Hello hello, tout le monde.
J'espère que tous les Potterheads et autres se portent bien en ses temps particuliers.
Voilà, j'ai promis de poster ce chapitre, il y'a déjà 2j de cela (comme on me l'a bien fait remarqué) et je ne l'ai pas fait parce que je l'ai relu un million de fois en me demandant toujours pourquoi je dois toujours me faire cette torture, j'avoue que finalement, je n'y ai rien changé, j'ai fini par faire taire mon côté maniaque et me voilà qui le publie sans aucunes modifications (en gros, je vous ai fait attendre pour rien, désolée)
De petits remerciements (pourquoi petits?* Grands !)à tous ceux qui me lisent et qui continuent de lire cette histoire que j'ai commencé depuis un bon moment maintenant. Review ou pas à chaque fois, je suis aux anges de voir autant de lectures sur l'histoire.
Maintenant pour mes fidèles parfaits revieweurs, merci de toujours être là.
Merci à :
- Gryffinbines pour ton message si doux concernant toute l'histoire et ce que tu en penses honnêtement.
- Lolaaax pour tes encouragements et désolée de ne pas t'avoir remercier plus tôt.
- Ecume des mots de laisser un commentaire la veille de ma publication et surtout d'apprecier toujours le petit monde que je développe toujours et encore.
- Aurore Caulet d'être toujours au rendez-vous, retard ou non, boulot ou non, je sais toujours que je trouverai un mot génial de ta part pour me donner encore plus de boost et pour continuer. Concernant le RPG, je vais devoir te demander encore plus de détail en privé comme ça, je m'y lance, je suis sûre que ton conseil est bien envoyé que je vais sûrement adorer.
- Yahourtandco de toujours laisser des mots aux passages de chaque chapitre et d'être toujours là.
- Teamcookiie de m'encourager et d'aimer autant, de suivre et de jamais oublier un mot en passant.
- SperoPatronea d'être revenue après ta longue disparition, de me bombarder de messages quand j'oublie que j'ai promis un truc, d'être toujours là et d'aimer autant. J'arrive pas à croire que tu as encore relu le tome 1 et 2, tu dors à un moment ?
En tout cas merci à vous tous autant que vous êtes de me suivre et m'encourager.
37. Collimateur commun
Dix-neuf heures. Il faisait déjà sombre, un orage venait d'éclater ; un orage strident réel, un autre aveuglant irréel dans la Grande salle et un autre métaphorique cette fois-ci, dans les cœurs des adolescents et non seulement au-dessus de leurs têtes.
Lily avait retrouvé Marlène, elles s'étaient vautrés dans un fauteuil de la salle commune et attendaient impatiemment l'heure fatidique à laquelle elles devaient affronter leur mystère de la journée. Lily tenta tant bien que mal de ne pas penser à Damian et Marlène fit tout ce qui était en son pouvoir pour ne pas culpabiliser d'avoir fait de Benjy son énième victime.
Dorcas ne sortait pas de son dortoir, oubliant que l'une de ses amies avait son anniversaire, oubliant qu'elle avait un test en Potion le lendemain et oubliant même de déjeuner. Dorcas relisait depuis près de vingt-quatre heures son carnet de rêves, ainsi que le livre « lever le voile du futur », celui de « L'Oracle des rêves », mais aussi les notes de la Sensoria que Lyall Lupin connut et perdit. Dorcas revivait presque le même rêve depuis un moment et aujourd'hui, elle comprenait que les personnages de son songe redondant étaient les Maraudeurs. Son obsession s'agrandit, son isolation aussi, elle ne pensait qu'à élucider ce mystère, elle ne pensait plus à son chagrin d'amour, à son ancienne affection pour un Lycanthrope qu'elle n'accepta que difficilement, à l'attachement de Peter, aux nombreux secrets de la famille Black et ceux encore plus mystérieux de Sirius Black, non. Aujourd'hui, son obsession était dirigée autours du groupe les Maraudeurs, leurs surnoms, leurs secrets et la paranoïa naissante et effrayante en elle qui lui dictait sans raison que le secret pouvait être lié au Lautus.
Alice était vautrée au pied du lit de Jessica Stein, une couverture sur elle, un magazine dans la main, elle avait prétendu revenir chercher une boisson illicite afin d'avoir un minimum de paix, une paix différente de celle qu'elle cherchait d'habitude, une paix qui nécessitait que Jessica arrête de se vanter, se jeter des fleurs ou glousser, parfois même les trois en même temps, une paix qui nécessitait que Sacha Milbert cesse de parler d'ongles, de garçons et par moment-même d'Evelyne Dean, qui était censée être sa meilleure amie, une paix qui nécessitait que Mona Burke cesse d'apparaître de n'importe où en portant un sourire forcé ou un sarcasme rarement apprécié, une paix qu'elle s'était interdit en changeant d'entourage. Alice tentait de diminuer son engouement sur l'alcool et ainsi, elle remarquait que supporter ses jeunes filles sans alcool lui était pénible, difficile voire impossible. Elle tourna une énième page de son magazine et vit cette actrice moldue qui ressemblait à Marlène. Alice tira sa couverture sur elle et regarda sa montre, puis réalisa qu'une larme venait de couler. Marlène lui manquait, Dorcas lui manquait, Lily lui manquait… Même Alice lui manquait par moment. Elle renfila bruyamment et prit un autre magazine priant qu'aucunes des filles givrées ne vienne la chercher dans un dortoir qui n'était pas le sien. Malheureusement pour elle, son souhait fut détruit rapidement quand Mona ouvrit la porte, sourit à Alice et récupéra Merlin savait quoi dans sa commode.
- Tu as la gueule de bois ? Demanda Mona à Alice.
- Non.
- Tu fais quoi ici sans les filles ? Tu fuis Maisy ou Lily ?
- Sûrement tout le monde.
- Ah ! Message compris.
Mona sourit légèrement et sortit de son propre dortoir, elle rencontra justement Maisy en descendant vers la salle commune.
- Burke, tu n'aurais pas vu une ou un préfet aujourd'hui ?
- Evans est en bas, Meadowes est dans sa chambre. Pourquoi ?
- Je veux me plaindre.
- De quoi ? Demanda Mona curieuse.
- De la personne qui a farfouillé dans notre dortoir, j'en ai parlé à plusieurs personnes et quelqu'un s'amuse à fouiller dans les dortoirs. Tu n'as rien remarqué toi ?
- Si.. Si… Mais y'a toujours des personnes qui ne vivent pas dans le dortoir qui y trainent.
- Ben ça devrait être interdit, on a des choses qu'on veut garder dans nos dortoirs et qui ne doivent pas être cherchés. Ça ne te dérange pas toi ?
- Euh… Pas vraiment. Par exemple, là, maintenant, j'ai laissé Fawley dans mon dortoir et ça ne me dérange pas plus que ça.
- Fawley est dans ton dortoir ? Qui nous dit que ce n'est pas elle qui fout le bordel dans les chambres ? Elle perd la boule ces derniers temps.
- Je n'en sais rien. Tout est possible. Parles-en à Evans.
- Ben, voyons, me plaindre à sa meilleure amie.
Elles arrivèrent à la salle commune, Mona réajusta ses lunettes, haussa ses épaules et regarda Maisy fixer Lily et Marlène avec une grimace. Elle longea la pièce du regard, se trouva une place tranquille et s'attela à faire ses devoirs en se demandant pourquoi Maisy paraissait aussi mystérieuse. Qu'est-ce qu'elle pourrait bien vouloir cacher à ce point pour se plaindre de ses camarades à des préfets ?
Maisy resta plantée dans la salle à taper du pied, quand elle vit entrer Ayni et Ronald et sourit à pleine dent. Elle s'avança vers eux et demanda à Ayni de lui accorder un moment. Ronald fixa la jeune fille avec un air curieux et rejoignit Lily et Marlène. Maisy émit l'une des plaintes les plus longues qu'eut à entendre Ayni devant le regard moqueur de Ronald. Au bout de plusieurs hochements de tête, de paroles qu'elle ne prit au sérieux qu'à moitié et de promesses qu'elle mit en fin de liste de ses longues tâches à faire, Ayni salua sa camarade et s'assit auprès de Ronald.
- Elle voulait quoi ?
- Se plaindre, quelqu'un fouille dans les dortoirs.
- Qu'est-ce qui lui fait croire ça ?
- Elle a dit qu'elle a des objets et choses cachés que si ces choses bougeaient au millimètres près, elle le savait.
- Quel genre d'objet ? Demanda Lily.
Devant le ton extrêmement alerte de Lily, Marlène s'assit plus droitement et attendit la réponse d'Ayni.
- Elle n'a pas dit en tout cas, elle était extrêmement inquiète et même très sérieuse pour une fois, elle m'a demandé de faire une requête la faire signer pour interdire l'accès au dortoir à ceux qui n'y logeaient pas.
- Qu'est-ce qu'elle cache pour être aussi parano ?
- Tu vis avec elle, tu peux toujours vérifier. S'exclama Marlène.
- Elle m'a aussi dit qu'elle doutait de l'une de vous et m'a même donné un exemple sur Alice qui était dans le dortoir de Mona à ce moment-même.
- De nous ? Qui ça nous ? Demanda Lily.
- Toi, Marlène et Alice. Bizarrement, elle ne dit pas Dorcas. Se moqua Ayni.
- Elle a toujours été bizarre, cette fille. Commenta Ronald. Même Evelyne n'arrivait pas à lui faire confiance, elle m'a dit qu'elle détestait presque tout le monde et qu'elle jalousait tous les couples.
Marlène fronça les sourcils pendant que Lily écoutait Ronald attentivement.
- Tu sais je parie, qu'elle vous accuse vous trois, parce qu'elle ne vous aime pas et puis si ça se trouve elle fait juste son intéressante, après tout, elle aussi, on l'a trouvé dans un autre dortoir à y faire je ne sais quoi.
- Ouais. C'est vrai et pas qu'une fois. S'exclama Ayni.
Marlène et Lily venaient de développer un langue d'yeux qu'elles priaient l'une comme l'autre d'être à succès. Elles échangèrent un long regard et se levèrent simultanément.
- Vous allez fouiller pour de vrai, j'imagine ? S'exclama Ayni en les regardant.
- Non. On va juste manger tôt.
Marlène et Lily sortirent de la salle commune, devant le regard curieux d'Ayni et Ronald.
- Je n'ai pas envie de douter d'elles, mais elles ont l'air de manigancer quelque chose.
- Je trouve que quand elles sont que toutes les deux, elles sont plus dangereuses, il n'y a pas Dorcas pour les raisonner et encore moins Alice pour les pousser à fuir et sauver leurs peaux.
- Tu les as bien cerné, on dirait. Déclara Ayni.
- Qu'est-ce que tu veux que je te dise, quand ma meilleure amie était « occupée » je surveillais les gens.
Ayni sourit légèrement et mit sa main dans celle de Ronald.
- Tu penses qu'elle est toujours là ?
- Qui ?
- La personne qu'on n'a jamais trouvée.
- Oui.
- Tu as l'air sûr de toi. Déclara Ayni le regard suspicieux.
- J'ai une théorie.
Ayni avala de travers et fixa son ami, il avait l'air différent. Les deux amis se regardèrent et pour la première fois depuis qu'ils étaient devenus amis, ils comprirent que ces mois-ci l'un comme l'autre avaient manqué d'honnêteté.
Vingt heures. La pluie martelait fort sur les colonnes des couloirs du rez-de-chaussée, sur les vitrines des salles de classes vides donnant sur l'extérieur, sur les fenêtres des dortoirs et sur les joueurs fous de l'équipe de Quidditch de Gryffondor. Peter et Rémus étaient cachés dans les gradins, avides de savoir qui finirait par avoir le courage d'arrêter le capitaine d'équipe dans sa fougue et sa passion plus poussée que d'habitude, il paraissait animé par une détermination folle qui frôlait presque l'animosité.
- Il est loin le James qui chantait ce matin. S'exclama Peter.
- Je rêve où il vient de piquer la batte de Bilius pour envoyer un Cognard à Garrett ?
- Il est énervé parce que Ronald est blessé et qu'il n'a pas réussi à trouver Marlène.
- Oh par la culotte de Merlin, il vient d'envoyer la batte en pleine figure à Bilius.
- Bien fait pour lui. Cingla Peter.
Rémus fronça les sourcils.
- Enfin, il est gentil et tout, mais il a fait beaucoup de peine à Dorcas.
- C'est elle qui te l'a dit ?
- Oui.
- Parce qu'elle ne lui en a pas fait ?
- Tu lui en veux à Dorcas ?
Rémus réalisa que Peter avait pris l'initiative pour la première fois depuis toujours de parler lui-même de Dorcas et de plus est avec Rémus.
- Non.
- Mais ?
- Mais rien, c'est juste qu'il y'a toujours deux versions à une histoire.
Rémus ravala sa salive en pensant à celle qu'il pensait oublier un jour, mais qui continuait d'animer ses rêves même quand il ne voulait pas d'elle, même quand il ne voulait pas de relation. Rémus réalisa qu'il avait inconsciemment encouragé Peter à devenir l'ami de celle qu'il aimait en secret. Décidément, il était tellement loin dans son autodestruction, qu'il poussait son meilleur ami à aimer celle qu'il aimait, la rendant ainsi impossible à toucher, impossible à avoir, impossible pour lui. Il respira profondément et passa sa main sur sa nouvelle cicatrice. Peter le vit et sourit d'un air empli de compassion.
- Tu es déjà fatigué ?
- Pas encore, il reste encore quelques jours.
- James va en tuer un aujourd'hui, le voilà qui s'en prend à Todd.
Bilius descendit à leur niveau et sourit à Peter qui lui faisait des signes d'encouragement, il ignora Rémus et essuya la sueur, la pluie ou peut-être même une larme sur son menton. Il inspira profondément, tenta de ne pas penser à sa solitude, à son manque de chance et à son état en tant que né-moldu. Bilius n'écoutait plus les hurlements de James Potter, ne regardait plus le regard coupable de Rémus qui semblait comprendre à demi-mot qu'il serait toujours un facteur dans la relation tenu en échec avec Dorcas, il ne fit pas attention non plus à Sirius qui n'arrivait pas à coordonner avec lui, il ne pensait plus à la pluie, le Quidditch mais seulement à son cœur, celui qui fut brisé par la pensée élitiste, ensuite par certains Serpentard, par la seule fille qu'il ait aimé, par ses amis, par le monde. Il tenta de chasser ses ondes négatives qu'il avait réussi à éloigner avec l'aide de Dorcas mais qui revenaient souvent depuis que ces deux ne se parlaient plus. Il continua d'errer dans ses pensées quand il reçut un Cognard dans la pointe de son balai le faisant vaciller.
- Réveille-toi, Thomas. Hurla Gwenog Jones.
- Tu m'as jeté le Cognard exprès ? Hurla Bilius qui se dirigeait vers elle en furie.
- Tu es fou ? Bien sûr que non. Se défendit la cadette de l'équipe.
- Bien sûr que non ! Imita le jeune homme. Parce que tu l'as dit, c'est bon, je suis sensé te croire sur parole ?
- Il se passe quoi ? Hurla Sirius.
- Clagg, le putain de vif d'or vient de te passer sous le nez une deuxième fois.
- Mais parce qu'ils se battent là-bas ! Hurla Casey à son tour.
James diminua de hauteur pour arriver près de Bilius et Gwen.
- Il se passe quoi ?
- Il se passe que l'idiot de Thomas m'accuse de je ne sais pas quoi ! Si tu as des problèmes de paranoïa, faut te soigner. On est dans la même équipe, j'ai aucune raison de te fracasser le bras ou le balai !
- Tu as cinq ans. Tu viens d'arriver, je ne sais pas où tu étais avant, mais crois-moi, si on a pas de la paranoïa dans cette ère, c'est que tu te voiles la face, c'est que tu ne sais pas où tu vis ! Tu as sûrement juste lu dans les journaux en croyant que tout est loin de toi.
Il s'approcha d'elle d'avantage.
- Personne ne sait qui sont ses amis ou ennemis. Tu comprends ? Ou peut-être que non, peut-être que toi, tu es comme eux, tu te crois intouchable parce que tu n'as aucun parent moldu.
- Thomas, calme-toi. Intervint Todd qui contrairement aux autres, comprenait.
Bilius regarda Bardley Todd et une boule se noua dans sa gorge, il n'avait peut-être pas le droit de perdre la tête alors que son camarade avait perdu plus que lui et qu'il arrivait encore à tenir.
- Je veux bien, mais…
Il haussa les épaules, ravala ses larmes et descendit en flèche. Il ne regarda pas derrière lui, ne vit pas Gwen ravaler en ses larmes de compassion, ne vit pas Sirius regarder James d'un air entendu, ne vit pas Garrett Stanley et Elisabeth Peadlmer baisser les yeux, Bardley Todd suivre son camarade et Clagg en profiter pour descendre aussi. Il ne vit rien de tout cela, car s'il avait levé les yeux, il aurait vu en ce groupe de jeune adolescent le soutien qu'il pensait ne trouver nulle part, mais après tout personne à Gryffondor n'oubliait, personne n'oubliait qu'elle était encore parmi eux, la personne qui avait tout orchestré dans l'ombre.
Casey Clagg atterrit et décida d'écourter son lot de torture pour la journée, après tout elle devait finir de prendre sa douche et être opérationnelle dans une heure maximum. Sirius la surveilla du regard et regarda son ami qui n'avait rien remarqué, il décida de suivre Casey quand Gwen lui rentra dedans.
- On doit finir cet entrainement, sinon, il va perdre espoir sur cette équipe.
- Il manque la moitié de l'équipe type.
- Alors on s'entraîne par poste, viens.
Sirius voulait rétorquer, mais le regard anormal de James le poussa à suivre le conseil de Gwenog ne serait-ce que pour une demi-heure encore.
Rémus descendit les gradins devant le regard curieux de Peter qui haussa les épaules et continua de regarder les entraînements. Le lycanthrope atterrit dans les vestiaires des garçons où il trouva Bardley et Bilius en pleine conversation, les deux garçons se turent dès qu'il entra, mais il ne se découragea pas.
- L'année dernière, la peur m'a fait douter de mon propre meilleur ami. Je pensais honnêtement que Sirius Black qui était tout aussi victime que la plupart d'entre vous était une taupe. C'est ce qu'il veut.
- Qui ?
- Vous-savez-qui c'est ce qu'il veut.
- Le Lautus n'était pas créé par celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom, Lupin. S'exclama Bilius.
- Mais c'est son idéologie, c'est ce que ses enfants ont appris de leurs parents les mangemorts, c'est ce qu'il partage avec ses proches. Il est derrière tout ça et il effraie tout le monde, c'est sur cette même peur et paranoïa qu'il veut nous faire douter des uns et des autres.
- Rémus a raison, Bilius, je m'en sors à peine depuis que les Mangemorts ont attaqué ma famille, qu'ils ont assassiné… Mais petit à petit des trucs m'aident à avancer est c'est le fait que je sais que je ne suis pas seul ici.
- Ça t'a fait quoi de ne plus douter ? Tu as récupéré ce que tu as perdu ? Tu as trouvé des réponses ? Tu as eu la fille que tu voulais ? Demanda Bilius en regardant Rémus droit dans les yeux.
Rémus baissa les yeux et se tut si longtemps que Bilius se permit un rictus.
- J'ai eu mieux, j'ai eu la certitude que s'il tient à ce point à nous séparer et nous désunir, c'est qu'il sait qu'il ne peut rien contre nous si nous sommes réunis. J'ai compris qu'avoir des réponses ou des filles ou peu importe n'était pas aussi important que de ne pas vivre dans l'aliénation et la peur, j'ai compris que si un jour on était en guerre, je ne serai pas seul, nous sommes plus nombreux qu'il ne veut qu'on croit.
- Tu fais partie des Maraudeur, Lupin. Je ne pense pas qu'une aussi grande cause vous intéresse…
- J'étais beaucoup plus maraudeur l'année dernière et regarde ce que nous avons réussi…
- Ecoute, j'apprécie ton discours d'encouragement, mais je vais être honnête. Sirius voulait avoir Marlène, toi et Peter vous en pinciez pour Dorcas, quant à James il est évident qu'il ferait démolir ce stade pour Lily Evans, donc je pense que vous vous êtes trouvé embarqué…
Rémus leva la main au ciel, elle se trouva à une distance parfaite entre le visage de Bilius et le torse de Rémus, mais le jeune batteur continua ses boutades.
- Votre propre amie, celle avec qui vous avez combattu côte à côte doute de vous, donc excuse-moi si je ne crois pas à tes discours.
Bilius sortit en trombe, laissant Todd Bardley et Rémus Lupin, seuls silencieux. Le jeune lycanthrope se racla la gorge et hocha la tête de haut en bas. Dorcas doutait des maraudeurs. Soudain, le nouveau comportement interpela le jeune Lupin ; il se mit à penser à son rapprochement douteux de Peter et rapidement Bilius réussit ce que personne avant lui ne réussit, il planta la graine du doute dans le cerveau de Rémus.
Dorcas avait clairement montré sa distance et sa méfiance, elle avait déclaré ne pas vouloir les croire et leur en vouloir de la tenir écartée de tout, il savait qu'elle fouillait dans les secrets des maraudeurs, il s'en était douté à plusieurs reprises en analysant ces gestes et puis tout d'un coup, elle redevenait réceptive et plaisante, elle invitait même Peter à diner, sachant pertinemment que le jeune homme n'avait d'yeux que pour elle et qu'il lui confierait tout, après tout c'était bien lui qui avait trahi le secret de Rémus auprès de Dorcas.
- Rémus ?
- Ah ! Excuse-moi. S'exclama Rémus en s'extirpant de sa grande pensée insensée.
- Pour nous, c'est différent.
- Il faut que vous arrêtiez de penser que vous nés-moldus êtes ces seuls cibles, Todd. Vous ne l'êtes pas et y'a d'autres victimes qui le sont tout autant que vous l'êtes. On doit juste rester unis.
- Je sais… Merci d'avoir essayé de le raisonner. Merci d'essayer avec moi aussi de temps à autre.
- J'aurai voulu faire la même chose pour Bart Rowley.
- Il fallait qu'on le change de maison pour faire plus, et personne n'aurait pu faire ça.
- Dumbledore si.
Todd haussa les épaules et sortit à son tour. Rémus finit par se diriger vers le lac, il n'avait plus la tête à regarder un match ou même l'humeur de vouloir en rire avec Peter, il pensa longuement à Dorcas et tenta tant bien que mal de chasser de son esprit la nouvelle certitude qui s'y imprégnait. Dorcas utilisait Peter pour connaitre leurs secrets. Au beau milieu de ses pensées, son ouïe surdéveloppée réussit à détecter des sons de pas, malgré la pluie qui martelait et la sombre nuit qui les enveloppait, il eut le réflexe de mettre la main sur sa baguette et reconnut la voix insupportable de Severus Rogue. Seulement, il ne put s'empêcher de croire le ton doux et patient qui s'y décelait, chose qui ne lui ressemblait guerre. Rémus fronça les sourcils et suivit les voix discrètement.
- Je dois le faire Severus, je n'ai pas le choix.
- On a toujours le choix, Mary.
- Ah bon ? Toi, tu penses que moi j'ai le choix, après le nombre de fois où je me suis retrouvé à faire des choses pour toi par manque de choix ?
- Je ne t'ai jamais demandé de faire un truc aussi dangereux.
- Il faut que je sois courageuse, Severus. Tu ne seras pas toujours là, pour me surveiller.
- D'accord, mais je reste à proximité, tu sais quoi faire si jamais tu as un souci.
- Periculum. Je sais.
Severus et Mary se regardèrent en pensant tous les deux à la même personne ; Lily Evans avait appris ce sort à Mary, Severus quant à lui, il avait connu son existence avec elle. Rémus tenta de suivre Mary, il réussit à se faufiler derrière elle, pendant une bonne minute quand Severus lui envoya un sort.
- Tarantallegra.
- Enlève le sort, Rogue !
- Tu pensais aller où comme ça ?
- En quoi ça te regarde ? Deprimo. Réussit à envoyer Rémus en n'ayant toujours aucun contrôle sur ses jambes.
Severus eut du mal à respirer, se plia en deux et lâcha sa baguette. Il tenta de rattraper sa baguette, mais la douleur était lancinante, Rémus tenta à son tour de s'accaparer de la baguette gisant pas très loin de ses pieds, mais ses jambes demeuraient toujours non maitrisées par son cerveau.
- Finite Incantatem. Lança Rémus en délivrant Severus.
Le jeune Serpentard rampa pour rattraper sa baguette et annula le sort qu'il avait envoyé à son camarade. Les deux jeunes gens se toisèrent longtemps peignant une image de deux cowboys prêt à dégainer à nouveau dès que le danger redeviendrait éminent.
- Arrête de suivre ma copine. Cingla Severus.
Rémus écarquilla les yeux et tenta de rétorquer quand il entendit du bruit émanent du terrain à nouveau, il jeta un dernier coup d'œil derrière lui et capitula. Il rebroussa chemin et regarda sa montre.
Vingt heure trente, Peter sortit du terrain d'entrainement seul, sous la pluie qui martelait et sous cette impression qui ne le quittait que rarement, sa solitude. Il hocha la tête de gauche à droite et se traita de crétin, comment il pouvait se sentir seul alors qu'il faisait partie d'un groupe aussi dynamique, aussi vif et jamais à l'abris de l'amusement. Il se mit à penser à une journée typique et ne put s'empêcher de sentir son cœur se serrer, il avait de la chance d'être parmi eux, il avait de la chance d'être l'un d'eux et pourtant il ne se sentait jamais à leur hauteur, il ne se sentait jamais un des leurs, il avait beau se sentir maraudeur, il ne se sentait pas de la famille, pas encore, peut-être jamais. Il courut légèrement cherchant un abri de cette pluie qui le pourchassait plus ardemment. Il hésita longuement entre attendre Sirius et James dans le parc menant au château ou les attendre directement dans leur salle commune, il ne se demanda pas où se trouvait Rémus parce qu'il savait pertinemment que ce dernier devait être parti raisonner Bilius ; la personne qu'il était censé détester le plus.
Peter pensa à Dorcas et son cœur se serra, elle aussi avait fini par le prendre pour un idiot, elle aussi avait cru qu'elle pouvait cacher ses vrais sentiments à Peter, mais le jeune Animagus savait toujours plus qu'il ne laissait apparaitre et malheureusement pour eux, Peter pardonnait mais notait, il n'oubliait rien. Il laissa ses pieds le guider et finalement prit la route opposée du château.
Sirius sortit avant James et à son grand désarroi, il fut arrêté par une Casey au bord de l'hystérie.
- Il ne va pas me virer de l'équipe… ? Dis-moi, tu es son meilleur ami, alors ne me dis pas que tu ne connais pas ses intentions.
- Casey, écoute…
- Non, Black, toi écoute-moi, je ne sais pas ce que tu as cru voir, je ne sais pas ce que tu lui as raconté sur moi et Strolley…
Sirius pencha la tête, croisa les bras sur poitrine et son expression devint insondable, il redevint le jeune Black imposant qui faisait bégayer les filles, qui poussait ses interlocuteurs à douter de leurs propres paroles par un simple mouvement de sourcil ou impulsion de mâchoire, qui arrivait à mettre les gens inconfortables par un simple regard.
- Je ne veux pas qu'il me punisse sur un truc que tu as mal interprété, je ne veux pas qu'il mélange entre les deux, Sirius… Je ne suis pas une mauvaise personne et je n'ai rien fait à ton petit copain, j'ai juste manipulé mon professeur pour avoir moins de retenues et si ça peut te rassurer ça n'a pas marché… En plus, il dit que je suis distraite et que je ne viens presque pas aux entrainements, mais ce n'est pas de ma faute, j'ai tout le temps des retenues… Et toutes ses retenues c'est parce qu'on a donné une leçon aux Serpentard, tous ceux qui ont fait du mal à Barbie et Bilius ou même Todd…
Casey continua de déblatérer essayant de soutirer une émotion quelconque du visage de Black.
- Tu vas dire quelque chose ?
- Si tu crois que James confondra entre sa vie personnelle et le Quidditch, c'est que tu ne le connais pas finalement. Par contre, pour le reste de ton histoire, j'avoue que je n'ai pas tout écouté, mais comprends que je ne sais pas ce que James va faire que tu le crois ou non, et ne t'inquiète pas, tu étais moins mauvaise aujourd'hui. Allez, je dois filer.
- Moins mauvaise ?
- Salut Casey !
Sirius qui attendait James dut s'éclipser pour ne pas avoir à supporter la petite amie de son meilleur ami geindre. Quelques minutes plus tard, James sortit, balai sur l'épaule, cheveux mouillés et des frissons qui parcouraient son corps, il s'empressa d'entrer au château, quand il croisa Benjy Fenwick en sortir.
- Tu… ?
- Bonsoir, Potter.
- Tu fais quoi ici ?
Benjy fixa le grand garçon avec désolation, puis hocha la tête de gauche à droite.
- Bonsoir à toi aussi Benjy, j'espère que tout va bien pour toi ? Ironisa le jeune Auror.
- Tu fais quoi dans le château ?
- Et toi tu fais quoi dehors ?
Ils se toisèrent un instant puis James hocha la tête de gauche à droite et tenta de tracer son chemin. Il fit un effort surhumain pour ne pas écouter sa pulsion, il fit un énorme travail sur sa langue pour lui interdire de se délier et lancer toutes les méchancetés qu'elle voulait, poser toutes les questions qui le taraudaient ou pire juste le menacer, le pousser à bout, lui interdire de jouer avec Lily Evans. James Potter était fatigué, trop fatigué pour démêler le faux du vrai et c'est ainsi que pour la première fois de sa vie, il réfléchit avant d'agir et prit le chemin de sa salle commune, sans oublier qu'il n'avait pas de temps à perdre pour des broutilles de cœur alors qu'il avait une quête à finir. Il avança dans l'entrée du château quand Benjy l'interpella.
- Ils ont raison de traiter d'arrogant ou insolent, je ne sais plus lequel te va le mieux.
- Il y'a aussi enragé et je vais te refaire le portrait si je te revois près d'Evans.
- Evans ?
- Tu les veux toutes ? Si tu veux, je te montre la chambre de Dorcas tant que tu y es ?
- De quoi tu parles ?
- Je t'ai vu avec elle à Pré-au-lard, je ne sais pas à quoi tu joues, mais en tout cas, sache que je t'ai à l'œil.
A présent James et Benjy étaient si proches l'un de l'autre que s'ils avaient eu la même taille, leurs nez se frôlerait. James devança Benjy en faisant bien attention de lui écraser l'épaule au passage et décampa furieux dans les couloirs de l'école.
Benjy tenta de calmer sa colère en réalisant que pour la première fois de sa vie, il avait sorti sa baguette pour une situation qui n'avait aucun rapport ni avec la défense, ni avec le combat, ni la guerre ou encore moins sa formation d'Auror. Il s'adossa au mur et respira longuement, il tenta de prendre de longues expirations quand un cri de détresse et de colère quitta ses lèvres. Il mit un poing dans le mur froid se fit sûrement plus mal qu'il ne s'y attendait et pesta contre tous les membres des Octo, tous ces arrogants, téméraires qui n'avaient peur de rien, ni de personne. Ils méritaient de recevoir une bonne leçon, ces adolescents étaient beaucoup trop dédaigneux pour leur propre bien. L'allée de l'entrée du château se vida après l'altercation à peine dix minutes avant que n'en sorte Damian Branchard à son tour, marchant à pas long dans la sombre nuit orageuse de ce Dimanche 30 Janvier.
Vingt heure cinquante, trop de personnes ne devant pas se trouver à Poudlard y était, trop de haine et de rancune peignaient les murs du château. Vingt heure cinquante et une, l'orage continuait de gronder, le ciel de pleurer, et l'ère s'électrifiait, faisant sursauter les uns se cachant dans les ombres, faisant ébranler les autres tentant de venir à bout de projets dangereux, faisant passer un cap à d'autres qui menaient des chemins qu'ils ne pourraient jamais rebrousser. Vingt heure cinquante-cinq, une cloche retentit au loin, une cloche a qui l'orage donna un écho et le château ressembla à s'y méprendre à une demeure de film d'horreur.
Vingt heure cinquante-huit minutes. Lily Evans se trouvait dans la forêt interdite, elle cherchait cet arbre décrit dans sa lettre, en se faisant guider par ses battements de cœur et un faible Lumos qu'elle maitrisait ainsi pour ne pas révéler la présence de son amie occultée du regard. Elle savait qu'il aurait été impertinent de penser retrouver l'arbre le plus haut pour n'importe qui, mais Lily et Marlène avaient réussi à le localiser en escaladant la tour la plus haute de Poudlard, à savoir la tour Nord, elles tergiversèrent un moment sur le type d'arbre, mais finalement il était difficile de se tromper, le seul arbre à dépasser tous les autres même le Saule Cogneur et de loin ne prêtait pas à confusion, son feuillage n'avaient pas changé de couleur, ses feuilles n'étaient pas tombé et son tronc était si grand, ses branches étaient si répandues, même ses ramilles étaient anormalement épaisses. Lily s'y approcha et le fixa, elle n'aurait osé prétendre être une incollable dans les arbres de la forêt interdite, mais elle pensait qu'un arbre pareil aurait dû être remarqué bien avant ce jour-là. Elle avala sa salive et s'arrêta de marcher à quelques centimètres seulement de l'arbre. Elle se fixa droite, toisa les alentours, leva les yeux vers le ciel en ressentant une nouvelle angoisse. Cet arbre était si grand que le ciel n'était plus visible, la pluie continuait de marteler mais son parapluie ne servait plus à rien, elle était complètement couverte par l'arbre à présent. Lily remarqua qu'au lieu d'être soulagée, elle était plutôt plus effrayée à ce moment précis, en se laissant engouffrer totalement par l'obscurité et l'orage qui constituait un bruit de fond constant. La jeune rousse légèrement trompée chercha Marlène du regard puis toussa une fois en attendant que son amie fasse un bruit pour lui répondre, elle entendit alors un craquement de feuillage dans le sol et comprit que Marlène était toujours là. Lily regarda sa montre en fronçant les sourcils, encore une minute avant de découvrir ce qui cachait derrière ce nouveau mystère, un piège ou un complice. La jeune préfète n'eut pas à se poser des questions longtemps quand elle entendit un son sourd d'un corps qui tombait. Elle détourna le regard en vitesse, dégaina sa baguette en se demandant si sa peur la plus grande était ce qui venait d'arriver ; Marlène venait-elle d'être assommée, ou pire ?
- Montre-toi ! Hurla Lily
Un vent froid se fit sentir et un spectre poussa un cri strident qui donna des frissons à Lily. Elle réajusta son sort de lumière et le rayon traversa une surface translucide. Lily cligna des yeux à plusieurs reprises, un spectre venait d'apparaitre et disparaitre devant elle. Un être qui ne ressemblait ni à un fantôme, ni à l'esprit taquin qui la tourmentait dans le château. Elle se demanda l'espace d'un instant si elle ne venait pas de voir un non-être pour la première fois de sa vie.
- Qui est là ?
Lily tournait autour d'elle-même quand le spectre fit son apparition à nouveau. Cette fois-ci, il fonçait droit sur elle, Lily eut le réflexe de contourner l'arbre en courant et criant.
- Lumos Maxima !
Elle cherchait le corps de Marlène tout en cherchant une échappatoire à cet esprit qui sortait de nulle part. Soudain, elle entendit des pas.
- Qui est là ? Aidez-moi. Hurla Lily. Marlène ?
Personne n'apparut et l'esprit disparut à nouveau. Elle s'arrêta en haletant, puis se mit à la recherche de son amie.
- Humenom Revelio.
Lily répéta le sort à plusieurs reprises sans succès. Elle sentit la panique la gagner, elle devait fuir, mais elle ne pouvait décemment pas laisser sa meilleure amie ici. Elle se mit à envoyer des « Finite Incantatem » un peu partout, retenta le sort de révélation, mais la jeune fille était introuvable.
- Merde ! Hurla Lily en panique à présent.
Le spectre finit par réapparaitre.
- Ah non ! Pas toi ! Tu veux quoi à la fin ?
Il fonça droit sur Lily et cette dernière finit par tomber à la renverse, elle se leva en prenant équilibre sur l'arbre quand soudain, elle se sentit aspirée, elle poussa un cri en fermant les yeux, empêchant le vertige de la gagner encore plus, seulement la jeune fille fit l'erreur de se toucher le visage et elle tomba dans les pommes, tête en arrière. Le spectre fit son apparition et lança un sourire défiguré et démoniaque. Il se projeta plus haut dans les airs puis disparut.
Vingt et une heure onze minutes. Hagrid sortait de sa cabane parce que son chien n'arrêtait pas d'aboyer, il mit une sorte de grosse veste à peaux d'ours sur ses épaules, ordonna à son courageux chien de le devancer et attrapa par la même occasion une arbalète à flèches magiques qu'il avait réussi à créer avec l'aide du professeur Mcgonagal, en cachette. Il longea le regard et eut le sentiment que quelque chose différait dans ce ciel étoilé et orageux à volonté.
- Il se passe quelque chose dans cette forêt hein mon gentil chien.
- Hagrid ?
Le garde-chasse se tourna en voyant le professeur de Défense Contre les Forces du Mal l'interpeller.
- Ah Ludwig !
- Vous avez oublié qu'on devait se voir ?
- Ah non ! Mais, quelque chose se trame, Brasier a senti quelque chose.
Le professeur dégaina sa baguette et hocha la tête.
- Je viens avec vous.
Ils avancèrent en silence à peine quelques minutes quand Ludwig proposa à Hagrid de se séparer pour couvrir plus d'espaces. La garde-chasse acquiesça en s'engouffrant dans la forêt dans l'opposé de l'arbre magique. Au bout de quelques minutes, le chien se mit à gigoter avec frénésie.
- Qu'est-ce que tu as mon gentil toutou ? Pourquoi tu trembles ?
Soudain, un grand esprit ayant l'apparence d'un chien enragé se plaça en face d'eux, les crocs transparents en l'air, l'aspect de sa peau à présent spectrale, hérissé.
- Tout doux ! Tout doux.
Hagrid sortit doucement son parapluie de son sous bras et envoya un jet de lumière au spectre qui prit la fuite avant d'être atteint.
- Brasier, viens ici, c'était juste un Gytrash.
Mais le chien ne l'entendait pas de cette oreille, Hagrid partit à sa recherche en mettant des enjambés plus espacés les unes que les autres. Il trouva son chien recroquevillé sous un tronc qui était tombé sur le sol humide, après l'orage. Il donna une confiserie canine à son chien, lui gratta le museau et l'obligea à se reprendre.
- Qu'est-ce que c'est que ça ? Lança Hagrid. D'où vient cet arbre ?
Hagrid s'avança en vitesse et arriva près de l'arbre en un temps record. Seulement, il ne trouva rien, sauf bien sûr l'arbre en question. Son chien, continua de tourner autour de l'arbre avec acharnement, quand le professeur Strolley arriva baguette à la main.
- Il y'avait quelqu'un. Il y'avait une jeune fille ici, je n'ai pas réussi à l'attraper, elle a juste disparu !
- Brasier semble penser que quelque chose se trame autour de cet arbre.
- Il est immense. Je n'ai jamais fait attention à…
- Je crois que quelqu'un l'a trafiqué ou l'a agrandi ou quelque chose.
Le chien continua de courser l'air devant l'air inquiet du demi-géant et de l'humain derrière lui. Sans crier gare, le jeune chien toucha malencontreusement l'arbre et s'étala endormi sur le sol. Hagrid s'empressa à le voir quand Ludwig tendit sa main devant, faisant signe au garde-chasse de garder ses distances.
- Il y'a quelque chose de bizarre ici. L'arbre est devenu magique, quelqu'un y a placé de la magie.
- Noire ?
- Peut-être.
- Qu'est-ce qu'il a mon chien ? Je ne peux pas le toucher ?
- Evites, je pense qu'il est juste assommé.
Hagrid se mit à paniquer en tentant de ramener son chien à lui malgré les recommandations du professeur. Ludwig tapa sur le coude d'Hagrid et ce dernier finit par revenir sur ses pas.
- Vous avez vu un enfant, un adulte ? Demanda Hagrid en surplombant le paysage de son regard habitué à la noirceur et la densité de la forêt.
- Je ne saurai dire, la personne était sous une longue cape, et un capuchon cachait son visage. Malheureusement, l'obscurité m'a empêché de l'apercevoir.
Hagrid fit le tour de l'arbre en respectant la distance de sécurité mesurée par le chien abattu.
- Nous devons avertir le professeur Dumbledore. Affirma Hagrid en soupçonnant de manière continu l'existence énigmatique et même la puissance de ce végétal géant.
Soudain, il sentit une masse près de son pied. Il se baissa, mais Ludwig sortit sa baguette.
- Homenum Revelio.
Hagrid écarquilla les yeux en se tenant la bouche.
- Par la jupe de Morgan ! Il faut appeler le professeur Dumbledore tout de suite.
Ludwig lança plusieurs Periculum et un éclair vers la fenêtre du bureau de la directrice de Gryffondor, puis baissa les yeux en scrutant la scène devant lui. Marlène Mckinnon, Lily Evans, Dorcas Meadowes, James Potter, Sirius Black et Rémus Lupin étaient tous étendus, les yeux clos, sur le sol rêche. Ils avaient tous la même expression, leurs corps poussiéreux pour les uns, mouillés pour la plupart, étaient cependant tous marqué sur le front d'une plaie qui saignait encore.
Trop de suspens? Trop de suspects? La suite arrive bientôt promis... Les réponses aussi...
A la semaine prochaine.
