Mille et un pêchés 6 : Mistumasa Kidô

Disclaimer : Un grand merci à Missmpreg qui m'a suggéré d'écrire sur ce personnage, ce qui s'est révélé intéressant . Donc aussi bien merci qu'arigatou gozaimashita !

Si vous le souhaitez, vous pouvez faire des suggestions sur les personnages, elles sont les bienvenues!

Luxure :

Il y avait une foule de plaisirs incroyables en ce monde, mais rien n'égalait cette faim jamais rassasiée de chair. Le plaisir du sexe, de nuits passionnées, ou avec des femmes qui espéraient sortir un peu de leur misère grâce à un homme aussi puissant et riche.
Pour lui, ces femmes n'étaient guère plus que de la nourriture diverse, ou un bon verre d'alcool. Elles n'étaient à ses yeux que divertissement et une façon de plus de mettre en avant sa puissance rien de plus. Enseignantes, secrétaires, femmes au foyer, célibataires ou femmes mariées, peu importait du moment que le sexe, la passion ou la domination de sa partenaire était au rendez vous. Et ce, peu importait les éventuelles conséquences.


Orgueil :

Une société renommée à travers tout le pays, qui avait même des succursales en Corée du Sud et à Hong Kong . Une très grande richesse acquise grâce au commerce et à ses fructueux échanges avec la famille Solo qui lui avait permis d'asseoir sa réputation outre Asie. Ce tableau de chasse avait un certain panache à ses yeux, mais ce n'était pas l'élément dont il était le plus fier.
Non si Mistumasa était fier de quelque chose, c'est de son talent pour garder un nombre incroyable de maîtresses et de parvenir à jongler entre elles. Et des femmes qui n'étaient pas issues de milieux médiocres mais qui venaient de grandes familles prestigieuses du commerce.
Aussi agréable que la difficulté à les garder sous sa coupe et à les satisfaire, leur donner envie de ne pas se tourner vers un autre homme que lui.


Avarice :

Qu'avait il vraiment à faire de ce nombre incalculable de bâtards ? Filles ou garçons, enfants japonais, ou konkketsu des sang mêlés peu importait !

Ils n'avaient rien de lui, même pas son nom, ce n'étaient que des souvenirs embarrassants de chacune de ses aventures pouvant nuire à ses éventuels projets.
Mieux valait passer sous silence ce qui s'était passé, payer des témoins ou des jurés pour les ranger à son avis. Et inutile de dédommager ses ex, après tout ce n'était que de leur faute si elles en étaient là. Elles auraient pu choisir d'avorter, de ne pas garder de trace de ces histoires, elles n'avaient plus qu'à s'en prendre à elles mêmes. Mais pas question de débourser ne serait ce que cinq cent yens. Et de toutes façons qui ne disait pas que certaines lui renverraient ce sale fric à la figure ?


Envie :

Le fait de s'être retrouvé avec ce petit bébé tout juste ramené de Grèce avait quelque chose de déconcertant mais c'était aussi une solution à ses problèmes. Non seulement il améliorait son image en adoptant une héritière issue d'un milieu défavorisé sans aucun doute, mais il n'y aurait strictement aucun problème de succession quand le moment viendrait.
Cette petite était tout simplement une bénédiction et une merveille. Il faudrait qu'il prenne soin de cette enfant, lui offre toujours le meilleur à tous niveaux. Qu'elle obtienne toujours ce qu'elle désire puisqu'elle était d'un rang supérieur aux autres.


Paresse :

Être riche était ce qui était sans doute la meilleure chose qui puisse arriver à quelqu'un dans sa vie. Jamais un seul problème d'argent, ni de logement. Vos moindres désirs pouvaient se retrouver exaucés rien que grâce à l'argent ou l'influence de vos richesses. Pas de danger pour ne pas se retrouver sans alliés, beaucoup espéraient y gagner en se rangeant à vos côtés.
Certes il fallait être formé au jeu des négociations de la danse des chiffres du Nikkei ou de Paris et New York, mais ça en valait la chandelle.
Grâce à ces fantastiques ressources, c'était tout à fait possible d'aller jouer au golf quand on le désirait, de partir en croisière jusqu'en Europe, ou toutes autres excentricités sans jamais avoir à lever le petit doigt.


Gourmandise :

Mitsumasa n'avait jamais aimé les fraises, mais il en avait toujours à profusion de même que de la véritable crème chantilly élaborée selon la recette française.
Ces petits fruits rouges étaient une arme aussi efficace que le gingembre ou que le champagne pour séduire, il l'avait rapidement comprit. L'art de les déguster de les faire sentir à sa partenaire avec un peu ou beaucoup de crème, des grains de sucre sur le fruit ou non… C'était aussi important que le parfum ou les caresses pour débuter le plaisir.
Même si il préférait de loin les saveurs fortes et puissantes telles que celles du Cognac, Cynar ou Vodka, Mitsumasa se servait tout de même de toutes les armes gourmandes qu'il avait à sa disposition.


Colère :

Parfois en se regardant dans la glace, il se sentait furieux contre lui même, à un point qu'on imaginait difficilement. Jamais il n'avait eu la décence de se conduire en un être humain, quoique si dans son côté obscur le plus noir et répugnant possible.
Cent enfants arrachés à leur unique foyer, envoyés dans des camps de l'enfer, alors qu'ils auraient pu avoir une vie normale aller à l'école s'amuser avec leurs amis ou retrouver leurs parents.
Enfants trop tôt grandis et si vite en allés, pour une cause qu'il ne comprenait pas entièrement et à laquelle il sacrifiait sur cet autel tout ce qu'il avait. Le pire étant de devoir continuer à protéger le plus possible cette fillette qui finalement n'était pas si différente de ces bâtards.
Et c'était lui et lui seul le responsable de toutes ces horreurs. Alors en effet, dans certains moments Mitsumasa Kidô était contre lui même pris dans une colère froide et lancinante.
C'était peut être ce qu'il méritait après tout ce qu'il avait fait à ces femmes et ces enfants…