Mille et un pêchés : Violate

Orgueil :

Non seulement elle était le bras droit d'Eaque, mais elle était respectée de tous les spectres, que ce soit Rhadamanthe Rune ou Valentine.
Tous ses efforts avaient enfin payé, elle était parvenue à la force de ses poings et de sa volonté à faire oublier son statut de femme. Elle était beaucoup plus qu'une petite chose fragile sotte et imbue de son apparence comme d'autres.
Non elle était une pure et dure guerrière qui n'avait que d'autre désir que de servir au mieux son supérieur et son dieu.
Et toutes ses cicatrices ne démentiraient pas sa loyauté et son courage.


Colère :

Impossible ! Elle était Violate du Béhémoth, elle n'avait jamais eu de cesse de se mesurer à des adversaires plus forts qu'elle pour repousser ses limites. A de nombreuses reprises, elle et Rhadamanthe s'étaient impitoyablement affrontés, avec Eartheart…
Et voilà qu'à présent un sale petit morveux en armure d'or se permettait de lui tenir tête ! Un gosse à qui on pincerait le nez qu'il en sortirait du lait battu !
Bien, elle allait le remettre à sa place et lui faire payer très cher son outrecuidance en s'en prenant d'abord à cette coquille de noix sans qu'il puisse l'arrêter.
Elle ne ploierait jamais le genou devant un ennemi, jamais !


Luxure :

Ils étaient seuls, le seigneur Eaque et elle, dans les thermes déserts des Enfers à ce moment là.
Sans rien de plus pour cacher leur nudité que les nuages de vapeur d'eau.
Elle s'était petit à petit rapprochée de lui, au diable les formes et le respect, elle attendait depuis trop longtemps.
- Qu'est ce qui te prend Vilolate ?
- Vous n'avez toujours pas compris ? Si j'ai accompli toutes ces missions, ce n'est pas que pour votre gloire ni celle du seigneur Hadès. Mais parce que je ne veux laisser à personne d'autre le soin de vous côtoyer et de vous avoir pour moi seule.
Ses mains s'étaient posées sur son torse, pressantes et fortes, ne laissant plus de doute, de choix.
Elle s'approcha avant de l'attirer sans douceur vers elle l'embrassant avec ardeur. Bien qu'il fût surpris par ce geste, il la saisit de la même étreinte par les épaules, ses ongles griffant sa chair.
Enfin ! Et ce petit moment de paradis ne faisait que commencer…


Gourmandise :

Un lièvre avec une sauce au vin et des pommes de terre, des champignons avait été posé sur la table avec une excellente bouteille de vin rouge. Un côte de nuits, un excellent Bourgogne.
Un délicieux repas avec la personne dont on était folle amoureuse, que demander de plus ?
Toutefois, ce n'était pas la saveur de la viande qu'elle retenait le plus, mais celle de la victoire.
Elle, une femme, s'était illustrée à la chasse en abattant de ses mains des lièvres, sans la moindre aide masculine.
La preuve qu'elle n'était pas n'importe qui, la prochaine fois, elle ferait en sorte que le plat principal soit du chevreuil.


Avarice :

Ils étaient revenus de mission, mais visiblement rien ne s'était passé comme ils l'avaient escompté.
Il manquait une dizaine de soldats et les autres étaient salement amochés, leurs surplis à deux doigts de tomber en miettes.
Au moins ils avaient réussi une partie de la mission, ces misérables larves ! Ils osaient se prétendre de valeureux soldats d'Hadès ? Quelle bonne blague ! Elle savait comment les punir de façon notable.
Quelque minutes plus tard, l'ensemble des soldats avait été convoqué dans le hall, alors que Zélos sa cachait derrière une tenture pour ne pas perdre une miette du spectacle.
Elle tortura les fautifs sous les yeux de leurs camarades en énumérant leurs fautes et clamant que ça servirait de leçon à tous les incapables.
Ce qui amusa au plus haut point un crapaud lâche.


Envie :
De temps en temps la jalousie la prenait comme un coup de fouet lancinant.
Le Béhémoth était un surplis qui convenait parfaitement à sa nature sauvage et violente, mais ne refermait pas des pouvoirs aussi immenses et satisfaisants que d'autres surplis.
Notamment celui de Cétus de l'étoile céleste de la souffrance.
Ou elle n'avait pas encore en dépit de sa férocité une estime suffisante de son dieu pour être considéré comme un spectre de haut rang, alors qu'elle avait tout fait pour.
Et de temps en temps elle ne pouvait pas s'empêcher de foudroyer du regard la Whyvern, qu'avait il de plus qu'elle bordel ?


Paresse :
Le sang avait cessé de couler, mais elle en avait perdu beaucoup. Pareil pour ses jambes et ses bras, ils étaient couverts de larges hématomes, son poignet droit était foulé.
Violate laissa échapper un soupir de frustration : pas d'entraînement possible avant trois jours au strict minimum !
Était ce comme ça qu'elle deviendrait autre chose qu'une femme et brillerait sur le champ de bataille ?
Elle glissa du banc, étant précisément dans ce lieu infect qu'on appelait le Sanctuaire. Face à un géant qui la toisait les bras croisés revêtu de l'armure du taureau. Elle l'attaqua, il para, riposta.
Le combat était puissant intense, bestial, même si il était endurant, il finirait par tomber.
Elle l'y aida en brisant ses jambes, d'un puissant coup de pied. Il était à terre, mais tout n'était pas encore fini. Sans la moindre hésitation, elle lui assena un puissant coup sur les cervicales, le tuant net. Avec délices, elle piétina ce minable, écoutant la douce mélodie de ses os qui se brisaient les uns après les autres.
Et se réveilla, le sourire aux lèvres. Elle ferait tout pour que ce songe devienne la réalité vraie !