Quatre ans plus tard, maison d'Epine.
La nuit est tombée. Epine a bien grandit. Elle se souvient quand elle n'était qu'une petite dragonette. Elle se souvient comment un dragon lambda nommé Fennec a choisi de rester avec elle. Elle aime se remémorer ses trois années. Pourtant, si être seule lui était profitable, le poids de la solitude n'était pas de son gout. Elle regarde ses trois amis de confiances, Armadillo, Kalahari et Ivoire.
Armadillo est le premier qui l'a rejoint. Il est grand, résistant et même intimidant. Pourtant, il est plutôt bienveillant et généreux. Ses écailles donnent l'impression qu'il possède une carapace.
Kalahari est le second qui a choisi de se joindre à elle. Il est à peine plus grand qu'elle. Il mourrait de faim quand Epine lui a offert de sa nourriture. Il peut se montrer mauvais, joyeux et attristé. Il est un peu réservé quand ils sont ensemble. La couleur de ses ailes, l'ambre attire le regard.
Ivoire est la dernière du trio à l'avoir rejointe. Elle vient du Bastion de Fournaise et est une albinos. Elle a quitté le bastion pour ne pas se retrouver dans la collection de Fournaise. Elle a failli devenir l'esclave d'un groupe quand Epine, aidé d'Armadillo et Kalahari interviennent pour la sortir de leurs serres. Depuis, elle la suit et aide le groupe avec ses quelques connaissances en médecines.
Epine a bien du mal quand même à se dire qu'ils lui font, voir lui voue une confiance et loyauté aveugle. Elle fait de son mieux pour le leur rendre.
- La guerre fait toujours autant rage, s'exprime Armadillo.
- Oui. Plusieurs soldats commencent à arriver, admet Ivoire. Beaucoup de ce monstre de Fournaise, vomit-elle.
- Ne t'inquiète pas, Ivoire, lui dit Kalahari avec une voix réconfortante, elle ne te trouvera pas ici.
- Elle doit surtout me croire morte, admet l'intéressée. Et je veux que cela le reste !
- Ivoire, s'exprime Epine, tu vas virer au rouge, ne chauffe pas trop, se moque gentiment Epine.
Les trois rigolent de sa remarque.
- Sinon, reprend Armadillo, cela va faire maintenant sept ans. Cela ne te fait toujours rien de vivre ici avec ce qui s'est passé ?
- Je mentirais si je ne regrette pas leur présence. Mais je m'y suis résolu.
- Tu te souviens encore de cette nuit ?
- Oui, Kalahari. Seulement, je n'arrive pas à mettre un visage sur lui. Qu'importe. Fennec m'a bien fait comprendre à abandonner ma quête de vengeance. Le plus important est de survivre.
Epine redevient sérieuse.
- Nos réserves sont en sécurité ?
- Oui, Epine, lui répond Kalahari. Je viens d'ailleurs d'aller les voir. L'eau est encore potable. Cependant, il faudra la changer d'ici quelques jours, voire moins si elle se trouble.
- Très bien. Arma, as-tu entendu ou bien observer des agissements contre nous ?
- Hm, pas vraiment. On est juste un groupe d'aile de sables tout ce qu'il y a de plus normal dans le repaire.
- Restons sur nos gardes. Ivoire, comment est notre réserve d'herbes ?
- Il faudra que je sorte pour en faire une réserve plus conséquente. Votre dernière altercation l'a bien fondu.
- Je vois. Arma t'accompagneras. Pour cette nuit, je commencerais et…
Epine se tut quand le bruit de quelqu'un toquant à la porte survient. Ils se taisent tous les quatre. Epine est la seule à s'approcher de la porte.
- Qui êtes-vous et que voulez-vous ? demande Epine avec froideur
- Garde la tête froide. Pense à agir rapidement. Enfuis toi si le danger est trop grand, répond simplement la personne.
Epine écarquille les yeux quand elle entend cette formulation. Elle n'en croit pas ses oreilles.
- F…Fennec…C'est toi ? demande-t-elle avec excitation.
- Oui c'est moi, Epine. Je ne suis pas seul. Est-ce que l'on peut venir chez toi ? demande Fennec.
- Attend un instant.
Epine se déplace et regarde ses trois camarades de confiances.
- Epine, ce n'est pas prudent, admet Armadillo.
- Je rejoins Arma, continu Ivoire.
- Es-tu sur que c'est ton ami ? lui demande Kalahari.
- Oui. Il est le seul à connaitre cette formulation, vu que c'est lui qui me l'a dit.
- Dans ce cas, tu as mon accord, lui répond Kalahari.
- Kala ! s'exclame Armadillo.
- C'est un ami d'Epine et elle lui fait une totale confiance. Nous la suivons tous les trois car on a confiance en elle.
- Tu as raison, lui dit Ivoire. J'accepte également.
Finalement, Armadillo fini par céder.
- Tu peux rentrer Fennec, lui dit Epine.
La porte s'ouvre. Celui qu'elle considère comme un père de substitution se montre. Il n'a pas changé, si ce n'est qu'il a grandi. Epine observe le dragon ou plutôt la dragonne l'accompagnant. Elle a les écailles doré pâle et les membranes de ses ailes sont jaune pâle. Ses iris dorés ressortent de ses yeux noir. Elle est presque aussi grande que Fennec. Elle est plus fine et à un museau un peu plus long. Elle possède une queue plus longue et, c'est ce qui choque Epine, elle n'a pas d'aiguillon.
Après un rapide coup d'œil, elle ne voit aucun danger venant d'elle. Elle la trouve même très belle. Elle sort la tête pour jeter un rapide coup d'œil. Voyant qu'il n'y a personne d'autre, elle les fait rentrer.
Une fois fait, c'est maintenant qu'elle remarque que la dragonne a un gros ventre, signe qu'elle attend un œuf. Cela la fait sourire.
- Cela faisait longtemps, Fennec.
- C'est exact, Epine. Je vois que tu as rassemblé des dragons de confiances. Permets-moi de te présenter celle qui me suit.
- Je peux me présenter, Fennec, s'exprime la dragonne, semblant vouloir le faire d'elle-même. Je me nomme Adénia. Je suis la compagne de Fennec.
Epine est assez surprise que cette Adénia a de la volonté pour s'imposer face à Fennec. Elle n'a jamais réussi à le faire durant ces trois années.
- Pourquoi es-tu revenue me voir ? Ce n'est pas uniquement pour me présenter ta femme.
- Non. Epine, tu es en danger, dit-il avec un ton sérieux.
- Je ne risque rien. Moi et mes camarades n'avons pas fait d'actions pouvant être préjudiciable.
- Il t'a envoyé quatre tueurs pour s'assurer de ton trépas.
Epine fronce les yeux.
- De qui tu parles, Fennec ? Qui donc à envoyer des tueurs à mon encontre ?
Soudainement, elle ressent le danger et se prépare instinctivement au combat. Armadillo et Kalahari la suivent. Ils attendent, mais personne ne vient. Comprenant qu'ils ont réagi dans la précipitation, ils se relâchent.
C'est à ce moment précis que la porte vole en éclat et que quatre dragons pénètrent la maison. Ils se jettent sur Epine et ses camarades pris au dépourvus. Ils se mettent à se battre pour leur vie.
Epine est au prise avec celui qui semble être le chef de ces agresseurs. Elle le reconnait.
- Pourquoi les dragons d'ombres nous attaquent ? demande-t-elle en esquivant un coup de griffe. Nous ne vous avons rien fait.
- On nous a gracieusement payé pour vous éliminer. Nous sommes des assassins, pas aussi talentueux que celui qui nous sert d'exemple, mais nous sommes compétents. Nous n'avons rien contre vous, on fait juste notre travail.
- Misérable !
Fennec intervient pour aider Epine, mais le chef le repousse, le blessant sur le flanc.
- Tu ne fais pas partie du contrat. Restes-en dehors de cela. Cela vaut aussi pour toi, la dragonne.
Epine jette un rapide coup d'œil pour comprendre la situation. Si Armadillo et Kalahari s'en sortent moyennement bien, Ivoire, elle est sur la défensive et encore. Epine voit les marques de griffures sur son corps blanc, le sang s'en écoulant. La situation est critique, voir même sans issues. Tout en esquivant et attaquant son adversaire, elle essaie de trouver une solution.
Fennec se relève facilement. Il observe sa blessure. Adénia vient le voir.
- Ce n'est que superficiel, lui dit-il calmement.
- Vient l'aider ! lui dit Adénia.
- Je…Adia, si j'interviens, Epine sera qui je suis.
- Que préfères-tu Fennec ? L'aider et accepter sa colère ou alors la laisser mourir sans l'être venu en aide ?
Fennec baisse la tête, réfléchissant.
Epine est totalement maintenue au sol, incapable de bouger, ni de se défendre.
- Tu as été coriace, je dois l'admettre. Cependant, il est temps de mourir.
Alors qu'il s'apprête à porter le coup fatal, un hennissement caractéristique résonne dans l'entièreté de la maison. Un bruit unique, qui effraye chaque aile de sable, celui d'une vipère mord-dragon.
Pourtant, le bruit ne provient pas d'une vipère, mais d'un dragon. En l'occurrence, il provient de Fennec. Son bruit stoppe pendant un bref moment les combats. Fennec toise les quatre dragons, membres du dragons ombres avec une froideur surnaturelle. Le chef est comme figé quand il réalise qui se trouve vraiment devant eux.
- Vous…Vous êtes le…bégaie le dragon avant de se faire trancher la gorge par Fennec.
En un clin d'œil et avec une rapidité insoupçonnée, Fennec élimine les quatre dragons, soit en leur tranchant la gorge, soit en enfonçant son dard dans leur crâne.
Quand le silence s'impose, le combat est terminé. Pourtant, tout n'est pas terminé. Epine observe avec incrédulité Fennec.
- F…Fennec…Comment as-tu fait pour reproduire ce cri ? Seul le…
Epine voudrait le dire, mais elle sent en elle quelque chose se former. Elle a une énorme boule qui se forme dans son ventre.
- Epine, s'exprime Fennec. Je suis le serpent d'ombre. C'est moi qui ai tué tes parents cette nuit.
Epine a comme une révélation. Sa mémoire semble se débloquer. Elle se remémore l'attaque et l'unique moment où elle voit l'assassin, le visage qu'elle voit est celui de Fennec. Elle saisit d'où venait le bruit de vipère quand il est intervenu lors de leur première rencontre. Elle comprend également que ce n'est pas un hasard s'il lui a montré les cadavres des dragons les poursuivant.
Cette révélation fait remonter en elle toute la colère, toute la haine et tout le mépris qu'elle éprouve pour le tueur de ses parents. Mais un autre sentiment, nouveau et aussi puissant, si ce n'est plus que les autres l'envahi : la trahison.
Elle se jette sur Fennec, le plaque au sol, empoigne fermement son cou. Il ne cherche même pas à se défendre. Epine tremble de colère.
- Espèce de sale…persifle Epine, essayant de contrôler la tempête de ses émotions. Tu t'es moqué de moi ! Tu voulais jouer avec moi, c'est ça ? Vouloir contempler ma détresse ? Répond ! Réponds-moi ! hurle-t-elle de fureur.
Même ses trois amis semblent surpris par la fureur qui s'est emparée d'Epine. Fennec malgré le danger de la situation n'est aucunement paniqué. Il est étrangement calme, quoique sa gorge compressé l'empêche de s'exprimer correctement. Des larmes commencent à pleuvoir des yeux d'Epine
- Alors tu n'as fait que me mentir durant ces trois années. Tout ça n'était que pour m'amadouer ? Pourquoi ne pas m'avoir tué ? POURQUOI ?
- Parce…Parce que…je ne tue…pas les familles, lui répond Fennec avec difficulté.
La réponse semble sidérer Epine, ne faisant qu'augmenter sa colère et son indignation.
- Tu te moques de moi ? Tu as tué un nombre incalculable de dragon ! Tes serres doivent être tellement recouvertes de leur sang que tu ne pourrais jamais le retirer. En quoi tuer une famille change quoi que soit ?
- Parce que je suis un orphelin et la seule chose que j'ai connu de mes parents sont leur cadavre, énonce Fennec. Je n'ai jamais connu leur chaleur autour de moi. Je n'ai senti qu'un froid insondable et une solitude imposée. J'ai survécu en utilisant mon intelligence. Quand j'ai rencontré Vautour, j'ai accepté de le rejoindre à l'unique condition de ne jamais m'envoyer éliminer une famille. Je l'ai cru.
- Cervelle d'escargot ! lui crie Epine. Tout le monde sait qu'il ne faut jamais croire ce que dit Vautour. Tu n'es qu'un idiot.
- Oui, idiot, je l'ai été, admet Fennec. Le soir quand j'ai éliminé tes parents, j'ai constaté avec horreur qu'ils avaient un enfant. J'ai paniqué et j'ai passé les jours suivants à te chercher.
- Pourquoi moi ? Pourquoi ne pas m'avoir tué une fois que j'étais seule ?
- Je ne voulais pas qu'un autre tueur comme moi apparaisse, tuant sans aucune émotion les autres.
- Qui me dit que tu as réellement changer ? Je ne te laisserais pas m'embobiner une seconde fois, s'exprime avec mépris Epine. Je vais m'assurer que le serpent d'ombre disparaisse définitivement.
Elle resserre son étreinte sur le cou de Fennec. Pourtant, a son étonnement, Fennec ne cherche même pas à se défendre, semblant accepter ce qui arrive. C'est alors qu'une voix remplit de désarroi résonne dans le bâtiment.
- Fennec ! s'écrie Adénia. Attendez ! Je vous en prie, ne le tuer pas, supplie la dragonne dénommée Adénia.
- C'est un meurtrier ! lui crie Epine. Il a tué mes parents et bien d'autres dragons ! Je ferais une fleur à Pyrriah en l'éliminant.
- Et vous seriez prête à accepter que son enfant apprenne comment il est mort ? Dans un cycle sans fin de vengeance et de haine ? Ne vous a-t-il pas dit d'abandonner toute cette haine et rancœur ?
- Je ne changerais pas d'avis.
Un grognement mauvais mélanger à un hennissement résonne, provenant d'Adénia. Epine et ses camarades sont stupéfait de voir la dragonne être devenue rouge vif, des aigrettes apparaissant derrière son crâne.
- Alors je n'hésiterais pas à te combattre, clame Adénia, la voix remplit de colère. Fennec m'a libéré de ma prison. Je ne le laisserais pas mourir. Crois-moi, je suis aussi mortelle que lui si je dois me battre, s'exprime Adénia révélant une paire de crocs au niveau de sa mâchoire supérieur.
Epine regarde la dragonne, puis regarde Fennec. Elle lutte intérieurement pour savoir qu'elle décision choisir. C'est alors en pleine confusion qu'elle repense à ses parents.
Elle relâche sa prise sur Fennec et s'écarte. Il respire fortement pour reprendre une respiration normale. Adénia reprend ses couleurs, rendant toujours confus les autres.
- Je t'ai épargné Fennec. Mais je ne veux plus te voir, lui répond Epine froidement.
- A…Attends Epine, lui répond Fennec. Je sais que ce que j'ai fait est impardonnable. Je voudrais me joindre à toi, lui dit Fennec.
- Tu oses ! rugit Epine. Après tout ce que tu as faits ?!
- C'est pourtant grâce à lui que tu nous as rencontré, s'exprime Kalahari.
- C'est un menteur, un assassin et un meurtrier ! Je ne veux pas de quelqu'un comme lui parmi nous ! clame Epine.
- Pourtant, admet Armadillo, il pourra nous aider, Epine. Il a éliminé ce groupe qui a bien failli nous tuer tous les quatre.
- Cela ne change…
- Epine, intervient Ivoire. Donne-lui une seconde chance. Tu ne penses pas qu'il a changé ?
- Grr. Très bien, capitule Epine.
Malgré la colère qu'elle montre, ces amis savent qu'au fond, elle est heureuse qu'il les rejoigne.
- Fennec, en acceptant de me joindre, tu acceptes que je sois ta cheffe et donc ta supérieure ? lui énonce Epine avec autorité et sévérité.
- Je l'accepte, dit-il simplement.
Si elle garde un visage austère et neutre, elle jubile intérieurement.
''Je n'y crois pas. J'ai réussi à m'imposer devant lui. Maintenant je vais devoir assurer.''
Les camarades d'Epine sont heureux d'avoir réussi à la faire changer d'avis.
- Ne vous réjouissez pas trop vite. On va faire courir nulle part que Fennec est le serpent d'ombre, se reprend Epine. On serrait en danger, surtout que Vautour va nous avoir encore plus à l'œil.
- On l'a saisi Epine, répond Armadillo.
- Je voulais m'assurer de la chose.
- Euh…Fennec, s'exprime Adénia, la voix tremblante.
Ce dernier vient directement la voir.
- Qu'est-ce qui ne va pas Adia ? demande Fennec, inquiet.
- Puff…je pense…puff…que c'est l'heure…
- Tu…tu veux dire…maintenant ? demande Fennec inquiet et choqué.
- O…Oui. Les contractions deviennent insoutenables. Je pense que ma colère a accéléré la chose.
La nouvelle fait transformer la maison d'Epine en un véritable chaos. Après de nombreux efforts, le calme revient. Adénia est couchée, épuisée par l'effort d'avoir pondu son œuf. Malgré tout, elle observe avec attention l'œuf. Les autres regardent avec amusement et attention l'heureux événement. Epine et Fennec ont préféré s'éloigner pour discuter entre eux.
- Merci encore d'avoir accepté, Epine.
- Tu peux remercier mes amis, Fennec. Mais malgré tout, il va me falloir du temps, Fennec. Si une partie est heureuse que tu sois présent, une autre crie toujours vengeance.
- Je sais. Je te servirais et te serais loyal jusqu'à la mort Epine.
Epine ne peut s'empêcher d'esquisser un léger un sourire.
- Pour te dire la vérité Epine, j'ai toujours gardé de très bon souvenirs avec toi durant ces trois années. J'étais honnête avec toi durant ce temps.
- Pourquoi être revenu ? lui demande Epine. Même si je pense en savoir une partie, dit-elle en jetant un coup d'œil à Adénia.
- Ara est celle qui a réveillé mon cœur.
- Ara ? Son surnom n'est pas Adia ?
- C'est le sien en tant qu'aile de pluie.
- Je vois, un secret entre vous. Je ne m'y aventurerais pas. Tu l'aimes, c'est ça ?
- De tout mon être, lui répond avec honnêteté Fennec. Je ne pourrais pas vivre sans elle. Elle m'a tant apporté. D'ailleurs Epine, j'aimerais…
- J'accepte Adénia dans le groupe, lui coupe Epine, ayant deviné sa demande.
Fennec sourit, avant de s'exprimer à nouveau.
- Si j'ai voulu empêcher que tu sois tuée, c'est parce que je tiens à toi Epine. Tu dégages quelque chose que je ne serais expliqué. Et Vautour m'ayant menti à nouveau, il n'y avait que vers toi où je pouvais me tourner.
- Il n'en restera pas là.
- J'en ai conscience. Il restera en arrière un moment. Cela ne changera rien pour moi.
- Très bien. Tu seras mon second Fennec.
- J'accepte, Epine.
Leur discussion se termine et ils retournent voir les autres. Armadillo semble titiller Adénia.
- Je pensais que les ailes de pluie étaient trop feignants pour savoir se battre ou même pour pondre.
Adénia le toise d'un regard mauvais.
- Tu vas voir. Je vais te faire ravaler tes mots !
Elle se jette sur Armadillo, dont ce dernier est pris au dépourvus. Il n'arrive pas à éloigner la dragonne épuisée. Finalement, elle le domine et le paralyse. Armadillo n'arrive pas à comprendre ce qui s'est passé.
- Alors ? Je suis toujours une feignante ou une faible dragonne ? demande Adénia.
- Je…Je retire ce que j'ai dit. Par pitié, libérer moi de cette folle ! gémit Armadillo.
C'est devant pareille scène dont tous s'amusent et rigolent que les événements survenus se terminent.
