Note : Coucou tout le monde ! J'espère que tout va bien dans vos vies et que vous avez passé un bon réveillon ! Rien à ajouter, donc je vous fais des bisous et je vous souhaite un joyeux Noël !
Disclaimer : Bon, si vous êtes encore là à ce stade de l'histoire, c'est qu'a priori les scènes de sexe vous dérangent pas trop, mais je préviens quand même, c'est le retour du rating M. Passez le passage concerné si elles vous embêtent !
CHAPITRE 6A
Tony fut pris au dépourvu lorsque les doigts de Loki se posèrent sur ses hanches sans qu'un son ne l'annonce. Petit enfoiré discret. Ils venaient tout juste de quitter Jotünheimr, le vaisseau ronronnait gentiment autour d'eux.
« Oh, salut, Don Juan. » sourit Tony parce qu'il était surpris, mais pas déçu. Au contraire même.
Loki lui adressa un de ses petits sourires malins qui faisaient son charme et se pencha pour l'embrasser. Tony posa ses mains sur les épaules du dieu et inclina son visage vers le haut tandis que les lèvres du dieu se posaient, d'abord chastement en ensuite avec plus d'insistance contre les siennes.
Il se sentit légèrement poussé en arrière par le poids du dieu et se laissa faire, appréciant la masse du corps frais et imposant de son amant contre lui. Il frissonna lorsque son dos se heurta à l'un des murs métalliques du vaisseau.
« Tu te souviens peut-être que tu avais exprimé le souhait que... oh comment avais-tu formulé cela, déjà ? Ah oui, que je te baise contre un mur, susurra le dieu contre ses lèvres.
Tony sentit l'atmosphère entre eux prendre quelques degrés, surtout lorsque Loki glissa sa jambe entre les siennes. Tony arqua son bassin en réponse.
- Je me souviens très bien même. Et je dirais que tu m'as trop fait attendre, ajouta-t-il en essayant de paraître séducteur, et pas trop en manque de sexe. Tu te fais désirer, Rudolphe.
- C'est Loki, le corrigea le dieu qui passait à présent ses mains froides sous les vêtements de Tony.
Il pinça gentiment la peau qu'il y trouva, sans doute pour le punir. Pas exactement dissuasif, pensa Tony en soupirant un peu.
Les mains de Loki se glissèrent sous l'élastique de son pantalon, caressant le haut de ses fesses. Tony avança son bassin, frottant son sexe contre la jambe du dieu qui l'embrassait à intervalles irréguliers. La pression était délicieusement excitante, les dents blanches de Loki égratignaient ses lèvres.
- Retourne-toi, lui demanda gentiment le dieu en retirant ses mains.
Tony obéit avec peut-être un peu trop d'enthousiasme parce qu'il l'entendit rire chaudement derrière lui. Il protesta tandis que le dieu défaisait sa ceinture avec adresse.
- Oh, ça va hein, j'attends ça depuis un moment, tu sais.
- Je sais Stark, s'amusa le dieu. Je suis peut-être un menteur et un lâche, mais pas un aveugle.
- Qu'est-ce que ça veut dire ça ? demanda Tony, mais il fut distrait par le son de son pantalon qui tombait sur ses chevilles, vite suivi de ses sous-vêtements.
Il frissonna en sentant l'air froid s'enrouler autour de ses jambes nues. Loki embrassa son cou en souriant et se pressa contre lui. Même s'il portait encore son stupide pantalon en cuir, Tony pouvait sentir son érection se presser contre ses fesses.
- Je veux dire, rétorqua Loki en se saisissant du sexe tendu de Tony, que je vois la manière dont tu me regardes quand tu penses que personne ne te voit Stark.
Tony ferma les yeux et posa son front contre le mur froid, distrait par la manière qu'avait la main de Loki d'aller et venir sur son sexe. Ses mouvements étaient longs et calculés, avec juste ce qu'il fallait pour faire monter le désir et la frustration de Tony.
- Ah, et comment je te regarde, oh grand dieu de la télépathie ?
- Comme un homme qui meurt de soif dans le désert, lui chuchota Loki en pressant son sexe tout contre lui. Oh, je te vois me regarder avec cette soif, toute cette envie que tu as de moi.
Tony gémit alors que les mouvements du dieu se raffermissaient implacablement.
- Je te vois fixer mes mains en espérant qu'elles te touchent et qu'elles entrent en toi, poursuivit le dieu à son oreille. Je te vois fixer mes lèvres en songeant à quoi elles ressemblent lorsque je te suce. Je te vois regarder mes fesses, ma nuque, mes bras, tout le temps Stark.
- Putain de merde Loki, grogna Tony que la voix et les mots du dieu rendaient fou. T'as raison d'accord ? J'ai envie de toi toute la sainte journée, tu peux magner tes, oh si jolies fesses maintenant ?
- Mais j'aime tellement te voir te tortiller comme ça, minauda le dieu.
- Je ne me tortille pas, protesta Tony.
- Vraiment ? le nargua-t-il.
Tony serra les dents lorsque Loki se mit à le branler plus durement, et qu'un spasme de plaisir agita son corps. Le dieu eut un petit rire derrière lui en retirant sa main.
- Enfoiré. » Se plaignit-il, un peu essoufflé. Il jeta un regard derrière lui pour voir son amant et celui-ci en profita pour l'embrasser.
Ouais, Tony aimait bien quand Loki l'embrassait comme ça, plein de désir et de langueur, et il aimait quand le dieu perdait juste un peu le contrôle et que leurs dents se cognaient un peu trop fort et qu'ils ne pouvaient plus respirer.
Il poussa un long gémissement appréciateur dans le baiser. Loki se retira légèrement en arrière et Tony allait protester, mais il sentit un doigt froid et humide se glisser entre ses fesses.
Il rompit le baiser et reposa sa tête contre le mur, essoufflé. Son dos se creusa sans son accord, et il remonta les fesses avec un soupir en plaisir et frustration. De sa main libre, Loki caressait distraitement ses hanches.
« Oh oui, dit Tony lorsque le dieu introduisit un second doigt. Je préfère vraiment ça. Oh, attends plus comme ça, oh oui.
Il entendit la respiration du dieu se faire plus lourde derrière lui. Conscient du spectacle qu'il offrait, Tony fit aller et venir ses hanches contre les doigts qui le pénétraient, sans chercher à retenir les sons obscènes qui franchissaient ses lèvres.
- C'est assez, décida le dieu à voix haute. Tony retint un sourire narquois.
Les doigts de Loki se retirèrent abruptement, il entendit le son d'une ceinture qu'on défaisait. Tony se retourna pour regarder son amant sortir son sexe de son pantalon et apprécia la vue et l'air d'empressement qui froissait le joli minois du dieu. Il y avait quelque chose de terriblement satisfaisant à savoir que c'était lui qui créait ces émotions chez Loki.
Tony gémit en sentant son sexe le pénétrer lentement. Il ferma les yeux, savourant la sensation chaude, un peu douloureuse et très pleine qui l'envahissait, relâchant juste un peu de la frustration qui s'était accumulée en lui.
-Oh oui, gémit-il. » Oh Loki, c'est genre vraiment bon putain.
Le dieu grogna une réponse vague à son oreille, ses mains ancrées de part et d'autre de ses hanches. Il encore un peu la sensation initiale qui l'avait envahi, avant de décider que ce n'était décidément pas assez, et de reculer juste un peu plus pour sentir le sexe de Loki s'enfoncer plus profondément.
Loki comprit le message parce que l'instant d'après, Tony le sentit reculer longuement, puis revenir en lui d'un coup brutal. Il grogna et s'appuya contre le mur qui n'était à présent plus si froid et posa son front entre ses avant-bras.
Le dieu maintint un rythme lent et profond pendant d'interminables minutes, ce qui réduisit Tony au supplice. Son cerveau se déconnectait progressivement, à chaque coup sonore et humide Tony sentait sa bouche s'ouvrir un peu plus, pour chercher de l'air ou pour geindre. Il se sentait fondre lentement, sans savoir si c'était une bonne ou une mauvaise chose. Sa gorge le brûlait parce qu'il respirait trop fort, mais tout ce qu'il savait, c'est qu'il ne voulait surtout pas, à aucun prix, que Loki s'arrête, ce qu'il ne se retint pas de formuler.
« Continue ça, haleta-t-il sans savoir si le dieu l'entendait. Putain de merde, Loki, continue, merde, merde.
Tony souleva les talons pour se relever un peu, se rapprocher de son amant qui était juste un peu trop grand pour lui. L'angle faisait trembler ses jambes, mais il ne pouvait pas s'empêcher d'en vouloir plus, plus profondément. L'une des mains de Loki se glissa habilement entre ses jambes, Tony eut un son étranglé lorsqu'il recommença à le branler. Il se tortilla contre la main du dieu sans pouvoir s'en empêcher.
- Oh, Stark, soupira le dieu. Tu as l'air absolument délicieux comme ça, je pourrais te baiser toute la journée, ajouta-t-il en embrassant gentiment son cou.
Tony se retourna pour capturer la bouche du dieu qui grogna contre lui. Il sentait la sueur, une odeur âcre qui emplit le cerveau de Tony. Il sentait son orgasme venir, lentement, mais inexorablement.
- Loki, l'appela-t-il tout contre sa bouche. Loki, juste un peu plus, oh putain, juste un peu…
Il serra les dents et les yeux lorsque le dieu lui obéit, sentit ses poings se fermer contre le mur. Tony avait terriblement chaud, il peinait à respirer entre les mots appréciateurs qui lui échappaient et les pics de plaisir qui assaillaient sa tête et le bas de son ventre. Le dieu allait presque trop vite, trop fort.
Tony perdit contrôle, sa tête heurta le mur et il jouit dans la main impitoyable du dieu qui continua de le toucher lentement à travers son orgasme.
- Oh mon Dieu, dit-il instantanément après. Putain de merde Loki.
Tony entendit son rire essoufflé derrière lui et le sentit se retirer. Il l'arrêta sans réfléchir.
- Non, continue. Je veux te sentir encore, lui souffla-t-il.
- Tu es sûr Stark ? lui demanda Loki en se renfonçant lentement en lui. Tony poussa un soupir de plaisir, à la sensation pleine et moite qui revenait.
- Oh que oui, je suis sûr.
Le dieu se pencha pour presser un baiser chaste et concentré, Tony gémit lorsqu'il reprit ses mouvements rapides à l'intérieur de lui, et se pencha pour lui donner un meilleur accès. Loki n'était pas loin non plus, il pouvait le sentir à sa respiration, le léger tremblement de ses mains, la manière dont ses hanches se faisaient désordonnées. Tony n'hésita pas à l'accompagner et serra gentiment les fesses ce qui fit jurer le dieu.
- Stark. » grogna Loki. Et ouais, il n'allait plus tenir longtemps.
Tony le sentit venir en lui avec une excitation obscène. Les mains de Loki se refermèrent sur ses hanches, il apprécia la sensation aiguë de douleur qui parcourut sa peau et il sentit son sperme chaud et liquide en lui. Il retint un gémissement et se contenta de regarder l'expression délicieuse qui marquait le dieu, un peu hagard, assombri de plaisir et profondément satisfait.
Il sentit le sperme couler le long de ses cuisses lorsque Loki se retira, ce qui l'emplit d'une satisfaction obscène. Tony se retourna et s'étira pour étendre les muscles endoloris de son dos. Loki revint vers lui pour l'embrasser plus gentiment, ses mains massant l'endroit qu'elles avaient précédemment égratigné, ce qui lui arracha un petit soupir satisfait.
Il passa ses bras autour de son amant pour l'enlacer. Celui-ci se laissa faire avec une docilité inhabituelle et posa son menton au-dessus du crâne de Tony sans cesser de le masser. Tony sourit, stupidement heureux.
Ils avaient probablement l'air ridicules, suants et sales et à moitié nus, mais Tony n'en avait pour le moment rien à foutre. Ici, dans les bras de Loki, il n'était plus qu'un homme sans responsabilités, sans Avengers, sans Terre à protéger, et sans vilains ni compagnie à superviser. Il se prit à songer que, si le voyage du retour venait à leur prendre un peu plus de temps que prévu, il ne s'en plaindrait pas trop.
Le reste de leur voyage dura trois longues journées, durant lesquelles ni l'un ni l'autre ne parvint à faire quoi que ce soit de productif. Tony avait l'impression d'être tombé quelque part au paradis du sexe, de la bouffe, et du sommeil, et commençait sérieusement à reconsidérer toutes ses belles idées sur la nature humaine. Peut-être qu'ils devraient abandonner toute idée de progrès et de recherches scientifiques et construire d'énormes terrains d'orgie et de bouffe partout dans le monde. Okay, cela finirait par causer quelques problèmes techniques, mais ils connaîtraient le nirvana collectif pendant des mois avant que tout ne s'effondre.
Il était un génie. Au diable son projet d'apporter le moteur à distorsion à sa civilisation, il leur donnerait le bonheur ultime et matérialiste à la place.
Il fut sorti de ses rêveries par un bruit électronique en provenance du tableau de bord. Celui-ci annonçait leur arrivée sur Terre, dans des temps parfaitement en accord avec ses prévisions initiales. Tony fixa la notification peut-être plus longtemps que nécessaire. Il avait du mal à savoir s'il se sentait heureux de retrouver son foyer, ou déçu que leur voyage se termine.
Enfin, au bout de ces deux mois, son retour devait commencer à presser. Il espérait que ni Pepper, ni Rhodes, ni les Avengers, ni le SHIELD, et surtout pas la presse, n'avait remarqué que son absence se faisait un peu trop longue et qu'il n'était nulle part sur sa propre planète.
« Je comprends pas, avoua Tony alors qu'ils contemplaient la Terre, sa Terre, depuis leur petit vaisseau. On a genre, des centaines de capteurs pour ce genre d'appareils. Comment est-ce que ce truc peut bien les déjouer ?
- Il ne peut pas, lui répondit Loki qui quittait son poste de lecture et s'étirait de tous ses membres. Mais je lui ai donné un coup de main.
- Ta magie peut faire ça ? demanda Tony, impressionné.
- Ma magie peut faire beaucoup d'autres choses, mais oui, les sorts de camouflages sont mon domaine d'expertise. Je ne voudrais pas me vanter, mais j'ai appris à échapper à la surveillance de Heimdall avant de savoir lire.
Tony savait déjà plus ou moins ce que cela voulait dire, mais l'air très satisfait de lui-même qu'abordait le dieu rendait l'anecdote d'autant plus impressionnante. Aussi, c'était bizarre qu'un gamin fasse du développement de ses techniques de disparition une priorité dans sa vie. Ils devaient avoir de graves problèmes d'éducation, ces Asgardiens. Ou alors c'était juste un de ces autres trucs de Loki.
- Eh bien ? Bravo à toi, je suppose. Tu peux nous ramener à bon port incognito alors ? demanda-t-il.
- Laisse-moi un peu de temps pour me préparer et je peux le faire sans problème, opina Loki. Après tout, on ne voudrait pas que tes petits copains nous voient débarquer, ça risquerait de nous causer bien des soucis.
Loki le fixa, sûrement en attente d'une réaction de sa part à la mention des Avengers.
- Non, tu as raison. » admit-il en haussant les épaules pour bien lui montrer qu'il ne comptait pas le faire chier à ce sujet.
Il faisait nuit lorsqu'ils atterrirent. Tony regardait le paysage fourmillant et lumineux de la ville comme s'il le voyait pour la première fois. Leur petit voyage lui avait offert une telle diversité de paysages, de villes et de gens, que Tony voyait New York comme pour la première fois. C'était une sensation étrange, et mélancolique. Il prit pour la première fois conscience d'à quel point il avait changé en si peu de temps.
Pour sûr, leurs explorations extraterrestres avaient remis deux ou trois choses en perspective. Sur Terre, il était le Tony Stark, super-héros, inventeur de génie, sex-symbol et idole du monde entier. Mais à l'échelle de l'univers ? Avec tout ce qu'il contenait d'inventions géniales, de personnes plus ou moins illustres, de merveilles, mais aussi de menaces ? Ouais, il n'était plus grand-chose.
JARVIS les salua avec enthousiasme lorsqu'ils revinrent à la tour. Cela surprit un peu Tony, parce qu'il n'avait jamais été encourageant lorsqu'il s'agissait de Loki, mais il supposa qu'il était trop soulagé de le voir revenir en un seul morceau pour s'en formaliser. Du moins, pour l'instant.
« Je dois vous informer que Madame Potts et le Colonel Rhodes cherchent à vous joindre depuis trois semaines monsieur, lui dit JARVIS.
- Et les Avengers ? demanda Tony.
- Pas de contact depuis votre départ. Mais Steve Rogers a appelé avant-hier pour savoir quand vous reviendriez.
C'était bizarre, songea Tony. Le Capitaine n'avait sûrement pas apprécié la manière dont Tony l'avait envoyé chier la dernière fois qu'ils s'étaient parlé. Il devait s'être passé quelque chose.
Loki devait être en train de suivre son raisonnement, parce qu'il questionna l'IA, les yeux plissés de suspicion.
- Quand il revenait ? Vraiment, c'est tout ? vérifia-t-il.
- Il n'a rien dit d'autre, lui répondit JARVIS.
- Bon, bon, soupira Tony. Envoie un message à Pepper et Rhodes pour leur dire que je suis encore vivant, et de ne pas s'inquiéter, merci beaucoup. Ce bon vieux Rogers attendra encore jusqu'à demain matin.
- Noté Monsieur. Et je me dois d'ajouter que ça fait plaisir de vous avoir de nouveau à la maison.
Tony sentit ses doutes existentiels fondent comme neige au soleil. Il sourit.
- Merci J. Papa t'adore aussi. J'ai encore le droit de démonter le vaisseau ? adressa-t-il à Loki.
Non pas qu'il demandait vraiment sa permission au dieu tueur d'innocents humains et d'extraterrestre trafiquant d'enfants. Il était assez grand pour mener ses expériences tout seul, merci beaucoup. Il pouvait prendre des décisions sans Loki. Il demandait juste par politesse.
- Je suppose que oui, admit le dieu. Mais ne casse rien, on pourrait vouloir l'utiliser dans le futur.
- Tu me connais, Rudolphe, sage comme une image, jura Tony de son air le plus innocent. D'ailleurs, t'aurais pas un petit tour de magie pour m'aider à le descendre jusqu'à l'atelier ? Je veux bien travailler sur le toit, mais ça risque de pas être très discret. »
Loki avait bel et bien un tour de magie pour téléporter le vaisseau jusqu'à l'atelier de Tony. Ce que ni l'un, ni l'autre n'avait prévu cependant, c'est qu'il y aurait comme un problème de taille.
Tony regarda son plafond défoncé. Il aurait pu se mettre à paniquer, mais il se sentait plutôt mort à l'intérieur.
« Je ne sais pas pourquoi, je le voyais beaucoup plus petit.
Loki évaluait le désastre à ses côtés d'un œil clinique. Partout, des bouts de ciment et des lambeaux de plafond étaient tombés sans épargner ni les tables, ni les installations méticuleuses de Tony, ni ses outils dernières technologies et qui lui avaient coûté un bras.
- Et je voyais de cette pièce plus grande, ajouta Loki. Désolé pour ton plafond, Stark.
Tony haussa les épaules. Qu'était un plafond face à la possibilité d'un super moteur à distorsion ? Absolument rien du tout. La bulle, le zéro. Il s'en remettrait, d'autant que ses robots avaient par miracle échappé à la catastrophe.
- Tu sais quoi ? Je propose une pause midi pour reprendre des forces après on nettoiera tout ça.
- Je n'ai aucune idée de l'heure qu'il est, mais il n'est pas midi, le contredit le dieu.
- Il est trois heures et cinquante-sept minutes, monsieur Loki, l'informa aimablement JARVIS.
- Qu'est-ce que je disais ! L'heure parfaite pour des pizzas ! » S'enthousiasma Tony.
Ils mangèrent leurs pizzas respectives au milieu du chaos ambiant. Tony s'interrompait de temps à autre pour expliquer au dieu pourquoi il était si crucial de démonter ce putain de vaisseau. Loki l'écoutait avec attention et posait des questions de temps à autre.
Ils passèrent le reste de la nuit dans un brouillard de fatigue et de poussière, parce que ce putain de plafond s'était réduit en miettes, et que le tout volait en de longues nappes blanches et irritantes dès qu'ils faisaient mine de bouger quelque chose. Loki n'aida qu'à moitié, plus concerné par un bouquin quelconque que par le ménage, ce que Tony ne pouvait malheureusement pas lui reprocher.
Il était en train de pleurer bruyamment la perte de sa toute première perceuse lorsque le soleil se leva. Complètement drogué au café et à la pizza à ce stade, Tony décréta alors qu'il serait peut-être temps de commencer le démontage en lui-même. Cela sembla intéresser Loki plus que l'effort collectif, et le dieu se leva avec enthousiasme pour aller chercher une des rares scies qui avaient survécu au massacre. Tony n'était pas sûr d'aimer le voir aussi heureux avec une scie sauteuse dans les mains, mais cela lui rappelait de manière assez amusante l'épisode où ils avaient redécoré la chambre du dieu.
« J'espère que tu te souviens qu'on essaie de rien casser, hein ? vérifia-t-il. Tu me l'as dit toi-même.
- Je suis sûr que tu es un réparateur de génie, lui sourit le dieu de toutes ses dents.
Tony allait pour lui répondre quelque chose de sûrement très intelligent, lorsqu'il fut interrompu par JARVIS. Sérieusement ? Quelle était encore cette terrible machination qui se mettait en place pour faire échouer son plan génial ?
- Monsieur, le capitaine Rogers est en ligne, il souhaite vous parler.
Tony jeta les mains en l'air de frustration. Il entendit le dieu pousser un soupir déçu derrière lui, et il ne pouvait qu'être d'accord avec lui sur ce coup-là.
- Sérieusement ?! Comment il sait que je suis revenu même ? râla-t-il.
- Vous m'avez vous-même demandé de le contacter dans la matinée Monsieur, lui répondit JARVIS de son insupportable voix de Monsieur je-sais-tout.
- J'ai changé d'avis. Dé-contacte le.
- J'ai bien peur que cela soit impossible, même pour mes capacités supérieures. Vous n'avez pas encore inventé le voyage dans le temps après tout.
En dernier recours, Tony jeta à œil à Loki qui était déjà parti se planquer sur un des fauteuils poussiéreux et avait repris son livre. La scie était restée à ses pieds, juste à portée de main. Tony allait devoir surveiller cela.
- Ne me regarde pas ainsi Stark, je ne peux rien faire pour t'aider, se défendit-il.
- Traître. Et dire que je t'ai offert de la pizza. Okay JARVIS, passe-moi le Capitaine Glaçon, mais vite, j'ai un des grands mystères de la science à percer là.
- Je vis à tes dépens depuis des mois Stark. » lui rétorqua la voix de Loki de l'autre côté de la pièce.
« Mais qu'est-ce qui s'est passé ici ?! demanda soudainement l'écran sur lequel était apparu Rogers. Tony s'empressa de se décaler.
- Oups, tu viens magiquement d'oublier tout ce que tu viens de voir. Bonjour à toi aussi Cap.
- C'est… Et c'est quoi ce truc que tu as partout, là ?
Tony jeta un œil à son reflet numérique. Ouais, il avait de la poudre de plafond partout, et personne ne l'avait prévenu.
- Pas de la cocaïne, répondit-il de son meilleur air innocent. Enfin, je crois pas. Je suis sûr à quatre-vingts dix-neuf pour cent que ce n'est pas de la cocaïne, mais c'est juste parce que je ne l'ai pas testée.
Il vit le capitaine lever les yeux au ciel, l'air d'un homme à bout de forces.
- Tu sais quoi ? Je ne veux pas savoir Tony, soupira-t-il.
- Cool, donc je peux retourner à ma vie d'inventeur de génie ?
- J'ai besoin de savoir si on peut de nouveau compter sur toi pour les prochaines interventions. Et tu vas vouloir passer dans la journée, on a beaucoup de résumés à te faire, des changements techniques et… oh, Thor est revenu il y a trois jours, il avait pas mal de trucs à nous raconter aussi.
Tony fit de son mieux pour garder un visage neutre à l'annonce. Ouais, il allait vouloir savoir ce que le dieu des marteaux avait à dire, et du genre très précisément. Il se retourna brièvement vers le dieu qui écoutait leur conversation avec un intérêt renouvelé.
- Okay, okay, je suis convaincu. Je passerai dans l'après-midi, soyez sages d'ici-là et amusez-vous bien avec vos résumés.
- Tu devrais peut-être essayer de dormir et de… prendre une douche avant, suggéra le capitaine. Tu as une mine terrible.
- Je suis Tony Stark, je n'ai jamais de mine terrible. » Grogna-t-il en raccrochant.
« Tu vas y aller ? s'inquiéta Loki de son poste d'observation. Il n'avait pas l'air serein, ce que Tony pouvait comprendre sans peine.
Avant leur petit voyage, Tony envisageait encore de le renvoyer dans les geôles d'Asgard, là où était sa place. Mais maintenant, les choses étaient un million de fois plus compliquées. Tony revit sans le vouloir Loki, Loki sous le ciel pur de Vanaheim, Loki essoufflé sous la douche, Loki qui lisait à voix basse les histoires du soir, et encore Loki, le sourire tendre qu'il ne réservait qu'à lui, ses petits rires, ses humeurs insupportables et ses mots mordants.
Tony avait dépassé une limite et il le savait. Mais il ne dit rien de tout cela au dieu, il ne pouvait pas, du moins, pas pour le moment. À la place, il demanda juste :
- Tu penses aussi que j'ai une mine terrible ? »
