Chapitre 26
Steve ouvrit difficilement les yeux. Il avait mal au crâne comme cela ne lui était plus arrivé depuis bien longtemps. Heureusement qu'aucune lumière n'éclairait la salle. Il y en avait juste une d'allumée dans une salle à côté, ce qui lui permit de reprendre ses esprits sans déclencher une migraine. Après la vue et ses esprits, ce fut le contrôle de ses autres sens qu'il récupéra, ce qui lui permit d'entendre une voix depuis l'une des salles. Il décida donc de garder les yeux fermés et de faire semblant d'être toujours inconscient pour tenter de glaner le plus d'informations possibles sur où il était et qui l'avait emmené.
La réponse à cette dernière question lui vint lorsqu'il se remémora les souvenirs des dernières heures. Donc c'était Bucky le responsable. Si c'était ses coéquipiers, ils l'auraient ramené à la Tour et il serait en ce moment même dans son lit confortable et au chaud. Pas ligoté comme un saucisson sur une chaise, dans une pièce même pas chauffée. Même le SHIELD, durant certains de ses entrainements en situation réelle, ne lui avait jamais fait un coup pareil.
Bucky alors, pas de doute. Pourquoi ? Il voulait le voir, ça il en était sûr, Loki l'avait confirmé, mais ils auraient pu se trouver un petit moment rien qu'à deux une fois à la Tour pour discuter.
Son vieil ami s'approcha et lui tira les cheveux, ramenant brutalement sa tête en arrière.
"Je sais que tu es réveillé, alors inutile de faire semblant. Je n'ai pas que ça à faire."
Steve ouvrit donc les paupières et son regard tomba sur celui dure et presque sans vie du soldat.
"Bucky ?
-Il n'y a plus de Bucky. Juste le Soldat de l'Hiver. Et, bien que je déteste le reconnaitre, j'ai besoin de toi.
-Quoi ? Qu'est-ce que tu racontes ?
-J'ai besoin de toi pour faire chuter les gouvernement en ralliant les faibles ou les larbins, comme tu veux, de mon côté.
-Rallier qui ? Pour quoi ? Mais qu'est-ce que tu me chantes ? Je ne comprends rien, détache-moi.
-Non. Pas tant que je n'aurais pas réussi à te reprogram... convaincre. J'ai besoin que les larb... les personnes... normales, ordinaires me suivent. Hors ils n'accepteront de le faire que si tu es avec moi.
-Tu veux quoi ? Arrête, si c'est une blague elle n'est pas drôle. Allez, détache-moi maintenant.
-Je veux contrôler. Rien que cela. Contrôler les autres pour le plus l'être moi-même. Faire chuter les dirigeants pour prendre leur place. Et quoi de mieux pour ça, qu'une bonne révolution soutenue par Captain America et sans les Avengers pour s'interposer ?
-Je ne vais pas accepter ça. Je ne t'aiderai jamais à faire ça et tu le sais. Alors pourquoi me l'avouer ? Pourquoi veux-tu ça ?
-Je te le révèle, parce que tu vas très vite ne plus t'en souvenir. Tu ne te souviendras d'ailleurs plus de rien, sauf de petits mots que je te répéterai et des ordres que je te donnerai. Tu découvriras bientôt ce que j'ai vécu. Ce que c'est de perdre ses points de repères, ses souvenirs, son identité même. Tout ce que j'ai vécu parce que monsieur m'a abandonné car il n'avait plus besoin de moi, de protection. Il était capable de se défendre, d'entrer dans l'armée maintenant. De me dépasser. Mais, cela ne t'a pas pour autant empêché de presque tomber immédiatement dans les bras du fils Stark, cracha-t-il en mettant toute sa haine dans ce nom. Quelle protection t'a-t-il proposé pour que tu lui sautes dessus ? Non, attends... Utilisons ton vocabulaire... Qu'est-ce qu'il a de si particulier pour que tu l'aimes ? Aimer, franchement. Tu l'aimes tellement que tu m'as dénoncé auprès de lui. Oui, je sais que tu as tout découvert sur la mort des parents Stark, et que tu es allé tout lui avouer. Pourquoi hein ? Te faire bien voir de lui ?! Obtenir autre chose qu'une protection de sa part ?!
-Quoi que tu aies prévu, cela ne marchera pas. Je ne te reconnais plus. Je ne sais pas qui t'a mis dans la tête que je me suis servi de toi pendant si longtemps, mais c'est faux. En plus, nous étions ami d'enfance. Je ne t'aurais jamais fait ça. Tu étais mon ami et aujourd'hui encore, presque comme mon frère. Je suis venu te chercher dans la base de Crâne Rouge, et tu étais tout le temps avec moi. Et concernant les parents de Tony, c'était juste une question de confiance entre lui et moi, entre partenaire d'équipe. Je ne pouvais pas lui cacher une telle chose. Il aurait fini par le découvrir un jour, me l'aurait reproché et cela aurait semé la discorde entre nous.
-Mais c'est bien ce que je souhaitais mon bon petit Captain. Vous séparer, vous diviser. Vous êtes bien plus faibles ainsi. En plus, je suis presque persuadé que l'un de vous serait devenu un hors-la-loi pour le gouvernement, obligeant l'autre à la traquer. Cela aurait été amusant. Et le mieux dans tout ça, c'est que j'aurais été le seul à n'avoir aucun problème pour atteindre son but, quelle que soit la façon dont cela se serait enchaîné. Ah Steve, j'avais tous les éléments pour réussir. Mon plan était parfait. Mais la seule chose que je n'ai pas pu prévoir et qui a presque manqué de faire tout échouer était que tu t'attaches à tes nouveaux coéquipiers et ne vives pas dans le passé et les souvenirs. Pourquoi Steve hein ? Pourquoi est-ce que tu ne peux plus être prévisible, comme tu l'as toujours été ?"
Steve rit doucement à ces questions. C'est vrai qu'il aurait pu vivre dans le passé et il pensait même que c'est ce qui se serait passé si les Lokison n'avaient pas débarqué dans leur vie. Ils lui avaient fait prendre conscience que malgré tous les regrets et les moments perdus, il ne fallait pas vivre dans les souvenirs et au contraire profiter des moments que le présent offrait, car si on ne le faisait pas on allongerait plus que nécessaire la liste des "et si" de notre vie, alors que l'on avait de merveilleux moments à vivre à notre portée.
"Il faut croire que Tony a plus déteint sur moi que ce que je ne pensais, répondit-il simplement en souriant de façon provocante."
L'imprévisibilité, à la fois l'une de ses plus grandes qualités et l'un de ses plus gros défauts.
Bucky l'était également maintenant. Il n'était plus du tout celui qu'il avait connu et plus il l'entendait parler, plus il commençait à croire que son vieil ami était définitivement perdu, qu'Hydra l'avait définitivement brisé, bien qu'une petite part de lui continue d'espérer. Il y réfléchirait plus tard, quand il pourra parler tranquillement avec lui, au chaud, libre de ses mouvements, si possible, et pouvant mener la discussion. Il fallait juste qu'il l'occupe jusqu'à ce que ses coéquipiers le trouvent.
Justement, le premier groupe de ces derniers venait de trouver la maison. Jarvis les avait guidés jusqu'au quartier pendant que Tony parlait à Sharon, il n'avait pas été difficile de déduire dans laquelle le soldat avait trouvé refuge.
"C'est donc ici qu'il se terre depuis tout ce temps, murmura Natasha.
-Et c'est également là qu'il retient Steve.
-Et alors ? Qu'attendons-nous mes amis ? Il est seul. Récupérer ami Rogers, sera un jeu d'enfant.
-Thor, arrête de dire tout le temps "ami" avant nos noms et utilise nos prénoms s'il te plait. Je commence à trouver ça agaçant, intervint Bruce, qui venait d'arriver avec les autres.
-Et t'entendre m'appeler "fils de Coul" devient lassant.
-Mais qu'est-ce que vous faites là ? murmura Loki, à la fois choqué de les voir tous là, et furieux en voyant ses fils parmi eux.
-On s'est dit que vous auriez peut-être besoin d'aide. Puisqu'à lui seul, il a réussi à tous vous mettre en déroute, alors qu'est-ce que cela aurait été sur son terrain et peut-être avec du soutien ? rit Sigyn.
-Mais il n'en a pas, affirma à nouveau Thor.
-Et qu'est-ce que tu en sais ? Ce n'est pas parce que tu ne les vois pas qu'ils ne sont pourtant pas là.
-Dis maman, c'est qui le monsieur là-bas ? intervint Jor, qui n'arrivait pas encore à appeler Loki "papa"."
Tous se tournèrent brusquement vers l'entrée de la ruine. En effet, un homme y était installé, s'allumant une cigarette.
"Ce n'est pas Barnes.
-Je crois que nous nous en étions tous doutés, après l'avoir vu d'aussi près. Même de si loin on ne pourrait pas le confondre.
-Alors qu'est-ce que l'on fait ? Comment savoir combien ils sont ?"
Tous se tournèrent d'instinct vers les sorciers et les trois jeunes.
"Quoi ? Vous ne pensez qu'en même pas qu'on est capables d'avoir des yeux pouvant détecter la chaleur corporelle ?
-Ben si. Ou quelque chose dans ce genre-là.
-Ben non.
-Heureusement que je suis là alors, s'incrusta une voix dans leur oreillette avant que Tony ne les rejoigne discrètement avec Sharon."
Automatiquement quelques armes se pointèrent légèrement vers elle, preuve de leur méfiance.
"C'est ok tout le monde, elle est de notre côté… Enfin, pour le moment.
-Alors pas de AC/DC aujourd'hui Tony pour faire ton entrée ?
-Non, je la joue discrète. Ce ne serait pas bon pour Steve que j'arrive ainsi.
-Mais si je comprends bien, il n'y a plus personne à la Tour, c'est ça ?
-Mais qu'est-ce que tu racontes ? Il y a toujours quelqu'un à ma Tour pour veiller sur elle. Ne vous inquiétez pas, elle est entre de bonnes… Mains, allons-nous dire.
-Qui ?
-Bon, si nous pouvions en revenir à la raison pour laquelle nous sommes là, merci. Plus vite ce sera fait, plus vite je ramènerai mes fils en sécurité.
-Pour une fois, je suis d'accord avec Lok'. J'ai juste envie de rentrer avec Steve.
-D'ailleurs cela me fait penser, s'exclama précipitamment Sigyn en leur tendant les oreillettes modifiées.
-Qu'est-ce que c'est ? demanda Sharon curieuse.
-Des oreillettes neuves, les leurs étaient dépassées, même la tienne est du dernier cri comparé à celles qu'ils avaient, la baratina Tony, alors que les autres changés ou installés le gadget. Et elle le crut.
-Bon, il faut maintenant que l'on s'accorde sur la marche à suivre pour rentrer dans la maison, récupérer Steve, arrêter Barnes et ces acolytes, en se faisant le plus discret possible pour ne pas déclencher une bagarre ouverte et avoir aussi le temps de récupérer toutes les armes et autres que l'on peut pour les remettre dans le hangar. Il va donc falloir la jouer serrer et se coordonner… Donc, on va…"
Phil fut brusquement interrompu par les corps évanouis de cinq hommes jetés au contre de leur cercle. Ils avaient le symbole d'Hydra cousu sur l'épaule de leur tenue. Ils redressèrent tous la tête et virent Loki, Sigyn et trois imposants et, on pouvait dire, terrifiants animaux qui les dominaient et les fixaient ennuyés.
"Quoi ? On ne va pas rester ici trois mille ans, accroupis comme vous, à préparer quoi que ce soit, alors vous vous remettez debout et on y va, s'agaça Loki."
Face aux imposantes formes animales de ses fils et à la puissance qui semblait sortir de chaque pore de la peau des deux sorciers, ils préférèrent tous ne pas contester et les suivre docilement. Les fils de Loki prirent énormément de plaisir à se charger de tous les sbires de Barnes qu'ils croisaient. Cela leur semblait faire une éternité qu'ils n'avaient pas pris cette forme avec une telle liberté. Ils épatèrent les Avengers et Sharon en faisant ça dans le silence le plus total.
Ils distinguèrent de plus en plus les voix de Steve et de Barnes en s'approchant de la bâtisse. Mais ils n'arrivèrent à comprendre ce qu'ils disaient que lorsqu'ils passèrent ce qui avait un jour dû être le seuil de la porte d'entrée.
"Alors c'était bien toi. Tu as vraiment vidé ce hangar. J'espérais que tu avais été franc. Que tu étais innocent.
-Évidemment que je l'ai vidé. Il contenait tout ce qu'il fallait pour te contrôler, donc également me contrôler. Et ça, il n'en n'était pas question. Plus jamais."
A ces mots, Natasha et Sigyn partirent, intéressées, fouiller la maison. Mais c'est à ce moment-là que tout bascula. Personne ne sut jamais si c'était les deux femmes qui avaient fait du bruit en se déplaçant, l'instinct du soldat ou autre chose, toujours est-il que le Soldat de l'Hiver se retourna brusquement et fit feu.
Heureusement pour eux, il les rata de peu. A cet instant, ils auraient pu se ruer sur lui, ou lui lancer des sorts pour l'assommer, mais ils avaient trop peur de toucher et blesser accidentellement Steve. Et ça, le soldat le comprit rapidement. Il resta donc toujours à proximité de Steve pour que quel que soit l'endroit où ils l'attaquaient, il y ait toujours un risque pour ce dernier s'ils tentaient quoi que ce soit.
Mais Tony en avait assez de devoir hésiter comme ça, alors qu'il pouvait les abattre à sa guise. Il n'eut besoin que d'un seul regard avec Sharon pour qu'ils se comprennent. C'était comme si, durant ces quelques secondes et celles qui allaient suivre, leur complicité et symbiose d'antan était de retour.
Ils sortirent donc de leur cachette et attaquèrent.
Mais l'amure de Tony finissait de se former quand il se prit une balle dans la jambe. Cela ne l'empêcha pas de rester debout et de se battre presque au corps à corps avec Barnes aux côtés de Sharon, l'adrénaline l'aidant énormément. A deux contre un, malgré son super sérum, ils finirent rapidement par l'assommer et libérer Steve.
"Je déteste rester inactif durant un combat, murmura-t-il en se massant les poignets.
-Avoue juste que tu n'aimes pas incarner la jouvencelle en détresse, Steve, et cela ira, se moqua Tony"
Pour toute réponse, son compagnon le saisit brusquement et l'embrassa à pleine bouche.
"Je préfère quand c'est toi dans ce rôle-là.
-Alors là, tu peux toujours courir. Mauvaise pioche mon cher."
Le blond le ré-embrassa.
"Et maintenant ?
-Je ne sais pas, cela se discute, redis-moi tes arguments pour voir, que je les étudie davantage."
Et ils s'embrassèrent encore.
"On verra bien, hein. De quoi demain sera fait. Mais pour le moment, je veux que vous ne fassiez qu'une seule chose Captain Rogers."
Et ils se jetèrent à nouveau sur les lèvres de l'autre.
"PRENEZ DES CHAMBRES, NOM DE DIEU !"
Étonnamment ce fut Tony qui s'éloigna, gêné, et Sharon partit à rire doucement, mais fut bientôt suivie par tous, l'adrénaline retombant lentement. Les Lokison les rejoignirent rapidement avec le reste des acolytes de Barnes, dans les vapes.
Ils regagnèrent le quinjet, puis la Tour, après avoir déposés les hommes d'Hydra à une petite base du SHIELD où était maintenant Fury, rétabli. Ils emmenèrent Barnes à la Tour, malgré les plaintes et les refus de Tony. Le soldat fut enfermé dans une des chambres, sous la surveillance complète et totale de Jarvis.
Steve et les autres comptaient l'interroger et, pour le blond, essayer de le ramener à la raison. Mais son ami d'enfance ne fut pas la priorité du Captain. A peine avaient-ils mit les pieds à la Tour qu'il emmena, comme une princesse, Tony à l'infirmerie, malgré les gigotements et protestations de celui-ci. Sharon les suivit, comptant s'excuser de son comportement auprès de Steve et voulant repartir.
"Eh bien, voilà, murmura-t-elle, tout est réglé.
-Oui, répondit sur le même ton son ami d'enfance, tu comptes repartir tout de suite.
-Oui. Je vais prendre quelques vacances, n'importe où, peut-être bien faire le tour du monde en profitant enfin du paysage, sans avoir à l'esprit une quelconque mission ou cible. Et je reviendrai aider à la reconstruction du SHIELD.
-Tu es la bienvenue ici et dans toutes les maisons que je possède. Séjournes-y aussi longtemps que tu le souhaites."
Elle rit doucement.
"Quoi ?
-Non, rien. C'est… C'est juste que… Je me disais qu'il y a quelques heures encore, je ne nous aurais jamais imaginé être aussi proche à nouveau et que tu m'accueilles chez toi à bras ouverts. Tu m'aurais plutôt foutue à la porte."
Ils rirent à l'unisson.
"Tu as raison. Mais c'est du passé tout ça. Nous sommes redevenus amis, non ?
-Oui. Et si vous avez besoin de moi, je serai là, compte sur moi. À bientôt Tony."
Elle l'embrassa sur le front, comme quand ils étaient petits, et sortit rejoindre Steve.
Elle se sentait gênée à cause de son comportement, et avait un peu peur de ce qu'il pourrait lui dire. C'est pourquoi, elle inspira un grand coup et déballa tout dès qu'elle fut en face de lui.
"Je m'excuse pour mon comportement envers toi. Je n'avais pas le droit de me conduire ainsi et de te traiter presque comme un objet ou un jouet qui m'appartenait. J'ai ouvert les yeux et je m'excuse pour tout. Mais si tu as besoin d'une oreille, d'un soutien, tu peux compter sur moi. Je tiens vraiment à apprendre à te connaitre et à devenir ton amie et pas juste ta collègue de boulot. Voilà, donc encore désolée."
Une fois son discours achevé, elle préféra s'enfuir pour ne pas se ridiculiser davantage. Mais avant qu'elle ne passa l'angle du couloir, elle entendit le Captain l'interpeller et lui répondre "Merci Sharon,", ce qui prouvait qu'elle remontait déjà dans son estime, comparé aux anciens "Agent Carter" qu'il utilisait. Ils se séparèrent tous les deux soulagés.
Le blond rejoignit le milliardaire et resta à ses côtés, bien que ce dernier prétende que sa blessure n'était pas grave et que Barnes n'avait eu la chance de l'atteindre que parce qu'il était tireur d'élite et que l'armure avait sûrement mis trop de temps à se former à cause d'un petit dérèglement, ce qui ne rassura pas le soldat.
Phil les rejoignit quelques minutes plus tard.
"C'est juste pour vous prévenir. J'ai appelé Clint. Lui et Severus reviennent."
Voilà, la boucle est bouclée. on sait ce qu'il s'est passé, on peut reprendre le cours de l'histoire.
