Bonjour tout le monde. Demain, c'est ma rentrée et comme je serai pas mal occupée, je vous partage ce chapitre aujourd'hui.
Chapitre 40
Durant ce temps, madame Pomfresh était intervenue dans la lutte entre James et Sirius. Elle les avait séparés et leur avait interdis de rendre visite à Remus temps qu'ils ne seraient pas calmés. Sirius était donc parti se réfugier dans la cabane hurlante.
La tension entre James et lui ne cessait de monter de jour en jour depuis la rentrée. La plupart du temps par sécurité, ils ne faisaient que s'ignorer. Potter manigançait il ne savait quoi de son côté avec Peter et lui et Remus ne s'en mêlaient pas trop, pour le moment. Ils préféraient tout deux confronter directement James, quand celui-ci n'aura plus rien pour les manipuler, comme cette potion qu'ils avaient avalée et qui, pour leur plus grand malheur, n'avait d'autre date d'expiration que l'antidote ou leur mort et ils ne voulaient pas trop attendre la seconde option.
Sirius regarda tristement autour de lui. Hier soir avait été, en quelque sorte, la goutte d'eau qui avait fait déborder le vase. James l'avait empêché de rejoindre Remus, comme ils le faisaient d'habitude, prétextant qu'il avait besoin d'aide d'urgence et que le loup-garou pourrait bien se passer d'eux une nuit, comme il le faisait avant de les rencontrer.
James l'avait retenu toute la nuit, juste pour qu'il l'aide à trouver un moyen de voler la baguette de Dumbledore. Mais le pauvre Potter perdait la tête ! Voler la baguette de Dumbledore... Et pourquoi pas celle du Ministre de la Magie temps qu'il y était ! Et encore, même celle de ce dernier serait plus facile à saisir que celle du Directeur. Et en plus, quel intérêt ?
Et voilà que, touche final, le poursuiveur avait voulu prendre le courrier que le lupin avait reçu, par le courrier du matin, de ses parents. Mais il devenait complétement fou !
Alors il avait craqué. Quand il avait aperçu le sourire suffisant de son ancien ami, en sortant du lit, il lui avait craché ce qu'il pensait de son comportement au visage. James lui avait ordonné de se taire. Il ne l'avait pas fait. Cela lui avait fait mal. Une douleur qui se répandait dans ses membres et sa voix qui commençait à faiblir, mais il ne s'était pas tut. Il était partie en claquant la porte, espérant se calmer en s'éloignant, mais lorsque Potter avait voulu saisir le courrier du préfet, arrivé par celui du matin, sa colère était remontée en flèche et il avait explosé. Ils en étaient même venus aux baguettes, les professeurs avaient dû les séparer. Et il était venu ici.
Il retourna, distraitement, à plusieurs reprises la lettre de son ami, hésitant lui aussi à l'ouvrir. La curiosité fut finalement la plus forte et il l'ouvrit.
La première chose qu'il remarqua ne fut pas le parchemin, contrairement à ce qu'il pensait, mais les deux pages de journaux joint à celui-ci. il les déplia. C'était deux articles concernant les fameux Avengers. Que Merlin bénisse madame Lupin et quelle chance son ami avait d'être un sang-mêlé avec une mère qui ne s'était pas éloignée de son monde après son mariage avec un sorcier.
Le premier article était simplement une explication de l'attaque de New York, qui avait eu lieu il y a maintenant deux ans, avec des photographies où on apercevait l'équipe de héros et le responsable de l'attaque, Loki. En découvrant le visage de celui-ci, Sirius se figea. C'était impressionnant le nombre de ressemblance qu'il pouvait trouver entre lui et Severus, peu importe le physique dans lequel il l'avait surprit. Un père et son fils, presque.
Les hypothèses de Sirius continuait de se confirmer.
Le second article était beaucoup plus récent. Un mois à peine.
DES NOUVEAUX AVENGERS ?
Cela fait un petit bout de temps que nous n'avions pas parlé d'eux, mais qu'ils n'aient aucune crainte, nous ne les oublions pas. Les Avengers, ce groupe de supers-héros, ont encore une fois sauvé le monde et nos vies, il y a un peu moins d'un mois en Sokovie. Cette fois-ci, ils n'ont pas affronté une armée extraterrestre, mais une intelligence artificiel ayant déclarée notre fin.
Mais, ils n'ont pas mené le combat seuls. Comme nous avons tous pu le constater, d'autres héros leurs ont prêtés mains fortes. Parmi eux, Loki, Frère de Thor et Dieu ayant mené l'attaque sur New York il y a maintenant prêt de deux ans. Serait-il ici pour essayer de racheter ses fautes auprès de son frère et en œuvrant pour notre protection ? Peut-il donc être considérait, ainsi que les autres "héros nomades", qui les ont assistés, comme intégrant la célèbre équipe ? Seraient-ils les nouveaux Avengers ?
De plus, quelques recherches nous auraient prouvés que les Avengers auraient déjà trouvé une partie de leur relève. En effet, à plusieurs reprises, ils ont été surpris à parcourir les rues de New York et à faire les magasins, accompagnés d'enfants. Ont-ils été trouvés, recueillis et seraient entraînés par nos héros pour leur succéder ? Ou serait-ce simplement des proches dont nous ignorions l'existence ?
Encore tant d'interrogations en suspent et nous espérons tous obtenir un maximum d'explication quand les célèbres "Vengeurs" nous offrirons la possibilité d'une conférence de presse dans les semaines à venir dans leur nouvelle résidence : Le Complexe Avengers.
L'article était accompagné de nombreuses photos où Vision, Wanda, Pietro, War Machine et Falcon étaient visibles, mais d'autres aussi avec les trois Lokison, Sigyn, Loki et Severus, sous leurs deux formes pour les deux derniers. Il se fit distraitement la remarque que la dame blonde était la mère de Severus, l'ayant reconnue parce qu'il l'avait déjà rencontrée à King Cross avant sa première année, avant de croisé le regard de la seule adolescente du groupe sur l'image.
Sirius était hypnotisé. Il n'arrivait pas à détacher son regard de Celia. Il ne savait pas qui elle était, mais il la trouvait magnifique. Aucune fille, qu'il avait rencontré, ne lui arrivait à la cheville. Et lui qui avait trouvé la nouvelle apparence de Severus magnifique, cela n'était rien à côté de la beauté de la fille qu'il voyait sur le cliché. Il était persuadé que quelques secondes encore à l'admirer et il en tomberait amoureux sans même l'avoir rencontrée. Remus ne pourrait plus lui affirmer qu'il était amoureux de Rogue, quand il lui dirait.
Il fut sorti de sa contemplation par le croassement d'un corbeau. En s'apercevant que le soleil était, à présent, à son zénith, il se dit qu'il était désormais assez calme pour que madame Pomfresh le laisse pénétrer dans son antre et voir Remus. Heureusement que l'on était samedi, sinon son camarade ne lui aurait jamais pardonné d'avoir manqué des cours. Il se leva d'un bond et courut jusqu'à l'infirmerie. Ne voulant pas se faire expulser avant même de rentrer, il ralenti et toqua à la porte. Il n'était déjà pas dans ses petits papiers en général, et aujourd'hui encore moins que d'habitude, alors autant ne pas faire une entrée fracassante et sans permission.
"Ah ! Monsieur Black. Vous êtes encore venu faire du grabuge ?
-Non, je... Je me suis calmé pour ne pas faire de vague justement... Pourrais-je voir Remus, s'il vous plait ?
-Allez-y, il vous attend, soupira-t-elle. Il pourras sortir dans l'après-midi de toute façon."
Le Gryffondor ne se le fit pas répéter deux fois. Il s'engouffra dans la pièce et se dépêcha de rejoindre son ami avant que l'infirmière ne change d'avis. Il jeta un rapide coup d'œil à Rogue qu'il savait également à l'infirmerie depuis hier, mais en le voyant en compagnie de Lily et Regulus, il préféra ne pas s'approcher. Le Serpentard était bien entouré.
"Remus.
-Sirius ! Je commençais à croire que tu ne viendrais jamais !
-Mais enfin Remus, nulle chose au monde ne me fera t'oublier !
-Qu'est-ce qui t'a prit autant de temps, pour ne pas être à mon chevet à la première heure, ce matin ?
-Tu as entendu parler de ma dispute avec James, je suppose.
-Oui.
-Je suis juste partie me calmer. Cela n'aurait servi à rien et attiré plus d'ennuis qu'autres choses que je pousse ma crise ici, plaisanta-t-il à moitié.
-C'est vrai... Sirius, qu'est-ce qu'il s'est passé ? Et ne minimise rien, je te pris !
-Une chose futile, ne t'en fais pas. Il a fait son curieux à propos de ton courrier, voulant le lire, ce que je ne trouvais pas correcte et on s'est disputé à propos de ça. Ce qui est ridicule maintenant que j'y pense, car j'ai fait comme lui.
-Tu as lu mon courrier ?
-Pas la lettre de tes parents, mais je voulais savoir ce qu'il y avait avec. Je jure que c'est tout !
-Sûr ? Tu ne me caches rien d'autres ?
-Affirmatif !
-Bien, je te crois. Alors ? demanda-t-il après un court silence.
-Alors quoi ?
-Mon courrier, Sirius.
-Oh oui, pardon. Tiens."
Le préfet récupéra la lettre de ses parents et les deux articles de journaux et se plongea dans sa lecture. Il fut le premier à parler après qu'il ait eu fini d'examiner le dernier article.
"C'est incroyable, n'est-ce pas ? Ce sont de vrais héros. Et ils ne sont pas seuls en plus ! Tu réalises ce que cela veut dire, Sirius ?
-Que même nous, les sorciers, qui nous vantons de tout savoir, sommes ignorants sur bien des sujets, car nous sommes trop renfermés ?
-Il y a de ça, en effet, mais pas que. Nous ne sommes pas les seuls à avoir des pouvoirs, à être magiques. Et eux ne s'en cache pas ! Personne ne les craint, même !
-Tu veux dire que...
-... Que nous pourrions, peut-être un jour, ne plus avoir à, nous aussi, nous cacher ! Nous pourrions user de notre magie, comme bon nous semble sans craindre de représailles !
-Mais cela ne serait pas dangereux ?
-Tu penses que la liberté d'être nous n'importe où, n'importe quand ne monte à la tête de certains sorciers, qu'ils ne se prennent pour des dieux et décide de dominer le monde ? Que l'on se retrouve avec un... Tu-Sais-Qui deux ?
-Oui...
-C'est un risque à prendre et il faudra rester vigilant sur tout possible débordement par un membre de notre communauté et avoir les moyens de le stopper. Je pense que c'est pour ça que tu dois faire attention à ce que tu feras dans les prochaines années. Tu sais ce qu'il se passe dans le monde moldu et des possibilités qui s'offriront à nous un jour. Tout comme ton frère, je pense. Imagine ce que vous pourriez faire ensemble, les deux frères Black, côte à côte au Magenmagot, si tu restes en assez bons termes avec ta famille, suffisamment pour qu'ils ne te renient pas et que tu reçois en héritage, les parts qui te reviennent de droit !
-Ce n'est pas idiot... Je ne connaissais pas aussi retord, mon cher Lunard. Tu ne serais pas un peu Serpentard, par hasard ?
-Sûrement plus que tu ne le penses, sourit narquoisement son ami."
Sirius éclata de rire, mais fut interrompu par un immense "Il n'en est pas question !" crié par Severus. Il lui jeta un vague regard, mais ne voulant pas jouer les indiscrets, reporta immédiatement son attention sur son ami préfet.
"J'y réfléchirais, promit-il.
-Bien !"
Sirius ressaisit le deuxième article de journal et se replongea dans la contemplation de sa belle inconnue.
"Dis, tu penses que si tes parents obtiennent la moindre infos, sur l'une des personnes sur la photo, comme un nom, par exemple, ils pourraient nous tenir informés ?
-Oui, je crois... Mais pourquoi tu me demandes cela ? As-tu une personne particulière en tête ? Une autre personne t'a tapé dans l'œil ?"
L'animagus se tortilla, légèrement mal à l'aise, sous le regard malicieux de son camarade.
-Oui bon, d'accord ! J'avoue, t'es content !"
Remus arracha presque le journal des mains du brun.
"Qui est-ce ? Montre-la moi !
-Mais... Rend-moi ça ! cria Sirius en essayant de récupérer la photo des mains du châtain.
-Absolument pas ! Pas tant que je ne saurai pas qui est-ce ?!
-Tu ne saura rien tant que tu ne me rendras pas ce papier.
-Je peux savoir ce qu'il se passe ici ?"
Sirius se retourna brusquement, craignant de se retrouver face à madame Pomfresh et ses réprimandes. Ce n'était cependant que Lily, l'air tout aussi terrifiante avec son regard noir, sa posture droite et ses deux mains sur ses hanches.
"Euh... Nous... Nous étions... Enfin, nous ne faisions seulement que...
-Vous faisiez seulement un tapage pas possible, ce qui va attirer madame Pomfresh et nous vaudra uniquement d'être mis dehors. Alors, calmez-vous, parce que si cela arrive, je vous réglerais votre compte... Est-ce clair ?
-On sera sage, promis, s'exclamèrent les garçons en cœur."
Lily allait se détourner et retrouver ses amis Serpentards, quand son regard tomba sur la photo du journal, que Sirius était parvenu à récupérer, à moitié chiffonnée dans ses mains, seule Celia était visible. Pourtant la Gryffondor ne dit rien, se contentant d'inspecter suspicieusement son camarade, avant de repartir vers l'autre lit. Sirius déglutit nerveusement, mal à l'aise sous la réaction de la Gryffondor
"Alors, tu l'as convaincu ? Il a cédé ? demanda-t-elle à Regulus.
-Évidemment ! Il ne peut rien me refuser, perçurent clairement les deux maraudeurs de l'autre groupe.
-Qu'est-ce qu'elle avait, Lily, à te fixer comme ça ? l'interrogea Remus.
-Je l'ignore, mon bon Lunard, lui répondit-il pensivement, je l'ignore."
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James rageait. Humilié, Sirius l'avait humilié. Le capitaine et poursuiveur de Gryffondor se trouvait actuellement dans son dortoir, en train de maudire toutes les générations, passées, présentes et à venir des Black. En pleine communication avec lui, par miroirs interposés, son cousin éloigné et allié en mauvais coups, Tom Jedusor, alias Lord Voldemort lui faisait la leçon de morale.
"Qu'est-ce qui t'a pris aussi de te comporter de cette façon ?! Les sorciers commencent tout juste à craindre mon nom et tu sais pourtant très bien, que nous devons nous faire le plus discret possible, en attendant que j'ai réellement des troupes solides, pour mener à bien nos projets. Mais, au nom de Merlin, à quoi pensais-tu ?!
-Ça va, je n'ai rien fait de mal, non plus ! J'ai juste agis, comme je le fais habituellement et c'est lui qui a prit la mouche inutilement.
-Non ! Pour la simple et bonne raison que tu t'es mis en tête, qu'il te fallait absolument la baguette, la dernière relique avant les grandes vacances. Ce qui est totalement ridicule, car tu feras comment l'année prochaine quand tu devras revenir pour ta dernière année ?! De plus, nous étions d'accord que tu devais passer chaque pleine lune avec Lupin, pour le surveiller. N'oublie pas qu'il n'y a qu'avec notre aide que Dumbledore pourra l'ajouter à sa collection sans heurts, ce qui nous donne un avantage certain sur lui. Alors, tu peux bien patienter une année de plus, pour cette baguette ! Alors tu ne te fais plus remarquer, jusqu'à la fin de l'année, c'est compris ?!"
Sans attendre de réponse, il coupa la discussion. James resta un long moment silencieux, haineux de se retrouver mit face à ses fautes. Il se remit à faire les cents pas. Il voulait se venger. Il devait se venger. C'était primordial, c'était… Viscérale.
Tout cela, c'était de la faute de Lupin, pensa-t-il. Avec sa tête d'ange et ses fausses manières d'empathe, il se posait toujours en victime et tout le monde se mettait de son côté. Il avait de la chance qu'ils aient besoin de lui pour disposer de l'appui du directeur, sinon il y a bien longtemps qu'il se serait débarrassé de lui.
"N'oublie pas à cause de qui, tous tes plans ont commencé à déraper, lui souffla une voix au creux de l'oreille."
Rogue. Oui, c'était depuis la mystérieuse transformation de Rogue après les BUSE qui avait déclenché la suspicion et l'éloignement de Remus et surtout de Sirius. Il avait été à deux doigt de le séparer définitivement de Evans, et maintenant il devait tout recommencer, car leur amitié s'était encore renforcé du fait qu'il ait failli y passer. Il aurait lâché la fatale insulte, comme il avait pensé qu'il le ferait, ou il serait mort ce jour-là et tout aurait été beaucoup plus simple pour lui. C'était aussi à cause de Rogue qu'il en était arrivé là. Oui, il payerait lui aussi.
Un sourire cruel s'étala sur son visage. Oh oui, il aurait sa vengeance, et peut-être même que de découvrir ce qu'il était capable de faire ramenera Sirius au pas, tant pis pour les conséquences. Et il avait déjà une idée de ce qu'ils allaient subir. Si tout se passait comme il le prévoyait et s'il le jouait assez finement, il pourrait se présenter comme leur sauveteur et ils seraient tellement terrifiés par les circonstances qu'ils en deviendraient alors totalement manipulables, de vraies marionnette à sa merci. Il pourrait même se débarrasser de Sirius, qui devenait beaucoup trop gênant, tant pis pour ce qu'il avait préparé pour lui, il devenait beaucoup trop indépendant, rebelle et surtout incontrôlable.
Son sourire s'agrandit. Il n'avait plus qu'à attendre le bon moment.
