Bonjour à tous! Voici le chapitre suivant :)
Natty Caro : Coucou toi, merci pour tes reviews! Oui, tu as raison, quand Aria apprendra toute la vérité sur sa mère ça risque d'être difficile pour elle. Hihi je suis heureuse que tu aies apprécié le passage "hot" sur nos deux chouchous :) À bientôt!
Shaniice: Coucou! Merci pour ta review! Nos deux tourtereaux non en effet pas eu très peur de réveiller leur fille hihi. Comme on pouvait l'attendre de Magnus, il sait faire la part des choses en dépit de ses inquiétudes. Il est vraiment un père incroyable et touchant et Alec à su très bien trouver sa place aussi, je suis fière d'eux lol.
Bonne lecture!
Chapitre 9 – Sur le chemin de la découverte.
PDV Magnus
L'alarme du réveil se déclencha à 5h30 comme tous les matins, me rappelant impitoyablement que je n'avais eu que 2h30 de sommeil la nuit dernière à cause d'une certaine personne...
— Oh non, il est déjà l'heure ! Se lamenta Alec allongé nu comme un vers à mes côtés.
Je lui fis de gros yeux.
— Qui n'avait plus sommeil après son deuxième orgasme et qui a réclamé un troisième round ? D'ailleurs Mon Amour, je dois t'avouer que tu m'as surpris. Normalement, vu l'état de fatigue dans lequel tu étais déjà avant nos ébats tu aurais dû tomber comme une masse.
— Oui je sais...je ne comprends pas non plus...c'était peut-être à cause de la pleine lune, suggérât-il en haussant les épaules.
— C'est ça, fis-je en me levant.
Mon corps était complètement endolori, je tenais à peine debout. Alec rigola.
— Je suis désolé bébé, s'excusa-t-il, le sourire toujours aux lèvres.
— Bien sûr, tu as vachement l'air désolé, maugréai-je.
— Tu pouvais refuser le troisième round aussi, me reprocha-t-il.
Choqué par audace, je pris un oreiller sur le lit puis lui balançais au visage
— Hééé ! s'exclama-t-il hilare. Inutile de m'attaquer !
— Voilà comment je suis remercié, d'avoir donné de ma personne toute la nuit ! pestai-je.
Mon époux se leva puis vint m'enlacer tendrement la taille par derrière, son sexe se nicha parfaitement dans une certaine partie de mon postérieur.
— Je te taquine Bébé. Tu as été merveilleux hier soir, fantastique, un amant hors pair, le meilleur qui soit, je t'aime, merci d'avoir comblé tous mes désirs même si tu étais physiquement et moralement épuisé. Je t'aime comme un fou.
— Ça va, tu es pardonné, lui dis-je en pivotant dans ses bras. Puis, moi aussi j'ai adoré notre nuit. Ça faisait longtemps qu'on ne s'était pas laissé autant aller.
— Ça valait bien une nuit blanche, fit-il, fier de lui.
Je l'embrassai tendrement. Il avait raison, ça en valait la peine. Après une bonne douche, je partis préparer le petit déjeuner, tandis qu'Alec s'attelait à ranger notre chambre puis se préparer à son tour pour le boulot. Aria ne se réveillait pas avant 6h30 mais avec son entrée au collège dans deux mois, ses habitudes allaient devoir changer, pensai-je en mettant des pancakes dans une assiette. Une heure plus tard, toute la famille était réunie autour du petit déjeuner. Alec se décida à aborder les sujets du jour.
— Ma princesse, je sais que tu meurs d'impatience de connaitre l'objet de ma rencontre avec Mme Young, donc nous n'allons pas garder le suspens plus longtemps. Elle nous a proposé de te faire sauter la classe de CM2 afin que tu puisses entrer en classe de 6ème dès la rentrée.
Aria en resta sans voix, visiblement cette idée ne lui avait jamais traversé l'esprit.
— Mais...enfin, l'année se termine dans un mois, pourquoi propose-t-elle cela maintenant ? C'est si ...soudain.
— Ça l'est en effet, interviens-je mais Mme Young dit que tu t'ennuies en cours, est-ce également ton ressenti ?
— Eh bien...oui c'est vrai, enfin disons qu'étant donné que je termine toujours les interros avant tout le monde et que je maitrise aisément ce qu'on nous enseigne, les journées sont parfois longues.
— Tu ne nous en jamais parlé Mon Cœur, dit Alec.
— C'est vrai mais au fond, je pensais que c'était normal, qu'il n'y avait pas raison de vous alerter là-dessus. Pour toutes mes classes ce fut ainsi... pour autant, je n'ai jamais eu l'impression de ne pas être à ma place.
Je soupirai longuement. Que faire ? Elle ne se sentait pas comme un outsider pourtant, elle n'était clairement pas à sa place parmi les autres élèves de sa classe et peut-être qu'au final, si on refusait de lui faire sauter une classe, on restreignait son potentiel.
— Penses-tu que tu seras perdue si en Septembre tu intégrais la même classe que Drew ou qu'Aaron ? questionna Alec.
Aria prit le temps d'y réfléchir.
— Je ne pense pas. Le programme de CM2 n'a rien de compliqué pour moi, j'ai souvent eu l'occasion de les aider avec leurs devoirs qui plus est alors, de ce point de vu, j'imagine qu'effectivement, ça risque d'être inintéressant pour moi de rester encore un an dans le primaire.
— Alors...pouvons-nous en conclure que tu es plutôt favorable à l'idée ? poursuivit Alec. Je sais que c'est une décision effrayante mais Mme Young pense que tu as largement le potentiel d'intégrer le collège et je partage son avis.
Aria me jetait des regards en coin, il est vrai que je n'étais pas beaucoup intervenu depuis le début de la conversation. Non seulement mon cerveau était en mode comateux à cause de la fatigue mais en plus, mon moral n'était pas non plus au beau fixe. J'avais accepté de respecter sa décision quelle qu'elle soit mais mon cœur souffrait, je n'étais pas prêt.
— Et toi Papa...penses-tu que je peux y arriver ? me demanda-t-elle les yeux remplis d'inquiétudes.
Alec à son tour, me transperçait de ses yeux bleu océan. Pourquoi avais-je la sensation que de ma réponse allait dépendre l'orientation du choix de ma fille alors que je ne voulais surtout pas m'en mêler.
— Mon cœur, bien sûr que tu peux y arriver. Tu es brillante, rien ne te sera insurmontable, lui dis-je sincèrement. Mais la décision doit venir de toi et de toi seule car celle qui devra vivre ce changement et s'adapter c'est toi.
— Toi aussi Papa. Je sais que tu as peur.
— Je gérerai mes craintes, tu n'as pas à t'en préoccuper. Prends ta décision en ton âme et conscience, Daddy et moi serons là pour t'accompagner quoiqu'il en soit.
Alec me fit un petit sourire puis me mima un « je suis fier de toi ». Je refusais d'être égoïste et de laisser mes angoisses être une barrière et un frein pour ma fille. Le rôle de tous les parents était avant tout d'accompagner leurs enfants et non pas prendre des décisions à leur place ou de les empêcher d'évoluer.
— Je suis d'accord dans ce cas. Je veux passer en classe de 6ème ! fit-elle toute excitée.
— Félicitations Ma Princesse ! s'exclama Alec en applaudissant. Tu verras, tu t'épanouiras dans le secondaire puis on fera en sorte que tu ne sois pas seule et intègre le même collège que tes amis. D'accord ?
— Super Daddy! Drew et Aaron vont halluciner en apprenant la nouvelle ! s'exclama-t-elle tout sourire.
Elle semblait vraiment heureuse, c'était la bonne décision à prendre, tout se passera bien, tentai-je de me rassurer.
— Bien, nous avons autre chose à te dire, poursuivis-je. Pendant quelque temps, nous allons accueillir le fils d'une amie de ton oncle Victor. Cette dernière se retrouve dans un état critique à l'hôpital suite à un accident de voiture. Victor souhaite faire éviter le supplice des services sociaux au petit alors il nous a demandé si on pouvait l'accueillir. Sa mère est la seule famille qui lui reste.-
— Oh...c'est vraiment triste, fit Aria. Quand arrive-t-il ? Quel est son prénom ? Quel âge a-t-il ?
Alec et moi rigolèrent. Elle avait l'air emballée par l'idée, ce qui me rassura.
— Alors dans l'ordre. Nous n'avons pas encore la date exacte. Côme. 12 ans, lui répondis-je.
— Côme...répéta-t-elle. Cool comme prénom, conclut-elle.
— Ravi qu'il te plaise, fit Alec en pouffant de rire.
— Le prénom ! se justifia-t-elle, aussitôt
J'écarquillai de grands yeux.
Cette précision était-elle vraiment nécessaire ?! Évidement que ton père parlait du prénom ! À quoi penses-tu enfin ? m'indignai-je.
— Moi ? Mais...mais à rien !
Alec était au spectacle et se tordait de rire alors que moi pas du tout.
— Bien, termine de manger Ma Princesse, nous devons bientôt nous mettre en route, lui dit-il.
Elle hocha la tête puis, le nez dans ses pancakes, mangea en silence sans oser croiser notre regard. Alec avait raison, le fait d'avoir été un tel dragueur pendant ma jeunesse ne me mettait pas du tout en confiance vis-à-vis de ma fille. Aria fêtera ses dix ans au mois de septembre mais allait intégrer le collège. Devrais-je la mettre en garde sur le danger que pouvait représenter les collégiens ? D'ailleurs, avait-elle déjà eu le béguin pour quelqu'un ? Savait-elle ce que c'était ? Pourquoi s'était-elle méprise sur le commentaire d'Alec ? Rolala ! Je n'aimais pas du tout ça ! Puis il faudra aussi qu'on lui face de la prévention sur le harcèlement en milieu scolaire, jusqu'à maintenant, elle a toujours été protégée de ça mais maintenant qu'elle allait entrer au collège avec un an de moins que les autres, serait-elle une cible ? Mon seul réconfort était qu'il y aurait Drew et Aaron pour veiller sur elle et avec un peu de chance, Côme. Je ne savais toujours pas dans quel collège il étudiait mais c'était décidé, j'allais constituer une brigade de fer pour protéger mon bébé en mon absence, c'était l'unique solution, autrement j'allais finir chauve avant mes 30 ans !
PDV Alec
Magnus était dans tous ses états, je le voyais à sa façon de mordiller le gras de son pouce, les yeux complètement dans le vague. Il avait développé cette habitude au fil des années, au fur et à mesure que ses inquiétudes de père grandissaient ou qu'il rencontrait des difficultés à l'hôpital. En ce moment, son cerveau tournait à vive allure à cause de notre fille et du petit malentendu de tout à l'heure. Aria termina son assiette puis fila dans la salle de bain se préparer, elle était aussi mal à l'aise que son père. Ces deux-là étaient les mêmes ce qui me faisait bien rigoler.
— Il y a-t-il un risque que je te retrouve en pleine dépression à mon retour si je te laisse Bébé ? plaisantai-je.
— Si seulement ! Je n'ai même pas le temps de pleurer sur mon sort, je dois être au boulot dans deux heures. Non mais tu l'as entendu se justifier ? Elle pensait que tu lui disais que Côme lui plaisait !
— Je sais, je sais. Bébé, détends-toi. C'est normal enfin, Aria grandit.
— Le temps, quel traitre !
J'explosai de rire. Aria revint dans le salon, prête pour l'école. Elle partit embrasser son père toujours avec un certain malaise puis nous nous mîmes en route. Dans la voiture ce n'était pas mieux, elle semblait toujours gênée.
— Tu sais mon cœur, si tu continues à te sentir autant gênée, je vais finir par penser qu'il y a vraiment quelqu'un qui te plait, fis-je avec un petit sourire en coin.
— Daddy ! s'offusqua-t-elle
— Je disais ça en passant...
— C'est toi qui a créé des histoires avec ton commentaire ! m'accusât-elle.
— Oui mais c'est toi qui a compris de travers ! Qui l'aurait cru qu'une petite princesse si innocente avait ce genre de pensées !
— Pitié...qu'on arrive vite à l'école, supplia-t-elle.
J'éclatais de rire de nouveau. Décidément cette journée s'annonçait bien, malgré ma fatigue je me sentais d'excellente humeur. La nuit de folie passée avec mon cher et tendre y était aussi pour beaucoup. Magnus avait été exceptionnel hier soir, il l'était toujours mais étant donné que je savais qu'il était épuisé, ses prouesses ont été d'autant plus remarquables et remarquées. Je le taquinais souvent sur le fait qu'il ait été un vrai tombeur mais au final son expérience m'avait toujours été très bénéfique.
Je me garai devant l'école de ma fille puis nous descendîmes de voiture. Je devais informer Mme Young que nous étions d'accord pour faire sauter la classe de CM2 à Aria afin qu'elle puisse lui faire passer les tests d'entrée au collège. Je n'étais pas inquiet, non seulement ces examens seraient une formalité pour elle mais ils confirmeront aussi que nous avons pris la bonne décision pour son avenir.
PDV Aria
Mes pères étaient incroyables ! L'un avait été totalement sans gêne et l'autre complètement introverti ce qui, en passant, ne correspondait pas du tout à leur nature. Daddy était celui à être réservé normalement et mon père lui, était celui à être rempli d'assurance, qui prenait les décisions importantes pour la famille sauf quand il s'agissait de moi. J'étais son point faible, avec moi, ses certitudes disparaissaient complètement.
À la pause déjeuner, j'avais annoncé la nouvelle au groupe. Elle fut accueillie de façon mitigée. Drew et Aaron sautèrent de joie à l'idée que j'allais entrer au collège en même temps qu'eux, alors que Manon et Sofiane se sentirent triste même s'ils étaient heureux pour moi au final et comprenaient parfaitement que cette décision ait été prise. À la fin de la journée, je rentrai à la maison en bus. Avant de descendre, Aaron me glissa discrètement un bout de papier dans la main. À peine étais-je descendu que je l'ouvris.
« Rendez-vous en bas de chez toi dans 45 minutes.
PS : Il serait temps que tes pères t'autorisent à avoir un téléphone portable ! »
Sa dernière phrase me fit sourire. Il est vrai qu'ils m'avaient promis que j'en aurai un en entrant au collège. Le hasard avait fait que ce moment allait arriver bien plutôt que prévu ! Décidément, il y avait que du positif à sauter une classe ! J'arrivai à l'appartement prêt à répondre au téléphone mais contre toute attente, vingt minutes plus tard, toujours aucun appel de mon père. Je pris du temps à voir qu'un mot avait été accroché à la porte du réfrigérateur.
« Pas d'appel aujourd'huI. Tu entreras bientôt au collège, je pense qu'il est temps pour moi de lâcher un peu prise et de te prouver par mes actes, que j'ai confiance en toi. Je ne te promets pas que j'arrêterai du jour au lendemain de m'inquiéter pour toi ou de te protéger un peu trop mais je ferai de mon mieux...petit à petit.
Je t'aime de la lune jusqu'aux étoiles.
Papa. »
Émue, je décrochai le mot puis le mis dans ma poche arrière. Sachant que je m'apprêtais à partir à la recherche de ma mère, je ne méritais pas du tout la confiance qu'essayait de m'accorder mon père. Je savais qu'il serait blessé et trahi s'il le découvrait. J'aurai préféré lui en parler mais d'un autre côté, je ne pouvais pas blesser Daddy et créer des disputes entre eux. Je devais les protéger pour le moment.
Pardonne-moi Papa, je dois le faire, soupirai-je, en quittant la maison.
Comme prévu, Aaron m'attendait en bas de l'immeuble.
— Alors ? Quel est le plan ? le questionnai-je aussitôt.
— J'ai contacté mon père biologique. Je ne sais pas trop si c'est parce qu'il se sent coupable de ne pas avoir été là pour Manon et moi jusqu'à maintenant mais il a accepté après négociation de me donner des informations confidentielles.
— Des informations ? Quelles informations ? m'enquis-je.
— Rafael SANTIAGO, l'ami de ton père. Il a été enregistré comme visiteurs réguliers à l'hôpital de la Clémence pendant 5 ans et le nom de la patiente qu'il venait visiter est Camille MILANO. Selon mon père biologique, La Clémence est un établissement privé et très secret car généralement sa clientèle provient souvent des milieux aisés. Personnes influentes, riches ou célèbres.
Camille MILANO. Je venais de découvrir le nom et le prénom de ma mère. Mon cœur battait à vive allure, ça en était vertigineux. Camille MILANO. Ça ressemblait beaucoup à un nom italien, tout comme celui d'oncle Rafael. J'étais maintenant convaincue que j'avais des origines italiennes en plus de mes origines indonésiennes. Le puzzle se constituait peu à peu.
— Attends quoi ? Tu dis que ma mère est célèbre ? réalisai-je enfin.
— Pas forcément mais en tout cas, ce n'est pas n'importe qui.
— Où se trouve cet hôpital ? Je veux y aller.
— Tes pères rentrent à quelle heure aujourd'hui ?
— Pas avant 21h pour Daddy, il a un cours magistral. Et Papa est de garde.
— En bus, on en a pour 1h30. Il est 15h50. Si on se dépêche, ça peut le faire.
— Tu es génial Aaron ! Merci Merci ! lui fis-je en lui sautant dans les bras.
Je n'avais pas prémédité ma réaction, je me sentis gênée tout à coup.
— Pardon, m'excusai-je.
— Inutile de t'excuser, me dit-il avec un sourire sincère. On y va ?
— Oui !
Nous attendîmes dix minutes à l'arrêt de bus puis nous pûmes nous mettre en route. Grâce au père biologique d'Aaron, nous avions avancé incroyablement. Je ne pouvais pas m'empêcher de penser que j'avais fait le bon choix et que la chance était de mon côté.
— Aaron. Tu m'as dit que tu avais dû négocier avec ton père pour avoir ces informations...
— Oui, fit-il en soupirant. Je lui ai promis qu'on déjeunera ensemble une fois par semaine avec Manon. Honnêtement, je ne pas si Manon acceptera.
— C'est à cause de moi que tu a dû promettre une telle chose. Je suis navrée.
— Ce n'est rien. Il est mon père biologique et au fond, j'aimerais apprendre à la connaitre c'est juste que je ne veux pas blesser ma mère et mon père. Au début, il refusait catégoriquement de me donner la moindre information mais j'ai vraiment insisté, puis j'ai dû lui raconter une partie de ton histoire, je suis désolé. Au final, il m'a dit qu'il comprenait et que tous les enfants devraient avoir l'opportunité de savoir qui est leur parent biologique. Bien sûr, il faisait illusion à lui et à notre situation. Nul doute que ça a influencé sa décision. Ce n'est pas professionnelle comme attitude, il a clairement laissé ses sentiments personnels influencé son choix mais je ne vais pas m'en plaindre, on avait besoin de ces informations puis heureusement que tu avais le nom de famille de ton oncle Rafael autrement, nous serions toujours entrain d'avancer à l'aveugle.
— Oui c'est vrai.
— Mais dis moi Aria. Que penses-tu trouver là-bas ? Jamais on ne nous donnera d'informations personnelles sur ta mère. Premièrement, nous sommes que des gamins puis quand bien même, les établissements ne divulguent pas ainsi le dossier de leurs patients.
— Oui, je le sais bien. Je ne sais pas trop. J'ai juste envie de voir l'endroit qu'elle a fréquenté...ça me donnera l'impression de me rapprocher un peu d'elle. Obtenir sa nouvelle adresse serait l'idéale néanmoins...ou peut-être un numéro de téléphone.
— Imaginons que nous obtenions ça. Te sens-tu prête à la contacter dans l'immédiat ?
Cette question demandait réflexion. Étais-je réellement prête pour cette rencontre ? Étais-je prête à voir ma mère et surtout prête à affronter les conséquences de mon choix sur ma famille ?
Je soupirai.
— Je...je ne sais pas, admis-je enfin.
Aaron passa un bras réconfortant autour de mes épaules.
—Bien, n'en parlons plus. Pour le moment rendons nous juste sur les lieux, on avisera après pour la suite, me dit-il.
J'hochai la tête puis laissa mon esprit divaguer en regardant la paysage qui défilait à travers la vitre du bus. Aaron sortit son téléphone, brancha ses écouteurs, puis en mit un côté dans mon oreille.
— Je sais que toute cette histoire t'angoisse mais sache je te trouve très courageuse de t'être lancée dans cette quête et que je serai là pour toi, quoiqu'il arrive.
Émue, je restai plantée là, le regard perdu dans ses yeux bleus couleur océan. Tout à coup, je pris conscience que la couleur de ses yeux était similaire à celle de Daddy...
Daddy...qu'allait-il penser quand il découvrira que je l'avais trahi en partant à la recherche de ma mère ? Il allait être déçu et blessé...tout comme mon père. Une larme glissa sur mes joues, je me trouvais égoïste et pourtant, je ne pouvais me résoudre à descendre de ce bus et à faire demi-tour.
Sans un mot, Aaron appuya sur la touche play de son lecteur. Nous nous laissâmes ainsi bercer par Shine a light de BANNERS jusqu'à notre destination.
Fin du chapitre.
