Repaire du scorpion, vingt ans plus tôt, année 4992.
Le soleil accable le repaire de sa chaleur étouffante. Dans une des ruelles de ce derniers, une altercation a lieu. La raison semble être dû à une petite dragonette, très susceptible et en colère.
- Tu cherches vraiment les ennuis, gamine, lui crie le mâle le plus âgé du groupe.
- J'men fou ! Je veux lui faire la peau ! Il a tué mes parents !
- Tch, lâche le dragon. On va t'apprendre à ne pas crier sur les toits ce nom. Il porte malheur.
- Peuh ! T'es qu'une grosses poule mouillée ! Une grande gueule braillant du vide !
Ses camarades se raidissent devant les insultent de la dragonette. Le chef s'avance et envoi voler la dragonette avec sa queue. Elle atterrit durement au sol.
- Je déteste les dragonnets qui ne l'ouvre pour rien dire ! Encore plus quand ils n'ont même pas leur aiguillon, vomit le dragon.
La dragonette hoquète du sang, mais se relève, déterminée. Ce qui semble agacer le dragon.
- Voilà aussi ce qui m'irrite le plus. Ils ne savent pas reconnaitre qu'ils sont faiblards.
Il redonne un coup, mais la dragonette se baisse pour éviter. Elle se jette sur sa patte. Elle la mord de toutes ses forces. Son adversaire cri de douleur. Il l'attrape avec son autre patte. Mais la dragonette refuse de lâcher prise. Du sang commence à s'écouler. Il la frappe plusieurs fois. Elle finit par lâcher prise. Il l'extirpe et la plaque sauvagement au sol, l'écrasant avec sa force.
- Esssspèccce de sssale dragonette, hennit-il de colère.
Malgré qu'elle soit écrasée, elle lui sourit. Elle voit sa marque de morsure sur sa patte. Le sang s'en écoule encore.
- Je suis plus forte que toi, arrange-t-elle. Je n'ai pas peur du serpent d'ombre.
Le mot de trop. Il appuie, voulant plus que tout la tuer. Elle finit par crier de douleur. Les autres regardent, voyant un acte des plus normal dans le repaire.
- Les dragonnets dans ton genre ne font pas long feu au repaire, dit-il avec amusement et cruauté.
- Attention en dessous ! crie une autre voix.
Le dragon relâche son attention de sa basse besogne. Il lève la tête pour juste voir un vase lui tomber sur la tête. Il est sonné et tombe, libérant la dragonette. Cependant, il revient à lui rapidement.
- Qui a fait-ça ? hurle-t-il de rage.
- Moi, répond un aile de sable descendant.
Le nouvel arrivant est ambre brun s'éclaircissant vers le centre. Les membranes des ailes sont de couleurs sable et ces iris sont bruns. Son apparence est assez androgyne, ne sachant pas s'il est un mâle ou une femelle.
Le dragon le toise avec colère et rage.
- Sais-tu qui je suis ? arrange le mâle.
- Non, et je ne vais pas m'amuser à mémoriser un froussard s'en prenant à une si jeune dragonette, lui répond son agresseur.
- Je vais te…
Il se tait quand lui et son groupe entendent un bruit d'hennissement très caractéristique.
- Vipère mord-dragon ! hurle l'un d'eux.
C'est le chaos. Profitant de cela, le sauveur prend la jeune dragonette avec lui. Le chef n'entend plus rien et comprend que l'on se soit joué de lui.
- Groar ! RETROUVEZ-MOI CES DEUX LA ! hurle-t-il de rage et d'honte.
Ses sbires se mettent à les courser, mais ils les perdent de vus. Ils ne sont pas très loin. Le mâle recouvre la dragonette, bloquant sa mâchoire pour l'empêcher de parler. La dragonette se défend hardiment.
- ''Calme-toi. Ils vont bientôt partir'', lui chuchote le mâle.
- ''Humpf !'' gémit-t-elle de colère.
Après quelques minutes, ils finissent par s'en aller. Le dragon libère la dragonette.
- Je n'avais pas besoin d'aide ! est sa première phrase devant son sauveur.
- Vraiment ? demande le dragon, curieux. Pourtant, il allait faire de toi une bouillie de dragonette si je n'étais pas intervenu.
- Grr…M…Merci de m'avoir sauvé, fini par formulé la dragonette. Maintenant je dois retourner chez moi.
- Laisse-moi t'accompagner, lui propose le dragon.
- Je…Comment vous vous appeler ? demande la dragonette.
- Je me nomme Fennec. Et toi, petite terreur, comment tu t'appelles ?
- Mes parents m'ont appelé Epine.
- Epine…C'est un nom qui te va à ravir, lui répond le dragon.
La jeune Epine ne peut s'empêcher de rougir devant le compliment. Ils finissent par arriver devant chez elle.
- Papa, maman, je suis rentré, s'exprime Epine.
Fennec n'entend aucun bruit, si ce n'est un silence total. Il observe la dragonette.
- Tes parents ne sont pas là, semble-t-il.
- C'est normal. Ils sont morts, annonce Epine avec la voix chagriné.
Mais très vite, son visage triste laisse la place à une profonde colère.
- Ils ont été tués par ce maudit écailleur de serpent d'ombre !
- He bien, répond Fennec, tu sembles avoir l'insulte facile.
- J'ai ça de ma mère. Elle avait un langage des plus fleuries, me disait mon père. Nous allions manger le soir quand mes parents ont entendu le sifflement d'une vipère mord-dragon. Ils m'ont caché. Malgré tout, j'ai tout vu de ma cachette. Je les ai vu se faire tuer par lui. Il était encapuchonné. Je n'ai pas pu voir son visage, il faisait trop sombre. J'ai attendu et j'ai finalement quitté ma cachette. Je voulais que mes parents se réveillent. Mais je savais qu'ils étaient morts. Je vis ici. Personne ne vient me chercher. Ils ont tous peur de lui.
- Ce n'est pas faux, admet Fennec. Toute mort dans une maison par le serpent d'ombre la rend inhospitalière. Ce n'est que de la peur et de la superstition, mais c'est ce qu'il laisse. Je comprends mieux pourquoi il était autant en colère après-toi.
- Pff. Avoir peur d'un nom, répond Epine. Je n'ai qu'un an et pourtant, ce n'est pas un nom qui m'empêchera de le tuer.
Fennec l'observe avant de lui poser une patte sur le crâne.
- Je pense que tu vises un peu haut, jeune fille, lui dit Fennec. Abandonne cette idée de vengeance. Tu ne trouveras que la mort. Le serpent d'ombre est le meilleur assassin du repaire, si ce n'est de Pyrriah. Que penses-tu faire, âgé d'à peine un an ?
- Je m'entraine pour être plus forte.
- On peut voir le résultat, énonce avec sarcasme Fennec.
Cela fait enrager Epine, mais la dragonette vacille. Fennec la rattrape rapidement.
- Depuis combien de temps n'as-tu rien mangé ? s'inquiète Fennec.
- Plusieurs jours. Mais je lutte.
- Tu n'as rien ? Tes parents n'ont rien laissé en nourritures ?
- Si, leur corps, répond Epine.
Fennec se raidit.
- Ne me dis pas que…
- Non, je plaisante, répond Epine avec un sourire malicieux. Ils ont été enterrés dehors. Les maigres ressources qu'ils avaient, je les ai déjà mangés. Je meurs de faim, mais je ne veux pas abandonner.
- Repose-toi, lui ordonne Fennec.
- Tu n'es pas mon père ! Je fais ce que je veux.
- Très bien, répond Fennec.
Il appuie avec ses serres sur différents endroits du corps d'Epine et cette dernière s'écroule.
- N'ai pas peur. Je n'ai fait que relâcher la fatigue de ton corps. Repose-toi. Je vais aller te chercher à manger. De quoi as-tu envie ?
Epine ne sait quoi répondre. Elle vit depuis plusieurs jours seule et c'est le premier dragon à vraiment s'inquiéter pour elle. Elle en pleure même.
- J'aimerais bien un lézard grillé et du lait de dromadaire. C'est ce que ma mère me donnait tout le temps.
- C'est noté, lui répond Fennec avec sourire.
Il disparait pour revenir quelques temps plus tard avec deux lézards grillés, un bol de lait frais et même des dattes. La gueule d'Epine dégouline de baves devant pareil festin. Elle dévore tout avec voracité. Pareille spectacle ravie le cœur de Fennec. Une fois repus, elle ne peut s'empêcher de lâcher un rôt.
- Excusez-moi. Ce n'est pas polie.
- Ce n'est rien.
Fennec regarde Epine et cette dernière semble vouloir lui demander quelque chose.
- Que veux-tu ?
- Est-ce…que je peux…m'endormir contre votre flanc ?
La question étonne Fennec.
- Es-tu bien sûr de toi ? Je pourrais être un meurtrier et profiter de ton sommeil pour t'ôtez la vie.
- Vous êtes trop gentilles pour être comme ça, lui répond sur le fait Epine avec assurance.
Fennec éclate de rire devant la franchise de la dragonette.
- Très bien, dit-il en se couchant.
Epine s'avance et se blottit contre lui. Très vite, la chaleur qu'il diffuse la fait sombrer dans un sommeil réparateur. Pourtant, elle finit par s'agiter.
- Papa…Maman…prononce-t-elle en pleurant.
- Pauvre petite, dit-il.
Fennec l'enveloppe avec ses ailes pour réconforter Epine en proie à un cauchemar. Voyant qu'elle s'est calmée, il en profite pour s'endormir.
Bien plus tard, la nuit est tombée depuis un moment. Le chef n'a toujours pas retrouvé le dragon et surtout la dragonette lui ayant fait cette blessure. Il enrage de l'avoir sous-estimé.
- Aucunes traces d'elle ou de son sauveur ? demande-t-il avec colère.
- N…Non chef.
- Groar ! Je ne tolérais pas qu'une minable dragonette comme elle est pu me blesser. Dès que je la trouve, je la démembre pour lui faire comprendre son erreur.
Alors qu'il explique ce qu'il veut faire à Epine, l'un de ses sbires arrivent.
- Vous l'avez trouvé ?
- Il se pourrait bien. Elle logerait dans sa maison.
- Vraiment ? s'étonne le chef. Mais bien sûr ! Vu qu'elle est totalement ignorante, elle ne sait pas que c'est mauvais de rester dans un lieu où il a tué. Très bien. Allons lui rendre visite. Préviens les autres.
Rapidement, tout son groupe, quatre autres dragons est présent.
- On va lui donner la leçon de sa vie à cette dragonette.
Alors qu'ils commencent à marcher, un hennissement se fait entendre, quoique légèrement. Les sbires se raidissent.
- Chef, on devrait s'en aller.
- Arrêter de faire les pleutres ! Ce n'est encore qu'un faux. Une vipère mord-dragon ferait bien plus de bruit.
A peine rassurer, ils reprennent leur marche. A leur insu, une ombre les suit. Le dernier se fait trancher la gorge sans dire un seul mot. Puis, deux autres se font tuer tout aussi silencieusement. Le dernier inquiet se retourne pour voir ses trois camarades gisaient sur le sable, la gorge tranchée et à côté d'eux, se trouve une ombre irréelle. Il panique.
- C…Chef…CHEF ! crie-t-il en totale panique.
- Quoi encore ?
- Je crois…que ce n'est…pas un faux…prononce-t-il avec la voix tremblante et imprégnée de peur.
- De quoi ?
Le hennissement devient plus sonore. Le chef se raidit. Il semble même blêmir.
- On ferait mieux de glorg…dit-il alors qu'il se fait trancher la gorge.
Le chef recule de plusieurs pattes. Il constate avec stupeur que tout son groupe a été tué. Ils sont morts silencieusement et rapidement. Il regarde leur agresseur. Rien ne permet de savoir s'il s'agit d'un aile de sable, ni même d'un dragon. Il est recouvert d'un habit noir. Le bruit d'hennissement provient de lui.
- Ce n'est…Vous êtes…bafouille le dragon.
Son agresseur le regarde silencieusement avant de s'exprimer avec une voix presque surnaturelle.
- Ta fin est venue.
Et avant que le dragon ne puisse agir, sa gorge se fait tranchée. Il s'écroule au sol et agonise avant d'expirer son dernier souffle. Le visage est marqué d'une immense terreur. L'agresseur s'enfonce dans les ruelles et disparait, ne laissant rien de sa présence, si ce n'est des cadavres.
Le lendemain au réveil, Epine sort doucement de son réveil. Elle n'avait jamais fait un sommeil aussi réparateur depuis des jours. Pourtant, elle ne sent plus la chaleur du corps de Fennec. Elle ouvre les yeux et observe l'intérieur. Il n'est pas là.
''Pff. J'aurais dû me douter qu'il partirait en me laissant. Au moins, il ne m'a pas tué durant mon sommeil.''
Alors qu'elle médit sur lui, ce dernier arrive, rapportant de quoi manger ce bon matin. Epine reste vraiment surprise.
- Pourquoi me chercher encore de la nourriture ? Je peux y arriver.
- Je n'en doute pas un instant avec tes hautes capacités, lui dit Fennec.
La pique fait effet, mais elle en rigole. Puis, elle dévore un lézard, des carottes et de l'eau. Elle avait oublié ce que cela fait d'avoir le ventre remplit. Fennec l'observe avec minutie avant de s'exprimer.
- Je voudrais te faire une proposition, mais je ne veux en aucun cas te forcer. C'est pour toi.
- Je vous écoute.
- J'aimerais t'enseigner comment survivre au repaire, le temps que tu aies ton aiguillon. Qu'en penses-tu ?
- J'accepte, répond sur le champs Epine, scotchant Fennec.
- Es-tu sur de ne pas vouloir y réfléchir plus longuement ?
- C'est tout réfléchit ! Vous m'avez sauvé et même apporté de la nourriture, alors qu'avant, aucun dragon ne faisait attention à moi. Si je peux devenir plus forte pour pouvoir me venger, j'accepte.
- Je t'arrête tout de suite, lui rétorque Fennec. Je propose mon aide pour que tu survives et non que tu ailles te suicider. Abandonner ta vengeance ne sera pas facile, mais je vais t'y aider.
- Très bien, répond Epine pas vraiment contente.
- Bien. Dans ce cas, sortons. Je vais te montrer la configuration du repaire dans son ensemble et comment te sortir de situation compliqué.
Elle acquiesce et ils sortent. Elle observe tout en écoutant les conseils de Fennec. Ils arrivent dans une ruelle et ils découvrent des cadavres d'ailes de sables. Epine les reconnait.
- Mais…C'est celui que j'ai traité de lâche.
- Oui. Lui et son groupe ont dû être éliminé par le serpent d'ombre.
- Tient, tu n'as pas peur de prononcer son nom ? s'étonne Epine.
- Tant que je fais en sorte de ne pas me faire remarquer, je ne crains rien. D'ailleurs, observe Epine. Ils étaient plus grand et fort que toi, et pourtant. Il lui a fallu de simplement trancher la gorge pour les éliminer.
- Mais il a dû être blessé.
- J'en doute. Il attaque avec allégresse et silence. La seule chose que l'on sait est qu'avant de passer à l'acte, on entend le bruit d'une vipère mord-dragon.
Epine qui se montrait jusqu'à hier vantarde et agressive, sent ses membres devenir froid.
- Tu as compris maintenant ? Arrête ta vengeance, Epine. Tu viens à peine de naître. Ne gaspille pas ta vie.
- Je…Je vois ce que tu voulais dire, Fennec.
Elle l'observe et semble se montrer fière.
- Dis-moi tout ce que je dois faire pour survivre. Je montrerais à ce foutu serpent de pacotille que je peux survivre, même seul.
- Voilà quelque chose de plus concret. Allez, vu que tu as l'air motivé, on va voir comment tu te bats.
Ainsi commence pour la jeune Epine un long apprentissage. Son professeur se montre à la fois stricte et bienveillant. Il la motive quand il le faut, lui fait des suggestions pour améliorer sa réflexion. Et surtout, ils passent beaucoup de temps à se battre. Tout cela est ponctué par des repas et des nuits calmes.
Tout cela continue et puis au bout de trois longues années bien remplit, un événement survient enfin.
Epine observe avec enthousiasme son aiguillon qui vient de se former.
- Tu as vu Fennec ! J'ai mon aiguillon ! Enfin !
- Oui, je le remarque, s'amuse Fennec.
Epine a grandi et semble déjà faire des mouvements avec son nouvel aiguillon.
- J'en avais plus qu'assez d'avoir ce morceau de bois attaché au bout de la queue, se plaint Epine.
- Au moins, cela t'a permis de savoir manier ton futur aiguillon sans blesser les autres.
- Je l'admets.
Epine regarde Fennec. Elle sait ce que cela signifie. Elle voulait que ce moment soit retardé, mais elle ne pouvait pas l'éviter éternellement.
- Donc…Tu vas partir Fennec ? demande Epine.
- Je suis désolé Epine. Mais il le faut. Tu as ton aiguillon et tu as bien appris. Je suis même surpris que tu assimilais si facilement certaines choses. Tu pourras survivre dans le repaire. Je le sais. Tu es forte, parfois un peu trop susceptible, mais tu es surtout intelligente. Et c'est ça ta plus grande force. Te souviens-tu de mon précepte ?
- Oui. ''Garde la tête froide. Pense à agir rapidement. Enfuis toi si le danger est trop grand.''
Fennec sourit et finalement le moment de se quitter arriver.
- Fennec…Ces trois années ont été plus que palpitante. Je dois avouer que tu es presque comme un second père pour moi. Tu vas me manquer.
- Ne me compare pas à ton père, je te prie. Je n'ai fait que t'aider. Maintenant, je dois partir. J'ai moi aussi une vie à continuer.
- Oui, je le sais. Merci encore Fennec.
Epine enlace chaleureusement Fennec, pleurant à chaude larme. Puis elle se retire, essuie ses larmes et se montre fièrement sous sa meilleur apparence. Cela amuse Fennec et après une dernière salutation part, s'enfonçant dans les ruelles. Une fois qu'il ne voit plus la maison d'Epine, il s'arrête, sa bonne humeur disparaissant, ne laissant la place qu'à de la froideur et un regard austère.
Un dragon sort d'une des ruelles ombragées. Un adulte âgé, qui a le corps recouvert de plusieurs tatouages de dragon. Il semble ravi de revoir Fennec.
- Eh bien…Tu reviens enfin Fennec. Ou devrais-je plutôt t'appeler par le nom que tout le repaire te surnomme, le serpent d'ombre ?
Fennec toise avec froideur son interlocuteur.
- Je dois dire que j'ai été plus que surpris quand j'ai appris que tu as décidé de t'occuper de cette dragonette. J'ai perdu un de mes meilleurs assassins durant trois longues années. Scorpion craignait même que tu sois mort pour son plus grand malheur.
- Je ne tolérais pas une deuxième violation aux conditions que j'ai émise, Vautour, lâche Fennec avec une colère froide.
Vautour semble surpris par la remarque.
- Eh bien, j'ai considéré que ce n'était que des paroles de dragonnets et que tu aurais oublié tout cela, admet Vautour. Cependant, j'aimerais savoir si ces trois années n'ont pas réduit tes capacités.
En un battement de cil, Fennec a déployé sa lame rétractable contre la carotide et son aiguillon au niveau du ventre de Vautour. Ce dernier rigole de joie.
- Parfait. Excuse-moi d'avoir douté de toi. Tu es toujours aussi efficace.
Fennec rengaine son arme tout en retirant son aiguillon.
- Quelle est la mission ? demande Fennec sans attendre.
- C'est ce que j'aime avec toi, Fennec. Tu ne perds pas de temps. Tient, voici ta cible, dit-il en lui donnant un parchemin. Il s'agit d'un général aile de sable au service de Flamme.
- Je vois. Je suppose qu'elles ont voulu m'engager pour éliminer les autres ?
- Evidemment. Je leur ai répondu que tu ne répondrais pas à cette demande. Scorpion est du même avis que moi.
- Très bien, dit Fennec en rangeant le parchemin.
Il s'enveloppe dans sa tenue, cachant son visage et disparait sans prononcer d'autres paroles. Vautour, lui, observe celle qui lui a privé de son assassin.
''Je vais te faire surveiller. Je n'aime guère que l'on me prive de mon ''fils''. Tu es peut-être dangereuse et t'éliminer sera la méthode la plus radicale.''
