33. Diviser pour régner
" Est-ce que j'ai de nouvelles résolutions ? Sûrement ! Je devrais continuer à faire ce truc où je me fixe des objectifs et essaie de les atteindre. C'est marrant, c'est quand j'ai compris que je pouvais mourir n'importe quand, que j'ai commencé à vouloir me fixer des objectifs ? A quoi bon ? Qui saurait où je serai d'ici un an ! Alors… Bon, nous sommes le 1er Janvier 1977, je suis dans une salle de classe vide et j'apprends à faire un Patronus corporel. On reprend les cours dans deux jours, soit Lundi 3. J'espère que cette année finira avec moins de morts, que la jeunesse redeviendra insouciance et non préparation à la mort, j'espère que ceux qui comptent seront toujours là, et ceux partis reviendront parce que la vie est trop courte. J'espère que nos morts se portent mieux que nous et que ma force ne vacille plus, que mes démons ne reviennent plus, que je ne perde plus le contrôle."
Lily appuya sur le bouton pour éteindre son enregistrement sur le magnétophone portable et reprit sa baguette en tentant de trouver un souvenir heureux. Cela faisait trois jours qu'elle avait à nouveau repris son rythme accéléré des entraînements et qu'elle avançait à pas de géant dans ses cours. Elle n'avait plus reparlé à Alice, Marlène était revenue hier soir, mais n'était pas encore apparue et Sirius et Rémus s'entraînaient dans la salle sur demande aménagée par ses soins. Dorcas et Bilius n'étaient pas encore de retour et Peter ne revenait que ce soir.
Damian avait déjà écrit à Lily et dès qu'elle reçut la lettre, elle s'attela à comparer l'écriture avec le mot accompagné de son nouveau bracelet, mais elle ne put réellement décider si la ressemblance existait ou non.
Lily finit par sortir à midi de sa classe vide afin d'aller remplir son ventre tout aussi vide, elle passait près du bureau du professeur Ludwig Strolley quand elle vit Casey Clagg lui sourire d'un sourire qu'elle n'offrait d'habitude qu'à James Potter. Lily chassa ses doutes de la tête, mais l'inclinaison du corps de Casey sur la porte, la main de cette dernière qui s'approchait dangereusement de la main du professeur posée nonchalamment sur l'embrasure de la porte, ne prêtait pas à confusion.
- Alors au moins, si je dois avoir cette retenue coûte que coûte, soyez celui qui me surveillera, pour pas que je dérape… J'ai tendance à vite m'oublier.
Lily n'en crut pas ses oreilles. Il était impossible qu'elle ait bien entendu. Casey Clagg n'était pas ce genre de fille. Bien qu'elle sache que la plupart des filles de l'école était en compétition pour pourchasser le beau, fort et intelligent professeur. Bien qu'elle ait vu plusieurs scènes qui frôlaient les introductions de films à budget limité et mœurs légères, elle refusait de penser que Casey utilisait ces moyens aussi. Qu'elle le pense ou non, qu'elle y mette tout son sérieux ou juste pour manipuler son professeur, Lily refusa de croire. Elle revint sur ses pas en soupirant quand elle crut que son professeur l'avait aperçu. Il rejeta Casey avec courtoisie comme elle l'avait vu repousser tellement de fille, pourtant Lily ne put s'empêcher de se demander si c'était parce que Lily était là ou non. Casey vit Lily et prit le chemin inverse en haussant ses épaules.
Ludwig s'enferma dans son bureau en soupirant. Décidément, les hormones des filles de Poudlard étaient en ébullition.
Lily entra dans la grande salle et Marlène accourut vers elle. Elles s'étreignirent un moment et Marcus sifflota en passant près d'elles.
- Prenez une chambre.
Lily soupira en hochant la tête pendant que Marlène l'ignorait royalement.
- J'ai des tonnes de choses à te raconter.
Lily se sourit en pensant que lorsqu'elle aurait laissé Marlène finir et qu'elle la mettrait au courant du week-end de la semaine dernière, elle hurlerait de l'avoir laissé parler de broutilles alors que Lily Evans venait de frôler la mort. Elles se dirigèrent vers le parc et entamèrent une longue promenade où Marlène raconta l'histoire de Jeremiah Abbott, du procès des Macmillan qui avait été trafiqué et jugé par des corrompus, de la disparition d'Andromeda Tonks qu'elles avaient soupçonnées en été, des apprentis mangemorts qui vivaient à Poudlard que Doring avait repéré et dénoncé à Dumbledore, du tour de manipulation qu'elle joua à Calyptia Johnson et des confidences de Sturgis Podmore sur la brigade magique et son lien avec une organisation secrète qui se battait pour vaincre l'armée naissante de Voldemort, elle lui narra aussi les recherches qu'elle venait d'entamer avec sa tante Kayson sur la famille Macmillan et les rumeurs disent que Stefan, Edouard et Emily ont d'autres frères sœurs, avec d'autres femmes du fameux Eugene Macmillan. Lily enchaina en lui parlant des aveux d'Emily, de leur aventure à l'infirmerie, de sa rencontre avec Damian et se tut un instant hésitant à lui parler de l'incident avec Stefan Macmillan.
- Par la culotte de Morgan. Vous avez trouvé un plan d'enfer. Je parie qu'elle a flippé en voyant deux Evelyne. C'est démentiel. Encouragea Marlène.
Lily n'eut pas le cœur de lui ôter cet enthousiasme, après tout en seulement quelques jours, ils avaient réussi à avoir des informations sur le danger qui planait encore au dessus d'eux. Devait-elle lui laisser sa joie ou la lui ternir en lui racontant le reste de cette escapade. Lily regarda ses pieds puis une voix vint lui faire planer le doute en hurlant. La voix de Marlène à peine six mois plus tôt, dans l'infirmerie de cette école, qui beuglait à se briser la gorge à l'adresse de Lily de cesser de garder des menaces de mort pour elle, de cesser de penser qu'elle était seule, qu'elle pouvait tout gérer.
- Pas vraiment un plan d'enfer.
- Ça s'est fini comment ?
Lily se mordit la joue de l'intérieur.
- Ça s'est fini en Stefan qui m'a jeté un Doloris et qui avait commencé son Avada si Sirius n'était pas arrivé par derrière pour le Stupéfixier et nous faire fuir de l'hôpital. Lança Lily d'une seule traite.
Marlène s'arrêta de marcher.
- Quoi ?
Lily continua de fixer ses pieds, presque honteuse.
- Tu te fous de ma gueule.
- Oui ? Non ? C'est laquelle qui te fera pas crier.
Marlène ne souriait pas.
- C'est la stricte vérité. Conclut Lily avec une grimace.
Le regard de Marlène ne tromperait personne. Une peur s'y dessinait comme on le voyait rarement, peur qui se transforma soudainement en une douceur qui fit fondre le cœur de Lily. Marlène ravala la grosse boule de rage qui voulait s'enfuir en hurlant, elle voulait éviter de hurler. Elle le fit pour Lily. Elle l'attira dans ses bras et se contenta de hocher la tête de gauche à droite.
Marlène se sentit soudainement fébrile. Elle avait aimé Lily dès les premières paroles échangées, quelque chose de fragile et d'unique se dégageait de Lily, pourtant sa fragilité ne venait jamais gâcher la superbe vue de sa forte personnalité, souvent exprimée au grand jour. Bien au contraire, elle alliait les deux, ce qui faisait de son cœur sa plus grande force. Marlène n'avait jamais réellement cherché à savoir pourquoi Lily avait détrôné tout le monde dans son cœur à elle pour directement prendre la place de sa petite sœur. La vitesse avec laquelle, elle était devenue celle qui voulait toujours protéger Lily avait dérouté tout le monde, Marlène y compris et bien que Lily ait décidé de voler de ses propres ailes, qu'elle avait demandé à ne pas être maternée, ou couvée, Marlène ne pouvait pas. Elle l'aimait ainsi. Elle ravala son choc comme le ferait une mère digne qui ferait passer la volonté et le bien être de son enfant avant le sien et continua à débattre avec Lily de ce qu'ils feraient de leurs nouvelles informations.
En fin d'après-midi, Lily alla récupérer certains livres de la bibliothèque et finit par s'y attabler, pendant que Marlène revenait à la salle commune, avec une impulsion qui ne la quittait pas depuis la révélation choc de Lily. Elle donna le mot de passe à la grosse dame et mit un pied dans le foyer chaud de la maison des braves, il ne lui fallut pas plus d'une seconde pour repérer la personne qu'elle cherchait. Elle se dirigea à pas de lionne, doucement, sûrement, comme on pouvait surveiller une proie et arrivée à sa hauteur, elle se contenta de déposer un doigt sur son épaule.
Sirius se retourna et se retrouva nez à nez avec Marlène. Il la regarda confus, puis sans crier gare, elle se jeta sur lui, mettant ses mains autours de sa nuque, enfuyant son visage dans son cou, elle avait enterré sa tête dans son torse et bien qu'il l'entende marmonner quelque chose, il lui était impossible de déchiffrer ses flots. Elle se cramponnait à lui comme on se cramponnait à la vie dans ces temps durs. Il entoura sa taille de sa main et la serra contre lui sans même demander la raison de ce revirement, sans même écouter sa raison qui lui avait ordonné de la quitter pour la guerre, pour la famille, pour des tas de débilités dont il ne se rappelait pas. Il enfouit son nez dans sa crinière blonde et se laissa enlacer oubliant que les autres le regardaient, que certains ricanaient, que plusieurs étaient jaloux, oubliant même de lui demander ce qu'elle racontait. Elle soupira bruyamment, puis renifla et se desserra de son étreinte puis le fixa de ses yeux bleus ciel larmoyants presque.
- Merci.
Sirius scruta son visage, pour que l'aimant qui attirait ses yeux les y fasse atterrir sans détour comme chaque fois sur ses trois grains de beauté qui étaient si proches de sa bouche. Pourquoi ? Pourquoi il ne devait pas l'embrasser ? Il n'arrivait même pas à se rappeler pourquoi il était là. Son esprit était embrumé par son parfum, par elle, par ses sentiments qui étaient bien refoulés derrière un marécage de mensonges, de prétextes, de peur, de complexes, bien camouflés derrière un front de guerre qu'il plaçait comme seul objectif dans sa vie qui commençait à peine. Tout ceci était sur un poids de mesure dans une balance qu'il croyait équilibré et bien centré, puis Marlène entrait en jeu et il oubliait.
- De ?
- L'avoir sauvé.
Elle fixait ses yeux avec une reconnaissance qu'il n'avait jamais eu l'occasion de voir dans les yeux de qui que ce soit, mis à part peut-être Rémus. Sirius était celui qui récoltait des regards où dansaient les reproches sur les prunelles et la déception au recoin de l'œil et au froncement de sourcils. Il ne récoltait aucune reconnaissance ou remerciement. Il était connu pour créer le chaos et désillusionner. Ou du moins ce qu'il croyait.
- Je n'ai rien fait.
Il se détacha de Marlène et se guinda.
- J'ai empiré les choses. Tu n'as pas toute la version, si tu viens me remercier.
Marlène recula d'un pas et tenta de réguler sa respiration.
- Je devais faire le guet, je devais la surveiller, j'ai filé une seconde et l'autre est rentré, elle n'aurait même pas du recevoir le Doloris. J'ai fait une connerie. Je ne l'ai pas sauvé.
- Elle a souffert, elle n'est pas morte. Tu n'as pas fait une connerie, tu l'as sauvé.
- Et s'il avait décidé d'utiliser le sort de la mort en premier ? ça aurait été la faute à qui ?
- Pourquoi tu fais ça à chaque fois ?
Sirius renifla, fit un pas en arrière et hocha la tête de gauche à droite en fixant un point lointain.
- Sirius…
Il aurait voulu lui dire qu'il n'était pas un héros, il aurait voulu lui dire qu'il avait passé une bonne partie de son année à torturer la tante de la jeune fille, il aurait voulu lui dire qu'il empirait les choses au lieu de les arranger à chaque fois qu'il planifiait quelque chose. Il aurait voulu lui expliquer qu'elle ne devait pas le remercier, qu'elle ne devait pas lui faire confiance, qu'il avait failli faire tuer Rogue, qu'il avait failli tuer Muriel Mckinnon, que la réputation du seul oncle qui lui restait était ternie à cause de lui, que sa cousine était sûrement morte quelque part à cause de lui, qu'il n'était pas un héros, mais pour cela il aurait fallu qu'il lui raconte tout de lui et cette alternative n'était pas envisageable.
- Je ne fais rien, Marlène. Tu te trompes sur moi, c'est tout. Je suis content que Lily s'en soit sortie, mais je ne l'ai pas sauvé.
Il émit un léger sourire à son adresse et elle comprit qu'il venait de lui fermer la coquille qui l'enveloppait au visage. A nouveau. Marlène hocha la tête et le fixa avec insistance. Il détourna le regard et fixa un point lointain, montrant clairement qu'il attendait qu'elle s'en aille. Contre toute attente, elle lui donna un coup de poing à l'épaule. Il se permit de la regarder à nouveau et elle esquissa un faible sourire.
- C'est ça Sirius Martyre Black !
Elle lui sourit légèrement et lui tourna le dos le laissant dérouté. Il continua de la regarder partir, de surveiller les mouvements de ses cheveux blonds tombant sur son dos, de son déhanchement féminin mais jamais exagéré, ses yeux errèrent sur ses fesses un instant pensant à la dernière fois que sa main traîna dessus et autours puis de leurs corps enlacés nus. Il déglutit remonta son regard et pensa au deuxième prénom qu'elle venait de lui donner. Il ferma les yeux un instant et laissa filer un rire court.
Peter et Dorcas entrèrent à ce moment-là en grande discussion. Ils se dirigèrent vers un coin de la salle commune et s'installèrent sans faire attention au reste des habitants. Rémus leva la tête de son livre, dès qu'il entendit le rire de Dorcas. Il la surveilla longtemps, suivant du regard sa gestuelle, ses mains fines, sa manie de rejeter la frange qui lui tombait sur les yeux avec un balaiement de la tête brusque, sa manière de retrousser son nez dès qu'elle riait.
- Tu es pathétique. Lança Sirius en se moquant de lui. Eh Pete ! Tu nous snobes ?
Rémus rosit légèrement et revint à son livre.
- Oh ! Je ne vous avais pas vu. Lança Peter en arrivant vers ses amis, Dorcas derrière lui.
Ils se saluèrent demandèrent chacun après l'autre et Dorcas ne put s'empêcher de remarquer une nouvelle cicatrice sur le cou du lycanthrope. Elle n'eut pas le temps de lui en parler qu'il se leva d'un coup leur offrit un sourire courtois et replongea dans son livre en montant les escaliers de son dortoir. Sirius ordonna à Peter de venir jouer avec lui, quand ce dernier lui proposa de finir leur plan machiavélique qui avait été commencé des jours auparavant.
Sirius hésita un instant de trop et Peter ne put s'empêcher de lui faire remarquer cette fois à quel point il s'ennuyait.
- On ne fait plus rien.
- Je te rappelle que pas plus tard qu'il y'a deux semaines, on a transformé la salle de Slughorn en patinoire.
- Oui, mais presque personne ne savait ce que c'est et ils ont juste glissé l'un après l'autre, personne ne s'est même douté que nous pouvions être derrière quelque chose.
- L'art subtil de la manipulation, mon Queudever.
- Non… Mais ça fait deux semaines, et les Serpentards l'autre jour on les a vus essayer de voler des êtres de l'eau et on a juste passé notre chemin.
- Parce qu'on avait une autre mission en cours, je te signale qu'il fallait finir de voler les ingrédients pour le Polynectar. Et puis Pete, tu crois réellement qu'ils sont aussi doués pour contrôler les êtres de l'eau ?
- Bien sûr que non, mais c'était une occasion pour leur faire une farce.
Sirius pestait intérieurement contre Rémus de l'avoir laissé avec les jérémiades récurrentes de Peter. Il soupira bruyamment, se leva et demanda à Queudever de le suivre.
- Viens, je vais t'offrir un autre cadeau de Noël.
- Un autre ? S'écria Peter excité.
- Oui, choisis une farce on va aller jouer un peu.
Peter se leva d'un seul bond et suivit son ami en souriant. Décidément, il avait passé un bon Noël, un bon réveillon, un bon retour en compagnie de Dorcas et maintenant il avait Sirius à lui seul, pour aller jouer dans ce château qui lui avait manqué. Il culpabilisait un peu de se sentir aussi jovial en des temps si durs. Sirius réalisa que Peter n'avait même pas pris la peine de demander comment s'était déroulé la mission Ste Mangouste, il lui jeta un regard en biais et vit ses pupilles briller d'un contentement qu'il était encore l'un des rares à ressentir en ces temps morbides. Il soupira et décida de protéger son ami encore un moment. Il savait que Peter devenait de plus en plus effrayé, qu'il se protégeait souvent en entrant dans un déni souvent énervant, qu'il tentait de dérider les gens au lieu de parler de guerre, qu'il ne voulait pas grandir. Sirius ne pouvait pas lui en vouloir, bien au contraire, il enviait ce choix qu'il avait encore.
James Potter arriva en dernier à Poudlard et il n'avait aucune envie de parler de ce retard, encore moins expliquer qu'il était puni d'avoir fouillé dans les affaires de son père, ou encore qu'il avait été menacé pour la première fois d'être enfermé dans sa chambre jusqu'à la fin de l'année par sa mère qui d'habitude le couvrait. Il savait qu'il venait de dépasser une borne rouge qui ne devait jamais être franchi, mais peu lui importait sa punition et la déception actuelle de ses deux parents. Sa curiosité avait été piquée à vif et il avait farfouillé assez pour connaitre des secrets plus grands que lui.
Flash-back.
James n'arrivait pas à dormir, il avait lu son magazine de Quidditch, avait fait voler son vif d'or en lui courant après, avait commencé un million de lettres sans les finir, avait parlé à Sirius dans son miroir, mais en vain…
James sentait que quelque chose clochait dans le château. Sirius semblait distrait depuis Noël, Rémus ne répondait pas à ses lettres et même Marlène n'avait plus réapparu. Il s'ennuyait et ne pouvait chasser le mauvais pressentiment qui le faisait tressaillir à chaque fois.
Il appela son elfe qui lui prépara une boisson chaude. Un chocolat chaud. James laissa le liquide sucré, couler dans sa cage en le laissant l'emplir d'un sentiment de confort tant recherché. Il déposa la tasse sur son chevet et ferma les yeux à nouveau, tentant de trouver le sommeil, quand il se mit à penser à Lily Evans.
Il grogna, secoua la tête avec force et chassa ce sentiment qui voulait s'emparer de lui à nouveau. Il devait penser à Casey plutôt. Il finit par se lever et erra dans le manoir de ses parents. James finit par atterrir dans les des bureaux de son père, il entra en fronçant les sourcils, plusieurs fauteuils d'autres pièces avaient été emmenés ici et James se demanda si une autre réunion avec des personnes importantes avait eu lieu sous son nez encore une fois. Il laissa errer son regard sur les parchemins bien rangés, les livres disposés par thème, par date et par importance. Il s'installa sur la chaise derrière le bureau de son père et se mit à farfouiller à la recherche d'une quelconque révélation ou indices révélant le rôle que tenaient ses parents dans le combat. Il lut plusieurs rapports qu'il ne comprit pas réellement, réalisant que des noms de codes semblables à ceux des maraudeurs étaient utilisés, il se demanda un instant si ces noms de codes ne signifiaient pas les Patronus de chacun. Il tomba sur des lettres du ministère sur des affaires non résolues qui étaient reliées à des lettres expliquant les pistes sur ses affaires et signés cette fois non par le sceau du ministère mais par les lettres ODP artistiquement dessiné sur un oiseau rouge et jaune. Il parcourut les lettres une après l'autre et la peur le regagna. A Poudlard, ils entendaient des choses, en lisaient certaines, consolaient des amis qui perdaient les leurs, voyaient des titres parlant de disparitions, mais James était loin de se douter que cette partie visible n'était pas la pire, les tortures, les manipulations psychiques, les échanges d'otages, les morts barbares rien n'était mentionné dans les magazines et journaux et pourtant c'était là, la véritable réalité qui entourait le monde externe au château. Il finit par ranger ces rapports écœuré et apeuré, quand soudain, il aperçut une clé. La même clé qu'il avait vue avec Evans dans le bureau de Dumbledore. Il tendit sa main et fut expulsé vers un coin de la pièce, James se cogna la tête contre les parois de la deuxième bibliothèque de ce bureau ; la plus petite, celle qui ne contenait presque pas de livres intéressants. L'un d'eux lui tomba sur le crâne et James l'attrapa et le jeta au sol en grognant. En faisant ce geste, le livre tomba ouvert en face de lui. Le jeune Gryffondor fixa le contenu et réalisa qu'il ressemblait aux livres qu'écrivaient Bathilda et sa mère. Ce livre était manuscrit. James n'eut aucun mal à reconnaitre l'écriture de sa mère et c'est ainsi qu'il comprit qu'en faisant bouger cette petite bibliothèque le contenu caché derrière les livres inintéressants se versa sur lui, révélant la cachette secrète des journaux de sa mère.
« Dimanche 19 Décembre 1976,
Fleamont est inquiet, plus inquiet que d'habitude. Depuis la mort de sa mère, il y'a seulement quelques jours, il est plus conscient que nous ne sommes pas éternels, que nous sommes de simples mortels. Il est plus attentionné et essaie d'être plus souvent à la maison. Bien que ça me fasse plaisir de l'avoir plus pour moi, ça me fait peur de me dire que peut-être il a plus peur maintenant, peur pour nous, pour le monde, pour James.
Je ne cesse de me répéter que les réunions nous aideront, que l'ordre sera là pour nous, comme on a été là pour l'ordre depuis le début, mais quand à la veillée de Cynthia, Dumbledore nous a prévenu que Voldemort mettait mon mari dans la liste des gens à abattre, qu'il était sûr (bien que je n'ai pas encore eu de temps de demander des détails sur ce rapport de notre espion), je remarque la différence en lui, en moi…
Je suis terrorisée à l'idée de le perdre, à l'idée que James perde… »
- Qu'est-ce que tu fais ici ?
James sursauta et jeta le journal de sa main. Fleamont se tenait droit face à son fils accroupi au sol, l'elfe de maison derrière lui. Le regard de son père était effrayant. James se leva dépoussiéra ses vêtements, refixa les lunettes devant ses yeux et ne dit pas un mot.
- J'ai posé une question, James.
James regarda autours de lui, observa le livre à son pied et comprit qu'il était réellement pris en flagrant délit, il avait eu à se sortir de différentes situations en improvisant, il savait donc quand impossible de mentir était une solution. Sans oublier que la présence de l'elfe signifiait qu'il avait été surveillé et que l'elfe avait déjà dû donner son rapport. James n'avait pas le cœur non plus à mentir à son père, au contraire, il voulait être honnête pour peut-être comprendre, pour peut-être être rassuré sur le futur de ses parents.
- Je suis tombé sur les journaux de maman.
- Tu faisais quoi ici ?
- Je n'arrivais pas à dormir… Je me promenais, je fouillais… Je n'avais pas fait ça pour chercher quelque chose en particulier.
- Bien évidemment, donc toi et Marlène Mckinnon n'avez pas passé la veillée de ma mère à interroger les gens ?
James ne sut quoi répondre, il pensait que sa mère le surveillait mais pas que son père avait compris leur manège.
- Ne dis pas un mot, sors d'ici, suis-moi. Alfie, range, verrouille. Merci.
Le ton autoritaire de Fleamont Potter était effrayant d'autant qu'il en usait rarement. Les battements irréguliers du cœur de James pouvaient en témoigner, il était dans une situation inédite. Il ne savait pas ce qui l'attendait. Fleamont prit la tête du couloir jetant des coups d'œil par-dessus son épaule pour vérifier que son fils unique le suivait, il le conduisit dans un salon de l'étage et attendit une bonne minute avant de s'asseoir et d'ordonner à son fils de faire le même geste. Il se racla la gorge et sa femme entra dans la pièce à son tour. Le regard d'Euphémia lui était différent, elle était déçue et effrayée à la fois.
- Tu as lu quoi James ? Demanda-t-elle d'une petite voix.
James ne savait pas s'il devait avouer. Avouer à haute voix, la révélation qu'il avait craint depuis qu'il avait été assez futé pour comprendre ce que fabriquait son père.
- Des rapports.
- Sur mon journal, James ? Demanda Euphémia qui s'était assise à son tour.
- Je n'ai pas eu le temps de lire…
- Ne mens pas. Cingla Fleamont.
James déglutit, il détourna le regard un instant et souffla bruyamment avant de dire à haute voix, cette phrase qui lui coutait plus que tout. Plus que la peur de perdre les maraudeurs, plus que la peur d'être trahi par ceux qu'il aime, pire que la douleur qu'il tentait de refouler à chaque fois qu'il pensait à Lily Evans, pire que la guerre dehors, pire que tout.
- Que papa est en danger.
Fleamont jeta un regard furieux à sa femme.
- S'il peut tomber sur tes journaux, tout le monde peut. Euphémia.
- Je ne sais pas comment il a fait, il y'a une manipulation sur la petite bibliothèque.
- Pourquoi tu écrirais des choses pareilles sur ton journal ?
- Pourquoi pas ?
- Regarde ce qui se passe quand tu suis les conseils de Bathilda !
- Alors c'est vrai ? Demanda James qui interrompit la dispute naissante entre ses parents. Il t'a dans le collimateur ?
- Ce n'est pas comme ça… Commença Fleamont.
- Ne me mentez pas.
Le regard perdu de leur fils brisa le cœur aux deux parents simultanément. Ils voulaient le protéger, ils voulaient se battre pour lui offrir un meilleur monde, mais ils n'avaient jamais pensé que le pouvoir de l'ennemi pouvait être plus grand, que les cœurs des gens pouvaient être plus à même de suivre le pouvoir et non la justice, que de l'autre côté ils seraient plus nombreux, plus agressifs, plus déterminés.
- Tu n'as pas le droit de fouiller dans mon bureau, tu n'as pas à t'inquiéter de choses qui ne te concernent pas, tu ne poseras plus les pieds dans cette aile sans mon approbation. Est-ce que c'est clair ?
Euphémia ravala sa salive. Elle aurait voulu rassurer son fils, mais elle savait que son mari avait une meilleure tactique, être dur avec lui, continuer son éducation, l'éloigner du danger, l'éloigner de l'ordre, l'éloigner des projecteurs. Quitte à ce que la dureté soit le seul échange entre eux. Son cœur se serra, elle fixa ce garçon qu'elle avait attendu depuis si longtemps, cet amour inconditionnel qu'elle ressentait envers lui, même quand elle avait envie de l'étriper, son espoir, son miracle.
- Mais, je dois…
- Tu ne dois rien. Tu rentres dans ta chambre et tu ne te fies pas à ce côté mélodramatique de ta mère, on est tous en danger, pas nous particulièrement.
James était entré dans sa chambre et bien qu'il lui fût rare d'avoir un échange aussi houleux avec ses parents, bien qu'ils aient été laxistes au point où la déception se lisait rarement sur leurs visages, il était prêt à reprendre le risque. Il devait savoir, il s'inquiétait souvent pour ses amis et ferait tout ce qui était en son pouvoir pour eux, mais savoir que ses propres parents couraient le même danger rendait le jeune homme plus téméraire, ils ne pouvaient pas l'arrêter, il allait savoir. Ainsi, James attendit le lendemain avec patience, il attendit de voir ses parents sortir pour revenir tenter sa chance dans l'aile interdite à présent. Il n'avait pas sa cape et il savait qu'il devait trouver un moyen de se débarrasser d'Alfie. Malheureusement pour ses parents, l'ingéniosité dans les bêtises était la principale caractéristique de James Potter, c'est ainsi qu'il noya presque les chambres dans un marécage douteux laissa l'elfe se débattre pour tout enlever et nettoyer et se dirigea en courant vers les bureaux de son père. Il savait que la pièce serait fermée, il savait qu'un Alohomora n'y ferait rien, ses parents avaient compris que James jetait des sorts même en dehors de l'école et depuis des années, il savait que le seul moyen d'y accéder était par le jardin.
- Accio balai.
Il monta sur son balai, et ouvrit la fenêtre du bureau où il se faufila. James retourna la pièce du regard mais ne trouva pas la bibliothèque de sa mère, ses parents lui avaient sûrement changé de place. Seulement, James Potter avait cette fâcheuse manie de ne pas abandonner, il n'avait pas fini de chercher, il devait savoir. Il utilisa tous les sorts qu'il connaissait pour révéler la cachette des journaux, mais rien ne se passa, il se mit alors à essayer de toucher la clé magique qui l'avait propulsé sur la bibliothèque la veille en essayant de nouveaux tours et cette fois-ci, le jeune homme l'emmena à lui sans la toucher, c'est alors qu'une trappe se dessina sous ses pieds et qu'il s'y faufila sans demander son reste. James descendit quelques escaliers sans penser aux conséquences, sans avoir peur de ce qu'il allait trouver. Il continua de dévaler les escaliers jusqu'à ce qu'il se retrouve derrière une porte verrouillée, il tenta tant bien que mal d'ouvrir la porte mais rien ne se passa.
- Allez, je l'ai vu jeter ce sort plusieurs fois. Je tourne et je hisse en pointe…
James répéta le mouvement plusieurs fois avant de réussir à jeter le sort de Lily Evans.
- Stalagmium.
Soudain, des conversations entremêlées parvinrent à son oreille.
- Si… Bien sûr que si, Vance, il suffit que tu leur fasses croire que tu as repris contact avec ce crétin…
Il perdit le fil de cette conversation et tenta de se concentrer sur d'autres voix.
- … Voyons Dumbledore, vous pensez honnêtement qu'Amélia ne se serait pas rendu compte s'il avait été au ministère.
- … Sauf s'il était entré déguisé, nous savons tous à quel point le Polynectar est devenu à la mode.
James ne réussit pas à suivre celle-ci non plus, quand une voix plus forte vint couvrir les autres.
- … Sa baguette, il avait sa propre baguette…
Encore une fois, une voix plus grosse l'empêcha d'entendre la fin de cette phrase. Il se demandait comment ce monde arrivait à communiquer ainsi, c'était pire que la salle commune, après un match de Quidditch gagné.
- … Par la barbe de merlin, Sturgis tu devais me donner ce rapport avant-hier…
- Je sais Maugrey, mais je te signal que j'ai un autre boulot a part l'ordre du Phénix.
- Oui, un boulot ou tu tardes à me rendre des rapports aussi…
- Il a une femme maintenant, je pense savoir où il perd son temps, le soir.
- Très drôle, Gideon !
James sourit puis intercepta le prénom de son ami et se colla à la porte encore plus.
- … Frank Londubat, bien sûr… A condition qu'Augusta ne se mette pas dans notre chemin, moi je lui ai déjà expliqué un peu et Emmeline aussi…
- … Fleamont ne viendra pas pendant un moment, vous le savez Dumbledore…
James reconnut enfin une voix, celle de sa tante.
- C'est moi-même qui lui ai dit de se tenir à l'écart depuis que j'ai su que les Potter sont dans la liste avec Sirius Black, la moitié des nés-moldus et les Fawley.
- Vous ne pouvez toujours pas me dire d'où vient l'information ?
- Non, mais vous savez Althea, l'information qui m'a le plus déplu est de savoir que les membres du Octo soient mentionnés, je dois les protéger et c'est pour cette raison que même leurs parents doivent jurer discrétion, j'en ai parlé aux Fawley, aux Mckinnon, à Meadowes, Lupin et récemment à Potter. Je ne veux pas que les mangemorts se mettent à croire que nous embarquons ces enfants avec nous et les mettre encore plus en danger.
- Dumbledore cela veut dire qu'à Poudlard, il existe des espions qui parlent à vous savez-qui de nos enfants.
- J'en ai bien peur.
- L'ordre du phénix est là pour ça, nous les protégerons.
- On pourrait faire plus, si Maugrey n'y était pas farouchement opposé…
- Vous voulez…
James se sentit soudainement aspiré et il se retrouva à la ramasse sur le sol du bureau de son père, il savait qu'il venait d'être démasqué à nouveau. Il osa à peine regarder qui venait de le tirer de sa cachette. Il n'entendit aucun son, il détourna le regard et ne trouva personne. Il sortit alors en courant du bureau et s'attela à rejoindre sa chambre avant de comprendre ce qui venait de se passer, ce qu'il venait d'entendre et qui étaient donc toutes ces personnes. Qu'est-ce que l'ordre du phénix ?
James entra dans sa chambre et y resta un moment le cœur battant, à faire les cent pas, Dumbledore parlait à sa tante, Dumbledore avait donné le surnom de son groupe, il connaissait le mot Octo et les membres de cet ordre les connaissaient, ils étaient en danger, il y'avait un autre espion ou plusieurs, des apprentis mangemorts qui donnaient des comptes rendus à Voldemort lui-même. Soudain, plusieurs parties du Puzzle se mirent à s'assembler, les parents de Marlène qui faisaient des affaires à l'étranger, peut-être allaient-ils fuir le pays avec leur fille unique ? Les parents d'Alice aussi étaient souvent en déplacements et les personnes qui surveillaient souvent Alice étaient ses cousins éloignées et non les plus proches, pourquoi ? Pour la simple est unique raison que ceux-là étaient des aurors. Le père de Rémus qui était le plus ouvert d'esprit des parents qui commençait à surveiller, épier et gronder son fils, qui demandait des lettres lui racontant des détails plus souvent, la surprotection autours de Sirius n'était plus seulement contre sa famille, mais même Voldemort voulait sa peau. Pourquoi ? Emily travaillait-elle pour lui ? Ou seulement parce qu'elle était inspiré par lui ? Pourquoi certains avaient parlé de Frank Londubat ? Que faisait-il ? Allait-il intégrer cette société secrète ?
- James !
Le jeune homme s'arrêta de marcher et de se torturer les méninges, il ne bougea pas, l'air effaré, attendant sa sentence. La porte de sa chambre s'ouvrit à la volée et cette fois-ci, ce fut sa mère qui avait une expression meurtrière.
- Tu n'as donc aucun respect pour ce qu'on te demande ? Tu n'as donc aucune considération pour ce qui ne t'appartient pas ? Tu espionnes ? Tu interroges ? Tu voles ? Tu fouines ? C'est comme ça que je t'ai élevé ? Je croyais que tu avais muri ! Je croyais que tu avais compris quand je t'ai laissé ta liberté, mais tu n'as fait qu'en profiter ! Tu me déçois James Potter ! Je n'aurai jamais pensé en arriver là avec toi ! Mais tu me feras le plaisir de rester dans cette chambre dus-je te mettre en quarantaine, pas de balai, pas de baguette, pas de miroir magique, pas de magie ! Jusqu'à ton départ et si jamais l'envi te prend de me désobéir même Poudlard, tu n'y retourneras pas, ne m'oblige pas de t'enfermer comme une bête !
- Mais…
- Je ne veux pas t'entendre.
D'un coup de baguette, elle récupéra la baguette, les magasines, le vif d'or, les parchemins, le balai, le miroir et tout autre artefact que James ne pensait pas qu'elle connaissait. Il se sentit presque nu, il se sentit comme un enfant pour la première fois et pourtant toutes ses révélations entendues l'avait fait murir d'un cran. Il ne rajouta aucun mot, se résigna à son sort et attendit patiemment de revenir à Poudlard.
Fin du Flash-back.
James arriva au moment même où la neige se mit à tomber en gros flocons, lui obstruant la vue, il ne savait pas où il errait, alors il prit un raccourci et entra directement dans le couloir le menant au Hall d'entrée, il faisait un calme infernal, seul le bruit du vent et les rafales blanches se faisait entendre, il marchait d'un pas lourd en tirant sur sa valise quand il crut entendre des bruits. Bien que puni pour sa curiosité, James Potter n'allait pas changer qui il était du jour au lendemain. Il suivit les sons et s'approcha d'une salle de classe mal éclairée, il entrouvrit la porte et sa grande surprise y trouva Alice assise sur une table, en face d'elle Benjy debout, chaque jambe encerclant celles d'Alice, à seulement quelques centimètres de la jeune brune. James écarquilla les yeux et avant qu'ils ne se mettent à s'embrasser devant lui, il se racla la gorge. Benjy se décala aussitôt d'Alice qui détourna son regard violemment.
- James…
Il hocha la tête de droite à gauche en pensant au petit ami de la jeune fille qui était en train d'apprendre à se battre, pendant qu'elle se faisait dévier par le mentor de ce dernier.
- James…
Alice le suivit dans le couloir en courant, mais le poids de l'alcool lui fit ralentir ses pas. James Potter ne se soucia pas de son état et continua son chemin jusqu'à sa salle commune, il ne voulait qu'une chose retrouver Sirius, retrouver ses amis les Maraudeurs, mais avant il devait prendre une décision.
Bonne et heureuse année tout le monde.
Après avoir passé plusieurs chapitres hors Poudlard, accompagnant les vacances de nos maraudeurs, on revient à Poudlard pour une nouvelle année qui s'annonce pas du tout de repos.
Et bien évidemment, mes flashbacks sont de retour. J'ai choisi de le mettre même s'il est long parce qu'il important pour moi d'expliquer la relation de James avec ses parents.
Voila, j'espère que vous aimez.
Ne lésinez pas sur vos reviews.
Merci, à la semaine prochaine.
