Ouf, enfin. Moi qui pensait que le chapitre précédent était difficile à écrire, ce n'était rien comparé à celui là. Et je n'en suis encore pas totalement satisfaite, mais bon.
Référence à la série Agent Carter dans ce chapitre.
Les demandes sont toujours ouvertes pour l'OS que vous aimeriez accorder à cette fiction.
Réponses aux reviews anomynes :
maith : Le Soldat de l'Hiver fait partie des personnages de Marvel que je déteste le plus et je ne comprends pas que certains puissent le considérer comme un gentil, une pauvre victime d'Hydra. Il est capable de se rebeller, et pas de rester à leur service comme un bon petit chien. Pour moi, lors de Civil War, c'est Steve qui est en tord. Il trahit l'équipe, c'est lui la cause de la division. Mais je ne voulait pas que cela ait lieu dans ma fiction. Donc, j'ai décidé que Steve vivrait dans le présent, avec ses vrais amis, plutôt que dans le passé, avec des fantômes.
Chapitre 25
Tony passa la baie vitrée et s'arrêta à quelques pas de l'hélicoptère qui venait d'atterrir. Sharon en descendit rageusement.
"Qu'est-ce que tu fais là ? l'interrogea-t-elle.
-Bonjour à toi aussi Sharon... Oui, moi aussi, je suis heureux de te revoir... Comment vas-tu depuis tout ce temps ?... Moi ?... Très bien, je te remercie de demander... Ce que je fais ici ? Mais je suis chez moi, j'ai le droit d'y être. Et au vu du moyen que tu as utilisé pour pouvoir entrer dans ma Tour, sans passer par les sécurités du rez-de-chaussée, et le fait que je ne t'ai pas invitée, ce serait plutôt à moi de te poser cette question.
-Je voulais voir Steve, lâcha-t-elle sans réfléchir, étant persuadée qu'il allait la croire avec son comportement datant de quelques mois.
-Il me semble que je l'ai prévenu de ta présence quand tu venais tous les jours pour rester postée devant l'ascenseur. S'il avait voulu te parler, il serait descendu et t'aurait peut-être fait monter, mais il ne l'a pas fait, donc il ne veut pas te voir.
-Toujours aussi délicat dans tes paroles. Merci Anthony.
-Pas de quoi, c'est toujours un plaisir de t'agacer..., répliqua-t-il en grimaçant, mais tentant réellement de ne pas relever l'utilisation de son prénom complet. Mais cela ne change rien au fait qu'il ne soit pas là... et je suis presque sûr que tu le sais déjà.
-Comment ça ?
-Tu faisais partie du SHIELD, et avec ce qui est atterri sur le net, je suis persuadé que tu connais le Soldat de l'Hiver... Je dirais même que tu le connais plus que ce qui est dévoilé sur la toile... Je pense même que tu le connais personnellement. Après tout, tu es là, tu as été surprise de me trouver chez moi, tu ne cherches pas Steve, tu mens toujours aussi mal d'ailleurs, juste pour que tu le saches. Donc c'est que tu pensais que la Tour était vide. Or aucune des personnes vivant ici ne t'aurait prévenue. Il ne reste alors plus qu'une seule personne qui savait que l'on ne serait pas ici, parce qu'il s'est découvert pour que l'on aille à sa rencontre, pensant qu'on laisserait la Tour vide, comme des débutants, et c'est cette personne qui t'a demandé de venir. James Barnes, le Soldat de l'Hiver."
Elle tressaillit à ce nom. Il savait. Il avait tout de suite deviné qu'elle était avec lui. Pour sa part, il fit comme s'il n'avait rien remarqué de son comportement et fit demi-tour, retournant à l'intérieur.
"Mais je ne veux pas parler de ça avec toi... Tu viens, ne reste pas dehors, nous avons beaucoup de choses à clarifier toi et moi, et on sera mieux dans le salon.
-Toi, se moqua-t-elle, tu as envie de parler avec moi ? C'est une plaisanterie ? Et quel serait notre sujet de conversation ? Notre aversion l'un pour l'autre ? Ou alors ce sera nos joyeux souvenirs d'enfance, railla-t-elle ensuite.
-Oui... Pour les deux... Ou... Je ne sais pas, on verra bien comment de déroule la discussion... En tout cas, je ne veux pas prendre le risque que tu finisses par me planter un couteau dans le dos à cause d'une rancune de gamins, du moins pour ma part. Je tiens à ma vie, merci bien. Alors tu viens ? cria-t-il depuis l'intérieur."
"Rancune de gamins, pensa-t-elle amèrement, c'est vraiment ce que tu crois ? Ohhh, non Tony, je te hais pour une bonne raison, et tu le sais. Tu continues juste à te croire supérieur à tout le monde et à penser que ce qu'il s'est passé était normal. Qu'il le devait, pour toi, le grand Antony Stark."
Elle finit par le rejoindre d'un pas hésitant. Faisait-elle le bon choix de le suivre ? Elle l'espérait. Elle fut surprise par l'intérieur complétement différent de ce qu'elle s'était imaginé. Confortable et accueillant, absolument pas décoré richement ou avec extravagance. Le brun était derrière son bar en train de leur verser des verres d'alcool fort.
"Je pense ne pas me méprendre en disant que nous en aurons besoin, expliqua-t-il.
-Et qui te dit que j'ai envie de parler ou de t'écouter ?
-Tu es entrée alors que tu aurais pu sortir ton arme, celle que tu as à ta ceinture."
Instinctivement elle porta sa main à l'endroit où était son arme. Comment savait-il ?
"Jarvis : il scanne en quelque sorte toute chose entrant et sortant dans la tour et me rapporte toujours tout quand je connais la personne ou que c'est quelque chose que quelqu'un dans la Tour attend."
Ce qu'elle ne savait juste pas, c'est que, pour communiquer avec Jarvis, Tony n'avait d'autre moyen que ses écrans et une oreillette qui lui faisaient défaut à cet instant.
"Donc, comme tu ne sembles pas décidée à faire le premier pas et étant donné que c'est moi qui ai décidé que nous devions mettre les choses à plat, je commence. Mais j'aimerais juste être sûr que c'est bien de ça dont je dois te parler. J'ai envie... Non, besoin de mettre enfin ça à plat, mais si tu ne m'écoutes pas parce que tu m'en veux pour autre chose, il n'est pas question que je te dise quoi que ce soit.
-Et c'est quoi ce ça ? railla-t-elle. Elle ne croyait absolument pas que Tony voudrait réellement parler de la raison pour laquelle elle lui en voulait.
-Ce qui a eu lieu quand oncle Da... Quand je me suis fait... Quand j'avais dix ans, finit-il par soupirer."
Elle haussa les sourcils, surprise, lâcha involontairement un rire sceptique et tourna le dos à celui qui aurait pu être son ami d'enfance mais n'était qu'une tache dans ses souvenirs. Il l'entendit mais décida quand même de faire l'effort de l'ignorer. Il vida son verre cul sec, avant de s'en resservir un pour se donner du courage. Cela faisait des années qu'il avait envie mais surtout besoin de raconter son point de vue sur ces événements, bien qu'il aurait préféré que ce soit auprès de n'importe qui plutôt que celle qui était actuellement en face de lui. Mais il reconnaissait qu'il n'avait pas le choix s'il voulait enlever une partie de l'épée de Damoclès qui flottait au-dessus de sa tête et par conséquent au-dessus de ceux qu'il aimait, les Avengers, les enfants Lokison, Pepper et Rhodey. Ils restèrent quelques minutes dans le silence le plus complet, l'une plongée dans ses souvenirs et tentant de se retenir soit de s'enfuir soit de se précipiter sur son interlocuteur et de le tabasser, et ce dernier fixant le verre qu'il avait entre les mains, cherchant le courage de vider son sac et de crever l'abcès qui existait depuis trop longtemps entre eux.
"Non, finit-il par dire, je n'y arriverai pas. Tu avais raison, je suis un lâche, tout ce que tu veux, mais je ne peux pas te raconter ça. Pas à toi ! Et de toute façon, tu n'as pas changé, tu es toujours convaincue que tu as raison en toutes circonstances et peu importe ce que je te dirai, je serai toujours fautif à tes yeux. Donc on arrête là les frais, les ascenseurs sont derrière toi."
C'était décidée, elle allait le tuer. Elle resta immobile de longues secondes sentant le regard insistant de Tony sur sa nuque, attendant qu'elle s'en aille. Et c'est ce qu'elle avait envie de faire, elle voulait se détourner de lui, faire semblant de partir et venir rechercher les informations qu'elle voulait, ou même ne pas revenir, Barnes ferait le sale boulot tout seul, mais elle entendait presque la voix de son oncle lui murmurer d'inciter Tony à parler et de vraiment écouter ce qu'il avait à dire, qu'elle allait enfin avoir les réponses aux nombreuses questions qu'elle se posait depuis toutes ces années. Au prix d'un immense effort, elle décida donc d'adopter un comportement mature face à Tony, pour qu'il accepte de se confier à elle.
"Tu veux que l'on mette les choses à plat, alors on va le faire, déclara-telle en se retournant brusquement vers lui."
Il la fixa surpris, la bouche entrouverte.
"Je veux savoir exactement ce qu'il s'est passé ce jour-là. Tout ce que Tante Peggy a accepté de me dire était que tu avais eu des ennuis, que quelqu'un aurait dû réagir, mais ne l'a pas fait et que je ne reverrais plus Oncle Daniel, parce qu'il était mort ce soir-là, ce que je n'ai compris que quelques années plus tard. Donc tu as décidé que nous devions parler, alors on va le faire, mais tu me dis tout, sans rien omettre. Et après nous règlerons totalement nos comptes.
-Bien, souffla-t-il presque désespéré. J'ai... je..."
Il inspira un grand coup, but cul sec et se reversa un verre avant d'aller s'affaler dans le canapé.
"J'avais appris que mon père était de passage à mon pensionnat et j'ai voulu le voir. Il n'a pas demandé à me voir, ne m'a même pas attendu quand j'ai tenté de le rattraper alors qu'il s'en allait. Je voulais tant avoir un contact avec quelqu'un de familier que je suis parvenu à quitter le pensionnat. En même temps, ils n'avaient pas de très bons systèmes de sécurité.
-Ils n'en avaient pas des bons ou c'est juste toi qui t'étais amusé à les percer, en génie de l'informatique et de je ne sais plus quoi que tu es pour pouvoir te vanter ?
-Un peu des deux, je pense, rit-il doucement, mais tu as tort sur un point... Ce n'était pas pour me vanter que je l'ai fait... A l'époque, tu te souviens, nous étions proches, mais avec toutes ces restrictions partout, là-bas, nous ne pouvions normalement pas garder contact... J'avais tout craqué pour ne serait-ce que tenter de t'envoyer un mail."
Elle le fixait les yeux écarquillés et bouche bée, avant de se reprendre et de sentir une petite pointe d'affection, d'attendrissement et d'elle ne savait quoi se répandre en elle pour celui qui fut son partenaire de jeu et son presque frère à une autre époque. Elle ne pensait pas, à ce moment-là et aujourd'hui encore, qu'il avait réalisé ce genre de chose pour garder contact avec elle. Elle croyait au contraire qu'il avait vu dans ce pensionnat un moyen de couper les ponts avec elle, et ne sachant pas pourquoi il avait fait ça, mais étant têtue et rancunière, elle s'était mise à le haïr sans chercher d'explication. La mort d'Oncle Daniel ne lui avait donné qu'une raison supplémentaire de l'ignorer. Elle ne croyait plus pouvoir ressentir le moindre sentiment positif envers Tony Stark.
"Bref, reprit-il avec un raclement de gorge mal-à-l'aise, donc j'ai tenté de le suivre, de lui parler, pour... Mais bien entendu, je n'ai pas réussi et me suis retrouvé perdu dans une ville que je ne connaissais absolument pas mais où malheureusement on me connaissait grâce à mon père et sa notoriété. Comme tu t'en doutes bien, cela s'est fini en une rencontre malheureuse pour moi et je me serais presque senti comme dans un film avec ces scènes de kidnapping. Tellement prévisible quand j'y repense, que je me traite d'idiot. Dommage pour moi, cela ne s'est pas fini comme dans un de ces scenarii... Pas de papa qui accepte de payer la rançon... Juste un "si vous me débarrassez du fardeau qu'est ce gosse, par n'importe quel moyen, je vous verse le double"...
-Donc c'est Jarvis, Tante Peggy et Oncle Daniel qui sont intervenus... Comment ont-ils su où tu étais ?
-Tu te souviens des montres qu'ils nous avaient données ?"
Elle remarqua qu'il jetait un coup d'œil à son poignet, elle en fit donc de même, en ne cherchant pas à cacher qu'elle portait toujours cette montre, et elle s'aperçut qu'il avait également toujours la sienne.
"Oui, murmura-t-elle légèrement surprise qu'il l'ait conservé, mais n'en montrant rien.
-Elles ont un GPS ou je ne sais pas quoi intégré.
-Tu ne l'as pas étudié ?
-Non, c'est bien l'une des seules choses que je me suis juré de ne jamais comprendre pour ne pas briser leur mythe, en quelque sorte, sourit-il doucement avec une note d'amour dans le regard et la voix. Donc ils sont tous les trois arrivés avec un petit nouveau, à l'extérieur pour leur prêter main forte en cas de besoin...
-Fury, comprit-elle.
-Ouais, Fury, acquiesça-t-il en soupirant. D'ailleurs il était déjà très bon. Il a tué trois gars parce que l'un d'eux l'a critiqué sur sa couleur. Bref, pour en revenir aux faits, les choses ont quand même fini par dégénérer. Un des types m'a tiré dessus parce que "je ne valais rien"...
-C'est là qu'Oncle Daniel a été tué ?
-Non. Sur ce coup-là, je remercie Tante Peggy pour m'en être sorti. Non, il est mort sur le chemin du retour, bêtement, pourrait-on dire, pour un agent comme lui malgré sa blessure... On a eu un accident.
-De voiture ? C'était donc ça votre passage à l'hôpital."
Il hocha brièvement la tête avant de poursuivre. Maintenant qu'il avait commencé à parler, il n'arrivait plus à s'arrêter.
"Et quand je suis enfin arrivé à la maison, parce que j'ai refusé que l'on me ramène au pensionnat, mon père m'a juste dit : "Eh bien, où étais-tu ? Cela fait deux jours que je t'attends pour continuer les projets pour Stark Industrie". Il ne se souvenait même plus qu'il m'avait envoyé loin de la maison ou du coup de téléphone qu'il avait reçu. Dans les jours qui suivirent, je ne suis jamais pourquoi Anna et Jarvis partirent et père coupa tout contact avec Tante Peggy."
Elle alla s'asseoir au bout du canapé, hésitant sur la marche à suivre.
"Et depuis tout ce temps, je me dis que tu as raison. C'est bien de ma faute si Oncle Daniel est mort. Je suis désolé. J'aurais dû tenter de tout te dire depuis longtemps, mais je n'aimais pas repenser à ces évènements."
Ils restèrent silencieux durant de longues minutes. Tony tentant de sortir de ses souvenirs et de retenir ses larmes et Sharon se repassant tous les aveux de l'ingénieur. Oui, d'une certaine façon, Tony pouvait être vu comme responsable de la mort de Daniel Sousa, mais pouvait-on reprocher à un enfant de dix ans de vouloir revoir son père ou n'importe quel autre membre de sa famille ? Non, elle en aurait fait de même. Le vrai responsable était Howard. Bien qu'elle ne l'avait jamais vu avoir des gestes tendres envers Tony quand elle était là, elle pensait que c'était parce qu'il préférait lui en faire quand ils étaient que tous les deux, comme c'était le cas quand elle allait dans son bureau et qu'il la berçait en en lui racontant de petites histoires sur Captain America ou juste en lui murmurant à qu'elle point elle se serait bien entendu avec la légende, qu'il aurait adoré les voir juste une fois côte à côte tellement qu'ils seraient bien assortis, qu'elle était belle et qu'il était fier d'elle. C'était même de lui, et pas de Tante Peggy qu'elle tenait toute cette admiration et amour pour Captain America. Elle avait cru qu'il disait qu'ils auraient fait un merveilleux couple, quand il parlait d'être assortis, mais il n'avait vu là que la renaissance du duo de combat Carter/Rogers. Il ne lui avait jamais raconté que les combats de Steve et sa Tante pour ça. Il ne voyait en elle qu'un reflet de Peggy, tout comme il ne voyait qu'un écho de lui en Tony, donc ses erreurs passées. Elle l'avait mal compris, elle s'était laissée bercer par ses mots. Oui, réalisait-elle lentement, elle était amoureuse de l'image du héros et non de Steve. Howard Stark avait lentement dressé son fils contre elle en passant du temps près d'elle et en lui montrant une fausse affection, et elle contre lui, en empêchant Tony de garder contact avec elle et en lui racontant de salades sur des insultes que Tony aurait proférées contre elle.
"Non, lui murmura-t-elle en se rapprochant et en le prenant dans ses bras, ne prêtant pas attention au corps du brun qui s'était raidi à son contact. Oncle Daniel ne voudrait pas que tu penses ça. C'est Oncle Howard le responsable. Il est responsable de tout. Absolument tout. J'avais tort Tony. Je t'ai tourné le dos sans chercher à te demander des explications.
Elle lui murmura doucement tout ce qu'elle avait compris, le réconfortant, comprenant la rancune qu'il nourrissait à son encontre. Ils discutèrent durant de nombreuses minutes, mettant enfin les choses à plat, comme prévu, retrouvant un semblant de leur ancienne complicité.
"Tony, il faut que je te dise quelque chose."
Elle inspira un grand coup et se lança.
"Barnes, ... Il veut toutes les infos sur vous, c'est pour ça que j'étais venue. Il veut détruire les Avengers. Avoir Steve rien que pour lui pour contrôler les services secrets des gouvernements et ceux-ci dans le monde...
-En quoi, Steve l'aidera à une telle chose ?
-A force de travailler pour Hydra, d'être invisible dans l'ombre des politiciens, il a appris les ficelles de la manipulation. Imagine qu'il reprogramme Steve comme Hydra l'a fait pour lui. Il aura une arme et n'aura pas à faire le sale boulot lui-même. En plus le bon Captain America, la représentation même du Héros, se mettant à commettre des crimes sans raison apparente, cela donnera une raison aux civils et aux gouvernements de vouloir la destruction des Avengers. Ils seront tous concentrés sur vous et lui aura le champ libre pour faire ce qu'il veut. Et je pense qu'il était amoureux de Steve... Avant. Il lui voue une fascination morbide, tu peux me croire.
-Donne-moi seulement une seule bonne raison de te croire sur parole. D'être sûr que tu ne me mens pas.
-Je n'en ai malheureusement pas, Tony. Je te demande juste de me faire confiance pour sauver Steve et tes amis. Je sais où il se cache, on pourra rejoindre directement sa cachette. Toutes les preuves qu'il te faut sont là-bas."
Tony hésita, puis souffla :
"Si tu me mens, je te jure que je te le ferais payer et ne te pardonnerai jamais.
-D'accord. Dépêchons-nous."
Ils se levèrent. Sharon reprit l'hélicoptère et Tony prit l'une de ses armures et partirent. Ils ne surent pas que Jarvis avait pris soin de tout enregistrer depuis le début.
