Note de l'auteur : Bonsoir mes Potty...

De retour avec un nouveau chapitre, je vous préviens, il est assez steamy et chaud... Donc les plus jeunes ne lisez surtout pas ce chapitre... Spécial Blackinnon + Twisted Jily.

Je tiens à m'excuser de l'erreur du téléchargement sur le chapitre dernier, merci à Gryffinbines de m'en avoir informé : j'avais téléchargé le chapitre d'après au lieu de l'actuel et du coup désolé d'avance pour le spoiler.

Je tiens également à remercier tout le monde pour leurs reviews.

RàR :

Aurore Caulet, merci énormément pour tes commentaires d'encouragement et aussi ta fidélité, je suis ravie que les chapitres te plaisent l'un après l'autre et j'espère que la suite sera à ton goût.

Edna94, Merci pour ton encouragement et non ne t'inquiète pas, aucun risque que j'abandonne.

SperoPatronea, Pauvre James tu as vu, Ah l'amour ! Promis Blackinnon est en route... Merci pour ton message et merci d'être toujours là, depuis le premier tome.

Sararaah, il n'y a rien qui fait plus plaisir que quand quelqu'un plonge dans la fanfiction d'une traite, ça me touche... Merci pour ton message à très bientôt.

Bon chapitre.


18. Hantise et amour

- Joyeux anniversaire ! Joyeux anniversaire ! Joyeux anniversssaaaaaaaaire !

Les lumières s'éteignirent toutes en même temps plongeant la salle commune de Gryffondor dans une obscurité totale mais un vacarme inouïe. Les jeunes lionceaux sautillaient dans tous les sens et pour la première fois de sa vie, Sirius remercia le ciel de ne pas être sorti pour son anniversaire. Ils avaient optés à un anniversaire à la maison comme disait James, avec seulement les leurs… Pas d'invitation externe, pas de surprise, pas de farandoles ou d'exubérance. Seulement ceux qui comptaient vraiment.

Sirius vit Marlène s'approcher de lui et contre toute attente, il détourna le regard, fit volte-face et donna son dos à la jeune blonde qui avançait vers lui hésitante. Depuis le bal du week-end dernier, elle avait été suffisamment en colère contre lui pour ne pas proposer aucune rencontre secrète ou de rendez-vous nocturne. Elle l'avait défendu contre les Serpentards, mais n'avait pas oublié qu'il s'était retrouvé attaqué à cause de son quart d'heure pas catholique avec Janet Swanson. Sirius et Marlène avaient certes décrété ne pas être officiels, mais les sentiments de Marlène n'en étaient pas moins ébranlés. Elle était restée avec ses amies, avec d'autres personnes et par moment seulement, elle lançait un clin d'œil à son meilleur ami. James !

Sirius, lui, était jaloux. Il avait toujours été connu pour être jaloux. il était jaloux de la relation de Regulus avec sa mère à l'époque quand l'une ou l'autre des relations comptaient pour lui, il était jaloux de la confiance qui régnait entre James et sa mère, jaloux de l'amitié particulière entre Rémus et James, jaloux de l'intérêt que portait James pour Lily, jaloux que Rémus ait d'autres amis qu'eux, jaloux que Marlène embrasse Benjy, jaloux que Marlène danse avec Ludwig, jaloux que Marlène soit aussi proche de son James et jaloux de Marlène tout court.

Il n'avait pas toujours confiance en lui malgré les apparences, mais qui l'en blâmerait ? Qui aurait confiance en lui quand sa propre mère le rejetait et son propre père l'ignorait ? Qui aurait confiance en lui lorsqu'il ne se sentait chez lui nulle part ? Qui aurait confiance en lui lorsque sa propre famille le dénigrait et ses propres démons leur donnaient raison ? Il paraissait hautain, et rare était ceux qui savaient réellement ce que cachait sa carapace. Celle de « ne m'approchez pas, de peur que je vous aime et que je souffre ». Celle de « je vous abhorre tous, au lieu de m'attacher et de pleurer votre départ ». Celle de « autant faire du mal avant qu'on m'en fasse ! »

Sirius ne montrait pas son côté jaloux, jamais il ne l'avouerait même sous torture, mais ceux qui le connaissaient réellement lisaient en lui et s'adaptaient à ses requêtes d'assurance silencieuse. Il aurait aimé être comme Marlène ; aimer à haute voix sans se soucier de se casser la gueule. Il se rappelait de Marlène qui avait aimé le Quidditch si fort qu'elle s'était imposée à l'équipe en deuxième année, obligeant les autres à suivre son rythme, avec une assurance intransigeante. Il se rappelait de Marlène qui avait craqué pour Alexander Duke à Poufsouffle et qui avait rassemblé son courage à deux mains et l'avait embrassé au-delà de ses quatorze ans ! Il se rappelait de Marlène qui n'avait pas peur de pleurer à chaudes larmes le décès de son rongeur et d'obliger les gens à lui faire une cérémonie. Il se rappelait que durant cette même cérémonie, elle avait traversé la foule avait atteint la main de Sirius et déclaré qu'elle voulait qu'il soit là avec elle et n'avait pas lâché sa main malgré les regards insistants des autres. Marlène qui aimait assez pour deux et qui défendait tous ceux qui ne pouvaient pas et même qui le pouvaient des fois. Marlène qui arrivait à faire broncher Regulus, Marlène qui n'avait pas peur… Marlène dont les émotions étaient faciles à exprimer et dont l'assurance était difficile à ébranler. Il se rappelait de Marlène qui avait embrassé Benjy, Marlène qui avait courut un danger de mort pour lui, Marlène à la peau de bébé qui hantait ses rêves et qui savait aimer sans faire semblant. Il aurait voulu être comme elle, il aurait voulu être digne d'elle. Mais… Impossible…

Il avait des lacunes en matière de transparence et de sentiments. Il avait perdu beaucoup pour rester aussi inébranlable et peu importe à quel point il faisait des efforts, il restait Black, de nom et de description. Sirius sentit son parfum près de lui, elle était à seulement quelques pas de lui et ce moment qu'il appréhendait tant était peut-être arrivé.

S'il y'avait une quelconque action qui devait requérir tout son courage ce soir, c'était pour elle. Sirius savait que résister à Marlène serait la chose la plus dure qu'il devrait faire aujourd'hui, mais il devait le faire. Il devait l'écarter.

- Joyeux anniversaire Black.

Elle avait posé une main sur son épaule et il avait pivoté bien avant qu'elle ne prononce la lettre J, elle n'ôta pas sa main de son épaule et il posa sur main sur la sienne. Ce n'était qu'à ce moment qu'elle remarqua son geste et le sien. Elle retira sa main et attendit qu'il daigne dire un mot à son égard, au moins un remerciement, mais il ne fit rien. Sirius se maudit intérieurement, il n'avait aucun self-control... Pas avec elle. Il se contenta de la regarder droit dans les yeux essayant autant qu'il le pouvait de lui montrer à quel point elle le rendait fou, mais à quel point il ne pouvait céder à la folie, pas après ce qu'il avait fait le jour de son vrai anniversaire, le jour où il intégra l'ordre, l'autre jour de sa vie où il n'y avait plus de retour en arrière. Marlène entrouvrit la bouche légèrement, il ne pouvait indécemment pas la regarder ainsi au milieu de toute cette foule, elle vit ses yeux s'attarder sur son nez, ses joues, ses oreilles, ses trois grains de beauté au menton et enfin s'arrêter sur sa bouche. Ses iris étaient enflammées tout comme son cœur à elle, tout comme sa peau, ton comme son bas du ventre. Elle entrouvrit la bouche pour parler à nouveau mais aucun son ne sortit et cette fois, elle le vit déglutir en fixant sa poitrine. Il la voyait monter et descendre à un rythme endiablé, il fit un pas vers elle et elle pencha la tête de côté, il lui offrit un sourire en coin et lui tendit sa main. Elle fixa sa main un instant puis sentit tout son être crier prends-la. Il approcha sa main de la sienne avec un regard moins sûr et plus inquiet. Elle ne résista pas encore une seconde de plus et mit sa main dans la sienne se laissant entrainer par lui. Ils étaient dans le couloir en un rien de temps, il continuait de la tirer vers un endroit vide, quand elle tira sa main vers lui, l'obligeant à s'arrêter. Il se tourna vers elle, inquiet, il s'attendait à ce qu'elle le plante là et il ne comptait pas abandonner aussi facilement, il allait lui parler quand elle débita calmement.

- La salle sur demande.

Un sourire éblouissant éclaira son visage et il laissa échapper un souffle, elle le remarqua et sourit à son tour, elle remit sa main dans la sienne, pendant qu'il cachait son sourire satisfait et marcha en vitesse près de lui. Au Septième étage, il s'arrêta et se tourna vers elle.

- Demande-lui ce que tu veux…

Elle ferma les yeux et marcha trois fois devant la porte qui s'ouvrit quelques secondes après. Sirius écarquilla les yeux. Une immense suite digne d'un hôtel cinq étoiles avec une fausse vue époustouflante, jacuzzi, lit gigantesque couverts de draps en soie qui ne méritaient pas ce qui allait leur arriver.

- C'était à Paris. Il y'avait une vue sur la tour Eiffel et j'en étais tombé amoureuse.

Elle était debout près de la porte avait lâché sa main et regardait partout sauf lui. Il s'approcha d'elle et prit son menton dans sa main en la regardant comme s'il venait de découvrir qui elle était.

- Pourquoi tu…

Elle l'embrassa sans crier gare et même pris au dépourvu il ne lui fallut pas moins de cinq secondes afin de répondre avec la même hargne, la même passion, la même envie inassouvie et intarissable, leurs dents se cognaient, leurs nez s'entremêlaient, leurs langues se battaient et bientôt leurs poumons faillirent rendre l'âme. Elle se détacha de lui et posa son front sur le sien puis ouvrit les yeux et remarqua qu'il la regardait encore.

- Tu me regardes comme…

- Chut…

Il prit son visage en coupe entre ses mains et il l'embrassa à nouveau avec plus de patience et de tendresse qu'il ne l'avait jamais fait. Marlène sentait son cœur exploser en milles morceaux, il ne l'avait jamais embrassé tendrement, il l'avait toujours embrassé avec envie, avec désir, avec passion, pas avec affection, pas comme si elle comptait. Elle se dégagea de lui haletante.

- Qu'est-ce qui se passe ?

- Pourquoi ? Demanda-t-il.

- Tu es…

- Différent ?

- Je…

- On ne parle pas d'habitude.

- Oui, mais je ne comprends…

Il l'embrassa à nouveau et cette fois-ci elle ne put trouver la force de se dégager de lui, ou de poser n'importe quelle question, son cerveau flagellé, ses genoux cotonnés et la Macarena dansant en elle, l'empêchèrent de se concentrer sur autre chose que ces caresses. Sa langue était sur le lobe de son oreille, elle avait les mains cramponnés sur sa chemise, agrippée à lui comme s'il risquait de s'échapper, elle poussa un gémissement lorsque ses baisers atteignirent la naissance de ses seins et qu'il toucha ses cotes avec sa main libre, il caressa tout son flanc jusqu'arriver à ses seins et prit l'une d'elle en coupe dans sa main, Marlène cambra sa tête en arrière en souriant et s'attela à ouvrir sa chemise, en caressant chaque parcelle de son torse, de son ventre et bientôt de son bas du ventre. Sirius s'arrêta net, il ne la quitta pas du regard, ses yeux brulant sa peau et elle sourit dès qu'il attrapa sa lèvre avec ses dents. En un geste vif il déboutonna son soutien sans s'arrêter de jouer avec ses lèvres, grâce à ses dents et sa langue, il vit tomber les soutiens de la jeune fille à ses pieds, puis sourit à son tour, elle sourit de plus belle, alors il passa la robe par-dessus sa tête et se mit à la regarder. Marlène vit ses yeux se balader sur son corps, son sourire satisfait en coin et quand leurs yeux se rencontrèrent il pinça ses lèvres, lui signifiant qu'il aimait ce qu'il voyait alors elle sourit et se jeta sur lui à nouveau. Ils s'embrassèrent en laissant leurs mains se balader partout, elle le dénuda en quelques secondes et sans comprendre comment, il était déjà sur elle, par terre, ils n'avaient même pas attendu d'atteindre le lit. Les gémissements de Marlène titillaient ses oreillers faisant grandir son désir d'elle et elle le comprit très rapidement lorsqu'elle le sentit en elle. Elle écarquilla les yeux l'étreignit avec ses cuisses et l'encouragea à bouger en elle. Sirius posa sa main sur sa joue et l'autre main au dessus de sa tête, elle ne le quittait pas du regard se contentant de cligner lentement à chaque gémissement et de le fixer à chaque fois qu'elle haletait dans ses bras.

- Marlène.

- Oui…

Il se pencha vers elle et l'embrassa avec fougue avant d'accélérer. Elle enfonça ses ongles dans son dos et ils bougèrent en même temps. Marlène se sentait emportée, elle ressentait beaucoup trop, elle ressentait beaucoup trop clairement, il la touchait comme personne ne l'avait fait avant, pas seulement parce qu'il était meilleur, mais parce qu'il était le plus proche, il était le plus proche à pouvoir l'ébranler, il était le seul à la faire sortir de sa zone de confort si petite pourtant, il était le seul qui pouvait lui faire changer d'humeur avec seulement un regard, il était le seul qui arrivait à retourner son monde avec un sourire et il était le seul qui avait brisé toutes ces barrières. Elle poussa un dernier cri et sentit une panoplie d'émotion prendre place en elle. Marlène venait de comprendre le mot euphorie et pour la première fois de sa vie la peur s'ensuivit automatiquement.

Après de longues minutes d'ébats, il était allongé derrière elle sur le lit à présent, il avait passé un bras autours d'elle et enfouie son nez dans ses cheveux. Pas un mot, pas un bruit, plus même un regard l'un envers l'autre. Seules leurs respirations emplissaient la pièce. Après plusieurs minutes, elle se tourna vers lui. Il avait les yeux fermés. Elle déposa un baiser sur son nez, alors il ouvrit ses yeux et le bleu se noya dans le gris. Il sourit légèrement et elle fut incapable de ne pas lui rendre son sourire. Il tira son menton et déposa un baiser sur ses lèvres, puis son nez, puis son front et elle enfonça sa tête dans son torse, en laissant échapper un long soupir. Il comprit alors qu'elle avait compris.

- Ce sera le meilleur.

- Le meilleur quoi ? Demanda-t-il sans la quitter des yeux.

- Souvenir.

Il ne dit pas un mot, alors elle releva la tête vers lui.

- Ne t'en fais pas, je ne regrette rien.

Il déposa un baiser sur son front et la prit dans ses bras à nouveau, laissant libre court à l'émotion la plus vraie qu'il ait jamais ressenti.

Sirius revint à sa soirée d'anniversaire et remarqua que personne ne s'était rendu compte de son absence, ou du moins c'est ce qu'il croyait.

- Où tu as emmené ma copine ?

- Quelle copine, Fawley ?

- Où est Marlène ?

- Là-bas, non ? Ah non, ce n'est pas elle ! Je ne l'ai pas vu alors.

Alice lui envoya un regard équivoque et s'en alla vers Lily, qui semblait s'ennuyer.

- Ça va ?

- Mouais…

- Pré-au-lard demain ?

- Si tu veux…

- Waw, quel enthousiasme, dis-le si je ne ressemble pas à ton prince charmant. Déclara Alice.

- Frank ne peut pas venir ?

- Lily, je ne te dis pas de venir avec moi, parce que Frank n'est pas là. Mais seulement, parce que tu ne parais pas dans ton assiette et que je veux faire quelque chose pour te remonter le moral.

- C'est vrai ? J'ai l'air pas dans mon assiette ? Demanda Lily choquée.

- Tu ne manges presque rien, tu ne dors toujours pas autant, tu souris un peu trop à tout le monde pour que ce soit vrai et tu es devenue un gentil préfet depuis une semaine, et tu disparais souvent encore, on dirait que tu fais tout pour qu'on t'oublie ou que tu fais tout pour paraitre gentille, ou que tu fais tout pour faire semblant que tu vas bien, je ne sais pas mais en tout cas, quelque chose cloche.

- Waw. Je suis… impressionnée. Déclara Lily en souriant honnêtement. On ira à pré-au-lard demain alors.

- Magnifique. Allez, viens, on va danser.

- Vas-y je te rejoins.

- Non, debout.

Alice tira sa copine par la main et la fit tournoyer sur elle-même à toute vitesse, Lily qui râlait au début se prit au jeu et se mit à rire comme un enfant, ignorant complètement que James avait été attiré par ce rire, ignorant complètement l'effet que ce rire de gorge avait sur lui. Elle finit par s'arrêter et perdit l'équilibre, elle avait la tête qui tournait et Rémus pas très loin finit par l'attraper.

- Alice, tu veux la souler sans alcool ? Déclara ce dernier.

James s'énerva à nouveau. Lily souriait à Rémus et le remerciait de l'avoir attrapé, encore une fois il se sentit jaloux. Il se sentait ridicule, d'abord d'avoir fait une scène à Sirius trois jours plus tôt, d'avoir tiré Rémus par le col parce qu'il était jaloux de Damian et maintenant il était même jaloux de Rémus. Il hocha la tête de gauche à droite et détourna son regard d'elle puis alla se servir dans sa cachette secrète, l'alcool qu'il avait emmené à cette soirée.

Lily sourit à Rémus et Alice et remarqua qu'ils la regardaient à nouveau avec inquiétude, elle décida alors de se débrider ne serait-ce que pour que ses amis cessent de vouloir la materner. Elle chercha la foule du regard et instantanément elle tomba sur James, elle fronça les sourcils et remarqua qu'il se servait de l'alcool. Elle fit un pas en avant vers sa cachette puis se rappela de leur dernière altercation une semaine plus tôt.

- Alice.

- Ouais.

- Ramène de l'alcool de chez Potter.

- Ah Lily ! Laisse-nous nous amuser un peu. Râla Alice.

- Non, je n'ai pas dit confisque, j'ai dit ramène.

- J'ai peur d'avoir compris.

- Tu as très bien compris.

- Tu veux dire pour consommer ? Demanda Alice en écarquillant les yeux.

- J'en ai déjà consommé et tu le sais, tu m'y as initié.

- Je ne t'ai vu le faire qu'une fois de ton plein gré et c'était l'année dernière après les attaques.

- Bon, tu nous ramènes ça ou tu vas me faire regretter ?

- Tout de suite, chef.

Lily resta debout dans son coin en tapant des pieds et jouant avec ses doigts. Elle leva les yeux et vit Alice arriver vers James.

- Je peux t'en emprunter un peu ?

- Evans te regarde, elle va venir le confisquer.

Alice sourit avec malice.

- Quoi ?

- Au fait, c'est pour elle.

- Pourquoi faire ?

Alice éclata de rire.

- J'ai posé la même question. Tu fais quoi avec toi ?

- Ben, je le bois.

- Et ben voilà.

James regarda Lily qui détourna les yeux. Il ignora complètement Alice et continua de fixer Lily jusqu'à ce qu'elle sente son regard sur elle et qu'elle n'ait plus d'autres choix que de le fixer à son tour.

- Et nous voilà reparti dans un concours de regard, vous me faites chier. Donne-moi cette bouteille.

James se laissa faire sans quitter Lily du regard et dès qu'Alice arriva vers elle, elle soupira et quitta ses yeux marrons.

- Vous devriez coucher ensemble.

Lily ignora son amie, décapsula la bouteille et but la plus longue gorgée qu'elle ait ingurgité de toute sa vie. Alice écarquilla les yeux en même temps que James.

- Tiens. A la vie avant la mort !

Elle tourna les talons et se faufila dans la foule qui dansait en laissant Alice pantoise. La jeune brune but à son tour et cacha la bouteille sous un canapé avant de rejoindre Lily.

- Frank ne réponds pas à mes lettres et je sens que ça ne marchera pas, et j'ai limite un compte à rebours dans ma tête sur quand je vais commencer à souffrir pour ça, je l'aime vraiment, Lily mais…

- Ce n'est pas suffisant, quand tout ce qu'il y'a ce sont des questionnements, le manque et la distance.

Alice fronça les sourcils.

- C'est très exact.

- C'est très courant.

Lily tourna sur elle-même s'approcha du canapé et but à nouveau. Lorsqu'Alice s'approcha d'elle, la bouteille était vide.

- C'est James, c'est ça ?

Lily dansait à nouveau en tournant autours d'elle-même les cheveux sur les yeux et les yeux fermés. Alice et elles étaient près de leur canapé pas au milieu de la foule et Lily venait de prendre deux autres bières à beurres. Pour quelqu'un qui ne buvait jamais, elle venait de boire un peu trop. Elle poussa un soupir et émit un rictus ironique, tout en continuant de fermer les yeux.

- C'est toujours James.

Silence. Soudain, elle s'arrêta de danser et ouvrit ses yeux, puis remarqua qu'Alice avait les yeux ronds comme deux souaffles, qu'elle avait dit cette phrase un peu trop fort et que d'autres personnes la regardaient curieux. Fort heureux pour elle, personne ne comprenait, personne n'était réellement impliqué dans la conversation et la plupart aurait oublié dans quelques heures, malheureusement pour elle, le concerné était là aussi. Pas très loin, debout comme un pique, pendant que Casey qui dansait avec lui le regardait d'un air inquiet, elle n'avait rien entendu, mais elle n'avait pas compris pourquoi son cavalier s'était arrêté, pourquoi il avait arrêté de l'écouter. Il ne s'était pas tourné vers Lily, mais son épaule affaissé et son cou hérissé, démontrait à Alice qu'il avait entendu. Alice tira son amie par le bras afin de l'éloigner de l'oreille tendue de James, mais celle-ci ne bougea pas.

- J'ai oublié qu'il avait un prénom. Lança Lily en souriant. Pourquoi tu me regardes comme ça ?

- Tu vas m'expliquer alors ? Qu'est-ce qu'il a James ?

- Je me rappelle pas de la question que tu m'as posé, mais… c'était ça la réponse.

- Je n'ai pas vraiment dit grand-chose.

Alice tirait Lily vers elle, ayant peur que James écoute, mais celle-ci ne la suivait pas. Elle jeta un coup d'œil furtif et remarqua Casey qui essayait d'attirer son attention, il se mit à bouger comme un robot pour qu'elle se taise, mais Alice savait qu'il continuait à tendre l'oreille.

- Tu veux que je te dise ? Lança Lily.

- Euh… Non pas vraiment pas ici. Supplia Alice.

- Il me fait sortir de mes gonds… Les garçons c'est des cons de toute façon…

- Pas tous Lily.

- Si tous, même Damian.

- Tu lui parles encore ?

- Il veut m'inviter à sortir.

- Tu as dit quoi ?

- Je n'ai pas répondu.

- Pourquoi ?

- Je n'ai pas envie de sortir avec lui.

- Tu as envie de sortir avec quelqu'un d'autre ?

Lily s'arrêta de danser et James aussi, ils ne se voyaient pas, l'un tournant le dos à l'autre mais Alice retint son souffle.

- Non.

- Pourquoi ?

- Je ne peux pas.

- Pourquoi ?

Alice remarqua qu'une certaine tristesse se lisait sur son regard et elle se demanda si sa meilleure amie avait enfin compris qu'elle était amoureuse de James Potter.

- Pourquoi faire ? demanda-t-elle en haussant les épaules. Pour t'attacher à quelqu'un et qu'il parte en guerre et que tu vives dans la peur qu'il ne te revienne jamais ? Pour qu'ils le tuent parce qu'il sort avec une née-moldue ? Ou pour qu'il se rende compte que je ne suis pas aussi courageuse que j'ai l'air d'être et que je n'ai rien de spécial pour qu'il s'intéresse à moi ? Tu sais…

Elle se tut longtemps et Alice se demande si elle avait oublié la fin de sa phrase.

- On va mourir dans cette guerre et je ne compte pas la perdre en souffrant à part dans le combat.

Elle avança et dénicha une autre bière puis se tourna vers sa meilleure amie.

- Sois heureuse Alice avant qu'on meurt.

Elle descendit la bière à une vitesse stupéfiante puis alla s'en servir une autre. James était debout au milieu de la salle, seul à présent. Il avait dit à Casey de leur chercher des boissons dans sa cachette avec Sirius et il s'était approché afin de tout entendre et ce qu'il entendit le dérouta encore plus, il osa à peine se tourner vers Alice ayant peur que Lily soit encore dans les parages, mais quand il pivota, la rousse dansait près de Dorcas à présent.

- Tu ne pouvais pas t'en empêchais hein ! tu as tout entendu.

- Est-ce que…

- Ne me pose pas de question, s'il te plait.

- Elle a peur.

- On a tous peur.

Soudain il se rappela.

- Tu as déjà vu son Epouvantard ?

- Non. Pourquoi ?

Il laissa sa réponse en suspend et sortit en trombe de la salle commune.


Pour rattraper mon retard, je vous poste la suite dans quelques minutes... !

Merci pour votre lecture.