Bonjour! Voici le nouveau chapitre centré sur notre couple Malec :). Je répondrai à vos reviews en postant le suivant ;)
Merci à vous de continuer à me lire et de votre soutien!
Bonne lecture à tous ;
Chapitre 8 – Conversation nocturne.
PDV Magnus
Il était déjà 22h45 quand je passai enfin la porte de notre appartement. J'avais conduit comme un automate, à moitié assommé par la fatigue due à ma longue journée à l'hôpital. Cet après-midi, j'avais eu le privilège de partager une pause-café avec ma mère, Clary et Victor. Il était rare que l'on soit tous disponible en même temps et bien que cette pause ne fût que de 15 minutes, elle m'avait fait un bien immense. Nous travaillons certes au même endroit mais dans des services différents, par conséquent, les moments partagés ensemble à l'hôpital étaient quasi inexistants. Beaucoup de nos consœurs et confrères se retrouvaient après leur service, dans le bar fréquenté par le personnel, pour discuter, boire des verres et se détendre. Victor me répète souvent qu'il était important de partager ce genre de moments avec nos collègues, ce que je comprenais, cependant, la plupart du temps je déclinais afin de pouvoir rentrer et retrouver Alec et Aria. Je les voyais peu également et ma priorité restait ma famille.
Je déposai mes clés et mon portefeuille dans le vide poche de l'entrée puis accrochai ma veste à la patère. Tout était silencieux et plongé dans le noir, seule de la lumière provenait encore du bureau d'Alec dont la porte était entre ouverte. Je m'y dirigeai aussitôt, plus qu'heureux qu'il soit encore debout.
— Mon amour, le saluai-je en pénétrant à l'intérieur.
— Bébé ! s'exclama-t-il en se levant puis en venant à ma rencontre aussitôt.
On s'étreignit une longue minute en soupirant d'aise. On s'était horriblement manqué.
— Dure journée n'est-ce pas, lui dis-je en lui caressant les cheveux.
— Oui... puis j'ai accumulé du retard dans les corrections. Mes étudiants attendent les résultats des derniers TD, m'expliqua-t-il en regardant son ama de copies avec détresse.
Alec soupira puis partit se réinstaller à contre cœur à son bureau. Je le regardai faire avec un petit sourire amusé. Mon cher époux adorait son métier, il adorait donner ses cours, adorait également échanger avec ses étudiants et ses collègues mais corriger les copies en revanche, n'étaient pas vraiment ce qui l'enchantait le plus.
— Je vais embrasser Aria puis prendre une douche, l'informai-je.
— D'accord, je me dépêche comme ça on pourra discuter un peu quand tu auras terminé. As-tu dîné ? s'enquit-il.
— Oui. Enfin j'ai grignoté un truc à l'hôpital...
— Je vois, club sandwich et café ? devinât-il.
Je lui fis un petit sourire entendu.
— Il y a des lasagnes et de la salade si ça te dit. Je peux te préparer une assiette. Je sais que tu n'aies pas fan de la junk food de l'hopital.
— Très juste mais bon, parfois, pas le choix. C'est gentil mon amour mais ça va, je n'ai pas faim, je te remercie.
— D'accord, fit-il, de nouveau reconcentré sur ses corrections.
Je sortis discrètement puis partis voir ma fille. Elle dormait paisiblement dans son pyjama vert d'eau à fleurs. Ses cheveux noirs ondulés encadraient son magnifique visage d'ange. Je fus rassuré de la voir dans son lit, saine et sauve, toujours semblable à elle-même. Je ne sais pas à quoi je m'attendais, il était évident qu'elle n'allait pas changer d'apparence entre ce matin et ce soir mais dans mon esprit angoissé, le fait qu'elle prenait le bus seule pour rentrer désormais était synonyme de changement, et par conséquent, je m'étais attendu à voir ce changement se matérialiser sur son apparence. Qu'elle m'apparaîtrait peut-être plus mature, plus vieille...
Tu es È. . désespérant Mag's ! me souffla une petite voix intérieure.
Elle avait raison, c'était du n'importe quoi.
J'embrassai ma fille puis filai sous la douche. J'étais mort de fatigue, Alec aussi, pourtant je devais lui parler de Côme ce soir car Victor attendait une réponse pour demain. Nous devions aussi discuter de sa rencontre avec Mme Young et de la nouvelle maison. Notre agence nous avait envoyé de nouvelles propositions par mail dans la journée, je n'avais pas encore pu y jeter un œil. Il y avait tellement à gérer à la fois, c'était vertigineux. Je sortis de la douche, me séchai, passai un bas de survêtement et un pull puis repartis retrouver mon homme. À mon grand étonnement, il avait migré dans le salon, allumé des chandelles et nous avait servi deux verres de vin. On s'installa sur un plaid avec nos verres de vin, devant la cheminé. Cette dernière était éteinte évidemment mais nous aimions bien nous détendre sur le parquet en chêne de notre appartement, on y passait toujours de très bons moments. Je jetai un œil à ma montre, déjà 23h35, on allait être comme des zombies demain au travail mais en même temps, s'octroyer des moments comme celui-ci en amoureux était essentiel. Alec et moi avions peu de temps pour nous retrouver, heureusement que notre amour était à toute épreuve, autrement, les choses auraient pu être encore plus difficiles.
— Je commence ou tu commences ? me questionna mon époux en prenant une gorgée de son vin.
— À toi l'honneur Mon Amour, lui répondis-je en sirotant mon verre à mon tour.
— Alors j'ai deux nouvelles à t'annoncer une excellente et une autre...eh bien, je ne sais pas trop comment tu vas la prendre.
— Laisse-moi deviner. La seconde concerne notre fille n'est-ce pas ?
Alec grimaça légèrement.
— Ok, inutile de me ménager. Je t'écoute, que t'a dit Mme Young ?
— Bien. Pour faire court, elle pense qu'Aria à le potentiel et les capacités d'entrer en classe de sixième...dès la rentrée de septembre, terminât-il, presque en chuchotant.
Alec me regarda avec inquiétude comme s'il s'attendait à ce que j'explose ou fonde en larmes. Bon, je l'admets, cette nouvelle ne m'enchantait pas du tout ! On dirait que l'univers complotait contre moi pour éloigner ma petite princesse de moi ! Je trouvais déjà qu'elle grandissait trop vite, et maintenant ça ?! Qu'elle entre directement à l'université pendant qu'on y est !
J'avalai mon verre de vin cul sec puis soupira longuement.
— Qu'en penses-tu ? demandai-je calmement à Alec qui attendait toujours la crise qui faisait rage à l'intérieur de moi.
Il parut désarçonné par ma question.
— Moi ? Ce que j'en pense n'est pas très important tu sais Bébé.
— Comment peux-tu dire ça ? C'est toi l'enseignant de la famille puis tu connais Aria, penses-tu que c'est une bonne idée ?
— Eh bien...il faut être aveugle pour ne pas remarquer qu'elle en avance sur ses copains du même âge. Elle a des capacités intellectuelles inéluctables. Elle aide même Drew à faire ses devoirs de géo parfois ! Le collège ne devrait pas être un problème pour elle. Si ça se trouve, elle va même s'y épanouir. Mme Young dit qu'elle s'ennuie en classe.
Évidemment, je savais que ma fille avait des capacités intellectuelles. Ses notes étaient toutes excellentes. L'été dernier, je lui avais donné des cours avancés en maths, physique-chimie et géométrie, au bout de quatre jours elle maitrisait déjà. Elle terminait toujours ses devoirs en un temps record et nous demandait que rarement de l'aide mais de là à lui faire sauter une classe...
— Je m'en remets à ton jugement. On posera également la question à Aria, la décision finale lui reviendra, je n'interférerai pas, décidai-je néanmoins.
— A-ah bon ? fut Alec, surpris.
— Suis-je si horrible ! me vexai-je.
— Bien sûr que non Bébé ! Mais tu la couves tellement ! Et je sais que ta plus grande crainte est de la voir grandir trop rapidement.
— C'est vrai mais je dois pourtant me faire une raison visiblement. De toute évidence, c'est ainsi. Et la bonne nouvelle alors ? enchainai-je ne voulant plus en parler.
— Euh, ben Izzy et Simon reviennent vivre en France.
— Vraiment ! m'exclamai-je. C'est super ça !
— Je savais que la nouvelle te plairait, de plus qu'ils aimeraient habiter dans le coin. Du coup, je leur ai proposé de faire appel à la même agence que nous.
— Tu as eu raison et à propos d'agence, nous avons de nouvelles offres à étudier.
— D'accord.
— Bien. J'ai moi aussi une chose importante à te dire. Victor souhaiterait qu'on lui rende un service, un service de 12 ans nommé Côme.
Alec fronça les sourcils. Il était perdu, ce qui était normal. Je lui expliquai toute la situation le plus en détails que possible.
— Waouh...penses-tu que nous sommes prêts pour accueillir un pré-ado, dont la mère est dans le coma qui plus est ? Je veux dire...il doit être inquiet et perturbé le pauvre. Elle et la seule famille qui lui reste...
— Alors nous ? Prêts ? Pas du tout ! fis-je en rigolant. Mais il a besoin d'aide ce gosse, il vit un moment difficile puis c'est important pour Victor.
— Nous devons en discuter avec Aria.
— Oui.
— Dans l'absolu, ça ne me dérange pas. Nous devons cependant nous organiser. Où va-t-il dormir ? Il est à quel collège ? Sait-il que nous sommes un couple gay ? Parce que bon, peut-être qu'il ne sera pas à l'aise.
— Doucement Mon Ange, une chose après l'autre. Demain matin on en discute avec Aria puis après j'informerai Victor si c'est ok pour nous. À lui, de donner toutes les informations à Côme. En revanche, la chambre est un souci.
— Il partagera celle d'Aria en attendant.
— Euh pardon ? Un pré ado masculin partageant la chambre de notre fille innocente ! Tu plaisantes ! À cet âge-là, ils commencent à avoir les hormones qui démangent !
— Tous les gamins ne sont pas comme Jace et toi ! argumenta mon époux, fier de sa petite pique.
Je lui fis les gros yeux, puis partis me resservir un verre de vin. À mon retour Alec avait récupéré mon ordinateur portable puis accédé à mes mails.
— Regardons les nouvelles offres de l'agence. Déménager devient plus qu'urgent puisque tu es contre mon idée, me dit-il en me faisant un petit sourire narquois.
Je soupirai, puis avalai une gorgée de mon Saint-Émilion.
— J'en connais un qui cherche les ennuis ce soir, fis-je en le fixant du regard.
Il rigola.
— J'énonce juste des faits. Tu étais un chaud lapin dès l'âge de 13 ans et maintenant, tu t'inquiètes du pouvoir du karma ! continua-t-il effrontément.
Après toutes ces années, Alec ne manquait jamais de me rappeler cet aspect de mon passé. Nous étions mariés depuis 9 ans, j'ai toujours été irréprochable, n'ayant yeux que pour lui et pourtant, dès que l'occasion se présentait il me rappelait que j'avais pendant ma jeunesse eu le feu aux fesses ! Calmement je reposai mon verre puis le débarrassai de mon ordinateur que je refermai.
— Mais...commença-t-il.
Je plaçai aussitôt mon index sur ses appétissantes lèvres rosées afin de le faire taire.
— Tu as suffisamment exprimé ton opinion pour ce soir. L'unique chose que je veux entendre sortir de ses lèvres désormais, ce sont des gémissements, lui dis-je en le dévorant des yeux.
Alec me regardait maintenant d'un air interdit. L'ambiance avait changé entre nous et s'était chargée d'électricité. Je le vis déglutir. Un petit sourire satisfait se dessina sur mon visage. J'adorais voir le désir naître en lui alors que je ne l'avais même pas encore touché, j'aimais encore plus l'idée d'être le seul à détenir la clé de ses désirs sexuels, le seul à avoir ce pouvoir-là sur lui. Lentement j'approchai mes lèvres des siennes puis m'arrêtai à quelques centimètres, mes mains se glissèrent sous son pull que je fis remonter doucement par-dessus sa tête. Docile, Mon Amour de laissait faire, sa respiration s'était légèrement accélérée. Les effluves d'alcool qui se dégageait de son souffle m'enivrait encore plus que le vin lui-même, j'avais envie de gouter à ses lèvres, à sa langue, j'étais comme un homme assoiffé en plein désert. Sans plus attendre, je me ruai vers mon oasis puis étanchai ma soif à pleine bouche. Comme à son habitude, Alec glissa ses deux mains dans mes cheveux en gémissant de plaisir sous l'assaut de mes baisers passionnés. Au fur et à mesure que son excitation grandissait, ses mains fourrageaient dans mes cheveux et me les tiraient ce qui provoquait en moi un feu sauvage et ardant. Sans rompre notre contact, je l'allongeai sur le dos puis lui retirai son bas de survêtement. Je glissai ma main droite sur son sexe en érection que je commençai à masturber aussitôt. Un nouveau gémissement de plaisir s'échappa de ses lèvres. Il commença à basculer des hanches en rythme avec les mouvements de ma main, accélérant même la cadence de temps à autres. Je rompis notre baiser afin de pouvoir l'admirer. Il était tellement sexy, à la lueur des chandelles, allongé, nu, haletant, les yeux brulants de désir, la bouche légèrement entre ouverte. Je partis titiller ses tétons que je léchai puis mordillai avant de descendre, sur son ventre où je déposai de légers baisers puis lui léchai le flan puis le ventre jusqu'à son pubis. Je continuai ma descente puis m'arrêtai au-dessus de son sexe que je vis tressaillir d'impatience à l'idée de ce qui allait suivre. Je pris une nouvelle gorgée de vin puis remonta vers ses lèvres où j'en versai une petite quantité qu'il avala goulument avant de repartir sur son sexe en attente, que je commençai à prendre en bouche avec appétence.
J'étais de plus en plus à l'étroit dans mon bas de survêtement, et excité comme un fou par mon homme et ses gémissements, par son sexe durgécant entre mes lèvres, par ses mains qui encore une fois solidement accrochées à mes cheveux, m'incitaient à le prendre plus profondément.
Généralement, lorsque nous faisons l'amour, Alec n'est pas très entreprenant. C'est moi qui prends les initiatives et décide des positions le plus souvent mais à sa décharge, il est un participant hors pair et très réactif puis comme il aime à le répéter, il est vrai que de nous deux, niveau expérience sexuelle, je remporte le trophée haut la main. Néanmoins, j'avais remarqué que lorsque je lui faisais des fellations, il était toujours très exigeant, m'indiquant quand accélérer, ralentir ou aller plus profondément quand le désir devenait plus intense comme en ce moment, j'étais complètement à la merci de ses désirs et j'adorais ça. Je m'appliquai à répondre à ses besoins avec soins, à lui donner le plaisir qu'il attendait, à être l'amant qui lui correspondait, je voulais être tout et tout lui donner.
Alec était de plus en plus bruyant ce qui signifiait qu'il était proche de l'orgasme, même si ce son était le plus mélodieux à mes oreilles, j'étais inquiet à l'idée qu'on ne réveille Aria. J'aurai mieux fait de l'emmener dans notre chambre, pensai-je un peu trop tard. Ajustant la pression de ma main à la base de son pénis, je continuai mes mouvements de va et vient avec détermination, faisant coulisser son sexe entre mes lèvres, le léchant, le suçant, le mordillant, tout à coup, Alec maintenu ma tête en place, m'ordonnant de ne plus bouger, quelques secondes après, un liquide chaud coula au fond de ma gorge, je l'avalai d'une traite. Je relevai la tête en souriant, c'était la première fois qu'il jouissait en « silence ». Les mouvements de haut et bas de son torse, indiquaient qu'il était essoufflé et avait du mal à reprendre son souffle.
— Ça va Bébé ? chuchotai-je.
Il prit une minute avant de me répondre.
— Oui Bébé, c'était waouh...vraiment bon et merveilleux mais un peu frustrant. Je me suis retenu afin de ne pas réveiller Aria.
— Oui, j'ai cru comprendre ça quand tu m'as maintenu la tête en place, le taquinai-je.
Il me fit son petit regard timide qui me fait toujours autant craquer.
— C'est que...c'est trop intense quand tu continues pendant que je...bafouilla-t-il sans terminer sa phrase.
Je m'allongeai à ses côtés puis le pris dans mes bras en déposant un baiser sur ses cheveux.
— Je sais Mon Ange. On va se coucher ? Il est tard.
— Se coucher? Pour dormir ? me questionna-t-il en caressant mon sexe par-dessus mon bas de survêt'.
Je rigolai.
— Te reste-t-il de l'énergie ? questionnai-je à mon tour.
Je suis fatigué c'est vrai mais j'ai envie de toi, j'ai envie de te sentir en moi, j'ai envie de te donner du plaisir à mon tour et de te faire atteindre l'orgasme. Rien que d'y penser, continuât-il en faisant glisser ma main sur son sexe qui repartait en érection.
— Le message me semble explicit en effet, lui dis-je en commençant à l'embrasser.
Moi aussi j'avais envie de lui, envie de le sentir, envie d'être en lui. Il était désormais 1h du matin mais tant pis. Je rompis notre baiser puis l'aidai à se relever. On se dirigea dans notre chambre puis je refermai la porte, prêt pour une longue nuit de passion et d'amour.
Fin du chapitre!
