Bonjour tout le monde. Eh non, ce n'est pas un poisson d'avril, c'est bel et bien un nouveau chapitre ! Il est là juste pour vous et vous tenir compagnie quelques instants dans cette longue et étrange période de confinement que nous vivons. J'espère qu'il vous plaira.
Chapitre 48
Les jours s'enchainaient, les semaines se poursuivaient et les mois passaient. Les sixième et septième année n'avaient pas un seul instant pour souffler. Tous tentaient de se décider pour leur avenir qui commencerait à la fin de l'année. Que ce soit par la poursuite des études, la fuite de la maison familiale, la menace de l'engagement mangemort ou autre, tous sentaient le poids du futur incertain sur leurs épaules.
Seul véritable soulagement notable pour Regulus et Severus, ils étaient en dernière année et donc aucun élève pro-mangemort supérieur à eux pour les harceler. Ils n'étaient plus directement en danger dans leur salle commune, ce qui leur permettait de ce détendre un peu. Mais la disparition d'un problème en amène un autre et celui-ci avait débuté peu de temps après la rentrée, quand Lily les avait rejoint à la bibliothèque.
"Salue les garçons, s'exclama-t-elle en rentrant dans la salle et s'installant avec eux.
-Salue Lily. Dis-donc, tu as l'air de bien bonne humeur, toi aujourd'hui.
-En effet, je trouve que c'est une merveilleuse journée et année qui débute.
-Vraiment ? Et qu'est-ce qui te fait avoir cette vision si optimiste ?
-Rien. Un pressentiment.
-Un pressentiment ?
-Oui. Quelque chose me dit que tout ira bien cette année et que pleins de choses trouveront leur solution."
Les garçons se lancèrent un regard sceptique, avant de se tourner entièrement vers leur amie.
"Non, vas-y sérieusement, qu'est-ce qui t'arrive ?
-Mais rien, je vous jure !
-Lily, s'exclama durement Severus, tu n'as jamais su me mentir, alors arrête !
-Silence, vous êtes dans une bibliothèque, le réprimanda sèchement Madame Pince.
-Alors maintenant, explique-nous ce qu'il te prend, reprit-il plus doucement."
La gryffondor sembla hésiter quelques secondes avant de se décider et d'inspirer un grand coup.
"Bon d'accord. Vous savez que j'avais le projet de me rapprocher de James... Je veux dire de Potter, pour pouvoir le surveiller.
-Oui, même si cela ne me plait toujours pas.
-Severus.
-Merci Regulus. Donc, je devais me rapprocher de lui. Eh bien... Il semblerait que cela fonctionne au-delà de mes espérances !
-Que veux-tu dire ?
-Ce matin, il m'a demandé de sortir avec lui !"
Cela ne réjouit pas ses compagnons autant qu'elle l'espérait.
"Pourquoi vous faites ces têtes d'enterrement ? C'est ce que l'on voulait, non ?
-Qu... Qu'as-tu répondu ?
-Ben... Oui, évidemment !
-Mais... Cela te fait réellement plaisir de devoir trainer avec lui ?
-Oh, tu sais, il est bien différent de ce qu'il parait être aux premiers abords, quand on apprend à le connaitre. En vérité, il est bien plus agréable, drôle, calme, prévenant et fidèle que ce que je pensais.
-Oui... Et nous avons constaté dans le train, à la rentrée, que tu le connais, en effet, très bien, à présent.
-Oui. Il avait l'air assez déboussolé et perdu, à la fin de l'année dernière; et cela m'a inquiété... Enfin, je veux dire que j'y ai vu une occasion pour me rapprocher de lui, comme nous le prévoyions. Nous avons donc commencé à discuter et avons continué ensuite durant les grande vacances, par lettre. Je vous assure que j'ai découvert un tout autre James que celui que je côtoie habituellement. Il est tellement perdu et se sent si seul depuis que Black et Lupin se sont éloignés de lui sans explication. Il a encore Peter, heureusement, mais il n'a pas le même lien avec lui qu'il avait avec les deux autres. Je le comprend tellement.
-Mais... Euh... Lily... Tu te souviens que Remus et Sirius nous ont affirmé que c'était Potter qui avait changé et pas eux.
-Quoi ?
-Rappelle-toi, ils nous ont expliqués qu'il leur avait fait un coup en douce et que c'était à cause de lui que Reg et moi avons fini à l'infirmerie l'année dernière.
-Ah, cela n'est pas possible. Il m'a assuré que c'était Sirius qui avait tout manigancé et qu'il s'était dépêché de prévenir un professeur, ce qui avait permis ton sauvetage Severus. Tu devrais te montrer un peu plus reconnaissant et lui donner plus de crédit qu'à Black. Je t'ai toujours dit qu'il était dérangé et dangereux. J'ai eu tort de lui laisser une chance et l'occasion de se rapprocher de toi.
-Je te demande pardon ?!
-CHUT !
-Moi ?! C'est à moi de me montrer plus reconnaissant envers lui ? Mais tu te moques de moi, j'espère ?! Et pour quelle raison, en plus ? Il n'a strictement rien fait pour que je lui sois reconnaissant de quoi que ce soit !
-Arrête, il a expliqué à tout le monde comment il avait averti un professeur que tu étais en danger avant de se précipiter au saule cogneur pour te sauver.
-Parce qu'il en parle à tout le monde et s'en vante en plus ?! Et c'est quoi ces bêtises ?! A aucun moment, il ne m'a sauvé ce soir-là.
-Je suis sûr que tu ne t'en souviens plus à cause du choc. Le traumatisme a dû altérer ta mémoire.
-Ma mémoire va très bien, je te remercie de t'en inquiéter. Et le traumatisme a déjà été surmonté. Je peux te jurer que la seule fois que je l'ai vu cette soirée-là, c'est en sortant de mon cours, quand je l'ai entendu discuté avec Pettigrow que Regulus aurait été trainé au saule cogneur et je me suis précipité dans cette direction. Ce n'était pas très malin, j'en convient, j'ai eu tort de croire ce qu'ils disaient, je le reconnais, mais j'étais inquiet. Par contre, je peux te jurer que je n'ai pas revu Potter après cela.
-En te voyant se mettre à courir, il a dû comprendre que tu les avais entendus et s'est précipité alerter les professeurs.
-Mais pourquoi aurait-il discuté de cela, puisque c'est lui qui m'a poussé dans le grand escalier et donc sa faute que je me sois retrouvé à l'infirmerie ? Il savait très bien où j'étais, intervint Regulus."
Le fils de Loki jeta un regard triomphant à son amie, qui ne se démonta pourtant pas.
"Je suis persuadée que tu l'as confondu avec quelqu'un d'autre, Regulus, répliqua-t-elle avec un doux sourire."
Les garçons étaient complétement défaits. Qu'est-ce qu'il prenait à Lily ? Elle était ensorcelée ou quoi ?
"Ah non. Je peux t'assurer que c'était bel et bien lui.
-Et moi, je te dis que ce n'est pas possible, Regulus ! Tu ne le connais pas ! Et je peux te jurer qu'il n'est pas comme ça ! Pourquoi ne me croyez-vous pas ?
-Et pourquoi, toi, tu l'idéalises d'un seul coup, comme ça ?
-Je ne l'idéalise pas, j'ai simplement appris à le connaitre. Et si vous en faisiez de même, vous verriez qu'il est exactement comme je le décris.
-Qui te dis que ce n'est pas simplement un rôle pour t'amadouer ? Te charmer, comme il tente de le faire depuis sept ans ?
-Vous m'énervez tous les deux ! Revenez me voir quand vous serez prêt à ouvrir les yeux et à me croire !"
Sur ces dernières paroles, elle s'empara de ses affaires et s'en alla en prenant bien soin de claquer les portes de la bibliothèque.
Ils ne s'étaient plus adressés la parole depuis. Malgré toutes les tentatives des deux serpentards, tant qu'ils ne feraient pas des efforts pour voir Potter comme elle le voyait, elle ne voulait plus avoir de contact avec eux. A présent, elle était tout le temps avec des perruches gryffondoriennes ou avec son désormais petit-ami. Ils n'en revenaient pas. Ils avaient du mal à croire et à accepter, surtout Severus, qu'il n'avait suffit que de cela pour briser leur amitié.
Un jour, alors qu'il était installé à l'orée de la forêt interdite, près de la cabane de Hagrid pour rester à porter de voix de la moindre aide, en train de ressasser ses soucis avec Lily, il eut la surprise d'être rejoint par un chien. Il avait le poil ébouriffé et ressemblait plutôt à un chien errant qu'à un domestique. On aurait dit le Sinistros.
"Tiens, mais qu'est-ce que tu fais-là mon pauvre ?"
Le chien se coucha et s'avança ainsi lentement vers lui avant de poser sa tête, hésitant, sur ses genoux. Severus le grattouilla derrière les oreilles pour le rassurer.
"Je pense que je te reconnais, tu sais, murmura-t-il après quelques instants de silence à étudier l'animal. Celui-ci se tendit. Tu es le chien qui est venu m'aider dans la cabane hurlante l'année dernière. Tu as affronté un loup-garou pour me sauver. Tu sais, je ne pense pas à quel point tu réalises que tu es un héros et que je te dois la vie... Même si celle-ci n'est pas facile, surtout en ce moment. Le chien lécha doucement sa main dans une tentative de réconfort. Je me suis disputé avec une amie, pour une raison ridicule et je ne sais pas quoi faire maintenant."
Et il passa sa soirée à parler de son problème avec Lily et de ses différentes incertitudes au chien, tout en ne s'en tenant qu'aux faits ou à lui-même. Il sentait que son univers et sa famille ne devait pas être mêles à cette histoire. Cela pourrait faire pire que mieux.
Severus, alors complétement désarmé face à cette distance avec sa presque sœur et étant désireux de partager la situation avec sa famille, décida de tenter d'en parler à Sirius. Du moins... Celia allait en parler avec Sirius. Il ne se voyait absolument pas engager ce genre de conversation avec l'ainé Black, dans la peau de Severus, et Regulus avait déjà commencé à faire part de ses inquiétudes à son frère. Mais comment expliquer la présence de Celia à Pourdlard ?
Par chance pour lui, une sortie à Pré-au-lard fut programmée pour le mois d'octobre, pour Halloween. L'excuse d'une lettre d'un Severus inquiet et le tour était joué. Décidé, il en parla à Regulus, dont il obtint l'accord et la promesse d'un alibi pour son homologue masculin.
La surprise de Sirius de découvrir la belle Sigyndottir aux grilles du château fut grande, mais incomparable à côté de sa joie de la voir. Néanmoins, ce dont il ne fut pas surpris, fut le motif de sa venue. Évidemment, il se doutait bien qu'elle ne serait pas venue uniquement pour le revoir. Il fut tout de même assez déçu, d'autant plus en sachant qu'elle comptait tout de même essayer de raisonner Lily, mais aussi de passer voir Severus, Regulus et Remus. Il aurait aimé être le seul au courant de son passage. Il se ragaillardit pourtant en se disant qu'il était le premier qu'elle avait voulu voir.
Il écouta les plaintes de sa belle -qui ne firent que renforcer sa résolution de début d'année, avec Remus, de veiller sur Lily et le surprirent par les grandes ressemblances d'élocution entre elle et Severus- en se promenant dans les rues et la rassura tant qu'il put, lui assurant son intention de veiller sur son amie. Il tenta bien de l'inviter aux Trois Balais, pour la garder encore un peu avec lui, mais l'arrivée de son ami Lupin gâcha tous ses plans. Cela offrit néanmoins, l'occasion rêvée pour Celia de s'en allait trouver Lily, avant que sa décision d'une brève conversation ne soit effacer par le bonheur que la présence de Sirius lui apportée. Elle salua brièvement le châtain, posa un baiser à la commissure des lèvres de Sirius en lui promettant de revenir à la prochaine sortie au village et s'éloigna presque en courant. Elle savait qu'elle prenait de plus en plus de risque à jouer ainsi, mais elle ne pouvait pas s'en empêcher.
Elle ne remarqua jamais le regard et sourire malicieux que l'animagus reçu de son camarades et ne sut jamais rien de l'avalanche de remarques taquines et de questions qu'il subit. Par contre, quelques temps plus tard, le chien errant revint voir Severus à l'orée de la forêt.
Dans son esprit, la discussion qu'elle allait essayer d'avoir avec Lily en temps que Celia était sa dernière chance. Si son amie ne l'écoutait pas ainsi, elle ne voyait strictement pas ce qu'elle pourrait faire d'autre ou de plus.
Par chance, elle la trouva assez rapidement, en compagnie de Potter, Marlène Mackinnon, Mary McDonald, Alice Fortescue et Frank Longdubat.
"Lily. Lily ! l'interpella-t-elle en se précipitant à sa rencontre."
Quand le groupe se retourna vers elle, elle se figea durant un instant et eu un léger mouvement de recul quand Potter se mit à l'examiner d'un regard appréciateur. Il sortait avec Lily et regardait pourtant les autres filles. Et comme un animal fixant un morceau de viande, en plus ! Elle le trouvait dégoutant.
-Celia ? Mais... Qu'est-ce que tu fais là ?
-Je... Je devais te parler. Ce serait possible, en privé ?
-Hum... Je... Oui. Oui, bien sûr. Vous m'excusez ?"
Elle s'éloignèrent quelque peu des autres étudiants et se firent face. Celia remarqua instantanément la posture légèrement défensive qu'avait instinctivement prise Lily, comme à chaque fois depuis leur dispute. Severus décida alors de changer de discours.
"Je t'écoute.
-Je voulais m'excuser. Pas pour ce que j'ai affirmé au sujet de Potter et de ce qu'il s'est passé ce soir-là, je maintiens tout. Mais je m'excuse d'avoir maintenu la discussion jusqu'à ce que cela tourne à la dispute et de la façon dont je t'ai parlé. Je t'ai parlé méchamment, comme je ne l'avais jamais fait et je m'en veux. Je pense pouvoir dire, sans me tromper, que toi et moi ne tomberons jamais d'accord sur Potter. Mais... Lily, nous sommes amies depuis combien de temps, maintenant ?
-Presque huit ans, répondit-elle après une courte hésitation.
-En effet... Huit ans... Et je ne vois absolument pas pourquoi et je ne veux en aucun cas que nos huit années d'amitié soient brisées par lui et surtout pour quelque chose d'aussi futile. Tu es comme ma sœur Lily, au même titre que Hela, si ce n'est un peu plus, vu que je te connais davantage, et... Je veux croire que notre lien est plus fort que cela et peut survivre à une si banale dispute. On ne parle plus de Potter, on évite tous les sujets qui fâche, mais... Je t'en prie Lily, revient. Tu me manques.
-Tu me manques aussi Severus, chuchota Lily."
Elle avait les larmes aux yeux et était tellement prise dans son émotion, qu'elle n'avait pas réalisé qu'elle avait prononcé le prénom masculin, à la place du féminin. Mais cela n'avait aucune importance. Pour l'une comme pour l'autre. Elle se jeta dans ses bras et elles s'étreignirent. Cela n'enlevait aucunement l'inquiétude de Celia envers James, mais elle s'était rendue compte que Lily devait ouvrir les yeux par elle-même, peu importe ce qui l'aveuglait. Et il lui serait toujours plus facile d'aider sa camarade en cas de besoin, si elles restaient proches.
"Mais cela n''excuse absolument pas le comportement de Regulus. Il faudra qu'il s'excuse également.
-Lily, il n'a rien dit de méchant, contrairement à moi. Il n'a rien à se faire pardonner.
-Il t'a soutenu et n'a rien fait pour corriger ton tir.
-Si, il l'a fait, mentit Celia. Il n'arrêtait pas de me donner des coups sous la table pour que je me taise. Je n'en ai pas tenu compte. Et c'est lui qui a insisté pour que je vienne m'excuser, rajouta-t-elle pour faire bonne mesure, mais comme tu fuis Severus, j'ai donc décidé de tenter avec Celia.
-Tu as bien fait. Il faudra que je remercie Reg' alors, pour être parvenu à te convaincre.
-Oui, il le mérite."
Tant pis si c'était un mensonge et que Regulus n'avait rien fait ou dit de cela. C'était une affaire entre Lily et lui, et Severus estimait que Regulus n'avait pas à s'excuser alors qu'il n'avait rien dit de blessant.
"Bon... Je vais te laisser rejoindre tes compagnons.
-Tu ne veux pas te joindre à nous ?
-Non. La présence de Potter, même à cette distance m'insupporte déjà et que je ne désire pas déclencher une nouvelle querelle maintenant.
-Il n'est vraiment pas comme tu le crois, quand tu le connais bien, tu sais.
-On a dit qu'on ne parlerait pas de lui, alors on ne va pas le faire. J'ai aussi un peu envie de récupérer ma carrure habituelle, si tu vois ce que je veux dire.
-Oh. Bien sûr. A tout à l'heure alors.
-A tout à l'heure."
Elles se jetèrent un dernier regard et sourire complice et empli de bonheur, avant de se séparer. L'orage était momentanément passé.
Et les choses reprirent tranquillement leur cours. Chacun s'affairait de son côté. James rétablissait son réseau de contact et d'alliance avec ses camarades des autres familles sang-pur et élèves prometteurs, qu'il avait pas mal négligé depuis deux ans. Sirius et Regulus continuaient à s'affairer sur l'antidote qui était presque achevé. Lily et Severus tentaient de préserver leur lien et, comme Remus, de déterminer ce qu'ils feront à la fin de l'année. Le second prit aussi lentement l'habitude de courir le matin avec le chien errant. Et la recherche de la gemme de l'âme se poursuivait de l'autre côté de l'Atlantique.
Tout se passait aussi bien que possible, jusqu'à de nouvelles crises de Severus. Il n'en avait plus eu depuis plusieurs mois, mais il semblait que ce n'était que le calme avant la tempête. Au début, Severus n'y prêta pas grande attention. Ils entraient dans les derniers mois de scolarité et les ASPICS se profilaient à l'horizon et Severus, comme les autres étudiants, s'épuisait dans les révisions. Les crises ne survenaient alors qu'au soir, à l'abri des regards, dans sa chambre. Severus garda le silence, aussi bien pour n'alerter personne, mais aussi pour ne pas se retrouver cloitrer dans l'infirmerie juste avant et possiblement pendant ses épreuves.
Et il y parvint. Il réussit à le cacher jusque dernier jour des épreuves. Ce fut à la fin de sa dernière qu'il eut à nouveau une perte de contrôle.
Il était au beau milieu du Hall, tentant de se diriger vers les cachots. Ses yeux se brouillaient, ses membres lui faisaient mal, son esprit était confus et il ne se rendit compte ni du changement de couleur de ses prunelles, ni des fissures rougeâtre se formant sur sa peau bleuissante. D'ailleurs, personne ne vit rien, trop occupé à discuter des examens passés et des vacances à venir. C'est pourquoi ce fut la panique générale, quand plusieurs élèves furent brusquement propulsés et que certains furent légèrement blessés. Pas gravement, mais ils avaient quelques égratignures et brûlures. C'était Severus qui était consumé de l'intérieur, mais la chaleur générée avait touché ses plus proches camarades.
Ce fut la panique générale dans toute l'école. Les élèves criaient, pleuraient et, ceux qui le pouvaient, couraient.
Au milieu de l'agitation, Severus était évanoui, perdant du sang, ses plaies guérissant de plus en plus difficilement en mettant de plus en plus de temps.
De l'autre côté de l'Atlantique, une décision fut validée, à l'unanimité, à l'ONU. La procédure des Accords de Sokovie était entamée.
