Je tiens à remercier encore fois toutes les personnes qui prennent le temps de me laisser des reviews, qui prennent de leur temps pour me donner leurs appréciations et qui m'encouragent à continuer même quand j'en ai pas la force.
Je remercie en particulier,
Lolaaax pour tes reviews qui donnent une motivation de fou, merci de m'avoir attendu patiemment.
Gryffinbines pour avoir pris le temps de relire la FF et me redonner tes appréciations tout au long des chapitres.
Sans plus attendre, le deuxième chapitre de la semaine. (Eh oui ! Je dois bien me rattraper de m'avoir autant attendu)
Des liens délicats
Marlène fronça les sourcils et fixa Lily longtemps.
- Je viens de te dire que Rémus est un loup garou, Lily. La seule question que tu me poses c'est à qui j'ai écrit ?
Lily se mit à mordiller ses lèvres, elle se leva et trépigna sur place, soupira puis avoua presque à contrecœur.
- Je suis au courant qu'il est loup garou, Dorcas aussi.
Marlène écarquilla les yeux puis se tapa le front. Elle visualisa brièvement les événements de l'année précédente et adressa à Lily un regard éclairé de quelqu'un qui aurait trouvé la pierre philosophale dans sa poche.
- Tu as vécu chez lui bien sûr que tu es au courant ! Et Dorcas qui se fâchait contre toi l'année dernière sans qu'on ne comprenne vraiment et surtout sans qu'on y croie à ses raisons débiles… Puis tout d'un coup, elle devient la petite amie de Bilius au lieu de Rémus… donc…
- Oui, elle a pris ses distances avec lui et elle m'en voulait de savoir et de ne pas lui dire. Tu vas m'en vouloir aussi ?
Marlène ne savait pas. Elle avait tenté de garder le secret pour elle. Elle avait tenté de passer outre le fait que cette information la gênait plus qu'il ne fallait. Elle n'avait pas peur de lui à proprement parler, mais elle avait grandi dans un monde où les loups garous étaient des êtres dangereux sans cœurs. Elle avait grandi dans une maison qui avait des peurs légitimes, des mécanismes de défense poussés et une volonté indescriptible de rester loin des problèmes, contrairement au caractère de Marlène.
- Je ne veux pas qu'il sache que je sais. Finit par lâcher la jeune blonde.
- Tu n'as pas répondu à ma question, Mar.
- Je ne suis pas en colère, juste un peu perdue. Je ne veux pas qu'il sache que je sais. D'accord ? Le jour où il voudra que je sache, il me le dira lui-même.
- D'accord. A qui tu as envoyé la lettre ?
- Je ne l'ai pas envoyé.
- Alors pourquoi tu me dis que c'est une bêtise ?
- J'ai déchiré le parchemin, mais je n'ai plus retrouvé les morceaux, j'ai peur que quelqu'un de ma chambre l'ait lu.
- Quand est-ce que tu as remarqué que le parchemin a disparu ?
- Le lendemain.
- Peut-être que les elfes avaient déjà tout nettoyé.
- J'espère.
- Tu voulais écrire à qui ?
- Dumbledore.
Lily se tut. Elle ne put s'empêcher de réaliser que ses deux amies avaient toutes deux eu le reflexe d'en informer le directeur de l'école dès qu'elles surent pour la condition particulière de leur ami. Dorcas l'avait fait dans un but extrême de faire exclure leur ami s'il le fallait, Marlène voulait-elle seulement demander des explications ou avait-elle le même mode opératoire en stock pour eux. Marlène remarqua l'air hésitant de sa meilleure amie et essaya tant bien que mal d'éclaircir le sujet.
- Je ne l'ai pas fait finalement parce que je ne sais pas quoi en penser.
- Tu l'éviteras maintenant ?
- Non. Je… Non… C'est Rémus… Je ne sais pas ce que je ressens mais je ne veux pas le repousser ou l'éviter.
- Je comprends.
Au bout de quelques minutes, les deux jeunes filles se séparèrent et chacune entra dans son dortoir, l'esprit embrumé par un trop plein de pensées pas réellement gaies ni pour l'une ni pour l'autre. Lily se mit dans son lit sans prêter attention au reste des habitants de son dortoir, elle tira les rideaux et se pelotonna dans ses couvertures le cœur lourd.
Elle ne dormit que quelques heures avant de se réveiller barbouillée. La jeune rousse se leva péniblement, déterminée à aller mener sa première mission avec son aînée. Elle descendit les escaliers et trouva Ayni dressé comme un Centaure au centre de la salle commune.
- Bonjour.
- Lily, toujours aussi matinale.
- Toi aussi.
- Tu n'as pas vu Ronald ?
- Non, je viens d'arriver.
Marlène descendit à ce moment-là et salua ses deux amies. Elle ne put s'empêcher de remarquer les grosses cernes mauves de leur préfète en chef.
- Tu es sûre que tout va bien, Ayni ? Demanda Marlène.
- Oui. Pourquoi ?
- Tu parais fatiguée et stressée. Tu es un peu inquiétante à vrai dire, je crois même que maintenant que je viens de remarquer, tu sembles avoir perdu du poids.
- Le stress de mon poste j'imagine.
- Godric soit loué, moi, on a compris que j'aurai jeté l'éponge, il y'a longtemps.
- Apparemment, tu as demandé explicitement à Mcgonagal de ne jamais penser à toi pour le poste.
- Oui. En cinquième année, je lui avais dit pour moi la seule discipline importante c'est le Quidditch.
Lily tira le coude de Marlène en voyant Calyptia Johnson arriver à la salle commune. Marlène sourit courtoisement à Ayni puis sortit en poussant Lily devant elle.
- Doucement.
- Je ne veux pas qu'elle nous voit. On les attend un étage au dessus et on surveille quand elles sortent de la salle commune, Ok ?
- On dirait que tu suis les gens souvent, toi.
- Récemment oui, apparemment.
Elles montèrent un étage et attendirent quand brusquement les escaliers se mirent à n'en faire qu'à leur tête.
- Je les hais. Fustigea Marlène.
- Chut te mets pas à hurler non plus, je te signale qu'on n'est pas sensées être aperçues.
Quelques minutes plus tard, les jeunes premières années sortirent de la salle commune, Lily et Marlène se mirent à paniquer quand les escaliers refusèrent de leur donner accès à l'étage de leur salle commune. Les deux jeunes Gryffondors étaient en train de disparaître dans le prochain couloir quand Lily et Marlène purent enfin descendre d'un étage. Elles se mirent à courir en essayant de rattraper leurs cibles, mais en vain.
- Merde.
- Pas de panique, on va attendre près de la porte du cours de sortilège.
- Oui, mais il n'y pas où se cacher dans le couloir où se trouve la classe de sortilège.
- Je peux me mettre en désillusion. Tu peux ?
- Je ne sais pas si je le maîtrise ce sort.
- Alors tu fais le guet et moi je m'approche pour écouter. Conclut Lily.
- Ok, on fait comme ça et si je siffle c'est que tu es visible et tu dois disparaître du champ de vision des filles.
- Bien. On y va.
Les deux jeunes filles accoururent vers le couloir en se demandant intérieurement et simultanément quand était-il devenu normal de douter de toutes conversations, de soupçonner tout le monde, d'espionner sans avoir de remords ou encore de vivre dans un monde aussi tordu. Le couloir était vide, hormis deux jeunes filles de Poufsouffle et Serdaigle qui discutaient près de la porte. Lily se jeta le sort à elle-même dès qu'elle entendit des pas arriver, Marlène fit de même dès qu'elle se trouva à quelques pas de la porte de la classe à l'opposé du couloir. La grande blonde vit passer Stew Macmillan devant elle et se demanda pourquoi il empruntait le chemin inverse pour arriver en cours. Il ne pouvait pas venir de la tour de Serdaigle et passer par l'endroit où elle se trouvait. Elle retint son souffle et se colla au mur de pierre derrière elle. Lily qui regardait les élèves se réunir petit à petit remarqua les deux jeunes Gryffondors de première année, faire un coucou de la main. Elle ne se tourna pas de peur d'attirer l'attention ou faire un quelconque bruit. Elle se décala pile avant que le passant ne l'écrase. Soudain, il s'arrêta. Stew Macmillan, revint sur son pas et pivota d'un coup sec, il avait senti quelque chose le frôler, il avait senti le pied de Lily le toucher. Il tendit la jambe en tâtant le sol. Lily fit un bond en arrière et se cogna avec la porte de la classe derrière elle. Elle retint son souffle, son cri de douleur et ne bougea pas son bras pour repousser la poignée de la porte qui menaçait de s'enfoncer dans son dos. Stew n'allait pas laisser tomber, elle le savait, au moment où il venait vers elle en fronçant les sourcils, sa petite sœur le rappela impatiemment. Il renifla et jeta un dernier coup d'œil vers l'endroit où était camouflée Lily avant de se diriger vers Daisy. Lily avait le cœur qui battait à mille à l'heure, elle se décala doucement et malgré la frayeur que lui procura cette crise à peine avertie, elle les suivit. Elle n'avait pas pris des risques aussi considérables pour détaler à la moindre infortune. Stew, Daisy et Calyptia avaient l'air de manigancer une guerre, tant leurs expressions étaient alertes. Elle s'approcha de nouveau, mais ne put entendre plus. La foule, le bruit incessant, les élèves menaçant de l'écraser en raison de son occultation de plus en plus difficile à maîtriser... Chaque seconde, un obstacle en plus venait l'éloigner de la seule discussion qu'elle voulait entendre. Elle détourna les yeux et vit Marlène qui était devenue parfaitement visible debout au fond du couloir, un regard fixé sur leurs cibles. Lily pria Morgan, Merlin ou même Jésus que cette dernière le remarque avant que Stew ne devienne plus susceptible à comprendre ce qui se tramait sous son nez, littéralement. Lily réussit à s'approcher à nouveau bien qu'avec des obstructions de partout.
- Je les ai vu moi-même, crois-moi. Murmura la plus jeune des Macmillan.
- Si je lui posais la question, elle nierait de toute façon et ce n'est pas comme si je comptais lui demander, je sais très bien ce qui se passe dans les histoires comme ça. Après tout Emily en a payé le prix.
- Emily a perdu la tête.
- Eh bien, figure-toi que ça peut arriver à tout le monde.
- Sûrement. Maintenant, tu veux qu'on fasse quoi ?
- Continue de surveiller et me dire ce qu'il se passe, jusqu'à ce que je les trouve moi-même, dès que tu entends une possibilité de réunion entre eux, tu m'en informes ok ? Je veux les surprendre… Allez oust. Je dois rentrer maintenant. Fais gaffe à toi sœurette.
- Promis.
Lily revint en courant vers Marlène qu'elle poussa en vitesse vers l'autre couloir. Malheureusement pour elle, Stew avait déjà remarqué la présence de la blonde dans ce couloir même, pas que Marlène puisse un jour passer inaperçu. Il n'eut pas le temps d'aller vers elle ou même de finir de froncer ses sourcils que sa vision changea.
- Cours.
Elles coururent aussi vite que possible. Les couloirs bondés, les cartables qui traînaient, les deux jeunes filles eurent l'impression de passer une épreuve du tournoi des sorciers pour pouvoir atteindre le hall près de la grande salle. Elles étaient à bout de souffle, portant une crampe pour l'une et un point de côté pour l'autre. Lily qui était toute aussi visible que Marlène, à présent, s'affala à même le sol près de sa meilleure amie. Avant même d'avoir repris leur souffle, une ombre se posta en face de leurs chaussures et elles levèrent la tête afin de faire face à leur interlocuteur.
- Mesdemoiselles que faites-vous ici ? Demanda Minerva Mcgonagal avec un regard suspicieux.
Avant même d'avoir repris leurs esprits, elles se levèrent d'un bon et ouvrirent la bouche à la recherche d'un mensonge qui aurait pu changer le regard de la directrice de Gryffondor.
- Je n'ai pas cours ce matin et Lily pourchassait bien sûr des enfants en manque de punition.
- Lily, en cours maintenant. Ordonna la sous directrice. Vous êtes en retard.
- Tout de suite professeur.
Ainsi Lily repris sa course devant le regard inquisiteur de sa directrice de maison, sans avoir eu l'occasion de raconter quoique ce soit à Marlène. Elle finit par courir à nouveau et arriva quinze minutes en retard à son premier cours de la journée. Son professeur fantôme ne fit nullement attention à son arrivée, contrairement aux Serpentards et le peu de Gryffondor présents. Le reste de sa journée se passa en parcours du combattant, après son cours de potion, elle passa une heure dans le cours de Fabian à essayer de suivre en se battant contre ses pensées emplies d'énigmes, ou à se demander où se trouvait Potter, elle n'eut pas le temps d'aller déjeuner ou retrouver Marlène car elle fut appelée par sa directrice de maison pour lui donner les comptes rendus de ses cours particuliers avec Emma Bigby. Elle enchaina ensuite par son cours de sortilège et quand arriva enfin 16h30, Lily devait se réjouir, puisque les cours pour cette journée étaient tous achevés. Seulement, la jeune fille se sentait flotter dans son propre corps, affamée, fatiguée, manquant de sommeil, elle se déplaçait en ayant l'impression d'être de la même consistance que Nick quasi sans tête. Une journée qui avait commencé au pas de course, avec une Lily ignorée par Alice en cours, grondée une fois par son manque de concentration et deux fois pour son arrivée en retard en cours. Elle devait pourtant raconter à qui semblait s'y intéresser la conversation du matin, mais Marlène ne finissait ses cours que deux heures plus tard. Elle décida alors d'aller manger un morceau quand elle se rappela son rendez-vous à la bibliothèque avec Potter.
Elle pesta contre la montre, les couloirs, l'immensité du château et remercia ces chaussures d'être aussi conciliant. Elle reprit alors sa course ignorant encore une fois les protestations de son estomac. Arrivée devant la porte de la bibliothèque, elle n'entra pas, décidant de l'attendre afin de ne pas se laisser le temps de commencer leur nouveau devoir assigné sans lui. Elle attendit longtemps avant de comprendre que le jeune garçon ne viendrait pas. Il n'avait assisté à aucun cours sauf celui de potions du matin, depuis, lui et Sirius avaient tout simplement disparu.
Lily se demanda s'ils n'avaient finalement pas commencé leur mission sans elle, et c'est ainsi que de toutes les émotions faisant la course en Lily, la colère prit la tête. La jeune rousse dont les cheveux étaient enchevêtrées et indisciplinées, se remit à gambader vers la guerre en commençant par la salle commune. Elle ne trouva aucun d'eux et impulsivement décida d'enfreindre le règlement et aller toquer à la porte de leur chambre de dortoir.
Personne n'ouvrit.
- Stalagmium.
Silence Radio. Elle rebroussa chemin vers le QG et entra en trombe surprenant seulement Rémus avec une panoplie d'ingrédients qu'elle reconnut comme la moitié des composantes de la potion Polynectar.
- Tu m'as fait peur ! Qu'est-ce que tu fais ici ?
- Où sont Potter et Black ?
- James est avec sa copine et Sirius est…
Il haussa les épaules en hochant la tête de gauche à droite, lui signifiant qu'elle ne voulait sûrement pas savoir. Elle respira longuement et s'affala au sol.
- Tu as quelque chose à grignoter ?
Il sortit une barre de sa poche et lui tendit sans rechigner.
- Tu as l'air sur le point de t'évanouir ou de tuer quelqu'un, un mix effrayant.
- Je n'ai encore mangé aucun repas, j'ai passé une journée de folie.
- Pourquoi tu cherches les garçons ?
- Parce que Potter et moi on devait travailler sur le nouveau projet de DFCM.
- Vous êtes encore tombé ensemble, même si Strolley a changé les binômes ?
- Qu'est-ce que tu crois ? La chance est toujours de mon côté !
Rémus sourit.
- Bref, quand il m'a laissé en plan et que j'ai remarqué que lui et Sirius avaient disparu, j'ai cru qu'ils pourraient être en train de planifier une escapade à Sainte mangouste.
- En plein jour et en plein cours ? Même eux ne sont pas aussi zélés pour un plan aussi foireux.
Elle se mit à frotter ses yeux quand Rémus sortit une autre tablette de chocolat. Elle la prit, lui sourit et posa la tête sur la malle à ses côtés puis se tut. Rémus se concentra à nouveau sur son chaudron, laissant Lily à son aise.
- Qu'est-ce que tu fabriques ? Il te manque les Chrysopes ? Depuis quand ton mélange mijote ?
- 17min.
- Au bout de 80min, tu dois ajouter 4 sangsues, je n'en vois que 3 et aucunes Chrysopes. Rémus, où est le reste des ingrédients ?
- En cours de réception.
Elle se redressa, recroqua un morceau de chocolat et écarquilla les yeux.
- Sirius est parti voler tout ça, n'est-ce pas ?
Il ne dit pas un mot.
- Ils se sont partagés les taches, ils ont du te ramener les autres ingrédients pendant que nous étions en cours et bien sûr ils ne sont rentrés en cours de potion que pour prendre le Sisymbre qu'on a utilisé aujourd'hui même en cours.
- Tu es trop futée pour ton propre bien.
- Ils auraient pu me demander, j'ai encore des sangsues, j'ai aussi le Polygonum. Pas besoin de voler. Et comment ça se fait que Potter a abandonné s'il manque encore des ingrédients ?
- Vu que c'est lui qui s'est donné du mal pour les sangsues, le Polygonum et le Sisymbre, il a chargé Sirius de finir seul pour qu'il puisse voir sa petite amie.
- Alors qu'il m'avait explicitement demandé d'aller travailler à la bibliothèque ! J'ai laissé tombé mon déjeuner pour avancer dans ce satané projet en vitesse, il a même pas eu la décence de me prévenir !
Rémus la regarda d'un air désolé qu'elle balaya d'un revers de main.
- C'est Potter, c'est le contraire qui m'étonne venant de lui. Tu sais quoi, laisse-moi finir cette potion, où est le mortier ?
- Il doit être quelque part par là.
Rémus céda sa place à Lily à la recherche du mortier. Elle le vit fouiller près de la malle et sa curiosité fut piquée à vif.
- Combien vous avez trouvé d'objets jusque là ?
- Trois. Répondit Rémus simplement.
- Il va les donner quand à Fabian ?
- Je ne sais pas encore, mais bientôt.
- Tu en penses quoi ?
- Je pense que…Oh tiens… Lança Rémus.
- Il est trop petit ce mortier. Expliqua Lily.
- Attends, il y'a un autre.
La porte s'ouvrit laissant passer James. Il stoppa net lorsqu'il vit Lily derrière le chaudron entourée du reste des ingrédients.
- Qu'est-ce que tu fais ici ?
- C'est pas à toi de poser des questions, ou sinon demandes-toi où tu étais ?
- Où j'étais quand ?
- On devait travailler sur notre devoir à la bibliothèque. Cingla Lily. Tu étais tellement pressé d'aller peloter quelqu'un que tu as oublié que c'est toi qui m'a en plus demandé de le commencer aujourd'hui.
- Dans la mesure où on en pas reparlé aujourd'hui, j'ai oublié.
- Je dois te donner un Rapeletout maintenant ? Je ne suis pas ton elfe, je ne vais pas te suivre pour te rappeler un rendez-vous que toi tu as planifié ! Grandis un peu !
- J'ai oublié ce n'est pas sorcier ! Se défendit James.
- Bien sûr, rien ne l'est pour toi.
- Tu veux passer tes nerfs sur moi vas-y. De toute façon…
- Je ne passe pas mes nerfs sur toi ! Aie la décence de t'excuser quand tu as tort, ce n'est pas sorcier ! Imita-t-elle en envoyant des éclairs avec ses yeux.
- J'ai une vie Evans, c'est juste normal pour moi d'oublier ce détail.
- Détail ! Une vie ! Argh !
Lily se leva en vitesse et faillit renverser le chaudron. Elle poussa un cri étouffé, heureusement Rémus eut le reflexe de l'attraper à temps.
- Ça fait une journée de travail qui allait partir en l'air parce que…
- James. Stop. S'il te plait ! Elle était juste en train d'aider.
- Tu sais quoi je m'en vais.
James claqua la porte et sortit en trombe en pestant contre eux tous. Il n'allait pas s'excuser d'avoir oublié un rendez-vous. Il n'allait pas s'excuser de quelque chose qu'il n'avait pas faite pour la simple est unique raison qu'il n'avait pas oublié. Loin de là, une part de lui voulait réellement passer plus de temps avec elle, mais il avait pris peur. Il était certainement plus effrayant pour lui d'avouer une peur, même entre lui et lui-même, mais ce matin-là en cours de potion, James Potter n'avait pas pu en vouloir à Lily plus longtemps. Il avait fallu qu'il la voit jouer nerveusement avec sa lèvre lorsqu'Alice continua de parler froidement, il avait fallu qu'il la remarque quand elle avait l'air obnubilé par des pensées qui la rendaient préoccupée voire triste, il avait fallu qu'il sente et comprenne sa détresse pour oublier que la veille il la prenait pour responsable de la séparation du groupe. Il avait fallu qu'il la voit pour qu'il perde sa force de conviction à nouveau pour que colère se transforme en compassion et besoin de protection. Il avait eu peur. James Potter avait eu peur de savoir qu'il ne supporterait pas que malheur lui arrive, surtout lorsque Sirius lui avoua qu'elle comptait se battre. Ainsi, il avait choisi de l'éviter, éviter de lui céder, éviter de l'apprécier et de s'approcher d'elle encore plus. Il avait une petite amie presque parfaite et Lily n'avait jamais voulu de lui.
Sirius arriva dix minutes seulement avant la fin de la préparation de la première partie de cette potion, il vit une Lily assise à califourchon en train de farfouiller dans une malle seule.
- Où est Rémus ?
- Il est parti me chercher à manger.
- Pauvre toutou. Je le laisse cuisiner ici, lui il préfère jouer à l'elfe.
- Donne-moi les ingrédients vite au lieu de lancer des idioties à nouveau.
Lily passa le reste de son après-midi à aider ses deux amis à peaufiner la potion, elle mangea un toast concocté par Rémus et but un jus de citrouille qui lui donna un tant soi peu d'énergie.
- C'est bon, maintenant ce sera fin prêt dans presque trois semaines. En attendant, on a mon stock et celui de Potter.
- Je ne m'y habituerai jamais à son look de boue. Lança Sirius en faisant une grimace.
- A son goût non plus.
- Maintenant qui va aller farfouiller pour trouver où ils cachent Evelyne ? Demanda Sirius.
- Je pense que c'est James qui va y aller. Proposa Rémus.
- Je pourrais y aller. J'ai de meilleurs rapports avec Madame Pomfresh, elle ne me demandera même pas ce que je fais à l'infirmerie.
- Tu me choques des fois. Tu es au courant que tu dois chercher une fille que tu as essayé de sauver il y'a un mois et qui est entre la vie et la mort cachée dans un endroit que personne ne voit et respirant dans un mécanisme compliqué, pour couronner le tout tu dois lui faire une très mauvaise coupe de cheveux.
Rémus se mit à rire devant le regard de Lily.
- Oui je sais. Et ?
- C'est plus au moins interdit selon tes codes de morales.
- Pas plus interdit que d'entrainer des enfants au combat, d'utiliser une salle et un étage interdit, que de boire ou de se retrouver dans cette salle même, utiliser du Véritaserum, du Polynectar… Je continue ?
- Je t'aime bien finalement. Lança Sirius.
Elle sourit en hochant la tête.
- Je dois y aller. Déclara Lily en regardant sa montre. Je…
- Compte sur nous pour t'informer du reste du plan.
- Même si votre meilleur ami me hait.
Rémus et Sirius s'échangèrent un regard puis éclatèrent de rire.
- Ah oui ! Quelle haine. Se moqua Sirius.
Elle haussa les épaules et sortit à la recherche de sa meilleure amie. Marlène était assise dans la salle commune avec un devoir à la main qu'elle n'avait sûrement pas encore commencé.
- Je n'en reviens pas que j'ai mes ASPICS cette année. Où tu étais passé ?
- Longue histoire. Il faut absolument qu'on s'isole maintenant. Je n'arrive plus à savoir qui nous écoute, nous espionne ou nous veut du mal.
- Arrête Lily. La paranoïa c'est moi, toi, tu vois toujours le meilleur dans les gens.
- Ben, peut-être qu'il faudrait que j'arrête.
Les deux jeunes filles finirent par trouver un endroit calme dans cette école qui n'inspirait plus aucun calme et la rousse s'attela à narrer la discussion entendue ce matin-même entre Stew et Daisy Macmillan.
- Bon sang, tu crois qu'elle est la taupe ?
- Comment elle aurait pu ? Elle est en première année. Tonna Lily.
- Il a l'air super louche, au début, je me disais peut-être qu'il parlait de toi et James, mais là, je ne sais pas.
- Je ne comprends pas non plus, on est parti sur la base qu'elle m'espionnait mais là je ne sais pas de qui ils parlent, qui se réunissent… Tu crois qu'il parle des Octo ? Il avait un ton tellement autoritaire.
Marlène hochait la tête en tapotant sur son menton.
- Alice avait commencé à faire des recherches sur cette famille sans succès, et le fait que les Macmillan restant à l'école soient aussi louches, me fait penser qu'on doit vraiment chercher d'autres personnes qui puissent être liés. Cette famille est aussi folle que les Black on dirait, il est absolument impératif qu'on creuse sur ça Lily.
- Tu penses quoi ? Que la taupe a un lien de parenté avec eux et qu'on le sait pas ? Qu'elle est à l'école ? ou a accès à l'école ?
- Tout est possible.
- Comment on va chercher ?
- Je vais devoir parler à ma grande famille de sang-pur. Cingla Marlène. Entre sang-pur, ils sont tous liés. C'est une piste à creuser pour trouver la taupe.
- Ok. Il y'a autre chose, c'est à propos d'où j'étais après mes cours.
- Je sais ce que tu vas me dire, tu vas quand même essayer de partir à Ste mangouste.
- Oui.
- Bien, avec les maraudeurs.
- Oui.
- Dis le moi, si jamais tu as besoin d'aide, mais de loin ok ?
Lily prit le bras de Marlène et la tira vers elle avec une étreinte inattendue.
- Merci de ne pas m'en vouloir pour ça.
- Juste fais ce que tu as à faire ok ? Je préfère prendre mes distances des maraudeurs pour l'instant. Mais pour toi, je suis là ok ?
Lily hocha la tête en se demandant si Marlène s'éloignait aussi de Rémus pour ce qu'il était. Elle chassa immédiatement ces interrogations et sourit à son amie.
Elle finit par entrer dans sa salle commune seule, laissant Marlène rejoindre l'équipe de Quidditch pour un entrainement tardif. Lily marcha lentement en réfléchissant à un plan afin d'approcher Evelyne, elle ne remarqua pas Severus qui venait de faire un détour de sa ronde afin de la surveiller. Elle ne remarqua pas non plus l'air hésitant qu'il affichait et le regard qu'il posait sur elle. Severus Rogue avait été en colère qu'elle pardonne à tout le monde sauf à lui, en colère qu'elle soit de plus en plus proche de James Potter et Sirius Black, il avait été déçu et pourtant impuissant, lui dont les ressources ne tarissaient pas n'en avait trouvé aucune afin de reconquérir Lily. Sauf peut-être hair plus fortement James, hair accessoirement Sirius et garder en tête qu'un jour avec ses nouveaux amis, il détruira leurs vies comme ils avaient détruit la sienne. Il s'arrêta de marcher et regarda la crinière rousse disparaitre avant de soupirer et remplaça le souvenir de sa nostalgie par ces nouveaux souvenirs, ceux qui le rendaient fier.
Flash-back.
Première semaine de Décembre, Severus réussit enfin à coincer Bastien Avery seul sans Yaxley en pleine journée. Il interpella son ancien camarade de chambre et lui proposa une promenade dans le Parc.
- Par ce froid ? Tu veux pas non plus faire une promenade sous le lac non ? Ironisa Avery.
Severus sourit calmement de ce sourire dont il était connu, un sourire discret, rare et suffisant. Il hocha la tête lentement et murmura.
- Au début de cette année, nous avons eu une discussion ensemble et tu m'avais fait une promesse, tu t'en rappelles ?
- Bien sûr, mais tu ne crois pas que ce soit le mauvais endroit de parler de ça ? Lança Avery en toisant les alentours. Père est toujours…
Il ne finit pas sa place pour une raison que Severus ne connaissait pas. Ce n'était pas du tout un secret que le père de Bastien était un Mangemort localement connu qui avait été attrapé par Alastor Maugrey lui-même. Avery devait attendre le baiser du détraqueur d'un moment à un autre avant que miraculeusement, ce dernier se voit seulement confié à Azkaban à vie.
- Je sais mais tu avais promis qu'avec mes avancés en Occlumancie, il me mettra en relation avec tu-sais-qui.
- Je sais… Je sais… Chuchota le jeune Avery. Tu veux que je communique comment avec lui, il nous faut un plan pour aller le voir à là-où-tu-sais ou un adulte en qui nous avons confiance pour lui envoyer notre message et tu le sais…
Severus s'arrêta brusquement de marcher et se mit devant son ami de longue date.
- Je ne te mettrai pas la pression autrement, mais tu sais que je deviens majeur dans exactement un mois. Je ne veux pas attendre plus… Je veux ce que nous a raconté ton père, je veux…
- Chut… Rogue bon sang, depuis quand tu es aussi impatient. Tu m'as toujours donné froid dans le dos, tellement tu es lent… Et maintenant ?
- Maintenant, si tu vois un peu ce qui se passe autours de toi, tu comprendras que la patience n'est plus d'actualité. Alors, ton père va tenir sa promesse ou non ?
- Bien sûr pour ton avancée et pour ce qu'ils m'ont demandé à moi.
- Alors, si ce que tu dis est vrai, qu'il va nous ouvrir des portes, je connais un adulte qui peut nous aider à le joindre… Tout ce qu'il me faut c'est une sortie à Pré-au-lard et une chouette que personne ne connait même pas celles de l'école.
- Vos classes ! Hurla le professeur Mcgonagal en lançant un regard noir à Severus.
- Elle te déteste plus que moi. Cingla Avery en riant.
Severus savait que Minerva Mcgonagal l'avait dans le collimateur depuis un moment et justement, chose que n'arrivait pas à assimiler Bastien Avery, les temps avaient changé et il était devenu impératif de passer à l'acte le plus rapidement possible. Rogue avait besoin de protection, car dans le château Rogue était sous surveillance.
Fin du flash-back.
La semaine qui suivit ne s'avéra pas de tout repos, non plus. Alice était devenue irritable et à la fin même de la semaine, elle annonça à Dorcas qu'elle avait décidé de faire une pause de sa relation avec Frank. James passait plus de temps avec sa petite amie, au grand dam de ces amis qui se hâtaient à la tache afin de planifier leur escapade à Ste Mangouste. Tout se déroulait à pas de géant pour les maraudeurs, Lily et les autres filles, pour les préfets et l'ordre du phénix. Des jours qui passaient comme des minutes, tellement les esprits étaient remplis, les tâches nombreuses et la guerre et les titres de la gazette alarmant.
- Professeur Dumbledore.
Le directeur de l'école regarda Minerva par-dessus ces lunettes avec un air calme qu'elle lui reprocha intérieurement.
- Professeur, Adeline s'inquiète de cette attente. Ils devront opérer Evelyne Dean dans quelques jours au maximum.
- Qu'a-t-elle dit sur l'était de Rowley ?
- Elle n'était pas sensée se trouver à Sainte-mangouste vous savez, elle a pris un risque pour nous.
- J'en suis conscient. A-t-elle trouvé un psychomage adéquat ?
- Pas à ma connaissance. Le jeune homme est bel et bien réveillé, mais son cerveau non on dirait. Il ne réagit pas et refuse de parler à qui que ce soit. Elle m'a aussi parlé de Damian Branchard.
- Devrais-je me procurer un bureau au sixième étage de Sainte-mangouste ?
- Professeur ! Ces enfants se retrouvent dans cet état tous en raison d'un malheur qu'ils ont subi directement ou indirectement lié à vous-savez-qui.
- J'en ai bien conscience Minerva. Mais pensez-vous que j'échoue dans mon poste en laissant chaque année des élèves de mon école dans des états qui laissent à désirer, finir à Sainte-mangouste ?
- Bien sûr que non Albus. Lança Minerva avec douceur.
Albus Dumbledore émit un demi-sourire doux en entendant son prénom. Elle daignait rarement lui accorder cette familiarité malgré leur profonde amitié.
- Donc, Damian ?
- Il est instable. Profondément instable.
- Il parle de magie que personne ne connait, il n'est pas instable peut-être seulement différent, visionnaire…
La sous directrice hocha la tête en signe de reddition et croisa les bras sur sa poitrine en soupirant.
- Nous sommes dépassés.
- Nous avons l'aide nécessaire. Déclara Dumbledore sereinement.
- Nous ne pouvons pas intégrer l'ordre à nos histoires de Poudlard.
- Mais nous pouvons intégrer des étudiants de Poudlard à nos histoires et à l'ordre et vous le savez.
- Vous m'avez déjà présenté vos arguments et m'avez convaincue à moitié, nous avons déjà parlé de ce plan et pourtant vous savez que ça nous prend du temps pour le mettre en place.
Dumbledore se leva soudainement et leva sa baguette en la dirigeant aléatoirement vers l'un des portraits des anciens directeurs faisant relever les sourcils de quelques uns d'entre eux.
- Depuis que certains élèves ont trouvé facile l'accès à mon bureau, j'ai emprunté un objet dont je ne comprends pas parfaitement l'usage…
- Pardon ? Demanda Minerva qui ne comprenait ni le changement de sujet, ni le contenu même de ce sujet.
- Je l'ai emprunté à Maugrey, je trouve ses inventions ingénieuses. Un tantinet paranoïaque, mais brillant.
- Professeur de quoi… ?
- C'est ainsi que je sais que…
Il ouvrit la porte à la volée, faisant bouger les escaliers à colimaçon à une cadence rapide quand Ludwig Strolley se trouva entrainé en vitesse par un vent léger vers le bureau du directeur. Il regarda avec effroi la porte claquer derrière lui et ses pas le porter presque vers le fauteuil faisant face au bureau impérial. Minerva fixa cette scène d'un air dérouté et attendit que l'un d'eux daigne parler.
- Vous m'épaterez toujours professeur. Je n'avais même pas rendez-vous. Comment vous avez su que je venais vous voir ?
Dumbledore se contenta de hocher ses épaules, offrit un sourire narquois au professeur de Défense contre les Forces du Mal tout en lui tendant une assiette remplie de Suçacides.
- Professeur Mcgonagal, vous paraissez moins exténué que moi. Comment vous faites ?
- Je sors ma baguette plus souvent, sûrement.
Ludwig émit un rire franc et se mit à parler.
- J'aurai besoin d'un remplacement rapide cette dernière semaine avant les vacances. Je dois absolument me déplacer à Londres pour une affaire familiale urgente. Je suis désolé de devoir l'annoncer aussi tardivement. Ma sœur vient d'avoir un bébé et elle est dans un état critique…
- Combien de jours vous serez absent ?
- Un total de cinq jours.
Dumbledore et Mcgonagal s'attelèrent alors à partager les cours de Défense Contre les Forces du Mal de la semaine qui suivit entre le professeur Quirinus Quirrel le nouveau professeur d'étude de moldu et Fabian Prewett.
Ludwig Strolley sortit du bureau en soufflant bruyamment. A peine avait-il atteint son bureau qu'il vit deux jeunes filles l'attendre de pied ferme.
- Mademoiselle Clagg, mademoiselle Faucett. Que me vaut cette visite ?
- Je voudrai vous parler de mon devoir professeur.
- Et moi je voudrai vous parler de ma retenue. Lança Clagg.
- Mademoiselle Faucett, vous m'avez dit ce matin avoir une ronde ce soir, donc vous voulez revoir votre projet tout de suite avant que je le valide. Vous avez eu un problème avec votre binôme ?
- Oui professeur.
- Mademoiselle Casey Clagg, vous revenez me voir plus tard, la jeune préfète n'a pas d'autre possibilité.
- Mais professeur…
- Soyez gentille, Clagg. Où est passé la solidarité féminine ?
Casey rougit malgré elle et rebroussa chemin pantoise. Miranda Faucett suivit son professeur en priant qu'elle ne passe pas sa requête à rougir au lieu de défendre son cas.
La jeune joueuse de Gryffondor s'empressa d'entrer dans la grande salle quand elle aperçut son petit ami à moitié endormi. Il avait la tête posé sur le creux de sa main droite, sa crinière dépassait celle des autres de moitié et un regard fixé Morgan savait où. Elle s'approcha de lui tout sourire lorsqu'elle finit par suivre la trajectoire de son regard et atterrit dans le dos d'une jeune fille à la crinière tout aussi attirante. Celle d'un roux vif. Il prit un verre de citrouille et se tourna vers Marcus qui venait de lui poser une quelconque question. Casey refit quelque pas en arrière et décida de prendre son petit déjeuner aussi rapidement que possible près des jumelles Peadlmer. Ces dernières mangeaient également en vitesse tout en finissant en même temps un devoir qu'elles avaient oublié.
Casey fut attirée par un titre de la gazette du sorcier qu'elle tira de sous un bol d'un coup sec, faisant presque renverser son bol de céréale.
Soudainement, le rythme déjà en mutation de tout le monde prit fin instantanément dans un même souffle, une semaine seulement avant Noël, les mauvaises nouvelles tombèrent comme un seul et même torrent unifié.
« Disparitions en masse et une mort avérée »
