Bonjour à tous! Chapitre suivant ;)
Natty Caro : Coucou! Un grand merci pour ta review, tu vas pouvoir découvrir les réactions d'Alec et Magnus suite à la petite escapade d'Aria!
Orlya : Coucou toi! Merci pour ta review ;) tu as bien deviné la suite! Tu vas pouvoir découvrir comment nos supers papas vont réagir à tout ça ;)
Merci à tous ceux qui me lisent et me soutiennent!
Bonne lecture :)
Chapitre 11 – Confessions.
PDV Alec
20h30 sonnait l'heure de fin de mon cours magistral du soir. Je saluais mes étudiants en leur souhaitant de rentrer sain et sauf à leur domicile. David, le représentant des étudiants des deuxièmes années de la faculté de lettres, vint à mon pupitre.
— Merci pour ce cours d'ancien français Mr Lightwood-Bane, me dit-il.
Ça me faisait toujours étrange d'être appelé ainsi par mes étudiants alors que j'étais à peine plus âgé qu'eux.
— Heureux qu'il t'ait plut David. Il n'est pas toujours évident pour de jeunes étudiants d'appréhender l'ancien français.
— Il est vrai que certains peuvent trouver cette langue un peu archaïque et démodée mais moi, je suis complètement fan. Je lis souvent des romans en anciens français. Il y a indéniablement un charme supplémentaire. Cette langue est magnifique, dans la retenue et je ne sais pas, il y a quelque chose de romantique en elle. Aussi, j'aime beaucoup votre façon de nous l'enseigner, me dit-il en me regardant avec admiration je crois.
C'était un peu perturbant. Je lui souris.
— Tu me flattes beaucoup trop David mais merci. Tu ne rentres pas ? enchainai-je
— Euh si si. Pardon, je prends de votre temps, s'excusa-t-il.
— Non, ce n'est pas ça. Je me suis mal exprimé, tu ne me déranges pas.
— Oh, tant mieux. J'aime discuter avec vous. Euh, il y a une question que j'ai toujours voulu vous poser, commença-t-il.
— Je t'écoute.
— Quel âge avez-vous ? Je vous le demande car vous me semblez très jeune...
Je rigolai doucement.
— En effet je le suis, j'aurai bientôt 27 ans.
— Donc si tout se passe comme prévu, je pourrais moi aussi à 27 ans, enseigner dans le supérieur comme vous ?
— J'ai eu la chance de décrocher tous mes diplômes jusqu'au doctorat dès la première tentative, ce qui m'a permis de ne pas perdre d'année. Tu es aussi un étudiant brillant, je pense que c'est tout à fait dans tes capacités.
— Merci beaucoup...je...je vous trouve admirable et très beau, ajouta-t-il timidement.
Je me sentis mal à l'aise tout à coup. Un de mes étudiants venait de me complimenter ouvertement sur mon physique. Je ne savais pas trop comment le prendre. Mon téléphone se mit à sonner à cet instant.
Ouf, pensai-je.
— Excuse-moi David, dis-je en décrochant.
— Alexander Bane, répondis-je.
— Bonsoir Mr Bane, ici l'hôpital le Royaume. Je vous contact au sujet de votre fille, Aria Bane. Nous n'avons pas réussi à joindre la première personne inscrite à contacter en cas d'urgence.
L'hôpital le Royaume ? Mais c'était où ça ? Pourquoi appelait-il pour ma fille ? Elle était censée être à la maison... c'était forcément une erreur...
— Mr Bane, vous êtes là ?
— Euh oui oui, la première personne ? Euh, mon époux est chirurgien, il n'est pas facilement joignable mais excusez-moi. Êtes-vous sûr qu'il s'agit de ma fille ?
— Éh bien. Aria Bane, 9 ans, 1m27, cheveux noirs ondulés, couleurs de yeux très rares. Elle a été admise pour une crise d'asthme aigue en compagnie d'un certain Aaron PARKER. Son état est stable maintenant rassurez-vous.
À ces mots mon cœur rata un battement. C'était bien ma fille.
— J'arrive tout de suite ! fis-je en raccrochant aussitôt.
Mais qu'est-ce que c'était que cette histoire ?!
Je rangeai mais affaires en cinquième vitesse. David m'observait. Je venais de déballer ma vie privée devant lui mais pour l'instant, c'était le cadet de mes soucis.
— Excuse-moi, j'ai une urgence David, je dois partir.
— Oh oui, bien sûr, je comprends, fit-il alors que je quittai l'amphithéâtre précipitamment.
Dans la voiture je tentai de joindre Magnus sur son portable sans succès, je contactai l'accueil de son service puis laissai un message d'urgence à son attention. Une fois fait, je tapai l'adresse de l'hôpital le Royaume sur mon GPS.
— Quoi ? Une heure de route ! Mais bon sang que fichait-elle aussi loin ! m'exclamai-je exaspéré. Magnus allait péter un plomb !
L'esprit confus, je me mis en route. Je ne comprenais pas ce qu'il se passait. Que faisait-elle avec Aaron aussi loin de la maison ? L'avait-elle accompagnée quelque part ? Mais pourquoi nous le cacher ? Pourquoi avait-elle fait une crise d'asthme tout à coup alors que ça faisait des années qu'elle n'en avait pas eu ? Où était son inhalateur ? Elle ne le quitte jamais. Toute cette histoire était louche. La circulation était dense à cette heure, ce qui m'agaçait encore plus. Mon téléphone connecté au Bluetooth de la voiture se mit à sonner, je décrochai rapidement en voyant le nom qui s'affichait sur l'écran. La mère d'Aaron.
— Bonsoir Eva.
— Alec, bonsoir. L'hôpital Le Royaume t'a contacté ?
— Oui, je suis en route. Je ne comprends pas ce qu'il se passe. Que faisaient-ils si loin ?
— Tom et moi sommes aussi surpris. Nous pensions Aaron à son entrainement de basket. As-tu pu contacter Magnus ?
— Malheureusement pas encore, il doit être en salle d'opération.
Au même moment un bip m'indiquant un double appel se fit entendre. Le nom de mon époux s'afficha enfin sur l'écran.
— Eva, il est en train de me rappeler. On se retrouve à l'hôpital !
— Entendu.
Je pris l'appel de Magnus.
— Bébé ! Enfin !
— Que se passe-t-il Mon Ange ?
— Écoute, ne panique pas. C'est Aria, elle a fait une crise d'asthme et a été conduite à l'hôpital.
— Pardon ? Mais je n'ai été informé de rien à Raziel.
— Elle...elle n'est pas à Raziel mais à l'hôpital le Royaume...
— Que dis-tu ?! Mais enfin que fichait-elle à plus de 80 kilomètres de l'appartement ! C'est une blague ! Et comment va-t-elle ?
— Son état est stable. Je suis déjà en route. Honnêtement je n'y comprends rien non plus.
— Je te rejoins dès que je me suis organisé ici.
— D'accord Bébé, à tout l'heure.
— Conduis prudemment, d'accord ?
— Oui, toi aussi. Je t'aime.
Je raccrochai en soupirant. J'en connais une qui allait devoir nous fournir de sacrées explications. Pour le moment, le plus important était qu'elle soit hors de danger. Décidemment, je ne m'attendais pas à ce que la soirée prenne cette tournure. Magnus et moi étions déjà épuisés à cause de notre courte nuit d'hier soir et visiblement, nous n'allions pas pouvoir dormir plus cette nuit. Je me m'y à réfléchir à une solution. Refaire une heure de route pour rentrer à l'appartement ne me tentait pas, de plus qu'Aria ne quitterait probablement pas l'hôpital dans la soirée. En regardant de plus près le trajet que m'indiquait le GPS, je pris conscience que l'hôpital ne se situait pas très loin de chez Jace et Clary. L'idéal serait de passer la nuit chez eux. Aussitôt, je composai le numéro de mon frère.
PDV Magnus
Je quittai Raziel en direction du Royaume après avoir échangé mes heures de garde avec une collègue. J'ai eu de la chance qu'elle soit disponible et encline à me remplacer au pied levé. Je lui devais une fière chandelle. Pour autant, mon humeur ne s'était pas améliorée, je ressentais une multitude d'émotions, allant de l'inquiétude à l'incompréhension. Moi qui pensais ma fille en sécurité à l'intérieur de notre appartement, elle se retrouvait dans un lit d'hôpital à des kilomètres de chez nous. La savoir à l'hôpital ravivait les souvenirs liés à son kidnapping, 9 ans après, je n'avais rien oublié du calvaire que nous avions vécu. Quelle ironie, sachant que précisément aujourd'hui, j'avais décidé d'arrêter de la fliquer avec mes appels téléphoniques afin de lui témoigner ma confiance. Néanmoins, je ne devais pas la condamner ou me faire des films avant d'avoir ses explications. Explications qu'il me tardait d'entendre.
Je soupirai longuement d'épuisement.
Ma jauge d'énergie était au plus bas, je pris une gorgée du latte que j'avais acheté avant de quitter Raziel pour me donner du courage. La route était particulièrement interminable ce soir jusqu'à l'hôpital le Royaume, pourtant, je connaissais bien le trajet car c'était le même qu'on empruntait pour se rendre chez Clary et Jace, aussi, il m'était arrivé de rencontrer Rafael dans ce coin quand Camille était encore hospitalisée à La Clémence. Subitement, mon cœur s'accéléra. Camille. Il était impossible que la présence d'Aria là-bas ne soit liée à elle, surtout que ça faisait 4 années qu'elle n'y était plus. Non...c'était une pure coïncidence, rien d'autres, de plus qu'elle m'avait assurée ne pas vouloir retrouver sa mère...oui, ce n'était qu'un pur hasard, tentai-je de me convaincre.
Après une heure de route, j'arrivai enfin aux urgences de l'hôpital, ma surprise fut des plus grandes quand je vis Tom, Eva et Aaron dans la salle d'attente.
— Magnus par ici, me fit Eva en me voyant arriver.
— Eva, Tom, Aaron, les saluai-je.
Aaron me salua timidement avant de fuir totalement mon regard. De toute évidence, il avait quelque chose à voir dans cette histoire. Je devais tout de même admettre que sa présence à lui me surprenait un peu alors que retrouver Drew à sa place m'aurait paru un peu plus cohérent étant donné qu'il était le meilleur ami de ma fille.
— Détends-toi Aaron, je ne vais pas te poser de questions, le rassurai-je devant son air inquiet.
— Je...je suis vraiment désolé oncle Magnus, me dit-il.
— C'est lui qui a appelé les secours, m'informa Tom. Il y a au moins une partie de son cerveau qui fonctionne toujours, continuât-il en regardant sévèrement son fils.
Aaron baissa les yeux. Il se sentait coupable ça se voyait puis il avait dû avoir peur pour Aria. Je ne connaissais pas le pourcentage de son implication dans toute cette histoire mais ce que je savais, c'était qu'il avait sauvé ma fille.
— Merci de l'avoir protégé Aaron. C'est le plus important. Bien, excusez-moi, je vais aller voir comment elle va.
— Oui vas-y. Chambre 125, Alec t'attend, m'informa Eva.
— Merci. Vous devriez rentrer, il se fait tard, les conseillai-je.
— Oui, on va y aller. Je suis rassurée qu'Aria aille bien. Nous allons avoir une longue discussion avec ce jeune homme afin d'éclaircir toute cette histoire, dit Tom en regardant de nouveau son fils.
— Oui, nous allons en faire du même, vous pouvez en être certain, leur répondis-je.
Sur ce ils s'en allèrent. Je me rendis aussitôt dans la chambre de ma fille. En y entrant l'ambiance était étrange. Alec, assis sur le lit à ses côtés semblait exaspéré. Il se leva en me voyant.
— Tu es enfin la Bébé, me dit-il en venant me serrer dans ses bras.
J'étais heureux de le retrouver, il m'avait manqué.
— Oui, je suis là, lui dis-je en lui caressant les cheveux.
J'observai ma fille du coin de l'œil. Tout comme Aaron plus tôt, elle fuyait mon regard. Je relâchai doucement Alec puis partis m'installer sur le lit à ses côtés. Je l'embrassai longuement sur le front en soupirant, tout à coup elle me serra dans ses bras puis se mit à pleurer. Sans dire un mot, je resserrai notre étreinte tout en lui caressant les cheveux pour l'apaiser. On resta ainsi jusqu'à ce que ses larmes se tarissent. Alec se rapprocha puis s'installa dans le fauteuil attenant au lit.
On échangea un regard. Il était autant fatigué que moi. Ses magnifiques yeux manquaient d'éclat.
— Je sais que tu m'en veux papa, je...je suis désolée, commença Aria. Je ne voulais pas que les choses se passent ainsi, je ne voulais pas vous inquiéter Daddy et toi ou mettre ma vie en danger, dit-elle en reniflant.
Je la relâchai afin de pouvoir la regarder dans les yeux.
— Tu sais que tu as des explications à nous fournir, lui dis-je.
— Oui...fit-elle en baissant de nouveau les yeux.
— Pour le moment, soucions-nous de ta santé. Comment te sens-tu ? lui demandai-je
— J'ai un peu mal à la tête...
— Et ta respiration ?
— Ça va, je respire mieux. J'ai perdu connaissances que quelques minutes
— Que ? Tu n'es pas sensé perdre connaissance du tout je te signal. Je reviens, je vais demander ton dossier de prise en charge, l'informai-je.
— Je vais y aller, me proposa Alec.
— Merci Mon Amour, le remerciai-je.
Il se leva puis quitta la chambre. Aria le suivi du regard tout le long.
— Quel est le problème avec ton père ? lui demandai-je. Il avait l'air exaspéré quand je suis arrivé.
— Il m'a demandé ce qu'il s'était passé...j'ai refusé de le lui dire.
— Pour quelles raisons ?
Elle soupira.
— Quand il saura...il ne m'aimera plus.
J'en restai coi.
— Aria enfin...qu'est-ce que c'est que ces idées ? Rien de ce que tu feras ne pourra conduire à de telles conséquences.
— Avec toi peut-être, tu es mon père après tout mais Daddy...
— Alec est ton père au même titre que moi et tu le sais. Je n'en reviens pas que tu puisses avoir ce genre de pensées.
— Papa...tu ne connais pas la vérité. Tu ne sais pas pour quelles raisons je me trouvais aussi loin de la maison.
— Explique-moi la crise d'asthme avant. Pourquoi n'avais-tu pas ton inhalateur et que faisais-tu ?
— Aaron et moi avons failli nous faire dépouiller par un groupe de jeunes. Nous avons dû courir pour leur échapper. Ils sentaient l'alcool et la cigarette. Dans la course j'ai perdu mon inhalateur...la suite tu la connais.
Je soupirai longuement. Mes pires craintes étaient en train de se réaliser. Mon ultime souhait avait toujours été de protéger ma fille et aujourd'hui elle avait été exposée à de nombreux dangers sans que je ne ressente quoique ce soit. J'ai toujours pensé que j'aurai comme un sixième sens le jour où elle serait en danger et pourtant aujourd'hui, rien. Je n'ai ressenti absolument rien.
— Que faisais-tu là-bas ? poursuivis-je.
Elle soupira de nouveau.
— Promets-moi que tu ne le diras pas à Daddy. Je te jure qu'il sera furieux contre moi !
— Et pas moi peut-être ?
— Toi aussi mais je sais que malgré tout, tu finiras par me pardonner.
Je n'y comprenais vraiment rien. Quel était ce secret qui était si inavouable à Alec ? Nous ne nous cachions rien.
Frustré, je me passai les main dans les cheveux en soupirant.
— Tu sais que tu me rends dingue Aria. Tu souhaites vraiment que je ne dise rien à ton père ?
Oui, m'affirma-t-elle.
— Je ne peux pas te le promettre mais tu me dois tout de même la vérité alors je t'écoute et c'est non négociable.
Elle me regarda longuement.
— D'accord...depuis quelque temps, j'ai décidé de me mettre à la recherche de ma mère, m'avoua-t-elle enfin.
Je n'en revenais pas. Au final, j'avais vu. Bon sang qu'est-ce que ça m'agaçait !
— Qu'entends-tu par quelque temps ? lui demandai-je, calmement.
— Deux mois, chuchota-t-elle.
Les pièces du puzzle se mirent en place aussitôt.
— Donc quand je t'ai demandé si tu souhaitais en savoir plus sur elle et que tu m'as assuré que non en me regardant droit dans les yeux, ce n'était que des mensonges ?! Quand tu as insisté pour prendre le bus nous assurant soi-disant que tu souhaitais juste faire comme tous tes copains, ton but était d'avoir plus de liberté afin de pouvoir mener secrètement tes recherches ?! Aria te rends-tu compte à quel point tu me déçois ?!
J'étais furieux d'avoir été dupé ainsi par ma propre fille, déçu de son attitude, blessé par ses mensonges.
— Papa, je sais que j'ai mal agis ! Mais je ne voulais pas blesser Daddy !
— Quel est le rapport avec lui à la fin ! m'emportai-je.
— Je sais qu'il hait maman ! hurla-t-elle en recommençant à pleurer. Je sais qu'il ne veut pas que j'apprenne des choses sur elle, qu'elle fasse partie de ma vie, je le sais, je vous ai entendu en parler ! Vous vous êtes même disputez à cause de ça ! Je sais qu'il est contre l'idée que tu me parles d'elle ! Que voulais-tu que je fasse ?! Je m'en voulais de vouloir la retrouver, je m'en voulais de ressentir son manque alors que Daddy et toi me donnez autant d'amour mais c'était plus fort que moi ! Elle me manque papa ! Je sens que j'ai besoin d'elle dans ma vie ! J'ai besoin de savoir qui elle est pour compléter mon identité. J'ai la sensation qu'une partie de moi me manque ! Chaque fête des mères est un supplice pour moi ! Tous les jours à la sortie des classes, quand je vois les mamans récupérer leur enfant, je sens son absence. C'est vrai que prendre le bus était une façon pour moi d'être plus libre pour mes recherches mais ce n'est pas que ça, prendre le bus me permettait d'échapper à cette réalité. Je sais que je t'ai trompé et déçu mais que pouvais-je faire en sachant que ma décision de retrouver maman allait blesser Daddy et créer de la discorde entre vous ? Que pouvais-je faire d'autre ?!
Je regardais ma fille se livrer à moi avec désarroi. Je voyais la détresse dans ses yeux, j'entendais la souffrance dans sa voix et tout ceci me déchirait le cœur. Visiblement, Alec et moi n'avions pas été aussi discret que nous le pensions au sujet de Camille. Depuis quand était-elle au courant des rancœurs d'Alec vis-à-vis de sa mère ? Que savait-elle d'autre ? Je me sentais coupable. Elle a dû se sentir si seule face à cette vérité. Je la pris dans mes bras et la berça doucement.
— D'accord, calme-toi Ma Princesse, calme-toi.
— Je ...je suis désolée...je ne voulais pas vous blesser...je...
— Je sais...je comprends. Calme-toi.
— Tu...tu ne m'en veux pas ? me demanda-t-elle entre deux sanglots.
— Je suis déçu que tu ne m'en aies pas parlé, déçu que tu m'aies menti, inquiet que tu aies mis ta vie en danger mais j'ai aussi ma part de responsabilité alors non, je ne t'en veux pas mon cœur.
— Tu vas le dire à Daddy ?
— Il le faut...on ne peut pas le lui cacher.
— Mais et pour maman...tu vas m'aider avec Maman ?
Je soupirai de nouveau. Que faire ? Je ne pouvais pas le lui refuser. Je me suis toujours juré que je répondrai favorablement à se demande si un jour la décision de renouer avec sa mère venait d'elle. Je n'avais pas le droit de lui refuser ça, surtout que selon Rafael, Camille était complètement rétablie...mais de l'autre côté, il y avait Alec.
— Si c'est ce que tu souhaites, oui. Je vais t'aider à renouer avec elle, décidai-je malgré tout.
Alec entra pile à cet instant, le dossier médical à la main. Il s'avança puis me le tendit sans dire un mot. Au moment de le lui prendre, il accrocha mon regard. En une seconde, je compris, qu'il avait tout entendu.
Fin du chapitre.
