depuis que mes parents ont presque fuit le pays, pour je ne sais quelle raison, j'espionne mes tantes en prétextant devoir passer du temps avec la famille pour ne pas rester seule.
Sirius se tut en se demandant s'il devait demander des informations sur sa tante Muriel, mais cette dernière se confia toute seule.
- Heather est parti aux Etats-Unis avec son mari, ils ont fuit quand tu-sais-qui s'est mis à recruter dans la famille, Kayson et Sturgis je mettrai ma main à couper qu'ils sont dans l'ordre, en tout cas, Sturgis j'en suis sûre, j'ai intercepté pas mal de choses chez eux à la maison et Muriel, elle était l'amante d'un certain Travers et j'ai su par la suite qu'il était ami avec les Malefoy et les Lestranges.
Sirius pouvait fournir à Marlène tout le pédigrée de Muriel McKinnon et la voir ainsi inquiète le poussait réellement à se confier, mais il avait juré allégeance à une cause plus grande que son affection envers la jeune blonde.
- Tu voudrais faire partie de cet ordre ?
- Oui, pourquoi pas.
- Tu en as déjà parlé à quelqu'un ?
- Non.
Sirius tendit la main à Marlène qu'elle prit sans rechigner et la poussa contre lui, puis l'étreignit affectueusement. La jeune blonde sourit à pleine dent, cet ignoble garçon arrogant avait un cœur peu importe à quel point, il montrait le contraire. Elle y croyait et y croirait toujours.
- Pourquoi tu voyais Sturgis chaque jour ?
- Je quoi ?
- C'est ce que tu as dit. Déclara la jeune fille en posant sa tête sur l'épaule du garçon.
- On me cachait tu sais…
- Et ?
- Et bien, des fois, des gens venaient me surveiller.
- Tu me diras un jour ce qu'il s'est passé cet été.
- Evidemment.
- Ok.
Elle enfonça sa main dans la sienne et lui demanda de reprendre le chemin vers les tours de Poudlard. Arrivé devant la porte de la grande salle, il lâcha sa main et déposa un baiser furtif sur sa lèvre, puis lui offrit un clin d'œil et partit à la recherche de ses acolytes.
Il monta au troisième étage et vit un portrait vide le narguer, il soupira longuement et entra dedans en espérant que la cape le cachait toujours. A bas les blagues d'adolescents, il avait plus important à faire. Sirius se laissa emporter par la pénombre et compta jusqu'à quinze, puis ouvrit les yeux et sortit d'un autre tableau.
- Salut vieillard.
- Salut fils ingrat.
- Je ne peux pas rester longtemps, je voulais juste te parler de quelqu'un que je connais qui peut nous aider.
- Chut… Reviens plus tard, quelqu'un monte et je ne pense pas qu'ils devraient te voir ici.
- C'est la voix de Walburga, ça.
- Alors va-t-en !
Sirius entra à nouveau dans le portrait qui se fermait derrière lui et mit la cape sur son dos puis revint à Poudlard. Il erra encore dans les couloirs avant de tomber sur Dorcas Meadowes et Bilius Thomas en pleine dispute.
- Ecoute, j'étais ton ami avant de devenir ton petit-ami, il y'a des choses que je connais sur toi que tu ne peux pas cacher, alors ne joue pas de jeu avec moi !
- Mais tu deviens paranoïaque, Bill, crois-moi. Rémus est juste un ami !
- Je… Ecoute je pense que ce serait une bonne idée que…
Les deux Gryffondors remarquèrent que Sirius s'était arrêté et les regardait comme s'il suivait son feuilleton préféré.
- Tu permets ?
- Ne vous dérangez-pas pour moi.
- Sirius ! Objecta Dorcas.
Puis les deux adolescents prirent un autre chemin. Sirius gambada à la recherche de Rémus et quand il finit par le trouver dans la salle commune, la tête sur un énième parchemin, il hurla en faisant sursauter la moitié de la salle.
- L'intello blond, tu as jeté de l'huile sur le feu du joli couple de Poudlard ?
- Quoi ?
Sirius s'écrasa sur un coussin et tendit ses pieds sur la table en faisant virevolter les devoirs de Rémus qui lui jeta un regard noir.
- Tu as fait quoi à Dorcas ?
- Hein ? Demanda Rémus soudainement toute ouïe.
- Elle se disputait avec notre batteur préféré à cause de toi.
- Vraiment ? Ils se disaient quoi ?
- Je ne sais plus, mais y'avait ton prénom. Il ne paraissait pas content de votre relation, t'aurai-je fait dévier du droit chemin mon Lupin ?
Rémus sourit malgré et lui et se hocha la tête de gauche à droite.
Flash-back
Peter et James finirent par sortir de l'infirmerie pour laisser ce dernier se reposer, lorsqu'ils virent Pomfresh s'installer pas très loin du lit du lycanthrope, ils comprirent aussi qu'ils ne pouvaient plus parler librement. Rémus les regarda sortir et s'assoupit ce qu'il crut être un petit instant. Il ouvrit les yeux émergeant d'un rêve doux et se demanda combien de minutes il avait dormi. Les muscles encore endoloris et la fatigue toujours présente, il n'en crut pas ses yeux lorsqu'il vit l'horloge afficher neuf heures du matin. Il aurait dormi douze heures ! Rémus fronça les sourcils et tourna la tête vers la gauche et cette fois-ci, il se convainquit d'halluciner.
A sa gauche, dans une chaise plus petite que les autres se tenait Dorcas Meadowes, droite comme un pique elle fixait Rémus avec une expression affectueuse. Rémus ne parla pas se contentant d'ouvrir et fermer ses yeux, alors elle sourit et lui souhaita bonjour.
- Tu es là depuis longtemps ?
- Un peu.
- Tu me regardais dormir ? Demanda Rémus gêné.
- Un peu aussi.
Ils se sourirent et cette dernière baissa la tête, puis se racla la gorge.
- Quand je ne t'ai pas vu avec ta bande de fou depuis plus de deux jours, j'ai compris que tu étais ici. Tu parais extenué.
- Eh bien, disons que j'ai fait un marathon de six ou sept heures dans la nuit, avec une vue pas très éclairée.
- Tu ressembles à quoi ?
- PARDON ? Hurla Rémus pendant qu'il essayait de s'asseoir.
- Je sais, je ne devrais pas poser cette question. Je suis idiote.
- Attends. Je n'ai pas compris la question.
- Laisse tomber. Je ne sais pas ce qui m'a pris.
Soudain, Rémus éclata de rire.
- Attends tu crois que je saurai tenir un miroir pour te dire à quoi je ressemble ? Demanda-t-il en se moquant. Tu imagines la scène, Hop ! Transformation ! Alors, voyons aujourd'hui de quelle couleur m'irait ma fourrure !
Dorcas après avoir écarquillé les yeux éclata de rire à son tour en imaginant un énorme loup en train de regarder dans un miroir en posant.
- Je suis désolée, je ne sais pas ce qui m'a pris.
- Ce n'est rien, je t'assure. Lança-t-il en souriant et en lui touchant la main sans faire exprès.
Dorcas sursauta et il retira ses doigts fins et blessés. La jeune brune posa les yeux dessus et approcha les siens pour inspecter ses blessures. Elle frissonna et releva les yeux en lui offrant un regard plein de compassion. Regard qui donna à Rémus un gain d'énergie, elle n'était plus dégoutée, elle était juste désolée.
- Je l'ai déjà imaginé.
- Qui ?
- Le mec qui t'a fait ça et l'a fait à mon père.
Rémus se crispa et elle posa une main sur sa jambe. Ce dernier, lui prit la main cette fois-ci et ils se mirent à se regarder un peu trop longtemps. Lorsque Dorcas le réalisa, elle se leva de sa chaise et se tint debout au pied du lit.
- Pardon, je suis maladroite, je parle de chose insensible peut-être.
- Non. Tu peux parler de tout avec moi.
- Ça ne te gêne pas ?
- Non. Si toi, ça ne te gêne pas.
- Non. Je suis juste curieuse, ma mère n'en parle jamais, ça lui fait mal.
- Je comprends.
- Est-ce que c'est comme avec les sorciers ? Il y'en a qui sont bons et ceux qui sont mauvais ?
- Je ne sais pas. Je n'en connais qu'un. Moi !
- Et lui. Le mauvais.
- Oui.
- Ça doit-être pareil que les sorciers. Conclut Dorcas
- Tu ne fais plus de rêve ? Demanda Rémus pour détourner le sujet.
- Si. Mais j'en parle plus à Dumbledore, pourtant, je me suis promise de les résoudre seule…
- Tu en as fait un récemment ?
- Pas depuis mon arrivée à Poudlard. Enfin, une fois, j'ai rêvé de Damian Branchard, mais je ne me rappelle pas de la suite.
Dorcas passa la matinée avec Rémus et ce dernier se sentit plus gai qu'il ne l'avait jamais imaginé. Il sortit de l'infirmerie le surlendemain, et elle vint à nouveau discuter avec lui à la pause du déjeuner, seulement, cette fois-ci Thomas l'appela et elle salua son ami en allant vers son petit-ami.
Fin du flash-back.
- Elle est venue me voir à l'infirmerie.
- Vous avez fait des bébés louveteaux alors que tu étais en convalescence ? Demanda Sirius faussement choqué.
James éclata de rire pendant que Rémus donnait un coup de pied à son ami. Peter, quant à lui, il essaya tant bien que mal de cacher sa jalousie.
- On a juste parlé.
- Vous êtes vraiment nuls, entre Peter, qui ne fait que courir après les filles sans résultat, toi, qui adore parler avec les filles alors qu'elle sert à beaucoup plus que cela et l'autre qui ne sait plus s'y prendre, vous êtes devenus une vraie honte pour moi ! Je vais me chercher de nouveaux amis !
- Tu ne fais rien non plus, je te signale ! Objecta Rémus.
- Tu n'en sais rien, petit-préfet. Déclara l'aîné en faisant gigoter ses pieds.
- Je m'ennuie, je vais aller faire un peu de pagaille et accrocher la liste définitive des joueurs de cette année. Hurla James en se levant d'un coup.
James monta sur la table de la salle commune.
- Pour ceux que ça intéresse, les noms de la liste d'équipe de Quidditch vont être affichés dans dix minutes, dans le tableau du Hall. Prévenez vos amis.
Il sauta à pied joint sur le sol, attrapa Casey à la volée et lui murmura à l'oreille.
- Je te garde poupée.
Cette dernière hurla de joie et se jeta à son cou, sous les regards haineux des autres. Rémus tomba sur le regard de Lily et ne put s'empêcher de remarquer qu'elle fixait perceptiblement les deux joueurs enlacés. Il suivit ses amis et sortit de la salle des Gryffondors en hochant la tête de droite à gauche.
Les gardiens :
BARDLEY, Todd : Titulaire
PEADLMER, Liesbeth : Remplaçante
Les poursuiveurs :
POTTER, James : Capitaine d'équipe
RADNARD, Ronald : Titulaire
SHAFIQ, Marcus : Titulaire
PEADLMER, Elisabeth : Remplaçante
STANLEY, Garrett : Remplaçant
Les batteurs :
GWENOG, Jones : Titulaire
MCKINNON, Marlène : Titulaire
BLACK, Sirius : Remplaçant
THOMAS, Bilius: Remplaçant
Attrapeurs:
CLAGG, Casey: Titulaire
La foule autours des Gryffondors près du Hall d'entrée devint plus dense et bruyante.
- Dispersez-vous ! Hurla Rusard mais rien n'y fit.
- Pourquoi Clagg est toute seule ? J'étais aussi nul que ça pour pas que tu penses à moi en remplaçant ? Demanda un jeune garçon de deuxième année.
- Je ne prends pas de deuxième année.
- Et Gwenog est en huitième année peut-être !
- Hé ! Petit gnome, si ça ne te plait pas, va déposer ça auprès des bureaux des réclamations dans la forêt interdite ! Hurla James.
Le jeune garçon renifla et rebroussa chemin en courant.
- Ah Potter ! Enfin, tu as décidé de mettre mon nom dans cette putain d'équipe ! Hurla Stanley en tapotant le bras de son capitaine. Après cinq ans d'essai !
- C'est ton colocataire qu'il faut remercier, comme il joue comme une merde, je me suis dit que je devais rajouter quelqu'un ! se moqua James.
- Hé ! Hurla Marcus Shafiq. Tu veux qu'on compte le nombre de but que j'ai marqué l'autre saison ?
- Tu veux que je compte ceux que tu as raté et les fautes que tu as commise ?
Marcus se tut et offrit son doigt à James derrière son dos.
- Bilius, ce n'est vraiment pas sa journée. Déclara Sirius. D'abord, il se fait piquer sa petite amie, ensuite sa place à l'équipe.
- Toi aussi, tu n'es que remplaçant, je te signale. Remarqua Rémus.
- Remplaçant juste parce que j'ai passé mes auditions seul, sinon, j'aurai détrôné tout le monde, même ce capitaine à la grosse tête.
- Non, mais la petite Gwenog est une fusée, je vous dis, elle va aller loin. Jamais vu quelqu'un d'aussi brillant.
- Elle a douze ans, pédophile. Taquina Sirius.
- J'ai rien dit pervers !
Ce soir, les maraudeurs frappèrent enfin. Après un long mois de calme absolu venant d'eux, les premières années, ainsi que les nouvelles recrues de l'équipe firent enfin connaissance en long et en large avec ces fameux maraudeurs pas si commode que cela.
Lorsque Lily revint des cours de soutien qu'elle donnait à certains élèves en difficulté, elle poussa un cri étouffé en ouvrant la porte de la salle commune. Une fête gigantesque avait été improvisée. Comme à l'accoutumée, la pièce était insonorisée, les boissons coulaient à flots, les gâteaux magnifiquement bien exécutés par les elfes de Poudlard trainaient par miliers dans la salle, des décorations farfelues, une pagaille incroyable, mais surtout un banc sorti de nulle part collé au plafond où une horde de première année devaientt manger un morceau de gâteau sans en faire tomber une miette et ceci la tête en bas et les pieds en haut. Un peu plus loin, les nouvelles recrues de l'équipe de Quidditch étaient collées à un mur, encerclé par un grand cadre de porte et étaient peint par les couleurs de l'équipe ocre.
- « Colori Amari ». Hurla Marcus à l'adresse de Gwenog.
Lily vit un rayon de lumière jaune sortir de la baguette de Marcus et se diriger en faisceaux lumineux sur le corps de Gwenog puis se disperser en peinture jaune au dessus de sa tenue. Lily se tint la tête et tourna autours d'elle, quand elle vit que Ronald, le seul préfet présent était occupé à embrasser une fille dans un coin de la pièce.
- Immobulus ! Immobulus ! Hurlait Peter à l'adresse des élèves collés au plafond.
D'un geste vif, Lily prit la baguette de Marcus, puis tira vers elle celle de Peter.
- Le préfet, tu m'aides ou je te colle des points en moins aussi ! Hurla Lily à l'oreille de Ronald.
Lily dirigea sa baguette vers sa gorge et hurla.
- Rangez-moi cette porcherie tout de suite, je chronomètre tout de suite, dix minutes que tout soit rangé et dispersez-vous !
Tout le monde s'arrêta de bouger et Ronald se mit à hurler à son tour, de peur de s'attirer les foudres de Lily.
- Vous quatre ! Ici ! Ordonna Lily en faisant signe aux maraudeurs de venir vers elle.
Marcus s'approcha et Lily comprit que celui qu'elle avait pris pour Rémus n'était en réalité que Shafiq, elle fronça les sourcils et vit son ami monter les escaliers en courant en compagnie d'une jeune fille.
- « Impedimenta ». Lança Lily à l'adresse du derrière de Rémus et ce dernier se retrouva bloqué sur place avec Emma Bigby.
- Toi. Dit Lily à l'adresse de Peter. Tu les descends de là sans accident et tu ranges cette maison en pain d'épice dans laquelle tu as transformé notre salle, je te rends ta baguette, sinon, je ne sais pas ce que j'en ferai.
Peter détala en quelques secondes et prit une échelle et une autre paire de main afin de l'aider à descendre ses amis.
- Black. Tu ranges tout ça ! Je ne veux rien savoir.
- Et pourquoi moi ?
- Parce que en seulement quelques minutes de présence ici, je t'ai vu détruire un fauteuil avec tes pieds, marcher sur une couverture sans te soucier et tâcher le mur du fond ! Hey, Marcus ! Tu crois aller où comme ça ! Déjà toi et Peter vous avez vingt points en moins pour sorts utilisés hors horaire de cours et sur élève, toi, tu as cinq points en moins pour avoir fait ce boucan…
James sourit à pleine dent en voyant les autres renifler de dédain et détaler, il s'adossa au canapé près de lui, croisa les bras et fronça les sourcils.
- Et moi ?
- Tu es derrière tout ça, j'en suis sûre ! Vingt points en moins pour toi tout seul et ramène-moi ton autre meilleur ami que j'ai coincé dans les escaliers. Allez, les autres bougez-vous ! Hurla-t-elle.
- Tu n'as pas de preuve.
Elle ignora sa boutade et se mit à marcher mais il lui retint le bras.
- Tu n'as pas de preuve que j'ai fait tout ça.
- Si.
- Non.
- Si.
- Non.
- Je te dis que si.
- Je suis sûr que non.
Lily sentit la colère colorer ses joues et revint sur ses pas pour le fixer droit dans les yeux.
- Ça ! Cingla-t-elle en pointant ses yeux du doigt.
- Mes lunettes ? Tu vois ma journée à travers mes lunettes comment tu fais ça ?
- Hein ? Je parlais de ton regard !
- Quel regard ?
- Celui-là. Je le connais très bien et à chaque fois, des points et des retenues ont suivi ce regard.
- Hum… Ce regard. Hum.
James riait en se pinçant la lèvre et hocha la tête, puis se pencha vers elle.
- T'en connais combien d'autres de regards ?
Lily se sentit tétanisée et fit tous les efforts du monde pour ne pas laisser paraître son trouble.
- Tu ramènes Rémus ou je dois le faire voler jusqu'à moi ?
- A tes ordres. Evans.
James libéra son ami du sort de la préfète et ramena ce dernier à elle. Elle était en train de jeter un sort sur le mur en face de la porte pour qu'il reprenne la couleur normale.
- Tu n'as pas honte ? Et tu te dis préfet ? Ils vous ont fait quoi à toi et Ronald ces manipulateurs, ils vous ont ramené chacun une fille qui vous ont obnubilés au point d'oublier votre devoir ? Ceci n'est pas une fête, mais un massacre des jeunes ! Tu n'as pas honte !
- Ce n'est pas du tout ce que tu crois.
- Tu sais quoi, je vais te donner une retenue, ça fait une année que je rêve de t'attraper sur le coup, petit génie vicieux. Ah ! ça va me faire du bien. Dit-elle en se frottant les mains l'une contre l'autre.
Contre toute attente, James toujours debout devant Rémus éclata de rire.
- Lily, s'il te plait ! Supplia Rémus en murmurant.
- Hey ! Ce n'est pas du jeu ! Se plaignit James.
- S'il te plait, toi. Allez sans rancune, laisse-moi te donner une retenue. Marchanda Lily en souriant. Mais ne te fâche pas contre moi et on reste ami !
- J'ai le choix ?
- Quoi ? La retenue ou qu'on reste ami ?
- Euh… Les deux.
- Non, mon petit Lupin. Retenue demain soir sans faute…
Elle se mit à rire comme un enfant devant l'air déçu de Rémus et l'éclat de rire de James. Ce dernier vit encore une facette d'elle qu'il ne connaissait pas personnellement, l'amie marrante, il sentit une émotion refoulée s'en prendre à son thorax et continua de la fixer avec admiration, ne se rendant pas compte qu'il avait l'air idiot avec son rire déformé.
- Ah oui ! Et tu écouteras mes histoires, tu boiras mes fioles et tu me raconteras tes soucis, même si tu te fâches, tu ne me donnes pas le choix, je t'en donne pas.
- Tu es folle à lier. Finit par admettre Rémus en souriant. Je le savais déjà, mais tu n'es vraiment pas nette comme sorcière.
Il lui tendit la main qu'elle empoigna avec cérémonie, puis hocha la tête en signe de salutation et tenta de revenir au fond de la salle, mais James lui barra le chemin.
- Quoi ?
- Rendez-vous demain à la bibliothèque à seize heures pour qu'on travaille sur notre projet, sois pas en retard.
- Tu me donnes un ordre ? Demanda Lily avec des yeux globuleux.
- Oui.
Lily le regarda incrédule et ne put s'empêcher de remarquer qu'il riait de tout son cœur. Il riait honnêtement et pourtant la lueur moqueuse ne quittait pas ses prunelles. Etait-elle réellement moqueuse ? Ou juste une lueur brillante ?
- Alors, je viendrais à seize heures trente.
- Bien.
- Tout compte fait, non. Je vais venir à seize heures.
- Madame veut avoir le dernier mot.
- Madame ne reçoit pas d'ordre.
- On s'en fout, je fais l'effort d'aller à la bibliothèque un dimanche, tu tardes de trente secondes, je considérerai que tu as déclaré forfait. A demain, Evans.
Lily le regarda partir sans vraiment comprendre ce qu'il venait de se passer.
- C'était quoi ça ? Demanda Marlène.
- Il m'a ordonné de venir travailler sur notre projet en commun dans la bibliothèque un dimanche. Tu crois que c'est un piège ?
- Piège ? Pourquoi faire ? Te kidnapper et faire de beaux bébés bruns aux yeux verts ?
- Perverse.
- Quoique j'imagine que vos enfants ne donneront pas un très bon résultat. Imagine un gosse avec sa crinière et la couleur de tes cheveux, on dirait un lion.
Lily éclata de rire et jeta un coussin sur son amie.
- En tout cas, une chose est sûre votre enfant aura de jolies yeux, qu'il ait les tiens ou les siens.
- Rappelle-moi pourquoi je dois avoir des enfants avec lui ?
- Oh grandis un peu ! Tu n'as pas trop le choix. Regarde cette salle, qui te parait potable à part lui ? Sinon, tu finiras avec un Serpentard et là ma fille, je serai obligée de te tuer, mais je prendrai soin de l'enfant ne t'en fait pas.
- Tu as bu ?
- Un peu.
- Ah ! Je comprends.
La salle fut rangée peu après minuit et tout le monde était monté dormir extenué d'avoir travaillé comme un forcené. Lily tira une couverture sur elle et prit un parchemin, elle allait écrire une autre lettre à Damian, quand Alice, Marlène et Dorcas l'interrompirent.
- Tu écris à Damian ?
- Oui.
- Il raconte quoi ? Demanda Dorcas.
- Tellement de choses, tellement d'aventure que des fois je suis jalouse, il parait si libre d'être sorcier…
- Il te dit encore ses mots doux mielleux aguicheurs ?
- Hein, Branchard a appris à faire ça ? Demanda Alice.
- Oh que oui. Déclara Marlène. Il fallait le voir en été, Lily-jolie par-ci, Lily-jolie par là, quel beauté, quel soleil, tu fais fondre mon cerveau… Hein Rémus, tu en as entendu de niaiseries… ?
Lily remarqua que les maraudeurs étaient là et voulut tuer Marlène de les mêler à cette conversation.
- Quoi ? Demanda James.
- Rien, je disais à Rémus de nous raconter à quel point Damian nous a fait chier avec ses poèmes sur Lily.
- Damian ? Tu l'as accueilli chez toi ou quoi ? Demanda Sirius.
- Hein ! Pourquoi je ferai ça ?
- Euh… Je ne sais pas peut-être une folie passagère, ou une envie de suicide ou de te faire tuer par quelqu'un…
James qui jetait un regard noir à Rémus lança une carte qui lui explosa au visage.
- Perdu, mon Lunard ! Ricana James.
- Alors raconte-nous un peu Rémus. Surenchérit Sirius. J'aime bien quand le danger ne plane pas seulement sur ma tête.
- Il n'y a rien à raconter, c'est un gentil garçon et je ne l'ai pas vraiment côtoyé, il était plus tôt avec Lily.
- Alors c'est à lui que tu envoyais la lettre, Rouge ? Demanda Sirius.
- Quand est-ce qu'on a déclaré que s'intéresser à ma vie personnelle était le sujet de la soirée ? Vous savez, il y'a des sujets plus intriguant que ça, comme par exemple, tu faisais quoi cet été ?
- Non, non, je suis sûre que TOUT LE MONDE ici, veut connaitre TA vie amoureuse.
- Pas moi. Déclara Marlène. Il m'a assez gavé.
- Jalouse va ! Se moqua Lily.
- Ah oui, tiens ! Marlène ça fait un moment que tu es célibataire toi, comment ça se fait ? Demanda James.
Alice ricana et fit une grimace signifiant qu'elle n'y croyait pas.
- Je sors avec un vieux qui a une voiture volante et qui a inventé une potion qui fait manger sans grossir. Il s'appelle Gerbert Crustcruff.
Toute l'assemblée éclata de rire.
- Humm… Il t'ouvre l'appétit ton vieux ? Demanda Sirius en souriant à moitié.
- Comme tu n'as pas idée. Répondit-elle du tac au tac.
- Moi, c'est vous qui me faites chier. Bouda Alice. A vous tourner autours avec des mots, alors qu'il y'en a qui sont ici seuls, sans leurs mecs !
- Hey ! C'est vrai, mais vous êtes toutes en couple alors ? Demanda Sirius.
Marlène écarquilla ses yeux.
- Enfin, à part ton histoire bizarre avec le vieux, Marlène. Et vous bande de nuls, vous n'avez aucune nana présentable. Honte à vous ! Déclara Sirius en se levant ! Vous me faites honte !
- Lily n'est pas en couple. Rectifia Marlène.
- Tu l'as déjà largué ton pauvre Français ? Demanda Sirius.
- Pas que ça te concerne mais on ne sortait pas ensemble.
- Alors pourquoi vous vous écrivez ? Demanda Peter.
- Nous sommes amis.
- Elle fait une collection d'ami, elle, elle veut battre des records, hein Cornedrue, elle ne veut que des amis…
- Chacun sa vie, je ne juge pas.
- Quoi ? Hurla Alice en éclatant de rire. Toi, tu ne juges pas ? Attendez une minute ! Vous avez entendu ce gros bobard, ou il faut que je revienne dessus ! Tu veux que je te rappelle la fois où tu t'es moqué de moi quand je sortais avec Amos Diggory.
- Mais il est si stupide qu'il confond son cerveau avec ces pectoraux.
- Moi aussi tu te moquais de moi, quand j'ai commencé à sortir avec Callum Reese parce qu'il ne voyait rien sans lunette et que j'étais plus grande de taille que lui et le pire c'est que toi aussi tu portes des lunettes ! Surenchérit Dorcas.
- Tu jugeais aussi Rémus de n'avoir que des amis et de ne pas se lâcher et se trouver une petite amie convenable. Ajouta Marlène. Tu t'es moqué de moi, quand j'ai confondu les deux Shafiq et que trop bourrée, j'en ai embrassé un. D'ailleurs je ne sais toujours pas lequel.
- Tu te moques de Peter à chaque fois qu'il bégayait devant une certaine fille ! Ajouta Sirius.
- Et toi aussi tu t'y mets !
- Tu as jugé la relation de Sirius avec notre ancienne prof de DCFM, avant bien sûr de saluer son exploit. Continua Rémus.
- Et si nous on se mettait à juger tes choix ? Ajouta Alice.
James qui riait au début, remarqua que seul Peter et Lily ne disait rien. Peter ne disait jamais rien concernant James, et quand il était aussi à l'aise pour le faire, il le faisait dans la chambre avec seulement les Maraudeurs, mais Lily…
- Ah quel jeu sympa !
- On avait commencé par la vie d'Evans pourquoi on en est arrivé à la mienne ? Et puis ce n'est pas un jeu !
- Parce que ce n'est pas toi qui l'a inventé ? Demanda Rémus en se moquant.
- Je commence. Déclara Alice. Ton plus mauvais choix, je pense qu'on est tous d'accord dessus ! Allez à trois… Un, deux, trois.
- Katrin Burbage !
Toute l'assemblée éclata de rire devant la grimace de James. Il roula des yeux et pouffa.
- Oh ça va ! Qui d'entre vous aurait pensé qu'elle pourrait être avec eux ?
- Moi ! Déclara Lily. Et c'est comme ça que j'en avais parlé à Alice devant Peter et qu'il est venu te le dire, ensuite tu es allé lui parler.
- Tu doutais d'elle ?
- Oui.
- Tu pensais qu'elle serait du Lautus ? Demanda Rémus à son tour.
- Oui. Elle était influencé par Jeremiah beaucoup plus qu'elle ne laissait paraitre, elle n'arrivait pas à accorder sa confiance aux garçons à part Jeremiah, donc elle l'aurait suivi aveuglément quoiqu'il lui ait inculqué.
Ils se turent en regardant Lily admirativement.
- Et l'une des raisons pour lesquelles, elle avait du mal à faire confiance, était à cause de toi, enfin, toi en deuxième, mais en premier c'était Amos Diggory. Il lui a brisé le cœur trois fois.
- D'où tu sais ça ? Hurla Alice qui n'avait jamais vu Lily faire attention à n'importe quel ragot.
- Susan.
- Perry ? Demanda Rémus.
- Oui. Je corresponds avec elle depuis le début de l'été, depuis le jour où nous lui avons dit au revoir avec Frank. Déclara Lily en regardant Alice.
- Alors, vous êtes devenues amies enfin de compte ? Elle sait que tu reparles à Damian, parce que si je me rappelle bien, elle te détestait pour ça.
- Elle a tourné la page, mais en réalité, elle m'a confié certaines choses qui se passaient dans le château, des détails et autres que nous ne voyions pas, parce que nous ne pouvions pas tout observer.
- Mais comment vous avez commencé à parler de ça ?
Lily émit un sourire gêné et regarda Alice à nouveau, ignorant le reste de l'assemblée.
- Susan se sentait coupable et désorientée. Elle a été avec Selwyne toute l'année et n'a rien remarqué, ou du moins pas ce qu'il fallait remarquer, donc elle s'en est voulu de ne pas avoir bien rempli son rôle, mais surtout de ne rien avoir fait pour arrêter son ex petit copain. Elle a commencé à me confier certaines choses et de fil en aiguille, j'ai fini par lui demander de l'aide.
- Sur quoi ?
- Des éléments qu'elle aurait vu ou entendu qui pourraient expliquer ces événements et qui pourraient nous indiquer qui est la taupe.
Marlène sourit et regarda autours d'elle.
- Personne n'a laissé tomber son rôle d'Octo à ce que je vois.
- Non. Déclarèrent Rémus, Sirius, Lily, James et Dorcas à l'unisson.
- Moi aussi, j'ai fait des recherches… Déclara Alice.
- Ah bon ?
- Mais sur la famille Macmillan.
- Pourquoi ?
- Je ne sais pas une intuition.
- Et tu trouves quelque chose ?
- Pour l'instant, pas plus que ce que Dumbledore ne nous a raconté.
- Vous savez qu'il y'a une Macmillan dans notre maison. Informa James.
- Et ?
- Et si l'un d'entre nous, disons, s'approchait d'elle, l'accueillait et la prenait sous son aile, elle deviendrait son amie et se confierait peut-être sur des secrets de famille bien gardée.
Ils regardèrent James et eurent le même sourire approbateur.
- Je présume que tu pensais à Lily, pour ce rôle. Déclara Dorcas.
- Ou toi.
- Moi ?
- Oui, tu es connue pour être amie avec toute la populace, toi.
- C'est un compliment ? Demanda Dorcas à Peter et Rémus.
Ils acquiescèrent en souriant.
- Tu peux savoir des choses aussi. Déclara Lily en regardant Potter.
- Comment ça ?
- Elle est devenue amie avec ta cousine, Calyptia Johnson. Tu pourrais lui tirer les vers du nez.
- Intéressant. Oui.
- Alors nous sommes en mission à nouveau ? Demanda Sirius tout excité.
- Il semblerait ! Déclara Alice.
Ils se sourirent et se turent un instant avant qu'Alice ne reprenne le jeu.
- Sabrina Dumas, honnêtement à part le fait de sortir avec une moitié-vélane, elle t'appelle avec des surnoms à ne pas dormir.
- Jamie-chou est mon préféré. Déclara Sirius en imitant la jeune fille et en gloussant sous les yeux de James qui ricanait.
- Ah attends ! Jessica Stein !
- Hey ! Pour ma défense, je ne m'en rappelais pas.
Ils rirent à nouveau.
- Mais elle est belle Jessica. Finit par lâcher Lily.
Alice émit un clin d'œil à Marlène pendant que Dorcas fixait Rémus.
- Sois belle et tais-toi a été inventé pour elle ! Crois-moi. Déclara Peter.
- Oh mon dieu ! Holly Hattaway tu te rappelles ?
Les garçons éclatèrent de rire devant les regards curieux des filles.
- Il est sorti avec elle, ils ont eu un match de Quidditch la semaine d'après. Gryffondor contre Serdaigle, elle est batteuse, elle avait envoyé un cognard qui a fait tombé Casey de son balai alors James lui a envoyé un cognard lui-même, qui lui a cassé les dents de devant, ensuite il l'a largué devant le terrain. Prétexte : Je ne peux pas sortir avec toi, tu n'as pas de dents.
L'hilarité fut générale et cette fois-ci même Lily ne put réprimer son rire.
- C'est horrible, tu es un vrai connard ! Lança Marlène en se tenant les côtes. Mais mon dieu ce que tu as l'esprit vif. Franchement, je les plains !
- Hé, je ne suis pas si horrible que ça !
- C'est juste qu'il n'a pas encore trouvé la bonne ! se moqua Sirius.
La soirée s'était finie dans la joie et chacun des huit membres d'Octo passa un agréable moment, ignorant complètement que des oreilles continuaient de les espionner et que la tranquillité n'allait pas durer. Lorsqu'ils montèrent se coucher, une jeune Gryffondor sortit de sa cachette et se pencha vers la cheminée, elle alluma le feu et plongea sa tête dedans.
- Salut sœurette.
Oups... Que fabrique la taupe ? On le saura peut-être dans les prochains chapitres.
