HELLO HELLO
Je sais je mérite… Peu importe ce qui vous passe par la tête comme châtiment et bouderie contre moi ! J'avais promis de ne pas laisser tomber, j'avais promis d'être plus assidue et comme j'avais des problèmes de santé, j'ai fini par lâcher prise.
MAIS...
Je suis de retour, cette fois, avec moins de retard, plus d'assiduité et promis une fin à ce tome pour passer au prochain. Il me reste quelques chapitres pour tout peaufiner et vous livrer le meilleur de ce que j'avais écrit il y'a plus d'un an.
Avant de reprendre, je tiens à mettre un petit RàR et remercier par la même occasion tous ceux qui m'ont cherché encouragé et m'ont laissé des mots en mon absence. Means the world to me.
Je vous adore et je vais commencer par remercier sans attendre :
Linablackpotter : Ou tous les pseudos avec lesquels tu prends le temps de me commenter à chaque fois. Merci du fond du cœur d'aimer autant et d'adhérer autant, promis le reste est palpitant et j'espère qu'il te plaira autant qu'il m'a plu de l'écrire. J'adore tes reviews vraiment, toujours expressifs. Bises
Ecumedesmots : Désolée de t'avoir autant frustré, j'avoue je mérite qu'on me hurle dessus. Merci d'adorer autant même si je t'énerve en disparaissant mais comme j'ai dit cette fois, je vous livre chaque semaine mes chapitres sans retard et sans détour. Merci d'aimer mes Jily, j'avoue que mon obsession autours de ce couple rend de plus en plus dur pour moi de les fâcher et séparer à chaque fois, mais tout ça pour de bonnes raisons je promets. Merci toujours et encore.
WikiAthena : Tu es un amour ! Je mérite une bonne gifle du saule cogneur de te mettre dans tous ses états, je sais ! Mais entre nous, j'adore quand mes chapitres donnent à mes lecteurs envie de me taper. (Je dois être maso quelque part) Mais plus honnêtement, merci d'aimer autant, merci de relire autant et d'être toujours là, à m'encourager même quand moi je ne suis plus là.
Aurore Caulet : Quand je suis revenu sur le site et que j'ai trouvé autant de mots laissés par tes soins, je souriais à chaque fois. Merci d'être là, d'encourager encore et de suivre chaque chapitre avec autant de passion, promis je ne disparais plus et si mon compte est bon, je dois finir le tome dans une quinzaine de chapitre, j'en suis à 40 maintenant et la fin s'est déjà dessiné. Merci pour ton encouragement farouche et hâte de te livrer mes prochains chapitres. Bises.
Yahourtandco : Merci pour tes encouragements et tes reviews. Prochain chapitre dans quelques secondes, juste après cette petite pause reconnaissance.
Rixiops : Super ravie que l'histoire te plaise, j'espère que tu es encore dans les parages pour ce qui arrive ensuite. Merci pour tes encouragements.
Laura Kasprzak : Tu m'as tué de rire, je serai pas contre une adaptation Netflix (je serai aux anges oui !) désolée d'avoir disparu aussi longtemps, mais je suis de retour pour de bon ! Retour de la taupe, de Damian, des Octo, retour de l'histoire jusqu'à la fin du tome 2, ensuite on repart avec le tome 3 pour la suite. Merci d'aimer autant et merci pour ton encouragement.
SperoPatronea : Merci pour tes reviews et surtout d'avoir pris le temps de relire à chaque fois et c'est vrai tu as raison, je trouve ça logique que les victimes ne guérissent pas aussi vite et que chacun gère son traumatisme différemment, t'inquiète pas je suis de retour promis. Pour les histoires amoureuses, tu as du remarquer que je suis le Canon de JK presque à la lettre, donc… Tu verras c'est tout ce que je peux dire. (ne me déteste pas pour autant de mystère). Merci encore.
SANS PLUS ATTENDRE, UN CHAPITRE TOUT AUSSI CHAOTIQUE QUE LES AUTRES.
On devient ce qu'on pense
Le couloir était silencieux. Le passage au quartier général des Octo se fit miraculeusement sans encombre. Même Peeves ne rodait pas. Aucun son ou même lointain hululement n'était venu interrompre le fil des pensées générales. Les binômes marchant côte à côte ne discutaient pas comme avant. Le silence était plombant. Il régnait sur cette nuit.
Arrivés et installés sur le sol comme auparavant. Dos aux murs ou aux malles, les huit Gryffondors se turent longtemps avant qu'Alice ne demande la raison pour laquelle Rémus et Lily avaient été convoqués hors du cours. Au bout de quelques minutes de résumé concernant la situation de Bart Rowley et une proposition de plan de James, le débat débuta par Marlène.
- Alors laisse-moi résumer, tu veux qu'on trouve et vole un cheveu d'Evelyne Dean, qu'on prenne du Polynectar et qu'on aille à Sainte-Mangouste pour provoquer Emily Macmillan et savoir si elle est vraiment folle ou pas ?
- Oui.
- Comment nous sommes arrivés à Emily ? Questionna Peter. Nous parlions de Rowley ?
- Elle est toujours là-bas. On doit savoir si les gens qui partent à Sainte-mangouste sont en sécurité ? Si elle est encore en train de continuer son plan avec la taupe ici ? On doit bien commencer quelque part ?
- Avec du Polynectar et en se faisant passer pour l'ennemie jurée d'une malade mentale ?
- Oui.
- C'est de la folie. Intervint Dorcas.
- Je suis d'accord. Cingla Peter
Rémus fit une grimace pendant que Sirius, Alice et Lily réfléchissaient.
- Mais, pas une seule Evelyne. Proposa James.
- Tu veux dire quoi ? Demanda Rémus.
- Trois d'entre nous iront en tant qu'Evelyne, comme ça si elle est pas vraiment folle, au moins on la fera douter de ses capacités.
- On va la faire parler ? Demanda Alice. C'est ça le plan ? La faire sortir de ses gonds et la faire parler.
- Oui.
- Je me répète c'est très risqué. Assura Dorcas.
- J'avoue. Surenchérit Rémus.
Sirius et Lily étaient les seuls à ne pas avoir donné leur avis, ni leurs commentaires habituels, qu'ils soient sarcastiques ou seulement drastiques.
- Ok, admettons. Dans ce cas-là, si on doit entrer en douce à Sainte-mangouste, il y'a un moyen qu'on y aille tous.
- Comment ?
- Damian Branchard est toujours là-bas. Lily pourra entrer en tant que Lily sans se faire passer par qui que ce soit.
- Tu es au courant qu'elle est née-moldue aussi, que si Emily la voit… Déclara Peter.
- Continue… Coupa Lily.
Marlène était sur le point de chercher une suite à son idée spontanée lorsqu'elle fut interrompue par James.
- Alors Rémus peut y aller en tant que Rémus, parce que c'est le tuteur de Bart, il aura facilement une autorisation pour lui emmener ses cours.
- Sauf s'ils le déclarent fou. Conclut Peter.
- Peter, tu as d'autres propositions ? Demanda James irrité.
- Pas aussi dangereuses !
- Si on se prépare assez… Commença Alice. On pourra le faire. Il y'a combien d'étages ?
- Cinq.
- Dumas ! S'exclama Sirius en faisant sursauter le reste.
- La cousine de Damian, on peut se faire passer pour elle aussi.
- Donc pour qu'on puisse y être tous en même temps et pouvoir mener à bien notre plan. Il faut qu'on soit 5 Evelyne, une vraie Evans, un vrai Rémus et une Sabrina Dumas. Huit en totalité.
- Qui a du Polynectar prêt ?
- Moi, mais pas en aussi grande quantité. Lança Lily.
- Moi aussi, mais pas suffisamment. Déclara James.
- Donc, il nous faudra en préparer. Lança Marlène. Ce qui risque de prendre un mois, ça nous donnera le temps de voir si Bart est toujours là-bas, si Evelyne n'a pas encore eu son opération.
- Evelyne ne sera pas opérée avant le mois prochain aussi.
- Donc on doit faire ça avant qu'elle se réveille.
- On devra faire parler Emily, Lily tu interrogeras Damian pour savoir s'il a vu quelque chose et Rémus tu t'occuperas de Bart il faut qu'on comprenne s'il a fait ça tout seul ou quelqu'un lui fait subir un Imperium, s'il n'a pas été en contact avec la taupe, mais il nous faut absolument des réponses. On doit savoir si elle est vraiment folle, écouter aux portes des médecins, retrouver son dossier, voir si elle est encore en contact avec ses frères. Lily si tu as confiance en Damian, dis lui de la surveiller.
- Pourquoi il est encore là-bas ?
- Je ne sais pas, mais aux dernières nouvelles, il se faisait interroger sur sa magie et ils l'ont empêché de sortir de Sainte Mangouste. Ils disent qu'ils doivent lui faire passer d'autres tests pour voir si ce n'est pas la magie qui a rebondit sur lui, s'il est stable mentalement.
- Aux dernières nouvelles ? Vous correspondez plus ? Demanda James.
- Non. Pas récemment. Répondit Lily.
Un petit silence rempli de regard équivoque et taquin s'installa puis Peter reprit.
- Si d'ici là, il sort on fait comment ? Si d'ici là, il n'y a plus qu'Emily à Sainte Mangouste ?
- Il y'aura forcément quelqu'un qu'on connait qui finira là-bas, c'est ce qui se passe depuis deux ans. Lança Sirius avec fatalité.
- Sinon, il y'aura seulement les 5 Evelyne.
- Et moi. Lança Lily.
- Pourquoi ?
- Darius Weasley. On peut toujours lancer cette piste. Que je suis venue le voir.
Le silence se fit instantanément.
- Tu penses qu'ils vont te laisser voir le gars qui t'a attaqué ? Demanda Alice.
- On oublie quelque chose. Interrompit Rémus. Il n'y a que trois personnes majeures ici qui peuvent entrer sous leurs vraies identités. Et ce n'est ni moi, ni Lily.
- Moi, Black et Peter. Lança Marlène.
- Donc vous seuls pouvez entrer sans autorisations des parents.
- Lily pourra en avoir une exceptionnelle de Mcgonagal. Sous prétexte que tu veuilles voir ou Damian ou Darius ou même Bart.
- Mais moi non. Lança Rémus. Mon père refusera, je ne pourrais pas y aller en tant que moi.
- Pourquoi on doit y aller tous en même temps ? Demanda Peter.
- Parce que Sainte mangouste est énorme, parce qu'on ne sait pas qui on peut y trouver et parce qu'on aura besoin de renfort. Déclara Rémus.
- J'ai une autre idée. Lança Peter.
Sirius roula des yeux, Dorcas le vit et prit la parole.
- Vas-y. On doit entendre toutes les propositions possibles.
- Alice et Lily y vont pour voir Damian, parce qu'elles diront qu'il les a sauvé à Pré-au-lard et qu'elles veulent avoir de ses nouvelles. Alice tu peux avoir une autorisation de tes parents ?
- Ils voudront envoyer un cousin avec moi. Répondit Alice. Ils s'inquiètent plus depuis l'attaque de Pré-au-lard.
- On n'a qu'à proposer Fabian. Proposa James.
- Non ! Lança Alice. Tu es peut-être plus amical avec lui, mais moi il me connait et il sait quand j'ai quelque chose derrière la tête et c'est un auror bien entraîné on ne pourra pas circuler librement avec lui.
- Alors quoi ?
- Benjy.
- Quoi ? Non ! S'écrièrent James et Sirius.
- Pourquoi Benjy ? Demanda Marlène.
- Je lui fais confiance et je peux compter sur sa discrétion.
- Il me parait être plutôt à cheval sur les règlements, s'il sait ce qu'on fabrique, il ne sera pas forcément à bord. Rajouta Lily.
- Je peux lui faire confiance, je le connais bien. Faites-moi confiance.
- Non. Pas Benjy. Lança Sirius. Que dirait Frank s'il le savait en plus ! Il ne l'autoriserait jamais.
- Et qui a fait de Frank mon père pour me donner des autorisations ? Hurla Alice.
Les garçons reculèrent et fixèrent Lily, Dorcas et Marlène aussi étonnées qu'eux.
- Bon, je ne dis pas que Benjy est notre meilleure option, mais pourquoi pas. Intervint Marlène.
- Oh mais bien sûr ! Ricana Sirius.
- Tu as un problème avec lui ? S'exclama Marlène.
- J'ai un problème avec ce plan foireux oui !
- Laissez Peter finir au moins ! On verra les détails après. Intervint Dorcas.
Sirius tendit une main devant pour montrer qu'il pouvait procéder, pendant que Marlène fixait le mur d'un air qui ne présageait rien de bon qu'Alice craquait ses jointures en lançant des regards noirs vers James et que Rémus sentait que cette réunion ne se finirait pas comme ils le voulaient. Trop de tensions non gérées, trop de non-dits et de colère mal dirigée emplissait l'air de cette pièce qui avait pour but d'unifier une force. Il soupira et tourna le regard vers une Lily étonnamment résignée, voire effacée.
- La première fois, Alice et Lily y vont avec deux Evelyne. Ensuite le deuxième jour, Rémus y va pour Bart Rowley et je pense que le professeur Mcgonagal pourra lui donner une autorisation facilement pour lui envoyer les cours. Ensuite deux personnes entrent en douce en tant qu'Evelyne Dean. Le troisième jour, Sabrina Dumas y va en même temps que deux Evelyne à nouveau. Mais pas tout d'un seul coup. Ce sera suspect.
- On fera ça quand alors pour avoir autant de jours libres à Poudlard ?
- Les vacances du nouvel an ?
- Qui seraient les deux Evelyne ?
- James et moi. Lança Marlène.
- Toutes les fois ? Donc moi je ne fais rien ! Je peux savoir pourquoi je me retrouve exclue à chaque fois ? Demanda Dorcas.
- Ah non ! Sur ce coup tu n'es pas la seule ! Lança Alice.
- Ça veut dire quoi ? Selon le plan de Peter, tu pars avec Lily pour voir Damian, non ? Demanda Sirius.
- Ça veut dire faut arrêter de prendre les gens pour des cons. Ça veut dire je sais quand vous mentez ! ça veut dire…
- ALICE ? Hurla Lily.
- Ah mais vas-y toi en premier tu gardes tout pour toi. Même leurs secrets à eux !
- Quels secrets ? Demanda Rémus un peu paniqué. Pourquoi tu penses que nous avons des secrets qu'elle garde ?
- J'en sais rien ! Mais je sais que ma meilleure amie sait des choses ! Je la connais par cœur !
- Et alors ? Lança Marlène. C'est quoi vos problèmes à toujours chercher à fouiller dans les secrets des autres !
- Ah mais bien sûr toi en premier tu vas parler de cachoteries ! Continua Sirius.
- Toi ne commence même pas avec ta double vie !
- STOP ! Hurla Lily. STOP !
- Non, Lily. Octo n'est plus ce que c'était ! On a peut-être été fort l'année d'avant, mais…
- Ce n'est pas de leur faute si tu n'es jamais dans les parages Dorcas. Coupa James. Depuis que tu as un petit ami !
- Tu en as une aussi, tu devrais moins me juger !
- Je ne sacrifie pas le temps de mes amis pour elle.
- Tu as un problème contre Bilius ?
- J'explique juste pourquoi tu crois te sentir écartée, je sais que tu râles pour l'enterrement, mais Alice ne t'avait pas trouvé et on devait partir.
- Et le reste ?!
- Il a raison, on te voit moins. Tenta Rémus en regrettant aussitôt.
- Alors quoi ? Vous me punissez ?
- J'ai l'impression d'être dans une autre dimension. Marmonna Lily.
- Quoi ? Demanda Alice.
Lily recula en arrière et les regarda tour à tour, Alice était visiblement en colère depuis la lettre de ce matin, elle était également fâchée contre Lily pour les cachotteries concernant les garçons, chose qu'elle pouvait comprendre bien que ses mains soient liées. Marlène, elle ne pouvait toujours pas se trouver dans la même pièce que Sirius sans que son chagrin d'amour camouflé en haine ne se manifeste. Dorcas avait perdu le rôle de la sauveuse qui aidait le monde par ses rêves, perdu sa place d'amie avec les garçons quand elle avait brisé le cœur de Rémus, et récemment sentait sa place s'évaporer auprès des filles, elle avait un air à la fois coupable et triste. Sirius, lui semblait déterminé mais ennuyé par autant de drame, Rémus était toujours en panique face à l'accusation d'Alice. Peter, était terrifié et depuis le début de cette réunion, il tentait de raisonner les téméraires et en vain, quant à James, il paraissait porté par le chaleur des disputes sans pour autant savoir où se positionner, il voulait son groupe, il voulait qu'ils redeviennent ce qu'ils étaient, c'était pour cette raison qu'il voulait autant d'Evelyne dans un plan aussi foireux, mais Lily les vit tous enfermés dans une pièce qui les mettaient à l'étroit et pourtant ils n'avaient jamais semblé aussi éloignés.
- Je pense que je vais le dire parce qu'apparemment vous le pensez tous mais n'avez pas envie de le dire. Je pense qu'il y'a trop de tensions pour que nous réussissions à faire un quelconque plan, alors il y'a deux solutions, videz vos sacs qu'on passe à autre chose ou regardez la réalité en face et s'il y'a une personne ici en qui vous n'avez plus confiance ou avec qui vous ne supportez plus de faire équipe. Videz la salle. Trancha Lily.
- Non, elle dit n'importe quoi. On se chamaille toujours autant, ça ne veut pas dire qu'on ne peut pas dépasser nos différends. Lança James.
- Je ne dis que ce que je remarque Potter.
Sirius fixa Marlène et cette dernière sentit la moutarde lui monter au nez. Elle ne savait pas déchiffrer son regard mais il avait perdu le droit de la regarder ainsi, plus maintenant. Elle pensait avoir fait la paix avec leur manière de se séparer, elle savait qu'ils n'étaient pas destinés à vivre un conte de fée, qu'il avait une double vie dans laquelle elle ne sera jamais intégrée, mais avec toute la dignité et la maturité du monde dont elle voulait faire preuve, elle avait tout de même le cœur brisé. Il avait réussi à rire dans sa fête la seconde après leur séparation, il avait certes perdu son oncle et elle avait été la pour lui autant qu'elle le pouvait, mais il lui parlait à peine, il avait complètement fermé la porte sur elle, même sur leur amitié, et il lui brisa le cœur doublement. Elle avait même fait des choses qui ne lui ressemblaient pas, l'avait suivi tard le soir et pourtant rien de ce qu'elle découvrait ou pouvait découvrir ne la guérissait. Elle daigna jeter un coup d'œil vers lui et il détourna le regard en vitesse. Marlène prit l'incapacité de Sirius de la regarder droit dans les yeux pour une énième marque d'indifférence et elle ravala ses larmes ainsi que sa peine, puis ne dit pas un mot. Elle s'adossa au mur et se tut. Elle avait un choix, se mentir et prétendre que tout allait bien ou afficher ses émotions de manière claire et nette et s'en aller. Elle jeta un autre coup d'œil vers lui au moment où il mettait une mèche de cheveux derrière ses oreilles. Elle ferma les yeux quand son cœur se mit à tambouriner et encore une fois les larmes vinrent. Elle devait lui parler si elle voulait aller mieux, mais il ne parlerait jamais, elle le connaissait et elle irait mal. Elle prit une longue inspiration se décala du mur et vit Alice ouvrir la porte pour s'en aller.
- Je sais que je n'ai pas le droit d'en vouloir à ma propre meilleure amie de tenir des secrets qui ne sont pas à elle. Mais ce que je ne comprends pas c'est pourquoi vous quatre, vous pensez que je serai indigne de les garder. Vous me faites clairement pas confiance, donc je m'en vais.
- Alice mais de quel secret, tu … Commença Lily mais sa phrase n'eut d'écho qu'une porte claquée.
Marlène déposa un baiser sur la joue de Lily qui était debout près d'elle et fit un sourire à Dorcas, puis haussa les épaules et lança.
- Je… C'est clair, je crois. A toute Lily, passe me voir avant d'entrer.
Elle partit à son tour pendant que Sirius enfonçait ses mains plus profondément dans ses poches tout en fixant ses chaussures luisantes.
- Et moi je n'ai pas besoin de faire semblant aussi. Je n'ai pas à me justifier sur ma relation à chaque fois, j'essaie d'aider mais vous me tenez et me tiendrez toujours écartée. J'ai déjà eu affaire à ça avec vous et Lily et je préfère m'en aller aussi, je vous aime tous mais pour l'instant je vais gérer ce que je peux déjà. Déclara Dorcas en baissant les yeux.
- Tu es injuste ! Cingla Rémus.
Lily, James, Sirius et Peter furent étonnés par le ton de sa voix.
- Pardon ?
- Oui, tu es injuste, toi tu sais ! Tu sais pour moi et on en parle et tu sais que certains secrets ne sont pas faciles à dévoiler, tu en as un toi-même non ? Alors pourquoi en vouloir à qui que ce soit d'avoir des secrets ? Pourquoi penser que quelqu'un te tient écarté ?
- Je ne…
- Bref, fais ce que tu veux. Lança Rémus en levant les mains au ciel.
- Ce n'est pas que ça. Se justifia Dorcas. Tout le monde me répète tout le temps que depuis que je suis avec Bilius je n'ai plus le temps pour les autres, mais j'essaie et personne ne comprend ma situation à moi.
- Tu as raison c'est ton petit ami, il passe en premier. Lança Rémus le regard froid.
- Ah bon ? Demanda Dorcas. Maintenant toi aussi tu vas t'y mettre ? Tu veux savoir pourquoi lui c'est mon petit ami ?
- Dorcas, je n'ai pas…
- ATTENDS ! Parce que lui quand je l'ai embrassé il m'a pas repoussé !
Elle sortit à son tour en claquant la porte. Un silence s'en suivit où Lily tentait de vaincre ses émotions et le départ de ses meilleures amies.
- Putain de merde ! Tout ça à cause de…
Rémus ne finit par sa phrase et s'en alla la rage au ventre.
- Bravo Evans, brillante idée de vider nos sacs. Cingla James qui comprit que le jeune lycanthrope allait s'en vouloir à nouveau. Attends, Rémus !
Lily se retrouva seule avec Sirius et Peter.
- C'est moi qui ai fait ça ? Demanda Lily les yeux larmoyants.
- Mais non, Lily. Expliqua Peter qui s'approcha d'elle.
Elle sourit légèrement devant la gentillesse du jeune garçon. Sirius hochait la tête de gauche à droite quand le ventre de Peter fit un bruit pas très charmant. Soudain, les trois Gryffondors restant se mirent à rire.
- Je crois que je devrais aller manger, je ne suis pas habitué à sauter des repas. On fait quoi ? Plan annulé ? Demanda Peter.
- Oui. Lança Sirius.
Peter sortit s'attendant à être suivi par Sirius et Lily mais aucun d'eux n'arriva. Il tenta de rebrousser chemin mais Miss Teigne vint vers lui, alors il se transforma et prit la route des cuisines, seul.
- Allez, on y va. Lança Sirius.
Lily ne répondit pas, elle regardait la malle qui n'existait pas avant. Elle regarda tous les nouveaux artefacts, les mots de passes notés, elle vit la salle remplie de moitié des choses qui auraient fait qu'elle les aurait confisqués dans le couloir, elle vit des surnoms gravés dans le mur et vit tout un travail de recherche qu'avaient dû effectuer les quatre garçons ici. Elle tourna dans ces lieux au même moment que son esprit réfléchissait à la situation dans laquelle ils étaient, la guerre aux portes, les enfants déprimés, peureux, suicidaires, les disparitions, les morts et surtout une idée qui lui revenait souvent, Voldemort avec la frayeur qu'il suscitait réussissait petit à petit à séparer les gens. N'importe qui pouvait être la taupe, n'importe qui pouvait se faire manipuler, n'importe qui pouvait sombrer dans la peur et décider d'en finir, de fuir ou de vendre son âme. Elle ne voulait pas céder à la noirceur de ses idées, à sa tristesse, à la peur de perdre les siens, elle se battait chaque jour afin de faire de sa peine une force et ce jour-là, Lily comprit que peu importe sa peur, ce qu'elle craignait arrivait, ils seront séparés, elles les perdraient d'une manière ou d'une autre, comme elle avait perdu les autres, elle devait apprendre à se battre certes, mais seule elle ne changerait rien. Elle daigna enfin se tourner vers Sirius et prit la première décision basée sûrement sur les faits et non ses émotions.
- Je vais vous aider à trouver la signification des objets, je vais t'aider à trouver ta cousine, je vais t'apprendre à te battre comme je le fais, je vais devenir briseuse de sort, trouverai un front où me battre, je vais chercher cette taupe jusqu'à ce que je la trouve où elle me trouve et je vais aller à Sainte mangouste chercher des réponses même si je devais le faire seule. Je n'ai rien à perdre Sirius à part me battre.
Sirius la fixa longtemps en voyant en elle, la même flamme qui brûlait en lui. Et ce fut ce jour-là que Sirius comprit que Lily Evans serait son alliée pour la vie. Sirius émit ce sourire fier qui était seulement destiné à James. Lily ne fit pas attention à lui et continua à parler sans réfléchir.
- Elles vont sûrement m'en vouloir j'en sais trop sur tout. Mais je ne sais pas, j'ai l'impression que mon temps est compté que je dois faire ce qu'il faut pour arranger les choses, autant que je peux, aider autant que je peux. Elles m'en veulent déjà de leur cacher autant de trucs, mais j'y peux rien si je tombe sur vos secrets à chaque fois.
- Tu ne tombes pas vraiment dessus, tu fouines.
- Hey ! Je te signale que j'en savais rien pour tes histoires avec ta famille moi, je suis tombée dessus par hasard ou à travers Marlène. Pour Rémus, j'ai su par hasard aussi !
- En écoutant aux portes.
- Ouais. Ça je te l'accorde, mais ça partait d'un bon fond, je voulais juste l'aider.
- Je sais… Le reste c'est James qui ne peut pas la fermer quand il s'agit de toi. Si tu le laissais parler au lieu de le faire taire à chaque fois, il t'aurait sûrement raconté dans quel sens il fait pivoter sa brosse à dent pour se laver le matin.
Lily pouffa puis rougit en priant que Sirius ne remarque pas.
- Ce n'est pas ça ! C'est moi qui arrive à tirer les vers du nez des gens des fois !
- Mais bien sûr ! Parce que pour la cape c'est toi qui lui a tiré les vers du nez ? Lança Sirius avec sourire narquois.
- Tu sais que je sais ?
- Bien sûr, apparemment moi aussi il ne peut pas s'empêcher de me raconter sa vie. Lança Sirius en jetant ses mains en l'air d'un air nonchalant.
- Et tu n'y vois pas d'inconvénients que je sache ?
- Non.
- Pourquoi ?
- Dans la mesure où tu l'aurais su un jour ou l'autre.
- Ben non. Pas forcément.
- Si, tu crois bien qu'entre maris et femmes les gens se cachent...?
- Quoi ? Mais jamais de la vie on se marierait, tu es comme... !
- Beurk ! Non pas moi ! James et toi !
- Quoi? N'importe quoi...Tu... On peut y aller avant que tu commences à dire des conneries encore !
- Des conneries qui te font rougir, Rouge ? Tu es toute assortie maintenant, un peu de doré et tu ressemblerais à une guirlande de Noël.
- Black ! Tu veux te retrouver chauve !
- Ah ! tu vois que des points en communs, il me lance cette menace chaque matin.
Lily sortit en courant presque cachant le cramoisi de ses joues qui avaient décidé de chauffer dès que Sirius parlait. Elle se traita d'idiote et secoua la tête en vitesse. Le jeune Black arriva derrière elle et lança.
- Pour Sainte mangouste, on fait comment ?
- Tu veux y aller aussi ?
- Ouais, je te laisserai pas y aller seule. T'iras voir Damian ou Darius et moi je me fais passer pour Evelyne, mais t'y vas pas en Lily c'est trop dangereux.
- On fera ça que tous les deux. Tu ne le diras pas à Potter ?
- Si. Bien sûr que si, pour l'instant je crois qu'il doit forcément croire que tu leur as donné des idées pour exploser et donc il va te tenir responsable du massacre.
- Mais…
- Oui, je sais, pas de ta faute. Encore moins celle de Rémus. Je ne fais pas dans le mélodrame des autres, Rouge, je fais dans mon propre mélodrame. Pas le temps de guérir ta crise de culpabilité.
- Hey ! Oh et puis zut, j'ai oublié que toi et le tact vous avez jamais fait connaissance.
- Bon, je finis mes phrases ou tu vas m'interrompre à chaque fois ?
- Tu vas toutes les faire aussi longues ?
- Ouais.
- Que Merlin me vienne en aide.
- Donc, après la crise de Potter, il ne pourra pas t'en vouloir très longtemps, apparemment vous vous haïssez le jour et faites l'amour le soir.
- Quoi ? Hurla Lily.
- Pas dans ce sens, genre vous faites la paix quoi !
Lily hocha la tête de gauche à droite.
- Il va donc vouloir faire partie du plan à ce moment-là, il va falloir se battre contre lui, parce qu'il voudra prendre ta place si tu dois te déguiser en Dumas, parce que oui il est comme ça, très idiot mais chevaleresque et tout ça. Têtue et féministe comme tu es, tu vas lui sauter au cou et crier : « tu crois que je ne suis pas capable de me défendre Potter, dégaine ta baguette et je te montre tout de suite ! » et là il va dégainer une autre baguette…
- Black !
Lily lui donna un coup sur la tête et il éclata d'un rire rauque.
- Et d'ailleurs tu fais une mauvaise imitation de moi.
- Tu fais une mauvaise imitation de moi.
- Je retire tout ce que j'ai dit, je vais aider en rien à part t'envoyer à Azkaban.
- Ah oui ! On vit dans une époque où nos amis nous envoient en prison maintenant, pour une simple question de perception !
- Ensuite…
- Tu vois que tu aimes bien mes histoires.
- Pas vraiment, mais ça remplie le silence des couloirs.
- Ensuite, vous allez vous battre comme j'ai dit, hurler, vous regarder comme si personne d'autre n'existait autours de vous…
- Hein quoi ? Tu regardes trop de film Black vraiment, faut arrêter de te mettre devant des films moldus !
- Si tu n'arrêtes pas de m'interrompre, tu ne connaîtras jamais la fin.
- Ensuite…
- Ensuite, vous vous ne mettrez pas d'accord et je finirai par y aller avec lui en douce.
- Et là je vous tue.
- Ok, je ne veux pas encore mourir, donc, je vais faire l'arbitre encore une fois et trouver un moyen d'y aller tous les trois quitte à ce qu'on utilise la cape pour que monsieur puisse nous surveiller tous les deux en même temps et être tranquille.
- Ouais c'est mieux.
- Ah donc tu veux qu'il vienne.
- Non. Enfin, si… Enfin, je m'en fous, mais pas que vous y alliez sans moi.
- Evans ?
- Quoi Black ?
- Tu vas lui dire quand qu'il te plait ?
- Quoi ? Qui ça ?
- Rouge !
- Black !
- Ok. Je redemanderai une autre fois. Bubobulb. Lança Sirius au portrait de la grosse dame.
Elle leur céda le passage et Lily tint Sirius par le bras avant qu'il avance.
- Avant que tu partes, je ne sais pas ce qui s'est passé avec Marlène mais si tu lui refais du mal je te tords le cou et te rend chauve à vie.
- Pourquoi tu dis ça ? Elle t'a dit quelque chose ?
- Pas besoin, Sirius, je la connais.
Elle le devança et monta en courant au dortoir de son aînée. Quand Lily entra elle ne trouva que Mona dans la chambre.
- Où sont les autres ?
- Jessica prend un bain ou bien elle s'est noyée, ça fait une heure qu'elle est là dedans et Marlène…
- Me voilà. Lança la jeune fille en tirant son amie par le bras.
Elles sortirent de la chambre pendant que Marlène tirait Lily par le bras vers les étages en dessous.
- J'ai trouvé une chambre vide dans l'étage des premières années.
- Mais si elle est vide, c'est qu'elle est condamnée, tu ne peux pas l'utiliser.
- Ben il suffit de la décondamner et c'est ce que j'ai fait. Un sort de déverrouillage, un sort de duplication de ma chambre avec mes affaires et elle n'est plus condamnée.
- Tu as dupliquée tes affaires en quelques secondes ? Je suis épatée. Lança Lily en entrant dans la chambre. Tu sais qu'ils vont le savoir à la direction, demain l'elfe le dira à Mcgonagal.
- Sauf que demain il y'aura plus rien. On est en mission. Viens.
- Quoi ?
- Tu te rappelles de Daisy Macmillan ?
- La petite sœur de Stew.
- Oui. Je l'avais oublié, jusqu'à ce que je rentre tout à l'heure et que je l'entendre parler à Calyptia Johnson de toi.
- Moi ?
- Oui, toi et James, j'ai donc essayé de les espionner, mais moi je ne connais pas le sort qui permet d'écouter aux portes.
- Donc cette pièce c'est la pièce voisine de leur chambre.
- Exactement.
- Elles disaient quoi sur Potter et moi.
- Que quand elle t'a surveillé, elle t'a vu avec lui et elle était en train de dire qu'elle dirait ça à je ne sais qui...
- Tu ne sais qui ? Elle me surveille ?
- Apparemment, elle disait quand elle surveillait donc, je ne pense pas que tu sois la seule qu'elle surveille et j'ai entendu le nom de la personne parce que le chat de Mona m'a sauté dessus et je n'ai pas entendu la suite.
- Eh ben quelle coïncidence !
- Je sais la poisse oui. Donc nous y voilà.
- Pourquoi elle surveille les gens ? A qui doit-elle raconter ça ? Il fait froid ici. Lança Lily en fermant la porte derrière eux.
Lily lança un sort de déverrouillage pendant que Marlène réchauffa la pièce. Elles prirent des chaises et les collèrent au mur de droite.
- Stalagmium.
- Elles sont combien dans ce dortoir ? Lança Marlène.
- Trois. Répondit Lily du tac au tac.
- Tu connais toutes les listes ?
- Je suis préfète, je te signale.
- Ah oui ! ca se voit. Se moqua Marlène en tirant sur la queue de cheval parfaite de Lily Evans.
Lily et Marlène restèrent assises longtemps avant qu'une conversation intéressante ne les interpelle.
- Tu crois qu'on pourra le voir demain ?
- Chut. Lança Marlène. Le spectacle commence.
- Chut à qui ? C'est toi qui viens de parler. Se moqua Lily à son tour.
- Ben, il faut que tu te réveilles tôt. Lança la deuxième voix.
- De toute façon, je connais son emploi, je l'attendrai devant la salle de sortilège avant huit heures.
Marlène fronça les sourcils.
- Qui a sortilège demain à la première heure ? Demanda Marlène.
- Les sixièmes années Serdaigle.
- Tu es impressionnante Lily.
- Je vois les plannings chaque jour, c'est normal que je connaisse par cœur.
- Mais Daisy, il voudra plus de preuves. En plus, il nous a déjà réprimander la dernière fois…
- Qu'est-ce qu'il y'a de plus que ce qu'on a déjà vu ? Ils sont sortis du même placard à balai je te signale, ensuite il a pris un cours en plus pour elle.
- Mais qui te dit que… ?
- Cal, tu crois que les gens font quoi dans un placard ?
- Ah oui, tu as raison.
Lily se dit qu'elle n'était pas d'accord puisque la dernière fois qu'elle s'était retrouvée dans un placard à balai, elle était avec Potter et justement rien ne s'était passé.
- Après quand on lui donne l'info il va faire quoi, le dire à la copine ?
- Je ne sais pas. Tu sais, elle lui a vraiment fait de la peine et il est un peu têtu, il pourrait faire tout ça que pour savoir s'il avait raison ou pas, si ça se trouve il ne fera rien avec l'info.
- Chut, j'entends Edna qui revient.
- Merde. Lança Marlène. C'est la troisième fille du dortoir ?
- Oui, Edna Colough.
- Connais pas. Alors, voilà, on en saura pas plus, vu qu'il y'a l'autre fille maintenant.
- Peut-être qu'elles lui racontent aussi.
Elles tendirent les oreilles à nouveau mais l'information partagée à l'arrivée d'Edna n'avait aucune relation avec le sujet précédent.
- Tu as réussi à transformer ton verre toi ?
Marlène lança un regard certain à Lily.
- Apparemment non. Alors on en saura pas plus. Leur conversation m'a donné mal au crane, aucun prénom. Elles savent très bien de qui elles parlent sans pour autant mentionner quelqu'un et en plus, elles semblent espionner les gens.
- C'est bizarre effectivement et je n'ai pas envie de me recoltiner une histoire à la Emily Macmillan.
- Moi non plus, donc demain rdv à 7h30 à la salle commune, on mange vite fait, ensuite on va attendre.
- Mange vite fait ? lança Lily. Si tu ne veux pas qu'on les rate faut qu'on les suive depuis la salle commune.
- Donc je ne prends pas mon petit-déjeuner ?
- On demandera aux filles de nous préparer des toasts.
- Les filles ? Alice ? Alice nous en veut, Lily. Pas qu'aux garçons. Elle sait que nous savions pour Sirius, quand il était caché chez les Potter surtout depuis l'enterrement, elle a compris que tu connais Euphémia depuis seulement cet été que quelque chose a du se tramer, elle sait que nous savions que Sirius n'allait pas venir, qu'il était en sécurité. Elle a senti que nous savions la relation qu'il a avec son oncle et donc on en sait plus sur sa situation familiale qu'on laisse paraître et elle pense qu'on l'écarte parce qu'on lui fait pas confiance.
- Mais ce n'est pas vrai !
- Si.
- Quoi ? S'exclama Lily.
Marlène haussa les épaules avec désarroi et avoua difficilement.
- Je ne lui fais pas entièrement confiance, Lily.
- Quoi ?
- Alice raconte tout à Frank. Alice a toujours un préféré, que ce soit une amie ou un petit ami et Alice raconte au préféré du moment qui ne reste jamais le même. Pire encore, Alice en colère balance les vérités. Comme quand le père de Frank est mort et qu'elle s'est attaquée à Sirius. D'ailleurs je ne sais pas ce qu'elle passe son temps à raconter à Benjy et j'ai peur qu'elle lui dise sur nous, sur Octo, ce qu'on fait, le fait qu'elle ait voulu l'intégrer dans cette mission aussi rapidement me fait douter. Je lui ferais confiance avec ma vie, mais pas pour savoir se taire, je ne lui ferai pas confiance pour le secret de résidence de Sirius...
Lily fixa Marlène qui baissait les yeux pour la première fois en parlant.
- Ni celui de Rémus.
- Pardon ?
- Rémus a un secret.
- Quoi ?
- Rémus est un loup-garou, Lily.
- Je ne…
- Je les ai suivis. Mais avant que je te raconte comment, il faut que je te raconte pourquoi.
- Pourquoi tu les as suivis ? Qui ça ils ?
- Les garçons, ils l'accompagnaient au Saule cogneur.
- Tous les trois ?
- Oui.
- Tu suivais Sirius ?
Marlène fixa Lily et hocha la tête.
- Avant que tu m'expliques. Pourquoi tu ne lui dis pas ce que tu ressens ?
- Ça ne sert à rien. Je ne suis pas faite pour les relations et lui il est encore plus instable émotionnellement.
- Si je peux me permettre, lui il pensait que tu avais honte de lui et c'est pour ça que vous ne vouliez pas vous afficher.
- Alors tu sais ? Il te l'a dit ?
- Oui, ça lui échappé plutôt.
- Il te dit beaucoup de chose.
- Il pense que je suis aussi tordue que lui.
Marlène sourit.
- Tu l'es. Il a fallu que je tombe amoureux d'un mec qui a les mêmes défauts que ma meilleure amie. J'aurai pu tomber amoureuse de toi, ça m'aurait épargné des malheurs. Lança Marlène en souriant.
Lily lui prit la main et Marlène sourit d'un air défaitiste.
Flash-back.
Une semaine plus tôt.
Marlène était assise dans la grande salle avec un sentiment de manque qu'elle ne s'expliquait pas, elle venait de manger un pudding au chocolat et une tarte à la meringue, elle avait bien déjeuné et malgré le repas copieux et les desserts nombreux qui lui procuraient d'habitude satiété, elle en voulait encore, elle manquait de quelque chose. Elle leva les yeux et son cœur s'arrêta quand elle vit l'objet de ses désirs et que son cerveau comprit l'objet de son manque. Il entrait dans la grande salle seul, les yeux errants, il cherchait la suite de sa troupe. Ses cheveux étaient étonnamment brillants, et il remit une mèche qui lui tombait sur les yeux derrière son oreille. Il ne souriait pas, Sirius ne souriait jamais en entrant pas comme James qui croyait entrer dans son propre château, il souriait à ceux qui le saluaient et continuait son chemin avec son air impénétrable. Marlène continua de fixer Sirius quand il sentit son regard, il longea le sien et bleu se noya dans gris. Il continua de marcher en la regardant dans le blanc des yeux et elle vit sa pomme d'Adam bouger, aurait-il déglutit ? Elle détourna les yeux et fixa son assiette, elle n'avait pas tourné la page. La réalisation lui tomba dessus comme la batte d'un troll. Elle voulait agir indifféremment comme avec les autres, reprendre leur amitié comme il était prévu, mais penser à lui maintenant lui apportait un sentiment de douleur qu'elle n'avait jamais connu. Elle avait passé des semaines incroyables avec lui, à se cacher partout, à se chercher tout le temps, à se trouver l'un dans l'autre, à s'aimer seuls. Elle ne pouvait plus voir ses cheveux sans penser à leur odeur et à sa main glissée dedans, ni à ses mains à lui, à ses caresses, mais surtout, elle ne pouvait plus croiser son regard sans vouloir y plonger les yeux comme avant, comme quand ils communiquaient avec ou quand ils ne communiquaient pas et un regard se soldait par un baiser. Par-dessus tout, regarder son corps lui rappelait leur première et dernière fois dans leur « suite improvisée » dans la salle sur demande, la tendresse qu'elle ne lui avait jamais connue et le regard qui lui avait dit plus de chose que ses mots. Mais c'était un au-revoir, elle pensait y être préparé et pourtant toute la préparation du monde n'empêcha pas Marlène de souffrir. Elle avait refusé qu'ils s'affichent afin qu'elle ne soit pas comptée dans le tableau de chasse de Black à la fin, parce qu'elle savait que fin existerait. Elle ne voulait pas d'une relation parce qu'elle ne voulait pas s'attacher au garçon le plus indisponible émotionnellement et elle ne voulait pas qu'il en sache plus sur ses sentiments pour se protéger d'eux, elle était celle qui avait déclaré qu'ils étaient amis avec avantage seulement, elle était celle qui avait ri avec lui de leur entente et ses conquêtes quand au fond elle se torturait. Marlène savait qu'elle aurait pu être plus forte pour ne jamais lui céder et ne jamais céder à ses pulsions, mais la jeune blonde avait conclu que la souffrance était indéniable et inratable autant qu'elle touche à sa chimère, autant qu'elle se libère et cède à ses pulsions. Elle serait forte après, elle recollerait les morceaux après. La tâche s'avérait difficile et pour la première fois de sa vie, elle douta d'elle. Bien sûr, ils avaient dit que ça finirait, mais le pourquoi restait une torture pour elle. Aurait-il trouvé une autre ? A quoi bon savoir ? Se résonnait-elle. Mais la raison a-t-elle vraiment lieu d'être dans l'amour ? Marlène soupira ce matin-là et releva les yeux à sa recherche pour la énième fois. Il était à présent assis près de James et Peter. Rémus manquait à l'appel.
Marlène continua de regarder Sirius et sa cervelle se mit à chauffer, elle devait savoir qui l'avait remplacé, il avait l'air si insouciant, si indifférent. Tout était si bien dissimulé avec lui et s'il arrivait à cacher ses douleurs et ses secrets, s'il avait su garder sa résidence secrète, son passé secret, Marlène secrète, c'était sûrement le cas pour une autre. La grande blonde avait pourtant caché sa colère après l'incident du bal de Halloween, ou encore la sortie improvisée à Pré-au-lard avec James où il s'était éclaté avec des filles, mais elle ne pouvait parler quand c'était elle qui avait instauré les règles de leur relation, quand c'était elle qui lui demandait librement, d'être libre de tout faire. Elle le vit se lever et décida de le suivre quand elle fut interrompue par Ronald.
- Marlène, je voudrais te parler d'un truc.
- Maintenant ? demanda la jeune brune en suivant les maraudeurs du regard.
- Ouais c'est à propos d'Ayni.
Marlène détourna le regard et fixa son ami. Il avait une expression mitigée. Il avait l'air hagard.
- Qu'est-ce qu'elle a ?
- Pas là.
Marlène suivit son ami à contre cœur et se promit de trouver un moyen de connaître celle qui avait poussé Sirius à faire ses adieux même si elle devait y passer la nuit. Ronald tira Marlène vers le parc où il fit les cent pas avant d'exprimer clairement ce qui le tracassait réellement.
- Je m'inquiète pour elle. Un soir, elle a l'air pas bien dans son assiette et le lendemain elle jubile. Je ne sais pas ce qu'elle me cache mais il y'a vraiment quelque chose de pas net et je voulais t'en parler à toi, parce que je sais qu'à part moi, il n'y'a qu'à toi à qui elle se confie.
- Ecoute Ron, ça doit être seulement le stress des responsabilités. On devient tous un peu barge pour rien, imagine elle doit gérer la moitié de l'école avec un Serpentard de plus est.
- Tu crois que c'est lui le problème, j'ai l'impression qu'elle a plus un problème de garçon.
- Tu me dis quoi ? Tu crois qu'il se passe un truc entre elle et Doring ?
- Je ne sais pas.
- Moi non plus. Mais même si c'était le cas, je pense que si elle avait un vrai problème elle se serait confiée à toi. Ça doit sûrement être le stress, ne t'inquiète pas.
Elle tapota l'épaule de son ami, lui offrit un sourire réconfortant et passa la moitié de sa journée entre les cours et à la recherche de Sirius Black. La dernière action se soldant par un échec, jusqu'au soir. Marlène vit James et Sirius sortir de la grande salle, alors elle saisit sa chance. Peter n'était nulle part et Rémus non plus. Elle continua son chemin en se cachant du mieux qu'elle pouvait, elle les suivit quand ils se dirigèrent vers la porte d'entrée de l'école, puis qu'ils rebroussèrent chemin vers l'infirmerie, elle les vit chuchoter de loin, regarder un parchemin, sortir leur baguette et enfin arriver au couloir de l'infirmerie où ils restèrent un moment. Marlène resta silencieuse, perdue dans ses pensées. Ils agissaient comme s'ils avaient des secrets plus lourds que le simple fait de cacher des petites amies, ou de manigancer une farce. Elle devenait de plus en plus curieuse et au moment où elle décida de comprendre pourquoi autant de cachoterie afin de passer du temps dans l'infirmerie, elle les vit sortir accompagnés de Rémus et Peter.
Marlène recula d'un pas, elle ne comprenait pas. Deux étaient entrés. Quatre sortaient. Y'auraient-ils des passages secrets à l'infirmerie ? Pourquoi y étaient-ils à la base ? Où était Pomfresh ? D'où sortaient les deux autres ? Marlène ne savait pas, elle n'avait plus de temps à se poser des questions. Ces quatre garçons fabriquaient quelque chose qu'elle n'était plus en mesure de laisser passer.
C'est ainsi qu'elle les suivit jusqu'au parc, ensuite au Saule Cogneur. Elle prit le chemin parallèle afin de les voir de l'autre côté et qu'il ne la voit jamais. C'est ainsi qu'elle vit les quatre maraudeurs disparaître sous le Saule Cogneur. Ils s'étaient subitement évaporés derrière l'arbre le plus sauvage de l'histoire des arbres. Elle courut vers l'endroit où ils se trouvaient mais ils s'étaient vaporisés. Elle tenta de s'approcher de l'arbre mais ce dernier se mit à l'attaquer et avant qu'elle ne se blesse elle eut la présence d'esprit de s'éloigner. Elle rebroussa chemin, se trouva un endroit tranquille ou se cacher et resta longtemps à attendre que les maraudeurs sortent de leur cachette.
Au moment où Marlène commençait à perdre espoir, à se frigorifier les muscles et qu'elle s'était presque assoupie. Des gémissements et des son attirèrent son attention. Elle se redressa, redirigea son regard vers le Saule Cogneur et c'est ainsi que devant son regard effaré, elle vit son ami se transformer en loup-garou. Choquée de prime abord, elle ne bougea, oublia complètement qu'elle pouvait être en danger. Elle le fixa longtemps, sentit les larmes lui monter aux yeux sans réellement comprendre pourquoi et elle finit par prendre ses jambes à son cou et entrer s'enfermer dans sa chambre. Marlène se jeta sur son lit et se demanda longtemps si elle devait en parler à quelqu'un. Elle se demanda dans quel type de danger ils étaient et se demanda qui était au courant. Elle prit un bout de parchemin et se mit à écrire.
Fin du flash-back.
- A qui tu as écris ? Demanda Lily en entendant l'histoire de Marlène.
- Je crois que j'ai fait une bêtise et c'est pour ça que j'ai décidé de t'en parler.
- A qui tu as écris Marlène ?
