Bonjour à tous, voici le chapitre suivant!

Oryla : Coucou! Merci pour ta jolie review :). Aria est trop drôle en effet, elle commence à s'intéresser aux garçons (pauvre Magnus!) mais elle ne le sais pas encore, ses réactions sont mignonnes et innocentes. Il est clair que Magnus et Alec risque d'avoir une grosse déception très bientôt, des moments difficiles arrivent!

Natty Caro : Coucou toi! Je suis MDR car je sens tellement que tu détestes Camille lol je me dis que j'ai fait un bon travail d'écriture concernant son personnage XD! Merci pour ta review et ton soutien.

Bonne lecture à tous!

Chapitre 10 – Mauvais calcul

PDV Aria

Bercée par la musique et les mouvements du bus, je n'avais pas réalisé que je m'étais assoupie sur l'épaule d'Aaron jusqu'à ce que ce dernier ne me réveille.

— Hey debout Aria, c'est notre arrêt. Allez on se réveille marmotte, me taquina-t-il.

J'ouvris lentement les yeux sous son regard bienveillant. Un petit sourire amusé était dessiné sur ses lèvres. Gênée, je me relevai d'un bond.

— Je...je suis désolée, m'excusai-je gênée et confuse.

Il secoua la tête.

— Je ne vois pas de quoi. Allez, on descend, me dit-il en se levant.

Je le suivi en me demandant pour quelles raisons je me sentais aussi timide avec lui ces derniers temps. Ce sentiment me perturbait de plus en plus.

— Je vais revérifier le trajet sur Google Map, m'informa-t-il en s'appuyant nonchalamment contre un réverbère.

— D'accord, fis-je en regardant autour de moi.

Je n'avais pas la moindre idée de l'endroit où je me trouvais. Je reportai mon attention sur Aaron puis me mis à l'observer de la tête aux pieds. Tout de noir vêtu, Ray-Ban aux yeux, ses cheveux longs avaient été attachés en une queue de cheval ce qui lui dégageait le visage. Tee-shirt over size noir des Beatles, jean slim, Vans aux pieds. Aaron avait définitivement du style mais ce n'était pas une surprise car dans notre bande, on adorait tous la mode. Le plus stylé du groupe était tout de même Drew. Avec une mère designer de mode, il ne pouvait en être autrement mais tout le mérite ne revenait pas uniquement à tante Mia, mon meilleur ami savait marier les styles vestimentaires à la perfection et avait pour son jeune âge, déjà un look qui lui était propre. Je trouvais ça vraiment fascinant. un brin de nostalgie m'envahie en pensant à lui. Il allait m'en vouloir de lui avoir cacher toutes cette histoire avec ma mère...encore un que j'allais décevoir...

— Youhou ! Où es-tu partie ? C'est à droite, allez vient.

Revenant à la réalité, nous nous mîmes en route pour l'hôpital. J'essayais de mémoriser tout ce que je voyais autour de moi. La devanture des magasins, les kiosques à journaux, les arbres, les parterres de fleurs. Ma mère les avait vu elle aussi, elle avait regardé ces mêmes bâtiments, respiré ce même air. Peut-être qu'une fois sortie de l'hôpital, mon oncle Rafael et elle s'était baladé dans cette même rue. Je voulais l'imaginer mais malheureusement je ne le pouvais pas car je ne savais pas à quoi elle ressemblait. Après vingt minutes de marche nous atteignîmes notre destination. L'hôpital était sécurisé avec un immense portail en fer noir et clôturé tout autour. D'immense platanes et marronniers dépassaient de la clôture, obstruant la vue. Il n'y avait aucun moyen de voir ce qu'il se passait à l'intérieur.

— Je comprends mieux ce que ton père biologique entendait pas établissement privé et discret. On dirait une forteresse ! m'exclamai-je

— Oui, j'imagine que c'est pour préserver l'anonymat des patients.

— On ne va jamais pouvoir y entrer, soupirai-je.

— Hmm, sauf si quelqu'un en sort ou y entre. On n'aurait qu'à se faufiler à l'intérieur quand la barrière s'ouvrira.

— Il est 17h30, nous pouvons attendre et voir s'il y a du mouvement, proposai-je.

— D'accord mais ne restons pas devant, trouvons un endroit plus discret.

Je regardai aux alentours, à part des arbres et des kilomètres de barrières, il n'y avait pas grand-chose...

— Regarde ! Il y a un petit parc juste de l'autre côté de la rue. C'est parfait ! s'écria Aaron en me prenant la main. On y va !

On y pénétra puis s'installa stratégiquement sur l'un des bancs de disponible qui donnait vue sur l'entrée de l'hôpital. Assise sur le banc voisin, une dame âgée tricotait tranquillement, des joggers s'adonnaient à leur activité favorite, un groupe de jeune discutait, buvait et fumait plus loin. Je me mis à les dévisager un instant, ils ne m'inspiraient pas confiance.

— Que regardes-tu ? Tu n'as jamais vu des jeunes fumer et boire ? me taquina Aaron.

— On dirait que toi si...tu n'as jamais essayé de...

— Non, je tiens à rester en bonne santé. Ce style de vie n'est pas très compatible avec le basket.

— Vous avez bien raison jeune homme, intervient une voix.

C'était celle de la dame assise sur le banc d'à côté. Elle poursuivit.

— Ce groupe de jeune est là tous les jours. Ne vous approchez pas d'eux. Pour le moment ils sont calmes mais ne le resteront pas.

— Vous...comment les connaissez-vous ? demandai-je timidement.

— Je suis une habituée de ce parc. Cela fait 30 ans que j'y viens.

— 30 ans ! répétâmes Aaron et moi en chœur.

La vielle dame se leva en rigolant puis vint s'installer près de nous.

— Oui. Je connais bien ce parc car je travaillais juste en face, à l'hôpital de la Clémence. J'y venais m'aérer l'esprit tous les jours. C'est resté une habitude.

Je n'en croyais pas mes oreilles. Nous étions entrain de discuter avec une ancienne employée de l'hôpital. Immédiatement mon cerveau se mit en marche. Aaron et moi échangeâmes un regard entendu. Il me fit un petit hochement de tête.

— Madame, commençai-je.

— Magda, je m'appelle Magda, se présenta-t-elle.

— Magda, enchantée. Voici mon ami Aaron et moi c'est Aria.

— Aria, répétât-elle. Quel joli prénom, il te va à ravir.

— Oh merci, fis-je, un peu gênée.

— Mais que faites-vous ici les enfants ? C'est la première fois que je vous vois dans ce parc., nous questionna-t-elle.

— Nous ne sommes pas d'ici, expliqua Aaron. En réalité nous avons fait le déplacement pour voir cet hôpital.

Magda, fronça les sourcils.

— Vraiment ? Comme c'est étrange pour des enfants de s'intéresser à ce style d'établissement.

— Pour être honnête, nous sommes à la recherche de quelqu'un qui y aurait séjourné, me lançai-je.

— Voilà qui est très mystérieux. Qui cherchez-vous ?

— Ma...ma mère. On espérait avoir des informations en venant ici mais il semble difficile d'y pénétrer.

Magda me regarda d'un air maternel et bienveillant, propre aux grands-mères.

— Je vois. Pour avoir travaillé des années à la Clémence, il en effet impossible que des personnes étrangères à l'établissement y entrent ainsi. Les visiteurs sont tous sur une liste qui doit être approuvée par la direction et les salariés ont des badges.

— Magda, par hasard. Est-ce qu'une patiente portant le nom de Camille MILANO vous parle.

— Camille MILANO ? répétât-elle. Honnêtement, j'ai eu à m'occuper de nombreux patients tout au long de ma carrière...je ne me souviens pas de tous les noms, je suis désolée. Ma mémoire me fait défaut avec la vieillesse qui plus est, dit-elle en rigolant.

Ça aurait été trop beau, pensai-je avec déception.

— J'ai bien peur que vous ne soyez venu pour rien les enfants. Il vous sera impossible d'y pénétrer puis quand bien même, les informations sur les patients sont confidentielles.

— Bien, tant pis, fis-je en soupirant.

— Ne trainer pas trop tard par ici, la journée le coin est plutôt tranquille mais le soir, c'est autre chose. Vous devriez rentrer. Je fus ravie de vous rencontrer quoiqu'il en soit, ça me change de mes conversations avec les pigeons, plaisanta-t-elle de nouveau.

Aaron et moi rigolâmes puis la saluèrent. Même si nous n'avions rien appris de plus, ce fut quand même plaisant de discuter avec elle. Le parc commençait à se vider, les paroles de Magda me revinrent en mémoire.

— On devrait y aller Aaron, il est déjà 18h.

— Oui rentrons, tu as raison. Je suis navré que ce voyage n'est rien donné.

— Ce n'est pas grave, c'est ainsi. Merci pour tes efforts quoiqu'il en soit.

— Tu pourras toujours compter sur moi, me dit-il en me faisant un petit sourire.

On s'apprêtait à s'en aller quand tout à coup, nous nous retrouvâmes encerclé par des individus. Relevant la tête, je les reconnus. C'était la bande qui buvait et fumait un peu plus tôt. Je ne les avais même pas vu ou entendu arriver. Instinctivement Aaron se rapprocha de moi puis me prit la main, mon corps de tendit, j'avais un mauvais pressentiment.

— Que voulez-vous, leur demanda-t-il aussitôt, sur la défensive.

— Eh bien eh bien ! Qu'est-ce que c'est que ce ton agressif ? On souhaite juste faire connaissance, répondit un garçon qui semblait être plus âgé qu'Aaron de peut-être 4 ou 5 ans. Sauf que ses yeux rouges et son teint blafard, lui donnait 7 ou 8 ans de plus. Il empestait l'alcool, mon cœur s'accéléra.

— Navré, on s'apprêtait à s'en aller, rétorqua Aaron qui me tenait toujours fermement la main.

— Vous n'êtes pas du coin, c'est la première fois que l'on vous voit par ici, intervient un autre des jeunes.

— Eh donc ? répondit Aaron toujours sur la défensive.

— Décidément, tu as l'air nerveux ! Détends-toi ! s'exclama le premier jeune au teint blafard. J'ai de quoi te détendre si tu veux...de la bonne en plus !

— Sans façon. Puis, la façon dont vous nous encerclé ne me laisse pas penser que vous êtes là pour une simple conversation amicale.

— Tu es très malin, blond bec.

Aaron rigola.

— Blond bec ? Quel âge as-tu ? 6 ans ? fit-il avec humour.

Je pressai sa main afin de lui faire passer un message. Il baissa le regard sur moi, un air interrogatif au visage.

— On devrait vraiment s'en aller, chuchotai-je.

— C'est ton petit-ami ? questionna la seule fille de la bande à mon attention.

J'écarquillai les yeux !

— Quoi ? Petite-ami ? Mais enfin, je ne suis qu'en classe élémentaire ! répondis-je, offusquée.

Si mon père entendait ça, pensai-je.

— Oh ! Vous n'êtes que des gamins et tu te la racontes comme ça blond bec ? Continua Mr teint blafard. Bon on vous laisse partir mais avant vous aller nous donner tout le fric que vous avez et vos portables.

— Tu veux nous raquetter ? Mais tu rêves ! s'insurgea Aaron.

À ses mots, le jeune s'avança plus prêt d'un air menaçant puis empoigna le col de la veste de d'Aaron.

Ça dégénérait. Il fallait qu'on s'en aille au plus vite, les effluves d'alcool me faisait tournée la tête, l'air commençait à me manquer à force d'être encerclée sauf qu'il n'y avait aucune issue. La bande s'était positionner comme un véritable rempart. Sans crier garde Aaron amorça un coup de pied dans le ventre de son persécuteur, déstabilisé, il tituba en arrière. Profitant de l'effet de surprise, on partit en courant en bousculant au passage les autres membres de la bande qui étaient aussi inutiles que des statuts. Le répit ne fut que de courte durée car ils nous prirent en chasse à travers le parc aussitôt. Les activités physiques n'étaient pas mon fort, je courais en essayant de ne pas trébucher. J'avais de plus en plus de mal à contrôler ma respiration qui se faisait de plus en plus saccadée alors que les autres gagnait du terrain en dépit de leur état d'ébriété.

Comment était-ce possible ?

— Plus vite Aria ! m'encouragea Aaron qui me tenait toujours par la main. Qui me tirait serait plus juste tant j'avais des difficultés à suivre son rythme.

— Je...je ne...peux plus respirer, réussis-je à lui crier.

— Tiens bon, une fois hors du parc, on trouvera un endroit ou se cacher. Tiens bon !

On atteignit enfin la sortie du parc puis sans hésiter, Aaron nous fit entrer derrière les bennes à ordures qui bordaient ce dernier. Cette cachette ne me semblait pas idéale mais mon état ne me permettait pas de discuter. Contre toute attente, la bande de jeune continua sa poursuite sans nous voir.

— Est-ce que ça va ? On ne peut pas rester ici, ils vont surement repasser par-là, il faut se rendre à l'arrêt de bus. Où est ton inhalateur ? me questionna-t-il.

Je fouillai frénétiquement dans ma poche. Elle était vide. Merde...pas bon du tout.

— Il...il...a du...tomber...

Je n'arrivais plus à parler tant l'oxygène commençait à me manquer. Essoufflement aigue, pression au niveau de la cage thoracique. Je connaissais ces symptômes.

— Putain ! ce n'est pas vrai ! J'appelle les secours, trancha-t-il en sortant son téléphone.

N..n..on, tentai-je de l'arrêter.

— On n'a pas le choix Aria ! Tu es en train de faire une crise et on n'a pas d'inhalateur ! C'est la merde là ! Tu te souviens que la limite était de ne pas mettre ta vie en danger, on y est, alors j'appelle les secours, fit-il en composant le 15.

L'instant d'après, je m'écroulais.

Fin du chapitre.